Alberas Posté(e) il y a 4 heures Share Posté(e) il y a 4 heures il y a 7 minutes, Patrick a dit : Mais de fait ces organismes n'ont-ils pas également vocation à déterminer en avance de phase ce qui sera possible avec tel ou tel pays client potentiel? Parce que d'un regard purement extérieur, je suppose qu'en croisant les données entre services, ministères, et industriels, ça peut donner de très belles opportunités de démarchage. Du moins j'espère que c'est la logique qui est à l'oeuvre. C'est tout le travail du ministère du commerce extérieur. Pour chaque pays il y a des analyses sectorielles et des données économiques. Et surtout une note économique qui définit le risque pays ... comme pour la France. il y a 17 minutes, Patrick a dit : Intéressant. Ils ont financiarisé leurs échanges? Au risque de se retrouver otages de certaines devises? (le dollar à tout hasard) Les pays producteurs de pétrole veulent sortir de la mono ressource. Abu Dhabi a un organisme pour les offsets, TAWAZUN. le Qatar va miser sur des avantages politiques (coupe du monde de foot ....) l'Arabie Saoudite je sais pas. Tous veulent développer le tourisme. L'Irak en revanche n'a rien d'autre que de payer en pétrole. Il faut comprendre que le vendeur a provisionné de l'ordre de 5% de son PV au titre des offsets. Avec ces 5%, il doit satisfaire ses obligations envers l'acheteur en fonction des règles spécifiques à chaque pays. Danx certains pays (la Suisse par exemple)à mon époque), on peut accumuler des crédits d'offset à valoir sur des contrats futurs (comme un "bon pour ...") mais soumis à durée de validité. Il peuvent parfois être transférés à une autre entreprise via une sorte de bourse d'échange. C'est pas un sport de masse. il y a 35 minutes, Patrick a dit : Ah là je suis vraiment surpris parce que c'est très contre-intuitif pour le coup. Oui, comme les développements annexes, c'est le cas des ISE par exemple. C'est à confirmer par les connaisseurs des contrats indiens, mais: - tous les lots de fourniture du contrat 114 importés en Inde et facturés en dollars (donc payés en France) seront soumis à obligation d'offset selon la loi en vigueur à la date de signature du contrat. Ca inclue donc les kits de fabrication pour assemblage local. - les ISE sont un lot de fourniture. Ils ont un coût industriel et un prix de vente - le coût de revient des offsets est supporté par DA. Il est considéré comme un frais de vente sur lequel il n'y a pas de bénéfice. Par exemple, si les obligations sont de 2 milliards, on estimera ces coûts à 100 millions d'euros, lequel montant sera ajouté au prix de vente. Le dérapage éventuel de la provision offset sera traité comme un risque du contrat. Les crédits d'offsets (au sens de diminution du solde des obligations) sont générés soit par des fournitures gratuites (ToT, formation, brevets ...) soit par des investissements (avec coeff multiplicateur) soit par des achats sur le marché local destinés à être exportés Dans ce dernier cas, le montant des achats est affecté d'un coeff en fonction du niveau technologique de l'achat . FIN ............................................... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) il y a 3 heures Share Posté(e) il y a 3 heures il y a 13 minutes, Alberas a dit : C'est tout le travail du ministère du commerce extérieur. Pour chaque pays il y a des analyses sectorielles et des données économiques. Et surtout une note économique qui définit le risque pays ... comme pour la France. Uniquement le commerce extérieur? J'aurais pensé qu'il y aurait justement une équipe un peu plus pluridisciplinaire que cela. Tout ne se définit pas par l'économie. Un pays qui refuse de payer alors qu'il a de l'argent ça peut arriver aussi. il y a 13 minutes, Alberas a dit : Les pays producteurs de pétrole veulent sortir de la mono ressource. Abu Dhabi a un organisme pour les offsets, TAWAZUN. le Qatar va miser sur des avantages politiques (coupe du monde de foot ....) l'Arabie Saoudite je sais pas. Tous veulent développer le tourisme. L'Irak en revanche n'a rien d'autre que de payer en pétrole. Il faut comprendre que le vendeur a provisionné de l'ordre de 5% de son PV au titre des offsets. Avec ces 5%, il doit satisfaire ses obligations envers l'acheteur en fonction des règles spécifiques à chaque pays. Danx certains pays (la Suisse par exemple)à mon époque), on peut accumuler des crédits d'offset à valoir sur des contrats futurs (comme un "bon pour ...") mais soumis à durée de validité. Il peuvent parfois être transférés à une autre entreprise via une sorte de bourse d'échange. C'est pas un sport de masse. Intéressant. il y a 13 minutes, Alberas a dit : C'est à confirmer par les connaisseurs des contrats indiens, mais: - tous les lots de fourniture du contrat 114 importés en Inde et facturés en dollars (donc payés en France) seront soumis à obligation d'offset selon la loi en vigueur à la date de signature du contrat. Ca inclue donc les kits de fabrication pour assemblage local. Une transaction en dollars? Entre la France et l'Inde? Pas en Euros? Donc soumise au droit US extraterritorial? il y a 13 minutes, Alberas a dit : - les ISE sont un lot de fourniture. Ils ont un coût industriel et un prix de vente - le coût de revient des offsets est supporté par DA. Il est considéré comme un frais de vente sur lequel il n'y a pas de bénéfice. Par exemple, si les obligations sont de 2 milliards, on estimera ces coûts à 100 millions d'euros, lequel montant sera ajouté au prix de vente. Le dérapage éventuel de la provision offset sera traité comme un risque du contrat. Qui garantit en cas de dérive des coûts? il y a 13 minutes, Alberas a dit : Les crédits d'offsets (au sens de diminution du solde des obligations) sont générés soit par des fournitures gratuites (ToT, formation, brevets ...) soit par des investissements (avec coeff multiplicateur) Des coefficients multiplicateurs selon quels critères? "Plus c'est sensible plus c'est cher"? Ça c'est un sujet qui peut intéresser beaucoup de monde d'ailleurs: dans le cas d'un ToT sur quels critères définit-on les savoirs et les savoir-faire qui ont plus ou moins de valeur? Établit-on un barème en fonction des compétences et des capacités du client? En fonction du temps et de l'investissement consentis par le pays "instructeur" pour acquérir ces compétences? il y a 13 minutes, Alberas a dit : soit par des achats sur le marché local destinés à être exportés Dans ce dernier cas, le montant des achats est affecté d'un coeff en fonction du niveau technologique de l'achat . FIN ............................................... Ça aussi c'est très intéressant. Ça veut dire que plus on achète de matériels technologiques à notre client de notre côté en guise d'offsets, et plus on est réputés remplir notre part des offsets? Est-ce que ce n'est pas une tentative d'imposer une interdépendance stratégique de façon détournée? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Messages recommandés
Veuillez vous connecter pour commenter
Vous pourrez laisser un commentaire après vous êtes connecté.
Connectez-vous maintenant