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Ça y ressemble énormément effectivement De ce que j'avais pu lire une prop TAG était possible sur version XL, poussant la Vmax à 30nds. Je suis donc pas trop inquiet pour une prop elec sur version allongée. En revanche sur version classique il faut ajouter aux 4 moteurs de propulsion les 4 alternateurs, la distribution / régulation et 2 MEP. On s'économise certes les 2 embrayeurs inverseurs (et encore, il me semble que c'est du HPV donc pas d'inversion du sens de rotation), et les paliers / lignes d'arbres, mais ça me semble augmenter sérieusement le devis de poids, donc l'évolution ultérieure éventuelle de la coque... Peut-être qu'en repensant la production électrique dans son ensemble on peut s'épargner quelques groupes électrogènes et garder les 27 nds sans TAG !?! En tous cas si ça phosphore comme ça c'est qu'il y a de l'espoir et des signes encourageants chez le prospect...
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Le cas NG est un cas particulier puisque l'entreprise maîtrise le volet architecture navale. Socarenam il me semble travaille avec le cabinet Mauric. Aujourd'hui les architectes maîtrisent bien les normes applicables et demandées. La communication avec les SC est quasi en temps réel, pour ce que je m'en souviens, mais dans un monde non militaire évidemment. Quoi qu'il en soit les norvégiens ont le DNV, la référence absolue au commerce, quand les anglais ont le Lloyds Register et les allemands le Germanischer Lloyd. Nous c'est BV, et parfois ça tiraille un peu entre concurrents, et leurs habirués...
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La pêche à la bombe est très efficace L'utilité, de mon point de vue, c'est que la structure des FDI (poutre navire) semble largement inspirée de celle des FLF. Peut-être @ARMEN56 peut il nous apporter ses lumières sur le sujet ? Si c'est le cas, dans le cadre du contrat norvégien, ce genre de pub rassure sur notre crédibilité technique, sur le potentiel du canot post avarie, de combat ou autre, sur les capacités et performances de la propulsion CODAD en cas de déformation de la coque, et sur ses qualités de silence après exposition à une mine. Sinon je ne vois pas l'utilité d'un tel test en fin de vie d'une coque, alors que le même test a été effectué en début de programme.
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Pour revenir sur la jumboisation que certains semblent mal connaître : quand un architecte naval dessine un bateau, pour quelque usage qu'il soit, il doit faire valider ses plans et ses calculs par une Société de Classification, Bureau Veritas en France. Cette SC agit comme un juge de paix technique qui rassure tous les intervenants à suivre : chantier naval, propriétaire, banquier, assureur, affréteur et jusqu'à l'équipage. Le navire est donc conçu aux normes du moment, soit tel quel, soit avec une possibilité d'évolution qu'est l'allongement de la coque (jumboisation) dans le cas qui nous intéresse. Ça ne veut pas dire que toutes les options du navire sont pleinement étudiées, mais juste qu'il peut être allongé dans certaines limites de volume et de poids (et a une position bien précise). En gardant bien sûr le même échantillonnage des mêmes matériaux, de façon à ce qu'il ne s'agisse pas d'un "nouveau navire" qu'il faudrait réétudier de fond en comble, ce qui prend beaucoup de temps et qui a un certain coût. Dans le cas qui nous intéresse, en fonction de ce que le client veut ajouter à sa coque, NG devra ressortir sa planche à dessin et retravailler une partie de ses plans de construction / assemblage pour validation par la SC tant qu'on reste dans les limites posées par l'étude originale. Ce n'est donc pas neutre du point de vue financier, mais ça peut être relativement rapide (je dirai quelques mois), suffisamment en tous cas pour ne pas décaler les slots en cas d'accord. C'est ce qui me fait dire que les arguments norvégiens en faveur d'un accord à l'allemande, qui coïncide avec les annonces d'allongement de série du mindef, sont peut-être plus qu'une simple coïncidence mais traduiraient de fait une volonté des partenaIres de développer une classe commune qui évoluerait de concert pendant les 35 années de vie théorique d'une telle coque. La France s'engagerait alors à participer aux frais d'allongement de la coque et à faire participer l'industrie locale au projet, de la même manière que certains industriels grecs sont impliqués dans l'actuel programme FDI. Etant donné que le programme T26 s'inspire largement je trouve des meilleurs coques ASM du moment, les FREMM pour ne pas les citer, et que la FDI demeure par ses équipements une mini- FREMM (sans la propulsion, ce qui semble poser problème aux norvégiens), il me semble que la négociation est assez ouverte pour permettre aux équipes françaises d'être raisonnablement optimistes dans un contexte politique flou qui aurait prévalu il y a quelques mois encore, en notre defaveur alors.
