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Hibernatus

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Tout ce qui a été posté par Hibernatus

  1. Très clairement un contrecoup du développement touristique exponentiel : les moustiques voyagent très bien en avion. Bien sûr, cela ne préjuge en rien de l'effet accueillant du réchauffement climatique.
  2. Ils sont passés tout juste entre les gouttes lors du dernier conflit mondial, mais ils avaient pris une sacrée averse de grêle juste avant! Pour rester plus contemporain, l'extrême prudence du gouvernement espagnol ne serait-elle pas liée à la pression de Vox? J'aurais tendance à voir cette attitude plus à usage interne.
  3. C'est aussi divertir des ressources rares et précieuses quand l'adversaire premier est plutôt du côté est de l'UE. Et il n'est pas le seul. Gardez-moi de mes amis ! Quant à mes ennemis, je m'en charge...
  4. En effet, cela fait quelques temps que je me faisais cette réflexion. Du coup, j'ai appris que l'Islande (comme le Groenland) avait déjà fait l'objet de la convoitise américaine juste après l'acquisition de l'Alaska : https://www.slate.fr/monde/islande-autre-territoire-europeen-convoite-etats-unis-histoire-william-henry-seward-danemark-menace-annexion-groenland-trump Les motivations de l'époque sont bien en résonance avec celles de l'ami Donald : "Un rapport de soixante-douze pages de l'ingénieur minier Benjamin M. Pierce, inspiré des récits des voyageurs et scientifiques, lui [W. H. Seward, qui négocia l'achat de l'Alaska à la Russie] fut donc remis en 1868. L'Islande y est décrite comme une terre d'apparence inhospitalière, mais au potentiel caché qui pourrait être source de richesse: «À première vue, l'Islande est un pays dépourvu d'intérêt d'un point de vue matériel. Un regard rapide sur son aspect général est trompeur et celui qui se contente d'examiner les citations qui figurent dans les pages suivantes pourrait bien se demander ce qui justifie un examen plus approfondi. Ce n'est qu'après avoir examiné attentivement les détails qu'il peut trouver dans cette désolation apparente la promesse certaine, sinon l'existence, d'une riche prospérité.» Selon le rapporteur, sa proximité avec le Groenland en aurait fait une île plus connectée à l'Amérique qu'à l'Europe et dont la population attendrait un avenir glorieux qui pourrait être réalisé grâce aux États-Unis." L'histoire ne se répète pas, mais elle rime, aurait dit Mark Twain...
  5. En tous cas, les Groenlandais réitèrent leur opposition à toute annexion : "« Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais », ont réaffirmé, tard vendredi, les partis groenlandais dans une déclaration commune, après que Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis emploieraient « la manière douce » ou « la manière forte » pour acquérir l’immense île arctique." https://www.lemonde.fr/international/live/2026/01/10/en-direct-groenland-nous-ne-voulons-pas-etre-americains-reaffirment-les-partis-du-pays-face-aux-revendications-de-donald-trump_6660411_3210.html?#id-2765434 Côté réaction européenne, la France vient de perdre un atout naval majeur : la frégate Hermione, réplique du bâtiment qui avait transporté La Fayette auprès des États-unis insurgés contre la Grande Bretagne, est immobilisée en cale sèche à Anglet pour traiter une prolifération de champignons dans ses œuvres vives. le radoub dépassant les capacités financières de l'association gestionnaire, on ne sait pas si elle re-naviguera jamais. https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/01/10/l-hermione-risque-de-ne-plus-jamais-voguer_6661272_3244.html N'empêche que ç'aurait eu de la gueule d'envoyer la "frégate de La Fayette" protéger le Groenland des Américains ! (bon, en été, hein, pas en cette saison...)
