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A ce sujet, Damen reste encore largement fautif en acceptant un contrat trop risqué, ChatGPT : On peut s'interroger sur le choix initial réalisé par le BAAINBw : comment ne pas voir ce risque dans la capacité à conduire le programme dans d'évaluation des offres après tant de ratés sur les "coopérations" européennes. Je pense que le BAAINBw prend surtout des décisions éminemment politiques et qu'à l'époque, il y avait l'idée de renvoi d'ascenseur par les hollandais sur d'autre contrats... Tu as raison de faire le parallèle sur le SCAF sauf que Dassault maitrise la CAO/PLM comme personne puisque c'est eux qui l'ont inventé donc ce n'est certainement pas Airbus DS ou Indra qui allait leur imposer l'environnement virtuel de travail. Petite aparté: je pense avoir ma petite idée de la raison pour laquelle CATIA est mondialement utilisé en aéronautique et naval par quasiment tout le monde, sauf les chantiers navals allemands. Mais vous allez dire que je vois le mal partout donc je ne dis rien.
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Ah mais c'est assez simple: il leur est insupportable d'accepter que la France, qui investit depuis 70 ans dans une défense autonome et indépendante des Etat-Unis, soit capable sur certains domaines de faire jeu égal ou de proposer 70-80% des capacités équivalentes pour 1/4 du prix et tout cela en faisant 100% made in France avec 100% d'autorité de design. Que le voisin en déficit budgétaire, le bouseux latin Français qui dépense mal, qui fait les choses à l'arrache et qui n'est pas très sérieux, arrive à faire mieux qu'un Hollandais qui a inventé le commerce, un Allemand qui sait tout faire ou un Britannique qui a inventé le monde, ce n'est pas entendable. Donc une collaboration avec la France NE PEUT PAS se faire avec la France en tant que leader sur le développement du système, ce n'est pas entendable, donc c'est soit on achète américain (on accepte l'hégémonie donc forcement on obtient le meilleur matériel du monde, n'est ce pas ?), soit on achète européen (avec un peu de français mais pas trop quand même). Personne en Europe n'achète de matériel français "sur étagère", ce n'est pas culturellement acceptable.
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Il faut arrêter les délires de collaboration entre industriels français et un futur NGF allemand ou hispano-allemand. Le jour où le SCAF tombe et la France lance son programme national, le trio Dassault-Safran-Thales se reformera avec une volonté de revanche et nos "partenaires" pourront aller se brosser pour obtenir un bout de moteur ou de FCS. C'était déjà l'état d'esprit en 85 et ça semble repartir dans ce sens aussi cette fois ci. Si les allemands veulent créer de la concurrence, il faudra qu'ils soient bons par eux même. Zero cadeaux.
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Encore un énième article dans la presse allemande qui survole le sujet à très haute altitude. Je remarque que ces articles sont de pseudo analyses politiques qui font abstraction du sujet de fond: les capacité industrielles. On n'y parle jamais de commandes de vol, de conception et expertise CAD, de compétences en études aérodynamiques/souffleries, de compétences sur la motorisation, de prototypage, de démonstration à l'intégration des systèmes embarqués, la certification civile, des essais en vol... On s'en branle de tout ça. Ce qui compte: c'est le ressenti, la big picture, l'enjeu géopolitique, Trump, l'Europe, l'Histoire. La propriété intellectuelle ? Un détail. Les revendications de Dassault ? Nationalisme mal placé et inapproprié. On est également ravi d'apprendre que le GCAP est "quasiment opérationnel" sans même avoir volé, beau morceau de journalisme niveau +++ en expertise aéronautique. Ce monde de la presse est maintenant inondé de gens qui n'y connaissent rien ou trop peu pour écrire des papiers un minimum sérieux. Aucun d'entre eux pour se demander pourquoi Airbus DS, soit disant en charge des drones du SCAF, n'a toujours pas été capable en 8 ans de programme de faire voler ne serait-ce qu'un démonstrateur et que c’était quand même vachement étrange après avoir englouti plusieurs milliards depuis 2017. N'importe qui d'un peu compétent aurait compris que pour faire voler des choses dans l'air il fallait une motorisation et qu'ADS n'a aucun partenaire avec quelque chose de potable entre 1-5 kN de poussée et que c'était quand même là le sujet principal pour que leurs PowerPoint puissent enfin décoller dans la vraie vie. On continue à être noyés par ces articles qui répètent les même inepties "GCAP-SAAB-F-47" depuis 6 mois sans qu'ils n'arrivent à comprendre que leurs fadaises ne tiennent pas 2 minutes quand on pose factuellement les choses sur la table.
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Sauf que contrairement à ce que nous avons fait en 2017 sur le SCAF, la Suède et son gouvernement impliquerait Saab dès le départ pour définir les contours de la collaboration et la préservation des intérêts nationaux. Les sorties de Johansson sont mêmes tellement limpides qu'elles me semblent téléguidées pour poser les conditions à l'Allemagne tout de suite. Jamais Trappier et Dassault n'ont été impliqués dès le départ sur le SCAF et c'est bien le problème. Je le rappelle de nouveau: les Suédois n'ont pas hésité une seule seconde à nationaliser puis remettre Kockums sous Saab lorsque TKMS les a fragilisé. Ils sont vaccinés depuis contre cette saloperie d'européite aiguë.
