TarpTent Posté(e) vendredi à 06:37 Share Posté(e) vendredi à 06:37 (modifié) Cette fois (a priori) , ça passe. La Nasa a mené sa répétition générale complète d'Artemis II jusqu'à T-29 secondes comme prévu. On attendra le résultat de la revue des données par l'Agence, ce qui pourrait amener à une prochaine date de tir tout début mars. Modifié vendredi à 06:39 par TarpTent 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
TarpTent Posté(e) vendredi à 06:44 Share Posté(e) vendredi à 06:44 (modifié) Dans une lette d'Isaacman aux employés de la Nasa, l'Agence ne prend cette fois-ci aucun gant et fait un constat clinique des défaillances du Starliner, de Boeing et de l'Agence. La synthèse de Xplora : "La NASA étrille le programme Starliner, ses échecs répétés et classe le vol CFT comme un accident majeur. Jared Isaacman, administrateur de la NASA, publie une lettre adressée aux équipes de l’agence. Il y livre un constat très sévère sur le programme Starliner de Boeing et annonce des mesures radicales pour rétablir la sécurité et la confiance. Le programme Starliner connaît de graves problèmes dès ses premiers vols sans équipage. En décembre 2019, lors du vol OFT-1, une erreur sur l’horloge interne survient seulement 31 minutes après le lancement : elle provoque des activations incontrôlées et excessives des propulseurs, une insertion orbitale ratée, une consommation catastrophique de carburant et la perte définitive de dix propulseurs ; l’agence qualifie cet événement d’incident évité de justesse. OFT-2 subit deux incidents sérieux avant son vol orbital réussi en 2022. En août 2021, pendant un essai au sol, 13 des 24 valves d’oxydant du module de service restent bloquées en position fermée, ce qui entraîne l’annulation du lancement et le remplacement complet du module après plusieurs mois de retard. En mai 2022, le vol OFT-2 se déroule globalement bien, mais trois propulseurs de contrôle d’attitude arrière du module de service sont déclarés hors service en vol. Les enquêtes menées après OFT-1 et OFT-2 manquent de profondeur et de rigueur. Elles se contentent souvent d’identifier les causes immédiates sans explorer les origines organisationnelles, appliquent des correctifs superficiels ou classent certaines anomalies comme inexpliquées. Ces insuffisances laissent persister des faiblesses graves dans le système de propulsion. Le vol habité Crew Flight Test (CFT) de juin 2024 représente le paroxysme des défaillances. Après des fuites d’hélium imprévues et de nombreux reports, Butch Wilmore et Suni Williams décollent. Durant les manœuvres de rendez-vous, des anomalies en cascade entraînent de multiples pannes de propulseurs et une perte temporaire du contrôle à six degrés de liberté, nécessitant une intervention exceptionnelle de l’équipage et des équipes au sol pour récupérer la situation. Les deux astronautes passent 9 mois à bord de la Station spatiale internationale avant de rentrer sur Crew Dragon en mars 2025. Starliner atterrit sans équipage en septembre 2024, mais avec une tolérance zéro aux pannes sur les propulseurs du module de rentrée. Malgré des dépassements massifs des seuils de coût et de risque, la NASA ne classe pas immédiatement l’événement comme accident majeur de classe A (le seuil le plus élevé). L’enquête indépendante révèle des causes organisationnelles profondes, partagées entre Boeing et la NASA. La pression accumulée des délais (plus de trente reports de lancement), le désir excessif de conserver deux systèmes de transport d’équipage distincts, une supervision limitée de la part de la NASA, l’acceptation de dérogations, et des défaillances de leadership ont créé un climat où la sécurité a été mise en danger. Jared Isaacman impose un arrêt sans appel : aucun vol habité supplémentaire sur Starliner tant que les causes techniques ne sont pas entièrement comprises, que le système de propulsion n’est pas complètement revus et que toutes les recommandations ne sont pas mises en œuvre. La NASA désigne officiellement le vol CFT comme un accident majeur de classe A, au même niveau que les catastrophes des navettes Challenger et Columbia, pour s’assurer que les leçons soient pleinement tirées." https://x.com/xploraspace/status/2024581539242156259?s=61 https://x.com/nasaadmin/status/2024558806135689354?s=61 Modifié vendredi à 06:47 par TarpTent 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
TarpTent Posté(e) samedi à 17:14 Share Posté(e) samedi à 17:14 Le 20/02/2026 à 07:37, TarpTent a dit : Cette fois (a priori) , ça passe. La Nasa a mené sa répétition générale complète d'Artemis II jusqu'à T-29 secondes comme prévu. On attendra le résultat de la revue des données par l'Agence, ce qui pourrait amener à une prochaine date de tir tout début mars. Ce test rendait optimiste pour un tir à partir du 6 mars, mais la revue des datas recueillies s'est révélée impitoyable : une interruption du flux d'hélium dans l'étage intermédiaire de propulsion cryogénique du SLS a été relevée. Dans tous les cas, c'est un retour au site de maintenance pour revue et dépannage. La fenêtre d'un tir en mars se referme. Pour la version longue et plus détaillée d'Isaacman, sachant que cet incident est aussi apparu pour Artemis I : " En tant que mise à jour de mon précédent message. - Les bouteilles d'hélium ICPS sont utilisées pour purger les moteurs, ainsi que pour la pressurisation des réservoirs de LH2 et de LOX. Les systèmes ont fonctionné correctement pendant le WDR1 et le WDR2. - Hier soir, l'équipe n'a pas réussi à faire circuler l'hélium à travers le véhicule. Cela s'est produit lors d'une opération de routine pour repressuriser le système. - Nous avons observé une signature de défaillance similaire sur Artemis I. - Le véhicule Artemis II est dans une configuration sûre, utilisant la purge ECS au sol pour les moteurs au lieu de l'approvisionnement en hélium embarqué. - Les défaillances potentielles pourraient inclure le filtre final entre le sol et le véhicule de vol, situé sur l'ombilical, bien que cela semble le moins probable en fonction de la signature de défaillance. Il pourrait aussi s'agir d'une interface ombilicale QD défaillante, où des problèmes similaires ont été observés. Il pourrait également s'agir d'une soupape de retenue défaillante embarquée sur le véhicule, ce qui serait cohérent avec Artemis I, bien que des actions correctives aient été prises pour minimiser la récurrence sur Artemis II. Indépendamment de la défaillance potentielle, l'accès et la remédiation de l'un de ces problèmes ne peuvent être effectués que dans le VAB. Comme mentionné précédemment, nous commencerons les préparatifs pour le rollback, et cela exclura la fenêtre de lancement de mars. Je comprends que les gens sont déçus par ce développement. Cette déception est la plus ressentie par l'équipe de la NASA, qui travaille sans relâche pour préparer cette grande entreprise.[…]" 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Titus K Posté(e) dimanche à 12:11 Share Posté(e) dimanche à 12:11 Super récapitulatif du rapport sur Starliner --> Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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