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Suisse : politique intérieure et extérieure


Messages recommandés

Il y a 18 heures, Paschi a dit :

La conseillère fédérale Viola Amherd a annoncé sa démission pour le 31 mars 2025

La conseillère fédérale Viola Amherd a annoncé mercredi sa démission. La Valaisanne a été élue en décembre 2018, au siège occupé par Doris Leuthard. Elle a été la première femme à diriger le Département de la défense, de la protection de la population et du sport, dès 2019. L'annonce de la démission intervient quelques semaines après que Viola Amherd a terminé son année présidentielle. La démission du président du parti centriste Gerhard Pfister en début de semaine a relancé les rumeurs sur le départ de la politicienne du Centre de 62 ans, originaire de Brigue-Glis (VS).

https://www.rts.ch/info/suisse/2025/minute-par-minute/28756608.html

Petite note personnelle : cela va faire plaisir à l'UDC qui réclamait sa démission qui lui reprochait une mauvaise gestion de l'armée

https://www.rts.ch/info/suisse/2025/article/l-udc-exige-la-demission-de-viola-amherd-pour-sa-gestion-de-l-armee-suisse-28752393.html

 

PS : c'est elle qui avait décidé/convaincu le reste du conseil fédéral de choisir le F-35

Elle va devenir consultante chez Lockeed-Martin ?

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  • 1 month later...

Les démission du chef de l'armée et celui du service de renseignement datent de fin janvier. Les autres membres du Conseil Fédéral n'en avaient pas été informés jusqu'à hier. En plus, il semblerait que tout ne tourne pas rond au sein du Conseil Fédéral. En plus d'une crise sécuritaire ont aurait également une mini crise politique

https://www.rts.ch/play/tv/forum/video/le-chef-de-larmee-et-le-chef-du-service-de-renseignement-de-la-confederation-demissionnent?urn=urn:rts:video:15498768

 

 

Modifié par Paschi
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Démission peut être mais reste en place jusqu'à la fin de l'année voir plus, ils ne sont pas pressés ;):

Le chef de l'armée, Thomas Süssli, a donné sa démission fin janvier, selon le journal alémanique. Il devrait rester en poste jusqu'à la fin de l'année.

Le chef du Service de renseignement de la Confédération (SRC), Christian Dussey, a lui donné sa démission quelques jours plus tôt, indique la NZZ. Il devrait rester en fonction jusqu'à fin mars 2026

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… Un éclairage vu de notre coté des alpes ;-) (ou de l'autre coté du Léman)

Il en ressort de façon circonstancié que la tête de l'appareil militaire suisse est sinon décapité fortement secoué par les démissions en cascade … Alors il n'y a pas le feu au lac mais le prochain ministre de la défense aura fort a faire et pour reprendre une expression assez "savoureuse", montrer la merde au chat !

https://www.lemonde.fr/international/article/2025/02/27/en-suisse-crise-au-sommet-de-la-hierarchie-militaire_6567854_3210.html
 

Révélation

En Suisse, crise au sommet de la hiérarchie militaire

Les démissions en cascade, de la ministre de la défense puis des chefs de l’armée et des services de renseignement, interrogent sur le sérieux de la gestion de la sécurité nationale.

Par Serge Enderlin (Genève, correspondance)

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Le chef démissionnaire de l’armée suisse, Thomas Süssli, à Thun (Suisse), le 21 mars 2024. STEFAN WERMUTH / AFP

Amateurisme au sommet ou grosse affaire de corruption en perspective ? Depuis le début de la semaine, la placide armée helvétique connaît des secousses inédites qui éclairent d’un jour cru les manquements de l’institution. Lundi 24 février, le Contrôle fédéral des finances à Berne a révélé, dans un rapport, des failles béantes dans la gestion de l’entreprise publique d’armement Ruag MRO, détenue par la Confédération, tout en soulignant le laxisme de sa surveillance par les autorités de tutelle. Le document pointe l’opacité des opérations, une administration défaillante du stock, et les malversations d’un ancien cadre soupçonné de « gestion déloyale, escroquerie, faux dans les titres, violation du secret de fabrication, corruption passive et blanchiment d’argent » pour plusieurs dizaines de millions de francs suisses.

Au lendemain de ce choc initial, dans un pays peu coutumier des « affaires », une fuite dans la presse a rendu publiques les démissions conjointes du chef de l’armée, Thomas Süssli, et de celui des services de renseignement, Christian Dussey. Les deux hommes avaient pris leur décision il y a plusieurs semaines, sans que la ministre de la défense, Viola Amherd (parti Le Centre), juge bon d’en informer ses collègues du gouvernement, contrairement aux usages en vigueur.

« Je n’aurais pas pu informer plus rapidement le Conseil fédéral », s’est défendue la ministre mercredi. « Thomas Süssli a annoncé sa décision le 20 janvier, Christian Dussey, le 30. J’ai dû ensuite avoir une discussion avec chacun. Entretemps, il y a eu le WEF [Forum économique mondial de Davos], la Conférence [sur la sécurité] de Munich. » Pour compléter le tableau, il convient de souligner que la ministre avait elle-même… annoncé son départ il y a un mois et demi, après six ans en poste – un mandat plutôt court dans le système gouvernemental de coalition en Suisse, où il n’est pas rare que les conseillers fédéraux restent en place une dizaine d’années.

