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Corée du Sud


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Je ne m'attendais pas a cela :

En Corée du Sud, la peine de mort requise contre Yoon Suk Yeol, pour sa déclaration de loi martiale

Pour les procureurs, l’ex-président conservateur sud-coréen est coupable d’avoir mené une insurrection « dans le but de rester au pouvoir en s’arrogeant les pouvoirs judiciaire et législatif ». Le verdict est attendu le 19 février...

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/14/en-coree-du-sud-la-peine-de-mort-requise-contre-l-ancien-president-yoon-suk-yeol-pour-sa-declaration-de-loi-martiale_6662112_3210.html

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Il y a 3 heures, collectionneur a dit :

Je ne m'attendais pas a cela :

En Corée du Sud, la peine de mort requise contre Yoon Suk Yeol, pour sa déclaration de loi martiale

Pour les procureurs, l’ex-président conservateur sud-coréen est coupable d’avoir mené une insurrection « dans le but de rester au pouvoir en s’arrogeant les pouvoirs judiciaire et législatif ». Le verdict est attendu le 19 février...

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/14/en-coree-du-sud-la-peine-de-mort-requise-contre-l-ancien-president-yoon-suk-yeol-pour-sa-declaration-de-loi-martiale_6662112_3210.html

Visiblement, c'est une sorte de tradition à se stade...

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https://www.lalibre.be/international/asie/2026/01/21/loi-martiale-en-coree-du-sud-lex-premier-ministre-han-duck-soo-condamne-a-23-ans-de-prison-FWXAQI4R2VADZO4NKDEVZI67DQ/

L'ex-Premier ministre Han Duck-soo condamné à 23 ans de prison

Han Duck-soo, 76 ans, était le Premier ministre du président conservateur Yoon Suk Yeol quand ce dernier avait sidéré les Sud-Coréens le soir du 3 décembre 2024, en annonçant par surprise l'instauration de la loi martiale et en envoyant l'armée au Parlement pour tenter de le museler.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/16/coree-du-sud-l-ancien-president-condamne-a-cinq-ans-de-prison-dans-un-premier-proces_6662481_3210.html

L’ancien président Yoon Suk Yeol condamné à cinq ans de prison dans un premier procès

Yoon Suk Yeol était accusé d’obstruction à la justice et d’autres délits dans le premier procès pour sa tentative d’imposer la loi martiale en décembre 2024. Ce procès est distinct de celui intenté pour « insurrection », dans lequel le parquet a requis la peine de mort.

Yoon Suk Yeol dispose de sept jours pour faire appel.

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  • 5 weeks later...

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/19/coree-du-sud-l-ex-president-yoon-suk-yeol-condamne-a-la-prison-a-perpetuite-pour-insurrection-et-loi-martiale_6667361_3210.html

Il a échappé à la peine de mort, requise par le parquet. L’ex-président sud-coréen, Yoon Suk Yeol, âgé de 65 ans, a été condamné, jeudi 19 février, à la prison à vie pour avoir déclaré la loi martiale en décembre 2024 et envoyé l’armée au Parlement pour tenter de le museler.

https://asiatimes.com/2026/02/yoon-conviction-stirs-questions-of-judicial-overreach/ (19 février 2026)

Traditionnellement, l'insurrection désigne une rébellion violente contre l'État, recourant à la force armée pour renverser l'autorité constitutionnelle. Dans le cas de Yoon, cependant, les procureurs ont avancé – et le tribunal a effectivement approuvé – une théorie d'« insurrection venue d'en haut ».

Selon eux, un président en exercice peut commettre une insurrection non pas en menant des rebelles, mais en abusant du pouvoir de l'État contre d'autres organes constitutionnels. Les démocraties sont régulièrement confrontées à des abus de pouvoir en situation d'urgence.

Les dirigeants peuvent déployer des troupes sur le territoire national, invoquer des mesures extraordinaires ou tester les limites constitutionnelles. De tels actes peuvent être illégaux ou inconstitutionnels. Mais l'insurrection criminelle – punissable en Corée du Sud par la réclusion à perpétuité ou la peine de mort – a toujours nécessité des preuves irréfutables de l'intention de détruire ou de s'emparer de l'ordre constitutionnel lui-même.

