ksimodo Posté(e) il y a 11 heures Share Posté(e) il y a 11 heures Il y a 1 heure, greg0ry a dit : nous Mettrions une grosse claque aux usa immédiatement pour en prendre une encore plus importante sur le moyen long terme Nous en prendrions une aussi immédiatement. Et sur le long terme, chacun en prendra. Les US sont le 1er client export de l'UE en valeur, pour la somme des biens et services. Et notre 2eme source d'import aprés la chine. Nous sommes un peu bénéficiaires dans la balance ( + 50 mds € en 2024 ) mais cette somme est à relativiser dans la somme des échanges ( 1700 mds € ). Sauf que.....Oncle Donald n'aime PAS les pays ou alliance avec lesquel(le)s il est en négatif de son coté, ça c'est trés clair. Nous non plus d'ailleurs, mais on fait avec en le clamant moins fort. Cette somme d'échange représente pas moins de 30% du PIB mondial, ce qui n'est pas rien. Le sujet porte sur évidemment plus que la dettes et les obligations ( pour élargir la remarque faite par Herciv ). Le gros souci pour "nous", c'est que nous exportons des biens plus facilement substituables que la réciproque, si on doit devenir plus autonome. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures Selon le secrétaire d'État au Trésor américain "L'investissement danois dans les T-Bonds est insignifiant, comme le Danemark lui-même" Paroles claires Paroles obligées aussi, car le risque si le Danemark vend ses obligations d'État américaines est qu'il déclenche un mouvement vers la sortie d'autres acteurs, non parce que ces acteurs auraient quoi que ce soit contre les États-Unis, mais de peur justement de ce mouvement de sortie Qui deviendrait alors une prophétie auto-réalisatrice Il est du devoir d'un secrétaire au Trésor de tenter de l'éviter Même s'il faut pour cela prononcer le genre de paroles qui, disons, pourraient être un peu mauvaises pour le karma 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Hirondelle Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 2 minutes, Alexis a dit : "L'investissement danois dans les T-Bonds est insignifiant, comme le Danemark lui-même" Il y a de l'affect dans l'insulte. Quel intérêt ? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Nicks Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 42 minutes, John92 a dit : Nous sommes sur BFM et les dernières minutes sont consacrées aux bienfaits de la planification à long terme. Qui l'eut cru? Au milieu du champ de ruines, la lucidité finit par revenir. Inutile de dire que c'est bien bien tard... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 10 heures Auteur Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 49 minutes, rogue0 a dit : Recoupement de source (source le grandcontinent, biais centre gauche, mais factuel et tendance souverainiste UE) https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/20/groenland-une-cession-massive-de-bons-du-tresor-americain-par-les-europeens-pourrait-elle-accroitre-la-pression-sur-trump/ Bémol : Vendre les oblig, c'est un moyen de faire pression sur les USA, par contre utiliser cette arme implique que le vendeur va quasi-certainement se prendre des pertes financières (dépréciation des oblig US restantes en portefeuille). Et la majorité des détenteurs de ces obligations sont des institutions privées, pas juste les banques centrales. En gros, faire cette action dite "patriotique" coûtera de l'argent. Après, si suffisamment de pays effectuent cette action (genre UE + Japon), elle a été efficace par le passé sur Trump (cf avril 2025)). (+0.5% de taux d'intérêt sur la dette US, ça rajouter instantanément des centaines de milliards de déficit budgétaire US). Mais, il ne faut pas rêver, le Japon ne se mouillera pas dans cette crise... Et la Chine et la Russie encore moins : la destruction de l'OTAN et des alliances est 100% bénéfique pour eux. ---------------------------------------------------------------------- Autre exemple de moyen de pression financier (risqué): Vendre/Shorter les marchés financier US. C'est facile : par exemple, cet ETF Amundi (LU1327051279) shorte le S&P500 (vente à découvert), et est même éligible au PEA. https://www.boursorama.com/bourse/trackers/cours/1rTDSP5/ Par contre, c'est risqué, car historiquement, les actions US sont beaucoup plus rentables que les actions européennes. Et si les marchés baissent trop, les régulateurs boursiers ont l'habitude de suspendre les vente à découvert. (par patriotisme, je ne donne pas les ETF short CAC40, je laisse les intéressés chercher ) Je pense que c'est une politique du pire qui ne se fera pas, même en cas d'accrochage "simple". Je crois beaucoup plus en l'émission de dettes nouvelles par le biais des mega prêts en euros. Qui vont simplement faire concurrence à toute émission de dettes nouvelles aux USA. