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Stent

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Tout ce qui a été posté par Stent

  1. J'admets un manque de clarté de mon propos. Je ne parlais pas du profil psychologique (j'ai écrit "sociologique", en l'occurence) des individus faisant partie ou amenés à faire partie des unités spéciales, mais plutôt de la sociologie particulière de ces unités. Maintenant, il existe une grande variété de cas en fonction des pays et des unités. Mais il existe de multiples similitudes, liées au caractère élitiste des unités entre autres. Je ne me limitais pas ici à la France. En outre, je vous signale que j'évoque "un véritable culte du surhomme propre à la culture américaine". La diffusion du modèles culturels américain aux autres pays par une combinaison de vecteurs (cinéma, télévision, produits commerciaux, etc.) est indéniable, et la France n'y échappe pas (il existe de multiples études non partisanes sur le sujet). Maintenant, le "mythe du commando" n'est effectivement pas très répandu en France. Mais l'image du surhomme l'est. Le gros des effectifs des SMP n'est pas composé de combattants d'élite : chauffeurs de poids-lourds, vigiles, etc. sont effectivement des ressortissants mal payés de pays souvent pauvres. Il n'en reste pas moins que : 1. l'hémorragie de personnels SOF qualifiés, tant aux USA qu'au Royaume-Uni, vers les SMP se poursuit ; 2. la hiérarchie de ces SMP est dominée par d'anciens des FS ; 3. les missions de garde du corps et certaines missions pointues sont encore confiées à d'anciens FS ; 4. les personnels de Blackwater actuellement jugés pour des exactions ne sont ni salvadoriens, ni népalais. Ce genre de remarque ne vaut même pas la peine d'y répondre... Votre mépris pour l'armée française, FS exceptées apparement, est dûment noté. Je ne partage pas votre opinion, au demeurant représentative d'une tendance bien française pour l'auto-dénigrement. Les FS sont un outil avant tout opératif. "Les SOF, c'est du stratégique", c'est du dogme. Pas la réalité. La subordination à une "unité classique" doit être ici entendue comme l'action des SOF dans un cadre opératif au service d'une grande unité de type division ou corps d'armée. Ce concept a été celui appliqué en 2003 pendant l'invasion de l'Irak (notamment par les Marines), ou au quotidien par les Israéliens, ainsi que par les soviétiques ou les allemands pendant le second conflit mondial, à chaque fois avec succès. Voilà pour les principales remarques. Pour le reste, vos 30m de rayonnage sur les SOF ne m'impressionnent guère. Quand à Lawrence, sa place comme précurseur des FS est tout à fait particulière : son rôle militaire reste contesté, et aujourd'hui sa mission serait du ressort d'un agent de renseignement (DGSE, CIA, etc.), pas de membres des FS. Si j'avais voulu, j'aurais pu faire remonter ma petite histoire à l'antiquité (sans rire), mais je n'avais pas l'intention de vous faire un cours d'histoire, juste d'expliciter mon propos. Mon billet se veut avant tout comme une proposition pour développer un concept d'emploi des SOF qui ne soit pas un calque du modèle américain, afin d'en éviter certains éceuils militaires et politiques/sociologiques. Ces éceuils, je tiens à le préciser, n'existent à mon avis pas (encore) en France. Je n'étais pas en train de faire une attaque en règle contre les FS. Votre réponse s'appuie sur une lecture sélective, et je ne peux que déplorer qu'elle soit si peu constructive.
  2. G4lly, merci de relayer ainsi mes articles. J'ai pu constater que vous l'aviez fait pour au moins trois d'entre eux, dont celui-ci est le plus récent. Je vous remercie d'apprécier suffisament mon travail pour vouloir le partager. Je me dois néanmoins de vous rappeler que le contenu de mon blog n'est pas libre de droits. Pour mémoire, je vous redonne les conditions légales d'emploi de celui-ci : "Le contenu de ce blog est la propriété de son auteur. Ce blog est ouvert à la consultation mais n'est pas libre de droits. La publication, sur internet ou sous toute autre forme, de tout ou partie du contenu de ce site est soumise à l'accord préalable de l'auteur ; cet accord peut-être sollicité par e-mail. L'obtention de cet accord est soumise à l'engagement de citer, clairement et sans équivoque, la source (Blog "La Plume et le Sabre") et l'URL du contenu, ainsi que le nom de l'auteur. Toute utilisation commerciale de tout ou partie de ce site est strictement interdite en l'absence d'accord préalable et exprès de l'auteur de ce blog, et aucune clause des présentes conditions ne peut être interprétée comme dérogeant à cette interdiction. Toute utilisation de ce site implique l'acceptation des présentes conditions d'utilisation." Vous ne m'avez pas demandé l'autorisation de citer mes articles. Je vous demande donc de bien vouloir à l'avenir me demander par mail cette autorisation pour chacun des billets que vous voudrez reproduire, ici ou ailleurs. Je suis en général en mesure de vous donner cette autorisation dans la demi-journée. Je vous remercie néanmoins de citer votre source, tout le monde n'y pense pas... En outre, je vous demanderais à l'avenir de ne reproduire que le début de l'article et de renvoyer ensuite vers mon blog des lecteurs qui voudraient lire la suite. Vous pouvez bien sûr toujours indiquer un lien (sans mon autorisation... =)). La raison pour laquelle je vous demande ceci est simple : chaque billet représente plusieurs heures de travail, entre recherche, conception, écriture, et corrections. Bien que purement bénévole, il s'agit donc pour moi d'un investissement important. Si vous diffusez l'intégralité de mes billets sur d'autres sources, les gens peuvent se dispenser de se rendre sur mon blog.Du coup, au lieu de poster des commentaires sur le blog, ils le font dans des forums comme celui-ci, ce qui ôte au blog l'un de ces intérêts : celui de plate-forme de débat. Les lecteurs qui ne connaissent pas ce forum ne peuvent participer au débat qui s'y tient. Je vous remercie de bien vouloir tenir compte de mes remarques, et tiens à vous remercier encore pour l'intérêt que vous manifestez pour mon travail. Je reste à votre disposition par mail (disponible sur mon blog). Amicalement,
