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Opérations au Mali


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il y a 22 minutes, Polybe a dit :

Hmm non. Y a une opposition, et elle s'active pour exister.

Quand je dis que le pouvoir évite les urnes c'est justement pour mettre en avant l'opposition qu'il ne veut ni assumer ni voir exister (dissolution des partis politiques à venir), non?

Les oppositions sont totalement écartées de la vie "politique" de ces pays. Elles n'ont aucun pouvoir parlementaire, aucun pouvoir médiatique (ils n'ont pas la parole dans les médias publics), aucun droit à manifester ou à critiquer le pouvoir ouvertement. Ceux qui le font disparaissent des écrans, finissent en prison ou assassiné et ça sert de rappel aux autres. Quand Dicko parle depuis Alger, c'est bien la preuve qu'il ne peut pas le faire depuis le Mali (car exilé) et que s'il revient, on sait très bien comment ça va se finir. Il va parler sur des médias qui sont interdits au Mali (RFI par exemple), il fait plus de bruit à l'étranger que dans le Mali, même si toutes les personnes qui peuvent avoir accès internet peut l'entendre, l'effet est marginal. 

Je reste convaincu que les plus gros opposants pour le régime en place ne se trouve pas dans une opposition politique ou populaire mais dans l'armée, c'est le risque d'avoir des chefs militaires qui cherchent à le renverser. Sauf une détérioration sécuritaire et économique radicale qui amènerait les Bamakois (le reste est sans importance pour les putschistes) à manifester un mécontentement, il ne faut pas espérer une alternative politique car tout est entièrement verrouillé. Si le peuple est dans la rue (et si en plus ça déborde), là encore le risque est de voir des militaires chercher une légitimité populaire pour faire un coup d'état. Ce n'est qu'ensuite qu'une opposition politique sortira de l'ombre si et seulement si les nouveaux putschistes ne feront pas de la transition un contre à durée indéterminé et en se réservant le pouvoir.

On est dans une situation ou le changement se fera soit par un coup d'état militaire, soit par une intervention extérieure, soit par un effondrement du pays au profit des terroristes. Mais même ce dernier scénario serait sans doute précédé d'une confrontation entre militaires pour le pouvoir.

 

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il y a 10 minutes, Pol a dit :

Quand je dis que le pouvoir évite les urnes c'est justement pour mettre en avant l'opposition qu'il ne veut ni assumer ni voir exister (dissolution des partis politiques à venir), non?

Les oppositions sont totalement écartées de la vie "politique" de ces pays. Elles n'ont aucun pouvoir parlementaire, aucun pouvoir médiatique (ils n'ont pas la parole dans les médias publics), aucun droit à manifester ou à critiquer le pouvoir ouvertement. Ceux qui le font disparaissent des écrans, finissent en prison ou assassiné et ça sert de rappel aux autres. Quand Dicko parle depuis Alger, c'est bien la preuve qu'il ne peut pas le faire depuis le Mali (car exilé) et que s'il revient, on sait très bien comment ça va se finir. Il va parler sur des médias qui sont interdits au Mali (RFI par exemple), il fait plus de bruit à l'étranger que dans le Mali, même si toutes les personnes qui peuvent avoir accès internet peut l'entendre, l'effet est marginal. 

Je reste convaincu que les plus gros opposants pour le régime en place ne se trouve pas dans une opposition politique ou populaire mais dans l'armée, c'est le risque d'avoir des chefs militaires qui cherchent à le renverser. Sauf une détérioration sécuritaire et économique radicale qui amènerait les Bamakois (le reste est sans importance pour les putschistes) à manifester un mécontentement, il ne faut pas espérer une alternative politique car tout est entièrement verrouillé. Si le peuple est dans la rue (et si en plus ça déborde), là encore le risque est de voir des militaires chercher une légitimité populaire pour faire un coup d'état. Ce n'est qu'ensuite qu'une opposition politique sortira de l'ombre si et seulement si les nouveaux putschistes ne feront pas de la transition un contre à durée indéterminé et en se réservant le pouvoir.

On est dans une situation ou le changement se fera soit par un coup d'état militaire, soit par une intervention extérieure, soit par un effondrement du pays au profit des terroristes. Mais même ce dernier scénario serait sans doute précédé d'une confrontation entre militaires pour le pouvoir.

 

Cette opposition, Dicko entre autre, existait AVANT la junte.

Ensuite en interne, je pense que c'est un poil plus subtil, car les reseaux eux existent encore, sont utiles et nécessaires, même à la junte. Ne serait-ce qu'au plan économique, ou intérieur (gestion d'un pays ou politique et ethnicité sont liés). Or ces réseaux, oui en effet ils s'étendent jusqu'à l'armée (ajoutons les liens familiaux aux précédents).

Ensuite le "média" en Afrique, c'est désormais beaucoup les réseaux sociaux. Donc ce n'est pas parce que nous, nous ne la voyons pas sur nos tablettes qu'elle ne sait pas se faire entendre (et ça c'est valable dans tous l'AES).

 

Autre sujet, mais toucher à Dicko c'est quand même chaud. Oui je suis d'accord que la junte ferait quelque chose sans trop hésiter, mais vraiment en conséquence c'est chaud.