À bien des égards, le verdict rendu dans l'affaire Yoon abaisse ce seuil. La conclusion factuelle centrale était que le déploiement d'unités militaires à l'Assemblée nationale signalait l'intention de la paralyser. Pourtant, la réalité opérationnelle était beaucoup plus ambiguë.

Le décret de loi martiale a duré environ six heures. Le Parlement s'est réuni et l'a annulé dès le lendemain matin, et il a été révoqué. Les législateurs n'ont pas été détenus, le pouvoir législatif n'a pas été dissous et aucune institution n'a été saisie ou remplacée. Les troupes, qui auraient été armées sans munitions, étaient présentes mais n'ont pas procédé à une prise de contrôle.

Cela n'absout pas nécessairement un président qui invoque de manière imprudente ou illégale les pouvoirs d'urgence. Mais cela soulève une question fondamentale en droit pénal. Une tentative éphémère et infructueuse d'imposer l'état d'urgence, aussi inconstitutionnelle soit-elle, peut-elle constituer un acte de rébellion violente équivalent à une insurrection ?

En répondant par l'affirmative, la cour fait passer la doctrine de l'insurrection de la tentative de coup d'État à la mauvaise gestion d'une crise constitutionnelle. Ce changement peut trouver un écho sur le plan politique, mais en tant que jurisprudence, il aura des conséquences durables.

Le verdict reflète également une transformation plus profonde de l'ordre politique sud-coréen. Au cours de la dernière décennie, le pouvoir judiciaire s'est imposé comme l'arbitre décisif du sort des présidents. Park Geun-hye a été destituée par une décision constitutionnelle, puis condamnée au pénal.

Yoon Suk-yeol a désormais été condamné au pénal pour insurrection. Dans les deux cas, ce sont les tribunaux, et non les élections, qui ont finalement déterminé la survie des dirigeants élus.

Cette même centralité judiciaire façonne désormais la position du président Lee Jae-myung. Sa viabilité politique dépend fortement du calendrier et de l'issue de multiples procédures pénales, les décisions d'appel déterminant en effet s'il peut continuer à briguer et à exercer l'autorité présidentielle.

Dans toutes les factions, la légitimité présidentielle dépend donc de plus en plus du processus judiciaire plutôt que du résultat des élections. Cette trajectoire reflète ce que les spécialistes en sciences comparatives décrivent comme une juristocratie : le transfert de l'autorité politique ultime des électeurs vers les tribunaux.

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Il y a 11 heures, Wallaby a dit :

À bien des égards, le verdict rendu dans l'affaire Yoon abaisse ce seuil. La conclusion factuelle centrale était que le déploiement d'unités militaires à l'Assemblée nationale signalait l'intention de la paralyser. Pourtant, la réalité opérationnelle était beaucoup plus ambiguë.

Le décret de loi martiale a duré environ six heures. Le Parlement s'est réuni et l'a annulé dès le lendemain matin, et il a été révoqué. Les législateurs n'ont pas été détenus, le pouvoir législatif n'a pas été dissous et aucune institution n'a été saisie ou remplacée. Les troupes, qui auraient été armées sans munitions, étaient présentes mais n'ont pas procédé à une prise de contrôle.

Cela n'absout pas nécessairement un président qui invoque de manière imprudente ou illégale les pouvoirs d'urgence. Mais cela soulève une question fondamentale en droit pénal. Une tentative éphémère et infructueuse d'imposer l'état d'urgence, aussi inconstitutionnelle soit-elle, peut-elle constituer un acte de rébellion violente équivalent à une insurrection ?

Je ne suis pas d’accord avec l’analyse de l’article. À priori, ce que les juges ont sanctionné c’est bien l’intention du président coréen de renverser la démocratie. La mise en œuvre était peut être déplorable (heureusement !), cependant Yoon Suk Yeol n’a pas agi de manière imprudente mais délibérée. Les juges ont estimé qu’il comptait bien renverser l’autorité constitutionnelle.