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Ils ne sont pas complètement cons et ont bien compris ce qui n'a pas marché sur l'EF: répartition industrielle en dépit du bon sens (réglé dans GCAP), implication de l'Allemagne sur la phase design qui a poussé vers l’ultra-manœuvrabilité (réglé) , renégociations permanentes avec l'Allemagne qui avait des largesses budgétaires quand les autres ne pouvaient plus suivre (réglé), blocages export dus à l'Allemagne (réglé). Vous remarquerez que le gros handicap du programme EF a souvent été de la même origine géographique... Encore une fois, ça ne veut pas dire que le GCAP sera un bon avion, ça veut juste dire qu'ils ont de bonnes bases. Nous on a même pas les bases saines pour avancer sur les rivets ou les salles de réunions. Il faut avoir la lucidité de dire que rien ne va et qu'en face c'est plutôt bien engagé.
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Il est évident que GCAP a au moins évité les erreurs du SCAF sur l'organisation et le leadership du programme. Savoir si ça sera un avion performant est une toute autre chose. Le Rafale omnirole était un pari (réussi) juste avant l'effondrement des crédits de défense suite à la chute du mur de Berlin et la fin de l'URSS. Réitérer le succès du Rafale n'est pas assuré compte tenu de l'environnement concurrentiel qui n'est plus le même et l'avance perdue depuis maintenant 8 ans. Il faut absolument un électrochoc et je ne comprends pas que cet électrochoc ne vienne pas de la maison et famille Dassault elle même. Si le portefeuille de commandes est confortable à l'horizon 10 ans, on peut s'inquiéter de la suite. GCAP avance, les coréens aussi, les turcs aussi, les chinois aussi. Je commence sérieusement à m’inquiéter car la classe politique est complètement aux fraises et, il faut avoir le courage de le dire, l'échec du SCAF c'est l'échec du brillant Sébastien Lecornu, en poste pendant 8 ans au MinArm et qui a piloté tout cela de très près jusqu'à son départ. Il est maintenant urgent de décider de quelque chose, de n'importe quoi, mais au moins de sortir de l'ornière. Il est impensable que BAE et les Britanniques arrivent à etre leader de leur GCAP alors que le leadership dans l'aviation de combat en Europe c'est Dassault. Il faut trouver une méthode, qui fédère peut être ou peut être pas, mais retrouver la méthode et revenir à la manœuvre avec une position de leader légitime; autorité de design, répartition de la charge, choix de conception, choix des fournisseurs, le contrôle pour la performance et rien d'autre. L'article de Anne Baeur dans Les Echos va d'ailleurs dans ce sens sur la fin ; les crédits de défense sont en augmentation et les Etats veulent revenir à la manœuvre sans faire de compromis ; les coopérations c’était pour les années 90 quand personne n'avait de sous. Maintenant c'est l'action pour la performance et la souveraineté.
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Le fait que rien ne soit sorti de cette "réunion de la dernière chance" suffit à en conclure que Dassault tient tête à la fois aux allemands mais aussi à ceux qui en France voudraient leur forcer la main. Si l'Elysée, MinArm étaient désespérés de signer, ils l'auraient fait depuis bien longtemps et auraient trouvé les arguments pour faire plier Trappier. Or, la sortie de Trappier post réunion du 12 pour réaffirmer ses positions nous permet de supposer que ça tient le choc chez DA et qu'ils sont quand même assez imperméables aux pressions politiques. Autre élément à mettre dans la balance, l'Allemagne détricote en parallèle tous les autres programmes; le char Leopard 3 est officiellement lancé entre Rheinmetall/KMW donc enterrant de facto MGCS qui était le programme mis en miroir du SCAF et sur lequel le contrat tacite en 2017 était : "vous faites les chars, on fait les avions". Huit ans plus tard, le char est donc allemand, l'Eurdrone est allemand, le MAWS sera français et américain outre Rhin, les drones du SCAF sont allemands, le cloud du SCAF est allemand, le remplaçant du Tigre (H145M) est majoritairement allemand et le SCAF doit être renégocié pour maintenant être 2/3 Airbus DS donc contrôlé par les allemands et avec Dassault en minorité. Je pense qu'à un moment il faut savoir dire stop et se faire respecter, budget ou pas budget pour faire autre chose en national. Cette volonté d'hégémonie sur tous les programmes est insupportable et je pense que ceux qui font le pari de la coopération (italiens et espagnols) vont vite déchanter aussi lorsque l'Allemagne renégociera les accords à mi-vie des programmes lancés car avec un budget à 150 quand les autres seront péniblement à 50, ça ne va pas être tenable. La trajectoire budgétaire allemande écrase la compétition et rend toute coopération équilibrée impossible, alors même que certains de ses industriels nationaux sont incapables de mener des programmes ambitieux à leur terme. La meilleure option pour la France est donc de maintenir un effort budgétaire progressif et mesuré (en lien avec la capacité de l'industrie à absorber les contrats et au MinArm à staffer derrière) et de ne pas tomber dans la surenchère qui serait inefficace et source de gaspillages. Cet effort doit aller majoritairement vers des programmes nationaux et faire l'impasse sur les coopérations qui amèneraient des compromis de design foireux sur des solutions embarquant les armes de la dissuasion. Exit le SCAF en coopération et surtout avec personne d'autre; ni les espagnols, ni les indiens ou émiratis ou martiens. Personne et nous même parce que c'est pas le moment, parce que les enjeux sont trop forts et parce qu'on sait faire.
