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La souveraineté numérique est-elle possible ?


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NanoXplore, l'"Astérix" contre "l'empire américain" des puces, se lance dans la défense

17 décembre 2025

Paris (France) (AFP) – Spécialiste français des puces électroniques utilisées pour piloter les satellites en conditions extrêmes, la PME NanoXplore se lance dans la défense, afin de réduire la dépendance de l'Europe face à ces composants critiques conçus aux Etats-Unis et fabriqués à Taïwan.

"Le signal est clair, on veut être un acteur de la défense", secteur qui "a le vent en poupe", a déclaré à l'AFP Edouard Lepape, directeur général de l'entreprise familiale, qui vient d'annoncer une levée de 20 millions d'euros auprès du missilier européen MBDA et du Fonds Innovation Défense français.

https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251217-nanoxplore-l-astérix-contre-l-empire-américain-des-puces-se-lance-dans-la-défense

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Le 21/12/2025 à 01:17, Benoitleg a dit :

NanoXplore, l'"Astérix" contre "l'empire américain" des puces, se lance dans la défense

17 décembre 2025

Paris (France) (AFP) – Spécialiste français des puces électroniques utilisées pour piloter les satellites en conditions extrêmes, la PME NanoXplore se lance dans la défense, afin de réduire la dépendance de l'Europe face à ces composants critiques conçus aux Etats-Unis et fabriqués à Taïwan.

"Le signal est clair, on veut être un acteur de la défense", secteur qui "a le vent en poupe", a déclaré à l'AFP Edouard Lepape, directeur général de l'entreprise familiale, qui vient d'annoncer une levée de 20 millions d'euros auprès du missilier européen MBDA et du Fonds Innovation Défense français.

https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251217-nanoxplore-l-astérix-contre-l-empire-américain-des-puces-se-lance-dans-la-défense


petite interview du DG de la boîte

À noter:

  • ils affirment faire fabriquer par ST MicroElectonic en Europe (Grenoble) et non Taïwan 
  • Ils comptent se développer au delà de la défense, s’ils atteignent une taille suffisante 
  • ils gravent en 28 nanomètres. Ça peut aider pour résister aux radiations, mais c ’est grand par rapport aux concurrents. Ils ont un plan pour passer à 7 nanos
  • CA 2025, 20 millions; objectif 2026 35 millions et a plus long terme 100 millions pour atteindre une taille critique et pouvoir suivre en investissements R&D

En filigrane, l’objectif c’est de pouvoir fabriquer ITAR free. Avec sans doute un coût d’acquisition supérieur, mais une plus grande liberté d’action, (un argument important à l’export…). Le bon vieux problème du rapport qualité prix :happy:

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Le 22/12/2025 à 12:25, Desty-N a dit :

Désolé pour le double post, mais je renvoie ici mes réflexions sur le Cloud 

 

Intéressant.

Ne pas oublier l'entreprise Thalès — Google et Orange — Capgemini — Microsoft qui ont été accrédités SecNumCloud et déjà employés dans des secteurs critiques.

On commence à avoir une offre intéressante avec des acteurs nationaux comme OVH et d'autres acteurs qui mélangent national et international et implémentent des solutions étrangères mais avec ce qu'il faut pour nos usages sensibles.

Modifié par Rouletabille
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On 12/10/2025 at 5:54 PM, BPCs said:

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/12/10/espions-policiers-ou-militaires-d-elite-francais-trahis-par-les-donnees-publicitaires-de-leurs-smartphones_6656694_4408996.html

Ou comment tous les cookies distribués par les annonceurs publicitaires jointsbaux capacités de géo-localisation permettent de tracer des militaires, espions, ingénieurs jusqu'à chez eux simplement en achetant des fichiers de data...

On comprend mieux comment Israël a pu décapiter le programme nuke iraniens.

Cela expose à un énorme risque du type beepeur du Hezbollah en cas de guerre.

honnetement le Monde s'est cashinvestigationné ces dernières années, la course a l'audimat n'a plus de limites.