  6. EnquêteDes camions chargés de 1 000 tonnes de concentré d’uranium, produites dans la mine d’Arlit par le groupe nucléaire français Orano, devaient rejoindre le port de Lomé pour être acheminé par bateau en Russie. D’après des sources étatiques françaises, la cargaison demeure bloquée à l’aéroport de Niamey. Voilà plus d’un mois qu’ils sont alignés dans un coin de la base aérienne 101, la zone militaire de l’aéroport de Niamey. En tout, 34 camions, transportant deux conteneurs chacun, forment une rangée bien visible sur différentes images satellites. A leur bord, environ 1 000 tonnes de yellow cake (du concentré d’uranium) produit dans la mine d’Arlit, dans le nord du Niger, par le groupe nucléaire français Orano, avant qu’il n’en soit chassé par la junte du général Abdourahamane Tiani, arrivée au pouvoir par un coup d’Etat, en juillet 2023. Début novembre, plusieurs sources étatiques françaises avaient expliqué au Monde qu’elles s’inquiétaient de l’acquisition de ce stock d’uranium par la Russie et, surtout, de son possible convoyage par la route à travers des zones sous emprise de groupes djihadistes. Selon elles, les autorités nigériennes et le géant du nucléaire russe Rosatom venaient en effet de conclure un accord pour l’acquisition de 1 000 tonnes de yellow cake – sur les 1 400 stockées à Arlit – au prix de 170 millions de dollars (145 millions d’euros). Une transaction démentie par les deux parties concernées. A en croire les sources françaises, l’uranium devait être transporté jusqu’au port de Lomé, au Togo, pour être ensuite acheminé par bateau en Russie. Un trajet périlleux, passant par l’ouest du Niger puis le nord et l’est du Burkina Faso, où le risque d’embuscades de djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la filiale sahélienne d’Al-Qaida, ou de l’organisation Etat islamique au Sahel est élevé. Courant octobre, des responsables militaires, des douaniers et des services de renseignement nigériens s’étaient d’ailleurs entretenus avec certains de leurs homologues burkinabés et togolais afin de prévoir la sécurisation de ce convoi. Selon une source sécuritaire couvrant la région, deux routes, bien que dangereuses, étaient envisagées pour un tel trajet. La première, plus longue mais en meilleur état et plus fréquentée, rallie Niamey à Téra, au Niger, puis Dori et Kaya, au Burkina Faso, jusqu’au poste-frontière de Cinkassé, au Togo. La seconde, plus courte mais plus risquée, car passant dans des zones considérées comme des fiefs djihadistes, part de Niamey jusqu’à Kantchari puis Fada N’Gourma, au Burkina Faso, pour ensuite rejoindre la frontière togolaise à Cinkassé. Dans la nuit du 4 au 5 janvier, c’est sur cet axe, à Torodi, dernière ville nigérienne avant la frontière, que le préfet local et sa famille ont été tués par des djihadistes du GSIM. Escorte de l’armée Malgré ces risques, la junte d’Abdourahamane Tiani, confrontée à d’importantes difficultés financières, est décidée à tirer profit de ce yellow cake. Le 14 novembre, le général putschiste s’était rendu sur le site d’Arlit. L’occasion de rappeler sa position souverainiste, qui alimente les tensions entre son pays et la France. « Nous allons produire plus d’uranium, le mettre sur le marché international et le vendre au profit des Nigériens », avait-il alors déclaré. Il s’était notamment attardé dans une zone de stockage où se trouvaient plusieurs dizaines de conteneurs remplis de fûts bleus contenant du yellow cake. Située au centre du complexe minier, c’est cette même zone qui a été vidée d’une soixantaine de conteneurs entre le 24 novembre et le 1er décembre, comme le montrent des images satellites obtenues par Le Monde. Le 27 novembre à l’aube, une vingtaine de camions, suivis d’une dizaine d’autres, quittent la mine d’Arlit. La veille, des employés de la Société des mines de l’Aïr (Somaïr), l’ancienne filiale locale d’Orano, se sont étonnés de devoir charger 1 000 tonnes de yellow cake sans aucun bon de livraison ni plan de route – des documents officiels habituellement inhérents à tout convoi. La trentaine de camions, appartenant aux sociétés BM Trans et Oyama, prend la direction d’Agadez, à plus de 230 kilomètres vers le sud, sous bonne escorte de l’armée nigérienne. Ils roulent ensuite jusqu’à Abalak, puis Tahoua, pour enfin arriver à la base aérienne 101, dans l’enceinte de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, le 3 décembre. « Ils n’auraient jamais déplacé ces 1 000 tonnes s’ils n’avaient pas conclu un marché avec les Russes, lesquels ont donc probablement aussi versé une avance », estime un homme d’affaires nigérien au fait du dossier, qui a requis l’anonymat. Arrivé dans la capitale, pourtant, le convoi ne bouge plus. Au Bénin voisin, le 7 décembre, un groupe de militaires tente de renverser le président, Patrice Talon. Leur putsch échoue. Mais les enquêteurs