ARPA Posté(e) le 4 septembre 2015 Share Posté(e) le 4 septembre 2015 Quelques rappels historiques : En 1988, le premier vol d'un Rafale de série est prévu pour fin 1995 avec une livraison à partir de 1996. En 1990, la formation du 1er escadron de l'AdA est repoussée de 1996 à 1999. En 1992, les besoins seront révisés une première fois à la baisse (de 336 à 294 Rafale) De 93 à 97, la mise en service dans l’AdA est repoussée jusqu’en 2005 Concernant les principaux équipements du Rafale, le M88-2 est homologué en 92, le SPECTRA vole en 96 et le RBE2 en 97. Le canon est produit en 2000 / 2001 pour une vingtaine d’exemplaires de présérie et la version de série a attendu 2005. A la fin des années 80 et au début des années 90, à la fin de la guerre froide, il y a eu les premiers retards du Rafale et la commande des 123 Mirage 2000 modernes (D et -5F). Du coup, entre 93 et 2001, les 86 2000D sont livrés et opérationnels. Et 37 mirage 2000C sont modernisés en -5F et sont mis en service à partir de 97. De plus au début des années 2000, la marine reçoit une série de Rafale MF1 aux capacités très limités. A cette époque la France dispose d’une puissance nucléaire « suffisante » pour assurer sa défense (en 93 on supprime même la mission nucléaire des escadrons des FATAC utilisant les AN52 donc on « crée » des escadrons conventionnels) et en 1993 l’AdA dispose d’un assez grand nombre de chasseurs (presque 150 mirage 2000B/C, 75 2000N, une quinzaine de mirage IV presque 200 Jaguar, plus de 200 mirage F1 dont les CT qui sortent tout juste de modernisation et quelques dizaines de mirage IIIE et 5) La livraison des bombardiers légers (mirage 2000D ou Rafale) doit pouvoir un peu attendre et un report de 3 ans entre la mise en service des 2000D (en 93) et celle des Rafale (à l’origine pour 96) devrait être possible. Pour cette Uchronie, les Rafale sont livrés à partir de 95 et mis en service à partir de 96 (soit 9 ans plus tôt qu'en réalité) Le financement des Rafale est permis par la non commande des 86 mirage 2000D et la non modernisation des 37 mirage 2000C. Une légère modernisation (ou une sur-utilisation?) des Jaguar pour compenser le délai de livraison pourrait aussi être envisagée. Les Rafale commencent leur mise en service avec un standard intermédiaire. En 96, son système d’arme ressemble à celui des Mirage 2000. Dassault propose le Rafale B F0 à radar Antilope V et des Rafale B/C/M F0 à radar RDY. Les Rafale à radar Antilope V permettent de faire du suivi de terrain et pour cette mission le Rafale dispose d’un rayon d’action et une charge utile nettement supérieur aux Mirage 2000D. Le canon n’est pas encore au point donc il faut que le Rafale s’en passe, mais ce n’est pas bien grave vu que les 2000D et 2000N n’en n’ont pas eu. Le SPECTRA étant encore balbutiant, les premières versions sont assez basiques et se rapprochent des performances des contre-mesures des 2000. Le Rafale sert à remplacer des Mirage IIIE, IVP et V ainsi que des Jaguar, on a donc un gain en survivabilité même avec un système d’autoprotection légèrement moins performant (dans un premier temps) que celui qu’il y a eu en réalité sur le 2000D. Opérationnellement, les Rafale B à radar Antilope V peuvent remplacer deux fois plus de 2000D pour des frappes conventionnelles. En missions « stratégique » (nucléaire ou reconnaissance), ces Rafale ne pourront remplacer que le même nombre de Mirage 2000N ou IVP qui pourraient être reversés à des unités conventionnelles. L'arrivé du Rafale avec sa « facilité » de pilotage pourrait permettre de faire évoluer notre doctrine avec une polyvalence des Rafale des FAS (chargé du tir d'ASMP ou d'armement conventionnel ou de missions de reco...) Les Rafale à radar RDY auront un système d’arme