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  • 2 weeks later...

Notez que la condamnation par l'AES de l'action US au Venezuela est interessante, j'ai l'impression qu'ils viennent de se rendre compte qu'ils ne sont pas invulnérables, voir potentiellement des cibles.

Bref...

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260105-mali-les-politiques-ne-croient-pas-aux-consultations-annoncées-par-assimi-goïta

"Mali: les politiques ne croient pas dans les consultations annoncées par Assimi Goïta

Lors de ses vœux, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a annoncé l'ouverture, dans le courant de l'année, de « consultations » sur l'avant projet de loi qui devra déterminer « les conditions de formation et d'exercice des activités des partis politiques ». La totalité des formations maliennes sont dissoutes depuis le mois de mai.

Les dirigeants des organisations politiques maliennes estiment que les consultations annoncées ne sont pas crédibles et que les militaires, au pouvoir depuis plus de cinq ans et sans élections, ne cherchent qu'à s'y maintenir.

« C'est une fuite en avant dans leur confiscation du pouvoir », estime un dirigeant de parti dissous qui, parce qu'il vit au Mali, s'exprime de manière anonyme. « On ne parle pas d'élections mais de processus d'élaboration d'une charte sur toute une année », pointe encore cette source désabusée avant d'ajouter : « Je ne crois plus en rien venant de ce régime ». 

« C'est de la poudre aux yeux, abonde un autre ex-dirigeant de parti. Depuis le début, ils ne font qu'organiser des consultations manipulées. Aucune crédibilité. »

« Duperie inquiétante »

Opposant en exil, Ismaël Sacko dénonce quant à lui « une ruse », « une duperie inquiétante ». « Assimi Goïta veut créer des partis politiques qui vont le suivre et l'accompagner », estime le président du PSDA qui précise qu'il ne participera pas à ces consultations et appelle plutôt « à continuer à croiser le fer et à éveiller les consciences des Maliens » pour créer les conditions de la paix et du retour à l'ordre constitutionnel.

« Ces consultations sont un non-évènement », estime pour sa part Housseini Amion Guindo, président de la Codem et membre de la Coalition des forces pour la République (CFR) portée par l'imam Dicko. Rappelant les promesses passées et non tenues d'élections, ainsi que les cinq années renouvelables officiellement accordées aux autorités maliennes de transition, en juillet dernier, l'ancien ministre aujourd’hui « en clandestinité » juge que « la parole d'Assimi Goïta n'est plus crédible ».

Prison

Depuis le mois de mai dernier, toutes les organisations politiques maliennes sont officiellement dissoutes et leurs activités interdites. De nombreuses personnalités politiques ou de la société civile sont actuellement emprisonnées, certaines depuis parfois plusieurs années, pour avoir tenu des propos critiques des autorités de transition.

Parmi les cas les plus connus, on peut citer ceux de l'ancien Premier ministre Moussa Mara, du chroniqueur radio Ras Bath ou du militant anticorruption Clément Dembélé. Un contexte qui limitera nécessairement la portée et la sincérité des futures consultations annoncées par le général Assimi Goïta.

Plusieurs personnalités politiques maliennes qui soutiennent le régime de transition ont été sollicitées par RFI. Aucune n'a souhaité s'exprimer.

«La priorité n'est pas d'écrire de nouvelles règles sous contrainte, mais de restaurer un cadre politique normal»

Parmi les personnalités jointes par RFI figure également Étienne Fakaba Sissoko. Opposant en exil, il est le porte-parole de la Coalition des forces pour la République (CFR) portée par l'imam Dicko.

« En théorie, des consultations sur une charte des partis politiques peuvent être utiles mais, au Mali, les partis politiques sont dissous, des responsables politiques sont arrêtés, réduits au silence ou contraints à l'exil, et les libertés publiques restent fortement restreintes. Dans ces conditions, une consultation risque de produire un texte sans légitimité réelle. Une charte ne peut pas refonder la vie politique si ceux qui doivent faire vivre la démocratie, la vie publique, ne sont pas libres de s'exprimer comme ils le souhaitent », affirme-t-il.

« La priorité, ce n'est donc pas d'écrire de nouvelles règles sous contrainte, mais c'est de restaurer un cadre politique normal, des libertés fondamentales garanties, des acteurs politiques réhabilités et une transition civile crédible. Le gouvernement de transition, la junte militaire… preuve a été faite de leur volonté de se maintenir au pouvoir de façon indéfinie et toutes les actions qui sont aujourd'hui mises en oeuvre [par ces autorités de transition, NDLR] concourent justement à ce maintien au pouvoir », poursuit Étienne Fakaba Sissoko."

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Le conflit a son centre de gravité qui bascule de plus en plus sur l'économie du pays :

https://www.france24.com/fr/vidéo/20260113-mali-trois-usines-visées-à-kayes-par-des-jihadistes

https://www.trtfrancais.com/article/adb13d4db526

Je lis par-ci par-là que des camions continuent de se faire taper à l'Ouest et au Sud de Bamako. Je me demande si les fameux groupes de recrutement locaux ne montent pas lentement en gamme d'un point de vu militaire.

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