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La campagne de 1813 pouvait être gagnée malgré l'intervention autrichienne.


Lathan

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Le traité de Pleiswitz, accepté par les coalisés, donna à l’Autriche le temps d’achever ses derniers préparatifs militaires. Il permit également à l’ensemble des puissances de la coalition de renforcer leurs armées, tandis que Napoléon put enfin reconstituer une cavalerie dont il avait un besoin crucial.

Près de 250 000 Autrichiens allaient ainsi rejoindre les forces coalisées, ajoutant un poids décisif à la balance stratégique en leur faveur.

Le plan de Trachenberg fixait un principe clair : éviter Napoléon lui-même, battre d’abord ses lieutenants, puis concentrer toutes les forces disponibles afin d’affronter l’Empereur dans des conditions favorables.

Le prince Schwarzenberg fut nommé généralissime des armées coalisées.
Le plan autrichien reposait sur la concentration d’environ 90 000 à 100 000 Autrichiens, 40 000 à 50 000 Russes, et 40 000 à 50 000 Prussiens.

L’objectif était d’attaquer Dresde, de couper Napoléon de sa voie de retraite vers le sud de l’Allemagne, de l’éliminer de cette région, puis de permettre la jonction avec les Russes et une partie de l’armée prussienne.

Cette manœuvre aurait profondément modifié l’équilibre du théâtre d’opérations au profit des coalisés et entraîné l’effondrement partiel de la ligne de défense de l’Elbe, établie par Napoléon.

Face à cette menace, Napoléon conçut l’une des manœuvres les plus redoutables de toute sa carrière. Si elle avait pu être exécutée pleinement, elle aurait probablement anéanti l’armée autrichienne avançant lentement sur Dresde. Celle-ci comptait sur la solidité de la place et de ses redoutes, défendues par les 26 000 hommes du corps de Saint-Cyr, pour contenir l’ennemi. Cette force se révéla toutefois insuffisante, malgré les fortifications, obligeant l’Empereur à modifier son plan afin de défendre personnellement la ville, où il remporta une grande victoire tactique face à près de 180 000 hommes.

Napoléon avait placé le corps de Vandamme, fort d’environ 32 000 hommes, au camp de Pirna, sur l’Elbe. À son arrivée à Dresde, il comptait sur ce corps pour poursuivre les coalisés en retraite et leur infliger une nouvelle défaite, ceux-ci devant se retirer par trois axes principaux, dont l’un longeait l’Elbe et devait tomber directement sur Vandamme.

Mais la malchance — l’une des sept fatalités qui marquèrent cette campagne — frappa de nouveau Napoléon. Pris de violents vomissements, au point que l’on craignit un empoisonnement, il fut contraint par ses maréchaux de se retirer en arrière. Cette décision entraîna l’annulation immédiate de la préparation de la poursuite qu’il avait prévue.

Ainsi, l’occasion d’exploiter pleinement la victoire de Dresde s’évanouit.
Seul Vandamme poursuivit l’ennemi, mais il se heurta à Kulm à une force supérieure en nombre, qui captura près des trois quarts de son corps d’armée.

Cette défaite annula presque entièrement les avantages obtenus par la victoire de Dresde.

Voilà pour l’historique.

À bientôt pour la suite…

 

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Dans mon uchronie, je tiens compte du problème de santé subi par Napoléon, qui annula la poursuite après Dresde et causa par la suite des conséquences stratégiques majeures. Ce facteur, souvent sous-estimé, modifie en réalité profondément la marge de manœuvre de l’Empereur et explique en partie les limites de l’exploitation historique de la victoire.

C’est dans ce cadre que je place 100 000 hommes au camp de Pirna, sur l’Elbe, tout en prélevant 40 000 hommes de l’armée principale à Dresde, lesquels viennent s’ajouter au corps de Saint-Cyr, fort de 26 000 hommes, chargé de tenir la ville-forteresse.
Je m’appuie ici sur l’appréciation d’un homme supérieur dans les choses militaires, selon laquelle 30 000 hommes suffisaient pour tenir Dresde face à 100 000 assaillants. Avec 66 000 hommes, je sais donc que la ville tiendra sans difficulté, pour tout le temps nécessaire à l’opération.

Lorsque Schwarzenberg conduit son armée devant Dresde, il se heurte immédiatement à un obstacle structurel décisif : un ravin sur son aile gauche, qui divise son dispositif et sépare environ 40 000 hommes, incapables de faire leur jonction à l’arrivée. Cette contrainte du terrain, connue mais mal anticipée, pèsera lourdement sur toute la suite des événements.

Le prince Schwarzenberg établit alors son plan et engage l’attaque. La ville se défend en cédant lentement du terrain, de manière contrôlée, jusqu’au point où l’offensive alliée se trouve bloquée.
Faute d’espace suffisant pour se déployer, la proportion entre attaquants et défenseurs devient presque égale sur le front, annulant l’avantage numérique allié et transformant l’effort en combat d’usure sans issue.

