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Tout ce qui a été posté par Bat
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Conflits territoriaux dans la Mer de Chine méridionale
Bat a répondu à un(e) sujet de Henri K. dans Politique etrangère / Relations internationales
Je vous donne les chiffres relayés sur un autre forum par Henri K., totalement admiratif de l'ampleur des travaux du génie chinois: les Chinois ont fait de très gros travaux de terrassement pour démultiplier la superficie de la partie émergée du récif. Si les chiffres sont corrects, c'est impressionnants: ils se donnent vraiment du mal pour s'implanter et rendre leur occupation irréversible (on ne pourra pas leur objecter l'absence d'occupation effective ou d'activité sur les récifs, p.ex): http://www.forcesdz.com/forum/viewtopic.php?f=33&t=233&start=3375 -
Conflits territoriaux dans la Mer de Chine méridionale
Bat a répondu à un(e) sujet de Henri K. dans Politique etrangère / Relations internationales
Je pense que ce sont des fondations. J'avais vu une phot --mais je ne sais plus si c'est sur la base de cet atoll ou le voisin-- avec des piliers en béton construits dans l'axe qui semblaient destinés à servir de fondation à une structure à construire dessus. -
Conflits territoriaux dans la Mer de Chine méridionale
Bat a répondu à un(e) sujet de Henri K. dans Politique etrangère / Relations internationales
A mon avis, c'est un acte politique plus que la recherche d'une base (vraiment) opérationnelle. Un peu comme promener leur porte-avions partout alors que les avions qui vont dessus et les pilotes qualifiés se comptent sur les doigts de la main. Le message est simple: il s'agit de montrer aux voisins et au monde que ces iles sont chinoises, qu'ils y sont effectivement et pour longtemps, et que cette occupation justifie leur revendication (en réalité: annexion de fait) en regard du droit. Deux bombes antipistes peuvent mettre la base hors d'usage, ou cette base est-elle difficilement utilisable en elle-même (ravitaillement, espace réduit pour baser du matériel, etc.), mais celui qui s'aviserait à les lancer doit savoir que cela équivaudra à une déclaration de guerre à la Chine. Donc personne ne les lancera. -
Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Il semblerait que le nombre de T-84 soit anecdotique (moins de 10). Les T-80 seraient "stockés en réserve". Il faut voir où ils sont stockés, dans quelles conditions. Mais l'hémorragie de matériel des derniers mois pourrait être une occasion de puiser dans les réserves. -
Russie et dépendances.
Bat a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Vladimir sans jamais oser le lui demander! ;) Suite: http://www.lalibre.be/actu/international/presidence-a-vie-solitude-vie-privee-poutine-se-devoile-dans-une-interview-5471e34235707d02ac16cf92 -
Israël et voisinage.
Bat a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est un peu HS sur ce fil, mais il faut aussi ajouter que l'Iran a été profondément traumatisé —à juste titre, dirais-je—, par la guerre Iran-Irak et la grande boucherie que ça a été. La société iranienne a une véritable aversion pour la violence, quelles que soient les déclarations martiales de ses dirigeants et le caractère violent de la Police du régime ou des gardiens de la révolution. Le peuple iranien est certainement un des peuples du grand Moyen-Orient qui se reconnait le moins dans une culture "guerrière" (envers Israël ou qui que ce soit), à l'inverse de ce qu'on peut observer dans certains pays arabes. En Iran, on hurle contre Israël parce que lorsque la faction du régime au pouvoir veut qu'on le fasse (ça évite les ennuis avec la police politique), mais ne demandez pas à l'Iranien de la rue de prendre les armes et d'attaquer Israël, ou même d'approuver une telle attaque. Les idées de "Der des ders" ou de "plus jamais ça" qu'on a pu connaître en Europe après la Grande boucherie de 14-18, ont de vrais équivalents en Iran, assez répandues, et ne datent que d'il y a 25 ans. -
