collectionneur Posté(e) le 26 décembre 2025 Share Posté(e) le 26 décembre 2025 @Banzinou Je n'arrive pas à te créditer directement sur le message précédent. La fonction édition mouline avec ses messages twitter. Sinon, quel hypocrisie alors qu'avant hier il insulter le Japon qui aurait envisager d'avoir des SNA. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ARMEN56 Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 Autre source « La Corée du Nord, par le biais des médias d’État, a déclaré que Kim Jong Un avait inspecté la construction d’un sous-marin stratégique à propulsion nucléaire de 8 700 tonnes dans un chantier naval du pays, en publiant des images de la coque principale du navire en cours d’assemblage. Selon le rapport de l’agence de presse officielle KCNA, ce sous-marin est présenté comme un sous-marin stratégique guidé par missiles à propulsion nucléaire, destiné à faire partie des plans nord-coréens de modernisation de leur marine. Si ce projet se concrétise et que le navire est opérationnel, un sous-marin à propulsion nucléaire équipé de missiles rendrait la force nucléaire nord-coréenne plus survivable en mer, ce qui compliquerait considérablement la détection par d’autres pays et augmenterait les risques de tensions dans la région autour de la péninsule coréenne. Contexte général (infos complémentaires) • Les images montrées par l’agence d’État suggèrent que la coque principale du sous-marin est assez avancée, ce qui pourrait indiquer que les composants essentiels — possiblement le réacteur nucléaire ou les systèmes internes — sont déjà installés ou en cours d’installation. • Kim Jong Un a critiqué les plans sud-coréens, soutenus par les États-Unis, visant à développer leurs propres sous-marins à propulsion nucléaire, les appelant une menace pour la sécurité et un acte offensif. • Ce sous-marin s’inscrit dans une stratégie militaire plus large de Pyongyang visant à renforcer ses capacités nucléaires et militaires, dans un contexte de tensions persistantes sur la péninsule » https://armyrecognition.com/news/navy-news/2025/north-korea-discloses-ongoing-construction-of-an-8-700-ton-nuclear-powered-strategic-submarinep Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mudrets Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 On sent de la patte russe là-dedans 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 il y a 31 minutes, ARMEN56 a dit : Autre source « La Corée du Nord, par le biais des médias d’État, a déclaré que Kim Jong Un avait inspecté la construction d’un sous-marin stratégique à propulsion nucléaire de 8 700 tonnes dans un chantier naval du pays, en publiant des images de la coque principale du navire en cours d’assemblage. Selon le rapport de l’agence de presse officielle KCNA, ce sous-marin est présenté comme un sous-marin stratégique guidé par missiles à propulsion nucléaire, destiné à faire partie des plans nord-coréens de modernisation de leur marine. Si ce projet se concrétise et que le navire est opérationnel, un sous-marin à propulsion nucléaire équipé de missiles rendrait la force nucléaire nord-coréenne plus survivable en mer, ce qui compliquerait considérablement la détection par d’autres pays et augmenterait les risques de tensions dans la région autour de la péninsule coréenne. Contexte général (infos complémentaires) • Les images montrées par l’agence d’État suggèrent que la coque principale du sous-marin est assez avancée, ce qui pourrait indiquer que les composants essentiels — possiblement le réacteur nucléaire ou les systèmes internes — sont déjà installés ou en cours d’installation. • Kim Jong Un a critiqué les plans sud-coréens, soutenus par les États-Unis, visant à développer leurs propres sous-marins à propulsion nucléaire, les appelant une menace pour la sécurité et un acte offensif. • Ce sous-marin s’inscrit dans une stratégie militaire plus large de Pyongyang visant à renforcer ses capacités nucléaires et militaires, dans un contexte de tensions persistantes sur la péninsule » https://armyrecognition.com/news/navy-news/2025/north-korea-discloses-ongoing-construction-of-an-8-700-ton-nuclear-powered-strategic-submarinep Ça ressemble à de l'IA... il y a 1 minute, mudrets a dit : On sent de la patte russe là-dedans ...En effet à la réflexion ça pourrait aussi être du carton-pâte. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ARMEN56 Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 Pas de vue longi. Les équipements du massif semblent proches mécanisme des barres de plongées ? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Banzinou Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 il y a 20 minutes, mudrets a dit : On sent de la patte russe là-dedans L’îlot allongé pour accueillir les missiles balistiques ? Façon Delta et consort ? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
clem200 Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 il y a 23 minutes, Patrick a dit : Ça ressemble à de l'IA... ...En effet à la réflexion ça pourrait aussi être du carton-pâte. La couleur marron caca n'aide pas Mais contrairement aux iraniens ils n'ont pas pour habitude de montrer de faux matériel il me semble Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ARMEN56 Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 ?? je trouve les TLT supérieurs trop hauts pour aller chercher le passage de la coque épaisse ( singularité obligée) 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mudrets Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 (modifié) il y a une heure, Banzinou a dit : L’îlot allongé pour accueillir les missiles balistiques ? Façon Delta et consort ? Entre autres, quoique sur les Delta c'est moins haut. La forme du nez, le pied de massif Pour les TLT du haut, comme les tubes de 650 externes de certains russes? Modifié le 27 décembre 2025 par mudrets 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 (modifié) Il y a 1 heure, clem200 a dit : La couleur marron caca n'aide pas Mais contrairement aux iraniens ils n'ont pas pour habitude de montrer de faux matériel il me semble Pas du faux matériel mais des matériels qu'on ne voit qu'une fois lors de défilés et qui disparaissent ensuite (notamment dans le domaine des chars et des véhicules blindés). Et dont le caractère opérationnel est douteux. Pour l'aide russe éventuelle ou non, les Nord-Coréens n'ont pas vraiment d'autres sources sous la main. Soit ils se sont inspirés de ce qui existait à l'Est, soit ils ont obtenu une aide matérielle (on a beaucoup glosé là-dessus, sur les transferts russes - moi y compris - on peine à en voir les fruits véritables) mais il ne leur est pas possible d'aller voir ailleurs. Quant au caractère nucléaire ou non de la propulsion, là c'est absolument impossible à déterminer. La seule chose qu'on peut dire, c'est qu'il ne semble pas que leurs deux sous-marins précédents, supposés être à propulsion conventionnelle mais équipés de missiles balistiques, aient pris la mer. Ça fait plusieurs années déjà. Modifié le 27 décembre 2025 par Ciders 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Titus K Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) le 30 décembre 2025 Share Posté(e) le 30 décembre 2025 Le 27/12/2025 à 12:38, Titus K a dit : Elle grandit vite... (soupir, le temps passe) Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mudrets Posté(e) le 31 décembre 2025 Share Posté(e) le 31 décembre 2025 (modifié) Pur les réacteurs VM-4SG coulés, seraient-ce ceux de l'Ekaterinburg (classe 667BDRM Delta IV) inactif depuis 2020 ? Il avait connu un très grave incendie sur sa partie avant en décembre 2011 Modifié le 31 décembre 2025 par mudrets Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
