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vno

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Tout ce qui a été posté par vno

  1. La distance entre le message radio et l'explosion 3 heures plus tard est de 60 km d'après les infos données, soit une vitesse d'environ 10 nœuds, compatible avec un transit surface par gros temps ou un transit à l'immersion périscopique qui est vite épuisant dans ces conditions de mer. En surface, pontage de ou des accus défaillants si c'est la batterie quasi impossible sans accidents de personne. Ces bateaux ont une faible réserve de flottabilité avec leur 4 Diesel-dynamos et leur batterie importante. Le coefficient de sécurité est plus probablement de 1.5 que 2 pour gagner du poids. Donc flambage de la coque à partir de 300 mètres et écrasement vers 450 mètres. Le temps entre les deux implosions et les chocs des débris sur le fond sont susceptibles de donner une profondeur d'impact à 500-550 mètres. Un sous-marin qui fait route à l'immersion périscopique par gros temps est "pesé" lourd. Une alerte technique qui entraîne l'arrêt des 4 diesels sans pouvoir reprendre immédiatement aux électriques ( maintenance lourde dans la batterie )va voir descendre le sous-marin en perdant l'assiette et l'efficacité des barres de plongée le temps de reprendre sur les moyens de secours. L'affaire n'est pas évidente suivant l'entrainement et la fatigue sur un équipage réduit. le sous-marin va descendre lentement mais uniquement si l'assiette zéro a été reprise. Il est soumis à la poussée d’Archimède, mais s'il prend beaucoup de pointe, cette poussé diminue et le bateau part vers le fond en accélérant rapidement. Si le maître de central très occupé prend dur retard pour annoncer le problème et que l'officier de quart ne réagit pas immédiatement en donnant l'ordre de chasser pour compenser la pointe, la chasse sera alors inefficace, et le largage des plombs de sécurité ne va pas améliorer le problème de pointe qui risque de se transformer en remontée en "feuille morte" qui se termine en descente rapide avec une assiette de 90 degrés. Au delà d'environ 50 degrés d'assiette ou gite, la batterie verse et les accorages lâchent. court-circuit assuré. Si le barreur a récupéré ses barres, la désorientation spatiale, la prise éventuelle d'aire en arrière, le stress et les blessures par chute de tout ce qui n'est pas arrimé (matériel et hommes) ne saura plus quoi faire. Sans entrée d'eau, le bateau à alors toutes les chances de dépasser l'immersion de sécurité. Le faible temps passé entre les deux implosions peut correspondre à l'écrasement en deux temps du bateau avec une pointe très importante si l'étanchéité hors poste de combat n'est constitué que par une seule porte étanche fermé entre l'avant et l'arrière du sous-marin. A la suite d'une marche arrière, un de nos sous-marins c'est retrouvé accroché à son hélice en marche arrière, avec une pointe négative qui a dépassé 70 degrés, les turbines ont déclenchés et seule l'action immédiate d'un mécano qui a repris les turbines à la volée a permis d'éviter le drame si la ligne d'arbre avait stoppée.
  2. Bonjour ARMEN56 Un bruit de coursive m'a indiqué qu'un DGA avait piqué une grosse colère récemment... Le CEEM, ce n'est pas ROGEL quand même ? je seras déçu. C'est un officier qui m'a fait apprécier la chasse et qui savait prendre les avis de ses subordonnés.