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 5 minutes, Alexis a dit : Selon le secrétaire d'État au Trésor américain "L'investissement danois dans les T-Bonds est insignifiant, comme le Danemark lui-même" Paroles claires Paroles obligées aussi, car le risque si le Danemark vend ses obligations d'État américaines est qu'il déclenche un mouvement vers la sortie d'autres acteurs, non parce que ces acteurs auraient quoi que ce soit contre les États-Unis, mais de peur justement de ce mouvement de sortie Qui deviendrait alors une prophétie auto-réalisatrice Il est du devoir d'un secrétaire au Trésor de tenter de l'éviter Même s'il faut pour cela prononcer le genre de paroles qui, disons, pourraient être un peu mauvaises pour le karma Bessent est particulièrement agressif sur cette affaire et d'autres. Il a probablement oublié que le Danemark était un gros fournisseur d'insuline et que MAERSK a de gros intérêts dans le transport de conteneurs avec les Etats-Unis. Il est tout aussi envisageable qu'il se sente en position de force et se croit permis d'insulter un allié proche. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a une heure, Titus K a dit : Si même la Pologne est contrainte de tempérer l’enthousiasme de Rutte à l’égard de Trump ... J'apprécie la prise de position de Karol Nawrocki, mais (HS) Révélation Il faudrait qu'il étudie un peu l'Histoire, tout de même - La Finlande a perdu deux guerres contre l'URSS, et gagné aucune - Le Japon a bien gagné une guerre mais c'était contre la Russie en 1905 pas contre l'URSS. Contre l'URSS en 1945 en Mandchourie il a subi un désastre militaire façon France 1940 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures https://spectator.com/article/natos-suez-moment/ (20 janvier 2026) En 1969, Charles de Gaulle confiait à son ami André Malraux que « le désir de l'Amérique – et elle le réalisera un jour – est de déserter l'Europe. Vous verrez ». Il aura fallu près de six décennies, mais la prophétie de De Gaulle semble aujourd'hui sur le point de se réaliser. Après des années d'efforts diplomatiques pour gérer, apaiser et charmer les présidents américains successifs – et Donald Trump en particulier –, les dirigeants européens prennent conscience d'une triste réalité : les États-Unis sont, au mieux, indifférents à leurs intérêts et à leurs sensibilités et, au pire, ouvertement hostiles à leur égard. Certains, comme l'Italienne Giorgia Meloni, continuent de croire que Trump peut être amadoué, que les relations transatlantiques peuvent d'une manière ou d'une autre être sauvées. Même Sir Keir Starmer s'est efforcé cette semaine de minimiser les divergences croissantes avec Washington. Pourtant, parmi les responsables de l'UE, une conclusion plus sévère s'impose : cette fois-ci, avec les intimidations de Trump envers l'Europe au sujet du Groenland, la rupture semble réelle. Ils craignent que l'OTAN n'existe plus que de nom et que toute tentative de rationaliser ou d'excuser le comportement de Trump ne risque de n'être qu'une illusion. C'est le moment Suez de l'OTAN. Tout comme le retrait britannique de l'est de Suez à la fin des années 1960 a marqué la fin effective des prétentions impériales, le drame du Groenland pourrait signaler la fin du pacte de sécurité d'après-guerre entre les États-Unis et l'Europe. Si Suez a révélé que la Grande-Bretagne ne pouvait plus agir en tant que puissance mondiale, le Groenland pourrait révéler que les États-Unis ne se considèrent plus comme le garant de l'Europe. Ce que l'on appelle généralement « l'Occident » n'a jamais été une communauté permanente partageant des intérêts communs. Les nations occidentales ont une histoire, une culture et un héritage politique communs. Mais une civilisation commune ne se traduit pas automatiquement par une unité politique durable. Comme l'a fait valoir Owen Harries, réaliste