penaratahiti Posté(e) le 31 décembre 2025 Share Posté(e) le 31 décembre 2025 il y a 16 minutes, mudrets a dit : Pur les réacteurs VM-4SG coulés, seraient-ce ceux de l'Ekaterinburg (classe 667BDRM Delta IV) inactif depuis 2020 ? Il avait connu un très grave incendie sur sa partie avant en décembre 2011 le K-84 me parait effectivement être le candidat le plus probable, c'est bien le seul DELTA IV qui n'a pas été converti ou modernisé et qui n'est plus en service ? Sinon, autre hypothèse, ils avaient des spares à Sayda-Guba ou à Severodvinsk... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) le 31 décembre 2025 Share Posté(e) le 31 décembre 2025 Dans tous les cas, il faut a priori exclure tous les réacteurs de la Flotte du Pacifique. Ça réduit de beaucoup les possibilités. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mudrets Posté(e) le 31 décembre 2025 Share Posté(e) le 31 décembre 2025 Les classes 667BDRM Delta IV ont été exclusivement basés en flotte du Nord Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ARMEN56 Posté(e) hier à 07:07 Share Posté(e) hier à 07:07 https://www.ccmessage.kr/news/articleView.html?idxno=102866 Traduction de cet article nord coréen Pressentiment de Grand Bouleversement 661] Le sous-marin brun-rouge est l’un des six plus grands sous-marins à propulsion nucléaire du monde** Han Ho-seok Directeur de l’Institut de recherche stratégique(Chronique) Publié le 5 janvier 2026 à 14 h 20 Table des matières 1. Les six plus grands sous-marins nucléaires du monde selon le déplacement en plongée 2. Le réacteur à eau pressurisée militaire installé sur les sous-marins nucléaires 3. Le réacteur nord-coréen, supérieur au réacteur VM-5 4. Caractéristiques extérieures du sous-marin brun-rouge : un massif et des protubérances géantes 5. Les deux types de missiles stratégiques embarqués 6. La réalité de la force nucléaire anti-impérialiste 1. Les six plus grands sous-marins nucléaires du monde selon le déplacement en plongée Le 25 décembre 2025, les médias nord-coréens ont rapporté que le Secrétaire général Kim Jong-un avait dirigé sur place le projet de construction d’un sous-marin stratégique à missiles guidés à propulsion nucléaire. Le terme propulsion nucléaire signifie que le bâtiment est mû par l’énergie nucléaire produite par un réacteur. Le terme missile stratégique guidé désigne un missile stratégique ayant une portée intercontinentale supérieure à 5 500 kilomètres. Dans cet article, au lieu d’utiliser l’expression « sous-marin stratégique à missiles guidés à propulsion nucléaire », nous emploierons indifféremment les termes sous-marin nucléaire stratégique lance-missiles et sous-marin à propulsion nucléaire. Les photographies publiées par les médias nord-coréens montrent un sous-marin nucléaire stratégique lance-missiles dont la construction est quasiment achevée, placé à l’intérieur des installations de construction de sous-marins du chantier naval de Sinpo, dans la province du Hamgyŏng du Sud. À partir de simples photographies, il est impossible de prendre la pleine mesure de la puissance d’un sous-marin nucléaire. Ce n’est qu’en disposant de connaissances et d’informations sur les sous-marins nucléaires que l’on peut réellement comprendre la portée de ce que la Corée du Nord a rendu public. Le 6 septembre 2023, le sous-marin diesel-électrique Héros Kim Kun-ok, mis à l’eau au chantier naval de Sinpo, était entièrement de couleur graphite. De même, les sous-marins nucléaires exploités par les marines d’autres pays sont également de couleur graphite. Plus précisément, cette couleur provient des tuiles absorbantes acoustiques (anechoic tiles) fixées sur la coque, ce qui donne l’apparence d’une peinture graphite. Ces tuiles absorbantes réduisent non seulement l’écho sonore renvoyé vers les sonars ennemis, mais elles empêchent également les bruits mécaniques internes et les sons produits par l’équipage de se propager à l’extérieur, assurant ainsi une fonction de furtivité. Or, le sous-marin révélé cette fois par la Corée du Nord est peint en brun-rouge. Cela indique que toutes les étapes de construction sont achevées, à l’exception de la pose finale des tuiles absorbantes acoustiques. Compte tenu de la vitesse de travail du chantier naval de Sinpo, qui a construit ce sous-marin nucléaire en un laps de temps relativement court, la pose des tuiles absorbantes devrait prendre environ un mois. Les médias nord-coréens ont rapporté que ce sous-marin nucléaire stratégique est un bâtiment de 8 700 tonnes. Cela correspond à son déplacement en surface. En général, le déplacement d’un sous-marin est exprimé à la fois en déplacement en surface et en déplacement en plongée, mais étant donné la nature opérationnelle d’un sous-marin, le déplacement en plongée est l’indicateur le plus important. La Corée du Nord n’a communiqué que le déplacement en surface. Il convient donc d’identifier, parmi les sous-marins nucléaires étrangers dont les deux valeurs sont connues, un bâtiment ayant un déplacement en surface proche de 8 700 tonnes, afin d’en déduire son déplacement en plongée. Parmi les sous-marins nucléaires étrangers, celui dont le déplacement en surface est le plus proche est le classe Yasen de la marine russe. Le déplacement en surface du sous-marin nord-coréen est de 8 700 tonnes, tandis que celui du Yasen est de 8 600 tonnes. Le déplacement en plongée du Yasen est de 13 800 tonnes. Cependant, le sous-marin nord-coréen présente un massif (sail) environ 2,5 fois plus volumineux, ainsi que de gigantesques protubérances situées à la fois au-dessus et au-dessous de la coque. En tenant compte de ces éléments, le déplacement en plongée du sous-marin nord-coréen est estimé à environ 15 000 tonnes, soit environ 1 200 tonnes de plus que le Yasen. Selon le déplacement en plongée, les six plus grands sous-marins nucléaires du monde sont les suivants : • Russie — Classe Typhoon : 48 000 tonnes • Russie — Classe Boreï : 24 000 tonnes • Chine — Type 096 : ~20 000 tonnes • États-Unis — Classe Ohio : 18 750 tonnes • Royaume-Uni — Classe Vanguard : 15 900 tonnes • Corée du Nord — Nouveau sous-marin nucléaire : ~15 000 tonnes 2. Le réacteur à eau pressurisée militaire installé sur les sous-marins nucléaires Les réacteurs à eau légère se divisent en réacteurs à eau pressurisée (REP) et réacteurs à eau bouillante. Les sous-marins nucléaires, porte-avions nucléaires et croiseurs nucléaires utilisent des réacteurs militaires à eau pressurisée, plus compacts, robustes et flexibles. Les réacteurs militaires utilisent de l’uranium enrichi à plus de 20 %, tandis que les réacteurs civils utilisent de l’uranium enrichi à 3–5 %. Les réacteurs militaires utilisant de l’uranium enrichi à environ 90 % ont un cycle de remplacement du combustible supérieur à 40 ans, ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire de changer le combustible pendant toute la durée de vie du sous-marin. Les sous-marins nucléaires russes, américains et britanniques utilisent ce type de combustible hautement enrichi. À l’inverse, les sous-marins utilisant de l’uranium enrichi à environ 20 % doivent remplacer leur combustible tous les 7 ans. C’est le cas des sous-marins nucléaires chinois et français. Le remplacement du combustible nécessite de découper entièrement la coque résistante, d’arrêter le réacteur, de le refroidir, de remplacer le combustible, puis de ressouder la coque — une opération qui prend environ deux ans. Sur une durée de vie de 40 ans, ces sous-marins passent donc environ 10 ans immobilisés pour maintenance lourde. La vitesse en plongée d’un sous-marin nucléaire est de 27 à 30 nds Le facteur déterminant est la puissance thermique du réacteur. Le sous-marin britannique Vanguard est équipé du réacteur PWR-2 (145 MW), tandis que le Yasen russe utilise le OK-650KPM (200 MW). Le Vanguard, bien que plus lourd, est plus lent (25nds) que le Yasen (28nds) en raison de son réacteur moins puissant. Pour qu’un sous-marin de 15 000 tonnes atteigne 27 à 30 nds un réacteur de 200 MW est nécessaire, soit environ 270 000 chevaux. Cela explique pourquoi la Corée du Nord s’est engagée dans le développement d’un réacteur militaire de 200 MW. 3. Un réacteur nord-coréen supérieur au réacteur à eau pressurisée VM-5 La Corée du Nord a-t-elle développé de manière autonome un réacteur militaire à eau pressurisée d’une puissance de 200 mégawatts ? En avril 2009, la Corée du Nord a lancé la construction d’un réacteur à eau légère dans le complexe nucléaire de Nyŏngbyŏn, situé dans le comté de Nyŏngbyŏn, province du Pyŏngan du Nord. La construction de ce réacteur à eau légère a été achevée en 2013. Le réacteur à eau légère construit par la Corée du Nord à Nyŏngbyŏn est un réacteur civil, utilisant de l’uranium faiblement enrichi à environ 3,5 %, avec une puissance thermique de 100 mégawatts. Les réacteurs civils à eau légère ont une