Après environ deux heures de combat, vers le milieu de la journée, un messager français se présente à Schwarzenberg. Il l’informe que l’arrière de l’armée alliée est désormais coupé, et que l’Empereur en personne, à la tête d’une force puissante, a débouché sur leurs lignes de communication.

Napoléon est en effet passé par Pirna, attendant volontairement que l’ennemi soit engagé devant Dresde, privé de liberté opérative.
Grâce à son service topographique, qui lui avait signalé sur ses cartes l’existence de ce ravin divisant l’armée ennemie, et grâce à des reconnaissances profondes, menées en prévision d’une intervention autrichienne, il savait que l’armée alliée arriverait par plusieurs axes, dont certains la sépareraient irrémédiablement à l’approche de la ville, sans possibilité de soutien mutuel en cas d’échec.

Il mit à profit l’ensemble de ces renseignements, ainsi que les fautes ennemies, pour concevoir une manœuvre décisive. Les terrains et les axes d’approche lui permirent de progresser sans éveiller l’attention de l’ennemi, jusqu’au moment où la situation devint irréversible.

Le messager remit alors un ultimatum clair.

Napoléon y exposait que l’armée commandée par Schwarzenberg se trouvait coupée de ses communications, sans possibilité réaliste de dégagement, et que toute tentative de rupture ne ferait qu’entraîner une destruction en détail des corps séparés. Il précisait qu’il disposait des forces nécessaires pour attaquer avant la nuit ou au point du jour, dans des conditions ne laissant à l’armée alliée aucune chance raisonnable de salut.

Afin d’épargner un sang désormais inutile, il suspendait ses attaques et exigeait :

la cessation immédiate de toute opération offensive,

le dépôt des armes par l’ensemble des forces alliées, sans distinction de nation,

la constitution de ces troupes en prisonniers de guerre, conformément aux usages européens.

En cas d’acceptation immédiate, l’honneur des officiers serait respecté, les troupes traitées avec humanité, et aucun État ne subirait, après la campagne, de conséquences politiques excédant celles qu’imposerait la situation militaire générale.

En cas de refus, les hostilités reprendraient sans délai. Les corps séparés seraient attaqués isolément, et les pertes, inévitables et considérables, engageraient directement la responsabilité de ceux qui auraient prolongé la lutte en connaissance de cause.

Le message attirait également l’attention sur l’après-campagne, désormais clairement en faveur de Napoléon.
Il soulignait que la Prusse, déjà durement éprouvée par la guerre, n’avait rien à gagner à une destruction inutile de ses forces, qui ne ferait qu’aggraver durablement la position de sa monarchie.
Quant à l’Autriche, elle conservait encore la possibilité de sauver son armée, son rôle et son poids politique, à l’heure où l’équilibre de l’Europe était en train de se redessiner — possibilité qui disparaîtrait si elle forçait une épreuve sans issue.

Trois heures étaient accordées pour répondre. Passé ce délai, Napoléon agirait, laissant la question se résoudre par les armes seules.

Placée devant de telles circonstances, et bien que non habilité à décider de la politique de son pays, Schwarzenberg comprit qu’il lui restait un seul choix rationnel : sauver l’armée pour sauver l’État.
Les représentants des autres puissances opposèrent des réticences, les Russes surtout, ayant objectivement moins à perdre, mais la certitude d’être faits prisonniers, combinée à la vision concrète de l’armée française coupant toutes les voies de retraite, finit par les contraindre à céder.

La reddition devait comprendre l’intégralité de l’armée, y compris les forces situées au-delà du ravin, sous peine de voir toute tentative de résistance se payer politiquement lors des arrangements ultérieurs.
Le piège était trop parfaitement conçu pour être rompu.

Ainsi, la tentative autrichienne de renverser la situation en marchant sur Dresde se retourna entièrement contre la coalition. Près de 180 000 hommes furent faits prisonniers.
Sachant qu’ils seraient respectés, et que cette décision permettait de préserver leur pays et d’envisager un retour ultérieur aux foyers, cette issue fut jugée préférable à une destruction totale dépassant tout ce qui était politiquement et humainement supportable.

Pourquoi Napoléon n’a-t-il pas choisi cette option historiquement ?

Il privilégia un plan plus direct et plus sûr à court terme, centré sur la défense de Dresde, comptant sur sa victoire immédiate et sur le corps de Vandamme, fort de 32 000 hommes, positionné à Pirna, pour mener ensuite une poursuite conjointe.
Le temps lui manquait : c’était une course pour atteindre Dresde. Dans ces conditions, on comprend que cette option, plus complexe politiquement, ne se soit pas imposée à lui.

L’uchroniste, lui, dispose du temps nécessaire pour examiner à froid les structures, conserver ce qui est décisif, et rejeter ce qui ne l’est pas.

 

A bientot pour la suite.

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  • BPCs changed the title to La campagne de 1813 pouvait être gagnée malgré l'intervention autrichienne.

Les fruits de la victoire allaient commencer à tomber.