béninois soupçonnent la junte nigérienne, qui entretient des relations exécrables avec leur gouvernement, de les avoir soutenus. Si le coup d’Etat avait fonctionné, une des premières mesures décidées par les putschistes béninois aurait été, assurent différentes sources dans les deux pays, de rouvrir dès que possible leur frontière commune, fermée depuis le putsch au Niger, en juillet 2023. La route reliant Niamey au port de Cotonou, plus courte et surtout plus sûre que celle menant jusqu’à Lomé, qui était à l’époque utilisée par Orano pour exporter ses cargaisons de yellow cake vers la France, se serait alors rouverte. Mais il n’en a finalement rien été : les putschistes béninois ont été repoussés et la frontière est restée fermée. Dans les jours qui ont suivi, les responsables nigériens ont multiplié les rencontres avec leurs homologues burkinabés et togolais pour évoquer le convoi d’uranium. Le 10 décembre, Faure Essozimna Gnassingbé, le président du conseil togolais, a effectué un discret aller-retour à Niamey pour s’entretenir avec le général Tiani. Puis, à la mi-décembre, le directeur général de la Somaïr s’est rendu à Ouagadougou et à Lomé. Critiques croissantes Mais les autorités nigériennes sont aussi soumises à diverses pressions, qui semblent avoir fonctionné, du moins jusqu’à présent. Fin novembre, l’Agence internationale de l’énergie atomique, le gendarme du nucléaire mondial, a officiellement rappelé au Niger ses obligations en matière de transport sécurisé d’uranium. Les Etats-Unis ont également fait savoir aux responsables nigériens qu’ils suivaient de près cette affaire et que tout incident avec ces 1 000 tonnes de yellow cake serait fâcheux. De son côté, Orano a déposé plainte auprès du parquet de Paris, qui a ouvert, à la mi-décembre, une enquête pour « vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère ». Une procédure qui, selon une source diplomatique française, aurait eu un effet dissuasif, autant à Niamey qu’à Lomé. « Le Togo n’est pas un Etat voyou. Ces camions sont toujours au Niger et ne sont jamais venus jusque chez nous. Le reste n’est que pure spéculation, voire accusations fallacieuses », affirme une source ministérielle togolaise. Au sein de la junte du général Tiani, le dossier suscite des dissensions. Certains de ses cadres, dont le général Salifou Mody, le ministre de la défense, ont exprimé des réticences sur une exportation via le Burkina Faso, estimant que cette opération était trop risquée et qu’elle pourrait, in fine, être dommageable pour le Niger. Quant au vraquier russe Matros Shevchenko, suspecté par des sources françaises d’être le convoyeur désigné de l’uranium nigérien vers la Russie, il a quitté son mouillage au large de Lomé le 25 décembre. Il y était arrivé le 14 novembre et avait effectué deux séjours à quai, du 1er au 8 et du 16 au 25 décembre – date à laquelle il a déchargé ses cales, probablement pleines de blé ukrainien, selon l’expert maritime turc Yorük Isik, avant de repartir à vide vers la Russie. En attendant de trouver une solution, la junte nigérienne conserve son uranium à Niamey. Mais ces 1 000 tonnes de yellow cake entreposées dans l’enceinte de l’aéroport, situé en pleine ville, suscite des critiques croissantes. « Lorsque l’uranium quitte la mine, il n’est pas censé rester plus de vingt-quatre heures au même endroit. Ce n’est pas une marchandise lambda transportable comme ça. En stocker dans de telles conditions depuis plus d’un mois, c’est une folie », met en garde un opposant à la junte du général Tiani.
  7. Il y avait eu une série d'article du Monde en novembre qui évoquaient en détail le sujet : 9/11/25 - L'Iran confronté à une sécheresse sans précédent 10/11/25 - L'Iran confronté à sa pire sécheresse depuis des décennies 13/11/25 - L'Iran, face à sa pire sécheresse depuis six décennies, envisage d'évacuer Téhéran 16/11/25 - L'Iran lance une opération d'ensemencement des nuages face à une sécheresse inédite
  8. Avec de tels arguments, autant viser directement le marché américain, ça a tout pour plaire à POTUS.
  9. Mais on est entièrement d'accord. Je me contentais de réagir à une partie d'un post d'olivier lsb sur l'art opératif, d'une façon "théorique". Comme la phalange macédonienne, la légion romaine ou la panzerdivision, ce n'est pas l'alpha et omega de la guerre. Rien de plus et rien de moins. Fin de la discussion pour moi
  10. Dans les deux cas, c'était une main dans le dos, mais qui les poussait, non ?
  11. Je suis loin d'être un expert en polémologie mais je trouve ton assertion assez aventureuse. Il me semble que l'attaque russe de 2022 était très loin d'avoir respecté les principes très méthodiques d'une opération telle que la décrit Svetchine. À ce compte-là, autant enterrer l'art opératif dès les contre-offensives soviétiques brouillonnes et hasardeuses de l'hiver 1941-42 !