puissance thermique faible, sont de très grande taille et sont fixés au sol. Avec la seule technologie des réacteurs civils, il est impossible de développer un réacteur militaire à eau pressurisée destiné à être installé dans un sous-marin à propulsion nucléaire. Alors, comment la Corée du Nord a-t-elle pu développer un réacteur militaire à eau pressurisée ? La clé permettant de répondre à cette question se trouve dans un article d’analyse publié le 4 août 2005 dans la revue militaire britannique de référence Jane’s Defense Weekly. Selon cet article, la Corée du Nord aurait importé, au début des années 1990, un sous-marin nucléaire de classe 667A depuis la Russie. Ce sous-marin avait été exploité par la flotte du Pacifique de la marine soviétique, mais avait été retiré prématurément du service en raison des graves difficultés financières survenues après la dissolution de l’Union soviétique. Le point crucial est que le sous-marin nucléaire de classe 667A importé par la Corée du Nord était équipé d’un réacteur militaire à eau pressurisée. Ce réacteur était le VM-5, d’une puissance thermique de 177 mégawatts. Les scientifiques et ingénieurs nord-coréens du secteur nucléaire ont étudié de manière intensive le réacteur VM-5 afin d’acquérir la technologie nécessaire au développement de réacteurs militaires à eau pressurisée. Pendant près de vingt ans, ils ont analysé le réacteur VM-5, développé et accumulé leurs propres technologies, et sont finalement parvenus à fabriquer un réacteur expérimental miniaturisé. Selon un reportage du 15 janvier 2018 de Radio Free Asia, un réacteur expérimental à eau pressurisée a été installé à l’usine expérimentale de physique radiologique de l’Académie nationale des sciences, située dans le quartier Ŭnjŏng, à P’yŏngsŏng, province du Pyŏngan du Sud. Le même reportage indique qu’une maquette de ce réacteur a été exposée au musée scientifique et technologique de l’Académie nationale des sciences. Toujours selon ce reportage, le réacteur expérimental à eau pressurisée installé à l’usine expérimentale de physique radiologique était en fonctionnement depuis 2015, et que le Secrétaire général Kim Jong-un, lors de sa visite d’inspection à l’Académie nationale des sciences le 11 janvier 2018, avait reçu un rapport sur son état de fonctionnement. Selon les médias nord-coréens, lors du discours prononcé le 7 septembre 2023 à l’occasion de la cérémonie de mise à l’eau du sous-marin diesel-électrique Héros Kim Kun-ok au chantier naval de Sinpo, Kim Jong-un a déclaré : « Cela fait maintenant quatre ans que je suis venu ici pour vous confier une mission. » La mission confiée par Kim Jong-un au chantier naval de Sinpo en 2019 était de « mettre un sous-marin à propulsion nucléaire dans l’ordre de bataille ». L’expression « mettre un sous-marin à propulsion nucléaire dans l’ordre de bataille » signifie construire un sous-marin à propulsion nucléaire. Ayant reçu cette mission en 2019, le chantier naval de Sinpo a lancé les travaux préparatoires nécessaires à la construction d’un sous-marin nucléaire. Les scientifiques et ingénieurs du secteur nucléaire nord-coréen ont exploité le réacteur expérimental à eau pressurisée pendant cinq ans, au cours desquels ils ont développé la technologie de conception d’un réacteur militaire à eau pressurisée, et ont finalement achevé les plans de conception completsde ce réacteur. Le 10 octobre 2020, à l’occasion du 75ᵉ anniversaire de la fondation du Parti du travail de Corée, ils ont soumis ces plans — fruit de cinq années d’efforts — au Département de l’industrie de l’armement du Comité central du Parti. Selon un article publié par Daily NK le 11 novembre 2021, le Département de l’industrie de l’armement, qui avait lancé l’examen du projet de sous-marin nucléaire en octobre 2020, a procédé à l’évaluation des plans du réacteur militaire à eau pressurisée. Au cours de cet examen, une erreur technique a été détectée : l’assemblage entre certains plans partiels et les plans d’ensemble n’était pas correctement ajusté. Cette erreur a été corrigée immédiatement. Les scientifiques et ingénieurs nord-coréens ont acquis les techniques de conception des réacteurs à eau pressurisée en prenant pour modèle le réacteur VM-5 développé par la Russie au début des années 1960, mais ils ne se sont pas contentés de copier ou d’imiter cette technologie ancienne. L’orgueil national nord-coréen ne permettait pas de se contenter de reproduire une technologie développée par la Russie il y a cinquante ans. Les scientifiques et ingénieurs nord-coréens ont ainsi développé une technologie de conception permettant de produire un réacteur à eau pressurisée nord-coréen aux performances supérieures à celles du VM-5. L’uranium utilisé comme combustible nucléaire dans le réacteur VM-5 du sous-marin de classe 667A, ainsi que dans le réacteur OK-650KPM du sous-marin russe de classe Yasen, est enrichi à 20–45 %. En revanche, l’uranium utilisé comme combustible dans le réacteur nord-coréen est enrichi à environ 90 %. Cela indique que les scientifiques et ingénieurs nord-coréens ont conçu un réacteur nord-coréen de 200 mégawatts, dont la puissance thermique est supérieure à celle du réacteur VM-5 de 177 mégawatts. Cela signifie également que le sous-marin nucléaire équipé de ce réacteur nord-coréen n’aura pas besoin de remplacement de combustible nucléaire pendant toute sa durée de service. Cela signifie enfin que le sous-marin nucléaire équipé de ce réacteur nord-coréen pourra naviguer en plongée à une vitesse supérieure à 50 km/h. Le 8 janvier 2021, dans son rapport de clôture du 8ᵉ congrès du Parti du travail de Corée, Kim Jong-un a déclaré : « La recherche de conception d’un nouveau sous-marin nucléaire est achevée et se trouve à l’étape finale de l’examen. » Selon Daily NK du 11 novembre 2021, le Département de l’industrie de l’armement du Comité central a achevé l’examen des plans du sous-marin nucléaire à la fin août 2021. Le chantier naval de Sinpo, qui avait préparé de longue date le projet de construction d’un sous-marin nucléaire, a alors lancé la construction à grande échelle à partir de la fin août 2021. Trois ans et six mois plus tard, le 7 mars 2025, Kim Jong-un a inspecté sur place l’état d’avancement de la construction du sous-marin nucléaire au chantier naval de Sinpo. Le 24 décembre 2025, Kim Jong-un a de nouveau reçu un rapport détaillé sur l’état d’avancement du projet et en a assuré la direction sur place. Le sous-marin nucléaire stratégique dévoilé cette fois par la Corée du Nord est le fruit de dix années de travail acharné, mené sous la direction directe de Kim Jong-un, par les cadres du Parti, les scientifiques, les ingénieurs et les ouvriers des secteurs nucléaire et sous-marin. Il s’agit d’un sous-marin à propulsion nucléaire figurant parmi les six plus grands du monde. 4. Les caractéristiques extérieures du sous-marin brun-rouge : un massif gigantesque et d’immenses protubérances Le 25 décembre 2025, les médias nord-coréens ont publié plusieurs photographies montrant l’apparence d’un gigantesque sous-marin à propulsion nucléaire. L’aspect du sous-marin nucléaire apparaissant sur ces photographies est imposant et majestueux. L’analyse des caractéristiques extérieures de ce sous-marin nucléaire imposant permet d’établir les constats suivants. 1) Tubes lance-torpilles à l’avant Six ouvertures circulaires sont visibles à l’étrave. Deux sont situées dans la partie supérieure de l’étrave et quatre dans la partie inférieure. Il s’agit des ouvertures des tubes lance-torpilles. Ces tubes peuvent tirer des torpilles lourdes de 533 millimètres. 