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" Et si nous parlions des blessés ..."


loac

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il y a 21 minutes, christophe 38 a dit :

je n'ai pas le meme enthousiasme...

j'ai un cas de score de 66 sur 88 à la maison... et 15 ans apres, il reste des traces et quelles traces. (pour mémoire, à 33, les medecins se réunissent pour déterminer si le patient a un syndrome ou pas ; au dessus, la question ne se pose plus)

un autre indicateur ? en police, les blessures sont expertisées (pour déterminer le pourcentage d'invalidité) et subissent une revision quinquénale (pour................................ diminuer, parce que ce sont les rechutes qui inciteront à augmenter le pourcentage d'invalidité).

 

dans ce cas, si pas de rechute, il n'y a pas de revision... le handicap est acquis à vie. (et donc, s'il y avait amélioration, il y aurait une autre expertise pour diminuer le pourcentage... pas dans ce cas là)

Heu...il faut bien lire ce que j'ai écris, je n'évoque PAS DU TOUT quelque chose de positif. Ce que j'écris, c'est que ce truc très simple n'est justement pas fait, et que du coup ça va effectivement plus loin, plus fort.

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il y a 33 minutes, Polybe a dit :

Heu...il faut bien lire ce que j'ai écris, je n'évoque PAS DU TOUT quelque chose de positif. Ce que j'écris, c'est que ce truc très simple n'est justement pas fait, et que du coup ça va effectivement plus loin, plus fort.

le traitement a duré plus de 2 ans

 elle a fait l'EMDR (avec un psy mili, pendant ces 2 années).

 

 

moi, ce que j'écris, c'est que simplement, dans son cas, ça n'évoluera plus (positivement, j'entends.... parce que, négativement, j'ai regulierement des piqures de rappel).

de mémoire, en police, elle a du etre dans les premiers cas  à etre reconnue..

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Le 24/09/2024 à 20:34, christophe 38 a dit :

le traitement a duré plus de 2 ans

 elle a fait l'EMDR (avec un psy mili, pendant ces 2 années).

 

 

moi, ce que j'écris, c'est que simplement, dans son cas, ça n'évoluera plus (positivement, j'entends.... parce que, négativement, j'ai regulierement des piqures de rappel).

de mémoire, en police, elle a du etre dans les premiers cas  à etre reconnue..

Encore une fois, je parle d'attitude en amont de ça qui n'existe toujours pas. Une fois qu'on en est là, on bascule dans le médical et espérant fort avoir un environnement familial sain.

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  • 1 month later...

Bon ça se passe en VR donc c’est un peu ridicule, mais un témoigne d’un ancien militaire américain qui évoluait dans un Gunship en Afghanistan. 

PTSD, mais aussi intoxication au plomb de tout ses compagnons de gunship … 

Le plomb c’est au début de la vidéo et le déploiement ça commence réellement vers 6min —>

 

Modifié par Titus K
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il y a une heure, Titus K a dit :

Bon ça se passe en VR donc c’est un peu ridicule

C'est assez marrant comme mode de production je trouve ... ca change des facecam à la con ... et c'est un peu plus visuel qu'un podcast.

La gestuelle est bien fichu dans le récit par exemple ...

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  • 4 weeks later...
il y a 21 minutes, floflo7886 a dit :

Un chiffre donné la semaine dernière par le CEMAT, qui n'est pas "que" un petit chiffre : plus de 19.000 blessés au sein de l'armée de Terre depuis la création, le 1er septembre 1993, de la Cellule d'Aide aux Blessés de l'Armée de Terre (CABAT)

Sachant que les atteintes psy' sont probablement évaluées correctement depuis peu.

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Le 25/11/2024 à 10:33, floflo7886 a dit :

Un chiffre donné la semaine dernière par le CEMAT, qui n'est pas "que" un petit chiffre : plus de 19.000 blessés au sein de l'armée de Terre depuis la création, le 1er septembre 1993, de la Cellule d'Aide aux Blessés de l'Armée de Terre (CABAT)

Le CEMAT ...

(C est lui qui a dis que la menace drone serais réglé en 2 ans ?)

19 000 blessés peut-être et l effectif de la CABAT on en parle ?

 

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Il y a 1 heure, floflo7886 a dit :

Il n'a pas dit que la menace drone serait réglé en 2 ans... si on veut ne pas caricaturer...