  3. Bonjours à tous, si je peux apporter quelques compléments sans trop en dire sur des sujets et une vie qui m'ont passionné et pas que derrière un clavier. Les renseignements données par certains anciens ou jeunes me surprennent parfois, j'ai donc décidé de m'inscrire pour comprendre certaines infos. j'ai déconnecté depuis longtemps de la vie active et ne donnerai pas d'infos qui peuvent porter atteinte à la sécurité de nos forces bien que je ne soit plus lié à la protection du secret. Si emporté par mon élan, l'un d'entre vous considère que c'est le cas, merci de m'en informer Cordialement
  4. Je viens de lire avec retard le descriptif de base de la propulsion des Suffren. Je suis effaré. L'un de vous sait-il qui a validé cette solution dans les bureaux parisiens, ALFOST ?. Placer une turbine à coté de deux MEP ( peux importe leur type ) probablement pour éviter des problèmes techniques d'usure relativement rapide à grandes vitesse sur SNA et pallier d'autres problèmes liés à des non qualités qui ont entraînés des problèmes gênants et parfois coûteux sur SNA, mais qui restent marginaux c'est trop fort. Dépenser des millions pour le bruit et coupler les MEP au réducteur qui a été une source d'ennui sur SNA, c'est trop fort aussi. Je n'ai jamais connu nos porte_avions classiques avec la disponibilité complète de leurs groupes convertisseurs 400 Hz, aussitôt réparé, ils retombaient en défaut d'isolement du fait de la température ambiante dans les machines ou chaufferie. Le gars qui a validé cette solution n'a manifestement jamais mis les pieds à la propulsion d'un SNA en mer rouge pour changer un moteur électrique de pompe, cela lui aurait passé l'envie de mettre des turbines dans le même compartiment qu'un moteur électrique de forte puissance réfrigéré. Il y avait au moment de la définition de ces bâtiment des officiers-mariniers atomiciens, maître système électriciens et mécaniciens qui avaient une très bonne expérience des SNLE et SNA très compétant et qui connaissaient souvent toute l'histoire technique des SNA et leurs problèmes et insuffisances. Pas un seul n'a été affecté au bureau qui s'occupait de la définition des Suffren. Les places étaient systématiquement attribué à des personnels des SNLE qui ne connaissaient rien au SNA. Le seul à cette époque qui a été affecté à Paris est un major qui avait fait une énorme connerie technique, heureusement sans conséquences autres que matérielles. Trois ans de retard et les essais à la mer pas encore débutés. Bon courage aux électriciens qui seront affectés sur ce bateau. Ce n'est malheureusement pas ceux qui auront suivi le montage et les essais à quai sans crier assez fort que c'était du n'importe quoi ! Pour FoxxZz. Je ne peux pas t'en dire plus. L'avantage principal de Toulon c'est bien sur la proximité des zones de déployements et donc les temps sur zones plus importants du fait des transits plus courts. avec cinq SNA utilisables, la chose à une certaine importance.
  5. Le choix de Brest ou Toulon ne peut dépendre de l'outil industriel et économique. Avec le poste qu'elle occupe à la commission de la défense, elle ne peut l'ignorer ou alors qu'elle démissionne immédiatement du fait de son incompétence. Elle prend les Bretons pour des idiots. c'est facile, les militaires ne vont pas la contredire. Peux le savent d’ailleur. Le problème de l'affectation des SNA à Brest ou Toulon est un problème de sécurité civile et de sûreté nucléaire. Le nombre de chaufferies critiques au même moment dans un ou l'autre port est limité. (je ne rentre pas dans les détails). Brest dispose de quelques places, mais c'est tout. Le problème récurent de Toulon, c'est principalement la profondeur de la rade et la proximité de fortes concentrations de populations proche des bassins compliquant la sûreté et la sécurité-défense du site. Le stade Mayol ... cela prouve qu'elle a retenu quelque chose des informations qu'ont lui donne, mais la polémique qu'elle essai de relancer me fait penser quelle n'est pas capable de hiérarchiser les risques ou pire ne comprend rien. En tant que député, c'est à elle que revient la mission d’insiter ses collègues d'allouer les crédits à l'arsenal, mais surtout au préfet, forces de l'ordre locales et à la sécurité civile. L'image qu'elle me donne est donc carrément "craignos" pour moi. Les problèmes de Brest sont plus classiques et connus depuis des siècles, c'est les matières qui transitent vers le port civil et le goulet facile à bloquer mais qui constitue aussi sa protection. Si JYLD a enterré sa promesse, c'est que lui a compris qu'il était allé un peux vite en besogne et que les deux ports ont des inconvénients qui ont été bien pesés et qu'il fallait reconduire la même organisation. Pour moi, le silence et non choix était le seul moyen pour refiler le bébé à son successeur sans dégâts pour lui. Les questions de sûreté nucléaires sont des contraintes sur lesquelles les politiques n'ont pas autorité, même pour les militaires et c'est heureux. Il peuvent choisir de créer une installation, mais pas de décider pour des raisons électorales de dicter les règles de sécurité qui vont être appliquées pour leur fonctionnement et dépendent de textes internationaux. C'est le problème de Bure et son centre de stockage. La décision politique de le créer a été prise, mais ils n'ont plus la main pour la réalisation et la mise en service. Les gouvernements qui se succèdent ralentissent donc par tout les moyens le projet des scientifiques et juristes qui sont maintenant aux manettes pour préserver leur image médiatique et électorale. Nous la dedans ? et bien on paye des CRS et gendarmes mobiles qui seraient utiles pour protéger nos ports côté civil. Et c'est la même chose pour les centrales civiles, ces gents sont tellement inconséquent qu'ils se figurent avoir la science infuse pour décider qu'ils peuvent fermer une centrale sur un claquement de doigt, une fois au pouvoir...pas facile d'être crédible. Pour les équipages, il y a plus de volontaires pour Brest, mais pour les SNLE-NG, c'est mieux payé et moins contraignant. Un peu hors sujet, mais j'espère vous avoir éclairé
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