2) Le massif géant et ses équipements internes À l’intérieur du massif (sail) se trouvent des mâts, une échelle, ainsi que des tubes de lancement vertical permettant le tir de missiles depuis l’immersion. Au sommet du massif, sept mâts sont dressés verticalement. Ces mâts peuvent être rentrés à l’intérieur du massif ou déployés à l’extérieur. Cinq de ces mâts sont disposés en quatre rangées. Première rangée Deux mâts équipés d’éléments en forme de tiges à surface légèrement irrégulière. Il s’agit de systèmes optroniques servant de « yeux » au sous-marin : dispositifs optroniques de ciblage et de détection. Deuxième rangée Deux mâts munis d’éléments cylindriques. Il s’agit du radar de navigation et du radar de détection. Troisième rangée Un mât à élément cylindrique et un mât fin en forme de tige. Le premier est un périscope, le second une antenne de communication par satellite. Les sous-marins nucléaires disposent d’antennes de communication utilisant les ondes extrêmement basses fréquences (ELF). Grâce à ces antennes, un sous-marin nucléaire peut communiquer par satellite à une profondeur de 120 mètres. L’utilisation des ELF permet une portée de communication allant jusqu’à 5 500 kilomètres. Quatrième rangée Un mât équipé d’un élément cylindrique de forme inhabituelle. Il s’agit d’un mât de guerre électronique. Le sous-marin nucléaire peut déployer ce mât au-dessus de la surface afin de mener des opérations de guerre électronique en émettant de puissants signaux de brouillage. Bien qu’elle ne soit pas visible sur les photographies, l’échelle située à l’intérieur du massif est utilisée lorsque le commandant ouvre le panneau d’accès situé sur le dessus du massif afin d’observer les environs à l’œil nu ou aux jumelles. De même, bien que non visibles sur les photographies, des tubes de lancement vertical pour missiles stratégiques sont installés à l’intérieur du massif ; ils seront abordés plus loin. 3) Lignes de ballast et réduction du bruit De longues lignes de sabords (limber lines) rectilignes sont installées sur les flancs supérieurs de la coque, ainsi que cinq longues lignes similaires de part et d’autre du massif. Lorsque les ballasts internes expulsent l’eau de mer et aspirent de l’air, le sous-marin remonte à la surface. À l’inverse, lorsqu’ils aspirent de l’eau et expulsent l’air, le sous-marin plonge. Sur le sous-marin diesel-électrique Héros Kim Kun-ok, mis à l’eau en septembre 2023, la coque présentait de petits sabords rectangulaires alignés. En revanche, le sous-marin nucléaire récemment révélé est doté de lignes continues, et non de simples ouvertures. Le remplissage et la vidange des ballasts génèrent du bruit, détectable par les sonars ennemis à grande distance. La Corée du Nord a donc remplacé les sabords par des lignes continues afin de réduire le bruit acoustique. 4) Gouvernes en croix et propulsion arrière Des plans horizontaux de massif (fairwater planes) en forme d’ailes sont installés à l’avant du massif. À la poupe sont installés : • un plan horizontal arrière, • deux gouvernes verticales arrière. Les plans horizontaux contrôlent les mouvements verticaux du sous-marin, tandis que les gouvernes verticales — disposées en configuration supérieure et inférieure — contrôlent les mouvements latéraux. Bien que cela ne soit pas visible sur les photographies, une hélice à cinq pales est installée au centre, à l’intersection des plans horizontaux et des gouvernes verticales, formant une configuration en croiX 5) Protubérances dorsales pour missiles Deux grandes protubérances (turtleback) sont visibles sur le dessus de la coque, l’une devant et l’autre derrière le massif. Ces protubérances abritent les tubes de lancement vertical des missiles stratégiques, qui seront analysés plus loin. 6) Sonar de coque Sur les flancs inférieurs de la coque se trouvent de longues protubérances latérales. Elles abritent le sonar de coque fixe (hull-mounted sonar) Dimensions estimées La structure externe visible se compose de : • l’étrave • la protubérance avant • le massif • la protubérance arrière • la poupe • le système propulsif Estimation des longueurs : • Étrave : 7 m • Protubérance avant : 12 m • Massif : 40 m • Protubérance arrière : 32 m • Poupe : 15 m • Propulseur : 4 m Longueur totale estimée : ~110 m Diamètre de coque : ~12,5 m 5. Les deux types de missiles stratégiques embarqués Le sous-marin nucléaire récemment révélé embarquera divers missiles lancés depuis sous-marin. Identifier ces missiles est essentiel pour évaluer le niveau de renforcement de la force nucléaire nord-coréenne 1) Missiles balistiques intercontinentaux Pukguksong-6 Des protubérances sont visibles à l’avant et à l’arrière du massif. Leur hauteur est d’environ 1 mètre. Les tubes de lancement vertical installés à l’intérieur de ces protubérances ont une longueur estimée à 13,5 mètres, ce qui permet d’accueillir des missiles d’environ 13 mètres de long. Parmi les missiles balistiques lancés depuis sous-marin développés par la Corée du Nord, le seul missile intercontinental est le Pukguksong-6, dévoilé le 25 avril 2022. Le Pukguksong-6 est un missile à trois étages, équipé de quatre véhicules de rentrée à guidage indépendant (MIRV), chacun doté d’une ogive nucléaire stratégique de 100 kilotonnes. La longueur totale des protubérances étant estimée à 44 mètres, et le diamètre du missile étant de 2,26 mètres, il est estimé que 12 tubes de lancement vertical pour Pukguksong-6 sont installés. Ainsi, le sous-marin embarquera 12 missiles Pukguksong-6, portant au total 48 ogives nucléaires stratégiques. 2) Missiles hypersoniques planeurs lancés depuis sous-marin Le massif mesure environ 5 mètres de haut et 40 mètres de long, soit un tiers de la longueur totale du sous-marin. Un tel massif n’existe sur aucun autre sous-marin nucléaire au monde. Il a été conçu pour accueillir des missiles stratégiques de grande longueur et de grand diamètre. Les tubes verticaux installés dans l’espace reliant le massif à la coque ont une longueur estimée à 17,5 mètres, permettant d’accueillir des missiles d’environ 16,5 mètres. Le missile correspondant est le Hwasong-11ma, un missile hypersonique planeur initialement conçu pour un lancement terrestre, et adapté au lancement depuis sous-marin. Le diamètre du missile est d’environ 1,2 mètre, ce qui permet l’installation de 15 tubes de lancement vertical dans la partie arrière du massif Chaque missile emporte une ogive nucléaire tactique Hwasan-31 d’une puissance de 20 kilotonnes, avec une portée estimée à 1 500 kilomètres. Puissance nucléaire totale • 12 missiles Pukguksong-6 → 4 800 kt • 15 missiles hypersoniques → 300 kt Puissance nucléaire totale : 5 100 kilotonnes À titre de comparaison, la bombe atomique larguée sur Hiroshima en 1945 avait une puissance de 15 kilotonnes. 6. La réalité de la force nucléaire anti-impérialiste Le sous-marin nucléaire révélé par la Corée du Nord n’est pas destiné à attaquer la Corée du Sud ou le Japon. Pour de telles missions, des sous-marins conventionnels seraient suffisants. L’objectif de ce sous-marin nucléaire est de faire face aux États-Unis. Un missile balistique intercontinental lancé depuis la Corée du Nord mettrait environ 32 minutes pour atteindre les États-Unis. Les systèmes américains mettraient 12 minutes pour détecter et alerter, laissant 20 minutes pour l’évacuation. En revanche, un lancement depuis un sous-marin nucléaire proche des côtes américaines réduirait ce délai à 15 minutes, rendant toute évacuation impossible. Selon les médias nord-coréens, Kim Jong-un aurait qualifié ce sous-marin de « force nucléaire que l’ennemi ne peut ignorer ». Le texte conclut que ce sous-marin constitue la réalité concrète de la force nucléaire anti-impérialiste, destinée à dissuader toute agression, à défendre la souveraineté nationale et à promouvoir l’émancipation mondiale. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