J ai eu un moment de faiblesse...

Mais le sujet des blessés me touche et hélas peu de généraux le connaissent vraiment (un peu a l image de la menace drone)

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Il y a 10 heures, loac a dit :

J ai eu un moment de faiblesse...

Mais le sujet des blessés me touche et hélas peu de généraux le connaissent vraiment (un peu a l image de la menace drone)

Globalement une bonne partie des généraux actuels a été chef de corps sur Barkhane et l'Afghanistan, ils ont donc une connaissance du sujet non?

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Il y a 11 heures, gustave a dit :

Globalement une bonne partie des généraux actuels a été chef de corps sur Barkhane et l'Afghanistan, ils ont donc une connaissance du sujet non?

Oui tout à fait, et je pense que c'est même ce qui a très clairement fait bouger les lignes. Les chefs actuels ont commandé des régiments au feu. Outre le camp particulier de Lecointre (ça se pose là quand même...), l'Afghanistan pour ça a été un immense révélateur, les chefs étant de toutes façons eux aussi touchés. Quand ces chefs sont arrivés aux affaires dans les état-majors parisiens, on avait simultanément Serval (qui deviendra Barkhane) puis Sangaris (qui verra le plus haut taux de PTSD).

Il y a 22 heures, loac a dit :

J ai eu un moment de faiblesse...

Mais le sujet des blessés me touche et hélas peu de généraux le connaissent vraiment (un peu a l image de la menace drone)

Et je dirai faux. Pour les blessés, je m'en suis expliqué. Pour les drones, actuellement si tu veux être dans le moove et avoir des crédits, c'est incontournables (un peu comme l'IA et le cyber). Donc ne serait-ce que pour ça, c'est une idée ridicule.

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  • 1 month later...

Des moyens nouveaux pour le SSA. Avoir des moyens d'agression c'est bien, avoir en plus une chaîne de santé au combat c'est mieux !

https://www.forcesoperations.com/des-conteneurs-medicalises-pour-ameliorer-la-mobilite-du-ssa/

On notera le durcissement des moyens avec les nouveaux conflits et leurs pratiques. Une croix ou un croissant rouge n'est plus une garantie, mais elle est devenue une cible privilégiée !...

Modifié par Kamelot
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Ce n'est pas moi qui vai dire le contraire :

https://korii.slate.fr/tech/soldats-blesses-secourus-heure-or-survie-evacuation-sauvetage-soins-medecine-urgence-frappes-drones-cible-crimes-guerre-ukraine-russie

La lutte antidrone et le respect des règles internationales au combat devront être renforcés. Vœu pieux pour cette dernière, me direz-vous...

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  • 1 month later...
  • 2 weeks later...
  • 7 months later...

… depuis le 11 septembre 2001 les U.S. ont perdu 7100 soldats sur le champs de bataille pendant que sur la même période plus de 30000 se suicidaient !

A regarder absolument dans l’espoir que ce nouveau traitement puise sauver des milliers de soldats et autres victimes de S.P.T. (stress post traumatique ou PTSD en anglais).

À découvrir sur Netflix : "In Waves and War : L'odyssée des vétérans"

https://www.netflix.com/fr/title/82047468?s=i&trkid=254567369&vlang=fr&clip=82114726

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Le 03/11/2025 à 14:33, Ardachès a dit :

… depuis le 11 septembre 2001 les U.S. ont perdu 7100 soldats sur le champs de bataille pendant que sur la même période plus de 30000 se suicidaient !

A regarder absolument dans l’espoir que ce nouveau traitement puise sauver des milliers de soldats et autres victimes de S.P.T. (stress post traumatique ou PTSD en anglais).

À découvrir sur Netflix : "In Waves and War : L'odyssée des vétérans"

https://www.netflix.com/fr/title/82047468?s=i&trkid=254567369&vlang=fr&clip=82114726

Le nouveau traitement (pas eu le temps de voir le reportage), ce sont les histoires de drogues hallucinatoires là ?

 

Un protocole qui a cour : https://protocolesixc.org/protocole-6c/

Bon le but est aussi de remettre les gens rapidement en ligne en période de combat, faut pas se leurrer.

