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Guerre civile en Syrie


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30.01.26

Texte intégral de l'accord tel que publié par les médias affiliés aux FDS/YPG :

• Cessez-le-feu global entre le gouvernement syrien et les milices kurdes (PKK).

• Lancement d'un processus progressif d'intégration des structures militaires et administratives des deux parties (selon un calendrier établi).

• Retrait de toutes les forces militaires des lignes de contact et entrée des Forces de sécurité intérieure (FSI) du ministère de l'Intérieur dans les centres-villes de Hassaké et de Qamichli.

• Formation d'une division militaire composée de trois brigades des YPG/YPJ, ainsi que d'une quatrième brigade composée de forces d'Ayn al-Arab (Kobani), au sein d'une division militaire rattachée au gouvernorat d'Alep. *

• L’intégration des institutions précédemment connues sous le nom d’« Administration autonome » aux institutions de l’État syrien, avec le maintien en poste des anciens employés civils.

• Un accord visant à garantir les droits civils et éducatifs des Kurdes et à assurer le retour des personnes déplacées dans leurs régions d’origine. /FIN

----

* Signale un revirement majeur de la part des autorités syriennes: Jusqu'alors, l'intégration des YPG au sein des forces armées syriennes n'étaient envisagées que sur la base individuelle; combattant par combattant. Ce qui équivalait à une dilution (ie: disparition) des "brigades" (unités constituées) YPG. Ce n'est plus le cas.

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29.01.26_Al-Jazeera

La Syrie accorde la citoyenneté immédiate aux Kurdes suite à ses avancées contre les FDS

Le décret du ministre de l'Intérieur, Anas Khattab, concerne toutes les personnes déclarées apatrides et fixe la date limite de son application au 5 février.

Le ministère syrien de l'Intérieur a ordonné la mise en œuvre immédiate d'un nouveau décret accordant la citoyenneté aux minorités kurdes, alors que les forces gouvernementales continuent de consolider leur contrôle sur le pays après une offensive éclair contre les Forces démocratiques syriennes (FDS), à majorité kurde, dans le nord du pays.

Le ministre de l'Intérieur, Anas Khattab, a pris cette décision mercredi, précisant que le décret s'applique à tous les Kurdes résidant en Syrie et inclut explicitement les personnes déclarées apatrides, a rapporté l'agence de presse Anadolu, citant la chaîne de télévision syrienne Alikhbariah.

Le ministère a fixé au 5 février la date limite pour la finalisation et la mise en œuvre des mesures, indique le rapport.

Il y a deux semaines, le président syrien Ahmed al-Charia avait proclamé la reconnaissance du kurde comme l'une des langues nationales du pays et le rétablissement de la citoyenneté pour tous les Syriens kurdes, tout en annonçant un cessez-le-feu entre les forces syriennes et kurdes.

L'avancée rapide des forces syriennes a contraint les FDS à se retirer de plusieurs villes, dont Raqqa et Deir ez-Zor, permettant ainsi au gouvernement de Damas de réunifier le pays après près de 14 ans de guerre civile dévastatrice.

Cette évolution a été saluée par le président américain Donald Trump, qui a déclaré à al-Charia être « très satisfait » de l'offensive de l'armée syrienne, malgré le soutien antérieur des États-Unis aux FDS.

Cependant, des informations font état de pénuries alimentaires et de déplacements de population parmi les civils kurdes, alors que les affrontements entre les forces syriennes et les FDS se poursuivent dans le nord du pays.

Selon l'agence Anadolu, les autorités chargées de la mise en œuvre du décret d'al-Sharaa ont été priées d'élaborer sans délai des instructions et des directives pour son application.

Ce décret ordonne également à l'État de préserver la culture et la langue des Kurdes syriens, ainsi que l'enseignement du kurde dans les écoles publiques et privées des zones à majorité kurde.

Le décret a par ailleurs fixé au 21 mars la date de la fête de Newroz, célébration nationale du printemps, largement fêtée, bien au-delà de la Syrie.

Mercredi, al-Sharaa a rencontré le président russe Vladimir Poutine à Moscou pour discuter de l'avenir de la Syrie et de la présence des troupes russes dans le pays.

