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AIR-DEFENSE.NET

Bat

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Tout ce qui a été posté par Bat

  1. Apparemment, splashdown, test réussi, mais je n'ai que le son.
  2. Parachutes ouverts, vitesse de descente nominale. Mais je viens de perdre le live alors qu'on devait commencer à le voir descendre! :(
  3. Je pensais qu'on avait pris la bonne résolution sur ce fil de cesser de dire n'importe quoi basé sur des ragots et des propos propagandistes sans fondement... Comme le dit G4lly, c'est qui/quoi les "troupes occidentales" supposées éventuellement pouvoir intervenir? Il faudrait s'abstenir de ce genre de déclarations dénuées de commencement de début de fondement, ou à tout le moins contextualiser ce qu'on entend par là afin d'éviter les mauvaises compréhensions de nature à polluer voire faire déraper le fil... (Par exemple: dire à qui/quoi on pense, expliquer pourquoi c'est vraisemblable et pas une vague idée en l'air pour jouer à se faire peur, etc.) Là-dessus, et au risque d'atteindre le Poind Godwin, je dirais que ça n'est pas faux. Je m'étais fait la réflexion que c'était ironique qu'ils aient discuté le coup... à Munich la semaine dernière!
  4. Selon Laurent Fabius interviewé ce matin sur France Inter, le gouvernement russe se montre favorable au plan de paix franco-allemand, mais à plusieurs conditions qui, si elles sont avérées, risquent d'être très très difficiles à accepter dans la mesure où certaines sont exorbitantes. J'ai principalement retenu: Avaliser la conquête territoriale sécessionniste et ne pas revenir dessus dans le cadre du plan politique à suivre; Réécrire la constitution ukrainienne pour la faire évoluer vers un système confédéral très décentralisé, inscrivant notamment cette partition cette participation territoriale; Aucun contrôle ukrainien sur sa frontière est dont la surveillance serait intégralement confiée à la Russie. C'est cette dernière condition qui me paraît particulièrement problématique, pour ne pas dire grotesque: elle est contradictoire avec l'idée d'une Ukraine confédérale qui gère ses affaires entre ukrainiens dans le cadre d'une nouvelle constitution. Par ailleurs, ce qui me frappe, c'est que si on s efie aux grands médias occidentaux ou même Fabius entendu tout-à-l'heure, les représentants sécessionnistes semblent avoir plus ou moins totalement disparu des discussions (à moins qu'ils n'aient un strapontin dans la délégation russe?), ce qui à mon sens est une erreur. S'il est clair que la Russie a un poids absolument déterminant dans la réussite ou l'échec d'un plan de désecalade, sur le terrain il faudra bien composer avec ceux que les milices sécessionnistes/"républiques" autoproclamées ont désigné comme leurs représentants, et c'est sur le terrain et avec ces gens-là qu'il faudra mettre l'accord en œuvre (que cela plaise ou non). C'est d'autant plus crucial que j'ai cru comprendre de mes lectures de ces derniers jours que certains courants/certaines milices sécessionnistes ne se satisferaient pas d'une partition (dans le cadre fédéral ou non) sur la base du territoire qu'ils contrôlent aujourd'hui et auraient des prétentions territoriales plus importantes. SI c'est avéré, à nouveau, il faudrait éviter qu'un éventuel accord à Minsk ne soit torpillé sur le terrain par des chefs de guerre cherchant à profiter d'une situation offensive favorable sur le terrain pour atteindre des objectifs territoriaux qu'ils ne pourraient pas obtenir à la table des négociations. Bref, qu'en est-il des représentants sécessionnistes dans ces négociations, et de leurs positions éventuelles au sujet du plan en discussion?
  5. Suite: http://www.lalibre.be/actu/international/battu-a-mort-par-un-fils-de-une-justice-qui-prend-parti-54d8f6d735701001a1a28bae
  6. OK désolé. C'est pour éviter de revenir sur le fond que je précisais "à titre d'information" et de "clôture" de l'échange.
  7. Pour clôturer l'échange sur les déclarations de Nicolas Sarkozy, voici à titre d'information l'article de debunking assez sévère publié par LeMonde.fr d'hier et aujourd'hui à propos des approximations et contradictions de l'ancien président: http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/09/crise-ukrainienne-nicolas-sarkozy-reprend-la-rhetorique-du-kremlin_4572863_3214.html
  8. Peut-être tout simplement parce que les Américains sont arrivés sur le tard, timidement, sans stratégie autre que dire aux manifestants "on est avec vous", alors que le mouvementé tait bien en place et ancré depuis des semaines? Il faut en outre dissocier l'intervention "des Américains" (entendons par là: le gouvernement américain) et de citoyens ou ONG américaines qui ont pu relayer ou soutenir les manifestations. Et même, ces dernières (et en réalité, cette dernière: l'IRF ukraino-américaine affiliée à l'Open Society Foundation de Soros et partiellement financée par la NED) ne sont vraiment là qu'à partir de mi-janvier 2014 alors que ça dure depuis novembre-décembre 2013. Des Américains onté té présents, oui, mais un peu comme les carabiniers d'Offenbach, sur le tard et pour essayer de récupérer un mouvement qui avait déjà largement essaimé et mobilisé sans eux. En ce sens, ce qui est dit dans le C dans l'air est parfaitement juste: la configuration de la révolution de Maïdan est très différente de celle de la révolution orange qui est plus ou moins directement "organisée" par de smouvements liés à Optor et les USA ont été plutôt en retrait.
  9. Il ne faut pas oublier que seuls les 2 premiers convois humanitaires (ou prétendus tels?) ont fait l'objet d'une large couverture médiatique. Depuis, quasiment plus aucun journaliste n'est invité alors qu'il en passe plusieurs par semaine. Encore 90 camions jeudi et vendredi, par exemple. Les observateurs de l'OSCE se contentent de compter les véhicules, les types en treillis et les civils qui traversent la frontière (dans les deux sens). Officiellement, les convois sont inspectés par les gardes frontières russes et par les douaniers ukrainiens, mais il est difficile de savoir à qui réfèrent lesdits douaniers: les deux points de passage (Gukovo et Donetsk —le Donetsk russe, pas le Donetsk ukrainien—) donnent en pleine zone sous contrôle sécessionniste. Ceci étant, il est clair que si on veut passer des armes, des véhicules blindés, de l'artillerie et des munitions, ce n'est pas à Gukovo et Donetsk où il y a des observateurs occidentaux qu'il faut le faire... Il est clair aussi que de la vraie aide humanitaire arrive de Russie en zone sécessionniste, en sus du soutien logistique et militaire, et il fat bien que cette aide passe par quelque part, donc pourquoi pas par ces convois?
  10. Je suis partiellement d'accord, mais je ne mettrais pas cela sur le dos exclusif de l'Europe ou des divergences d'intérêts: cette discordance tient aussi (et surtout?) au fait que des partis --et singulièrement nombre de partis français-- se désintéressent totalement de l'Europe (où on envoie surtout les battus et les gens en disgrâce sans mandat et à recaser, qui vont dans l'ensemble peu siéger ou instrumentaliser leur mandat à des fins nationales), faisant que certains courants de pensée ne pèsent pour ainsi dire rien du du tout au sein des partis européens dont ils sont pourtant parfois des forces importantes. Les institutions européennes ne peuvent pas traiter les tensions qui ne leur sont pas soumises. Comme souvent, la définition des positions est faite par les gens présents et qui bossent, pas par ceux qui ne siègent pas beaucoup et se contentent de dire à la télé française yaka-faukon. C'est une des difficultés pour articuler politiques nationales et européenne sur un sujet épineux et complexe comme l'Ukraine. (À cela s'ajoute le problème des compétences respectives des états et des instances de l'Union. Pour moi ça plaide pour plus de fédéralisme, d'autres en déduiront qu'il faut moins d'Europe, mais dans les deux cas cela montre qu'il faut penser l'articulation du niveau national et européen, ce qui est peu fait actuellement.) Ceci étant, inutile de développer ici, c'est HS.
  11. Nouvelle attaque de Boko Haram au Niger contre la ville de Diffa: http://www.leparisien.fr/international/niger-une-attaque-de-boko-haram-repoussee-dans-une-ville-frontaliere-09-02-2015-4518965.php
  12. Bat

