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Opérations au Mali


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il y a 2 minutes, Polybe a dit :

Du reste, à titre personnel, je ne vois pas bien ce que j'ai dit de "méchant" sur les Russes. Jusqu'à présent...j'avoue que je pourrais me lâcher en restant sur du vécu.

Tu parlais de trucs sympas dits sur les Français dans l'article du National Interest. Donc quand je parle de trucs méchants dits sur les Russes, c'est dits par le National Interest, pas dits par toi.

Je rebondis sur ce que tu dis parce que tu m'inspires telle ou telle réflexion. Mais il ne faut pas en déduire hâtivement que c'est contre toi. C'est plus pour exprimer ma reconnaissance de l'inspiration que tu m'offres que pour te reprocher quoi que ce soit.

il y a 6 minutes, Polybe a dit :

Déjà ta tirade sur Gao, Tombouctou et la MINUSMA : tu sors ça d'où ? 

Il y a quand même des soldats de la MINUSMA qui sont morts. Donc ils sont morts pour quoi si ce n'est pour repousser et réduire la pression djihadiste ? 

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il y a 4 minutes, Wallaby a dit :

Tu parlais de trucs sympas dits sur les Français dans l'article du National Interest. Donc quand je parle de trucs méchants dits sur les Russes, c'est dits par le National Interest, pas dits par toi.

Je rebondis sur ce que tu dis parce que tu m'inspires telle ou telle réflexion. Mais il ne faut pas en déduire hâtivement que c'est contre toi. C'est plus pour exprimer ma reconnaissance de l'inspiration que tu m'offres que pour te reprocher quoi que ce soit.

Il y a quand même des soldats de la MINUSMA qui sont morts. Donc ils sont morts pour quoi si ce n'est pour repousser et réduire la pression djihadiste ? 

Ah au temps pour moi, pas compris.

Mais du coup...méchant ? Ou factuel ?

 

Tu vas rire, mais je réfléchissais à un disclaimer, car ce que j'écris est un peu rude à l'endroit de la MINUSMA. Je ne retire rien de ce que j'ai écrit. Mais au nord les conditions très rudes ont vu des contingents faire de "belles" choses. Sur les escortes de convois entre autre. Je crois que c'était le contingent malaisien (plus très sur)...les salvadoriens aussi ont fait des trucs osés.

Mais désolé de le dire, contingent anglais mis à part (et surtout sur la fin), globalement la MINUSMA était assez statique, se concentrait autour des zones habitées (tiens tiens, le reproche fait aux français dans l'article) et n'a à ma connaissance jamais vraiment eu a défendre ferme une position. Là encore, pensée pour les Suédois à Tombouctou, qui ont quand même était prêt à faire de belles choses si c'était allez trop loin lors de l'attaque de 2018 (on oublie pas).

Donc voilà, je ne dénigre pas le courage des soldats. Seulement en tant qu'unité, la MINUSMA c'était un peu le fond de tableau. Sa mission était plus la reconstruction et la stabilisation dans ses zones de déploiements. Repousser et réduire la pression djihadiste, ça c'était Barkhane, Sabre, puis Takuba (mission européenne, c'est pas que les français). Je pourrai là par contre citer aussi les US, bien qu'assez discret.

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https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20251121-la-france-réduit-ses-personnels-diplomatiques-au-mali-annonce-le-ministère-français-des-affaires-étrangères

"Mali: la France va réduire son personnel diplomatique et consulaire

Le ministère français des Affaires étrangères annonce, ce 21 novembre 2025, sa décision « d’adapter son dispositif diplomatique et consulaire » au Mali. Le 7 novembre dernier, la France avait appelé ses ressortissants à quitter le pays, en raison de l’extension de la menace jihadiste et de l’embargo sur le carburant imposé depuis début septembre par le Jnim, lié à al-Qaïda.

La France n’annonce en aucun cas la fermeture de son ambassade, pas plus que celle de son consulat ou des écoles françaises de Bamako.

Mais dans le contexte actuel, « adapter » le dispositif français au Mali ne peut signifier qu’une chose :  la réduction de leurs effectifs.

Combien de personnes sont-elles concernées ? À quelle date ? Le Quai d’Orsay n’a pas souhaité répondre aux demandes de précisions de RFI.

Mais la décision étant prise et annoncée, son application devrait être rapide.

Outre l’ambassade et le consulat, il existe sept écoles françaises à Bamako (plus précisément des écoles maliennes appliquant le programme français). Leur personnel est majoritairement composé de Maliens, même s’il compte aussi des expatriés.

Avant la France, les États-Unis et le Royaume-Uni avaient déjà annoncé, fin octobre, le retrait de leurs personnels « non essentiels ». Le 13 novembre, l’ambassade américaine a toutefois indiqué le retour à la normale de ses activités et de ses effectifs.

La France compte environ 4 200 ressortissants au Mali, dans leur immense majorité des binationaux. Paris leur conseille toujours de quitter le pays, de manière « temporaire » mais « dès que possible »."

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il y a 18 minutes, Polybe a dit :

Donc voilà, je ne dénigre pas le courage des soldats. Seulement en tant qu'unité, la MINUSMA c'était un peu le fond de tableau. Sa mission était plus la reconstruction et la stabilisation dans ses zones de déploiements.

C'est ce qu'on appelle en anglais du "Nation Building", évoqué par l'auteur quand il parle de "programme de reconstruction à grande échelle, à l'image de ceux menés en Irak ou en Afghanistan" qu'il estime ne pas avoir été mis en oeuvre au Mali. Mais il se trompe un peu en négligeant ce que la Minusma a pu faire ou essayer de faire dans cette intention.

La Minusma s'est substituée à l'État malien défaillant. Ce fut très courageux de la part de la junte de dire "on peut s'en sortir sans la Minusma". Mais c'était peut-être plus téméraire que courageux ?

Modifié par Wallaby
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il y a 1 minute, Wallaby a dit :

C'est factuel, mais la médisance consiste à dire des choses vraies qu'un sympathisant par charité cacherait.

Oh oui je vois. 

Après je pense que la vision russe (mais pas revendiqué publiquement) est que si les autres le font, ils n'ont pas à se priver.