gallois-australien en matière de politique étrangère, dans Foreign Affairs en 1993, les relations entre les nations occidentales ont longtemps été marquées par la rivalité, la division et même des conflits sanglants. Rétrospectivement, les périodes 1917-1918, 1941-1945 et la guerre froide ont été les seuls moments où un « Occident » uni a possédé une réelle légitimité politique. Même alors, le terme est quelque peu impropre, car les principaux ennemis – l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie dans le premier cas, l'Allemagne et l'Italie dans le second – étaient eux-mêmes des puissances occidentales de premier plan. Comme l'a remarqué Harries, l'idée d'un « Occident » politique a séduit les Européens principalement dans les moments de danger imminent. « Le désespoir et la peur, écrit-il, en ont été ses parents, et non les affinités. » Une fois la menace écartée, l'instinct de l'Europe n'a historiquement pas été la solidarité avec Washington, mais la distance. Ce sentiment a souvent été réciproque. Même avant la victoire finale de la Seconde Guerre mondiale en 1945, le modèle mondial dominant n'était pas un Occident unifié, mais les « trois grands », Franklin D. Roosevelt se montrant souvent plus méfiant envers la Grande-Bretagne qu'envers Staline [1]. Après la guerre, le successeur de FDR, Harry Truman, a brusquement mis fin au programme Lend-Lease, sans se soucier apparemment de la Grande-Bretagne ou de l'Europe. George Orwell imaginait un monde tripartite, avec l'Europe se démarquant du capitalisme américain et du communisme soviétique. Comme au début de la guerre froide, il en fut de même à la fin. Après l'effondrement de l'empire soviétique, l'Europe fut à nouveau considérée comme un pôle distinct, l'Asie constituant le troisième. Loin de s'accrocher à l'unité atlantique, de nombreux Européens anticipaient qu'une Europe post-Maastricht, dirigée par une Allemagne réunifiée, rivaliserait avec la puissance américaine, voire la surpasserait. Lorsque les combats ont éclaté en Yougoslavie en 1991, le président de la Commission européenne, Jacques Delors, a parfaitement résumé ce réflexe : « Nous ne nous ingérons pas dans les affaires américaines. Nous espérons qu'ils auront suffisamment de respect pour ne pas s'ingérer dans les nôtres. » Le fait que les États-Unis aient libéré le pays de Monsieur Delors d'un régime totalitaire, puis protégé l'Europe occidentale d'un autre pendant quatre décennies, n'avait apparemment aucune importance. Très vite, l'Europe s'est révélée incapable de gérer la crise bosniaque et dépend depuis lors fortement de l'Oncle Sam pour sa sécurité. Pourtant, l'empire soviétique qui avait justifié la création de l'OTAN s'est effondré il y a plus de trois décennies, et l'affirmation selon laquelle la Russie d'aujourd'hui représente une menace suffisante pour justifier une renaissance de l'Occident est peu crédible. La Russie est une puissance en déclin : démographiquement faible, économiquement dépendante des matières premières et hors du peloton de tête des économies mondiales. Elle est enlisée dans le Donbass et n'a pas les capacités militaires et économiques nécessaires pour conquérir toute l'Ukraine, sans parler des pays de l'ancien Pacte de Varsovie. La Russie ne représente pas une menace sérieuse pour l'Europe occidentale, et encore moins pour les États-Unis, même si les stratèges militaires partagent les inquiétudes de Trump concernant les ambitions de Moscou dans l'Arctique. Vladimir Poutine est un voyou et un autocrate dont le régime n'inspire aucune admiration. Mais ses ambitions sont plus limitées que la renaissance d'un empire. Le Kremlin cherche à détruire l'Ukraine afin qu'elle ne puisse pas rejoindre l'OTAN et devenir, selon l'expression du politologue John Mearsheimer, « un bastion occidental aux portes de la Russie ». Trop de politiciens en Grande-Bretagne et sur le continent se rassurent en pensant que Trump est une aberration : que les responsables de la politique étrangère américaine restent instinctivement attachés à l'Europe. Tout reviendra à la normale, nous assure-t-on, une fois que Trump aura quitté ses fonctions le 20 janvier 2029 – si tant est qu'il le fasse. Mais si une semaine est une longue période en politique, comme l'a fait remarquer Harold Wilson, trois ans