Non, justement, ce n'est pas pareil. C'est ça, la grosse erreur: renvoyer dos-à-dos les différentes parties en disant que toute st pareil, ce qui évite de s'interroger sur les problèmes de fond. Les médias occidentaux ne sont pas parfaits, loin de là. Ils sont même parfois franchement ridicules voire franchement mauvais. Mais ils sont très majoritairement libres au sens où leurs discours n'est pas organisé ni contrôlé par les gouvernements. Lorsque les médias occidentaux disent des bêtises, ou même font ce que certains appellent de la propagande, c'est librement, dans une logique de marché, au profit d'intérêts divergents, et pas au profit d'un gouvernement. En Russie, c'est le contraire: les médias sont très majoritairement sous tutelle directe du pouvoir, leur discours reflète ce que veut ou tolère le pouvoir, les médias qui s'écarteraient de cette ligne directrice sont l'objet de tracasseries ou de rétorsions de la part du pouvoir, ce qui explique qu'ils sont de moins en moins nombreux. Quand un média russe fait de la propagande, c'est stricto sensu de la propagande gouvernementale. Il n'y a pas (ou du moins très peu) de diversité de points de vue dans les médias russes, et ce qui est diffusé reflète ce que les autorités russes souhaitent voir diffusé. Ceci explique le poids et le lieu différents de la communication en Russie et en Occident. Les politiques occidentaux investissent énormément en communication car ils doivent s'imposer et imposer leur message dans cet environnement médiatique complexe. Leur communication est destinée à influencer les médias de sorte à relayer leur message vers le grand public. Poutine n'a pas ce problème: la plupart des médias disent ce qu'il veut; ses efforts de communication ne visent donc pas à influencer les médias (qui lui sont acquis, de gré ou de force), mais bien à utiliser ces médias pour directement influencer la population.
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Entendons-nous bien, Chronos, je ne suis pas favorable à cette option de suppression d'une armée (du moins si/tant qu'on n'a pas une Europe intégrée politiquement avec une politique étrangère et de défense au niveau de l'union). Mais sur le plan comptable, cela se tient: entre dépenser 3 milliards pour une armée incapable de ne rien faire et ne pas les dépenser, il vaut mieux renoncer à une armée, c'est de l'argent jeté par les fenêtre. Le problème, et on est d'accord, c'est de ne considérer que l'argument comptable: une armée, ça n'est pas qu'une dépense (comme certains semblent le penser) et limiter la vision de la défense à de seules questions de couts, c'est ne rien comprendre à la question. Le problème, c'est que dans le gouvernement en place (ou même dans l'opposition), les responsables qui ont une compréhension et une vision en la matière autres que budgétaires se comptent sur les doigts d'une seule main. Au gouvernement, le VLD n'a pas de position, le CD&V est ultra-atlantiste et voit une armée déconnectée de la politique étrangère du pays et la N-VA n'en a rien à carrer car elle est fédérale et couteuse, même s'il prétend la déployer dans les rues pour "assurer la sécurité"... pour que les villes n'aient plus à payer les dépenses de police. Le seul parti qui a quelques responsables réellement impliqués est le MR, mais le parti lui-même n'a pas de position claire sur la question. Dans l'opposition, coté francophone, le PS veut une armée au service du citoyen, ce qui veut tout et rien dire, le CDH n'a pas de position, et les Ecolos sont globalement contre le fait d'avoir une armée qui serait plus qu'une force territoriale, de préférence sans avions ou matériel lourd, et surtout sans nucléaire donc avec une relation compliquée envers l'OTAN. Je ne connais pas bien la position des autres partis flamands (SPA, Groen), mais je pense qu'elle n'est guère éloignée de leurs équivalents francophones.
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C'est très juste: il faut voir cette évolution sur 25 ans. Mais ce qui est en jeu ici, c'est qu'en appliquant à l'armée le même traitement qu'aux autres institutions fédérales dé-financées (ni plus, ni moins: l'armée n'est pas plus ciblée que les autres), et pour les même raisons que pour ces autres institutions (à savoir: économies publiques et décroissance de l'état, surtout fédéral), on se retrouve dans une situation où l'armée ne saura plus rien faire, même remplir ses missions de base. Je ne donne pas 5 ans pour que, ce constat fait, on propose dans certains partis de carrément supprimer l'armée (à quoi bon payer pour une armée qui ne sait quand même rien faire: l'argument se tient plus ou moins) et se calquer sur un modèle islandais ou luxembourgeois, en arguant que de toute façon l'OTAN et l'UE sont là pour assurer la protection du pays. Je ne dis pas qu'on va le faire, je dis que l'idée va progresser de plus en plus dans l'espace public.