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Pour essayer de simplifier je dirais qu'un des problèmes de la Norvège est d'être excessivement riche. Des montagnes de pétrodollars qui, s'ils étaient partagés dans la population, feraient des norvégiens les multimillionnaires les plus pauvres du monde puisque l'inflation et le manque de motivation à aller travailler les feraient vivre à peine mieux qu'aujourd'hui. Alors le gouvernement garde cette fortune pour gager les retraites et le système social. Ce magot semble vouloir être investi dans la défense du pays, ce qui aiguise bien évidemment les appétits, et permet au pays de choisir ce qu'il y a de mieux en fonction de ses besoins. Leur autre problème aujourd'hui c'est la montée des menaces, partout dans le monde. Entre ce qui leur irait et les slots dans les chantiers, bah c'est pas simple. Il semble que la T26 aurait leur préférence : est-ce que les Canadiens et les Australiens vont lâcher leurs slots pour la Norvège ? Peu probable. Ils ont signé il y a quelques années déjà, et vraisemblablement commencé à payer. Reste les coques anglaises qui pourraient être livrées si le Royaume Uni est d'accord sur le principe d'y renoncer pour plusieurs années. Pas évident non plus, ils ont aussi des besoins. Alors compte tenu du contexte particulier la meilleure solution est la FDI qui n'est pas leur choix prioritaire. Je pense que le temps de négocier avec les uns et les autres sera aussi utile à se faire une raison et, j'espère, utile à NG pour proposer un produit aussi proche que possible de la demande du client. La communication autour de ce projet c'est principalement du vent pour expliquer qu'on bosse, et aussi pour faire passer quelques messages. De toutes façons la réponse c'est dans 6 mois...
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On peut aussi lire dans cet article : la seule possibilité pour être livrés rapidement c'est la FDI, qui est déjà opérationnelle et performante. MAIS, on veut des missiles norvégiens dessus (et en option pour les modèles export à d'autres marines), une modularité à l'anglaise - donc la version longue mais au même prix car les 6 pour le prix de 5 ça nous va bien, et avec l'helico anglais car votre m..... de NH 90 on a testé on en veut plus donc demerdez vous pour le hangar plus grand (autre argument pour la version longue "gratos"). Le tout dans un système à l'allemande où vous (français) vous engagez à commander à l'identique et à suivre et faire évoluer "nos" outils en partenariat donc en tenant compte de nos avis et nos industriels - comme pour leurs soums avec TKMS et la garantie politique du Bundestag. Bref la négociation débute, et apparemment la "seule certitude" c'est que les US sont hors-jeu... En tous cas le Mindef annonce 18 frégates dans un futur format, donc potentiellement 3 FDI supplémentaires pour la MN. Je me souviens avoir prédit un format long pour ces 3 frégates supplémentaires
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Une FREMM est attendue en Norvège dans les jours qui viennent (article MM sur l'opération Baltic Sentry). Ça sent les exercices en lutte ASM dans les fjords. Une autre décision qui, probablement, ne couterait pas cher et serait pertinente consisterait en l'invitation d'une délégation pour la prochaine session d'essais de l'Amiral Ronarc'h, programmée au printemps il me semble. Sinon l'absence de radar plaque sur type 26, la faiblesse relative en artillerie et l'absence de TLT des Constellation devraient disqualifier ces 2 candidats, au vu de l'armement utilisé par la Russie dans l'actuel conflit ukrainien et des besoins locaux. Mais on a vu en Suisse et en Australie, après l'intervention de l'ancien président US, que la pertinence d'une arme n'a que peu d'influence sur la décision politique d'achat. La Norvège n'est pas dans l'UE et aura bien du mal à résister au chantage économique de l'actuel POTUS.