très performant et assez polyvalent. On ne pourra pas parler d’avion omnirôle, mais ce sera un avion polyvalent. En air-air, comme les -5, il permettra de tirer plusieurs mica sur des cibles distinctes. En l’absence de Mirage 2000-5F, on pourra dire qu’un Rafale C vaut plusieurs Mirage 2000C. En air-sol, même si l’avion est incapable de faire du suivi de terrain, il dispose d’une charge utile et d’un rayon d’action assez important pour un faire un avion parfaitement adapté aux missions air-sol. Vu que les seuls 2000 dotés de capacités air-sol crédibles sont les 2000D, on peut estimer qu'un Rafale RDY vaut lui aussi 2 mirage 2000D. Il faudra juste l’employer avec une doctrine plus proche de la doctrine américaine (à haute altitude après avoir eu la maîtrise de l'espace aérien) que de la doctrine française. En 96, l’AdA met en service les premiers des Rafale B Antilope V. Très vite cela permet de retirer du service les vieux Mirage IV (qui sont déjà officiellement limités à la reco) ou de finir de les user avec des missions plus classiques. Pour avoir l’équivalent en air-sol des 86 mirage 2000D qu'on a reçu, il « suffira » de se doter de plus de 43 Rafale (Antilope ou RDY) soit moins de 4 ans de production. Les 37 mirage 2000-5 seront remplacés à un pour un par des Rafale RDY, mais les C seront toujours présents et encore performants. Donc même si on ne reçoit pas les 37 RDY, on aura assez de chasseurs performant. D'ailleurs vu qu'on utilise toujours les 2000C en 2015 (soit 20 ans après leur conversion en -5F), ça veut dire qu'ils étaient largement crédible en 2000 et n'avaient pas « besoin » d'être modernisés. En fait rien qu’une unique escadrille de Rafale B à radar Antilope pour remplacer 2 escadrille de 2000D et une grosse (ou deux petites) escadrille de Rafale RDY avec des capacités air-air et air-sol pour remplacer une escadrille 2000D et une de -5 pourrait suffire. Dans cet optique, 62 (25+37) Rafale (+37 2000C soit 99 avions) pourraient avantageusement remplacer les 123 Mirage 2000 D/-5. En fait rien que 25 Rafale B à radar Antilope (une escadrille) et 18 Rafale B/C à radar RDY (une petite escadrille) devrait suffire pour avoir quasiment les même capacité opérationnelles qu'avec les 2000D et -5. De même à partir de 96, la marine peut mettre en service les premiers Rafale M à radar RDY pour remplacer les Crusader. Le Rafale a une masse à vide très proche de celle du Crusader, il est donc possible de s’en servir sur le Foch (avec un petit tremplin comme pendant les essais du M02) tout en ayant des capacités opérationnelles supérieures à celle du Crusader (missiles air-air et bidons supersoniques) Avec le Rafale M à radar RDY, la France n’a plus besoin d’acheter des Mirage 2000 -5F pour faciliter l'exportation des mirage 2000 à radar RDY. A partir de 2001 et la mise en service du CdG, le système d’arme du Rafale M RDY peut être utilisé au maximum de ses capacités et on peut le considérer comme un avion polyvalent (apte au tir d’APACHE, de SCALP, d'exocet, de mica …) A partir des années 2000/2005 et la mise au point du standard F2 avec radar RBE2, Dassault propose une double modernisation avec conversion des Rafale RDY en Rafale RBE2 et avec le RDY disponible convertir les 2000C en 2000-5 pour la France ou l’export. Du point de vue des OPEX ou de la politique étrangère… Déjà le 2000D manque pendant la guerre de Bosnie de 92 à 95. Vu la participation française de l’époque, je présume que les missions effectuées par les 2000D auraient pu l’être par les Jaguar, ou les Mirage 2000N’ et IVP des FAS. Pour la fin des guerre de Yougoslavie, en 98 pendant la guerre du Kosovo, le Rafale peut participer doublement. La marine nationale a pu mettre en service ses premier Rafale M et