 

Leur article l'arrive même pas à la cheville de l'affaire Pegasus, qu'a surpris personne. Perso le Monde, sauf grosse enquete/révélation, je RT plus.

Modifié par lm2
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On 12/5/2025 at 9:53 AM, bubzy said:

J'applaudi des deux mains s'ils y arrivent. mais quand je vois comment ça se passe dans les grosses boites en France, c'est pas demain la veille. Faudrait que le gouvernement force la main un peu. Et que les crédits impots recherche servent vraiment à quelque chose...

c'est davantage un probleme de convertir des pur jus microsoft qu'un probleme technique.. leurs fanboys sont aussi nombreux qu'apple

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Le 28/12/2025 à 13:31, lm2 a dit :

c'est davantage un probleme de convertir des pur jus microsoft qu'un probleme technique.. leurs fanboys sont aussi nombreux qu'apple

Et pourtant, on a un exemple français qui prouve que ça peut marcher. La gendarmerie française a déployé Gendbuntu -sa propre version d’Ubuntu-sur 73 000 postes répartis sur 4 300 sites à travers tout le territoire ( https://fr.wikipedia.org/wiki/GendBuntu ) Il semble qu’un des avantages, c’est qu’ils ne se font pas dicter le rythme de renouvellement de leur matériel à cause de contraintes de l’OS décidées par un tiers extérieur.

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Le 01/01/2026 à 10:20, Desty-N a dit :

Et pourtant, on a un exemple français qui prouve que ça peut marcher. La gendarmerie française a déployé Gendbuntu -sa propre version d’Ubuntu-sur 73 000 postes répartis sur 4 300 sites à travers tout le territoire ( https://fr.wikipedia.org/wiki/GendBuntu ) Il semble qu’un des avantages, c’est qu’ils ne se font pas dicter le rythme de renouvellement de leur matériel à cause de contraintes de l’OS décidées par un tiers extérieur.

En soi, s'ils sont sur une base Ubuntu, ils dépendent aussi de Canonical et de Debian. C'est certainement moins embêtant que de dépendre de Windows — surtout avec le support longue durée qu'offre Canonical — mais c'est une contrainte extérieure à leur volonté.

Exemple : Ubuntu qui passe sur une session Wayland uniquement, Debian qui abandonne le 32 bits, etc.

Édit 1

mais je suis complètement d'accord sur le fond. Sur le plan technique, rien de conséquent n'empêche d'adopter Linux dans nos administrations. C'est juste une question de volonté politique pour assumer une transition qui forcément est moins tranquille que de rester chez papa Microsoft. Et les avantages à passer sur des projets open-source avec l'État français comme sponsor seraient nombreux.

Édit 2

Pour prendre un exemple, imaginons que sur la transition on trouve que Libre Office ou Only Office sont trop légers en fonctionnalités niveau du tableur pour la direction générale des finances. Il suffit de missionner une poignée de développeurs freelance ou une entreprise random pour aller faire des commits sur le projet. L'alternative, c'est de forker mais ça demande de maintenir après-coup, ce qui n'est pas non plus hors de portée de l'État français. Une autre alternative, c'est de sponsoriser directement l'Open Document Fondation (ou équivalent selon le logiciel / besoin visé) avec comme contre-partie l'intégration desdites features.

Modifié par Rouletabille
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@Rouletabille on va peut être avoir une illustration concrète de l’intérêt pour la gendarmerie de disposer de son propre OS: Windows 10 a +/- atteint la fin de son support gratuit en octobre 2025. (Je sais qu’il y a un programme payant -et avec compte Microsoft- pour étendre les garanties, mais ça ne fait pas la une des médias).
Globalement, il faut donc passer à Windows 11, plus gourmand, et donc changer de PC. Manque de chance, avec le succès de l’IA et des datas centers, le prix de certains composants électroniques flambe (ex mémoire vive), et aussi celui des ordinateurs individuels par ricochet. L’augmentation de la demande va sans doute entraîner des investissements et donc une augmentation de la production avec à la clé une baisse des prix. Mais ça ne va pas se faire instantanément, il faudra sans doute 1 à 3 ans. Sauf qu’on ne sait pas si Win 10 tiendra jusque là, même en payant.