penaratahiti Posté(e) hier à 07:26 Share Posté(e) hier à 07:26 il y a 15 minutes, ARMEN56 a dit : https://www.ccmessage.kr/news/articleView.html?idxno=102866 Traduction de cet article nord coréen Pressentiment de Grand Bouleversement 661] Le sous-marin brun-rouge est l’un des six plus grands sous-marins à propulsion nucléaire du monde** Han Ho-seok Directeur de l’Institut de recherche stratégique(Chronique) Publié le 5 janvier 2026 à 14 h 20 Table des matières 1. Les six plus grands sous-marins nucléaires du monde selon le déplacement en plongée 2. Le réacteur à eau pressurisée militaire installé sur les sous-marins nucléaires 3. Le réacteur nord-coréen, supérieur au réacteur VM-5 4. Caractéristiques extérieures du sous-marin brun-rouge : un massif et des protubérances géantes 5. Les deux types de missiles stratégiques embarqués 6. La réalité de la force nucléaire anti-impérialiste 1. Les six plus grands sous-marins nucléaires du monde selon le déplacement en plongée Le 25 décembre 2025, les médias nord-coréens ont rapporté que le Secrétaire général Kim Jong-un avait dirigé sur place le projet de construction d’un sous-marin stratégique à missiles guidés à propulsion nucléaire. Le terme propulsion nucléaire signifie que le bâtiment est mû par l’énergie nucléaire produite par un réacteur. Le terme missile stratégique guidé désigne un missile stratégique ayant une portée intercontinentale supérieure à 5 500 kilomètres. Dans cet article, au lieu d’utiliser l’expression « sous-marin stratégique à missiles guidés à propulsion nucléaire », nous emploierons indifféremment les termes sous-marin nucléaire stratégique lance-missiles et sous-marin à propulsion nucléaire. Les photographies publiées par les médias nord-coréens montrent un sous-marin nucléaire stratégique lance-missiles dont la construction est quasiment achevée, placé à l’intérieur des installations de construction de sous-marins du chantier naval de Sinpo, dans la province du Hamgyŏng du Sud. À partir de simples photographies, il est impossible de prendre la pleine mesure de la puissance d’un sous-marin nucléaire. Ce n’est qu’en disposant de connaissances et d’informations sur les sous-marins nucléaires que l’on peut réellement comprendre la portée de ce que la Corée du Nord a rendu public. Le 6 septembre 2023, le sous-marin diesel-électrique Héros Kim Kun-ok, mis à l’eau au chantier naval de Sinpo, était entièrement de couleur graphite. De même, les sous-marins nucléaires exploités par les marines d’autres pays sont également de couleur graphite. Plus précisément, cette couleur provient des tuiles absorbantes acoustiques (anechoic tiles) fixées sur la coque, ce qui donne l’apparence d’une peinture graphite. Ces tuiles absorbantes réduisent non seulement l’écho sonore renvoyé vers les sonars ennemis, mais elles empêchent également les bruits mécaniques internes et les sons produits par l’équipage de se propager à l’extérieur, assurant ainsi une fonction de furtivité. Or, le sous-marin révélé cette fois par la Corée du Nord est peint en brun-rouge. Cela indique que toutes les étapes de construction sont achevées, à l’exception de la pose finale des tuiles absorbantes acoustiques. Compte tenu de la vitesse de travail du chantier naval de Sinpo, qui a construit ce sous-marin nucléaire en un laps de temps relativement court, la pose des tuiles absorbantes devrait prendre environ un mois. Les médias nord-coréens ont rapporté que ce sous-marin nucléaire stratégique est un bâtiment de 8 700 tonnes. Cela correspond à son déplacement en surface. En général, le déplacement d’un sous-marin est exprimé à la fois en déplacement en surface et en déplacement en plongée, mais étant donné la nature opérationnelle d’un sous-marin, le déplacement en plongée est l’indicateur le plus important. La Corée du Nord n’a communiqué que le déplacement en surface. Il convient donc d’identifier, parmi les sous-marins nucléaires étrangers dont les deux valeurs sont connues, un bâtiment ayant un déplacement en surface proche de 8 700 tonnes, afin d’en déduire son déplacement en plongée. Parmi les sous-marins nucléaires étrangers, celui dont le déplacement en surface est le plus proche est le classe Yasen de la marine russe. Le déplacement en surface du sous-marin nord-coréen est de 8 700 tonnes, tandis que celui du Yasen est de 8 600 tonnes. Le déplacement en plongée du Yasen est de 13 800 tonnes. Cependant, le sous-marin nord-coréen présente un massif (sail) environ 2,5 fois plus volumineux, ainsi que de gigantesques protubérances situées à la fois au-dessus et au-dessous de la coque. En tenant compte de ces éléments, le déplacement en plongée du sous-marin nord-coréen est estimé à environ 15 000 tonnes, soit environ 1 200 tonnes de plus que le Yasen. Selon le déplacement en plongée, les six plus grands sous-marins nucléaires du monde sont les suivants : • Russie — Classe Typhoon : 48 000 tonnes • Russie — Classe Boreï : 24 000 tonnes • Chine — Type 096 : ~20 000 tonnes • États-Unis — Classe Ohio : 18 750 tonnes • Royaume-Uni — Classe Vanguard : 15 900 tonnes • Corée du Nord — Nouveau sous-marin nucléaire : ~15 000 tonnes 2. Le réacteur à eau pressurisée militaire installé sur les sous-marins nucléaires Les réacteurs à eau légère se divisent en réacteurs à eau pressurisée (REP) et réacteurs à eau bouillante. Les sous-marins nucléaires, porte-avions nucléaires et croiseurs nucléaires utilisent des réacteurs militaires à eau pressurisée, plus compacts, robustes et flexibles. Les réacteurs militaires utilisent de l’uranium enrichi à plus de 20 %, tandis que les réacteurs civils utilisent de l’uranium enrichi à 3–5 %. Les réacteurs militaires utilisant de l’uranium enrichi à environ 90 % ont un cycle de remplacement du combustible supérieur à 40 ans, ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire de changer le combustible pendant toute la durée de vie du sous-marin. Les sous-marins nucléaires russes, américains et britanniques utilisent ce type de combustible hautement enrichi. À l’inverse, les sous-marins utilisant de l’uranium enrichi à environ 20 % doivent remplacer leur combustible tous les 7 ans. C’est le cas des sous-marins nucléaires chinois et français. Le remplacement du combustible nécessite de découper entièrement la coque résistante, d’arrêter le réacteur, de le refroidir, de remplacer le combustible, puis de ressouder la coque — une opération qui prend environ deux ans. Sur une durée de vie de 40 ans, ces sous-marins passent donc environ 10 ans immobilisés pour maintenance lourde. La vitesse en plongée d’un sous-marin nucléaire est de 27 à 30 nds Le facteur déterminant est la puissance thermique du réacteur. Le sous-marin britannique Vanguard est équipé du réacteur PWR-2 (145 MW), tandis que le Yasen russe utilise le OK-650KPM (200 MW). Le Vanguard, bien que plus lourd, est plus lent (25nds) que le Yasen (28nds) en raison de son réacteur moins puissant. Pour qu’un sous-marin de 15 000 tonnes atteigne 27 à 30 nds un réacteur de 200 MW est nécessaire, soit environ 270 000 chevaux. Cela explique pourquoi la Corée du Nord s’est engagée dans le développement d’un réacteur militaire de 200 MW. 3. Un réacteur nord-coréen supérieur au réacteur à eau pressurisée VM-5 La Corée du Nord a-t-elle développé de manière autonome un réacteur militaire à eau pressurisée d’une puissance de 200 mégawatts ? En avril 2009, la Corée du Nord a lancé la construction d’un réacteur à eau légère dans le complexe nucléaire de Nyŏngbyŏn, situé dans le comté de Nyŏngbyŏn, province du Pyŏngan du Nord. La construction de ce réacteur à eau légère a été achevée en 2013. Le réacteur à eau légère construit par la Corée du Nord à Nyŏngbyŏn est un réacteur civil, utilisant de l’uranium faiblement enrichi à environ 3,5 %, avec une puissance thermique de 100 mégawatts. Les réacteurs civils à eau légère ont une puissance thermique faible, sont de très grande taille et sont fixés au sol. Avec la seule technologie des réacteurs civils, il est impossible de développer un réacteur militaire à eau pressurisée destiné à être installé dans un sous-marin à propulsion nucléaire. Alors, comment la Corée du Nord a-t-elle pu développer un réacteur militaire à eau pressurisée ? La clé permettant de répondre à cette question se trouve dans un article d’analyse publié le 4 août 2005 dans la revue militaire britannique de référence Jane’s Defense Weekly. Selon cet article, la Corée du Nord aurait importé, au début des années 1990, un sous-marin nucléaire de classe 667A depuis la Russie. Ce sous-marin avait été exploité par la flotte du Pacifique de la marine soviétique, mais avait été retiré prématurément du service en raison des graves difficultés financières survenues après la dissolution de l’Union soviétique. Le point crucial est que le sous-marin nucléaire de classe 667A importé par la Corée du Nord était équipé d’un réacteur militaire à eau pressurisée. Ce réacteur était le VM-5, d’une puissance thermique de 177 mégawatts. Les scientifiques et ingénieurs nord-coréens du secteur nucléaire ont étudié de manière intensive le réacteur VM-5 afin d’acquérir la technologie nécessaire au développement de réacteurs militaires à eau pressurisée. Pendant près de vingt ans, ils ont analysé le réacteur VM-5, développé et accumulé leurs propres technologies, et sont finalement parvenus à fabriquer un