sont une éternité. Plus troublant encore, l'histoire montre que l'engagement des États-Unis envers l'Europe n'est apparu que lorsque les intérêts fondamentaux des États-Unis étaient directement menacés : la guerre sous-marine allemande en 1917, Pearl Harbor en 1941, suivie de la déclaration de guerre imprudente d'Hitler, et l'expansionnisme soviétique à la fin des années 1940. La menace communiste a uni les États-Unis et l'Europe pendant quatre décennies. La Russie de Poutine n'atteint pas ce seuil. Entre-temps, l'équilibre mondial des pouvoirs a radicalement changé. Washington doit désormais concilier ses ambitions et ses ressources dans un monde multipolaire. Les États-Unis sont débordés, et même la puissance américaine a ses limites, d'autant plus qu'ils consacrent désormais davantage à rembourser leur dette qu'à leur défense [2]. Ce qui nous ramène à Suez. En 1956, l'administration Eisenhower a coupé les vivres à la Grande-Bretagne pour forcer le gouvernement d'Anthony Eden à mettre fin à son invasion malheureuse de l'Égypte. Suez a contraint la Grande-Bretagne à abandonner l'illusion réconfortante qu'elle restait une véritable puissance mondiale. Dix ans plus tard, le gouvernement d'Harold Wilson annonçait le retrait des forces britanniques « à l'est de Suez ». La Pax Britannica était terminée. Soixante-dix ans plus tard, Donald Trump semble déterminé à mettre fin à la Pax Americana. Cela n'implique pas un retrait américain, mais un réaménagement stratégique : s'éloigner de l'Europe, se tourner vers l'Asie de l'Est et revenir à la défense de l'hémisphère occidental. L'accent mis par Trump sur la protection du « voisinage proche » des États-Unis n'est pas nouveau. La défense de l'hémisphère est la priorité absolue de Washington depuis les années 1820. Les principes qui sous-tendent la doctrine Monroe ont longtemps été tacites, car ils étaient considérés comme acquis. Et n'oublions pas que le Groenland, la plus grande île du monde, est géographiquement nord-américain. Il est également au centre des voies maritimes arctiques stratégiquement disputées et abrite des terres rares. La question la plus pertinente aujourd'hui est de savoir comment Washington perçoit désormais le monde au-delà de son « arrière-cour », c'est-à-dire principalement l'Europe, l'Asie de l'Est et le golfe Persique. Pendant la guerre froide, l'Europe occupait une place prépondérante dans la grande stratégie américaine pour la simple raison que l'Union soviétique représentait une menace existentielle. Ces derniers temps, l'Europe a cessé d'être d'un intérêt vital pour les États-Unis, non seulement parce qu'elle subit une forme d'« effacement civilisationnel », comme l'a récemment averti la déclaration sur la sécurité nationale de l'administration Trump, mais aussi parce qu'elle n'est tout simplement plus un théâtre stratégique ou économique majeur de la puissance mondiale. Compte tenu de l'indifférence de Trump envers l'Europe, de ses fanfaronnades sur l'Amérique latine et l'Arctique et du pivot de Washington vers l'Asie de l'Est, il n'est guère étonnant que les commentateurs des deux côtés de l'Atlantique soient « agressés par la réalité », pour reprendre l'ancienne expression néoconservatrice. Trump n'est pas tant l'auteur de la rupture transatlantique que celui qui l'accélère et la révèle au grand jour. Il a balayé les illusions réconfortantes d'un Occident politique permanent et contraint les Européens à affronter une vérité longtemps différée : l'unité occidentale a toujours été conditionnelle, contingente et motivée par la menace. La franchise de Trump, pour le dire gentiment et poliment, est dérangeante et déstabilisante. C'est certainement un rustre, dont le comportement a choqué beaucoup de ses anciens amis. Mais la vérité la plus choquante n'est pas que l'Amérique ait changé. C'est que tant de responsables de la politique étrangère britannique et européenne aient supposé qu'elle ne changerait jamais [3]. [1] Et l'Institute for Propaganda Analysis recommandait aux Américains de se méfier de la propagande britannique au même titre que l'hitlérienne ou la soviétique : voir ma note [2] ici : https://forum.air-defense.net/topic/19315-guerre-de-linformation-et-propagande/?do=findComment&comment=1730698 [2] Ce qui conduira à terme à la chute de l'empire américain, si l'on en croit la loi de Niall Ferguson https://forum.air-defense.net/topic/11243-usa/page/894/#comment-1719394 [3] On retrouve Palmerston : « Nous n'avons pas d'alliés éternels, ni d'ennemis perpétuels. Nos intérêts sont éternels et perpétuels, et il est de notre devoir de les défendre. ». 