Les coalisés, sous le choc d’une victoire si inattendue alors qu’ils espéraient de grands résultats, furent stupéfaits et voyaient leur avenir s’assombrir, particulièrement la Prusse.

Napoléon avait obtenu un coup magistral qui lui rendait l’initiative.

Sans plus perdre de temps, il chassa les 25 à 30 000 ennemis postés devant Torgau, où une garnison d’environ 20 000 hommes tenait la forteresse.

Son idée était claire : rétablir sa suprématie jusqu’à l’Oder dans un premier temps. Pour cela, il lui fallait mener des opérations qui allaient lui rendre exactement ce qu’il souhaitait.

Il fit revenir Oudinot à Dresde pour renforcer Saint-Cyr et ses 26 000 hommes avec ses 35 à 45 000, assurant ainsi un front sud solide. Une réserve de 20 000 hommes fut prélevée sur cette armée, prête à intervenir là où la situation l’exigerait.

Il dut attendre une dizaine de jours pour que tout soit en place, mais cela ne ralentit en rien son activité de son côté.

Avec ses 166 000 hommes, incluant Ney et ses 50 000H, il avança vers Berlin, qu’il comptait atteindre en cinq jours environ. L’ennemi, fort d’environ 100 000 hommes après sa retraite devant Torgau, était de valeur combative plutôt faible, ce qui expliquait son inactivité générale.

L’opération qui allait libérer le nord était sur le point de commencer, et ses troupes motivées n’allaient pas tarder à donner de nouvelles preuves de leur valeur.

L’armée russe devant Hambourg serait perdue, interceptée inévitablement.

La victoire de Dresde allait changer la face de toute la campagne.

 

 

A bientot pour la suite.

 

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Voici la carte des opérations contre Dresde le 26 aout 1813, ville forteresse, occupés par 66 000H qui bloque l'Autrichien et qui a été si décisif.

 

Voici la bataille de Dresde historique et sa dimension d'alors.

 

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Voici l'ensemble du théatre en Europe centrale.

 

En rouge sont les villes et les forteresses.
En bleu, les Français.

En noir sont les coalisés avec les forces de chaque camp.

 

Breslau, en Pologne et et Frankfort en Allemagne sont des villes ou l'assiégeant ce trouve a une certaine distance des Français.

Stettin et la forteresse de Kustrin abrite chacun environ de 4 a 6 000H, assiégés par environ le double d'ennemis.

A Frankfort, 3 000 français environ occupe la ville.

 

 

Les forces Françaises sont établit le long de l'Elbe. 

 

Et voici la suite des opération contre les ennemis installé devant Torgau, qui seront refoulés vers Berlin; sans attendre la bataille et l'arrivé tardive d'Oudinot avec sa réserve de 20 000H prélevé sur son armée et arrivera dans environ dix jours après la bataille de Dresde.

 

 

 

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sans compter  les suédois et Saxons qui viendront nous poignarder dans le dos ....  

La  France a beaucoup trop de handicap notamment le manque de cavaliers, d'où la quasi impossibilité d'exploiter une victoire  et l’anéantissement de l'ennemi.  Et des maréchaux en manque d'inspiration ...

Modifié par GOUPIL
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C'est vrai, mais en partie seulement, et vous etes trop généraliste dans la situation.

Les Suédois représente environ 20 000H. Les Saxons a peu près autant, donc, comparez aux forces en jeux, ils leurs faut certaines conditions pour nous poignarder dans le dos, ce que ne pouvait pas faire les Suédois qui étaient parmi les coalisés. Et dans le cas ou la victoire arrive, je ne vois pas les Saxons trahir.

 

Le traité de Pleiswitz  a amener nombres de renfort, dont de la cavalerie pour la France, sans pour autant satisfaire a tous les besoins. ( je ne parle pas des coalisés ).

  La manoeuvre sur Dresde aurait été décisive si la ville avait pu etre solidement tenu Par St Cyr. Je ne fais donc que modifier un peu le plan historique de Napoleon, en renforçant Dresde, mais en amenant l'armée principale derrière l'ennemi, en ce servant aussi du terrain qui divise l'ennemi; le ravin,  pour mieux profiter de la situation dans laquelle ils étaient placé et qui était sans issue pour eux. Tous ceci était parfaitement réalisable militairement.

Le fait que Napoleon puisse ramener son armée sur  Dresde et une partie à Pirna, le prouve. Il suffit d'inverser seulement le rapport de force, et accomplir ce qu'il voulait décider au départ avant de devoir changer de plan.

 

Et comme cette situation constitue un tournant décisif dans la campagne, et offre des chances désormais solides pour Napoleon d'en Finir vainqueur, avec ou sans réddition volontaire, on comprend que placé devant une telle perspective que l'ennemi préfère céder pour préserver l'avenir de son pays et son armée. 

L'adversaire c'est placé dans une telle situation que quelque soit le résultat, il ne pouvait plus en sortir. Plutot que de tout perdre ou presque, il valait mieux céder dans un pareil cas.

C'était la solution la plus raisonnable.

