gustave Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures Il y a 4 heures, olivier lsb a dit : C'est une lecture des choses. Je trouve que c'est une facilité de dire "nous au moins, on a les mains propres et la compromission intacte, car on a soutenu jusqu'au bout".... Tout en étant l'acteur régional le moins capable de peser par la force sur les événements, donc c'est un peu facile. J'imagine aussi que la Belgique soutenait les kurdes sans la moindre réserve... Est-ce que les Etats-Unis ont lâché, ou simplement acté qu'Al-Charaa présentait de bonnes garanties pour consolider la Syrie ? Les Turcs ont laissé faire également, alors qu'ils ont largement les moyens de s'opposer militairement à un projet qui ne leur conviendrait pas. Le retrait des Etats-Unis des champs de pétrole, et la neutralité turc à l'encontre d'un projet d'autonomie régionale kurde, sont pour moi aussi contributeur à la question kurde dans le nouvel état syrien, que le soutien politique français. Chacun contribue avec ce qu'il peut: la France, avec des mots et des postures. Les turcs, avec une non-ingérence (pour une fois...) et les Etats-Unis, en lâchant le pétrole (c'est pas rien...). Ce n'est pas une lecture, c'est un fait: parmi les pays qui ont soutenu et utilisé les FDS, et même parmi tous les pays, seule la France s'est réellement mobilisée pour conserver l'engagement US à leur côté. Ni la Belgique ni les EAU ne l'ont fait. C'est une réalité qui mérite d'être soulignée, et d'autant plus qu'elle n'a pas été pour rien dans le coup de théâtre de l'accord de vendredi. Les mots et postures ont accompagné une diplomatie parallèle qui n'a pas été inefficace et a largement contribué aux évolutions US et Turque, notamment à travers l'engagement des saoudiens. Et tout le monde ou presque (Israël, Maliki...), y compris la France, est d'accord pour affirmer que Charra est la seule option viable, sous réserve d'un certain nombre de conditions. Et parmi celles-ci la France considère, à juste titre je pense, que l'intégration des minorités, et on leur écrasement, est importante. Pour le coup de théâtre précédent, c'est à dire l'offensive de Damas, Barrack a lâché les FDS et laissé les forces gouvernementales entamer la réunification par la force. J'ajouterai que le pétrole n'est pas lâché par les US. Ils n'y avaient pas accès de façon importante jusqu'à maintenant (le dispositif US était centré sur Hassaké) mais il me semble que les projets futurs mentionnent surtout des compagnies US... Les Turcs avaient tout intérêt à laisser faire l'attaque des forces gouvernementales, et ont probablement inciter Damas à saisir l'opportunité offerte par les politiques US. Ce sont même leurs anciens proxys qui ont constitué une part non négligeable des forces attaquantes. Sinon ils ont en effet les moyens d'empêcher une action dans le nord! Leur acceptation de l'accord est en effet une heureuse surprise, probablement liée aux enjeux internes électoraux et de processus de paix avec le PKK. Mais tant que le NES disparait en tant que projet potentiellement autonome, ce qui semble acté, ils sont gagnants. Bref évidemment que les postures US et Turque sont déterminantes, mais elles ne doivent pas faire oublier un réel impact de la position FR, coordonnée avec les Saoudiens qui sont aussi un acteur méconnu mais majeur. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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