papsou Posté(e) le 22 décembre 2025 Share Posté(e) le 22 décembre 2025 https://www.latribune.fr/article/entreprises-finance/107985813746215/electricite-malgre-la-fin-de-l-arenh-bercy-anticipe-une-stabilite-des-factures Électricité : malgré la fin de l’Arenh, Bercy anticipe une stabilité des factures Un dispositif tarifaire régulé sur l'électricité prend fin au 31 décembre. Mais Bercy estime que les factures d'électricité des ménages ne vont pas augmenter en 2026 ni même en 2027. Le 31 décembre signe la fin de l’Arenh, le dispositif tarifaire régulé sur l’électricité. Malgré tout, le gouvernement anticipe une stabilité des factures pour les deux années à venir. « Les prix des factures devraient être stables au moins en 2026 et en 2027 », pour la plupart des ménages français, « au vu des prix bas de l'énergie décarbonée française sur les marchés de gros », a indiqué Bercy à l'AFP. Concrètement, pour ces deux années-là, « le passage au nouveau mécanisme n'aura pas d'impact » sur les tarifs réglementés de vente de l'électricité (TRVE), qui concernent quelque 19,75 millions d'abonnés, soit 56 % des clients résidentiels, ajoute Bercy. Un nouveau dispositif Depuis 2011, le système appelé Arenh obligeait l'opérateur historique EDF à céder un quart environ de sa production nucléaire annuelle à des industriels très énergivores et à ses concurrents fournisseurs alternatifs à un prix très avantageux de 42 euros du mégawattheure pour répondre aux exigences européennes en matière de concurrence. Ce dispositif s'éteint au 31 décembre 2025 et sera remplacé par un nouveau système, une sorte de « garde-fou » tarifaire, selon les mots de Bercy, qui a été pensé comme un « compromis entre protection des consommateurs » et les besoins d'« investissement dans le système énergétique de l'avenir et notamment dans le programme nucléaire pour EDF ». Ce mécanisme laisse la faculté à EDF de vendre plus librement sa production nucléaire de gré à gré, en fonction des prix de marchés. Mais au-delà de certains seuils, ses revenus, s'ils sont élevés, seront taxés pour être redistribués à tous les consommateurs, particuliers comme entreprises. C'est le versement nucléaire universel (VNU), un dispositif instauré dans le projet de loi de finances 2025, et qui suscite des critiques pour son manque de lisibilité. Ainsi ce système « VNU » viendra « diminuer la facture des consommateurs si les prix devaient dépasser » deux seuils progressifs prévus à 78 euros du MWh puis 110 euros du MWh, « en prélevant EDF » sur ses recettes qui excèdent ces plafonds, explique Bercy. Or au vu des prix actuels de l'électricité française sur les marchés de gros - environ 50 euros du MWh - les consommateurs ne devraient donc pas bénéficier de cette redistribution à partir de 2026, comme l'avait anticipé la Commission de régulation de l'énergie, le régulateur du secteur, en septembre dernier. Une réforme qui ne protégerait pas assez le client Début octobre, un rapport de l’Assemblée nationale a estimé que la nouvelle réforme ne protégeait « pas suffisamment » les consommateurs face aux aléas des prix sur les marchés. Critiques des mesures retenues par l'État et l'électricien public EDF pour contenir les factures d'électricité, les rapporteurs Philippe Bolo (MoDem) et Maxime Laisney (LFI) préconisaient d'autres pistes, via « un rôle accru de l'État ». Parmi 19 propositions, les députés proposent notamment de « rééquilibrer la fiscalité applicable à l'électricité par rapport à celle applicable au gaz en diminuant la première » sur les factures et « d'étudier la mise en place d'un taux de TVA réduit à 5,5 % sur les consommations d'électricité incompressibles des ménages ». Pour eux, le versement nucléaire universel (VNU) pose problème. En cause : des seuils « à la main du gouvernement » et placés trop « hauts » pour protéger les consommateurs des yoyos du marché. « C'est un parapluie placé trop haut et percé de toutes parts », a résumé le député Maxime Laisney jeudi lors de la présentation du rapport. L'objectif de la réforme était en effet de permettre à EDF de dégager des bénéfices pour financer son besoin d'investissement - environ 25 milliards d'euros par an, puisqu'à l'inverse, aucun filet de sécurité - donc de prix plancher - n'a été prévu pour le groupe en cas d'effondrement des cours sur les marchés. Si bien, préviennent les députés, que « la conciliation des différents objectifs de la réforme s'annonce (..) délicate : comment permettre à EDF de dégager des revenus pour financer la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, dont le chiffrage et les modalités de financement ne sont toujours pas précisément connus, tout en cherchant à protéger les consommateurs ? », interrogent-ils. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) mercredi à 13:17 Share Posté(e) mercredi à 13:17 Production d’électricité bas carbone en Europe : le graphique qui souligne la singularité française https://www.sfen.org/rgn/production-delectricite-bas-carbone-en-europe-le-graphique-qui-souligne-la-singularite-francaise/?utm_source=Newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=RGN Hebdo - 04/02/2026 L’analyse heure par heure de la production électrique européenne en 2025, menée à partir des données de l’Entso-E, met en évidence de fortes disparités entre pays. Elle souligne en particulier la position singulière de la France, qui combine volumes élevés d’électricité et faible intensité carbone, grâce à son parc nucléaire. Le graphique, publié par l’ingénieur Thomas Auriel, présente, pour plusieurs pays européens, la relation entre production électrique et intensité carbone sur l’année 2025 avec un pas de temps horaire. Ce diagramme de dispersion offre une représentation visuelle qui aide à comprendre la relation entre les niveaux de production et les émissions de CO₂ dans différents pays. Chaque point correspond à une heure de production, caractérisée par un volume produit et une intensité d’émissions associée. Cette approche permet d’appréhender de manière fine le fonctionnement réel des systèmes électriques, au-delà des moyennes annuelles. L’analyse met en évidence des profils nationaux très contrastés, tant en termes de volumes que d’empreinte carbone. Dans ce panorama, la France se distingue par un ensemble de points concentrés dans une zone associant production élevée et faible intensité carbone. La France, championne de la production d’électricité abondante et bas carbone Sur l’ensemble de la période étudiée, la production française dépasse régulièrement 60 à 70 GWh par heure. En 2025, la production nationale d’électricité a atteint 544 TWh, dont 373 TWh d’origine nucléaire, en hausse par rapport à 2024. Cette progression reflète le redressement du parc après les difficultés rencontrées au début de la décennie. Même si la production d’électricité est élevée en France, l’intensité carbone est restée généralement inférieure à 60 gCO₂/kWh. Ce positionnement est unique parmi les grands pays européens. En ne considérant que l’intensité carbone en ordonnée, on constate que le point le plus élevé observé pour la France reste nettement inférieur aux niveaux les plus bas enregistrés par de grands pays producteurs comme l’Italie, l’Allemagne ou la Pologne. Cette performance carbone du système électrique français repose principalement sur la contribution du nucléaire, qui constitue la principale source pilotable bas carbone du mix. L’hydraulique et les énergies renouvelables complètent ce dispositif. La comparaison avec d’autres pays souligne la diversité des trajectoires La Pologne se caractérise par une intensité carbone élevée, liée à une forte dépendance au charbon, malgré des volumes de production plus limités. Toutefois, le pays a engagé une transition structurelle avec le lancement d’un programme nucléaire ambitieux, prévoyant la construction de 6 à 9 GW de nouvelles capacités. Cependant, ses effets resteront progressifs. L’Allemagne présente un profil marqué par des volumes importants et une intensité carbone sensiblement plus élevée que celle de la France. Malgré une part significative d’énergies renouvelables, le recours au gaz et au charbon demeure nécessaire pour assurer l’équilibre du système, en particulier depuis l’arrêt du nucléaire. L’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni occupent des positions intermédiaires, reflétant des mix reposant davantage sur le gaz et les renouvelables. Cette analyse met en évidence les conditions nécessaires à une décarbonation profonde du système électrique à grande échelle. Le développement des énergies renouvelables constitue un levier essentiel, mais il doit être complété par des capacités pilotables bas carbone permettant d’assurer la continuité de l’approvisionnement. 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alberas Posté(e) mercredi à 13:25 Share Posté(e) mercredi à 13:25 (modifié) Selon "Transitions et Energies" l'Espagne a échappé de justesse à un nouveau black out le 28 janvier. La tempète Kristin a provoqué l'arrêt brutal de plusieurs champs d'éoliennes en Espagne et au Portugal. La mise en route de centrales au gaz et la coupure d'alimentaion auprès de gros consommateurs industriels a évité la catastrophe. Modifié mercredi à 13:28 par Alberas 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) mercredi à 13:35 Share Posté(e) mercredi à 13:35 il y a 8 minutes, Alberas a dit : Selon "Transitions et Energies" l'Espagne a échappé de justesse à un nouveau black out le 28 janvier. La tempète Kristin a provoqué l'arrêt brutal de plusieurs champs d'éoliennes en Espagne et au Portugal. La mise en route de centrales au gaz et la coupure d'alimentaion auprès de gros consommateurs industriels a évité la catastrophe. Oui et si on suit les dictats de l'Europe c'est à dire si on renforce l'interconnexion avec l'Espagne, leur instabilité viendra se propager chez nous encore plus fort. 1 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alberas Posté(e) mercredi à 14:02 Share Posté(e) mercredi à 14:02 il y a 24 minutes, Picdelamirand-oil a dit : Oui et si on suit les dictats de l'Europe c'est à dire si on renforce l'interconnexion avec l'Espagne, leur instabilité viendra se propager chez nous encore plus fort. Oui! En avril dernier, on a évité le pire chez nous en coupant les interconnections. Mais la centrale de Golfech était tombée. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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