    La Composante Air belge

    Ah mais je suis totalement d'accord avec toi. D'ailleurs, à titre personnel, je serais plutôt favorable au choix du Rafale pour la Composante Air (avion multirôle, performant, éprouvé, avec un bon potentiel d'évolution, européen, OTAN-compatible, moins cher que le F-35 et avec des retombées industrielles, possibilité d'étendre la coopération franco-belge en matière de formation, etc.). Si j'ai raconté tout cela, c'était pour essayer d'expliquer à ceux qui trouvent cela incroyable l'état d'esprit des responsables militaires qui se prononcent plus ou moins ouvertement pour le choix du F-35. Le F-35, c'est l'avion qui correspond à leur vision du rôle et des missions de la Composante Air, c'est l'avion qui garantit la meilleure interopérabilité avec les alliés proches (France excepté), c'est l'avion qui correspond à la représentation qu'ils ont de leur compétence professionnelle. Après, est-ce le bon choix? Est-ce adapté pour le demi-siècle à venir? Cela permet-il de faire face aux besoins d'après 2030, pour ce qu'on peut en deviner? Est-ce le meilleur choix militaire? Est-ce le meilleur chois politique et industriel? Est-ce un choix pipé? Je ne sais pas. Politiquement, ce ne sont pas ces généraux (pour certains retraités qui décident), même s'ils ont sans doute un pouvoir d'influence réel sur la décision. Dans tous les cas, et quel que soit le choix final, il faut éviter qu'un avion qui nous engage pour presque 50 ans soit choisi comme on choisirait une bagnole sur un catalogue et qu'il y ait une réflexion/vision géostratégique (y compris prospective), politique et industrielle derrière.
  13. Bat