dispose donc d'un moyen de défense aérienne plus crédible que les F8 Crusader qu'on n'a pas osé employer. On n'aura pas besoin de demander l'aide des Sea harrier de la Royal Navy. Pour l'armée de l'air, les premiers Rafale B seront en nombre insuffisants pour être vraiment utiles (à cette époque on devait avoir plus de deux escadrons de 2000D opérationnels alors que dans l'uchronie on se contentera d'une seule de Rafale et mise en service depuis peu) En 2002, la France a fait l'économie de 123 mirage 2000 et des 10 Rafale F1 (soit 96 avions neufs) pour acheter au minimum ( à 11 par ans) 66 Rafale (soit 25 B/antilope, 10 M puis 31 B/C/M RDY) Je crois qu'à partir de cette période, la France dispose d'une capacité opérationnelle plus importante dans l'uchronie que dans la réalité. A partir de 2002, on devrait disposer d'un nombre conséquent de Rafale qui pourront être utilisé en Afghanistan. Pour la marine, il y aura une flottille de Rafale M RDY devenus « polyvalents » depuis le CdG. Pour l'armée de l'air, les Rafale devraient être plus efficace que les Mirage qu'on a déployés. En 2005, avec une production de 11 avions par ans, la France aura reçu 100 Rafale. Dans la réalité, à cette date la France n'avait reçu que 86 M2KD, 37 M2K-5 (au dépend de 37 C) et 10 Rafale F1 (soit 96 avions). Donc en l'absence d'exportation, la France aurait plus d'avions dans cette uchronie qu'en réalité. Et opérationnellement, on avait juste besoin de 72 Rafale (25 Antilope, 37 B/C RDY et 10M) donc on pouvait se permettre d'en exporter jusqu'à 28. En 2005, la France dispose donc de 150 mirage 2000B/C à radar RDM/RDI de 75 mirage 2000N, 25 Rafale B (à radar Antilope) et 75 B/C/M à radar RDY (moins ceux perdus) ainsi que les derniers mirage F1 et des SEM. En l'absence du 2000D, les mirage F1 auront été utilisés plus intensivement (entre 93 et 2002) donc ils seront peut-être moins nombreux à être encore en service. En 2005, les Rafale F2 apparaissent avec leur radar RBE2 et leur canon. A l'arrivé du radar RBE2, les Rafale B à radar Antilope peuvent être transmis aux FAS pour permettre de retirer du service les 2000N. La modernisation des Rafale à radar RDY (y compris les M) permet de moderniser les 75 mirage 2000 B/C en meilleur état pour en faire des -5 ou -9 polyvalents. Tous les Rafale déjà en service peuvent/doivent être équipé du canon qui vient de commencer sa production. En 2015, après 20 ans de production la France (marine incluse) pourraient aligner 175 Rafale F3, et 75 mirage 2000-5 (soit 250 chasseurs conventionnels moins les pertes) et 2 escadrilles des FAS (les 25 Rafale B/Antilope et les derniers 2000N). Cela ferait presque 300 chasseurs performants. Pour l'export, certains clients (je pense surtout aux EAU) pourraient être intéressés par des Rafale avant 2005 pour remplacer des 2000. Une des demandes des EAU était d'avoir une charge utile plus importante que pour les autres mirage 20000 (presque d'une tonne) donc ils auraient peut-être souhaité des Rafale même sans canon, éventuellement 30 pour remplacer leur derniers -9. L'absence de canon, la vitesse plus réduite, un prix plus important devrait réduire l'intérêt du Rafale pour la plupart des clients qui continueront d'acheter les 2000. Le Brésil qui a acheté le Foch, aurait pu très vite être intéressé par des Rafale M RDY. En 2007, à défaut de chasseur utilisable de puis le Foch, l'aéronavale brésilienne a investi dans des S2, C1, E1 et KC1 d'occasion. La présence de Rafale M RDY presque à mi vie (mis en service en 97 donc 10 ans plus tôt) donc avec un potentiel fortement entamé pour un modernisation qui aurait coûté encore plus cher, le prix d'achat de ces Rafale M d'occasion pourrait être assez attractif. Enfin, pour la marine cette revente