 

Une vidéo qui évoque le protocole, son emploi et explique très bien le phénomène du SPT, appliqué à la SNCF

 

Modifié par Polybe
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  • 2 months later...

C'est bien fini "La guerre en dentelles", l'esprit chevaleresque : On tire sur l'ambulance !
Article très riche sur l'évolution du SSA au front.

https://www.lefigaro.fr/international/medecine-de-guerre-les-armees-reapprennent-a-soigner-en-haute-intensite-20260125?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260202_NL_LETTREFIGAROPREMIUM&een=0746fe1ef096cb023136430b2b18ef86&seen=2&m_i=FCwvDIdnOQwHU3kdU5DEu%2Bl_ZegfPj1TxHV7J21GHOh79uutrbtF_it4QgH7FlJsugf4Zkd1_EES6L3LUofODagH6IhqBeVLF3

Médecine de guerre : les armées réapprennent à soigner en haute intensité

Par  Nicolas Barotte

DÉCRYPTAGE - Garrots, amputations, blessures par brûlure ou causées par des drones… Le service de santé des Armées se prépare à l’hypothèse d’un conflit majeur en tirant les leçons de la guerre en Ukraine.

Un effrayant record a été battu en Ukraine. L’automne dernier, des médecins ont traité un soldat gravement blessé au pied 120 jours après qu’un garrot a été posé sur sa jambe. « On parle bien de quatre mois ! », confirme le médecin chef Christophe Albert. « L’homme avait été victime d’une mine avec une quasi-amputation. Il avait été pris en charge, le garrot avait été sans doute mal posé… », poursuit-il. Si le garrot est trop serré ou posé trop longtemps, l’amputation est inévitable. « Ensuite personne ne s’était sans doute vraiment occupé de lui. Peut-être a-t-il aussi voulu éviter l’hôpital de peur qu’on lui ampute toute la jambe. Mais au bout d’autant de temps, il y avait des vers dans la plaie… », ajoute Christophe Albert. Affecté à l’ACT, le Commandement de l’Otan pour la transformation chargé de préparer la guerre « demain », le militaire français est en contact avec les équipes médicales ukrainiennes.

Là-bas, la règle de la « golden hour », le traitement des blessés sur le front durant la première heure pour préserver leurs chances de survie et permettre leur évacuation, n’est plus qu’une théorie. Les armées occidentales, qui se préparent potentiellement à un affrontement, en tirent, elles aussi, les leçons. Elles doivent apprendre à traiter différemment les blessés d’un conflit de haute intensité. Sans capacité de soigner ses blessés, une armée ne peut pas tenir une guerre.

La « golden hour » a servi de normes aux opérations occidentales, en Afghanistan ou au Sahel par exemple. Un certain confort opérationnel permettait de stabiliser les blessés sur le terrain avant de les transférer. C’est pourquoi les armées, comme celle de la France, se sont progressivement dépourvues d’hôpitaux de campagne, un échelon devenu inutile entre l’antenne chirurgicale avancée et l’hôpital de métropole. Mais, en Ukraine, « le délai d’évacuation moyen dépasse plusieurs heures et peut atteindre trois ou quatre jours », poursuit le médecin militaire français. Tous les protocoles de soin et les préceptes d’hygiène sont affectés. Les blessures s’infectent. « Dans ces conditions, les blessés très graves vont mourir. Mais il faut être capable d’évacuer les blessés modérés », dit-il, en prolongeant leur espérance de vie sur le champ de bataille.

« Repenser l’évacuation des blessés »

En Ukraine, on meurt toujours majoritairement d’hémorragie, mais les blessures peuvent parfois être différentes. On observe l’utilisation d’armes thermobariques, qui provoquent des brûlures, des lésions par des projectiles, bombes ou artillerie, des blessures dans la partie supérieure du corps liées à l’emploi des drones, racontent les médecins. Avec le Jatec, le centre d’analyse mis en place par l’Alliance atlantique pour tirer les leçons, avec les Ukrainiens, du conflit, le médecin chef Albert réfléchit à l’amélioration de la prise en charge des blessés.