  12. Les lignes bougent au Yémen : https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/12/au-yemen-le-fragile-equilibre-du-gouvernement-mis-a-mal-par-la-poussee-des-separatistes-sudistes_6657100_3210.html?search-type=classic&ise_click_rank=1 Au Yémen, le fragile équilibre du gouvernement mis à mal par la poussée des séparatistes sudistes La coalition de groupes politiques et de milices réunis au sein du Conseil de transition du Sud (STC) a pris le contrôle de tout le territoire de l’ancien Yémen du Sud, avec l’assentiment des Emirats arabes unis. Par Louis Imbert A la faveur d’une avancée éclair, les séparatistes du Yémen du Sud ont pris le contrôle, depuis début décembre, de l’ensemble du territoire qui constituait l’ancienne République populaire du Sud, du temps de la guerre froide, jusqu’à la réunification du pays en 1990. Ils se sont emparés des deux grandes provinces de l’Est, l’Hadramaout et Al-Mahra, se rendant maîtres, au passage, de sites pétroliers et de 600 kilomètres de frontière avec l’Arabie saoudite comme de l’ensemble de la frontière avec Oman. Le gouvernement de coalition, mis en place par l’Arabie saoudite en 2022, a été contraint de quitter Aden, la grande ville du Sud, après ses protecteurs saoudiens. Ce nouvel équilibre s’est établi en bonne part sans combats et demeure mouvant, mais la carte du pays s’en trouve déjà bouleversée, tout autour de l’Etat que les houthistes bâtissent dans la capitale, Sanaa, et le nord du pays. L’occasion serait tentante pour les séparatistes, une coalition de groupes politiques et de milices réunis au sein du Conseil de transition du Sud (STC), de déclarer l’indépendance immédiatement après cette victoire inattendue. Mais ils ne semblent pas pressés. Est-ce pour ne pas embarrasser leur parrain du Golfe, les Emirats arabes unis ? Selon nos informations, ceux-ci ont donné le feu vert à l’assaut, l’ont suivi pas à pas et surveillent leurs rares prises de parole. « Au minimum, les Emirats n’ont pas dit non à leurs protégés, sans quoi jamais ils ne se seraient lancés dans une telle conquête », estime pour sa part Thomas Juneau, de l’université d’Ottawa (Canada), chercheur associé au Centre de Sanaa pour les études stratégiques. Humiliation saoudienne Les Emirats entraînent et équipent les séparatistes depuis 2016. Ils ferraillent depuis une décennie au Yémen contre le parti Al-Islah, issu des Frères musulmans, mouvement islamiste transnational que l’administration Trump a entrepris de classer comme « organisation terroriste ». Abou Dhabi affirme demeurer dans la ligne saoudienne de « soutien à un processus politique » censé régler le conflit yéménite, et réaffirme sa neutralité sur la question de l’indépendance du Sud. L’Arabie saoudite soutenait pour sa part les chefs d’Al-Islah dans leur bastion de l’Hadramaout. Riyad subit donc une humiliation dans cette province qui n’est au fond qu’une extension du territoire saoudien dans l’esprit de ses dirigeants. Un défi de sécurité nationale se pose désormais à eux. C’est une conquête à la yéménite qui a eu lieu ces derniers jours : peu de combats, peu de morts, des soldats prévenus de l’avancée des troupes ennemies qui désertent leurs points de contrôle sur les routes et qui tombent prestement l’uniforme ; des changements de drapeaux aux mâts des bâtiments officiels, en attendant que les grandes familles des provinces s’arrangent entre elles. Au moins 10 000 hommes, équipés de blindés légers et d’artillerie, ont fait route à travers le vaste plateau désertique de l’Hadramaout, qui s’étend sur plus d’un tiers du pays et demeure peu peuplé, en direction de la ville de Seyoun. Cette cité du nord, nichée à l’abri de ses falaises dans une longue vallée qui s’étend vers la frontière omanaise, est le fief de l’ancien vice-président Ali Mohsen, en exil en Arabie saoudite, et de la 1re brigade de l’armée nationale yéménite. Ces hommes tenaient dans la vallée un important réseau de contrebande, qui contribuait à alimenter les houthistes en armes – des membres de mêmes familles, voire des frères, occupent de hautes fonctions dans les deux camps. L’armée dialoguait aussi avec les djihadistes d’Al-Qaida, présents