empêcherait de remplacer plus rapidement les SEM. Le Rafale RDY reste polyvalent donc bien plus performant en air-sol que les SEM, on ne peut vraiment le comparer aux Rafale F1 qui étaient inutilisables. A partir de 2005, le Rafale dispose déjà de gros RETEX (une centaine d'exemplaires déjà en service) donc son exportation devrait être plus facile. C'est une impression ou cette Uchronie aurait permis d'avoir un gain capacitaire ? En estimant qu'un Rafale coûte 1,25 mirage 2000D (ce qui était le cas en 2000) pour le prix des 86 mirage 2000D, l'AdA aurait pu se payer presque 70 Rafale. Donc en comptant les M, le financement des 80 premiers exemplaires est trouvé. Cela veut dire que de 1991 (début de la production des 2000D) jusqu'en 2003 (année de livraison du 80eme Rafale) cette uchronie aurait été moins cher que la réalité. Par rapport à la réalité, ce n'est que la période 2003 à 2005 qui coûtera plus cher. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
PolluxDeltaSeven Posté(e) le 27 septembre 2015 Share Posté(e) le 27 septembre 2015 Je comprends pas trop le postulat de départ. Pourquoi des Rafale opérationnels en 1996 mais pas leur radar ni leurs équipements divers ?Si le premier RBE2 n'est sorti d'usine qu'en 1997, c'est uniquement parce que l'entrée en service du Rafale avait été repoussée. S'il avait fallu absolument rendre le Rafale opérationnel en 1996, les industriels auraient eu les crédits pour faire voler un RBE (peut-être un RBE1 en attendant le 2), un SPECTRA et même un canon (quitte à ce que ce soit un modèle d'intérim).Le Rafale A a volé avec bien plus d'équipements (missiles, HUD etc.) que n'importe quel démonstrateur ayant jamais volé, ce qui était plutôt bon signe pour les futurs avions de série.Enfin bon, moi je dis ça, c'est ton uchronie après tout ;) Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ARPA Posté(e) le 28 septembre 2015 Auteur Share Posté(e) le 28 septembre 2015 En fait, j'essaie de faire une Uchronie avec le moins de modification possible. En 96, la cellule du Rafale est au point, les M88 aussi (enfin pas avec la même fiabilité) Mais ni le canon ni le RBE2 ni même SPECTRA ne sont au point donc il faudrait les développer. Dans mon Uchronie, il n'y a aucun "progrès" technologique.Pour le canon, il s'agit probablement d'un détail, on en avait pas le besoin et il y a le canon du mirage 2000 qui pourrait le remplacer. Une production dès 1996 me parait tout à fait envisageable. Enfin ça ne changera pas grand chose du point de vu "stratégique".Pour le SPECTRA, il s'agit juste d'un "Système de Protection", selon toute probabilité, il aurait pu être "opérationnel" bien plus tôt. C'est juste que la version de 96 serait loin des performances de la version de 2015.Pour le RBE2, je voudrais bien croire à une mise en service dès 96, mais ça voudrait dire que la France dispose de la technologie des radar à balayage électronique bien plus tôt que dans la réalité. Je ne suis pas sur qu'on en soit vraiment capable. Sinon ça voudrait aussi dire qu'on aurait pu équiper les derniers mirage 2000D par des petits RBE2 suffisant pour faire du suivi de terrain mais avec des capacité air-air bien plus crédible (suffisante pour assurer la PO ou retrouver son ravitailleur par exemple) La mise en service du Rafale F2 ? F3? en 96 comme initialement prévu demande de faire (donc de financer) presque 10 ans de progrès technologique, je ne suis pas sur qu'on aurait pu se le permettre. Par contre je ne vois pas ce qui aurait empêché de produire un Rafale avec le système d'arme du mirage 2000-9. Et une cellule de Rafale avec le système d'arme du -9 (ou du -5 Mk2) aurait offert des capacité très proche du Rafale F3 actuel. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