 

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251124-mali-le-niger-offre-et-convoie-82-citernes-de-carburant-à-bamako

Plusieurs jours que je vois ça tourner, mais pas en langue française.

"Mali: le Niger offre et convoie 82 citernes de carburant à Bamako

Au Mali, 82 citernes de carburant sont arrivées le 22 novembre 2025 à Bamako. Elles ont été offertes et convoyées par le Niger. Saluée par les autorités maliennes de transition, cette contribution est d'abord très concrète, alors que le Jnim, lié à al-Qaïda, soumet le pays à un embargo sur les importations de carburant. Elle est aussi très symbolique : c'est la première opération, face à ce blocus jihadiste, menée à l'échelle de l'Alliance des États du Sahel (AES).

Arborant fièrement les couleurs du Niger, les 82 camions citernes et leur escorte militaire sont arrivés à Bamako après un périple de près de 1 400 kilomètres. On ignore à quelle date ils avaient quitté Niamey. 

Le ministre malien de l'Industrie et du commerce était là pour les accueillir et exprimer « toute [sa] gratitude ». « Ces citernes vont contribuer certainement à améliorer l'approvisionnement de notre pays en produits pétroliers, a déclaré devant les caméras, Moussa Alassane Diallo, mais surtout à réduire les souffrances de nos populations ». Le ministre a également souligné le « courage » et le « dévouement » des chauffeurs de camions citernes. 

Implication de l'AES

Plus de deux mois et demi après le début de l'embargo imposé par le Jnim, le pays connaît une pénurie massive de carburant, qui empêche les Maliens de vivre et de travailler normalement, à Bamako et en région. C'est la nouvelle stratégie d'étouffement économique des jihadistes, à laquelle le Mali tente de résister.

Il est donc désormais épaulé dans ce combat par ses alliés de l'AES : ce convoi est aussi un symbole, puisqu'il constitue le premier acte démontrant leur implication et leur solidarité. « On n'a pas oublié ce que le Mali a fait pour le Niger quand le Niger a été menacé d'être agressé par la Cédéao », a d'ailleurs déclaré l'ambassadeur du Niger à Bamako, Abdou Adamou, en référence au soutien apporté à Niamey lorsque l'organisation régionale imposait des sanctions économiques au Niger et menaçait d'y intervenir militairement, à la suite du coup d'État du général Abdourahamane Tiani. Depuis, le Niger, le Mali, et leur allié burkinabè ont quitté la Cédéao et fondé l'Alliance des États du Sahel (AES).

La détermination, le folklore et les besoins

« Ce geste est extrêmement important et symbolique, commente une source sécuritaire malienne. Il manifeste la détermination des forces de l'AES à faire face au terrorisme ». « Et il lèvera le doute sur l'attitude du Niger et sur la consolidation des liens au sein de l'AES », poursuit cette source, alors que certaines voix commençaient à pointer l'absence de réaction de l'AES dans la crise malienne actuelle.

« Il n'y a rien », « c'est du folklore », réagissent avec moins d'enthousiasme plusieurs habitants de Bamako. « Tout est à l'arrêt dans le pays et eux, ils font de la théâtralisation », poursuit l'un d'entre eux.

« C'est un geste solidaire appréciable », commente pour sa part un économiste malien, qui rappelle cependant que les besoins sont estimés à au moins 150 citernes par jour, rien que pour Bamako. D’autres estimations supérieures circulent parmi les différents spécialistes interrogés.

"Une première qui préfigure la possibilité d'autres actions militaires de l'AES»

Pour Boubacar Ba, directeur à Bamako du Centre d’analyse sur la gouvernance et la sécurité au Sahel, « c'est une première. Cet acte entre dans le cadre du processus de mise en œuvre de cette confédération de l'AES. C'est un acte symbolique d'abord, entre trois États qui sont ensemble dans un contexte géostratégique très complexe. Le Niger a accepté d'envoyer ses camions et ce sont les trois armées des trois pays qui se sont mises ensemble, de Niamey en passant par Téra, dans la zone de Tillabéri, en passant par le Sahel burkinabè, et jusqu'à Bamako. » Il poursuit : « C'est un acte symbolique de solidarité, mais aussi qui préfigure d'une possibilité d'un déclenchement éventuel d'une action militaire d'accompagnement du Mali par les deux pays. On peut s'attendre, surtout sur le terrain opérationnel, à ce qu'il y ait des actions communes du point de vue militaire, et qu'on assiste à des actions assez pertinentes sur ce terrain. »"

 

Hyper intéressant.

Déjà parce que l'existence et l'effet du blocus est reconnu.

Ensuite sur le plan logistique et militaire, c'est vraiment un beau coup avec un sacré trajet ! Cela démontre aussi les zones réellement "contrôlés" et celles où ça peut passer. Je pense que le JNIM n'a tout simplement pas l'effectif et l'implantation pour agir partout (du moins pour l'instant).

Est-ce que cet effort est significatif ? Je ne sais pas. Est-il tenable dans la durée ? J'en doute fort.

Je note aussi qu'au Niger aussi il y a eu des problèmes de carburant, curieux de voir ce qu'en pense la population...

 

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il y a 1 minute, Wallaby a dit :

C'est ce qu'on appelle en anglais du "Nation Building", évoqué par l'auteur quand il parle de "programme de reconstruction à grande échelle, à l'image de ceux menés en Irak ou en Afghanistan" qu'il estime ne pas avoir été mis en oeuvre au Mali. Mais il se trompe un peu en négligeant ce que la Minusma a pu faire ou essayer de faire dans cette intention.

M'ouais...va pour l'intention. La réalisation, j'ai de gros doutes.

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https://www.rfi.fr/fr/podcasts/revue-de-presse-afrique/20251126-à-la-une-la-fin-du-conflit-sur-l-or-au-mali

Fin du conflit sur l’or (...) qui opposait depuis deux ans les autorités maliennes et le groupe minier canadien Barrick Gold à propos de l’exploitation de la mine d’or de Loulo-Gounkoto.