dans la vallée. Combien de militaires saoudiens y étaient stationnés à la veille de l’assaut : quelques centaines ou plus d’un millier ? Le fait est qu’ils se sont évanouis dans la nature. Quelques heures avant l’assaut sur Seyoun, le vice-gouverneur de la région, Amr Ben Habrish, un cheikh tribal lié à Riyad, avait conclu non loin, à Al-Masila, un accord d’apaisement entre les deux partis. Les séparatistes ont passé outre, s’emparant rapidement de l’aéroport, des bases et des dépôts d’armes. Huit vice-présidents indépendants Des chefs de la 1re brigade ont trouvé refuge dans la grande ville de Marib, qui ouvre la route des hautes montagnes où règnent les houthistes. C’est la dernière province du Nord qui échappe à l’emprise de ces rebelles. Les autorités locales y sont proches du parti Al-Islah, mais tribales avant tout. Les séparatistes n’ont jamais pleinement joué le jeu du gouvernement collégial mis en place sous la tutelle de l’Arabie saoudite en mars 2023. Doté de huit vice-présidents indépendants, cet organe mal financé, et miné par les accusations de corruption, se déchire aujourd’hui. Sa capitale temporaire, Aden, est le laboratoire de son échec : la population a doublé, atteignant plus de 3 millions d’âmes durant la guerre, les services y sont inexistants, la couverture électrique parcellaire. « Deux semaines avant sa fuite, le président Rachad Al-Alimi me disait ne plus voir la moindre issue », raconte Bashrahil Hisham Bashrahil, patron du quotidien Al-Ayyam d’Aden. Les séparatistes ont contribué à cet échec. Leurs chefs militaires se sont taillé de petits fiefs dans Aden et captaient les ressources de son port. Ils contrôlaient aussi des provinces alentour, mais demeuraient eux-mêmes faibles. « Leur coalition paraissait au bord de la dissolution ces derniers mois, avant leur avancée militaire », rappelle M. Bashrahil. Leur chef, Aidarous Al-Zoubeidi, est critiqué au sein même du mouvement séparatiste, comme le petit clan de militaires qui l’entourent, issus de sa province d’Al-Dhale. M. Al-Zoubeidi va et vient entre les Emirats et la résidence présidentielle d’Al-Maachiq, juchée sur une éminence d’Aden, dont il a désormais seul la charge. En discussion avec Israël Dans ces conditions, « on peut se demander comment les séparatistes pourront tenir et administrer un territoire qu’ils ont soudain tant élargi », s’interroge M. Juneau. Le STC est peuplé de cadres figés dans les heures glorieuses de la guerre froide. Leurs affiliations sont largement locales et claniques, même s’ils ont intégré de nouveaux membres, diversifiant leurs rangs ces dernières années. « Ils ambitionnent de prendre le contrôle effectif des ministères et d’étendre leurs capacités à travers les provinces pour construire l’indépendance dans les deux ou trois prochaines années », devine M. Bashrahil. Riyad les laissera-t-il faire ? Un officier saoudien, Mohammad Al-Qahtani, l’argentier du royaume au Yémen, se trouve depuis quelques jours dans l’Hadramaout. Il exhorte les séparatistes à se retirer. Mais les plus hautes autorités du royaume se font remarquablement discrètes. Depuis mars 2023, Riyad a maintenu une trêve dans la guerre civile yéménite, négociée directement avec les houthistes afin de sécuriser sa frontière. Les rebelles au pouvoir à Sanaa peuvent s’inquiéter de voir se fermer dans l’Hadramaout une importante voie d’approvisionnement en armes. Mais ils n’ont pas de raison de rompre la trêve. Leur attention demeure concentrée au-delà des frontières, vers Israël et la bande de Gaza. Ils ont besoin de temps pour reconstituer leurs stocks de missiles pour viser de nouveau l’Etat hébreu, si le cessez-le-feu conclu en octobre avec le Hamas dans l’enclave palestinienne venait à s’écrouler. L’armée israélienne, pour sa part, a visé les installations militaires et des chefs des houthistes avec plus de précision depuis cet automne. Selon nos informations, les séparatistes ont noué, eux, un dialogue discret avec l’Etat hébreu. Leur chef, Aidarous Al-Zoubeidi, a annoncé au printemps que l’Etat du Yémen du Sud pourrait rejoindre les accords d’Abraham et reconnaître Israël, lorsqu’il renaîtrait de ses cendres.