« Les Ukrainiens nous ont demandé de les aider à repenser l’évacuation de leurs blessés », dit-il. Il faut parfois attendre la nuit et faire vite. Ils doivent innover : « Ils ont testé récemment une capsule blindée, pilotée par un drone, pour extraire un blessé qui était sous le feu d’un sniper. Il a fallu 48 heures pour le faire sortir. La capsule a dû traverser un champ de mines. L’équipe qui a réussi l’opération a été décorée par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky », raconte le médecin chef Christophe Albert. Les drones aériens sont aussi utilisés pour apporter dans l’urgence un ravitaillement de médicament.

Le ciblage des structures de santé est systématique

Jacques Margery, directeur central du service de santé des armées

En Ukraine, les frappes de drones et l’omniprésence de la guerre électromagnétique menacent la médecine de l’avant. Tout peut être vu et détruit rapidement. Médecins, infirmiers et ambulances sont pris pour cibles dès qu’ils s’approchent. « Le ciblage des structures de santé est systématique » en Ukraine, confirme au Figaro le médecin général Jacques Margery, directeur central du service de santé des armées (SSA). « 70 % des cibles touchées par des tirs longue distance sur le territoire ukrainien sont des structures de santé militaires ou civiles », dit-il. En neutralisant les médecins ou les hôpitaux, au mépris du droit humanitaire, la Russie porte des coups sévères à son adversaire. Les forces ukrainiennes, logiquement, cherchent à préserver leurs équipes médicales, quitte à les éloigner du front, rendant encore plus complexe l’accès au soin pour les blessés.

Soigner en restant indétectable

Début décembre, un « challenge innovation » consacré à la médecine de guerre a été organisé à Londres par l’ACT avec le Jatec. « Les solutions proposées par les start-up ou les ONG qui participaient devaient toutes être opérationnelles dans un environnement contesté, c’est-à-dire sous la menace des feux, avec un déni de positionnement GPS, avec du brouillage électromagnétique… », explique le capitaine de frégate Bastien Salasca, qui a coordonné le projet. Toutes les solutions devaient être discrètes pour échapper à la surveillance radar, infrarouge ou optique. Trois projets ont été remarqués. Le premier porte sur un moyen de purification du sang avec un système portatif nécessitant peu d’énergie. Il permettra de diminuer l’impact des garrots mal posés et d’éviter la contamination par des toxines.

En Ukraine, ce syndrome est devenu un fléau. Le deuxième porte sur un « pousse-seringue mécanique ». Il permettra de diffuser des médicaments à un patient perfusé sans avoir recours à un appareil électrique dont la signature électromagnétique pourrait être identifiée. Le dernier porte sur un système de transmission de données entre deux récepteurs par contact corporel : sans antenne, sans Wi-Fi, l’échange du dossier médical ne sera plus détectable. Dans quelques mois ces outils pourraient devenir opérationnels.

Un adversaire sans scrupule

Face à un adversaire sans scrupule et à une guerre plus violente, la chaîne de soins doit être adaptée. Sur la ligne de front directe, la prise en charge « en autonomie » doit être améliorée : les soldats blessés doivent pouvoir mieux se prendre en charge eux-mêmes et attendre l’arrivée des secours : « Il faut durcir la ligne des premiers secours et avoir des capacités probablement un peu au-dessus du secourisme au combat », explique le médecin général Jacques Margery, du SSA. Jusqu’à présent, chaque soldat était formé aux premiers gestes de soin, comme poser un garrot. « Il faut toujours que tous les combattants soient rompus à ces gestes élémentaires de survie, poursuit-il. Mais il faut aussi donner localement l’accès à d’autres compétences. Il faut que quelqu’un soit capable de faire des soins qui ne soient pas des gestes automatiques, mais adaptés à l’analyse de la situation », détaille-t-il. En clair, quelqu’un capable de déplacer un garrot mal posé.

On enseigne à nos jeunes des gestes de remise en continuité des vaisseaux par des sutures

Jacques Margery, directeur central du service de santé des armées

De nouveaux gestes sont enseignés dans les écoles de santé. « On enseigne à nos jeunes des gestes de remise en continuité des vaisseaux par des sutures » pour permettre, sans être chirurgien vasculaire, de réparer une plaie, détaille le directeur du service de santé des armées. Et pour lutter contre la gangrène gazeuse, qui a fait sa réapparition dans les tranchées ukrainiennes, on apprend la technique des « parages ». Pour se préparer à toutes les situations et anticiper la question cruciale des transfusions de sang, « nous avons repensé notre doctrine et notre stratégie de transfusion avec du sang total et du plasma lyophilisé. Nous sommes déjà rompus à son utilisation », poursuit-il. Le SSA a aussi commencé à « cartographier » dans les unités les donneurs de sang potentiels pour gagner du temps sur le terrain.