Lors de cette rencontre, Poutine a salué les efforts déployés par son homologue syrien pour stabiliser la Syrie.

Depuis que les forces d’al-Sharaa ont renversé Bachar al-Assad, allié de la Russie, en décembre 2024, Moscou s’efforce de nouer des relations avec lui et de garantir une présence militaire continue dans le pays afin de renforcer son influence au Moyen-Orient. /FIN

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Il y a 3 heures, fraisedesbois a dit :

Signale un revirement majeur de la part des autorités syriennes: Jusqu'alors, l'intégration des YPG au sein des forces armées syriennes n'étaient envisagées que sur la base individuelle; combattant par combattant. Ce qui équivalait à une dilution (ie: disparition) des "brigades" (unités constituées) YPG. Ce n'est plus le cas.

Pas vraiment, l’intégration en brigades ou division était même le processus privilégié jusqu’à récemment. C’est le lâchage US récent des FDS qui a conduit Damas à vouloir imposer l’intégration individuelle qu’il souhaitait.

En tout cas si cet accord est respecté (et donc accepté par les radicaux islamistes syriens comme par le PKK, ce qui semble le cas) il est inespéré pour les Kurdes et traduit probablement des pressions internationales (AS, Turquie, US et France notamment).

Modifié par gustave
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il y a 9 minutes, gustave a dit :

Pas vraiment, l’intégration en brigades ou division était même le processus privilégié jusqu’à récemment. C’est le lâchage US récent des FDS qui a conduit Damas à vouloir imposer l’intégration individuelle qu’il souhaitait.

En tout cas si cet accord est respecté (et donc accepté par les radicaux islamistes syriens comme par le PKK, ce qui semble le cas) il est inespéré pour les Kurdes et traduit probablement des pressions internationales (AS, Turquie, US et France notamment).

qu'il souhaitait depuis le début. Je n'ai pas connaissance qu'il avait changé d'avis dans l'intervalle.

Turquie, vraiment? Les Turcs n'étaient-ils pas plutôt favorables à une "dissolution" des unités constituées kurdes?

"Amicales" pressions étrangères, oui, je te rejoins: c'est amha la seule explication au revirement d'Al Sharaa sur cette question.

Espérons que le Quai a participé à cette péripétie à hauteur de la collaboration que nous avons eue avec les Kurdes.

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il y a 46 minutes, fraisedesbois a dit :

qu'il souhaitait depuis le début. Je n'ai pas connaissance qu'il avait changé d'avis dans l'intervalle.

Turquie, vraiment? Les Turcs n'étaient-ils pas plutôt favorables à une "dissolution" des unités constituées kurdes?

"Amicales" pressions étrangères, oui, je te rejoins: c'est amha la seule explication au revirement d'Al Sharaa sur cette question.

Espérons que le Quai a participé à cette péripétie à hauteur de la collaboration que nous avons eue avec les Kurdes.

C’est depuis le début le souhait de Damas mais ce n’était pas la solution privilégiée lors des négociations. Le rapport de force était alors très différent.

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il y a 48 minutes, fraisedesbois a dit :

qu'il souhaitait depuis le début. Je n'ai pas connaissance qu'il avait changé d'avis dans l'intervalle.

Turquie, vraiment? Les Turcs n'étaient-ils pas plutôt favorables à une "dissolution" des unités constituées kurdes?

"Amicales" pressions étrangères, oui, je te rejoins: c'est amha la seule explication au revirement d'Al Sharaa sur cette question.

Espérons que le Quai a participé à cette péripétie à hauteur de la collaboration que nous avons eue avec les Kurdes.

Certes, mais le véritable sujet des Turcs est le départ du Nord syrien des combattants kurdes etrangers, ce qui doit vraisemblablement être inclu dans l’accord.

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il y a une heure, gustave a dit :

Pas vraiment, l’intégration en brigades ou division était même le processus privilégié jusqu’à récemment. C’est le lâchage US récent des FDS qui a conduit Damas à vouloir imposer l’intégration individuelle qu’il souhaitait.

En tout cas si cet accord est respecté (et donc accepté par les radicaux islamistes syriens comme par le PKK, ce qui semble le cas) il est inespéré pour les Kurdes et traduit probablement des pressions internationales (AS, Turquie, US et France notamment).