À priori, les gendarmes n’auront pas ce problème là. Ça ne veut pas dire qu’ils pourront garder leurs PC indéfiniment, mais ça me semble envisageable de décaler de quelques trimestres le renouvellement, histoire que les tarifs se calment un peu. S’ils ont bien fait les choses, ils auront demandé une note pour évaluer l’évolution des coûts, et discuté avec leur direction technique pour arrêter un calendrier permettant de maîtriser les prix tout en évitant l’obsolescence.

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Je me suis laissé emporter par mon enthousiasme :blush:
À la base, j’intervenais sur ce fil pour citer un article où le patron de l’Anssi fait quelques mises au point (d’où mon double post) :

Citation

Souveraineté : Ce que l’obtention du visa SecNumCloud par S3NS change durablement dans la doctrine française du cloud de confiance

L’obtention, fin 2025, du visa SecNumCloud par S3NS, un cloud opéré par Thales et Google Cloud, a ravivé le débat sur la compatibilité entre cloud de confiance, souveraineté et technologies non européennes. Cette qualification éclaire ce que SecNumCloud est et n’est pas. 

“La qualification d’une offre n’est ni une décision arbitraire, ni un choix politique”. Le ton est donné par Vincent Strubel, à la tête de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). (…)

https://www.usine-digitale.fr/informatique/cloud/souverainete-ce-que-lobtention-du-visa-secnumcloud-par-s3ns-change-durablement-dans-la-doctrine-francaise-du-cloud-de-confiance.IMMAGOMCTBFM3DXWKV2KBAZLSU.html

Résumé IA 

Citation

S3NS, la coentreprise entre Thales et Google Cloud, a obtenu le Visa SecNumCloud 3.2 de l'ANSSI pour son offre PREMI3NS, marquant un tournant dans la doctrine française du "cloud de confiance". Cette certification valide un modèle hybride combinant les fonctionnalités avancées des hyperscalers (PaaS, data/IA) avec une souveraineté opérationnelle stricte : administration, exploitation et support entièrement européens, sans dépendance à des lois extraterritoriales comme le Cloud Act américain. Elle dissuasif les ingérences juridiques en rendant inopérantes les demandes étrangères, tout en imposant une responsabilité pleine sur les composants logiciels, même non souverains, et bouscule les acteurs traditionnels en prouvant que richesse fonctionnelle et exigences de sécurité ne s'excluent pas.

Morceaux choisis 

Révélation

Par cette mise au point publiée le 6 janvier 2026, le directeur général entend clarifier ce que recouvre - et surtout ce que ne recouvre pas - le visa de sécurité “SecNumCloud”, alors que son obtention par S3NS a ravivé des débats sur la souveraineté numérique. 

S3NS est l’offre de cloud commercialisée par Thales et Google Cloud, dont la co-entreprise est détenue majoritairement par l’industriel français. C’est sa solution “Cloud de confiance”, rebaptisée “Premi3ns”, qui a reçu la précieuse qualification fin décembre dernier. (…)

Il s’agit d’une offre de cloud disposant à la fois d’un haut niveau de sécurité, proposé par Thales, et de la richesse fonctionnelle des hyperscalers de cloud public. On y retrouve les services phares de Google Cloud (…)

S’agissant du premier cloud “hybride” alliant technologies françaises et américaines, cette qualification a fait couler beaucoup d’encre. C’est la soumission de Google aux lois extraterritoriales américaines, dont le CLOUD Act et le Fisa qui permettent aux autorités d’accéder aux données stockées, qui a soulevé des inquiétudes. (…)

D’où l’importance pour Vincent Strubel de mettre en avant la neutralité de la décision de son agence : SecNumCloud n’est pas un label de souveraineté au sens politique du terme, mais un outil de cybersécurité (…) 

La qualification couvre près de 1200 exigences. Celles-ci visent à apporter des garanties sur l’ensemble des menaces  (…)

Du côté de la question de la soumission aux législations extraterritoriales, la doctrine de l’Anssi se veut sans ambiguïté. Le risque n’est pas traité par l’exclusion systématique des technologies non européennes mais par le contrôle effectif des données et des opérations. SecNumCloud impose que le prestataire qualifié soit européen, tant par son siège que sa capitalisation, et qu’il conserve seul la maîtrise de l’exploitation du service. 