 

A partir de là, Napoleon a la tete des maréchaux pour les manoeuvres principales, limitant les fautes, des possibilités apparaissent en retrouvant l'initiative, qui s'enchaineront et seront exploitables pour amener des résultats intéressant, voire décisif, qui peuvent changer la finalité de la campagne.

 

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La plupart des ennemis arrivés à distance de Torgau proviennent des environs de Berlin, d’où j’ai soustrait ce nombre pour rester en accord avec la réalité.

La poursuite de ce corps devant Torgau, majoritairement prussien, qui recule sur Berlin, prendra environ 8 jours. Ce corps sera évacué sans chercher le combat, tellement il est disproportionné : plus de 70 000 hommes auraient dû affronter environ 200 000 Français. 

Ceux ci, passeront l'Oder au dessus de la forteresse de Kustrin pour ce réfugier en Poméranie.

 

La prise de Berlin avec une telle concentration de forces eut l’avantage de faire évacuer environ 25 à 35 000 Prussiens assiégeant Stettin, Küstrin et Frankfort, de couper la route de Walmoden, encore au-delà vers Hambourg. Celui-ci serait alors inévitablement intercepté et contraint de mettre bas les armes, avec ou sans combat. Les reconnaissances auraient découvert sa position et, par là même, la route que l’ennemi prenait.

Ainsi, une armée supplémentaire aurait été perdue pour les coalisés, totalisant probablement 45 à 55 000 hommes, déduction faite des 4 à 5 000 Anglais qui choisiraient d’embarquer pour l’Angleterre plutôt que de les suivre.

Walmoden avait reçu, en six jours, des groupes de cavaliers cosaques galopant derrière les lignes françaises de l’Elbe (authentique sur cette réalité ), apportant des informations sur le désastre de la bataille de Dresde.

Il comprit que tenir devant Hambourg devenait dangereux. Napoléon reprenant l’initiative, tout devenait possible : il pouvait lancer l’offensive au sud, au nord, ou sur Berlin. Tenir sa position était désormais périlleux.

Walmoden était en marche depuis 4 jours, mais n’avait parcouru qu’environ 80 kilomètres vers Berlin. À ce moment-là, la ville changeait de main : Napoléon y faisait son entrée, décidant du sort de cette armée. Il ne restait qu’une dizaine de jours avant que cette force ne soit entièrement perdue et capturée.

Ainsi, une armée supplémentaire allait être éliminée de cette campagne. Où qu’elle se dirigeât, elle serait inévitablement interceptée et détruite.

Voilà l’autre avantage qu’offrait la victoire de Dresde.

 

A bientot pour la suite.

 

 

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Voici la carte des opérations après la victoire de Dresde, Français et coalisé, de la prise de Berlin, des reconnaissances amis et ennemis pour savoir ou intercepter l'armée de Walmoden, avec plus de 190 000 Français opérant dans la région et libérant environ de 15 a 20 000H assiégés, de Stettin a Frankfort et controlant les passages du nord de l'Oder et coupant définitivement celui de Walmoden.

 

A ce moment, Dresde est renforcé par l'armée d'Oudinot fort de 35 a 40 000H  et dont 20 000H en seront prélevé et installé en réserve vers Leipzig.

Dresde comptera 40 000H avec St Cyr. Suffisant pour arréter théoriquement a elle seule une force de 130 000H, sans compter la réserve de 20 000H.

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Walmoden avait encore parcouru près de 60 kilomètres jusqu’à Wittstock, se rapprochant dangereusement de Berlin, lorsqu’il apprit par des cosaques que la capitale était tombée aux mains d’une puissante armée française. Dès lors, son seul recours possible pour tenter d’échapper à l’adversaire était de remonter vers le nord, en passant par Stettin, sans toutefois savoir si le passage était encore libre.

Dans le cas contraire, il lui faudrait affronter une armée dont la puissance, aux dires mêmes des cosaques, rendrait toute résistance vaine. Une telle rencontre ne pouvait mener qu’à une défaite écrasante, au point que la reddition semblait préférable au combat, afin d’éviter un inutile bain de sang.

Les reconnaissances ne tardèrent pas à confirmer ces informations, lorsque l’on signala l’approche de la cavalerie légère française, déjà sur leurs traces.

Peut-être était-il déjà trop tard, mais Walmoden prit ce qu’il crut être la décision la plus sage : remonter au nord pour tenter de passer par Stettin, qu’il supposait encore assiégée par les Prussiens, et donc susceptible d’offrir un passage ouvert pour sauver son armée. Du moins, il l’espérait.

Mais il était désormais trop tard. Dix jours plus tard, Walmoden dut capituler en rase campagne, au nord, face à des forces françaises bien trop considérables pour être combattues.

Ainsi, la victoire de Dresde continuait de produire ses effets, en permettant l’élimination d’une armée supplémentaire et en libérant de nouvelles forces françaises, prélevées sur Hambourg et Magdebourg, pour un total de 35 000 hommes.