PolluxDeltaSeven Posté(e) le 29 septembre 2015 Share Posté(e) le 29 septembre 2015 D'accord, donc en fait ton postulat de base repose sur un changement d'avis politique. Après avoir ralentit le programme Rafale dès 1992 (ralentissant le développement du RBE2, entre autre), ils décident de lancer en urgence la production du Rafale en 1996 (pour une raison ou une autre), impliquant de l'équiper de ce qui est dispo à l'époque. Dans ce cas là, ça se tient.Mais encore une fois, peu importe le moment où on se déciderait à lancer la production du Rafale, j'ai quand même le sentiment que le temps nécessaire pour adapter la cellule aux nouveaux équipements disponibles sur étagère serait à peine inférieur au temps qu'on mettrait à accélérer le développement des équipements initialement prévu.Je sais pas, mais mettons qu'on se décide en 1996 de lancer la production du Rafale avec ce qu'on a. Combien de temps faudrait-il pour développer et intégrer un RDY compatible avec le Rafale (parce que, en l'état, il ne rentre absolument pas dans le nez du Rafale) ? Ne serait-il pas plus judicieux de développer une version "a minima" du RBE-2 dans le même temps (par exemple avec une antenne à fente dérivée de celle de l'Anemone par exemple) ?J'en sais vraiment rien, je me pose juste la question. Parce que bon, même si on intègre rapidement un RDY dans le Rafale, il faut tester sa compatibilité avec la suite de protection, tout le bazarre... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ARPA Posté(e) le 13 janvier 2020 Auteur Share Posté(e) le 13 janvier 2020 Dans la partie histoire, suite aux discussions sur l'aéronavale, Phacochère a cité une Uchronie assez proche de la mienne, ou plutôt qui la crédibilise. Il y a 1 heure, Phacochère a dit : J'ai suivi vos discussions avec intérêts sur le SUE, crusader, etc... j'ai récemment lu l'article du fauteuil de Colbert sur le choix de ce dernier, je ne l'ai pas vu cité en source, sauf erreur, intéressant: http://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2020/01/gae-f-8e-fn-crusader-renoves-ou-rafale.html?m=1 La commande de 6 Rafale de présérie (et biplace) remplace les 17 F8P (en pratique beaucoup moins, ils ne seront jamais tous en ligne) La beauté de cette uchronie c'est que ces 6 Rafale N LF0 peuvent vraiment être des prototypes. On peut avoir des Rafale vraiment différents des autres qu'on n'a pas besoin de moderniser. A terme, ces Rafale N pourront servir de "remplaçant" des Zéphyr ou pour des missions basique (formation à l'appontage, entraînement plus réaliste que sur simulateur, mission nounou, transport de VVIP...) Bon, la question de la crédibilité des Rafale N comme intercepteur dès 93 (date de livraison des premiers F8P) se pose. Même sans avoir besoin de Mica (les F8P n'emportaient que les canons et des magic) il faudrait un radar utilisable. Et en 94, la France vient tout juste de mettre en service le radar Anémone donc j'ai un peu de mal à imaginer un RBE2 utilisable. Pour que ce soit possible, cela voudrait dire que le Rafale est quasiment opérationnel pour les autres missions (donc comme prévu initialement en 96) donc on peut se poser la question des dernières livraisons de 2000D et des modernisation des -5F et des SEM. Et le deuxième "détail", c'est que cette uchronie suppose le développement d'une version biplace. Commandé en 89, ils devraient être opérationnels en 94. C'est rapide... peut-être un peu trop pour être réaliste. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Phacochère Posté(e) le 13 janvier 2020 Share Posté(e) le 13 janvier 2020 Ah, m...., si chaque fois que je cite une source je fini dans la rubrique uchronie.. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ARPA Posté(e) le 21 novembre Auteur Share Posté(e) le 21 novembre J’ai repensé à cette uchronie. Et j’envisage un impact significatif sur l’aéronavale. Comme dans l’uchronie du « fauteuil de Colbert », la marine préfère le Rafale à une ultime prolongation des Crusader. En 89, la marine décide d’accélérer la production des Rafale pour remplacer les Crusader au plus tôt. Le retrait des Crusader étant prévu en 93, il ne sera pas possible d’attendre après 96. Une présérie de Rafale « F1 » sera donc commandée en 93 (juste après la production des B01 et M02) pour une livraison au « plus tôt » de 10 Rafale M ainsi que 2 B et un C. A partir de 93, la flotte de Crusader se réduit de plus en plus jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus en état de vol en 94. Les pilotes de la 12F sont envoyés en échange sur F-18C ou mirage 2000C pour conserver leur expertise air-air. A partir de fin 95, la 12F est recréée avec les premiers Rafale M (les proto seront aussi utilisés le temps qu’un nombre suffisant de M soit livré) Financièrement, la non prolongation des 17 F8P ne permettra de payer qu’un ou deux Rafale, mais le coût des 13 Rafale F1 ne sera pas très significatif par rapport aux 86 mirage 2000D (et aux -5F) qui sont aussi en cours de production. La première conséquence de cette uchronie (non étudiée dans celle du Fauteuil de Colbert), c’est qu’il faut adapter les PA Clémenceau pour opérer le Rafale. Les essais de 93 ont permis d’utiliser les Rafale M01 et M02 en configuration extrêmement légère depuis les catapultes du Foch ou en configuration légère (jusqu’à 3 bidons, ça reste correcte) depuis une catapulte modifiée avec un mini tremplin. Ces 2 options utilisables pour des essais ne sont pas vraiment opérationnelles avec une configuration trop légère ou une seule catapulte utilisable mais qui devient inutilisable pour les autres avions. La véritable solution technique reste d’utiliser les capacités STOBAR du Rafale M. Un tremplin est donc installé à droite de la catapulte avant. Cette catapulte est utilisable à partir du déflecteur de jet de la catapulte arrière (ou gauche) ce qui doit donner une piste de 120m, ou à partir d’une autre position qu’on pourrait installer au tout début du PA pour avoir une piste de presque 250m qui ne demande même pas d’installer un déflecteur de jet supplémentaire, il faudra juste installer un système pour retenir l’avion. Ces 2 pistes sont assez longues (par rapport à celles du Kuznetsov) ce qui permet d’avoir une charge utile correcte et un minimum de marge de sécurité malgré des réacteurs à fiabiliser. Le Clémenceau est adapté pendant son IPER d’octobre 94 à juin 95. A sa sortie d’IPER, les Rafale M01 et M02 font une rapide campagne de test pour valider le tremplin. En décembre 95, le Clémenceau commence la mission Salamandre au large de la Yougoslavie avec un embryon de la 12F. Les Rafale M peuvent donc prétendre au statut de combat proven même s’ils n’ont qu’une participation symbolique. Le Foch sera modifié lors de son IPER qui se termine en 96. En 97, le Clemenceau devient disponible sur le marché de l’occasion avec son tremplin. De 97 (fin de la production des Rafale F1) à 2004 (début de la production des F2), les Rafale M1, B301, B302 et C101 ont assez peu d’activité pour les essais en vol (il y a toujours les 4 prototypes et il n’y a pas plus de travail que ce qui a été fait entre 2001 et 2004), il est donc décidé de former un escadron inter-armée (ancêtre de l’ETR) avec ces 4 Rafale F1 (et les 4 prototypes) qui permet de fournir des heures de vols pour former et entraîner les pilotes de la 12F. Jusque là, la situation est assez proche de la réalité et je n’ai pas fait une fiction trop optimiste. Mais à partir de ce moment, on peut envisager des conséquences plus ou