« Une impression de chaos total »

Résultat de ces retraits en cascade, les trois principaux postes de l’architecture de sécurité du pays alpin sont vacants, au moment où l’Europe connaît sa situation sécuritaire la plus préoccupante depuis la fin de la seconde guerre mondiale. « La séquence dramatique traversée par le ministère de la défense donne une impression de chaos total, rarissime dans la Berne fédérale », résume le quotidien Le Temps à Genève, quand la Neue Zürcher Zeitung évoque un « amas de décombres ».

« Et ce ne pourrait être que le début du déballage », avance le député socialiste jurassien Pierre-Alain Fridez, membre de la commission de sécurité du Parlement suisse et auteur de plusieurs ouvrages récents sur le sujet. Il s’étonne de la concomitance de ces départs aussi fracassants qu’inattendus, « alors que dans [ce] pays, tout est toujours sous contrôle, il n’y a jamais le moindre problème, la notion d’imprévu est bannie. Il y a peut-être d’autres cadavres dans les placards. »

Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut revenir sur les tensions des dernières années, sur fond de virages technologiques ratés et de financements ardus. Si la Suisse dépense peu pour sa défense – 7,5 milliards de francs suisses (8 milliards d’euros) par an, soit 0,85 % du PIB –, elle ne dépense pas forcément bien pour autant. Pour preuve, le cas des drones de surveillance Hermes 900 du constructeur israélien Elbit Systems. Dix ans après leur acquisition, ils sont toujours cloués au sol au moins deux mois par an, car ils ne supportent pas le froid et l’humidité, ce qui est gênant pour survoler les Alpes en hiver.

L’armée est en train de rater sa mue technologique

Quant au contrat de 2022 avec les Etats-Unis pour acquérir 36 chasseurs F-35 (6 milliards de francs suisses), il continue à faire des vagues. Alors que la fabrication des appareils ne démarrera qu’en 2027, de nombreux surcoûts sont déjà évoqués, qui pourraient faire gonfler la facture de près de 20 %. Même la notion de « prix fixe », longtemps présentée par la ministre Viola Amherd comme une réussite de ses services, est désormais contestée. Alors qu’elle avait dit un jour que, en cas de dépassement du budget, « le contribuable américain paierait la différence », la nouvelle donne politique à Washington permet de douter de cette certitude.

Il y a aussi l’adaptation des bases aériennes au nouveau chasseur américain, dont les coûts sont systématiquement sous-estimés. En Allemagne par exemple, la Bundeswehr a budgété au moins 500 millions d’euros pour la transformation de son seul site de Büchel (Rhénanie-Palatinat), qui accueillera aussi les F-35. De son côté, Berne n’a prévu que 120 millions de francs suisses, pour les trois bases aériennes de Payerne, Meiringen, et Emmen.

Selon la plupart des experts, l’armée helvétique est en train de rater sa mue technologique. « Depuis des décennies, on continue à acheter de l’artillerie lourde et des tanks, alors que ce n’est pas demain la veille que les chars russes seront en Suisse, ajoute le député socialiste Pierre-Alain Fridez. Si cela arrivait, cela voudrait dire qu’ils ont traversé la moitié des territoires de l’OTAN, autant dire que ce n’est pas nous qui les arrêterions. » Il souligne que la priorité à donner à la défense cyber et à la lutte contre le terrorisme n’est pas toujours bien comprise, encore moins mise en œuvre. En 2024, dans le cadre de réductions budgétaires, la dotation des services de renseignement a ainsi été revue à la baisse.

Le 12 mars, les deux chambres du Parlement suisse éliront le remplaçant de la ministre de la défense, Viola Amherd. En temps normal, les candidats se bousculent au portillon pour chacun des sept sièges de cet exécutif helvétique ultra-réduit. Pas cette fois. Après de multiples dérobades, seuls deux hommes au profil politique relativement anodin ont accepté d’être les candidats du parti Le Centre à cette fonction, le conseiller d’Etat du canton de Zoug, Martin Pfister, et le conseiller national Markus Ritter. Comme si hériter de la défense helvétique était désormais davantage une punition qu’un prestige. Le vainqueur bénéficiera pourtant d’un cadeau d’arrivée peu banal : le pouvoir de nommer presque immédiatement les nouveaux patrons de l’armée et des services secrets.

 

Modifié par Ardachès
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C'est pas comme si le timing était mauvais. C'est sûr que ces jours-ci le monde tourne parfaitement rond et l'armée peut rester l'arme au pied.

Les suisses ne sont pas dans l'UE, ni les anglais, ni les irlandais, ni les norvégiens mais je ne vois pas de schéma dans lequel l'UE est attaqué sans réaction de ces pays.

Modifié par herciv
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