Il faudrait étudier le procès dans le détail pour connaître la nature des « preuves irréfutables », mais l’ article ne fait qu’effleurer le sujet, préférant se concentrer sur la pathétique mise en œuvre du coup d’état. L’auteur se permet même de réduire ça à une « invocation imprudente des pouvoirs d’urgence ».
Un peu comme si, dans un procès pénal, on disait « ok, il a essayé de tuer sa femme, mais il s’y est tellement mal pris qu’il n’a pas réussi. Au fond, ce n’est pas si grave. » Sauf qu’une tentative de meurtre reste une tentative de meurtre.

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Il y a 13 heures, Wallaby a dit :

Cette même centralité judiciaire façonne désormais la position du président Lee Jae-myung. Sa viabilité politique dépend fortement du calendrier et de l'issue de multiples procédures pénales, les décisions d'appel déterminant en effet s'il peut continuer à briguer et à exercer l'autorité présidentielle.

Dans toutes les factions, la légitimité présidentielle dépend donc de plus en plus du processus judiciaire plutôt que du résultat des élections. Cette trajectoire reflète ce que les spécialistes en sciences comparatives décrivent comme une juristocratie : le transfert de l'autorité politique ultime des électeurs vers les tribunaux.

La démonstration est borderline, la conclusion dévoile dans toute sa puissance cette tendances qu'ont les riches et les puissants de se croire au dessus des lois, car ne nous trompons pas : ce n'est pas un procès politique dont on parle, mais d'un bête procès criminel.

Notons qu'à la maison en 2025 on a eu la même, avec les mêmes genre de médias criant au complot et aux procès politiques.

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Il y a 5 heures, Desty-N a dit :

Je ne suis pas d’accord avec l’analyse de l’article

-

Il y a 4 heures, rendbo a dit :

La démonstration est borderline, la conclusion dévoile dans toute sa puissance cette tendances qu'ont les riches et les puissants de se croire au dessus des lois, car ne nous trompons pas : ce n'est pas un procès politique dont on parle, mais d'un bête procès criminel.

Notons qu'à la maison en 2025 on a eu la même, avec les mêmes genre de médias criant au complot et aux procès politiques.

L'auteur est un Japonais correspondant de "JAPAN Forward" émanation du Sankei Shimbun, journal japonais le plus à droite, conservateur ? nationaliste ? parmi les grands journaux japonais à fort tirage.

Donc c'est assez logique qu'il soutienne la droite coréenne, laquelle droite coréenne a toujours été pro-japonaise (sans le dire ouvertement, bien sûr) et n'a jamais soutenu l'indépendance que du bout des lèvres comme un exercice imposé, ce qui ne l'empêche pas d'être soupçonnée/accusée par la gauche coréenne d'être tout simplement une droite "collabo" issue des élites de la collaboration avec le régime impérial/colonial japonais.

Mais que pensez-vous de cet argument que j'avais laissé de côté hier, mais je n'aurais peut-être pas dû car c'était peut-être son meilleur argument :

Comparée à la plupart des démocraties, la Corée du Sud punit désormais plus sévèrement les dirigeants élus pour leurs transgressions constitutionnelles.

D'autres systèmes présidentiels confrontés à des tentatives présumées de coup d'État ou à des actions anticonstitutionnelles ont généralement eu recours à la destitution, à la révocation ou à des poursuites pénales moins graves. La Corée du Sud est le seul pays à avoir appliqué la loi sur l'insurrection — historiquement associée aux coups d'État militaires — à des présidents élus dans le cadre d'un ordre démocratique toujours en vigueur.

De quelles démocraties parle-t-il ? Je ne sais pas, peut-être les États-Unis. Et donc en fait sa remarque pourrait se résumer à :

Est-ce que la sanction de la destitution "impeachment" - qui l'a fait démissionner, ce qui revient au même - était trop indulgente, et est-ce que Richard Nixon aurait dû finir en prison ?

Modifié par Wallaby
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il y a 24 minutes, Wallaby a dit :

Est-ce que la sanction de la destitution "impeachment" - qui l'a fait démissionner, ce qui revient au même - était trop indulgente, et est-ce que Richard Nixon aurait dû finir en prison ?