Barrick Gold s’engage à abandonner son arbitrage en cours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements. En retour, le gouvernement malien s’engage à retirer toutes les accusations portées contre Barrick et à libérer immédiatement quatre de ses employés qui étaient retenus. Par ailleurs, l’accord met fin à la mise sous administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto, restituant le contrôle opérationnel complet à Barrick ».

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Le 27/11/2025 à 12:13, Wallaby a dit :

https://www.rfi.fr/fr/podcasts/revue-de-presse-afrique/20251126-à-la-une-la-fin-du-conflit-sur-l-or-au-mali

Fin du conflit sur l’or (...) qui opposait depuis deux ans les autorités maliennes et le groupe minier canadien Barrick Gold à propos de l’exploitation de la mine d’or de Loulo-Gounkoto.

Barrick Gold s’engage à abandonner son arbitrage en cours auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements. En retour, le gouvernement malien s’engage à retirer toutes les accusations portées contre Barrick et à libérer immédiatement quatre de ses employés qui étaient retenus. Par ailleurs, l’accord met fin à la mise sous administration provisoire du complexe Loulo-Gounkoto, restituant le contrôle opérationnel complet à Barrick ».

Oui enfin ça fait un an que ça doit se terminer, et on a une quasi prise d'otage entre... :rolleyes:

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https://www.jeuneafrique.com/1744720/politique/mali-a-bamako-un-debut-damelioration-de-lapprovisionnement-en-carburant/

Visiblement, ça va mieux. A voir si c'est tenable dans la durée.

 

https://www.bbc.com/afrique/articles/cvgw7lnx894o

Le contenu est assez horrible, mais hélas pas surprenant. J'extrais quelques points qui illustrent des choses déjà discutés ici :

[...] "La BBC a sollicité les ministères de la Défense russe et malien pour obtenir des commentaires, mais n'a pas encore répondu. L'organisation Sentry, cofondée par l'acteur George Clooney et l'ancien responsable du gouvernement américain John Prendergast, a déclaré dans un rapport publié en août que les combattants de Wagner avaient non seulement commis des exactions contre des civils, mais avaient également semé le chaos et la peur au sein de la hiérarchie militaire malienne, contraignant les commandants au silence.

Le rapport citait un responsable malien affirmant que les membres de Wagner étaient "pires que les Français ; ils pensent que mes hommes sont plus stupides qu'eux. Nous sommes tombés de Charybde en Scylla."" [...]

Pour la dernière partie, c'est...bon, j'ose espérer que cela fait référence au mépris et à la condescendance des militaires français pour leurs vis-à-vis maliens.

 

[...] "L'institut de recherche Timbuktu, basé au Sénégal, estime que 70 à 80 % des combattants d'Africa Corps étaient d'anciens membres de Wagner. "En réalité, Africa Corps hérite du bilan de Wagner en matière de violations des droits humains, notamment d'exécutions extrajudiciaires et d'actes de torture", indique un rapport publié en juillet.

Cependant, l'organisation de surveillance des violences Acled a déclaré que les premières tendances suggéraient que les agissements d'Africa Corps étaient "moins prédateurs" que ceux de Wagner.

"Le nombre d'incidents impliquant des meurtres délibérés de civils ou des atrocités de masse a sensiblement diminué", a indiqué Héni Nsaibia, analyste principal d'Acled pour l'Afrique de l'Ouest, à la BBC."

[...]

 

 

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il y a 55 minutes, Polybe a dit :

Des trucs qu'on a raté ?

Moi oui en tout cas :laugh:

J’ignorais que les Russes avaient arrêté l’une des femmes de Kouffar (nº2 de Ag Ghali), laquelle leur aurait fourni des indications sur ses potentielles localisations… Ce qui a conduit aux nombreux massacres, sans qu’ils ne parviennent pour autant à le retrouver.

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Le 01/12/2025 à 20:48, Titus K a dit :

Moi oui en tout cas :laugh:

J’ignorais que les Russes avaient arrêté l’une des femmes de Kouffar (nº2 de Ag Ghali), laquelle leur aurait fourni des indications sur ses potentielles localisations… Ce qui a conduit aux nombreux massacres, sans qu’ils ne parviennent pour autant à le retrouver.

J'ai écouté le podcast ce matin, une masterclass en ce qui me concerne. Pas mal de petits points hypers intéressants. Jubelin a vraiment cette qualité d'offrir un plateau qui élève le débat, et Wassim Nasr a pu exprimer pleinement son talent.

La typologie de ceux qui font le blocus de Bamako m'a marqué : des locaux, pas des nordistes.

L'articulation JNIM/touareg aussi, passionnant.

Frappant de voir aussi que les FAMA sont désormais face aux mêmes limites qu'a rencontré Barkhane.

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Il y a 3 heures, Polybe a dit :

J'ai écouté le podcast ce matin, une masterclass en ce qui me concerne. Pas mal de petits points hypers intéressants. Jubelin a vraiment cette qualité d'offrir un plateau qui élève le débat, et Wassim Nasr a pu exprimer pleinement son talent.

Vu la tronche du "studio" vaut mieux l'écouter en podcast :bloblaugh:

Par contre le son est bien propre est agréable à écouter ...

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il y a 7 minutes, greg0ry a dit :

https://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20251013/etra.html

extrêmement intéressant à lire à mon sens que ça soit le CEMA ou le CEMAAE

15 octobre 2025 - M. Fabien Mandon, Chef d'état-major des Armées.

Il y a en Afrique sahélienne des groupes terroristes qui se développent et se structurent. Mes homologues de la région en sont tous préoccupés : nous avions anticipé une extension de ces mouvements jusqu'à l'Atlantique, elle se produit. Vous avez vu les massacres au Bénin, et les combats gagnent en intensité notamment par l'importation de techniques et de matériels utilisés dans la guerre en Ukraine : on voit des terroristes utiliser des drones contre les milices russes en Afrique, ce sont les mêmes qu'en Ukraine.

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  • 2 weeks later...