moins significative. En première modification pas trop significative, 1997 est l’année du retrait du Vikrant, donc l’Inde pourrait finir par acheter le Clémenceau pour le remplacer et pour faire sa transition entre PA STOVL et STOBAR en même temps qu’elle négocie avec la Russie (et d’autres pays) pour se procurer un PA plus moderne. L’Inde étudie ensuite l’aviation embarquée envisageable. Les Rafale M ne sont pas encore au point, les F-18 Hornet sont en fin de production ce qui fait qu’ils ne sont plus vraiment disponibles en neuf donc les USA ne feront pas d’efforts pour démontrer leur capacité STOBAR. Le MiG-29K devient le seul choix logique. Vu le temps de décision de l’Inde, puis le temps que la Russie arrive à livrer des MiG-29K opérationnels, l’Inde mettra longtemps avant d’utiliser les brins d’arrêt du Clémenceau. Le choix du MiG-29K par l’IN arrive juste après le choix du Su-30 par l’IAF donc ça ne changera pas la carrière du Su-30 et n’améliorera que très faiblement celle du MiG-29. En 2000, comme en réalité, le Foch est revendu au Brésil lors de l’admission du CDG. La seule différence, c’est que le Brésil peut rechercher des avions STOBAR pour opérer du Sao Paulo. Comme pour l’Inde, les F-18 Hornet ne sont pas validés en STOBAR et les USA ne feront pas d’effort pour les vendre d’occasion à une aéronavale qui ne sera jamais compatible avec la leur. Les MiG-29K sont envisagés, mais l’absence de budget et le fait qu’ils n’existent pas d’occasion empêche leur vente. Mais en gros changement par rapport à notre réalité, le Brésil va finir par s’orienter vers les Rafale M (les plus légers à vide donc pouvant se poser avec plus de charge utile que les autres avions) et commence donc de longues négociations avec la France par manque de budget. Par rapport à la réalité, les Rafale F1 sont encore plus différent des F2 donc le coût de leur passage au standard F2 ou F3 sera évaluée à plus que les 30M€ par avions de la réalité. Et les F1 mis en service 4 ans plus tôt auront plus volé. Ces 2 changements remettent un peu plus en cause l’intérêt de la coûteuse modernisation. L’hypothèse d’une revente au Brésil est donc assez vite envisagée. Le Brésil annonce qu’il ne pourra pas accepter des Rafale limités à la mission air-air (et nounou) il faudra un minimum de capacité air-sol. En 2002, les Rafale F1 sont en service depuis plusieurs années donc parfaitement opérationnel avec leurs Magic et Mica EM. L’aéronavale décide donc (en partie à la demande du Brésil) d’optimiser leur utilisation en les dotant d’un minimum de capacités air-sol. Une intégration propre serait trop cher en faisant un standard à mi chemin avec le F2, la solution choisie est plutôt un bricolage avec la possibilité d’emporter des bombes à la place des bidons et de les larguer comme si c’était des réservoirs largables. Les bombes (probablement des GBU-12) peuvent être guidées par un autre avion dans un premier temps puis par une nacelle commandée depuis un boîtier rajouté dans le cockpit avec peut-être une tablette sur les genoux du pilotes. En Afghanistan, les Rafale M F1 larguent leurs premières bombes initialement lors de patrouille mixte avec les SEM puis lors de patrouille F1/F1 avant l’arrivée des premiers F2. La configuration air-sol des F1 avec 2 bombes (et 3 bidons) emportées par Rafale devient vite obsolète avec les Rafale F2 qui les emportent par 6. En 2008, les Rafale F1 sont revendus au Brésil plutôt que d’être placé sous cocon. Il s’agit du lot complet de 13 avions, les 10 M pour opérer du Sao Paulo, les 2 B pour la formation et le C en bonus pour l’entraînement à terre pour un peu moins cher que les M. Ce contrat a été négocié depuis plusieurs années et coïncide pour la France avec l’arrivée en nombre