  13. On peut dire ce qu'on veut de D. Trump, mais il fait vraiment TOUT pour décourager l'immigration !!!!!
  14. Quelques réflexions de Paul Krugman sur la récente baisse des taux de la FED et sur la volonté de Trump de dominer l'institution traditionnellement indépendante : https://paulkrugman.substack.com/p/of-maga-and-monetary-policy "Hier, la Réserve fédérale américaine a réduit d'un quart de point le taux des fonds fédéraux, c'est-à-dire le taux d'intérêt appliqué aux prêts au jour le jour entre banques, qu'elle contrôle effectivement. Il y a quatre choses à savoir à propos de cette baisse : · Bien que Donald Trump ait crié sur la Fed pour exiger des baisses importantes des taux, il n'y a en réalité aucune raison impérieuse de les baisser pour le moment · D'un autre côté, cette baisse ne devrait pas avoir d'effets néfastes. · En réalité, la politique de la Fed au cours des prochains mois n'aura pratiquement aucune importance. · Les questions importantes sont désormais d'ordre politique : Trump va-t-il détruire l'indépendance de la Fed et faire avec la politique monétaire ce qu'il a fait avec la politique de santé, c'est-à-dire la confier à des charlatans et à des excentriques ? Pourquoi est-ce que je dis qu'il n'y a pas de raison impérieuse de baisser les taux ? La Fed a un « double mandat » : elle est censée rechercher à la fois la stabilité des prix et le plein emploi. Pour remplir ce mandat au mieux, la Fed baisse normalement les taux d'intérêt lorsque le marché de l'emploi est faible et les augmente lorsque l'inflation est forte. À l'heure actuelle, cependant, le marché de l'emploi et le taux d'inflation envoient des signaux contradictoires. Le chômage est relativement élevé (4,4 % contre une moyenne de 4 % l'année dernière) et d'autres indicateurs, tels que le temps nécessaire aux travailleurs pour trouver un emploi, affichent une certaine faiblesse. D'autre part, l'inflation s'établit à environ 3 %, soit au-dessus de l'objectif de 2 % fixé par la Fed. Il est donc possible de défendre ou de critiquer la décision prise hier. En effet, la déclaration officielle de la Fed concernant la décision sur les taux d'intérêt a souligné cette ambiguïté, en soulignant les risques des deux côtés et en justifiant sa décision par une référence prudente à la hausse des « risques de ralentissement de l'emploi ». Pour les amateurs de détails techniques : nous pouvons être plus précis sur le double mandat en invoquant la règle de Taylor, élaborée par l'économiste John Taylor dans les années 1990, qui propose une formule pour fixer le taux des fonds fédéraux en fonction du chômage et de l'inflation. Ou plutôt, je devrais dire les règles de Taylor, au pluriel, car il existe plusieurs variantes. La Fed d'Atlanta propose un « utilitaire de la règle de Taylor », qui vous permet de choisir parmi les variantes ou de créer la vôtre. Mais la plupart des versions indiquent que le niveau actuel des taux est plus ou moins correct. Voici à quoi ressemble une comparaison : D'un autre côté, personne ne pense que ces estimations soient précises, et comme le suggère la déclaration de la Fed, certaines données indiquent que le marché du travail s'affaiblit. Une baisse de 25 points de base est donc également défendable. Mais tout cela n'a pas beaucoup d'importance. Les taux d'intérêt à court terme, comme le taux des fonds fédéraux, ont très peu d'impact sur l'économie réelle. Quant aux taux à long terme, qui ont beaucoup plus d'importance que les taux à court terme, en particulier pour le logement, ils reflètent principalement les anticipations du marché concernant la politique de la Fed pour les prochaines années, et non pour les prochains mois. Par conséquent, les taux à long terme et les taux à court terme peuvent diverger. Ils peuvent même évoluer dans des directions opposées. La Fed a entamé son cycle actuel de baisse des taux en septembre 2024. Depuis lors, le taux des fonds fédéraux a considérablement baissé, mais le taux d'intérêt de référence à 10 ans est passé d'un niveau bas de 3,6 % à son niveau actuel, légèrement inférieur à 4,2 % : Qu'est-ce que cela signifie ? Comme la Fed tente de remplir son double mandat, elle s'efforce généralement de fixer des taux d'intérêt ni trop élevés, ce qui peut entraîner un chômage inutile, ni trop bas, ce qui peut conduire