Une évolution intéressante, car pour le coup ça serait raisonnable et un bon signal de la part du Mali https://ch.zonebourse.com/actualite-bourse/le-mali-restitue-a-barrick-la-possession-de-3-tonnes-d-or-saisies-selon-des-sources-ce7d50d8db81f42c

"Le Mali restitue à Barrick la possession de 3 tonnes d'or saisies, selon des sources

12 décembre - Un juge malien a ordonné la restitution à la société canadienne Barrick Mining de la possession de 3 tonnes d'or, saisies il y a près d'un an sur le complexe Loulo-Gounkoto, selon deux personnes proches du dossier.

L'or, d'une valeur d'environ 400 millions de dollars, avait été saisi en janvier par un hélicoptère militaire, à la suite d'un ordre de confiscation émis par un juge malien. Il est resté entreposé à la banque BMS dans la capitale malienne, Bamako, depuis lors, d'après les mêmes sources.

Bien que le juge ait ordonné la restitution de la possession de l'or à Barrick, il incombera à la société minière de procéder elle-même au transfert de l'or hors des coffres de la banque, ont-elles précisé.

Les deux parties ont trouvé un accord le mois dernier pour résoudre leur différend concernant les opérations de Barrick dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, après deux années de négociations. Le litige, qui portait sur l'application d'un nouveau code minier introduit par le gouvernement dirigé par les militaires, avait conduit Barrick à suspendre les activités de son complexe aurifère en janvier, puis à la prise de contrôle du site par un administrateur provisoire nommé par la justice malienne en juin.

Barrick a accepté un règlement d'une valeur de 430 millions de dollars, ont indiqué l'une des deux sources et une troisième personne. L'administration provisoire doit restituer le contrôle du complexe minier à Barrick la semaine prochaine, selon les trois sources.

Un porte-parole de Barrick a refusé de commenter, tandis qu'un porte-parole du ministère malien des Mines n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.

Quatre employés de Barrick, emprisonnés depuis novembre 2024, ont été libérés le mois dernier dans le cadre de l'accord, tandis que Barrick a abandonné sa procédure d'arbitrage international contre le Mali."

C'est vrai que ça fait un peu racket, mais le narratif malien comme quoi Barrick ne payait pas ses taxes est quand même assez crédible. Cela pourrait montrer que Barrick a finit par payer pour continuer à opérer au Mali (et que donc c'est malgré tout rentable). Si c'est effectivement le scénario qui s'est joué, c'est un beau succès de la part de la junte.

 

 

Économie toujours https://www.seneweb.com/fr/news/Afrique/mali-creation-officielle-de-la-bcid-aes-la-banque-confederale-de-laes_n_477286.html

"Mali : Création officielle de la BCID-AES, la banque confédérale de l’AES

Au Mali, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu hier jeudi 11 décembre, les ministres des Finances du Niger, du Burkina Faso et de son propre pays, au palais Koulouba, à Bamako. Ali Mahamane Lamine Zeine, Aboubacar Nacanabo et Alousseni Sanou sont allés lui présenter les résultats des travaux réalisés à propos de la création de la Banque confédérale d’investissement et de développement de l’Alliance des États du Sahel (BCID-AES).

« Nous avons travaillé à valider les statuts de la banque et nous avons procédé à la signature des statuts »

Selon le point fait par le ministre burkinabé des Finances, Aboubacar Nacanabo, les statuts de l’institution financière ont été validés et signés lors des travaux. 

« Nos experts ont travaillé sur les textes. Nous avons travaillé à valider les statuts de la banque et nous avons procédé à la signature des statuts. Ce qui marque la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement », a déclaré l’autorité.

Le capital de cette nouvelle banque est défini par le conseil des gouverneurs composé des ministres des Finances des trois pays. « Ce conseil va assumer la fonction de supervision au plus haut niveau, rendre compte aux chefs d’État et faire en sorte que la banque puisse répondre aux attentes de nos populations », a précisé le ministre Nacanabo.

Les « conseils et orientations » d’Assimi Goita

Une partie du capital de la BCID-AES a déjà été libérée par les trois pays. Un prélèvement confédéral sera également fait pour compléter le financement de cette banque. 

Selon le ministre Nacanabo, dès que les organes dirigeants de la banque seront mis en place, toutes les dispositions seront prises pour lever les ressources souveraines qui vont contribuer au financement des projets impactants. 

Les trois ministres des Finances de l’AES ont recueilli les « conseils et les orientations » du n°1 malien pour « accélérer l’opérationnalisation effective de la Banque »."

J'avoue ne pas savoir évaluer l'impact réel de ce genre de création. Cela parait logique ceci dit, et va dans le sens de la pérennisation de l'AES.

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Visiblement, le blocus se dessert un peu plus, voir n'est plus https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251212-mali-retour-du-carburant-et-du-courant-à-mopti-une-amélioration-notable-mais-encore-trop-réduite

"Mali: retour du carburant et du courant à Mopti, une amélioration notable mais encore trop réduite

Au Mali, une cinquantaine de citernes de carburant sont arrivées jeudi 11 décembre soir à Mopti. C'est le deuxième convoi en huit jours qui parvient dans cette importante ville du centre pays qui accueille plus de 560 000 habitants. Pendant deux mois, Mopti avait été privée de carburant et d'électricité, en raison de l'embargo décrété début septembre par les jihadistes du Jnim. Après ce succès militaire, les habitants témoignent de l'amélioration de leur quotidien, qu'ils jugent encore « trop réduite ». 

Elles sont entrées à Mopti entre 19h et 20h, sous escorte militaire, comme c'est devenu la norme : une cinquantaine de citernes importées de Côte d'Ivoire [LOL ! :laugh:], en passant par la capitale Bamako. La liaison directe, sans traverser la capitale, est habituellement possible, mais elle impliquerait d'emprunter des axes jugés « trop risqués » actuellement. 

L'arrivée de cet important convoi constitue un succès pour l'armée malienne. Le matin même, les jihadistes du Jnim proféraient de nouvelles menaces à l'encontre des entreprises pétrolières bénéficiant des escortes militaires. La semaine passée – mercredi 3 et samedi 6 décembre –, deux convois ont subi des attaques près de Bougouni et de Ouéléssébougou. 

« Petit soulagement »

Il y a une semaine – le mercredi 3 décembre –, un premier convoi d'une quarantaine de citernes était déjà arrivé à Mopti, privée de carburant et d'électricité depuis deux mois.