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Remplacer un PA ? Du retour du croiseur à la létalité distribuée
Beachcomber a répondu à un(e) sujet de Stratege dans Europe
À titre personnel je pense que les FDI à venir pour la MN seront percées à 32 vls, mais ça l'avenir nous le dira. Ma réflexion porte juste sur le conservatisme habituel des marins, spécifiquement pour les questions de modularité offertes par la conteneurisation sur ce cas précis. C'est sans doute justifié la plupart du temps, puisqu'on ne parle pas de conteneur frigo sans danger particulier, mais c'est intéressant que tu mentionnes les Pays Bas, nation à la pointe dans le transport et le commerce, pour l'adaptation de solutions éprouvées au shipping dans le domaine militaire. Il y a là des pistes intéressantes à développer, et le programme PH semble montrer que la MN s'y emploie également. Après chaque pays fait comme il le souhaite, c'est bien normal, et les solutions les plus pertinentes sont souvent reprises ailleurs... -
Remplacer un PA ? Du retour du croiseur à la létalité distribuée
Beachcomber a répondu à un(e) sujet de Stratege dans Europe
À priori accès unique (central ?) et système de glissement !?! Je n'ai pas retrouvé la ref, issu du programme patrouilleurs Gowind en tous cas. Sinon autre emplacement sur PH : L'emplacement du zod devant la grue est standard 20 pieds, donc installation ber ou conteneur. C'est une info @HK donc je rends à Cesar ce qui lui appartient -
Remplacer un PA ? Du retour du croiseur à la létalité distribuée
Beachcomber a répondu à un(e) sujet de Stratege dans Europe
Un conteneur n'est pas nécessairement un EVP standard fermé : c'est juste un système plus ou moins standardisé avec un système de manutention classique qui ne nécessite pas de moyens dédié et original pour sa prise en charge Dans ce cadre particulier c'est juste le châssis qu'il est nécessaire d'adapter pour manutention et amarrage sur twist lock. On voit bien que le système est déjà pensé pour adopter un gabarit routier standard, donc compatible EVP. Après, que ça bloque l'usage du pont d'envol c'est certain. C'est pourquoi je ne pense pas que ce soit pertinent pour du 1er rang et que je cite les navires auxiliaires et 3eme rang (PH). Ils auront au mieux en dotation standard les Smdm qui se récupèrent dans un filet qu'on semble pouvoir installer un peu où on veut (cf avisos). Ça semble être les 2 boîtiers sur les mâts qu guident le drone en phase finale. -
Remplacer un PA ? Du retour du croiseur à la létalité distribuée
Beachcomber a répondu à un(e) sujet de Stratege dans Europe
La conteneurisation de l'armement n'est pas nouvelle et va s'intensifier. L'armée de terre semble vouloir conteneuriser le MDCN et va sans doute faire de même pour les Larinae et Colibri, pour faciliter le transport et permettre l'utilisation en essaims. L'armée de l'air semble vouloir conteneuriser le Mica VL pour avoir un système multicouche avec le Sampt NG, qui déploie déjà des asters en lanceurs terrestres. La marine aurait pu disposer d'exocets en conteneurs si Mbda avait exporté ses batteries côtières mais il me semble que l'affaire ne s'est pas conclue. Elle développe aussi la munition airbust du 40 CTA pour la communauté... Question porteur tous les bateaux gris hauturiers, sauf les avisos par manque de place, peuvent embarquer des conteneurs sur pont d'envol et parfois sur zone de pont dédiée (PHA, BRF, BSAM et BSAOM). Il me semble cependant que ce n'est pas le plus pertinent concernant le PA et les frégates, pour des raisons d'emploi évidentes. Les PH auront 3 emplacements dédiés sous plage arrière, accessibles via panneau de cale, et grâce à sa grue la