    La Composante Air belge

    Je suis d'accord, si ce n'est que je ne pense pas que la Belgique ait sérieusement pensé à engager des avions de combat en Afrique depuis les années 1960 (Afrique "noire", je ne parle pas de la Libye). Les interventions africaines sont plus "terrestres": sauvetage de ressortissants, sécurisation de sites, etc. Le soutien aux opérations française est réel, mais se fait avec des troupes au sol, de la logistique (transport), de l'aide médicale (y compris hélicos d'évacuation sanitaire). Pour l'aviation de combat, d'après les échanges que j'ai pu avoir avec des gens plus ou moins lié à la Composante Air, l'idée reste bien d’être au top-niveau pour participer à des opérations internationales dans des coalitions type OTAN. Ce top-niveau n'est pas nécessaire dans les zones d'intervention traditionnelles Afrique (vous me direz: il ne l'était pas en Afghanistan non plus). (Et le choix du F-35 interdirait par ailleurs cette option pour longtemps...) Oui, c'est vrai, mais je pense que symboliquement cela ferait mal à certains responsables actuels de la Composante Air qui le vivraient un peu comme une rétrogradation: c'est symboliquement moins sympa de faire les 500 miles d'Indianapolis en Peugeot plutôt qu'en Chevrolet, même si la voiture est aussi compétitive. A mon avis, le ressenti subjectif ou la mythologie jouent aussi dans cette histoire, et l'imaginaire des responsables de la Composante Air est plus aux USA qu'en France. Sans compter que si les qualités actuelles du Rafale sont indéniablement reconnues par les militaires, je pense que certains pensent réellement qu'il sera dépassé par le F-35 en 2030.
  14. Bat

    La Composante Air belge

    Exactement: les aviateurs belges veulent le même avion que leurs partenaires les plus proches pour pouvoir continuer à opérer en interopérabilité totale (sachant qu'il est moins cher de participer à une DATF avec mutualisation du support). Choisir le Rafale ou le Gripen, c'est "divorcer" sur ce plan des Pays-Bas ou des USA (encore que ce ne serait pas la première fois: ça c'était déjà produit lorsque la Belgique avait opté pour le Mirage V et les Pays-Bas pour le F-5), ou d'autres petits pays partenaires de longue date dans l'OTAN comme le Danemark.
  15. Bat

    La Composante Air belge

    Je pense que le problème essentiel/la raison principale n'est pas la performance de l'avion (qui est de toute façon à évaluer sur les 50 prochaines années, pas sur la seule base des performances actuelles), mais la conception qu'ont ces hauts responsables du rôle de la Composante Air. Comme le dit Pascal: c'est l'OTAN qui prime. Ces officiers ont fait toute leur carrière dans un cadre OTAN qui n'a eu de cesse de se renforcer, et s'éloignant de plus en plus de la politique étrangère belge (pour autant qu'elle n'ait jamais eu un volet militaire hormis sauvetage des ressortissants au Congo et défense --collective-- face au PaVa), et accentué par la politique menée ces dernières années par les différents ministres en charge du portefeuille de la défense. Même si Flahault ou De Crem étaient très différents, tout deux ont restructuré l'armée dans le même sens, à savoir comme prestataire de services ultra-spécialisés, en relativement petit nombre mais à la pointe de la performance (Flahault lui voyant une mission plus humanitaire, De Crem un rôle plus combattant exclusivement dans le cadre de coalitions OTAN). Pour faire bref, et sans mettre en cause leur sentiment patriotique/national, ces officiers plaident pour le F-35 car ils savent que c'est le choix qui permet de pousser le plus loin cette politique qu'ils ont contribué à mettre en œuvre et à renforcer, c'est le choix qui permet à la Belgique de continuer à "vendre" une expertise de haut niveau reconnue par les alliés. Tout autre choix est un obstacle à cette vision du rôle de la Composante Air, et pourrait d'ailleurs remettre son existence en cause. En effet, hors opérations inter-alliées, la Belgique a-t-elle vraiment besoin d'une aviation performante? Pas vraiment: 12 Gripen première génération avec Sidewinder suffiraient à la police du ciel. Il a un temps été question de ne pas remplacer les F-16. Un aviateur qui veut maintenir la Composante Air doit donc justifier les investissements par un role au sein de l'OTAN, et pas par une politique du pays qui n'existe pas (la politique, pas le pays... encore qu'à moyen terme...?).
  16. Bat