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Je ne pense pas que ce soit une inquiétude spécifique par rapport à l'armée ou à la situation internationale. Si on remet ces discours inquiets dans le contexte politique plus général, ils sont très similaires aux dénonciations d'autres institutions fédérales qui ne sont ou seront plus en mesure d'accomplir correctement leurs missions: les services scientifiques fédéraux, les musées fédéraux, les institutions culturelles fédérales, l'Institut Royal Météorologique, etc. C'est juste un peu plus voyant avec l'armée car cela concerne plus de monde (en personnel) et de moyens (budgets, investissements) que pour les précédents, mais ça n'est pas très différent. Le gouvernement (et en son sein la N-VA) ne cible pas l'armée de manière spécifique, il cible toutes les institutions fédérales, quelles qu'elles soient, suivant une idéologie double: celle de la décroissance de l'état (perspective libérale) au service du nationalisme flamand (faire disparaitre la Belgique par "évaporation" au profit des entités fédérées de plus en plus désignées comme confédérées: on l'a récemment vu avec le projet d'agence spatiale qui serait co-dirigée par les deux —deux pas trois!— régions comme si elles étaient des états ayant chacun leurs objectifs propres).
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Israël et voisinage.
Bat a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Plus fondamentalement, certaines tendances du Hezbollah seraient prêtes à abroger les passages sur Israël de leur charte et à reconnaître Israël. Des signaux en ce sens ont déjà été avancés par le passé. Seulement, le Hezbollah (comme le Hamas, sur ce plan) est prêt à le faire comme concession à Israël dans un processus de concessions mutuelles dans un processus de discussion: on vous donne ça en échange d'autre chose. Le problème, c'est que de son côté, Israël exige cette évolution comme préalable à la discussion, on est donc dans un dialogue de sourds, où les deux parties savent où il faut aller, mais où aucune des deux ne veut faire le premier pas. Le Hezbollah a néanmoins plus de marge de manœuvre en la matière que le Hamas, par contre. Le Hamas n'a rien d'autre à concéder dans une négociation, donc il est logique qu'ils n'accepteront d'abattre cette carte que quand ils auront obtenu quelque chose de très substantiel en échange. Le Hezbollah est plus en position de force (ne fût-ce que parce qu'il n'est pas implanté en Israël ou dans une zone sous occupation israélienne ou même revendiquée par Israël comme le dit Joab), et peut probablement faire plus facilement preuve de bonne volonté... s'il le veut bien, et si Israël accepte de lui donner des signes que ça vaut la peine d'aller en ce sens. On ne convainc pas quelqu'un de négocier avec soi en disant que la condition préalable tout début de la discussion est une capitulation totale et inconditionnelle... -
Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Une alliance militaire n'est pas "pacifiste", par nature. Mais il y a une différence entre constater que celle-ci ne développe pas un discours officiel offensif mais se contente de gérer les relations entre ses membres et ses voisins (ce que je fais), et prétendre qu'elle a un dessein impérial très clair et planifié visant à dominer l'Europe, la Russie et le monde au profit des USA (ce que prétendent Moscou et un certain nombre d'intervenants ici). Quant à la déclaration que tu cites, elle est jésuitique à souhait: d'une part, elle se félicite que des pays soient intéressés par l'alliance (quelle organisation ne le ferait pas), mais d'autre part elle rejette leur candidature tout en disant qu'à terme (5 ans, 15 ans, 50 ans?) ils le seraient, moyennant le respect d'un certain nombre de conditions floues (il aurait été plus honnête de citer le paragraphe entier): On constatera qu'en décembre 2008, les ministres ont constaté que les conditions n'étaient pas remplies et ont envoyé promener les candidats. Ensuite, les USA ont changé de gouvernement et la position des USA sur la question s'est montré nettement plus frileux, expliquant que 7 ans plus tard on en est plus ou moins toujours au même point de "on est d'accord pour discuter des conditions d'un début de discussion qui à terme mènera à une adhésion". Comme je l'ai dit plus tôt: ce n'est pas un "non" clair (mais un truc chèvre-choutiste qui ne veut rien dire issu d'un compromis), mais ça n'en est pas plus un "oui". Et ce genre de situation peut durer longtemps: pensons que la Turqui est dans cette situation par rapport à une adhésion à l'UE depuis 1987, et il y a très peu de chances que ça aboutisse avant 20 ans... -
Hahaha, "Diesel Forces". J'adore!