L’armée de Napoléon, redescendant sur Berlin après la capitulation de Walmoden, fut ainsi rejointe vingt jours plus tard par ces 35 000 hommes.

La concentration des forces atteignit alors 230 000 hommes, sous le commandement de Davout, qui avait désigné son remplaçant avant de partir, tout en assurant solidement le front sud de l’Elbe, qu’aucun ennemi ne pouvait forcer avec les moyens dont il disposait.

La sécurité était désormais assurée, et Napoléon conservait pleinement l’initiative.

Cette situation générale ne manqua pas d’inquiéter sérieusement le Tsar et le roi de Prusse, d’autant plus qu’ils venaient d’apprendre la reddition de Walmoden.

Pendant ce temps, encore installé à Berlin, Napoléon fit venir de Torgau 10 000 hommes, laissant dans la forteresse 12 000 hommes, nombre suffisant pour arrêter 100 000 ennemis pendant plusieurs semaines en cas de mauvaise surprise.

Il sépara alors son armée en deux parties inégales :
il laissa à Davout 100 000 hommes pour tenir Berlin et la région, avec Stettin, Küstrin et l’Oder comme frontière face aux plus de 95 000 coalisés ayant pu échapper à Berlin et désormais regroupés avec les forces assiégeantes ;
tandis qu’avec 140 000 hommes, Napoléon allait reprendre le contrôle du bas de l’Oder et libérer les garnisons encore assiégées.

 

A bientot pour la suite.

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Voici la carte mise a jour, vers la mi octobre, avec les renforts partit de Hambourg, Magdebourg et Torgau pour Berlin et ayant encore renforcer l'armée, puis sa division avec Napoleon partant avec 140 000H pour sécuriser l'Oder et Davout avec 100 000H gardant le nord.

 

 

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Citation

 

 

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La campagne de libération des places fortes de l’Oder débute fin septembre, au 28ᵉ jour.

Il faudra 18 jours pour atteindre successivement Glogau, puis Breslau, et enfin Neisse, dont la proportion des forces est alors inconnue, mais ne peut être considérable.
Cette dernière se trouve presque sur la frontière autrichienne.

À mesure de l’approche de Napoléon, l’ennemi abandonna les sièges, évitant tout combat, pour rejoindre l’armée principale située derrière l’Oder, dont on peut estimer la force à 150 à 170 000 hommes, tout compris, Neisse incluse, qui n’est pas une place de tout premier ordre.

C’est donc le 16 octobre que toutes les places de l’Oder furent libérées.

Cette action sécurisa entièrement l’arrière du front, mais inquiéta profondément l’ennemi, qui n’osa pas affronter Napoléon, conformément à l’accord de Trachenberg : une stratégie visant à éviter l’Empereur, pour se concentrer d’abord sur ses lieutenants avant de se retourner contre lui avec toutes les forces réunies.

Ce retrait eut pour effet d’augmenter considérablement la masse coalisée derrière l’Oder, portant ses forces à environ 145 à 170 000 hommes, Neisse évacuée comprise, estimation raisonnable pour ce secteur.

Bien que supérieurs en nombre, les coalisés prirent la décision de rappeler vers eux l’armée stationnée près de Varsovie, forte de 45 à 60 000 hommes, afin de faire face à un combat éventuel si Napoléon franchissait l’Oder.

La menace était sérieuse, et le réseau d’espionnage coalisé permettait de localiser en permanence l’Empereur en campagne (authentique).

Entre-temps, Napoléon avait envoyé des courriers vers Dresde, ordonnant de le rejoindre vers Breslau avec 35 000 hommes, tout en faisant avancer la réserve de 20 000 hommes.

Seul, 5 000H occupait Dresde.

Tout cela laissait présager à l’ennemi, grâce à l’espionnage, qu’une confrontation majeure se préparerait, une fois les forces réunies vers le 25 octobre, portant les effectifs français à environ 175 000 hommes.

Le combat semblait devoir se décider en Silésie, ce qui accéléra encore la demande de renforts venus de Pologne, attendus après plus de vingt jours de marche, soit vers le 30 octobre, portant les forces coalisées à 195–210 000 hommes.

Quelques tentatives légères de franchissement eurent lieu vers Breslau, mais rien de réellement inquiétant, ce qui semblait confirmer l’intention de Napoléon d’attaquer en Silésie.

Mais rien ne se passa comme prévu.

Cela surprit les coalisés, car l’armée française semblait au contraire se protéger derrière la barrière naturelle de l’Oder, tandis que le célèbre espion Schumeister avertissait Napoléon de la grande concentration ennemie entre Glogau et Breslau.

Un mois et demi s’écoula sans action décisive de part et d’autre.

C’est alors que les troupes de Davout furent renforcées de 50 000 hommes venus d’Italie, après qu’un message eut averti leur général, Eugène de Beauharnais, à la suite de la capitulation autrichienne du 26 août 1813 et de 20 000 hommes venu de Torgau et de Magdebourg.