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Castor Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 38 minutes, Titus K a dit : Un fond de pension Suédois aurait vendu 7,5 G € de bonds US https://www.di.se/nyheter/di-avslojar-alecta-har-dumpat-amerikanska-statspapper/ Dans l’absolu c’est peu au regard de la profondeur du marché des obligations d’État. Sur le 10Y listé sur le CME, le volume moyen quotidien est d’environ 600k contrats sur les six derniers mois, et de 1,2m sur les trois derniers. Avec un "contrat future" sur obligation à 10 ans qui vaut 100 000 USD, cette vente représente moins de 10 % du volume échangé sur la journée . Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 10 heures Auteur Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 26 minutes, ksimodo a dit : Les US sont le 1er client export de l'UE en valeur, pour la somme des biens et services. Et notre 2eme source d'import aprés la chine. Etaient. Ils vont d'abord devoir rembourser leurs dettes et elle est colossale. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures Il y a 2 heures, Alexis a dit : Ils ont préparé un gâteau pour fêter l'anniversaire... C'est une métonymie, une synecdoque, la figure de style qui mentionne une partie pour désigner le tout. Car le gâteau, c'est pas juste le Groenland, mais l'Europe tout entière. C'est ce que David Baverez appelle la "yéménisation de l'Europe", que j'avais explicitée ainsi : « au sens d'être une terre d'affrontement entre Chine et Etats-Unis comme le Yémen entre Arabie et Iran » dans https://forum.air-defense.net/topic/25430-la-place-de-la-france-dans-un-monde-de-blocs/page/32/#comment-1807063 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures (modifié) il y a 27 minutes, Wallaby a dit : C'est une métonymie, une synecdoque, la figure de style qui mentionne une partie pour désigner le tout. Car le gâteau, c'est pas juste le Groenland, mais l'Europe tout entière. C'est ce que David Baverez appelle la "yéménisation de l'Europe", que j'avais explicitée ainsi : « au sens d'être une terre d'affrontement entre Chine et Etats-Unis comme le Yémen entre Arabie et Iran » dans https://forum.air-defense.net/topic/25430-la-place-de-la-france-dans-un-monde-de-blocs/page/32/#comment-1807063 On est très loin du Yémen. Et il faut quand même envisager ici que l'on est en train de se protéger MILITAIREMENT d'un ALLIE. Là où la Chine fait de l'entrisme d'une autre manière. Sinon, le discours de Trump à Davos : il va falloir beaucoup de tisane pour tout décortiquer mais je crains fort que POTUS ne soit... vieillissant. Pas fou, juste en train de décliner à vue d’œil. Menteur aussi mais c'est un ancien promoteur. Sa dernière en date est de prendre à partie Rutte, de dire que les Etats-Unis ont tout payé pour l'OTAN et qu'il ne demande en échange QUE le Groenland. Moi qui croyait qu'il s'agissait d'une question de sécurité nationale... comme à Caracas. Modifié il y a 10 heures par Ciders 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Hirondelle Posté(e) il y a 9 heures C’est un message populaire. Share Posté(e) il y a 9 heures il y a 31 minutes, Wallaby a dit : C'est une métonymie, une synecdoque @Alexis, tu dois réagir. Tu te fais laminer par un Kangouarchiviste de petite taille 6 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 9 heures Auteur Share Posté(e) il y a 9 heures il y a 38 minutes, Wallaby a dit : Après des années d'efforts diplomatiques pour gérer, apaiser et charmer les présidents américains successifs – et Donald Trump en particulier –, les dirigeants européens prennent conscience d'une triste réalité : les États-Unis sont, au mieux, indifférents à leurs intérêts et à leurs sensibilités et, au pire, ouvertement hostiles à leur égard. Je suis étonné que les prémices d'une telle réflexion fasse l'impasse sur la nature contractuelle de la relation US/UE. C'est elle qui est aujourd'hui questionné. Je ne nie pas les effets de danse du ventre des dirigeants de l'UE sur les US mais la nature même de cette danse du ventre n'a fait que faire oublier aux US la vrai nature de leur relation avec l'UE. Et au final la position de force jamais utilisée de l'UE. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 9 heures Share Posté(e) il y a 9 heures il y a 19 minutes, Alexis a dit : Contre l'URSS en 1945 en Mandchourie [le Japon] a subi un désastre militaire façon France 1940 Et d'ailleurs, dès l'été 1939 le Japon perdait une bataille de chars à Nomonhan, aux confins mongols de la mandchourie, contre les soviétiques, ce qui aura pour résultat de trancher entre la stratégie de l'armée de terre favorable à une expansion vers le nord, dite "hokushinron", qui aurait conquis la Sibérie, et celle de la marine, favorable à une expansion vers le sud, dite "nanshinron". L'armée s'est décrédibilisée, et la marine a dès lors les mains libres pour entraîner le Japon vers le Sud : domination de l'Indochine française, puis Pearl Harbor, les Philippines, Singapour et l'Indonésie. Cela aboutit aussi au pacte de neutralité soviéto-japonais d'avril 1941, qui permettra à Staline de concentrer toutes ses forces à l'Ouest lorsqu'Hitler déclenche Barbarossa. L'espion soviétique Richard Sorge basé à Tokyo confirme en octobre 1941 que le Japon n'a aucune intention d'attaquer l'Union Soviétique, mais se prépare à attaquer les États-Unis. 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 9 heures Share Posté(e) il y a 9 heures (modifié) il y a 19 minutes, Ciders a dit : On est très loin du Yémen. Et il faut quand même envisager ici que l'on est en train de se protéger MILITAIREMENT d'un ALLIE. Là où la Chine fait de l'entrisme d'une autre manière. Pour les États-Unis l'Europe est une colonie chargée d'absorber les productions américaines, comme l'Inde était obligée d'absorber les productions britanniques. Ou encore c'est une terre « d'extraction de tributs » pour reprendre le langage de Stacie Goddard et Abraham Newman : https://forum.air-defense.net/topic/20791-politique-%C3%A9trang%C3%A8re-des-usa/page/39/#comment-1867584 Modifié il y a 9 heures par Wallaby Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 9 heures Share Posté(e) il y a 9 heures Je crois que ce n'est pas hors-sujet de reposter ceci aussi ici : Le 26/06/2025 à 13:59, Wallaby a dit : https://lareviewofbooks.org/article/the-blob-gazes-into-the-abyss/ (15 mai 2025) World to Come: The Return of Trump and the End of the Old Order par Josef Braml et Mathew Burrows Au-delà des actions de Trump, les auteurs décrivent un monde qui continue de glisser lentement et sûrement vers la multipolarité, avec la Chine, la Russie et l'Inde qui « montent » et « remettent en question le système de gouvernance mondiale centré sur l'Occident établi après la Seconde Guerre mondiale ». Ils soulignent la déconnexion croissante entre l'Occident et le Sud, exacerbée par la baisse de l'aide occidentale, le fardeau de la dette des pays en développement et l'hypocrisie perçue des sanctions occidentales. Selon eux, Trump n'est « pas préparé à [cette] multipolarité », car il voit le monde en termes nettement binaires (« pour ou contre les États-Unis ») et reste largement ignorant ou indifférent aux préoccupations des pays du Sud. « Le véritable leadership dans notre monde multipolaire », préviennent-ils à la fin, « implique de s'attaquer aux problèmes mondiaux, et pas seulement à ses propres intérêts. L'Occident doit montrer qu'il prend en compte des intérêts plus larges que les siens pour maintenir son influence. S'isoler derrière son propre « mur de la démocratie » et ignorer le reste du monde entravera la diffusion des valeurs occidentales et sapera nos fondements économiques ». L'« Occident » de Burrow et Braml, souvent cité, est aujourd'hui révolu : les anciens alliés perçoivent désormais les États-Unis comme fondamentalement indignes de confiance et peu fiables. Mais même si Trump était remplacé demain par le fantôme de Dwight D. Eisenhower, il est très peu probable que les Européens de l'Ouest se remettent à compter sur le parapluie de sécurité américain. Comme l'a déclaré le ministre français de l'Europe, Benjamin Haddad, à Politico juste avant les élections de novembre, « nous ne pouvons pas laisser les électeurs du Wisconsin décider de la sécurité européenne ». Pour les Européens, il ne s'agit pas