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Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, mais cela montre que la position de l'OTAN, ce n'est pas celle d'un machin hors sol qui aurait sa propre stratégie indépendamment de tout, mais c'est celle des pays membres. Et tous les pays membres ne sont pas d'accord. Et comme ils ne sont pas d'accord, la position officielle de l'OTAN est donc le refus d'intégration, même si certains de ses membres sont pour. Point. (Lorsque la France prend une position, on ne dit pas que la France veut en réalité le contraire sous prétexte que certains des députés étaient contre.) On me rétorquera sans doute que ceux qui étaient pour sont l'OTAN, que ce sont les chefs de l'alliance ou que sais-je (les USA et l'UK --les autres, pays de l'est, ne comptant que pour quantité négligeable vassalisés par les USA et leur obéissant au doigt et à l'oeil-- dans l'imaginaire des gens qui ont un problème avec l'OTAN). Certes, ce ne sont pas l'Islande ou le Luxembourg. Mais en même temps, on remarquera que malgré la position des USA et du UK, l'OTAN ne s'est pas ralliée à celle-ci. -Moralité 1: l'OTAN n'est pas aux ordres des USA, même si ceux-ci y ont un poids considérable et intègrent l'OTAN à leur stratégie; -Moralité 2: le conseil de l'OTAN fonctionne, et fonctionne plutôt bien même. Si ça ne fonctionnait pas, l'Allemagne se serait rangée, la France aurait boudé ou claqué la porte bruyamment et les USA de Bush (en passant, n'oublions pas que le crémier a changé depuis) auraient imposé leur position contre les règles de l'alliance. C'est positif, et c'est un garde-fous qui devrait être de nature à rassurer Moscou (quelques faucons étasuniens ne peuvent pas définir la position de l'OTAN à eux seuls), du moins si Moscou savait considérer ces questions avec rationalité (ce qui à mon sens n'est pas du tout le cas, et plus le temps passe, plus la Russie s'enfonce dans une paranoïa et un déni déconnectés de la réalité). Quant au fait que la Géorgie, l'Ukraine ou peut-être d'autres, malgré cet échec, s’entêtent à représenter leur candidature malgré tout, il faut noter deux choses: -D'une part, ce n'est pas "la faute de l'OTAN", mais leur volonté de ces pays (à charge de l'OTAN, on peut sans doute regretter que le "non" n'ait pas été assez clair, mais l’ambiguïté est aussi une stratégie/posture politique; par ailleurs l'OTAN est globalement plus polie que la Russie avec les pays d'Europe centrale), et cela n’empêche pas l'alliance de leur redire "non" à chaque fois; -D'autre part, ce n'est pas vraiment un scoop: ils vivent dans l'ombre et la trouille de la Russie et une large majorité de leur population est favorable à cette intégration (parfois pour de mauvaises raisons, d'ailleurs: certains semblent croire naïvement que cela leur donnera automatiquement un niveau de vie occidental... crétin, mais on comprend que ça les fasse plus rêver que le paradis russe), les gouvernements peuvent difficilement faire autrement que persévérer au lieu de leur dire qu'il ne vaut mieux pas car cela fâcherait peut-être le grand méchant voisin. De leur point de vue, les demandes d'adhésion et la discussion sur la durée, même sans adhésion à la clef, peuvent d'ailleurs être une stratégie en soi: en interne, cela peut constituer une politique d'affichage ("voyez, on fait tout ce qu'on peut, on est sur la bonne voie"), à l'extérieur, en affichant une certaine proximité avec l'OTAN, ils espèrent peut-être tenir symboliquement l'ours russe à distance sans même avoir besoin d’être membres. (Le contre-exemple serait la Géorgie, qui s'en est pris plein la gueule malgré sa proximité avec l'OTAN, mais c'est de leur faute: ça n'était pas très malin d'attaquer les "casques bleus" russes. Ils l'ont bien cherché, quoi qu'en pense Béchamel.) -
Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Au risque de passer pour un schizophrène en étant d'accord à la fois avec Boule75 et toi, je dirais que l'un empêche pas l'autre. D'une part, ce que tu dis est correct: la Russie n'a aucun droit particulier sur les autres pays, y compris ceux directement issus de la désintégration de l'URSS. Elle n'a que des liens (historiques, politiques culturels) et des intérêts (à maintenir, développer ou couper ces liens). Mais d'autre part, il y a une situation de tensions réelle en Europe à laquelle il faut faire face si on veut pacifier les choses. Et la proposition de Boule75 me semble une façon possible et acceptable par les différentes parties de gérer ces tensions et d'en sortir par le haut. D'un coté, il y a les pays de l'est qui veulent la garantie de ne pas voir la Russie les mettre sous tutelle ou interférer avec leurs politiques intérieure et étrangère. De l'autre il y a la Russie (à mon sens très exagérément paranoïaque, mais bon, ils sont comme ça, il faut en tenir compte) qui est persuadée que l'OTAN cherche à coloniser le monde pour la détruire et qui voit l'Occident comme une menace existentielle pour elle. Une assurance que l'OTAN ne poussera pas plus loin à l'est pour apaiser la Russie en échange de la garantie que la Russie cessera de menacer les pays de l'est devrait mettre chacun d'accord. Si de nombreux pays de l'est veulent être de l'OTAN, c'est simplement parce qu'ils perçoivent la Russie comme une menace et non parce que l'OTAN aurait une stratégie offensive de conquête; si la Russie peut leur donner les garanties nécessaires (mais de réelles), ils auront beaucoup moins de raisons de rechercher une adhésion, éloignant de ce fait ce qui fait peur à la Russie. Il faut donc, comme le prône Boule75, que chaque partie clarifie sa position, ce qu'il appelle ses "lignes rouges". Pour l'OTAN, ce serait par exemple l'engagement ferme de ne plus élargir l'alliance dans la mesure où des candidats membres ne seraient pas menacés par la Russie. Si la Russie menace, il serait légitime que ces pays menacés cherchent protection de plus grands. -
Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Alors traitez-moi de la même chose, je suis 100% d'accord avec ta position! -
Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est un travail intéressant. Merci pour cela! Sur le fond, je ne vois pas bien ce qui est "titillant" (si ça se dit): malgré ses discours disant parfois le contraire, le pouvoir russe n'a à ma connaissance jamais accepté dans les faits les aspirations des peuples (ou de parties plus ou moins importantes de ceux-ci) issus des anciennes républiques de l'URSS --au sein de la fédération de Russie ou sur ses marches immédiates-- dès lors que ces aspirations sont perçues comme contraires aux intérêts géostratégiques de Moscou (en clair: conserver un leadership très fort voire une hégémonie dans la zone). Les aspirations des Ukrainiens sécessionnistes sont entendues par Moscou car elles servent sa vision (voire sont la conséquence de sa mise en œuvre); celles des Ukrainiens de l'ouest sont tout simplement ignorées car ils ne veulent pas vivre sous la coupe russe. -
Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne le nie pas: certaines positions sont plus intéressantes stratégiquement que d'autres, mais dans le cas qui nous occupe, le problème pour les Russes, c'est surtout que la position qu'ils veulent est chez le voisin. Ça aussi, c'est une donnée du problème, la plus fondamentale. Si on regarde la carte, comme tu le demandes, la première chose qu'on voit est que Sébastopol n'est pas en Russie (du moins jusqu'il y a quelques mois, et toujours au regard du droit). Car le problème pour les Russes n'est pas "où vais-je bien pouvoir mettre ma flotte" mais bien "quel est le prix que je suis prêt à payer pour qu'elle soit implantée à tel endroit dans le but d'exercer telle mission". Soit les Russes veulent être maitres de leurs bases et ils les font chez eux, un peu plus à l'Ouest (gain: indépendance; perte: une situation stratégique un peu moins favorable), soit ils estiment plus important d’être implantés