Quatre-vingt-dix citernes en huit jours, la performance est notable, mais il faut préciser que toutes ne sont pas destinées à la consommation de Mopti : selon les sources administratives, douanières et les notabilités locales jointes par RFI, ces citernes doivent être partagées avec Bandiagara, Koro, Djenné, Bankass, Tenenkou et Youwarou

« C'est un petit soulagement », commente un notable de la ville, heureux de voir les souffrances des deux derniers mois allégées, mais qui estime aussitôt que « ce n'est qu'une goutte d'eau, la quantité est encore insuffisante pour qu'il y ait un vrai impact économique »

Marché noir

Malgré une première arrivée de citernes il y a huit jours, les besoins sont loin d'être comblés et le marché noir continue de prospérer, avec un litre d'essence vendu à plus de 2 000 FCFA [à peu près trois euros, NDLR], contre un prix réglementé en station de 775F [aux alentours d'un euro, NDLR]. Le marché noir est alimenté par des détournements mais également par du carburant acheminé des régions du Nord par le fleuve, dans des barriques transportées par pinasse, résultat du renforcement des contrôles. 

« La fourniture d'eau dépend de l'électricité, et l'électricité du carburant, explique un habitant, donc ces citernes vont pallier beaucoup de problèmes ! » Après deux mois pendant lesquels seuls les panneaux solaires permettaient de fournir un minimum d'électricité, alors que même l'accès à l'eau était devenu une difficulté, le quotidien a peu à peu repris ses droits. 

Neuf heures de courant par jour

Les habitants de Mopti bénéficient depuis le 4 décembre d'environ neuf heures de courant par jour (en moyenne, selon les sources et les quartiers), les petits artisans, soudeurs ou couturiers, ont pu reprendre leurs activités. « Ça s'est surtout amélioré dans les services publics », décrit un autre habitant, qui explique que pendant deux mois, « beaucoup ne travaillaient presque pas ou terminaient leur journée à midi ». Les tarifs de certains produits et services ont également augmenté, à commencer par ceux des transports collectifs. 

Les sources interrogées espèrent que le rythme de l'approvisionnement pourra être maintenu voire accéléré. « Ça ne devrait pas être considéré comme un exploit », estime un notable de la ville, « c'est un droit. Il faut que cela soit permanent »."

Ce qui couplé aux explications de Wassim Nasr, a du sens. Les groupes (locaux) autour de Bamako ne sont pas (encore...) assez fort. Un succès de la junte, là encore.

Comme je l'avais écrit, la question est de voir si ça va durer. Il me semble que le JNIM vient aussi d’expérimenter une tactique qui pourrait devenir un pivot de sa stratégie. Ne serait-ce parce que ça consomme les FAMA ailleurs que sur le terrain.

 

Au plan politique cette situation a créé des remous visiblement https://www.jeuneafrique.com/1747825/politique/au-mali-comment-le-blocus-du-jnim-a-permis-a-sadio-camara-dimposer-ses-hommes-a-assimi-goita/

"Au Mali, comment le blocus du Jnim a permis à Sadio Camara d’imposer ses hommes à Assimi Goïta

La haute hiérarchie militaire malienne a été remaniée, le 22 octobre, durant la crise du carburant et en plein bras de fer avec le Jnim. L’épilogue d’une lutte d’influence au sommet de l’État, notamment entre le ministre de la Défense, Sadio Camara, et le chef de la junte, Assimi Goïta. [...]"

 

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Il y a 3 heures, Polybe a dit :

Au plan politique cette situation a créé des remous visiblement https://www.jeuneafrique.com/1747825/politique/au-mali-comment-le-blocus-du-jnim-a-permis-a-sadio-camara-dimposer-ses-hommes-a-assimi-goita/

"Au Mali, comment le blocus du Jnim a permis à Sadio Camara d’imposer ses hommes à Assimi Goïta

La haute hiérarchie militaire malienne a été remaniée, le 22 octobre, durant la crise du carburant et en plein bras de fer avec le Jnim. L’épilogue d’une lutte d’influence au sommet de l’État, notamment entre le ministre de la Défense, Sadio Camara, et le chef de la junte, Assimi Goïta. [...]"

Ah parce qu'en plus maintenant ils se bouffent entre eux?

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il y a 28 minutes, Patrick a dit :

Ah parce qu'en plus maintenant ils se bouffent entre eux?

Je "doute" fortement que ça soit nouveau. Non c'est le jeu classique des luttes d'influences au sein des dictatures. 

La question c'est est-ce que c'est en roue libre, ou est-ce que Goïta maitrise/anime/arbitre le phénomène ? Cela, je ne le sais pas. Mais il me semble qu'il en a les moyens.

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  • 3 weeks later...

Plus sérieusement : https://www.jeuneafrique.com/1752409/politique/aes-ce-quil-faut-retenir-du-sommet-entre-assimi-goita-ibrahim-traore-et-abdourahamane-tiani/

"AES : ce qu’il faut retenir du sommet entre Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani

Réunis en sommet à Bamako, les trois chefs d’État ont affiché leur unité, et annoncé une série de mesures visant à renforcer l’intégration militaire, financière et médiatique au sein de l’espace sahélien.

C’était un sommet attendu de longue date. Le second qui voyait les trois chefs d’État de la Confédération sahélienne se réunir pour dresser un état des lieux des progrès réalisés depuis le lancement de l’Alliance des États du Sahel (AES), et, surtout, dessiner la feuille de route des très nombreux chantiers qu’il reste à accomplir pour que les promesses se traduisent en actes.

Il aura démarré sur une note discordante, provoquée par l’arrivée différée d’Ibrahim Traoré. Attendu lundi 22 décembre, le capitaine burkinabè n’est arrivé que le lendemain dans la matinée. Un changement de programme sur lequel les officiels ne se sont que peu étendus, mais qui est le signe de tensions latentes au sein du trio à la tête de l’AES, comme Jeune Afrique l’a révélé ce mardi.