La médecine de l’avant devra aussi s’adapter à des besoins qui avaient disparu des théâtres : sur le front ukrainien, « 60 % de l’activité du médecin est constituée par de la pathologie médicale, et seulement 40 % à une activité opérationnelle », explique le médecin général Margery. Il peut s’agir de douleurs dues à des efforts prolongés ou des infections basiques. En Ukraine, les conditions de vie dans les tranchées sont éprouvantes. Le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques, en raison de mauvaises prescriptions sur le front, inquiète aussi les médecins qui y voient une « bombe à retardement ».

L’accès au premier médecin, en arrière du champ de bataille, doit être réorganisé. Pour ne pas être frappés par des tirs adverses, les médecins sont contraints « soit de reculer, soit de se mettre en protection, mais, dans ce cas, d’être très discrets, soit de se déplacer régulièrement… Mais quand les médecins se trouvent à une centaine de kilomètres, l’enjeu de l’élongation devient crucial », poursuit le médecin général Margery. « C’est ce qui nous a amenés à réorienter notre renouvellement capacitaire et à développer de nouvelles unités médicales opérationnelles », dit-il.

Des antennes chirurgicales qui doivent gagner en mobilité

Les antennes chirurgicales, trop peu mobiles, seront remplacées à terme par une nouvelle capacité, baptisée « Elytron », une sorte de poste d’opération sur châssis. Il sera possible « d’opérer sans descendre des roues », dit-on. Le SSA devrait recevoir quelques dizaines de systèmes. Le service réfléchit aussi aux structures d’hôpital de campagne qui pourraient être déployées au niveau d’un corps d’armée et qui pourraient accueillir « entre 150 à 200 blessés ». « Nous avons identifié des moyens qui nous permettraient d’avoir une forme de “rôle 3” de circonstance (un hôpital de campagne, NDLR), une capacité intermédiaire qui pourrait ressembler à ce que nous avions déployé à Mulhouse pendant la crise Covid », explique le directeur du SSA. Parent pauvre des armées durant les dernières décennies, le SSA a des besoins urgents de modernisation.

Il faut réfléchir au bon moment pour faire intervenir un psychiatre sur le terrain, renforcer le dépistage

Jacques Margery, directeur central du service de santé des armées

Au sein des armées, on réfléchit aussi à des outils d’intelligence artificielle qui aideront les médecins, dans les hôpitaux de guerre, à gérer l’afflux massif de blessés et les besoins logistiques. « Le retour de la guerre à grande échelle, c’est beaucoup de blessés, beaucoup de malades et un phénomène de saturation », résume le médecin général Jacques Margery. Les équipes du SSA doivent se réentraîner à « trier »les blessés. Des logiciels de simulation sont utilisés, de nouveaux enseignements sont prodigués au Val-de-Grâce. La prise en charge des blessures psychiques va elle aussi évoluer, pour acquérir des réflexes élémentaires pour limiter les effets des stress post-traumatiques. « Il faut réfléchir au bon moment pour faire intervenir un psychiatre sur le terrain, renforcer le dépistage », indique le médecin général Margery.

Les structures civiles sont aussi sensibilisées. Sans elles, le SSA, qui ne représente qu’une infime part des capacités, ne pourra pas faire face. Après avoir alerté les agences régionales de santé l’année dernière dans une note, le service de santé des armées se prépare à publier un vade-mecum sur la prise en charge des blessés de guerre : il « va concerner l’accueil sur le territoire national de blessés rapatriés depuis un théâtre de guerre », explique un soignant au fait de la réorganisation. « Il s’agit de répondre à l’ordre qui est donné de se préparer », dit-on. La médecine de guerre se traite aussi à l’arrière.

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Rassurant de les voir prendre en compte les RETEX.

La question que je me pose c'est quid du modèle français de la médecine de l'avant ? En HI, ça ne me parait pas tenable. Mais ça oblige à repenser pas mal de choses.

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