à une inflation excessive. À mon avis, la Fed devrait appeler son objectif le « taux Goldilocks ». Malheureusement, on l'appelle généralement, de manière peu poétique, r* ou r-star. Le r-star ne peut être observé directement, seulement estimé. Et depuis l'année dernière, de nombreuses estimations du r-star ont été revues à la hausse, pour au moins deux raisons. Premièrement, les réductions d'impôts prévues dans le One Big Beautiful Bill entraîneront une augmentation des déficits budgétaires — non, les recettes douanières ne compenseront pas la différence, même si la Cour suprême autorise le maintien des droits de douane clairement illégaux imposés par Trump. Et ces déficits exerceront une pression à la hausse sur les taux à long terme. Deuxièmement, l'essor de l'IA a entraîné des dépenses considérables de la part des entreprises technologiques, en particulier dans les centres de données, ce qui exerce également une pression à la hausse sur les taux à long terme. Ainsi, si la Fed continue à fonctionner normalement, c'est-à-dire sans ingérence politique, les fluctuations de r-star seront le principal moteur des taux d'intérêt futurs. En particulier, les taux à long terme baisseront si l'IA est une bulle et que cette bulle éclate. Mais la Fed continuera-t-elle à fonctionner normalement ? Ou la politique monétaire, comme tant d'autres choses aux États-Unis ces derniers temps, finira-t-elle par être dictée par les caprices de Donald Trump ? La semaine dernière, j'ai écrit un article sur Kevin Hassett, le candidat probable de Trump au poste de président de la Réserve fédérale, que j'ai décrit comme une « recrue idéologique DEI » intellectuellement et moralement inapte à occuper ce poste. Il s'avère que je ne suis pas le seul à partager cette opinion, même si j'utilise peut-être un langage inhabituellement direct. CNBC interroge régulièrement des experts financiers pour connaître leur opinion sur les questions liées à la Fed. Selon leur dernière enquête, présentée dans le graphique en haut de cet article, presque tous leurs experts pensent que Hassett obtiendra le poste, mais presque aucun d'entre eux ne pense qu'il devrait l'obtenir. Et même si Hassett n'obtient pas le poste, celui qui l'obtiendra sera presque certainement totalement soumis à Trump. Et cela aura un impact négatif sur l'économie. Premièrement, si Trump parvient à contrôler la politique monétaire, il pourra mettre en œuvre une politique selon ses caprices, qui sont à la fois incohérents et dangereux. Il exige des baisses massives des taux d'intérêt alors même qu'il insiste sur le fait que l'économie est A+++++ — dans ce cas, pourquoi ces baisses sont-elles nécessaires ? On ne peut pas non plus s'attendre à ce qu'il se préoccupe réellement des conséquences inflationnistes de baisses importantes des taux, étant donné qu'il continue d'affirmer que les prix globaux sont en baisse, ce qui est tout simplement faux. Deuxièmement, même si Trump ne parvient pas à prendre le contrôle total de la politique monétaire grâce à son choix pour la présidence de la Fed, les effets resteront négatifs. Comme je l'ai souligné dans ma critique de Hassett, en temps de crise, le président de la Fed doit être capable de faire preuve de leadership et de sérieux, ainsi que de gagner la confiance. Étant donné que la tâche future de la Fed a été rendue particulièrement difficile par les politiques chaotiques de Trump, une inflation plus élevée que souhaité, un marché de l'emploi en déclin, des déficits futurs très élevés et un dollar en baisse, nommer un partisan de Trump à la présidence de la Fed signifierait faire face à toute crise future sans aucune des réserves de crédibilité qui nous ont permis de traverser la crise financière mondiale de 2008 et la crise du Covid en 2020. Quelle que soit l'issue, c'est donc la politique qui importe désormais pour l'avenir de la Fed, et non pas le fait d'avoir une ou deux baisses de taux en 2026." Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
  15. Non, maloin. "Ni Français ni Breton, Maloin suis", fière devise de Saint Malo.
  16. En effet. Une petite question d'ordre juridique, toutefois : peut-on être gracié avant d'avoir été condamné en bonne et due forme au terme d'un procès ? Il me semble qu'au moins en droit français, ça ne fonctionne pas de façon préventive.