réacteur expérimental miniaturisé. Selon un reportage du 15 janvier 2018 de Radio Free Asia, un réacteur expérimental à eau pressurisée a été installé à l’usine expérimentale de physique radiologique de l’Académie nationale des sciences, située dans le quartier Ŭnjŏng, à P’yŏngsŏng, province du Pyŏngan du Sud. Le même reportage indique qu’une maquette de ce réacteur a été exposée au musée scientifique et technologique de l’Académie nationale des sciences. Toujours selon ce reportage, le réacteur expérimental à eau pressurisée installé à l’usine expérimentale de physique radiologique était en fonctionnement depuis 2015, et que le Secrétaire général Kim Jong-un, lors de sa visite d’inspection à l’Académie nationale des sciences le 11 janvier 2018, avait reçu un rapport sur son état de fonctionnement. Selon les médias nord-coréens, lors du discours prononcé le 7 septembre 2023 à l’occasion de la cérémonie de mise à l’eau du sous-marin diesel-électrique Héros Kim Kun-ok au chantier naval de Sinpo, Kim Jong-un a déclaré : « Cela fait maintenant quatre ans que je suis venu ici pour vous confier une mission. » La mission confiée par Kim Jong-un au chantier naval de Sinpo en 2019 était de « mettre un sous-marin à propulsion nucléaire dans l’ordre de bataille ». L’expression « mettre un sous-marin à propulsion nucléaire dans l’ordre de bataille » signifie construire un sous-marin à propulsion nucléaire. Ayant reçu cette mission en 2019, le chantier naval de Sinpo a lancé les travaux préparatoires nécessaires à la construction d’un sous-marin nucléaire. Les scientifiques et ingénieurs du secteur nucléaire nord-coréen ont exploité le réacteur expérimental à eau pressurisée pendant cinq ans, au cours desquels ils ont développé la technologie de conception d’un réacteur militaire à eau pressurisée, et ont finalement achevé les plans de conception completsde ce réacteur. Le 10 octobre 2020, à l’occasion du 75ᵉ anniversaire de la fondation du Parti du travail de Corée, ils ont soumis ces plans — fruit de cinq années d’efforts — au Département de l’industrie de l’armement du Comité central du Parti. Selon un article publié par Daily NK le 11 novembre 2021, le Département de l’industrie de l’armement, qui avait lancé l’examen du projet de sous-marin nucléaire en octobre 2020, a procédé à l’évaluation des plans du réacteur militaire à eau pressurisée. Au cours de cet examen, une erreur technique a été détectée : l’assemblage entre certains plans partiels et les plans d’ensemble n’était pas correctement ajusté. Cette erreur a été corrigée immédiatement. Les scientifiques et ingénieurs nord-coréens ont acquis les techniques de conception des réacteurs à eau pressurisée en prenant pour modèle le réacteur VM-5 développé par la Russie au début des années 1960, mais ils ne se sont pas contentés de copier ou d’imiter cette technologie ancienne. L’orgueil national nord-coréen ne permettait pas de se contenter de reproduire une technologie développée par la Russie il y a cinquante ans. Les scientifiques et ingénieurs nord-coréens ont ainsi développé une technologie de conception permettant de produire un réacteur à eau pressurisée nord-coréen aux performances supérieures à celles du VM-5. L’uranium utilisé comme combustible nucléaire dans le réacteur VM-5 du sous-marin de classe 667A, ainsi que dans le réacteur OK-650KPM du sous-marin russe de classe Yasen, est enrichi à 20–45 %. En revanche, l’uranium utilisé comme combustible dans le réacteur nord-coréen est enrichi à environ 90 %. Cela indique que les scientifiques et ingénieurs nord-coréens ont conçu un réacteur nord-coréen de 200 mégawatts, dont la puissance thermique est supérieure à celle du réacteur VM-5 de 177 mégawatts. Cela signifie également que le sous-marin nucléaire équipé de ce réacteur nord-coréen n’aura pas besoin de remplacement de combustible nucléaire pendant toute sa durée de service. Cela signifie enfin que le sous-marin nucléaire équipé de ce réacteur nord-coréen pourra naviguer en plongée à une vitesse supérieure à 50 km/h. Le 8 janvier 2021, dans son rapport de clôture du 8ᵉ congrès du Parti du travail de Corée, Kim Jong-un a déclaré : « La recherche de conception d’un nouveau sous-marin nucléaire est achevée et se trouve à l’étape finale de l’examen. » Selon Daily NK du 11 novembre 2021, le Département de l’industrie de l’armement du Comité central a achevé l’examen des plans du sous-marin nucléaire à la fin août 2021. Le chantier naval de Sinpo, qui avait préparé de longue date le projet de construction d’un sous-marin nucléaire, a alors lancé la construction à grande échelle à partir de la fin août 2021. Trois ans et six mois plus tard, le 7 mars 2025, Kim Jong-un a inspecté sur place l’état d’avancement de la construction du sous-marin nucléaire au chantier naval de Sinpo. Le 24 décembre 2025, Kim Jong-un a de nouveau reçu un rapport détaillé sur l’état d’avancement du projet et en a assuré la direction sur place. Le sous-marin nucléaire stratégique dévoilé cette fois par la Corée du Nord est le fruit de dix années de travail acharné, mené sous la direction directe de Kim Jong-un, par les cadres du Parti, les scientifiques, les ingénieurs et les ouvriers des secteurs nucléaire et sous-marin. Il s’agit d’un sous-marin à propulsion nucléaire figurant parmi les six plus grands du monde. 4. Les caractéristiques extérieures du sous-marin brun-rouge : un massif gigantesque et d’immenses protubérances Le 25 décembre 2025, les médias nord-coréens ont publié plusieurs photographies montrant l’apparence d’un gigantesque sous-marin à propulsion nucléaire. L’aspect du sous-marin nucléaire apparaissant sur ces photographies est imposant et majestueux. L’analyse des caractéristiques extérieures de ce sous-marin nucléaire imposant permet d’établir les constats suivants. 1) Tubes lance-torpilles à l’avant Six ouvertures circulaires sont visibles à l’étrave. Deux sont situées dans la partie supérieure de l’étrave et quatre dans la partie inférieure. Il s’agit des ouvertures des tubes lance-torpilles. Ces tubes peuvent tirer des torpilles lourdes de 533 millimètres. 2) Le massif géant et ses équipements internes À l’intérieur du massif (sail) se trouvent des mâts, une échelle, ainsi que des tubes de lancement vertical permettant le tir de missiles depuis l’immersion. Au sommet du massif, sept mâts sont dressés verticalement. Ces mâts peuvent être rentrés à l’intérieur du massif ou déployés à l’extérieur. Cinq de ces mâts sont disposés en quatre rangées. Première rangée Deux mâts équipés d’éléments en forme de tiges à surface légèrement irrégulière. Il s’agit de systèmes optroniques servant de « yeux » au sous-marin : dispositifs optroniques de ciblage et de détection. Deuxième rangée Deux mâts munis d’éléments cylindriques. Il s’agit du radar de navigation et du radar de détection. Troisième rangée Un mât à élément cylindrique et un mât fin en forme de tige. Le premier est un périscope, le second une antenne de communication par satellite. Les sous-marins nucléaires disposent d’antennes de communication utilisant les ondes extrêmement basses fréquences (ELF). Grâce à ces antennes, un sous-marin nucléaire peut communiquer par satellite à une profondeur de 120 mètres. L’utilisation des ELF permet une portée de communication allant jusqu’à 5 500 kilomètres. Quatrième rangée Un mât équipé d’un élément cylindrique de forme inhabituelle. Il s’agit d’un mât de guerre électronique. Le sous-marin nucléaire peut déployer ce mât au-dessus de la surface afin de mener des opérations de guerre électronique en émettant de puissants signaux de brouillage. Bien qu’elle ne soit pas visible sur les photographies, l’échelle située à l’intérieur du massif est utilisée lorsque le commandant ouvre le panneau d’accès situé sur le dessus du massif afin d’observer les environs à l’œil nu ou aux jumelles. De même, bien que non visibles sur les photographies, des tubes de lancement vertical pour missiles stratégiques sont installés à l’intérieur du massif ; ils seront abordés plus loin. 3) Lignes de ballast et réduction du bruit De longues lignes de sabords (limber lines) rectilignes sont installées sur les flancs supérieurs de la coque, ainsi que cinq longues lignes similaires de part et d’autre du massif. Lorsque les ballasts internes expulsent l’eau de mer et aspirent de l’air, le sous-marin remonte à la surface. À l’inverse, lorsqu’ils aspirent de l’eau et expulsent l’air, le sous-marin plonge. Sur le sous-marin diesel-électrique Héros Kim Kun-ok, mis à l’eau en septembre 2023, la coque présentait de petits sabords rectangulaires alignés. En revanche, le sous-marin nucléaire récemment révélé est doté de lignes continues, et non de simples ouvertures. Le remplissage et la vidange des ballasts génèrent du bruit, détectable par les sonars ennemis à grande distance. La Corée du Nord a donc remplacé les sabords par des lignes continues afin de réduire le bruit acoustique. 