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Je me fais l'avocat du diable; le programme Rafale a couté 20 Milliards pour son développement et l'industrialisation sur 30 ans, hors couts de production, dont 25% était à la charge des industriels de la team Rafale. Je vois mal Dassault puiser dans l'intégralité de ses réserves (8 Mrds) pour aller financer un démonstrateur sans le soutien de l'Etat et sur tous les développements associés. La trésorerie est aussi utilisée pour gérer le quotidien de l'entreprise et on peut pas taper dedans autant qu'on veut. Le groupe pourrait solliciter les actionnaires pour une augmentation de capital mais il faudra le justifier et ne pas dégrader le bénéfice et donc le versement des dividendes aux actionnaires. Ça reste une boite cotée en bourse et ils ne peuvent pas faire n'importe quoi. Même chez DA, les marges de manœuvres restent limitées sans s'accorder avec l'Etat sur le développement du successeur. Et quand l'Etat a décidé qu'il fallait se marier avec une nana certes pleine de thunes mais bien vilaine... le choix est compliqué. J'aimerais pas être à la place de Trappier en ce moment, faudra être solide demain.
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Bon. A quelques heures de la réunion fatidique, est-ce que certains d'entre vous ont pu sonder vos sources internes chez DA ? C'est quoi le mood en interne ? Si on leur force la main, ils font quoi ? J'ai un mauvais présage...
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En écoutant les récentes interventions d'Olivier Andries en commission, il ne fait pas de doute que Safran se rangera du coté de la team Rafale et que jamais ils iront faire de l'ombre à un NGF 100% français en équipant un NGF allemand concurrent en parallèle. Dassault et Safran ne sont pas les meilleurs amis du monde mais pas au point d'aller contre les intérêts de la France. Le succès du Rafale repose sur une recette française 100% souveraine qui plait aux clients et il n'est pas question de se tirer une balle dans le pieds en allant soutenir un concurrent naissant.
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Quelques heures avant que tout se décante, chacun reprend ses esprits et en revient au bon sens. Quelques réactions sur X coté espagnol: Tout de suite, quand on est au pieds du mur...
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Nous n'avons pas besoin d'un cloud en commun mais de standards et protocoles d'échange de données communs. Il n'y a rien à sauver dans ce SCAF parce que rien n'est indispensable à faire avec les allemands. La meilleure solution c'est de faire table raze de TOUT.
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Et vlà que j'te balance les arguments bidons pour te pousser à la signature et te "mettre la pression" : "On a plus le temps! La Russie arrive. Dassault, lâchez les brevets!", "Les USA quittent l'Europe, Trappier joue pas au con... file-nous ton logiciel de commandes de vol!". Quel talent pour faire cracher le gouvernement français quand même: Areva/Siemens 2001, Ariane, fusion EADS 2000, quasiment Alstom dans Siemens en 2017. Ca a marché tellement de fois, pourquoi ne pas tenter sur l'aviation de combat ? Vous pouvez être surs que les arguments sont bien rodés pour la réunion de la semaine prochaine histoire de tétaniser nos diplomates européistes à la tête de notre gouvernement: -"Si vous signez pas, c'est la fin de l'Europe de la Défense" -"Dassault ne joue pas la carte de l'Europe, alors que l'Europe c'est la PAIX" -"Si on signe pas, c'est une victoire pour Poutine" -"Si on signe pas, c'est une victoire pour Trump" -"Sans signature, la relation entre nos deux pays serait durablement affectée, ça pourrait même être la GUERRE" (special dédicace à Jacques Attali) -"Est-ce que vous voulez vraiment etre responsable de cet échec dans le contexte sécuritaire TENDU que nous connaissons ?" Qu'est ce qu'ils feraient pas pour sauver les 12 emplois du BE de Manching...
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C'est la douche froide à Berlin, le CEO de Saab calme tout le monde : Non, Saab n'abandonnera pas l'autorité de design sur la conception de son nouvel avion de chasse. Le plan germano-suédois tombe à l'eau, il va falloir trouver une autre parade. La visserie sur le GCAP ? Peinture sur F-47 ? En tout cas on est ravis d'apprendre que ça collabore entre Saab et Airbus sur les drones (on le savait déjà un peu après qu'Airbus ait échoué à développer lui même le FMS de l'Eurodrone et fasse appel à Saab pour le faire à sa place).