À ces frictions au sommet s’est ajouté, lundi, l’appel lancé depuis Alger par l’imam Dicko, qui a enjoint les Maliens à rejoindre la Coalition des forces pour la République (CFR). « Je lance un appel à tous : levez-vous, réunissons-nous […] pour que la situation actuelle dans notre pays prenne fin », a notamment déclaré l’opposant en exil dans un message vidéo publié sur les réseaux sociaux.

Malgré ces frictions, Assimi Goïta, Abdourahamane Tiani et Ibrahim Traoré ont affiché, mardi, l’image d’une entente parfaite, enchaînant discours et inaugurations. À l’issue de cette journée, comme convenu entre les trois chefs d’État lors du précédent sommet, c’est Ibrahim Traoré qui a été désigné pour prendre la succession d’Assimi Goïta au poste de président de la Confédération.

• Ibrahim Traoré succède à Assimi Goïta

C’est Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, qui a lu le communiqué final, sous le regard des trois chefs d’État, devant une salle entièrement acquise. Il a notamment « salué le leadership du général Assimi Goïta dans la mise en œuvre diligente des conclusions de la première session, tenue le 6 juillet 2024, à Niamey », et a souligné que les présidents des trois pays avaient « fermement condamné les tentatives ignobles et vaines de déstabilisation des pays de la Confédération par des terroristes soutenus par des sponsors étatiques étrangers, y compris certains pays de la région ».

Réaffirmant leur volonté de faire de l’AES une « entité géopolitique qui compte dans la région et au-delà », Abdoulaye Diop a ensuite annoncé que le capitaine Ibrahim Traoré avait été désigné pour « assurer la présidence de la Confédération des États du Sahel pour une durée d’un an ». Une annonce accueillie par une salve d’applaudissements.

• Une télévision de l’AES, pour l’AES

C’est le premier acte posé lors de ce second sommet des chefs d’État de la Confédération AES. Les trois hommes ont notamment procédé à l’inauguration de la Télévision de l’AES, ce mardi 23 décembre, à Bamako.

Installée dans la zone aéroportuaire, au sein de l’ancien bâtiment de la Société malienne de transmission et de diffusion, la chaîne de l’AES se veut un levier stratégique de communication institutionnelle et d’intégration régionale. Selon le Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma), Télé AES a pour mission de « promouvoir les valeurs de solidarité, de souveraineté et de résilience », de diffuser une information « fiable et équilibrée » et de « valoriser les politiques publiques confédérales », tout en « renforçant la cohésion entre les peuples » de l’espace AES.

Disponible sur le bouquet Canal+ Afrique, elle vient compléter le dispositif médiatique de l’AES aux côtés, notamment, de la radio Daandè Liptako, basée à Ouagadougou. La chaîne est dirigée par Salif Sanogo, ancien directeur général de l’ORTM, la télévision nationale malienne.

• Une Banque confédérale pour financer le développement

Les trois chefs d’État ont ensuite inauguré les nouveaux locaux de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement de l’AES (BCID-AES), coupant chacun d’un coup de ciseaux le bandeau barrant l’entrée du bâtiment tout en verre.

Les coffres de cette nouvelle institution financière devraient accueillir un capital initial de 500 milliards de F CFA (environ 762 millions d’euros). Il servira, selon le communiqué de l’AES, à « la promotion et le financement de projets structurants dans les secteurs stratégiques » des trois États, notamment dans les domaines du transport, de l’agriculture, de l’énergie et des nouvelles technologies.

« L’objectif est d’utiliser l’argent public pour stimuler l’investissement privé et promouvoir une croissance durable », analyse l’économiste Modibo Mao Makalou dans les colonnes du quotidien malien L’Essor. « La banque publique d’investissement ne doit pas se substituer à l’investissement privé, mais plutôt agir comme un catalyseur, en permettant à l’investissement privé de se déployer dans des secteurs clés où il est moins enclin à s’engager. »

• Une Force unifiée face aux jihadistes

C’est à la veille du sommet, samedi 20 décembre à Bamako, que s’est tenue la cérémonie de remise de l’Étendard à la Force unifiée de l’AES (FU-AES), symbolisant la création officielle de cette structure militaire conjointe.

Cette nouvelle force devra réunir à terme 5 000 soldats issus des trois pays sahéliens et mettre en commun les ressources militaires afin de combattre la propagation de la menace jihadiste. Elle a déjà été déployée plusieurs fois depuis 2024, dans le cadre des opérations Yéroko 1 et 2, et a été placée sous la direction du général malien Daouda Traoré.

Lors de la cérémonie, présidée par Assimi Goïta en l’absence de ses homologues nigérien et burkinabè, des troupes issus des trois armées ont défilé au son du clairon, paradant devant une vingtaine de véhicules blindés flambant neufs, des VP14 couleur sable du fabricant chinois Norinco, sur lesquels a été apposé l’emblème vert et rouge de l’AES. Une nouvelle unité militaire malienne, le Bataillon d’intervention rapide (BIR) composé de soldats se déplaçant à moto, a été présentée au public lors de cette passation des couleurs. Calqués sur les BRI burkinabè et sur les anciennes Unités légères de reconnaissance et d’intervention (Ulri) maliennes, ces nouveaux bataillons doivent permettre de répondre à l’extrême mobilité des groupes armés terroristes, qui se déplacent souvent en deux-roues."

 

Je retiens qu'il y a donc bien une opposition politique malienne active. Fait remarquable, elle est à Alger. Alger, où feu le CSP ce réunissait. On a donc un espace possible d'échanges/de coordinations Nord/Sud pour les opposants maliens. Le fait que ça soit un islamiste, l'imam Dicko, en fait un bon relai (il a aussi l'oreille des djihadistes).

Toujours le complexe de la citadelle assiégé chez les juntes. Et encore une fois, ça n'est pas que faux : diplomatiquement, c'est clairement le cas. Maintenant, et là je pense que l'on est sur du 50/50 mauvaise foi/realpolitik, ça justifie tout et entre autre l'interventionnisme & l'ingérence à l'étranger proche. Avec la tentation d'exporter le conflit (diluer la menace localement en impliquant des acteurs tiers) et se trouver un adversaire commun (riche de préférence). Outre la menace djihadiste, ça fait des juntes une menace géopolitique pour ses voisins. J'espère me tromper, mais on commence à avoir les graines d'un conflit intra-sahélien étatique qui se dessine.