Plusieurs mois furent nécessaires pour franchir ces distances :
les troupes passèrent par Trente, au nord du lac de Garde, franchirent les Alpes, puis traversèrent l’Allemagne jusqu’à Berlin à la mi-décembre.

Les forces de Davout passèrent ainsi de 100 000 à 170 000 hommes.

Napoléon, averti par un messager, mit six jours pour rejoindre Berlin, tandis que Davout, inversement, fit de même pour le remplacer, conformément à des instructions secrètes que l’Empereur lui avait laissées avant de partir libérer les places de l’Oder.

Ainsi, l’ennemi était joué.

La menace exercée sur la Silésie avait parfaitement fonctionné.
Par excès de prudence, l’ennemi avait renforcé le sud de son dispositif, laissant le nord sans réserve solide.

Il ne pouvait compter sur aucun renfort prussien supplémentaire, ceux-ci ayant déjà engagé le maximum de leurs forces, tandis que la Russie souffrait de graves difficultés logistiques, dépendant largement de la Prusse dans ses efforts (authentique).

La campagne allait se poursuivre dans le froid de l’hiver,
mais désormais, les chances penchaient du côté français.

 

 

A bientot pour la suite.

 

 

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Carte des opérations.

 

Comme vous pouvez le constater, il était nécessaire de reprendre le contrôle jusqu’à l’Oder, afin d’inverser les rôles en faisant pression sur l’ennemi avec de grandes forces, tout en restant protégé par un obstacle naturel. C’est moi, désormais, qui impose l’initiative, obligeant l’adversaire à prendre un risque stratégique parfaitement exploitable. La présence de Napoléon à la tête de l’armée inquiétera suffisamment l’ennemi, le forçant soit à engager ses réserves situées vers Varsovie, soit à retraiter — ce qui, par voie de conséquence, affaiblissait le flanc protégeant la Poméranie et pouvait le contraindre à l’abandonner.

Cela signifiait probablement la fin de la coalition, avec les deux tiers restants de la Prusse passant sous contrôle français, et une perte très sensible de la logistique coalisée, dont les Russes bénéficiaient largement.

Le déplacement de Napoléon vers le nord, par surprise, était nécessaire pour préparer sa future opération, dans laquelle l’ennemi devait ignorer jusqu’au dernier instant les préparatifs, afin d’être mis devant le fait accompli et incapable d’intervenir pour l’empêcher.

 

 

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Le plan de Napoléon imposait à Davout, désormais au sud, d’envoyer 100 000 hommes derrière Glogau, dissimulés par le terrain, d’où ils pouvaient soit déboucher au-delà de l’Oder, soit renforcer les 75 000 hommes laissés entre Breslau et Glogau.
Cette disposition permettait de sécuriser le sud et le centre de l’Oder, en s’appuyant sur les places fortes libérées. L’ennemi ne pouvait pas l’emporter sur le long terme : il se trouvait directement menacé sur sa logistique, ce qui le condamnait et l’obligeait à reculer.

S’il tentait de bloquer Glogau, il devait nécessairement diviser ses forces, ce qui l’affaiblissait excessivement face aux Français. Une telle option était inacceptable, car elle l’exposait à une défaite dont les conséquences, si elles étaient bien exploitées, pouvaient devenir incalculables.
À moins d’y engager la totalité de l’armée coalisée ; mais dans ce cas, sa position aurait laissé la possibilité au reste de l’armée française de frapper directement sa logistique, le mettant en péril certain.

Ainsi, le sud était assuré de tenir.

Au nord, 150 000 Français sur 170 000 passèrent par Küstrin et le centre pour se rejoindre peu après.
Les 20 000 hommes restants furent placés entre Francfort et Küstrin afin de verrouiller solidement le passage.

Napoléon longea ensuite la rivière Notec, y installant des garnisons à mesure de son avancée ; 20 000 hommes furent ainsi prélevés sur son armée afin de protéger sa logistique par le sud.

À mesure qu’il avançait, l’armée placée sous le commandement de Bülow reculait, non par manque de volonté, mais parce que la qualité secondaire de ses troupes ne lui permettait ni de soutenir une manœuvre offensive, ni d’affronter une armée française manœuvrant en masse.
Bülow emprunta la route de Bromberg, contourna la forteresse et se réfugia à l’abri derrière la Vistule.

Napoléon libéra la forteresse de ses assiégeants et, par sa nouvelle position, menaça directement la logistique des coalisés encore engagés au sud, lesquels reculèrent vers Plock, mais trop tardivement.

Il fallut 14 à 16 jours à Napoléon pour atteindre Bromberg. Il y envoya sa cavalerie légère afin de perturber, et même de couper partiellement, le ravitaillement de l’armée coalisée du sud, qui devait arriver dans cette ville avec un retard de 4 à 6 jours, étant plus lente que les Français (fait authentique).

Cela obligea les coalisés à emprunter une autre route, plus au sud, allongeant encore leur marche. L’armée souffrit alors de privations importantes, notamment après le passage de Plock sur la Vistule.
C’était pourtant leur meilleur choix : tenter de remonter au nord pour couper Napoléon de sa base revenait à se condamner inévitablement. L’armée coalisée y aurait été perdue, faute de ravitaillement.