de façon plus centrale et ils acceptent ce qu'implique la négociation de facilités avec un partenaire (qui a par ailleurs besoin d'eux: les Ukrainiens renâclaient non sur la présence de la base russe, mais sur ce qu'elle leur rapportait et qui semblait insuffisant à certains) (gain: ils sont plus proches de là où ils veulent peser; perte: il faut composer avec le voisin et les amis du voisin et ça peut être ch... ou coûteux). Ce n'est pas donc un problème technique comme g4lly ou toi semblez le dire/le croire puisqu'ils ont des alternatives techniques, vous le reconnaissez vous-mêmes. L'implantation stratégique, c'est bien un problème politique, a fortiori quand c'est chez le voisin. La Russie ne veut pas dépendre d'un autre pays: c'est politique. La Russie a jugé préférable l'appropriation du spot le plus favorable par la guerre plutôt que par la négociation: c'est encore politique. La Russie juge que ce qu'elle a à perdre dans l'opprobre et les sanctions découlant de son invasion de la Crimée est un cout faible par rapport au gain d'une maitrise totale de la position stratégique (elle n'a pas tort, d'ailleurs: c'est à peine si la communauté internationale a moufté, pour la forme): c'est toujours politique. -
Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
OK pour la Mer d'Azov, mais d'Anapa (est de Kerch) à Sotchi, la Russie a 350 km de côtes directement dur la Mer Noire, avec des ports naturellement abrités comme Novorossiysk (en eaux profondes) que tu as cité ou la baie de Gelendjik. Entre les deux villes, les fonds sont assez comparables à ce qu'ils sont en Crimée (ce qui est moins vrai plus au sud-est de Gelendjik, il est vrai). Il faudrait des investissements, c'est clair, mais ils peuvent développer ces ports avec des installations militaires pour gros navires. Gelendjik n'a pas de port digne de ce nom et nécessiterait de gros travaux (je ne connais pas la hauteur des fonds, mais des cargos peuvent y accoster), mais Novorossiysk est le premier port russe, en eaux profondes, et a déjà des installations militaires pour la flotte de la Mer Noire, avant que la Russie ne décide de tout baser à Sébastopol pour privatiser les installations portuaires de la ville. (Mais il semblerait de depuis 4 ou 5 ans, la marine russe réinvestit les lieux, notamment dans le cadre d'un plan —dont on ne parle bizarrement pas ici et que l'annexion russe de la Crimée a sans doute rendu caduc— visant à rapatrier la flotte de la Mer Noire en Russie pour ne plus voir sa principale base dépendre d'un autre pays.) Non, ce n'est pas un "simple problème de bathymétrie", c'est avant tout un problème politique et de volonté politique. Et tant bien même il y aurait un réel problème bathymétrique, je ne vois pas en quoi cela justifierait l'annexion d'une province du pays voisin. La Belgique doit en grande partie sa richesse au port d'Anvers, seul vrai port belge sur ses 60 km de côtes et qui s'ensable progressivement, ça ne justifierait pas pour autant l'annexion par la Belgique du sud de la Hollande pour mettre la main sur Rotterdam! D'autant que la flotte de la Mer Noire, c'est pas non plus comme si on voulait baser toute la flotte US: c'est 25 navires. Moyennant la construction ou la rénovation des infrastructures nécessaires, ça se case "assez facilement" entre Novorossiysk et Gelendjik. -
terrorisme Daesh
Bat a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