seulement de gérer un monde multipolaire plus complexe ; il s'agit aussi de naviguer dans un monde où l'hégémon d'autrefois est devenu un voyou et où ils sont menacés à la fois par la Russie et par les États-Unis. Si l'intégration sécuritaire qui échappe depuis si longtemps à l'Europe finit par se concrétiser, elle sera stimulée par la menace crédible et durable d'une hostilité des États-Unis. En 2016, Braml, l'un des plus grands observateurs allemands de l'Amérique (bien que peu de ses travaux aient été traduits en anglais), a publié Trump's Amerika-auf Kosten der Freiheit (« L'Amérique de Trump - au prix de la liberté »), dans lequel il avertissait que Trump était un « autoritaire » qui représentait une menace importante pour les normes démocratiques américaines, les institutions, l'État de droit et, potentiellement, les libertés civiles. Plus récemment, il a régulièrement décrit Trump comme un « radical ». Dans une interview accordée en février 2024 à l'Abendzeitung de Munich, Braml a déclaré : « Trump considère l'Europe comme l'ennemi [...] Il veut diviser l'Europe afin de mieux contrôler ses différentes parties. » Dans un autre, le même mois, il prévoyait que, « sous un éventuel Trump en tant que commandant en chef, l'OTAN et la promesse américaine de protection de l'Europe ne vaudraient plus grand-chose. » En février 2025, il observait que Trump "ne changerait pas seulement la loi et l'ordre en Amérique, mais aussi l'ordre mondial international. À l'avenir, ce n'est plus l'État de droit qui prévaudra, mais le pouvoir de celui qui est le plus fort économiquement et militairement." Il a averti que les Européens « sont militairement et économiquement dépendants des États-Unis et vulnérables au chantage. » En effet, en 2023, Braml a publié un livre exhortant l'Europe (et l'Allemagne en particulier) à se défaire de ses « illusions » sur l'ancienne relation transatlantique. Burrows et Braml s'accrochent à l'espoir qu'une correction de trajectoire post-Trump puisse ramener les États-Unis, et donc « l'Occident », aux valeurs atlantistes et aux engagements institutionnels internationalistes qu'ils représentaient. Malheureusement, les changements qui émergent rapidement du second mandat de Trump - politique illibérale normalisée, institutions démantelées et, surtout, confiance éviscérée - sont irréversibles. Une fois la confiance disparue, il est extrêmement difficile de la rétablir. Une fois qu'un système relativement impersonnel et fondé sur des règles est détruit, il peut être pratiquement impossible de le reconstruire. Le monde que Burrows et Braml espèrent voir renaître après le « temps des monstres » est, au contraire, en train d'être dévoré par eux. Il n'y a pas de retour en arrière possible. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 9 heures Auteur Share Posté(e) il y a 9 heures (modifié) C'est fait le prêt de 90 milliards en direction de l'Ukraine est voté. L'Europe va pouvoir aller sur les marchés. https://www.eurointegration.com.ua/eng/news/2026/01/21/7229509/ Modifié il y a 9 heures par herciv 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Shorr kan Posté(e) il y a 9 heures Share Posté(e) il y a 9 heures il y a une heure, Hirondelle a dit : Il y a de l'affect dans l'insulte. Quel intérêt ? ça montre sa fébrilité, et indirectement où frapper pour leur faire mal.... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) il y a 8 heures Share Posté(e) il y a 8 heures il y a une heure, Shorr kan a dit : ça montre sa fébrilité, et indirectement où frapper pour leur faire mal.... Tu frappes un peu plus fort, le gars continuera à dégoiser, mais avec une voix de fausset... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 7 heures Auteur Share Posté(e) il y a 7 heures il y a 8 minutes, Alexis a dit : dégoiser Je prend aussi mais si tu en fais tous les jours des nouveaux faudra que tu tiennes à jour une liste. J'ai une mémoire de moineau. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Salverius Posté(e) il y a 7 heures Share Posté(e) il y a 7 heures Il y a 1 heure, herciv a dit : C'est fait le prêt de 90 milliards en direction de l'Ukraine est voté. L'Europe va pouvoir aller sur les marchés. https://www.eurointegration.com.ua/eng/news/2026/01/21/7229509/ Souvenons nous qu'il y a seulement une semaine, France et Allemagne se sont disputés pour savoir si les 60 milliards € consacrés à l'achat d'armement (sur les 90 prêtés) devaient être dépensés exclusivement auprès d'acteurs européens, ou s'il fallait autoriser l'achat de matériels US. 