Cette armée était placée sous un double commandement, Blücher et le Tsar, dont l’entente s’affaiblissait progressivement. La logistique prussienne peinait de plus en plus à ravitailler les Russes, du fait de la perte des deux tiers du territoire prussien, indispensable au ravitaillement coalisé.

Dantzig fut libérée après Bromberg. L’ennemi, sur ordre de Bülow, avait reculé derrière la Vistule.
Les troupes placées sous son commandement étaient elles aussi de qualité secondaire, ce qui explique qu’elles évitaient le combat en rase campagne et se bornaient à des mouvements défensifs.

Ainsi, en gagnant par les marches, l’armée prusso-russe du sud dut abandonner ses positions devant l’Oder pour se replier derrière la Vistule, où se trouvaient désormais 350 000 à 370 000 hommes, en comptant ceux de Bülow et de Dantzig.

Napoléon libéra 28 000 à 30 000 hommes, dont 20 000 furent laissés sur place pour tenir solidement les positions.
Les 175 000 hommes au sud de l’Oder le rejoignirent, portant son armée à 285 000 hommes, auxquels s’ajoutèrent ceux de Dantzig libérée, soit environ 295 000 hommes.

Ainsi, de grands résultats furent obtenus, non par des batailles, mais par la manœuvre et par les marches, obligeant les coalisés à céder du terrain et à fragiliser leur logistique, désormais contrainte d’opérer dans un pays plus pauvre en ressources de toute nature.

Ainsi, l’ennemi, désormais réduit à une logistique insuffisante dans ce pays, voyait sa coalition commencer à se fracturer, sous peine de voir son armée se détruire faute de vivres suffisants.

La politique prit alors le pas sur le militaire. Le tsar, constatant que la campagne touchait presque à son terme sans bataille décisive, où tout n’avait été que manœuvres, marches de vitesse et menaces constantes sur la logistique, fit le premier pas en envoyant un émissaire pour négocier.

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Napoléon promit l’arrêt des hostilités si les Russes abandonnaient le combat, et fit transmettre un message aux Prussiens, leur garantissant que, s’ils capitulaient, leur pays ne serait pas touché.

L’émissaire, de retour, apporta cette réponse. Le message satisfaisait le tsar, qui l’accepta, mais inquiétait fortement le roi de Prusse, alors installé à Königsberg.
Privé désormais de son principal allié, celui-ci dut cependant se résigner à accepter la situation.

 

Promesse que Napoleon dut ne pas tenir, car la Prusse jugée trop dangereuse et instable a la  suite de sa défaite en 1806 qu'elle n'acceptait pas, fut réduite a la Prusse orientale telle qu'elle le sera en 1920.

 

Ainsi, les manœuvres opératives avaient mis la coalition à genoux, là où le combat direct était risqué et pouvait, au pire, tout compromettre. En s’attaquant à la structure plutôt qu’à la tactique, il fut possible d’obtenir la victoire en exploitant à la fois la pauvreté du pays polonais, une certaine lenteur des armées Prusso-russes, ainsi que les distances, grâce à une évaluation précise des temps de marche

 

J’explique également que la position prise à Glogau, avec 100 000 hommes placés en arrière, était excellente. Elle empêchait Blücher et le tsar de menacer Berlin, ou même de tenter de franchir la rivière Notec, qui bordait le sud de la Poméranie et donc les bases de Napoléon.
Les passages étant tenus, toute tentative les obligeait à présenter leur dos et leur logistique, ou à diviser leurs forces ; mais dans ce cas, les 75 000 hommes en réserve pouvaient intervenir et briser immédiatement cette division et peut etre avec le risque les bloquer contre la Notec

 

De meme, traverser l'Oder les condamnait rapidement, par l'intervention des 175 000H, de la tenu des places Fortes, et a terme, la perte inévitable de leur logistique au nord par Napoleon.

Il ne leur restait donc comme seule ressource que la retraite, sans possibilité de combattre utilement. D’autant plus que Napoléon visait Bromberg en particulier, afin de menacer directement leur logistique.

Ce qui rendait leur retraite inévitable dans un court délai, sous peine de risquer la perte de l'armée.

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 Cette campagne uchronique repose avant tout sur une lecture structurelle des contraintes propres à la guerre de 1813. Elle ne cherche pas à multiplier les batailles décisives, mais à exploiter la dépendance logistique des armées de coalition et leur vulnérabilité face aux places fortes contrôlant les axes de communication. Le dispositif présenté vise à réduire progressivement la liberté opérative de l’adversaire, jusqu’à le placer dans une situation où toute option stratégique devient défavorable. L’expérience des campagnes de 1806–1807 montre que ce type de manœuvre, fondé sur le contrôle des arrières et des lignes, est parfaitement cohérent avec les pratiques et les limites des états-majors de l’époque. L’issue rapide de la campagne ne résulte donc pas d’un raccourci narratif, mais de la logique interne d’un raisonnement mené au niveau de la campagne.