Est-ce que ça n'est pas aussi le signe que les Kurdes sont aux abois, lâchés de partout et sur le point de se prendre une turbo-offensive s'ils ne se soumettent pas ?

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il y a 6 minutes, Polybe a dit :

Est-ce que ça n'est pas aussi le signe que les Kurdes sont aux abois, lâchés de partout et sur le point de se prendre une turbo-offensive s'ils ne se soumettent pas ?

L’offensive était en préparation, c’est l’imposition à Damas d’un accord finalement assez favorable aux Kurdes qui démontre les pressions diplomatiques ne lui ayant pas permis d’exploiter un rapport de force militaire favorable. Les Kurdes s’en sortent bien… si l’accord est bien mis en œuvre !

Les Kurdes ont été lâchés par presque tout le monde en effet, avant une bascule diplomatique pour des raisons pragmatiques (éviter l’instabilité du NES) et « sentimentales ».

Modifié par gustave
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il y a 23 minutes, olivier lsb a dit :

La France et les Etats-Unis.

Dire que les kurdes ont été lâchés serait aller un peu vite en besogne. La seule chose que les kurdes syriens ont dû "concéder", c'est l'indépendance du Rojava. Mais qui peut croire une seule seconde, y compris chez les kurdes, de la pérennité d'une telle entreprise ? 

Al-Charaa joue l'unité et l'intégration, tout en respectant les identités et l'équilibre des pouvoirs. Ca court pas les rues les dirigeants de la sorte dans la région.

Sur X, Elham Ahmed, une haute dirigeante de l’administration autonome kurde, a exprimé sa « profonde gratitude aux médiateurs », notamment « les Etats-Unis et la France, qui ont déployé des efforts considérables » afin de parvenir à cet accord. Les Etats-Unis ont salué une « étape historique » dans l’unification de la Syrie. La France, par la voix du président Emmanuel Macron, a « félicité » les deux parties et affirmé qu’elle « appuiera pleinement » la mise en œuvre de l’accord. « Nous espérons [que cet accord] servira de cadre à la reconstruction d’une Syrie unifiée, à la sauvegarde des droits du peuple kurde et de tous les autres groupes dans la future Constitution », a appelé le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, qui a aussi joué un rôle crucial dans la médiation.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/31/syrie-damas-et-les-fds-finalisent-un-accord-d-integration-des-kurdes-au-sein-de-l-

Les kurdes demandent pas l'indépendance du Rojava, ils savent en effet que c'est impossible au vu du rapport de force. ILs visaient les droits nationaux kurdes (langues, cultures...), l'autonomie ainsi que la préservation de leur organisation communale qui est relativement libertaire et féministe.

il y a 23 minutes, olivier lsb a dit :

 

La liste des nouveaux droits pour les kurdes de Syrie est très significative en tout cas. 

L'intégration inconditionnelle ainsi que la citoyenneté pour tous les apatrides sont en effet des avancés majeures surtout si on compare à la situation pré 2011. 

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Il y a 1 heure, nemo a dit :

Les kurdes demandent pas l'indépendance du Rojava, ils savent en effet que c'est impossible au vu du rapport de force. ILs visaient les droits nationaux kurdes (langues, cultures...), l'autonomie ainsi que la préservation de leur organisation communale qui est relativement libertaire et féministe.

Tout à fait, d'où mon emploi des guillemets, pour signaler la revendication la plus maximaliste...qui n'en n'était même pas vraiment une. 

Citation

L'intégration inconditionnelle ainsi que la citoyenneté pour tous les apatrides sont en effet des avancés majeures surtout si on compare à la situation pré 2011.

La reconnaissance des diplômes des universités en territoire Kurde et leur pérennisation dans la nouvelle Syrie, le maintien des fonctionnaires kurdes dans la nouvelle administration, la nomination de Marwan al-Ali chef des forces de sécurité à Hasakah Il a été le meneur des opérations de chasse à l'homme puis de l'offensive contre le groupe Hurras ad-Din, (un temps la branche de facto d'al-Qaïda en Syrie). C'est un signal très fort d'Al-Charaa en donnant une promotion à celui qui tînt la dragée haute aux formations jihadistes ces dix dernières années. Ca doit faire un peu tousser dans les rangs les plus extrémistes de sa faction. 