Pas de commentaire sur la propagande AES, mais c'est rigolo de voir que ça se fait sur Canal+...:rolleyes:

Fait notable, mais la Banque Mondiale réintègre vraiment l'AES dans le concert des nations. C'est aussi une dépendance et un gage de régulation internationale. Il y a donc compromis (autant pour la révolution sankariste).

...outre mon clin d’œil plus haut au G5-Sahel, je ne peux résister à relever la reprise du concept ULRI...encore un truc français... :laugh:

 

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il y a 50 minutes, Polybe a dit :

Je retiens qu'il y a donc bien une opposition politique malienne active

L'opposition malienne comme celle des 2 pays voisins se mesure à comment ces juntes cherchent à se maintenir au pouvoir en évitant les urnes (et par la même occasion on évite les "alternatives")

il y a 54 minutes, Polybe a dit :

J'espère me tromper, mais on commence à avoir les graines d'un conflit intra-sahélien étatique qui se dessine.

Mais ces 3 pays assument pleinement une idéologie qui porte une marque "révolutionnaire". Il y a d'un côté les pays occupés qu'on présentera comme "colonisés", "non indépendants" ou "soumis à l'étranger" (France en tête). De l'autre côté on a les pays libérés, idéalement par un coup d'état militaire (c'est le summum idéologique) ou par une élection qui verrait un parti très ouvertement hostile à l'occident (là encore France en tête). 

Ces pays occupés sont perçus comme des cibles à libérer, comme des ennemis. L'ensemble des institutions régionales (comme la CEDEAO) sont également combattues sur la même logique.

Cette vision se retrouve grandement dans le panafricanisme qui commence à avoir plusieurs branches qui se séparent à mesure que le temps passe et que les intérêts divergent que la pratique ne suit pas la théorie. Cet AES est une branche du panafricanisme qui cherche à s'imposer pour les intérêts (se maintenir au pouvoir en gros) des 3 juntes militaires. 

il y a une heure, Polybe a dit :

Pas de commentaire sur la propagande AES, mais c'est rigolo de voir que ça se fait sur Canal+...

Cette chaîne s'inscrit parfaitement dans la diffusion de la propagande de cette branche du panafricanisme qui doit servir l'intérêt de ces 3 juntes. Une chaîne qui doit embellir ou cacher les mauvaises nouvelles, magnifier des choses non exceptionnelles, survendre un avenir radieux et bien entendu s'inventer des victoires quotidiennes.

Bon Canal + reste un groupe privé, donc il marche à l'argent. Il est payé pour diffuser et il est payé pour être regardé. Mais quand c'est utile et qu'il n'y a pas le choix, un peu comme avec Orange, ces petits trucs français, ils vont éviter de taper dessus. 

il y a une heure, Polybe a dit :

je ne peux résister à relever la reprise du concept ULRI...encore un truc français...

Exactement, c'est surtout la manière de faire passer cela comme étant une nouveauté propre aux 3 juntes.

Par contre comme dit au-dessus, il y a de fortes chances que ces pays conçoivent cette force commune différente de ce qu'on concevait (axé contre le terrorisme). Ces pouvoirs ont autant intérêt à combattre les groupes terroristes qu'ils ont besoin d'entretenir l'idéologie sur laquelle ils sont assis. Alors sans doute qu'ils auront du mal à obtenir les 5000 hommes, qu'il y a beaucoup de symbolique derrière et qu'il y aura quelques opérations conjointes qui se feront surtout pour la propagande. Je doute qu'on soit face à 5000 hommes déployés en permanence sur le terrain, mais plutôt qu'on va filer un patche en plus à des unités déjà établies sans que ça change beaucoup de choses. Par contre je pense que dans la tête des putschistes, cette force a aussi le dessein de devenir une sorte de "protection des régimes" ou elle interviendra pour sauver l'un ou l'autre menacé pour diverses raisons, s'ajoutant aux mercenaires russes qui sont à mes yeux une sorte de garde présidentielle pour se prémunir de coup d'état.

En fonction du développement globale de la situation, n'écartons pas la possibilité que cette force soit utilisé en dehors de l'AES pour soutenir par exemple des putschistes dans les pays à "libérer", comme on l'a vu récemment au Bénin. Bien sûre on voit très mal une force de 5000 hommes débarquer du jour au lendemain pour soutenir un coup d'état (ils n'ont pas les capacités de le faire) mais quelques centaines ou un petit millier ce n'est pas impossible et ça peut suffire si cette intervention (donc le coup d'état) est organisée à l'avance (car sinon ils n'auront pas la réactivité nécessaire). Il ne faut pas grand chose pour renverser un pouvoir dans ces pays et il y a une forme de passivité assez importante des armées en dehors de la garde présidentielle dans ce genre de situations. Ce serait osé, ce serait risqué et ça pourrait amener d'autres pays à intervenir contre eux, mais l'idéologie de l'AES s'y prête et elle serait très valorisante et amènerait énormément de crédits si ça passe.

Le fait d'entretenir en permanence cette forme de conflictualité avec les voisins de cet AES (on l'a encore vu avec un C-130 nigérian) est propice à avoir une telle envie. Peu importe les capacités, le rapport de force, les risques, quand on se met dans la tête qu'on est les plus forts et qu'on gagnera, on se lance parfois dans des aventures militaires hasardeuses. Il y a dans cet AES cette attitude à se sentir "supérieur" et puissant avec des choses qu'on jugerait ici "dérisoires" ou "faibles". Cette confiance est dangereuse pour l'extérieur mais aussi pour l'intérieur ou au final on s'aveugle du danger terroriste. On vit dans une bulle tenue par la propagande et on se retrouve le lendemain à ne plus avoir de carburants car les terroristes sont désormais bien implanté à l'ouest du pays. Il y a une négation et un contrôle informationnel problématique qui fait que dans ces pays, on est loin d'une stabilisation. Il peut y avoir énormément de changements rapides qui peuvent surprendre dans ces pays, que ce soit au niveau du terrorisme, de l'opinion publique (opposition) ou des militaires (coups d'états)

 

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il y a 55 minutes, Pol a dit :

L'opposition malienne comme celle des 2 pays voisins se mesure à comment ces juntes cherchent à se maintenir au pouvoir en évitant les urnes (et par la même occasion on évite les "alternatives")

 

Hmm non. Y a une opposition, et elle s'active pour exister.

il y a 56 minutes, Pol a dit :

Mais ces 3 pays assument pleinement une idéologie qui porte une marque "révolutionnaire". Il y a d'un côté les pays occupés qu'on présentera comme "colonisés", "non indépendants" ou "soumis à l'étranger" (France en tête). De l'autre côté on a les pays libérés, idéalement par un coup d'état militaire (c'est le summum idéologique) ou par une élection qui verrait un parti très ouvertement hostile à l'occident (là encore France en tête). 

