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Missiles et avions hypersoniques


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VMAX acte 1, Scéne 2    En complément du post de @Ronfly  sur "Dissuasion Française"  et des infos ci-dessus sur le VAMX

https://www.opex360.com/2025/03/23/le-prochain-essai-du-planeur-hypersonique-vmax-se-fera-avec-une-fusee-sonde-francaise-et-non-americaine/

Rappels :

"premier vol du planeur hypersonique français VMaX [Véhicule Manœuvrant eXpérimental] eut lieu le 26 juin 2023"   "dépourvu de moyen de propulsion, le V-MAX rebondit sur les couches de l’atmosphère à une vitesse supérieure à Mach 5"   "VMaX « contenait de nombreuses innovations technologiques embarquées » et que « son essai en vol, sur une trajectoire à longue portée très exigeante, constituait un défi technique inédit »"  Lancement par "une fusée sonde US à deux étages appelée Pathfinder et de type « Terrier-Oriole », mise en œuvre apr le NSWC PHD"

"Ce vol inaugural « de plusieurs centaines de kilomètres a permis de tester le véhicule et sa manœuvrabilité dans le cadre d’une rentrée atmosphérique, suivie de manœuvres dans le régime hypersonique. […] Réalisé dans des ambiances mécaniques et thermiques extrêmes, [il a aussi] permis de vérifier la bonne tenue des structures et le bon fonctionnement des équipements et des expériences embarquées », explique l’industriel" ArianeGroup

Aujourd'hui :

"espéré en 2024, le prochain essai du VMAX ne saurait tarder. Selon ArianeGroup, qui « conçoit et met en œuvre ce véhicule, dont la forme innovante, résistante d’un point de vue thermomécanique, est rendue possible grâce à des ruptures technologiques », il permettra de faire un « pas de plus vers l’opérationnel »"  "un véhicule de forme complexe équipé d’un nouveau système de pilotage "

"En clair, ce second démonstrateur sera technologiquement très proche d’un planeur hypersonique opérationnel"

"Mieux encore : ... ce planeur hypersonique allait être lancé par une fusée sonde française... que nous sommes en train de développer"

 

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Le 28/11/2024 à 00:13, hadriel a dit :

Ca dit quoi en détail? J'ai accès à l'article mais j'ai l'impression qu'il en manque un bout?

Armement : la France envisage un nouveau missile balistique

La Russie l’a baptisé Orechnik, « noisetier », en russe. Ce missile balistique de portée intermédiaire (IRBM, en jargon militaire, soit 3 000 à 5 500 km de portée), qui a frappé la ville ukrainienne de Dnipro le 21 novembre, a agité le microcosme de la défense de longues heures. L’engin a de quoi impressionner : doté d’une charge conventionnelle, il aurait atteint la vitesse de Mach 11 (13 600 km/h) en phase finale de vol, assure Kiev. Chacune de ses six têtes militaires serait dotée de six sous-munitions, rendant l’interception des projectiles quasi impossible.

L’utilisation de cet armement n’a rien d’anodin : elle illustre l’usage de plus en plus désinhibé des missiles balistiques depuis deux ans. « Le conflit en Ukraine ainsi que les récentes attaques de l’Iran sur Israël rappellent que les capacités de frappe à très longue portée de type missiles balistiques terrestres constituent une arme stratégique pour nos compétiteurs », écrivait le député du Cher François Cormier-Bouligeon, rapporteur (ensemble pour la République) du budget équipements et dissuasion à la commission de la défense de l’Assemblée nationale, dans un rapport publié le 30 octobre.

Défenses antimissiles dépassées

De quoi parle-t-on exactement ? Les missiles balistiques sont des armements qui, propulsés par un moteur-fusée dans une première phase de vol, sortent de l’atmosphère, puis retombent à très haute vitesse par la seule force de la gravité terrestre. L’avantage est double : une vitesse gigantesque, qui peut dépasser Mach 20 (25 000 km/h) sur certaines phases de vol des missiles intercontinentaux ; et une capacité à franchir les défenses antimissiles, même les plus avancées, surtout pour les engins dotés de capacités de manœuvres finales.

Si la technologie balistique a été développée dès les années 1940, les derniers mois ont vu une véritable explosion de l’usage de ces armements. L’Iran en a tiré 180 sur Israël le 1er octobre dernier, dont plusieurs dizaines ont franchi le bouclier antimissile de Tsahal, touchant deux bases militaires (Nevatim et Tel Nof), comme l’a révélé le Washington Post.

Israël a répondu en frappant plusieurs sites, dont le site de recherche nucléaire Taleghan 2, à 30 km au sud-est de Téhéran. Lors de ce raid d’une centaine d’avions de combat, les forces israéliennes ont utilisé, selon des débris retrouvés en Irak, des missiles balistiques Blue Sparrow, embarqués sur chasseurs F-15, que la défense aérienne iranienne n’a pas réussi à intercepter. Les deux Etats s’étaient déjà affrontés en avril avec des missiles de ce type, dans ce que l’on peut considérer comme la première « bataille balistique » de l’histoire.