suffisant des Rafale F2 et pour le Brésil, cet achat remplace celui des C1 trader. La France espère aussi que cette vente d’occasion (première vente de Rafale) l’aidera à vendre des Rafale neufs pour le programme FX-2. La vente de ces 13 avions (et leur non modernisation) permet de financer un lot de pièces détachées ce qui améliore la disponibilité du reste de la flotte. La France passe évidement une nouvelle commande de 13 Rafale F3 pour compenser, mais n’accélère pas les livraisons et reste à la cadence minimale ce qui fait qu’en pratique les Rafale F1 ne sont pas remplacés. Le budget supplémentaire disponible en 2008 permet peut-être de faire quelques achats « stratégiques » (quelques A330MRTT ? Ou des KC-130 ?) et il ne pourra y avoir un impact négatif qu’à partir de 2014 quand les rafale F1 reprennent du service. En 2008 pour l’IPER du CDG, l’aéronavale envisage de s’entraîner sur ses anciens PA. Mais les 2 PA sont indisponibles. L’ex Clémenceau a 10 ans de plus que lors de son retrait et l’embarquement des lourds MiG-29K (3 tonnes de plus à vide que les F-8) après plusieurs années sans utiliser les brins d’arrêt a causé plusieurs accidents et réduit la disponibilité du PA. L’ex Foch sera aussi indisponible qu’en réalité. Depuis le début des années 2000, DCNS fait des dessins de BPC STOBAR pour concurrencer les BPE et il y a même certaines vues d’artistes du PA2 en mode STOBAR. Initialement, la Marine s’oppose farouchement aux projets de PA2 STOBAR qui ne pourraient pas opérer les E-2C ou les SEM. Les 2 premiers sont construits comme en réalité, mais finalement en 2009, le Dixmude sera construit en version STOBAR. L’objectif du Dixmude est d’être plus gros que les précédents pour remplacer les 2 TCD Foudre et Siroco. Son dessin STOBAR est plus une conséquence de sa taille plus importante (230m, comme le Juan Carlos, justifié pour remplacer les 2 TCD) que vraiment une optimisation pour ses capacités aéronautiques, il restera assez lent donc sera nettement moins performant qu’un Vikrant ou Clémenceau avec tremplin. En 2012, l'Inde annonce le choix du Rafale et commence les négociations. Le Brésil se retrouve avec une crise de son aviation. Les 2000 sont retirés du service en 2012/13 et le NAé Sao Paulo se retrouve indisponible pour une longue durée. Finalement, les Rafale F1 sont en partie détachés de l’aéronavale à l’armée de l’air ou au moins reprennent des missions de l’armée de l’air comme la PO. Le contrat FX-2 devient un peu moins urgent et l’annonce du vainqueur est repoussé de quelques années. En 2015, c’est vraiment l’année du Rafale avec les commandes de l’Inde, l’Égypte et du Qatar. Ces nombreuses annonces influencent le Brésil qui se décide pour des Rafale F3. La France qui avait prévu de se faire livrer des Rafale M entre 2015 et 2018 (ceux qui remplacent les F1) doit continuer de les recevoir vu qu’ils sont trop différents des B/C qu’on a exporté. Pendant la modernisation à mi-vie du CDG de 2017 à 2018, le Dixmude sert de micro PA, les Rafale M se déploient dessus pour la première fois. Le Rafale M pouvant opérer depuis un navire assez proche des porte-hélicoptères ou PA STOVL, il devient envisageable pour équiper l’Espagne après une modernisation du Juan Carlos. Idéalement, on pourrait même envisager que l’Espagne et la France se décident pour collaborer sur le Rafale. Objectivement, vu la part de l’Espagne dans le Typhoon (13 % du développement donc à peine plus pour la construction) la France pourrait proposer des compensations industrielles au moins équivalentes. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Messages recommandés
Veuillez vous connecter pour commenter
Vous pourrez laisser un commentaire après vous êtes connecté.
Connectez-vous maintenant