    La Composante Air belge

    Plusieurs hauts responsables de la Composante AIr ont, à plusieurs reprises, mis en avant le F-35 et fait valoir le besoin d'un avion tel que lui. Le manque de clarté tient au fait que c'étaient des appréciations personnelles ou qu'ils n'étaient plus en poste, etc. Mais le lobbying interne à l'armée et venant d'aviateurs est bien réel.
  17. Apparemment parce que l'artillerie sécessionniste pilonne l'unique couloir d'accès, ce qui rend sans doute la chose pour le moins périlleuse.
  18. Bat

    La Composante Air belge

    Suite: http://www.lalibre.be/actu/belgique/comment-les-lobbies-militaires-font-pression-sur-le-politique-54d4f63f35701001a195c4aa
  19. Je pense que dans l'absolu, ça n'est pas impossible, mais ces dernières semaines, des médias nigériens ont montré les patrouilles de l'armée sur la frontière, parfois faisant face à quelques dizaines de mètres (de part et d'autre du fleuve) de miliciens très bien armés et brandissant le drapeau de Boko Haram, donc ça n'est pas non plus la première bande de pieds nickelés venus.
  20. D'après le correspondant de France 2 à Moscou et couvrant l'initiative Merkel-Hollande, deux points bloqueraient pour le moment dans le plan de paix proposé: 1. La définition de la zone laissée aux sécessionnistes: ceux-ci contrôleraient actuellement environ 7% de l'Ukraine et ils en réclameraient 15, dont Marioupol. 2. La composition de la force d'interposition: la Russie veut y participer, ce qui serait refusé par Kiev.
  21. Première incursion de Boko Haram au Niger: Source: http://www.rfi.fr/afrique/20150206-niger-boko-haram-attaque-villes-frontalieres-bosso-diffa/
  22. Oui, mais je proposerais d'en discuter sur un fil plus approprié, car on dérive du topic initial.
  23. Sans compter que l'Allemagne ou l'Autriche (ou même la France) n'ont pas tenu de discours revanchard. A l'inverse, une partie des discours officiels russes ont des accents qui apparaissent revanchards à ces ex-pays de l'est: la Russie voudrait/pourrait "se venger" de l"humiliation et du choc (politique, idéologique, économique, social...) qu'a été pour la Russie la désintégration de l'URSS en menaçant à nouveau les ex-vassaux récemment émancipés. Je pense que cela relève en partie du fantasme et que la Russie ne cherche pas une vengeance (mais bien une réaffirmation d'un statut perdu de puissance planétaire, par contre), mais ces pays ont du mal à le voir/l'accepter parce que la diplomatie russe est ambigüe et maladroite. Par exemple, en affirmant son intérêt comme étant la non extension de l'OTAN vers ses frontières, la Russie transmet un message qui est souvent vu dans ces pays comme une affirmation de son droit à y intervenir, donc comme une menace (même si la Russie n'avait aucune velléité d'intervention). Dans ce contexte de crainte, des guerres comme celles de Géorgie ou maintenant d'Ukraine confortent ces ex-pays de l'est dans l'idée que l'analyse Russie=menace d'intervention est la bonne, et légitime leur stratégie d'arrimage à l'Occident et à l'OTAN dans une logique de défense de leur indépendance. (Même si les cas de la Géorgie et de l'Ukraine sont tous deux spécifiques, et par ailleurs pas directement comparables à la situation des pays baltes ou de la Pologne —qui est encore un cas à part—). La crainte est réelle dans les pays baltes: on prépare la population à l'idée d'une invasion russe possible: Suite: http://www.rtbf.be/info/monde/detail_menace-russe-la-lituanie-distribue-un-manuel-en-cas-d-invasion-etrangere?id=8866552 On est d'accord, c'est un peu n'importe quoi, c'est aussi une forme de propagande politique et ça ne va certainement pas arranger les tensions avec le grand voisin qui leur fait peur, mais c'est révélateur d'un état d'esprit qu'il ne faudrait pas sous-estimer non plus. Ces pays font le forcing à l'OTAN pour un soutien à l'Ukraine non pas parce qu'ils agiraient téléguidés par Washington, mais bien parce qu'ils ont vraiment la trouille et veulent s'assurer que l'OTAN est un rempart crédible.
  24. J'ai du louper un épisode, mais c'est quoi, cette histoire de selfies?
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