Près de 200 missiles balistiques tirés par Moscou

La Russie multiplie également, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, les tirs de missiles balistiques. Selon CNN, qui cite des sources ukrainiennes, Moscou en aurait tiré 194 depuis le début de l’invasion : des armements 100 % russes, comme les Iskander, Kinzhal, et désormais l’Orechnik, mais aussi une soixantaine de KN-23 de conception nord-coréenne.

Même des groupes non étatiques comme les Houthis au Yémen et le Hezbollah au Liban disposent désormais de ce type d’armements. Les Houthis avaient visé la capitale émirienne Abu Dhabi avec des missiles balistiques dès janvier 2022, puis récidivé en 2023 et 2024, s’attaquant à Israël et à des navires marchands en mer Rouge. Le Hezbollah a quant à lui réalisé la première frappe balistique de son histoire en septembre dernier, en visant le siège du Mossad à Tel Aviv avec un missile Qader-1.

Discussions entre l’état-major et la DGA

[ Ici il semble manquer une phrase à moinsq que ce soit un enchainement à la suite de la légende de l'image qui est dans le paragraphe suivant ]

Cette situation pourrait changer ces prochaines années. Selon des sources concordantes, des discussions de haut niveau ont lieu entre l’état-major des armées et la Direction générale de l’armement (DGA) sur un projet de missile balistique terrestre, d'une portée très probalement bien supérieure à 1.000 km.

Les missiles intercontinentaux M51 embarqués dans les sous-marins lanceurs d'engins (SNLE) de la Marine nationale sont les seuls missiles balistiques en dotation dans les forces françaises Crédit: ArianeGroup

Selon nos informations, ce projet est distinct du programme de remplacement des lance-roquettes unitaires (LRU) de l’armée de terre, dit FLP-T (frappe longue portée terrestre), qui oppose le tandem MBDA-Safran et le duo Thales-ArianeGroup sur le segment des frappes à 150 km (contre 70 à 84 km pour le LRU actuel).

Le missile envisagé, s’il serait aussi lancé depuis une plateforme terrestre (camion), afficherait une portée bien plus grande, supérieure même au Precision Strike Missile américain (PrSM), successeur du désormais célèbre ATACMS. Ses spécifications ne sont pas figées, mais le missile français devrait être doté de capacités de manœuvre dans sa phase finale de vol, comme le Fattah iranien ou les DF21 et DF26 chinois. En clair, il serait capable de modifier sa trajectoire jusqu’au dernier moment, ce qui le rendrait quasiment impossible à intercepter.

Tout l’enjeu pour le ministère des Armées est de trouver une enveloppe budgétaire pour lancer le projet, alors même que la LPM doit déjà financer de gros programmes de missiles (évolution du missile stratégique M51, futur missile nucléaire aéroporté ASN4G, programme de missiles de croisière et antinavires FMAN-FMC). Un premier investissement limité pourrait permettre de lancer la machine, le coût total du programme étant estimé à quelques centaines de millions d'euros.

Ce projet, encore à un stade très amont, pourrait constituer la base d’une proposition française dans le cadre de l’initiative ELSA (European Long-Range Strike Approach), un projet de coopération européenne sur la frappe longue portée lancé par la France, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne en juillet, et rejoint depuis par le Royaume-Uni et la Suède. Le missilier MBDA défend une autre proposition dans ce cadre, le LCM (Land Cruise Missile), un missile de croisière dérivé du MdCN (missile de croisière naval) qui équipe les frégates et sous-marins nucléaires d’attaque français.

ArianeGroup chef de projet ?

Reste une grande question : qui pourrait développer ce missile balistique français ? Un rapport sur la frappe dans la profondeur de deux chercheurs de l’IFRI, Héloïse Fayet et Léo Péria-Peigné, publié le 19 novembre, semble avoir vendu la mèche. Il évoque un projet de missile balistique terrestre (MBT) porté par l’industriel ArianeGroup. Détenu à 50-50 par Airbus et Safran, ArianeGroup développe, outre les lanceurs Ariane, les missiles balistiques M51 de la dissuasion océanique française. Il est également maître d’œuvre du programme VMAX, un démonstrateur de planeur hypersonique qui a volé pour la première fois en 2023. Cet engin ultra-manœuvrant est capable de rebondir sur les couches de l’atmosphère à une vitesse supérieure à Mach 5.

L’idée d’un missile balistique à charge conventionnelle n’est pas totalement nouvelle. La loi de programmation militaire 2024-2030 évoquait déjà, dans son rapport annexé, une potentielle « capacité de frappes opératives et précises dans la profondeur de missiles hypervéloces à des portées de plusieurs centaines de kilomètres ».