De plus, les fournisseurs ou sous-traitants non européens peuvent intervenir à condition de ne disposer d’aucun accès aux données hébergées.  (…)

Autre enseignement mis en avant par le patron de l’Anssi : la souveraineté du cloud ne se limite pas à la confidentialité des données. En effet, elle couvre également la disponibilité des services, dans un contexte géopolitique marqué par la multiplication des sanctions et des restrictions d’exportation. 

Le référentiel SecNumCloud impose ainsi au prestataire qualifié de démontrer son autonomie dans l’exploitation de la solution, afin d’éviter tout scénario de “kill switch

(…) Vincent Strubel rappelle également un principe essentiel, souvent omis : aucun acteur cloud, en Europe ou ailleurs, ne maîtrise aujourd’hui l’intégralité de la chaîne matérielle et logicielle sur laquelle reposent ses services. 

SecNumCloud ne prétend pas supprimer ces dépendances. Il vise, en revanche, à en limiter les conséquences.

(…) Il insiste notamment sur la prise en compte du risque de malveillance interne, explicitement visé par le référentiel

(…) Il évoque également l’usage de mécanismes de validation multipartite pour certaines opérations sensibles, (…) Les données des clients, chiffrées au repos et en transit, ne sont pas accessibles aux équipes d’exploitation.

(…)  L’attribution— ou la perspective d’attribution — du visa SecNumCloud (…) oblige les acteurs publics et privés à clarifier leurs critères de choix, et met en lumière des visions parfois divergentes de la souveraineté numérique : souveraineté entendue comme maîtrise juridique et opérationnelle d’un côté, souveraineté conçue comme indépendance technologique et industrielle de l’autre. Les conséquences concrètes de cette évolution — en termes de stratégies d’achat, de structuration de l’offre et de politiques publiques — restent à observer.

Cette évolution pousse également les fournisseurs français historiques du cloud à se repositionner sur le terrain des fonctionnalités, de l’évolutivité et de la richesse des services proposés, longtemps considérés comme l’apanage des hyperscalers. (…)

Je ne suis pas expert mais j’ai trouvé l’article assez complet. Et mine de rien, il amène à se demander où placer la limite entre souveraineté, autonomie et autarcie.

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Il y a 4 heures, Desty-N a dit :

@Rouletabille on va peut être avoir une illustration concrète de l’intérêt pour la gendarmerie de disposer de son propre OS: Windows 10 a +/- atteint la fin de son support gratuit en octobre 2025. (Je sais qu’il y a un programme payant -et avec compte Microsoft- pour étendre les garanties, mais ça ne fait pas la une des médias).
Globalement, il faut donc passer à Windows 11, plus gourmand, et donc changer de PC. Manque de chance, avec le succès de l’IA et des datas centers, le prix de certains composants électroniques flambe (ex mémoire vive), et aussi celui des ordinateurs individuels par ricochet. L’augmentation de la demande va sans doute entraîner des investissements et donc une augmentation de la production avec à la clé une baisse des prix. Mais ça ne va pas se faire instantanément, il faudra sans doute 1 à 3 ans. Sauf qu’on ne sait pas si Win 10 tiendra jusque là, même en payant.

À priori, les gendarmes n’auront pas ce problème là. Ça ne veut pas dire qu’ils pourront garder leurs PC indéfiniment, mais ça me semble envisageable de décaler de quelques trimestres le renouvellement, histoire que les tarifs se calment un peu. S’ils ont bien fait les choses, ils auront demandé une note pour évaluer l’évolution des coûts, et discuté avec leur direction technique pour arrêter un calendrier permettant de maîtriser les prix tout en évitant l’obsolescence.

Oui, clairement, un ordinateur sous Linux tournera beaucoup plus longtemps que n'importe quel PC Windows.

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