ARPA Posté(e) il y a 5 heures Share Posté(e) il y a 5 heures Il y a 4 heures, Salverius a dit : A priori, l'Allemagne discute aussi avec la France et le Royaume-Uni: https://www.lefigaro.fr/international/l-allemagne-discute-d-un-partage-de-la-defense-nucleaire-avec-ses-allies-europeens-declare-friedrich-merz-20260130 Au fait, le Merz qui est cité et qui envisage un partage nucléaire avec la France a un lien de parenté avec le Mertz qui trouve gênant que la capacité d’emport d’une armes nucléaires fasse partie du cahier des charges du SCAF ? 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures (modifié) Le 30/01/2026 à 22:27, Salverius a dit : En creusant le sujet, il n'y aura pas de bombes nucléaires sous Gripen, la France ne souhaitant pas reproduire le schéma américain : la France conservera donc ses bombes qu'elle continuera de placer sous ses avions. Le dialogue avec la Suède porte surtout sur l'élaboration d'une doctrine d'emploi des armes nucléaires française en cas d'agression sur le territoire suédois. J'ai un avis sur la question. Pour ma part, pour éviter l'escalade, la France ne peut s'engager qu'à employer des armes nucléaires SUR le territoire suédois (ou dans ses eaux territoriales) contre une force d'invasion ennemie. Pour limiter les dommages collatéraux sur le territoire suédois, il faut des bombes de plus faible puissance que nos bombes "tactiques" de 300 ktonnes. Idéalement il faudrait des bombes de 1 à 10ktonnes à neutron, car le potentiel létal des bombes à neutron porte sur une zone plus étendu que la zone de destruction matérielle (idéal pour faire mal sans tout détruire). La bombe à neutron, qui fonctionne avec du Tritium qui a une demie-vie de 12 ans, est difficile à produire et nécessite un entretien constant (c'est pour cela que personne n'en a). Néanmoins, en finançant ces bombes à plusieurs nations européennes, cela pourrait rendre la charge financière plus acceptable. La doctrine d'emploi sur sol européen justifierait cet investissement. A noter que la France a recommencé à produire du tritium depuis mars 2024. Avec le thermonucléaire plus la puissance augmente plus les retombées sont faibles. Il y a 15 heures, Alexis a dit : La seule alternative faisable (traités...) et fonctionnelle que je verrais serait de déployer l'un des escadrons "nucléaires" de l'AAE sur le territoire d'un allié à l'est de la France, en pratique Allemagne voire Pologne. Avec pour effet de signifier à l'adversaire potentiel que les intérêts vitaux de la France s'entendent bien jusque là Ce serait en effet le maximum qu'on puisse faire mais pour le répéter une fois encore, ce serait pourtant contraire au TNP. Sauf à concéder à la France la propriété d'un espace militaire donné, sous la même forme juridique qu'une ambassade, puis de lui octroyer un droit de passage. Il y a 15 heures, Alexis a dit : Une façon de réduire la liberté du PR le cas échéant de déterminer où au juste est la limite du "vital". Ce qui n'a aucun intérêt pour la France... Qu'y gagne-t-on, une fois de plus? Il y a 15 heures, Alexis a dit : Et de le démontrer clairement à la Russie si elle imaginait s'étendre jusque là Je ne suis pas certain que ce serait clair. En réalité ce serait juste déporter une capacité vers un autre endroit. Un peu à la façon des armes déployées par les russes à Kaliningrad. Le truc étant que le Rafale a largement l'allonge nécessaire, encore plus s'il peut être ravitaillé (et il le peut) pour aller très loin en russie, au décollage depuis la France. Il y a 15 heures, Alexis a dit : Je pense que c'est jouable du point de vue des traités à la condition impérative que pas un seul non-Français ne fasse qu'approcher de la moindre arme nucléaire Il y a UN cas juridique sur lequel s'appuyer, c'est celui de la présence des armes nucléaires Françaises dans des navires, SNLE de la FOST ou CdG pour la FANu, lorsque ces navires traversent les ZEE (mais pas les eaux territoriales) de pays étrangers. Mais c'est ténu. Il y a 15 heures, Alexis a dit : Donc un statut d'extra-territorialité pour la base en question, en pratique Voilà. Donc théoriquement une situation façon Pituffik au Groenland. https://www.petersonschriever.spaceforce.mil/Pituffik-SB-Greenland/ Question: qui paie? Parce que je ne nous vois pas financer la construction d'une base aérienne en Suède... Il y a 15 heures, Alexis a dit : ==>Mais attention, ce serait pour la France un engagement absolument majeur. A bien réfléchir ! Et à valider au préalable par un débat national, de toute évidence Si ce n'était que ça... Mais si le débat national est inévitable, il va aussi demander une décision de l'UE puisque ce ne serait pas un traité bilatéral. Et si c'est un traité purement bilatéral alors il faut broder autre chose autour, ce qui signifie se substituer à l'article 42 alinéa 7, d'une part, à l'UE d'autre part, et si le pays concerné est dans l'OTAN, ça veut dire assumer une autre forme d'alliance. En clair sans la création d'une "OSFPE" (Organisation de Sécurité Française pour la Protection de l'Europe) ou "FSOPE" (French Security Organization for the Protection of Europe) en Anglais, je ne pense pas que le cadre juridique international permette quoi que ce soit, quoi qu'en pensent les débiles profonds avec des cravates qui se sont exprimés sur ce sujet depuis quelques années dans des pays étrangers. Modifié il y a 2 heures par Patrick Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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