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Il y a 3 heures, olivier lsb a dit :

Ca doit faire un peu tousser dans les rangs les plus extrémistes de sa faction. 

J'ai lu qu'un certain nombre d'ancien djihadiste sont entrain de le lacher et de rejoindre les rangs de ce qui reste de Daesh. C'est à la fois bon signe (comme montrant sa "recentration") et inquiétant pour l'avenir.

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il y a 2 minutes, nemo a dit :

J'ai lu qu'un certain nombre d'ancien djihadiste sont entrain de le lacher et de rejoindre les rangs de ce qui reste de Daesh. C'est à la fois bon signe (comme montrant sa "recentration") et inquiétant pour l'avenir.

Tant mieux, ça facilitera la purge qu'il n'aura pas à faire. Les forces gouvernementales syriennes et irakiennes et ce qu'il reste de la coalition anti Daech (dont Chammal) contiendront la menace, voir la réduiront militairement. 

Le contexte est différent de 2014/2015, lorsque Daech était à son apogée et prospérait sur la faiblesse des états syrien et irakien.

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il y a 1 minute, olivier lsb a dit :

Tant mieux, ça facilitera la purge qu'il n'aura pas à faire. Les forces gouvernementales syriennes et irakiennes et ce qu'il reste de la coalition anti Daech (dont Chammal) contiendront la menace, voir la réduiront militairement. 

Le contexte est différent de 2014/2015, lorsque Daech était à son apogée et prospérait sur la faiblesse des états syrien et irakien.

Cela dépend du poids des djihadistes dans leur appareil ça. Vu que le nouveau régime refuse de s'appuyer sur ce qui reste de l'ancien régime (pour de bonnes raisons bien sur) le nouvel équilibre reste fragile. Bon le soutient occidental et au de là permet d'être relativement optimiste pour le moment.

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Il y a 22 heures, nemo a dit :

Tu as une source là dessus?

Il y a 12 heures, olivier lsb a dit :

La France et les Etats-Unis.

Dire que les kurdes ont été lâchés serait aller un peu vite en besogne.

Olivier a donné les déclarations des FDS (en fait des Kurdes, le reste des FDS ayant rejoint Damas) qui citent en effet les US et la France. Pour autant les positions des deux ont été très différentes: c'est le lâchage politique US des FDS qui a laissé faire l'offensive de Charaa à Alep puis jusqu'à l'Euphrate et enfin jusqu'aux portes de Hassaké. Les remous politiques aux US, menés par Lindsey Graham, et le risque lié aux prisons ont ensuite conduit les US à imposer un cessez-le-feu puis un accord. Seule la France n'a jamais cessé de soutenir la place des FDS dans la future Syrie mais sans les US elle n'a pas le poids nécessaire pour empêcher une offensive de Damas. Elle a toutefois joué un rôle clef en portant la voix des FDS et en ralliant les autres pays européens et l'AS à cet accord et donc en pesant aussi sur la posture US et même Damas. 

Les Kurdes remercient donc Washington, parce qu'ils savent que c'est eux qui arbitrent la partie, en dépit de leurs revirements voire abandon, et Paris, parce que ce sont les seuls qui sont restés avec eux...

Modifié par gustave
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Il y a 11 heures, nemo a dit :

Les kurdes demandent pas l'indépendance du Rojava, ils savent en effet que c'est impossible au vu du rapport de force. ILs visaient les droits nationaux kurdes (langues, cultures...), l'autonomie ainsi que la préservation de leur organisation communale qui est relativement libertaire et féministe.

Il y a 9 heures, olivier lsb a dit :

Tout à fait, d'où mon emploi des guillemets, pour signaler la revendication la plus maximaliste...qui n'en n'était même pas vraiment une. 

Je ne suis pas certain que les Kurdes avaient totalement renoncé à un Rojava indépendant de facto... Aujourd'hui même les radicaux du PYD ont acté le renoncement à cet objectif, et c'est une bonne chose!

Pour ce qui est du côté libertaire du PYD tout dépend de ce que l'on entend par cela...