[MODE POURSUITE DU HS] Moi je trouve que la grammaire et l'orthographe, ça va, même s'il y a des fautes (mais qui n'en fait pas?), mais ça ne nuit pas fondamentalement à la compréhension --sauf parfois avec les participes--. Par contre, il y a une chose que tu peux changer facilement et qui augmenterait considérablement la lisibilité de tes posts: la façon de jouer avec la mise en page et les retours à la ligne, qui dans ton cas rendent souvent les choses difficiles à lire. Souvent --je ne sais pas si c'est volontaire ou un effet mal maitrisé de l'éditeur sur l'appareil que tu utilises pour intervenir--, tu mets des retours à la ligne doubles en milieu de phrase. Ça, c'est difficile à lire car visuellement, on ne voit pas immédiatement où commence et où finit la phrase. Le conseil que je donnerais est de faire des paragraphes pleins, et de ne mettre des interlignes doubles qu'à la fin des paragraphes, ça serait excellent. Par exemple, ceci est assez difficile à lire car on ne sait pas où commence et où finit une idée: En changeant simplement la façon de jouer avec les retours de ligne (en clair: en en mettant beaucoup moins et certainement pas deux entre chaque phrase > au contraire: ne faire des retours à la ligne que lorsque tu as terminé de dire ce que tu voulais dire à propos d'une chose, avant de passer à une autre chose), c'est bien plus facile, cela donne une impression de texte beaucoup plus construit, même avec les fautes(hormis les espaces, je n'ai pas changé une seule lettre): C'est une simple suggestion simple que je fais pour t'aider à mieux faire passer tes idées et tes infos, et nullement une critique de ta personne ou de tes interventions que j'apprécie par ailleurs. [FIN du HS] -
Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Exactement. Si la Russie veut un port militaire lui donnant accès à la Mer Noire et à la Méditerranée sans être soumise aux aléas d'un autre pays, il ne tient qu'à elle d'investir dans de telles infrastructures sur son propre territoire, où il y a la place. Sans compter que pour l'heure, aucun des accords de partenariat en projet, que ce soit avec l'UE ou l'OTAN, ne prévoyait l'expulsion de la flotte russe de Sébastopol. Il y avait, par contre, un débat interne à la société ukrainienne sur le prix (jugé bien trop faible par certains) payé par la Russie pour la location des installations, et réclamant en conséquence une révision en ce sens du contrat à son échéance... en 2047 (bail de 50 ans signé lors du traité de 1997). Que la Russie ait un différend avec l'Ukraine sur le prix faisant qu'elle n'est pas sûre de pouvoir à terme avoir les moyens de maintenir cette base, peut-être (encore qu'il ne faudrait pas confondre les demandes de certains partis et la position du gouvernement, le tout à l'échéance d'un contrat dans 35 ans). Que la fermeture éventuelle de cette base soit le résultat d'un complot international visant à l'expulser de son "seul" (mais qui n'est pas le seul) accès à la Méditerranée, c'est beaucoup plus discutable. Certains, ici ou ailleurs, feraient bien de s'en tenir un peu plus aux faits et un peu moins à la propagande de Moscou, et à ne pas prendre trop vite leurs fantasmes pour des réalités. Sinon, tout autre chose: les observateurs de l'OSCE ont été la cible de tirs au moins deux fois, apparemment chaque fois de la part des loyalistes: http://www.lalibre.be/actu/international/ukraine-les-observateurs-de-l-osce-essuient-des-tirs-546d7c6e357077d59584c7d2 -
Ukraine II
Bat a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne trouve pas l'idée si cynique ou si débile que ça. Le principal problème est que la décision serait soumise au bon vouloir de la Russie (qui a un droit de veto à l'ONU). Et surtout, qu'aucun pays ne voudra y envoyer des troupes alors qu'il en faudrait en nombre. Il faut voir le temps et l'énergie qu'il a fallu à Fabius pour raquer 30 instructteurs et quelques dizaines de types pour les protéger pour former l'armée malienne, alors bonne chance pour trouver les 10 à 15.000 soldats nécessaires (au moins) pour s'interposer dans un coin où ils risquent de prendre des coups, notamment de la part de sécessionnistes très bien armés (et soutenus par Moscou) et pas tellement fiables/contrôlés et pour le moins maximalistes dans leurs prétentions. Sinon, pour avoir une idée de l'état dans lequel serait apparemment la zone de l'aéroport de Donetsk: http://www.lesoir.be/711739/article/actualite/monde/2014-11-19/un-drone-filme-champs-bataille-ukrainiens-video -
terrorisme Daesh