4) Gouvernes en croix et propulsion arrière Des plans horizontaux de massif (fairwater planes) en forme d’ailes sont installés à l’avant du massif. À la poupe sont installés : • un plan horizontal arrière, • deux gouvernes verticales arrière. Les plans horizontaux contrôlent les mouvements verticaux du sous-marin, tandis que les gouvernes verticales — disposées en configuration supérieure et inférieure — contrôlent les mouvements latéraux. Bien que cela ne soit pas visible sur les photographies, une hélice à cinq pales est installée au centre, à l’intersection des plans horizontaux et des gouvernes verticales, formant une configuration en croiX 5) Protubérances dorsales pour missiles Deux grandes protubérances (turtleback) sont visibles sur le dessus de la coque, l’une devant et l’autre derrière le massif. Ces protubérances abritent les tubes de lancement vertical des missiles stratégiques, qui seront analysés plus loin. 6) Sonar de coque Sur les flancs inférieurs de la coque se trouvent de longues protubérances latérales. Elles abritent le sonar de coque fixe (hull-mounted sonar) Dimensions estimées La structure externe visible se compose de : • l’étrave • la protubérance avant • le massif • la protubérance arrière • la poupe • le système propulsif Estimation des longueurs : • Étrave : 7 m • Protubérance avant : 12 m • Massif : 40 m • Protubérance arrière : 32 m • Poupe : 15 m • Propulseur : 4 m Longueur totale estimée : ~110 m Diamètre de coque : ~12,5 m 5. Les deux types de missiles stratégiques embarqués Le sous-marin nucléaire récemment révélé embarquera divers missiles lancés depuis sous-marin. Identifier ces missiles est essentiel pour évaluer le niveau de renforcement de la force nucléaire nord-coréenne 1) Missiles balistiques intercontinentaux Pukguksong-6 Des protubérances sont visibles à l’avant et à l’arrière du massif. Leur hauteur est d’environ 1 mètre. Les tubes de lancement vertical installés à l’intérieur de ces protubérances ont une longueur estimée à 13,5 mètres, ce qui permet d’accueillir des missiles d’environ 13 mètres de long. Parmi les missiles balistiques lancés depuis sous-marin développés par la Corée du Nord, le seul missile intercontinental est le Pukguksong-6, dévoilé le 25 avril 2022. Le Pukguksong-6 est un missile à trois étages, équipé de quatre véhicules de rentrée à guidage indépendant (MIRV), chacun doté d’une ogive nucléaire stratégique de 100 kilotonnes. La longueur totale des protubérances étant estimée à 44 mètres, et le diamètre du missile étant de 2,26 mètres, il est estimé que 12 tubes de lancement vertical pour Pukguksong-6 sont installés. Ainsi, le sous-marin embarquera 12 missiles Pukguksong-6, portant au total 48 ogives nucléaires stratégiques. 2) Missiles hypersoniques planeurs lancés depuis sous-marin Le massif mesure environ 5 mètres de haut et 40 mètres de long, soit un tiers de la longueur totale du sous-marin. Un tel massif n’existe sur aucun autre sous-marin nucléaire au monde. Il a été conçu pour accueillir des missiles stratégiques de grande longueur et de grand diamètre. Les tubes verticaux installés dans l’espace reliant le massif à la coque ont une longueur estimée à 17,5 mètres, permettant d’accueillir des missiles d’environ 16,5 mètres. Le missile correspondant est le Hwasong-11ma, un missile hypersonique planeur initialement conçu pour un lancement terrestre, et adapté au lancement depuis sous-marin. Le diamètre du missile est d’environ 1,2 mètre, ce qui permet l’installation de 15 tubes de lancement vertical dans la partie arrière du massif Chaque missile emporte une ogive nucléaire tactique Hwasan-31 d’une puissance de 20 kilotonnes, avec une portée estimée à 1 500 kilomètres. Puissance nucléaire totale • 12 missiles Pukguksong-6 → 4 800 kt • 15 missiles hypersoniques → 300 kt Puissance nucléaire totale : 5 100 kilotonnes À titre de comparaison, la bombe atomique larguée sur Hiroshima en 1945 avait une puissance de 15 kilotonnes. 6. La réalité de la force nucléaire anti-impérialiste Le sous-marin nucléaire révélé par la Corée du Nord n’est pas destiné à attaquer la Corée du Sud ou le Japon. Pour de telles missions, des sous-marins conventionnels seraient suffisants. L’objectif de ce sous-marin nucléaire est de faire face aux États-Unis. Un missile balistique intercontinental lancé depuis la Corée du Nord mettrait environ 32 minutes pour atteindre les États-Unis. Les systèmes américains mettraient 12 minutes pour détecter et alerter, laissant 20 minutes pour l’évacuation. En revanche, un lancement depuis un sous-marin nucléaire proche des côtes américaines réduirait ce délai à 15 minutes, rendant toute évacuation impossible. Selon les médias nord-coréens, Kim Jong-un aurait qualifié ce sous-marin de « force nucléaire que l’ennemi ne peut ignorer ». Le texte conclut que ce sous-marin constitue la réalité concrète de la force nucléaire anti-impérialiste, destinée à dissuader toute agression, à défendre la souveraineté nationale et à promouvoir l’émancipation mondiale. le réacteur VM-5 de 177 MW n'a équipé que la classe PAPA (Projet 661), les YANKEE (Projet 667A) étaient équipés de VM-4 (90 MW). Une belle incohérence déjà sur ce point. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ARMEN56 Posté(e) hier à 10:44 Share Posté(e) hier à 10:44 Il y a 3 heures, penaratahiti a dit : le réacteur VM-5 de 177 MW n'a équipé que la classe PAPA (Projet 661), les YANKEE (Projet 667A) étaient équipés de VM-4 (90 MW). Une belle incohérence déjà sur ce point. Un ton propagandiste avec de la « matière » à discuter Un autre détail qui m’interpelle est celui de la position de l’orifice que l’on voit avant et après pose antennes de flanc Orifice qui pourrait être celui du manchon de coque du circuit eau de mer condenseur asp ou refoult avis ? Avant Après Cet orifice est situé dans un sillage protubérance antenne de flanc( hydro pas bec terrible) donc grosses turbulences et risque d’ingestion de bulle ..soum proche surface ; pas bon. En surface et soum russe on a des prises d’eau de mer bien dégagées au dessus couche limite . Pour les navires de surface on s’arrange toujours pour éviter de positionner les prises d’eau de mer dans les sillages d’appendices dont les quille anti roulis ; chute de pression statique donc dégazage et larguage bulles…et qd c’est réaspiré soucis pompes .. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mudrets Posté(e) hier à 10:47 Share Posté(e) hier à 10:47 (modifié) Il y a 3 heures, penaratahiti a dit : e réacteur VM-5 de 177 MW n'a équipé que la classe PAPA (Projet 661), les YANKEE (Projet 667A) étaient équipés de VM-4 (90 MW). Exact Pour l'orifice, je ne sais pas. Mais la lèvre qui couvre les purges des ballasts ressemble fortement à celle des 667BDRM .. Modifié hier à 10:49 par mudrets Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ARMEN56 Posté(e) il y a 19 heures Share Posté(e) il y a 19 heures Point de vue des « sudistes » https://www.spnews.co.kr/news/articleView.html?idxno=103195 1. Différences avec le SSBN dévoilé en mars La Corée du Nord a rendu public pour la première fois un SSBN (sous-marin nucléaire lanceur d’engins) dans l’édition du Rodong Sinmun du 8 mars 2025. À cette occasion, deux photos montrant Kim Jong-un inspectant le SSBN ont été publiées. À ce moment-là, il ne semblait pas que la construction du bâtiment soit activement en cours, et la coque exposée donnait l’impression d’avoir été peinte depuis déjà un certain temps. Puis, le 25 décembre 2025, plusieurs nouvelles photos de Kim Jong-un inspectant un SSBN ont été rendues publiques. Les sous-marins montrés en mars et en décembre sont-ils identiques ? Bien que seul une partie du sous-marin ait été révélée en mars et que l’intégralité du navire ait été montrée en décembre, il s’agit bien du même sous-marin, situé au même endroit. La différence principale réside dans le fait qu’en décembre, l’apparence complète du bâtiment a été révélée, et que même les mâts de communication ont été volontairement dressés sur le kiosque. Cela semble viser à souligner l’absence de mât de schnorchel et à afficher que la construction du sous-marin est achevée. On observe également l’application d’un revêtement anticorrosion sur la coque ainsi que la peinture jaune sur les supports inférieurs. En règle générale, la construction d’un sous-marin est un processus très intense, en particulier à l’approche de l’achèvement, où l’activité autour du chantier est habituellement fébrile. Pourtant, tant en mars qu’en décembre, la plateforme de travail située sur le côté droit de la coque n’était toujours pas installée, donnant l’impression que le chantier est à l’arrêt. 