« Une vraie menace pour l’ennemi »

Les experts sont quasi unanimes à défendre l’idée. « Il est essentiel que la France dispose d’une composante balistique conventionnelle, assure à Challenges le général Charles Beaudouin, ancien sous-chef d’état-major plans et programmes de l’armée de terre. Notre frappe dans la profondeur repose essentiellement sur les Rafale et les missiles de croisière : dans un contexte de guerre symétrique, les Rafale ne pourront peut-être plus franchir les défenses ennemies. Une capacité de missiles balistiques tirés depuis le sol, sur des plateformes très mobiles, serait extrêmement utile. »

Interrogé par Challenges le 21 novembre, lors d’un point presse à l’Ecole Militaire, sur un éventuel projet de missile balistique français, le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de terre, se montrait aussi favorable à un programme de ce type. « C’est clairement une capacité qui est nécessaire, assurait le patron de l’armée de terre. Dès lors qu’on a les ressources, avoir une redondance en ayant, en complément des capacités de frappes aériennes, des capacités de frappe dans la profondeur à partir du sol (missiles balistiques, de croisière, munitions téléopérées), c’est important, et c’est probablement un effort à faire. »

Même le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, plaide désormais ouvertement pour des capacités de frappe conventionnelle de longue portée. Dans une interview au Figaro publiée le 10 novembre, il préconisait une capacité de « feux dans la profondeur « stratégique » d’une portée de quelques milliers de kilomètres ». « Cette capacité permet de faire peser une vraie menace sur l’ennemi en ciblant les éléments qui lui permettent de conduire et de soutenir la bataille, c’est-à-dire les postes de commandement, les systèmes de défense sol-air, les dispositifs logistiques, les zones de regroupement, les axes d’approche », expliquait-il.

Seuls 4 % des Iskander sont interceptés

Si la technologie balistique revient sur le devant de la scène, c’est que ces armements ont récemment montré une efficacité redoutable. Lors d’une présentation effectuée en août dernier, le général Oleksandr Syrskyi, chef des forces armées ukrainiennes, estimait que seuls 4,3 % des missiles balistiques Iskander-M russes sont interceptés par la défense sol-air de Kiev, et moins de 1 % des munitions tirées par les S-300 en mode balistique sol-sol. Les missiles de croisière subsoniques (sous la vitesse du son), qui évoluent à proximité du sol, sont des cibles bien plus faciles, soulignait le général Syrskyi : 78 % des Kh-101 et environ 50 % des Kalibr sont ainsi interceptés en moyenne.

Les frappes iraniennes d’octobre ont également prouvé que même le bouclier antimissile israélien, constitué de plusieurs systèmes de portée croissante (Iron Dome, David’s Sling, Patriot, Arrow 3) et considéré comme une référence mondiale, n’était pas infaillible face à une attaque saturante de missiles balistiques. Des images satellites publiées par le Washington Post montrent un bâtiment détruit et des impacts sur les pistes de la base aérienne de Nevatim, dans le désert du Neguev. Deux missiles ont également réussi frapper la région de Tel Aviv, dont un près du siège du Mossad.

La Chine multiplie les programmes balistiques

Cette efficacité n’a probablement pas échappé à la Chine, qui a fait des armements balistiques une de ses grandes priorités. Dans leur rapport dédié aux frappes dans la profondeur, les chercheurs de l’IFRI Héloïse Fayet et Léo Péria-Peigné, recensent 8 programmes de missiles balistiques, du DF-11A (600 km de portée) au planeur hypersonique DF-27 (5 000 à 8 000 km), en passant par les missiles manœuvrants DF-21D (antinavire, 1 500 km) et DF-26 (4 500 km).

L'objectif est clair : disposer d’une capacité de frappes massives sur Taïwan, et maintenir à distance de la mer de Chine, en cas de besoin, les Etats-Unis et leurs alliés. « La capacité de frappe de précision chinoise apparaît comme une menace de plus en plus crédible pour les États-Unis et leurs alliés dans la région, écrivent les chercheurs de l’IFRI. Les missiles de courte portée menacent toute la « première chaîne d’îles » et notamment Taïwan, tandis que les missiles de moyenne et longue portée font peser une menace sur les bases américaines aux Philippines, au Japon ou encore à Guam. »

Les programmes balistiques sont moins nombreux aux Etats-Unis, mais ceux-ci disposent de capacités de frappes redoutables avec les missiles semi-balistiques ATACMS (300 km de portée), lancés depuis des lance-roquettes multiples de type Himars. Plusieurs dizaines d’exemplaires de ces missiles ont été livrées à l’Ukraine, qui, depuis une dizaine de jours, a l’autorisation de les utiliser contre certaines cibles sur le territoire russe.

Le successeur de l’ATACMS déjà livré

Le Pentagone a déjà bien avancé sur le successeur de l’ATACMS. Lockheed Martin a livré en décembre 2023 à l’US Army le premier exemplaire du Precision Strike Missile (PrSM), dont une future version doit atteindre 1 000 km de portée. Le missile balistique terrestre pourrait être la réponse française sur le segment. A condition d’en trouver les moyens.

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