Bat a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Si je ne m'abuse, c'est en cours depuis 3 mois... -
terrorisme Daesh
Bat a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Je rappelle quand même deux-trois petites choses: Les USA, la France et les autres pays engagés contre l'EIIL sont signataires des conventions internationales sur le droit de la guerre et le droit international humanitaire. Que l'ennemi ait particulièrement une sale tête n'oblitère pas ces conventions. Le fait de chercher des astuces pseudo-juridiques pour les contourner ne grandit pas le modèle de société que nos démocraties prétendent défendre, au contraire. On a assez critiqué (et à juste titre) les Américains, les Israéliens ou autres quand ils ont jugé bon de s'en affranchir pour ne pas prôner les mêmes erreurs. Ces conventions permettent parfaitement de "traiter le problème", contrairement à ce qu'on entend parfois (argument que ces conventions élaborées du temps des guerres inter-étatiques ne seraient plus adaptées aux conflits contemporains), avec un peu de volonté (et même courage) politique et les moyens qu'il faut. Qu'on le veuille ou non, l'EIIL est de fait un belligérant au regard des conventions internationales. Les combattants de l'EIIL qui viendraient à être capturés au cours d'opérations de guerre bénéficient donc de facto de la protection due aux prisonniers de guerre. Si ces combattants sont, par ailleurs, accusé de crimes (crimes de droit commun, crimes de guerre voire crimes contre l'humanité), ils peuvent (et même doivent) être traduits en justice avec les garanties procédurales que cela implique (accusations étayées, droits de la défense, débats contradictoires, etc.). Le statut de prisonnier de guerre ne met pas à l'abri de poursuites (et sanctions) pour crimes, en particulier crimes de guerre. Les membres de l'EIIL qui viendraient à être capturés en-dehors d'opérations de combat mais qui seraient accusés de crimes relèvent de la justice. Ceci étant, ce conflit présente différentes caractéristiques et des difficultés particulières: outre le degré de barbarie manifestement très élevé atteint par l'EIIL, on notera le caractère transnational du mouvement, à la fois dans sa zone d'opérations (Irak, Syrie, peut-être d'autres pays) que dans la provenance des combattants. Ceci ajouté au caractère potentiellement particulièrement dangereux ou "contagieux" de certains de ces combattants pourraient plaider pour un jugement dans le cadre d'un tribunal pénal international (comme pour l'ex-Yougoslavie ou le Rwanda), ou de la CPI. Cela permettrait d'une part d'éviter de se retrouver avec des personnes impliquées dans des mêmes faits jugées par 36 instances différentes suivant des procédures différentes avec des gradations de peines différentes. D'autre part, cela pourrait justifier la construction de centres de détention spéciaux dédiés évitant que des criminels de guerre prosélytes ne se retrouvent dans des "prisons normales" au contact de petits délinquants qui pourraient être recrutés. Je pense à quelque chose comme la prison de Spandau à Berlin dédiée après Nuremberg aux criminels du régime nazi. -
Israël et voisinage.
Bat a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Apparemment, Netanyahou dit à qui veut bien l'entendre que c'est la faute à Mahmmoud Abbas. On pourrait imaginer quelque chose comme le siège de la Muqataa d'Arafat, ou, du moins, une destruction de quelques infrastructures-clefs de la police palestinienne. Ce qui serait d'une imbécilité profonde, soit dit en passant, puisque si ça détruirait un peu plus ce qui reste de l'Autorité Palestinienne, ça ôterait aussi toute possibilité d'avoir une violence un tant soit peu contrôlée côté palestinien, et ça jetterait dans les bras du Hamas des milliers de membres du Fatah qui y verraient une structure pour se battre contre l'occupant. (On a d'ailleurs vu à quel désastre a mené cette stratégie imbécile de la destruction de l'AP lors de la seconde Intifada.)