  3. En tant qu'auteur de l'article que vous attaquez, Service de semaine, je me permets de répondre à vos remarques. 1. Je ne suis en aucune façon téléguidé par qui que se soit. Mes opinions n'engagent que moi, et je m'exprime à titre personnel. J'ajoute que je ne suis pas militaire, pas plus que je ne travaille pour le MinDef. 2. Je ne suis donc pas non plus frustré par le COS ou jaloux. Je ne remet en cause ni la compétence des unités du COS, ni les qualités humaines de leurs membres, pour lesquels j'ai le plus profond respect. 3. Les arditi, stosstruppen et corps francs ne sont pas stricto sensu des SOF selon la définition actuelle de ces unités. Toutefois, elles relèvent d'une tradition particulière qui se situe aux sources des SOF sous leur forme actuelle. Pour sur-schématiser, en en commençant en 14-18 (il faudrait en fait faire remonter l'histoire plus loin), il existe deux grandes traditions de forces spéciales "conventionnelles" : les troupes de choc de 14-18 en sont une, qui va donner par la suite les commandos britanniques par exemple, puis après 1945 être absorbée par des unités conventionnelles. Cette tradition se retrouve aux USA chez les Rangers (qui dépendent du SOCOM, accessoirement), et chez nous par les GCP par exemple (qui constituent l'une des antichambres du COS). La seconde tradition est liée au monde du renseignement, qu'il s'agisse de renseignement purement militaire (type DRM chez nous, où 2e bureau autrefois) ou bien de renseignement plus large (qui correspondrait à la DGSE). Les SAS, le LRDG, les Brandebourgeois allemands de 39-45 ou les Spetznaz soviétiques puis russes (qui dépendent du GRU ou du KGB/FSB, et non directement de l'armée) relèvent de cette seconde tradition. Après 1945, les guerres irrégulières de décolonisation ont transformé les FS en "arme anti-guérilla" destinées à encadrer des forces autochtones (GCMA en Indochine, SF américaines au Viet-Nam, SAS en Malaisie, etc.), qui ont ensuite donné naissance aux missions de type MA. Voilà pour le rappel historique. Mais je persiste dans ma comparaison : sociologiquement, le profil FS est le même pour les Stosstruppen et les SAS. Cela ne veut pas dire que tous les soldats des FS sont destinés à devenir facsistes. Ceux qui prétenderaient cela seraient malhonnêtes, partisans, et franchements idiots. Tel n'est pas mon propos, qui en outre ne concernait pas particulièrement le COS français, mais plutôt des évolutions en cours au sein du commandement des opérations spéciales américain (USSOCOM). 4. Mes remarques concernaient en fait plus la manière dont les FS peuvent être perçues par une certaine culture populaire (cinéma, littérature) abondamment entretenue par des "anciens" qui romancent considérablement leur environnement (Andy McNab, par ex.). Cette culture populaire accroit un véritable culte du surhomme propre à la culture américaine mais qui trouve de plus en plus d'audience en Europe. Les FS ne sont ni responsables ni victimes de ce culte, mais présentent des caractéristiques propres à le susciter. Ma remarque dénonçait un risque, non un fait avéré. Toutefois, le nombre d'anciens soldats d'unités SOF qui rejoignent des SMP type Blackwater, donc qui deviennent des mercenaires, pose un réel problème ; les exactions que plusieurs d'entre eux ont commis en Irak et ailleurs montre qu'il existe des risques rapides de dérive et de développement d'un culte de la violence ou d'une perversion de l'éthique chez certains individus. La culture "guerrière" qui existe indéniablement dans les unités spéciales orientées "action" est dangereuse ; l'éthique militaire est celle du soldat, concept civilisé. Le guerrier est un idéal barbare. 5. Il existe une lecture inverse de l'embuscade d'Uzbin. A force de réserver les missions de combat aux FS et de reléguer les autres aux tâches annexes, il peut s'être produit une perte de compétences qui a pu contribuer aux pertes. En outre, seuls 8 des soldats tués appartenaient au 8e RPIMa ; un autre était un infirmier du 2e REP, le dernier un marsouin du RMT. Une unité comme le 8e RPIMa est une unité de combat ; sa place est au combat. N'employer que le COS pour affronter les Talibans est une utilisation stupide de ressources rares, précieuses, et trop spécialisées pour être employées comme infanterie légère. Maintenant, les unités spéciales ont toute leur place en Afghanistan, mais en coordination avec les forces classiques. La coordination, notez bien, va dans les deux sens : autant il est envisageable que des SOF soit subordonnées à des unités classiques si la situation l'exige, autant l'inverse est également normal : si les SOF sont l'effort principal, les unités conventionnelles doivent leur être subordonnées. Mon billet ne dit pas autre chose. J'ajouterais que l'Afghanistan aujourd'hui et celui que le COS à connu sont sans commune mesure du point de vue sécuritaire : la situation est bien plus dégradée aujourd'hui. J'espère que votre réaction à chaud n'est que l'effet d'un malentendu et qu'il a été dissipé. A bon entendeur,...
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