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Il y a 6 heures, olivier lsb a dit :

Tant mieux, ça facilitera la purge qu'il n'aura pas à faire. Les forces gouvernementales syriennes et irakiennes et ce qu'il reste de la coalition anti Daech (dont Chammal) contiendront la menace, voir la réduiront militairement. 

Il y a 6 heures, nemo a dit :

Cela dépend du poids des djihadistes dans leur appareil ça. Vu que le nouveau régime refuse de s'appuyer sur ce qui reste de l'ancien régime (pour de bonnes raisons bien sur) le nouvel équilibre reste fragile. Bon le soutient occidental et au de là permet d'être relativement optimiste pour le moment.

Effectivement la situation est complexe: HTC comptait probablement moins de 30 000 combattants, dont un certain nombre sont très modérément enthousiastes à l'idée d'une démocratie pluraliste, et encore plus avec des Kurdes et autres Alaouites, ou tout simplement inquiets pour leur avenir dans la perspective d'une normalisation (combattants étrangers); il y a eu du recrutement assez massif de jeunes inexpérimentés pour renforcer ces unités du HTC; le ralliement des proxys turcs de l'ANS a amené peut-être 60 à 80 000 combattants, de moindre valeur certes; la chambre d'opération du Sud plusieurs milliers également; désormais il y a autour de 40 000 miliciens tribaux arabes au statut incertain (et le revenu attaché); enfin peut-être 10 à 20 000 YPG et YPJ kurdes... Jusqu'à maintenant Damas dispersait et encadrait les unités de l'ANS et du COS avec les anciens de HTC, avec un certain succès comme le démontre leur avance dans le NES. Si ce noyau s'effrite voire risque de constituer une opposition cela est évidemment un sérieux problème! 

Pour autant jusqu'à maintenant Charaa a brillamment réussi à contrôler ces nouvelles composantes de son armée, comme il avait réussi à contrôler Idlib et ses factions. Cela tient probablement notamment à son charisme et son aura, vraisemblablement très forte (celui qui a mené à la victoire contre les Turcs, Daech, Bachar et les Kurdes, il faut avouer que ce n'est pas rien). Mais si il mourrait ce serait certainement un risque majeur de division...

Quant au soutien occidental il joue peu voire pas du tout dans ce calcul.

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Le 30/01/2026 à 14:09, fraisedesbois a dit :

qu'il souhaitait depuis le début. Je n'ai pas connaissance qu'il avait changé d'avis dans l'intervalle.

D'ailleurs Damas continue à évoquer publiquement une intégration individuelle au sein des brigades... Narratif pour contenter les Sunnites? Volonté de tordre l'application de l'accord? 

On peut d'ailleurs noter que l'accord n'évoque pas les YPJ, qui devaient constituer une brigade féminine...

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Il y a 10 heures, gustave a dit :

Effectivement la situation est complexe: HTC comptait probablement moins de 30 000 combattants, dont un certain nombre sont très modérément enthousiastes à l'idée d'une démocratie pluraliste, et encore plus avec des Kurdes et autres Alaouites, ou tout simplement inquiets pour leur avenir dans la perspective d'une normalisation (combattants étrangers); il y a eu du recrutement assez massif de jeunes inexpérimentés pour renforcer ces unités du HTC; le ralliement des proxys turcs de l'ANS a amené peut-être 60 à 80 000 combattants, de moindre valeur certes; la chambre d'opération du Sud plusieurs milliers également; désormais il y a autour de 40 000 miliciens tribaux arabes au statut incertain (et le revenu attaché); enfin peut-être 10 à 20 000 YPG et YPJ kurdes... Jusqu'à maintenant Damas dispersait et encadrait les unités de l'ANS et du COS avec les anciens de HTC, avec un certain succès comme le démontre leur avance dans le NES. Si ce noyau s'effrite voire risque de constituer une opposition cela est évidemment un sérieux problème! 

Pour autant jusqu'à maintenant Charaa a brillamment réussi à contrôler ces nouvelles composantes de son armée, comme il avait réussi à contrôler Idlib et ses factions. Cela tient probablement notamment à son charisme et son aura, vraisemblablement très forte (celui qui a mené à la victoire contre les Turcs, Daech, Bachar et les Kurdes, il faut avouer que ce n'est pas rien). Mais si il mourrait ce serait certainement un risque majeur de division...