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Pourquoi les batailles ne sont pas détaillées

 

 Il faut également préciser pourquoi les batailles ne sont volontairement pas développées dans cette uchronie. À ce niveau de campagne, elles dépendaient entièrement des choix des acteurs, choix susceptibles d’évoluer très rapidement en fonction des informations, des délais et des mouvements adverses. Dans ces conditions, le terrain précis des affrontements ne pouvait pas être fixé à l’avance de manière crédible. Insister malgré tout sur des batailles détaillées aurait donc relevé davantage de la fiction que de l’analyse réaliste. La multiplicité des armées engagées, leurs mouvements simultanés et leurs contraintes logistiques rendaient cette approche impraticable. Il a donc fallu abandonner cette option, même si elle pouvait répondre à l’attente de certains lecteurs, afin de se concentrer sur le seul niveau pertinent dans ce cas précis : le niveau structurel de la campagne. L’absence de grandes batailles décrites n’est pas un manque, mais une conséquence logique du cadre retenu, et participe au contraire à la cohérence et au réalisme de l’uchronie.

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Pour clarifier l’approche retenue dans cette uchronie et expliquer certains choix de présentation, notamment l’absence de batailles détaillées, voici un résumé de la logique structurelle qui a guidé la campagne.

 

La position de Glogau, renforcée par une masse de 100 000 hommes en arrière, constitue un verrou stratégique majeur. Elle interdit toute progression sérieuse vers Berlin, car toute armée coalisée doit soit engager un siège, soit diviser ses forces, soit contourner par des routes mal connues, chacune de ces options entraînant des risques logistiques et tactiques sévères. Même si la coalition tente un passage rapide ou détache un corps de couverture, ses lignes de communication seraient immédiatement menacées et son armée fragmentée, la contraignant à abandonner l’axe direct vers la capitale.

L’ampleur des forces et la multiplicité des corps alliés rendent impossible de déterminer à l’avance le lieu exact d’éventuelles batailles. Tout déplacement dépend de décisions simultanées de plusieurs commandants, et tout retard ou mouvement indépendant peut modifier radicalement le point de contact. Dans ces conditions, insister sur des batailles précises aurait été non seulement irréaliste, mais aurait affaibli la cohérence stratégique de l’uchronie. L’absence de combats détaillés est donc un choix réfléchi pour se concentrer uniquement sur le niveau structurel et sur la liberté d’action de l’ennemi.

Les contraintes politiques et humaines renforcent cette logique : les alliés ne peuvent agir comme une seule entité, certains privilégient la préservation de leurs forces ou l’intégrité territoriale, et la coordination est lente. Même si un corps allié tente une manœuvre audacieuse, il sera freiné par ses communications, par les autres armées ou par la nécessité de préserver sa propre sécurité.

L’expérience des campagnes de 1806–1807 montre que laisser des places fortes sur les arrières et ignorer les lignes logistiques conduit systématiquement à des retraits ou des défaites structurelles. Par conséquent, quelle que soit la réaction de l’ennemi, il se retrouve enfermé dans un cadre où toutes ses options sont défavorables. L’issue rapide de la campagne n’est pas un raccourci narratif, mais la conséquence logique d’une stratégie menée au niveau de la structure de la campagne, où l’ennemi est neutralisé avant même de pouvoir engager de véritables batailles.

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Dans le pire cas, si les coalisés concentrés au sud cherchent une option active, la plus marquante ne serait pas une bataille décisive, mais une tentative de forcer le passage au sud de l’Oder avec des forces importantes, tout en conservant le gros de l’armée en retrait. Cette option viserait à exploiter la proximité de grandes masses capables d’intervenir rapidement pour soutenir le passage et battre les forces françaises engagées localement.

Toutefois, ce choix arrangerait paradoxalement Napoléon :

il réduirait la pression immédiate sur le nord,

faciliterait une offensive française en Poméranie,

et diminuerait fortement le risque d’une coupure logistique française.

En se découvrant ainsi au sud, les coalisés s’exposeraient à une rupture plus complète et plus sûre de leurs propres lignes, transformant une manœuvre prudente en vulnérabilité structurelle.

Par ailleurs, même si l’Oder est solidement tenu par 175 000 hommes français, l’ennemi pourrait choisir de ne pas engager la bataille et de rester en retrait, privilégiant une campagne longue d’usure. Dans ce scénario :

le verrou français reste efficace,

mais l’ennemi tente de maintenir ses forces intactes,

ce qui allonge la campagne et déplace le centre de gravité stratégique vers d’autres zones, sans compromettre la structure verrouillée par Napoléon.

Autrement dit, toutes les options ennemies sont verrouillées : qu’il tente de forcer le passage au sud ou qu’il reste en retrait, il crée plus d’opportunités pour Napoléon qu’il n’en ferme, renforçant la cohérence et l’efficacité structurelle de la campagne.

 

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