  17. Paul Krugman est un prix Nobel d'économie qui ne cache pas ses opinions "liberal" et ne manque pas une occasion pour tomber à bras raccourcis sur les paroles et les actions de Trump. Ses opinions n'enlèvent toutefois rien à ses compétences et j'ai trouvé intéressantes ses dernières réactions aux propos d'un milliardaire ci-devant soutien de l'actuel POTUS. Il s'agit de l'évolution du cours de l'or, qu'en bon keynésien il considérait comme une "relique barbare" ; il va ici dans le sens du cheval de bataille d' @herciv quant à la signification de l'appétence croissante du public pour le lingot. Le lien vers l'article du blog, avec les graphiques : https://paulkrugman.substack.com/p/ingots-we-trust et un extrait de sa conclusion : "Revenons à mon thème principal. Comme le dit Griffin, les cours de l'or ont récemment grimpé en flèche. Pourtant, comme vous pouvez le voir sur mon deuxième graphique, les taux d'intérêt réels sont en hausse, et non en baisse. Qu'est-ce qui influence les taux d'intérêt ? Probablement une combinaison de déficits budgétaires importants, aggravés par le One Big Beautiful Bill, et le boom de l'IA, ainsi que la crainte que Trump politise la Fed et attise une inflation persistante. Mais ces taux d'intérêt réels plus élevés devraient faire baisser les cours de l'or, et non les faire monter. Que se passe-t-il donc ? L'explication la plus plausible, qui semble corroborer les propos de Griffin, est qu'un nombre croissant d'investisseurs, notamment les banques centrales étrangères, se tournent vers l'or parce qu'ils ne considèrent plus la dette américaine comme un actif sûr. Il est difficile de déterminer avec précision ce que craignent les investisseurs, peut-être parce qu'ils ne le savent pas eux-mêmes []. Mais de nombreuses possibilités auparavant inconcevables sont désormais tout à fait envisageables compte tenu du radicalisme de l'administration Trump. Une inflation galopante masquée par des statistiques officielles truquées ? L'expropriation des réserves des gouvernements que Trump n'aime pas ? La conversion forcée des actifs étrangers en obligations à 100 ans ? Compte tenu du bilan de l'administration jusqu'à présent, dans quelle mesure êtes-vous sûr qu'aucune de ces choses ne pourrait se produire ? Comme je l'ai dit au début de cet article, je ne m'intéresse généralement pas beaucoup à l'or, qui ne joue pas un rôle important dans l'économie moderne. Mais je pense que la récente flambée des cours de l'or nous envoie un message, à savoir que le monde perd confiance en l'Amérique."
  18. Il y a quand même des perles dans les traductions automatiques Moi, ça m'évoque "la compagnie des glaces" de GJ Arnaud : pas trop en congruence avec le réchauffement climatique, mais après tout, puisqsue ça vient de Trump...
  19. Oui, bien sûr, comparaison n'est pas raison ! Mais par les temps qui courent, j'aime autant prévoir toujours le pire, ça me préserve des désillusions. Et la manière dont évolue la politique américaine ne laisse pas de m'inquiéter, comme beaucoup.
  20. Espérons que le petit père du peuple américain ne réagisse pas à ce meurtre de la même façon qu'un certain Géorgien moustachu l'avait fait après l'assassinat de Kirov.
  21. Ils veulent y croire : https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20250914-pacte-aukus-l-australie-va-investir-6-8-milliards-d-euros-dans-un-chantier-naval-pour-sous-marins-nucléaires "L'Australie va investir l'équivalent de 6,8 milliards d'euros (12 milliards de dollars australiens) pour rendre le chantier naval Henderson, non loin de Perth, capable de construire une flotte de sous-marins à propulsion nucléaire, a annoncé, dimanche 14 septembre 2025, le gouvernement de ce pays."
  22. RAB, je trouve ça un peu désinvolte comme désignation [Ne me cherchez pas, je suis déjà trèèèès loin] ----->
  23. OK, merci, je ne m'en souvenais plus et trouve ça tout aussi choquant. Si le parlement européen respecte une minute de silence pour tous les faits divers sanglants qui se produisent aux USA, les députés ne vont pas discuter de grand chose (qui a dit "ça vaudrait mieux"? (ironie, je précise)). Caché car tout à fait HS:
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