Quant au soutien occidental il joue peu voire pas du tout dans ce calcul.

Dans une Syrie relativement pacifiée, à reconstruire et touchant désormais les revenus de son pétrole, il est fort probable qu'une partie ces miliciens (qui devait l'être à l'époque à la demi journée pendant qu'ils étaient coiffeur le reste du temps) se reconvertissent définitivement dans le civil ou dans la nouvelle administration. Loin des armes. 

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Il y a 10 heures, gustave a dit :

Olivier a donné les déclarations des FDS (en fait des Kurdes, le reste des FDS ayant rejoint Damas) qui citent en effet les US et la France. Pour autant les positions des deux ont été très différentes: c'est le lâchage politique US des FDS qui a laissé faire l'offensive de Charaa à Alep puis jusqu'à l'Euphrate et enfin jusqu'aux portes de Hassaké. Les remous politiques aux US, menés par Lindsey Graham, et le risque lié aux prisons ont ensuite conduit les US à imposer un cessez-le-feu puis un accord. Seule la France n'a jamais cessé de soutenir la place des FDS dans la future Syrie mais sans les US elle n'a pas le poids nécessaire pour empêcher une offensive de Damas. Elle a toutefois joué un rôle clef en portant la voix des FDS et en ralliant les autres pays européens et l'AS à cet accord et donc en pesant aussi sur la posture US et même Damas. 

Les Kurdes remercient donc Washington, parce qu'ils savent que c'est eux qui arbitrent la partie, en dépit de leurs revirements voire abandon, et Paris, parce que ce sont les seuls qui sont restés avec eux...

C'est une lecture des choses. Je trouve que c'est une facilité de dire "nous au moins, on a les mains propres et la compromission intacte, car on a soutenu jusqu'au bout".... Tout en étant l'acteur régional le moins capable de peser par la force sur les événements, donc c'est un peu facile. J'imagine aussi que la Belgique soutenait les kurdes sans la moindre réserve...

Est-ce que les Etats-Unis ont lâché, ou simplement acté qu'Al-Charaa présentait de bonnes garanties pour consolider la Syrie ? Les Turcs ont laissé faire également, alors qu'ils ont largement les moyens de s'opposer militairement à un projet qui ne leur conviendrait pas. 

Le retrait des Etats-Unis des champs de pétrole, et la neutralité turc à l'encontre d'un projet d'autonomie régionale kurde, sont pour moi aussi contributeur à la question kurde dans le nouvel état syrien, que le soutien politique français. Chacun contribue avec ce qu'il peut: la France, avec des mots et des postures. Les turcs, avec une non-ingérence (pour une fois...) et les Etats-Unis, en lâchant le pétrole (c'est pas rien...).

Modifié par olivier lsb
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Il y a 12 heures, olivier lsb a dit :

Dans une Syrie relativement pacifiée, à reconstruire et touchant désormais les revenus de son pétrole, il est fort probable qu'une partie ces miliciens (qui devait l'être à l'époque à la demi journée pendant qu'ils étaient coiffeur le reste du temps) se reconvertissent définitivement dans le civil ou dans la nouvelle administration. Loin des armes. 

Cela dépend largement mais ne correspond pas à la majorité des miliciens évoqués: les proxys turcs étaient soldes par Ankara, théoriquement à plein temps; les Arabes des FDS idem, soldés par les US; reste s'agissant de ce que tu évoques les miliciens tribaux qui n'étaient pas au sein des FDS mais vivaient autant (en étant optimiste) de trafics que d'un métier "civil". Par ailleurs il n'est pas évident que l'administration ou la vie civile enthousiasme les miliciens. Et la Syrie est encore loin d'être pacifiée, et ses revenus loin de suffire à reconstruire, sans compter que les Sunnites de l'ouest et des villes ne sont pas très favorables à l'idée de voir leur gouvernement dépenser de l'argent dans les confins... Ceci dit HTC a su gérer jusqu'ici, y compris par la coercition calculée, et plusieurs bailleurs potentiels sont sur les rangs, notamment l'AS.

Modifié par gustave
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