Ces pays occupés sont perçus comme des cibles à libérer, comme des ennemis. L'ensemble des institutions régionales (comme la CEDEAO) sont également combattues sur la même logique.

Cette vision se retrouve grandement dans le panafricanisme qui commence à avoir plusieurs branches qui se séparent à mesure que le temps passe et que les intérêts divergent que la pratique ne suit pas la théorie. Cet AES est une branche du panafricanisme qui cherche à s'imposer pour les intérêts (se maintenir au pouvoir en gros) des 3 juntes militaires. 

 

C'est ce que je dis, mais en plus synthétique. ^^

Complétement d'accord par contre pour ton point sur le panafricanisme.

il y a 57 minutes, Pol a dit :

Exactement, c'est surtout la manière de faire passer cela comme étant une nouveauté propre aux 3 juntes.

Par contre comme dit au-dessus, il y a de fortes chances que ces pays conçoivent cette force commune différente de ce qu'on concevait (axé contre le terrorisme). Ces pouvoirs ont autant intérêt à combattre les groupes terroristes qu'ils ont besoin d'entretenir l'idéologie sur laquelle ils sont assis. Alors sans doute qu'ils auront du mal à obtenir les 5000 hommes, qu'il y a beaucoup de symbolique derrière et qu'il y aura quelques opérations conjointes qui se feront surtout pour la propagande. Je doute qu'on soit face à 5000 hommes déployés en permanence sur le terrain, mais plutôt qu'on va filer un patche en plus à des unités déjà établies sans que ça change beaucoup de choses. Par contre je pense que dans la tête des putschistes, cette force a aussi le dessein de devenir une sorte de "protection des régimes" ou elle interviendra pour sauver l'un ou l'autre menacé pour diverses raisons, s'ajoutant aux mercenaires russes qui sont à mes yeux une sorte de garde présidentielle pour se prémunir de coup d'état.

En fonction du développement globale de la situation, n'écartons pas la possibilité que cette force soit utilisé en dehors de l'AES pour soutenir par exemple des putschistes dans les pays à "libérer", comme on l'a vu récemment au Bénin. Bien sûre on voit très mal une force de 5000 hommes débarquer du jour au lendemain pour soutenir un coup d'état (ils n'ont pas les capacités de le faire) mais quelques centaines ou un petit millier ce n'est pas impossible et ça peut suffire si cette intervention (donc le coup d'état) est organisée à l'avance (car sinon ils n'auront pas la réactivité nécessaire). Il ne faut pas grand chose pour renverser un pouvoir dans ces pays et il y a une forme de passivité assez importante des armées en dehors de la garde présidentielle dans ce genre de situations. Ce serait osé, ce serait risqué et ça pourrait amener d'autres pays à intervenir contre eux, mais l'idéologie de l'AES s'y prête et elle serait très valorisante et amènerait énormément de crédits si ça passe.

Le fait d'entretenir en permanence cette forme de conflictualité avec les voisins de cet AES (on l'a encore vu avec un C-130 nigérian) est propice à avoir une telle envie. Peu importe les capacités, le rapport de force, les risques, quand on se met dans la tête qu'on est les plus forts et qu'on gagnera, on se lance parfois dans des aventures militaires hasardeuses. Il y a dans cet AES cette attitude à se sentir "supérieur" et puissant avec des choses qu'on jugerait ici "dérisoires" ou "faibles". Cette confiance est dangereuse pour l'extérieur mais aussi pour l'intérieur ou au final on s'aveugle du danger terroriste. On vit dans une bulle tenue par la propagande et on se retrouve le lendemain à ne plus avoir de carburants car les terroristes sont désormais bien implanté à l'ouest du pays. Il y a une négation et un contrôle informationnel problématique qui fait que dans ces pays, on est loin d'une stabilisation. Il peut y avoir énormément de changements rapides qui peuvent surprendre dans ces pays, que ce soit au niveau du terrorisme, de l'opinion publique (opposition) ou des militaires (coups d'états)

 

Bon après on ne révolutionnait rien non plus hein. Mais c'est d'autant plus picant que les mêmes diffusaient les images de remises des motos aux ULRI par les Forces françaises pour en faire des preuves que la France fournit les motos aux djihadistes.

Oui effectivement, ça ne sera pas que de l'anti-terrorisme, c'est très juste comme observation. Même si dans tous les régimes, le terrorisme est toujours le prétexte à des lois scélérates. Mais une opération comme celle du Niger qui a apporté du carburant aux maliens, où a priori une bascule de moyens vers le Burkina pour contrer un putsch contre IB, ça n'est pas que symbolique à mon sens. Voir maintenant pour de l'influence sur des OPs hybrides sur les frontières. Cela dénote de capacités et d'efforts réels. Donc oui complètement, on a des juntes qui se protègent entre elles, totalement.

Au plan psychologique, il convient de comprendre qu'ils sont réellement supérieurs, puisqu'eux "l'ont fait".

 

Un scénario à la con, ce serait par exemple de s'appuyer sur les minorités burkinabès en Côte d'Ivoire pour déstabiliser ce dernier pays. Or là on a déjà des indices que ça a été tenté... Si ce pays multiplie ses partenariats avec les USA et la France, je pense que ça n'est pas pour rien.

L'épisode du C-130, je soupçonne que c'est 50% de la com' (le coup des ordres à la DSA, bon...lol quoi), 50% de la parano (sincère).

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