:blink: Richard Nixon a été amnistie par Ford, son successeur. Si la procédure prévue par la justice américaine avait suivi son cours, il aurait très bien pu dormir en prison. Et l’opinion publique américaine n’a pas apprécié à l’époque (https://en.wikipedia.org/wiki/Pardon_of_Richard_Nixon?wprov=sfti1#Public_response )

Je ne sais pas s’il aurait dû finir en prison, mais je pense qu’on aurait dû commencer par le juger. C’est ce qui est arrivé -pour diverses raisons- en Corée, en France ou en Israël. Et avec de la prison à la clé à chaque fois. Donc, quand je vois pourquoi un de nos anciens présidents ou Ehud Olmert ont dormi dans une cellule, non, je ne crois pas que « la Corée punisse plus sévèrement » que la plupart des démocraties. Mais bon, ce n’est pas comme si le Japon avait une justice sévère … (ils pratiquent toujours la peine de mort et si vous voulez comprendre leur politique accusatoire, renseignez vous sur ce qui est arrivé à C. Goshn):rolleyes:

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il y a 15 minutes, Desty-N a dit :

:blink: Richard Nixon a été amnistie par Ford, son successeur. Si la procédure prévue par la justice américaine avait suivi son cours, il aurait très bien pu dormir en prison. Et l’opinion publique américaine n’a pas apprécié à l’époque (https://en.wikipedia.org/wiki/Pardon_of_Richard_Nixon?wprov=sfti1#Public_response )

Je ne sais pas s’il aurait dû finir en prison, mais je pense qu’on aurait dû commencer par le juger. C’est ce qui est arrivé -pour diverses raisons- en Corée, en France ou en Israël. Et avec de la prison à la clé à chaque fois. Donc, quand je vois pourquoi un de nos anciens présidents ou Ehud Olmert ont dormi dans une cellule, non, je ne crois pas que « la Corée punisse plus sévèrement » que la plupart des démocraties. Mais bon, ce n’est pas comme si le Japon avait une justice sévère … (ils pratiquent toujours la peine de mort et si vous voulez comprendre leur politique accusatoire, renseignez vous sur ce qui est arrivé à C. Goshn):rolleyes:

Oui mais justement, est-ce qu'on n'a pas attribué le droit de grâce présidentielle pour apaiser les choses, pour éviter qu'elles ne s'enveniment ?

Même si 49% des gens pensent que les 51% qui ont voté pour un imbécile sont des imbéciles, on ne le dit pas et on essaie de rester poli, juste pour ne pas créer... une guerre civile.

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il y a 49 minutes, Wallaby a dit :

Oui mais justement, est-ce qu'on n'a pas attribué le droit de grâce présidentielle pour apaiser les choses, pour éviter qu'elles ne s'enveniment ?

Tu as évoqué l’amnistie de Nixon, est ce que tu as lu le lien Wikipedia que j’ai mis à ce sujet ? La décision de Ford a été qualifiée d’ « acte profondément imprudent, source de division et injuste » dans lequel « le président Ford [...] a manifestement manqué à son devoir de leadership moral courageux et impartial ».
On a fait mieux comme apaisement.

Et encore, Nixon a fini par faire preuve d’un minimum de décence et démissionner de lui même. Le président coréen s’est accroché jusqu’au bout, et continue à affirmer qu’il voulait « sauver la démocratie ».

D’ailleurs, j’avoue que ça me ferait sourire que les partisans de cet ex président demandent sa grâce. Ils appartiennent à une partie du spectre politique plutôt hostile au laxisme, adepte de la répression , et d’une « vraie justice ».
En même temps George W. Bush a commuté la peine de prison de Scooter Libby. Le même qui se vantait d’avoir fait exécuter le plus grand nombre de personnes quand il était gouverneur du Texas, jugeait « excessif » que le directeur de cabinet de son vice président aille en cellule pour un crime fédéral (il avait contribué à divulguer l’identité d’un agent de la CIA sous couverture, https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Plame-Wilson )

Comme l’a dit un jour un avocat à qui on reprochait de défendre un individu particulièrement antipathique « les gens ne veulent pas une justice sévère. Ils veulent une justice sévère … pour les autres » (comprendre « pas pour eux et leurs copains »)

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