2. Caractéristiques de la coque La Corée du Nord a annoncé un déplacement d’environ 8 700 tonnes, une taille comparable à celle des SSBN chinois de la classe Jin (environ 8 000 tonnes en surface et 11 000 tonnes en plongée), dont le diamètre est de 11,8 mètres. Le sous-marin est équipé de 10 silos de lancement vertical et de 6 tubes lance-torpilles de 21 pouces à l’avant. Globalement, la conception semble s’inspirer fortement de la classe Jin, caractérisée par des silos de lancement vertical proéminents. La différence majeure avec le design chinois réside dans le fait que, contrairement à la classe Jin à double coque, la Corée du Nord a opté pour une coque simple, simplifiant ainsi la structure. Cette approche diffère des concepts traditionnels russes et chinois, suggérant que la Corée du Nord a adopté sa propre méthode de conception à coque simple pour réduire la complexité. 3. Évaluation des performances du bâtiment La concentration des tubes lance-torpilles à l’avant et en partie supérieure laisse supposer la présence d’un sonar de proue sous-jacent. De plus, des sonars linéaires latéraux ont été installés sur les flancs afin d’améliorer la capacité de détection à basse fréquence. Il s’agit de la première introduction de ce type de sonar sur un sous-marin nord-coréen. Cependant, le sonar remorqué, habituellement installé sur les SSBN, est absent. De plus, les tuiles anéchoïques, essentielles pour les sous-marins de grande taille, ne sont pas présentes. En général, tous les sous-marins de plus de 2 000 tonnes et tous les SSBN opérationnels dans le monde en sont équipés ; leur absence constitue donc une anomalie majeure. Bien qu’une installation ultérieure soit possible, rien n’indique que ces travaux soient imminents. Même si un réacteur nucléaire est embarqué, les mesures de réduction du bruit semblent insuffisantes, ce qui remet en question l’efficacité réelle des sonars latéraux. L’absence de sonar remorqué limite également les capacités de détection sous-marine. À l’inverse, la forme extérieure simplifiée et le grand kiosque devraient générer un bruit hydrodynamique important, et l’absence de tuiles anéchoïques accroît la vulnérabilité à la détection. Aucun lanceur de leurres défensifs n’a été identifié, ce qui suggère des capacités d’autodéfense limitées. En conclusion, ce SSBN nord-coréen présente des performances globales obsolètes par rapport aux standards actuels. 4. Analyse des silos de lancement vertical Les silos sont disposés à raison de cinq de chaque côté, permettant l’emport de 10 missiles balistiques SLBM de la série Pukguksong. Habituellement, les SSBN intègrent les silos au niveau du pont ou sous le kiosque. La Corée du Nord, en revanche, a placé les silos à la même hauteur que le kiosque, une configuration atypique par rapport aux autres SSBN. Une superstructure aussi volumineuse augmente le bruit hydrodynamique, la vulnérabilité aux sonars actifs adverses et élève le centre de gravité, ce qui nuit à la stabilité du bâtiment. En contrepartie, cette conception simplifie la construction et permet d’augmenter l’espace disponible pour les silos au sein de la coque résistante, rendant possible l’emport de SLBM de plus grande taille. Existe-t-il des sous-marins modernes présentant une configuration similaire ? Ce type de design est parfois utilisé sur des coques relativement petites destinées à accueillir de grands missiles. Le nouveau sous-marin israélien de la classe Dakar, actuellement en construction, en est un exemple. 5. État et chronologie de la construction Quand ce sous-marin a-t-il été construit et dans quel état se trouve-t-il actuellement ? Depuis 2015, la Corée du Nord procède ouvertement à des essais de missiles balistiques lancés depuis des sous-marins (SLBM). En 2016, des images satellites du chantier naval de Sinpo ont révélé une structure cylindrique d’environ 10 mètres de diamètre. Il est logique de supposer que le développement du vecteur de lancement et de la plateforme de lancement s’effectue simultanément. La construction du SSBN aurait donc débuté vers 2015–2016, soit il y a environ dix ans. L’état actuel suggère que la construction est achevée et que le bâtiment se trouve en phase de peinture finale. Une coque achevée implique que le réacteur est installé et que le combustible a été chargé. Cela signifie que la mise à l’eau est imminente. Toutefois, le fait que le navire ait été rendu public de manière précipitée, avant la fin de la peinture et sans cérémonie de lancement, soulève des interrogations. 6. Évaluation du soutien russe Le 17 septembre 2025, le JoongAng Ilbo rapportait que la Russie aurait livré à la Corée du Nord deux à trois modules de réacteurs pour sous-marins nucléaires au cours du premier semestre de l’année. Bien que ces informations aient été accueillies avec scepticisme faute de preuves concrètes, des éléments décisifs ont depuis émergé. Le journal espagnol La Verdad a rapporté que le navire russe Ursa Major, coulé en Méditerranée le 23 décembre 2024, transportait depuis Saint-Pétersbourg vers Najin (Corée du Nord) des composants majeurs de deux réacteurs VM-4SG. L’importance de cet incident ne réside pas tant dans le naufrage du navire que dans la confirmation officielle du soutien russe au programme de réacteurs nucléaires pour sous-marins nord-coréens. Il s’agit d’une information extrêmement préoccupante. Il faut désormais considérer que la Russie soutient activement la construction de sous-marins nucléaires nord-coréens, et que Pyongyang a déjà reçu — ou recevra prochainement — ces réacteurs. 7. Conclusion générale Bien que la Corée du Nord ait entamé la construction de son SSBN il y a environ dix ans, elle semble avoir échoué à l’achever uniquement avec ses propres capacités technologiques. Le fait que la Russie fournisse des réacteurs constitue à la fois un signal alarmant de transfert technologique et une preuve indirecte des limites du design nord-coréen. Bien que l’apparence extérieure suggère une phase finale de construction, plusieurs indices indiquent que la mise en service opérationnelle n’est pas imminente. Le manque d’activité visible sur le chantier en est un élément clé. De plus, si la construction était réellement achevée, il aurait suffi de terminer la peinture et de procéder à une cérémonie de mise à l’eau. La publication précipitée des images reste donc suspecte et donne l’impression que Pyongyang privilégie encore l’impact médiatique à la réalité opérationnelle. Le SSBN nord-coréen, bien que technologiquement inférieur, est néanmoins capable d’embarquer des SLBM et de naviguer en immersion. Certains estiment que sa forme « atypique » rendrait la plongée impossible, mais bien que ses performances soient limitées, il ne s’agit pas d’un bâtiment incapable de plonger. En définitive, la Corée du Nord a réussi à construire une coque de SSBN simple mais fonctionnelle, dispose de missiles balistiques testés à plusieurs reprises et aurait obtenu des réacteurs nucléaires russes. À ce titre, ce sous-marin représente une menace sérieuse. Toutefois, le moment de son entrée réelle en service opérationnel demeure incertain et devra être étroitement surveillé. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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