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Alexis Posté(e) il y a 7 heures C’est un message populaire. Share Posté(e) il y a 7 heures Charlie en 1962 (pas l'hebdo) "Un jour ou l'autre, il peut se produire des événements fabuleux, des retournements incroyables. Il s'en est produit tellement dans l’histoire ! L'Amérique peut exploser du fait du terrorisme, du racisme, que sais-je, et devenir une menace pour la paix. […] Personne ne peut dire d'avance où se situera le danger. Et comme il faut vingt ans pour se mettre en mesure d'y parer, alors nous prenons tout de suite nos dispositions. […] Voilà pourquoi, tout en demeurant les alliés des Américains, nous voulons cesser de nous en remettre à eux." Vous me direz que prédire des évènements incroyables et des retournements stupéfiants n'est pas si difficile pour toute personne qui connait un peu l'Histoire. Puisqu'il y en a eu tant dans les millénaires passés, justement Et c'est vrai Mais il est vrai aussi que toute génération tend à penser qu'elle est spéciale, que l'illusion comme quoi une situation qui dure un peu, donc apparaît comme une normalité, doit être une permanence est très répandue... C'est pour cela sans doute que ce qui pourrait apparaître comme un simple truisme - "Y aura des surprises, les mecs" - est en fait une vérité importante. Parce qu'aussi simple qu'elle soit, elle est très facile à perdre de vue 5 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) il y a 7 heures Share Posté(e) il y a 7 heures il y a 35 minutes, herciv a dit : Je prend aussi mais si tu en fais tous les jours des nouveaux faudra que tu tiennes à jour une liste. J'ai une mémoire de moineau. C'est-à-dire que @Wallaby a du répondant, donc faut bien que je suive, hein Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 6 heures Share Posté(e) il y a 6 heures https://www.ft.com/content/26428440-672f-4f13-a804-01dee8a330fd Europe must not appease Trump on Greenland, Gideo Rachman, Commentateur en chef des affaires étrangères, 18 janvier 2026 Et c'est dans la rubrique "Opinion Greenland". Chapeau : En capitulant à nouveau, l'UE et le Royaume-Uni signaleraient que nous vivons désormais irrévocablement dans un monde où la loi du plus fort prévaut. Extraits : Face à un éventail aussi déconcertant de scénarios possibles, que doivent faire les dirigeants européens ? La réponse est que pour éviter les pires issues, ils doivent riposter dès maintenant. Au cours de l'année écoulée, ils ont tenté l'apaisement et la flatterie. Voilà où cela les a menés. Ils doivent changer de cap immédiatement. L'UE a atteint son point le plus bas l'été dernier, lorsque les dirigeants du bloc ont docilement accepté de se soumettre à des droits de douane américains de 15 % sans riposter. L'accord commercial entre l'UE et les États-Unis conclu à l'époque a désormais été suspendu par le Parlement européen. Sa ratification est difficile à envisager, du moins jusqu'à ce que les droits de douane supplémentaires brandis par Trump soient retirés. Les Européens devraient plutôt élaborer des droits de douane compensatoires visant les États-Unis, en allant au-delà des cibles clichées que sont le whisky Bourbon et les jeans Levi's. Les nouvelles cibles pourraient inclure les grandes entreprises technologiques américaines et les sociétés de cryptomonnaie qui font partie intégrante de l'univers de Trump. Au cours de la semaine dernière, j'ai reçu plusieurs messages jubilatoires d'un ami nationaliste chinois qui se réjouit à l'avance de l'humiliation de l'Europe. En cédant sur le Groenland, l'Europe confirmerait que nous vivons désormais irrévocablement dans un monde où la loi du plus fort prévaut. Pour la Chine, cette perspective est potentiellement séduisante. Si le Kremlin en conclut que l'Europe est faible et qu'il n'y a qu'à se servir, c'est tout le continent qui pourrait en payer le prix. Pour son propre bien – et pour celui du monde entier –, l'Europe doit rester ferme sur la question du Groenland. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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