mise en place en extérieur de conteneurs sera possible à quai, au mouillage en rade abritée voire en mer par beau temps. Ça fait d'eux le candidat idéal. Excepté donc l'exocet, l'ensemble des missiles "lourds" français sera disponible en conteneurs. Je ne vois pas l'utilité d'embarquer des asters puisque ces missiles sont disponibles en silos, restent donc Mdcn, Mica et munitions rôdeuses. Des Mdcn additionnels sont utiles surtout en cas d'opération amphibie (plutôt PHA), restent donc les Mica et autres Colibris. Leur embarquement est pertinent au spot ou au vu d'une mission particulière : la traversée de la Mer Rouge ou l'escorte d'un bateau précieux peut nécessiter l'emploi de Mica sur PH. Il "suffit" de prévoir un CMS adapté et une compatibilité radar (les Gowind le font, les Rafale aussi), et une alimentation électrique, une box missile voire une alimentation hydraulique pour le conteneur. L'avantage c'est qu'il devient possible d'upgrader un navire / un convoi pour une zone : le conteneur Mica est embarqué à Toulon ou Chypre, débarqué à Djibouti ou La Réunion et le navire a une nouvelle configuration (drones, autres) pour un périple en océan Pacifique par exemple. Ça évite d'être contraint à faire le grand tour par Bonne Espérance comme le convoi allemand de retour d'Asie récemment, avec un gain de temps, et d'argent, considérable. Sur navire axillaire (BSAM) le champs des possibles est énorme aussi du fait de la grue et de la plage arrière. Je ne crois pas en revanche, pour la MN, à la militarisation de cargos ou à la création de navires dronisés dédiés. C'est très coûteux et trop spécialisé de mon point de vue. Aujourd'hui en tous cas. -
Du MAWS Maritime Airborne Warfare System, éphémère PATMAR Franco-Allemand, au PATMAR FUTUR de la MN
Beachcomber a répondu à un(e) sujet de Bechar06 dans Europe
Le problème n'est pas forcément qu'Airbus puisse être incompétent. L'un ou l'autre des compétiteurs fera de son mieux en cherchant des marchés autres que nationaux. Et le résultat sera j'espère à la hauteur des besoins. Concernant Airbus je verrais le principal soucis dans la propriété intellectuelle : les partenaires allemands et espagnols sont aussi des constructeurs de sous-marins avec des industriels compétents en ASM. Est-ce que l'Allemagne ou l'Espagne pourraient developper leur propre solution Patmar à partir d'une cellule financée par la France et concurrencer - à moindre frais - un avion français à l'origine ? Il me semble que le programme S80 est un bon exemple des amabilités qui ont lieu dans ces milieux. Winner takes all et malheur au naïf. -
Du MAWS Maritime Airborne Warfare System, éphémère PATMAR Franco-Allemand, au PATMAR FUTUR de la MN
Beachcomber a répondu à un(e) sujet de Bechar06 dans Europe
Je sais bien que dans ce type de coopération industrielle chacun a son pré carré, mais s'il s'agit de confier aux allemands de Hambourg (seul site d'assemblage du 321xlr aujourd'hui) et aux espagnols de Getafe la construction et l'adaptation des peut-être 10 avions commandés exclusivement par la France je vois pas l'interêt de sélectionner Airbus... À part St Nazaire pour la partie avant y'a pas un français qui bosse, beau succès de souveraineté. Quitte à avoir un produit adapté au mieux à la demande client autant faire appel à un compatriote : en cas de crash du programme tu finances pas une bande de zozos à l'autre bout du continent. -
Du MAWS Maritime Airborne Warfare System, éphémère PATMAR Franco-Allemand, au PATMAR FUTUR de la MN
Beachcomber a répondu à un(e) sujet de Bechar06 dans Europe
C'est pas du tout mon propos. Faire bosser Toulouse ou Merignac c'est de plus kif- kif de mon point de vue. En revanche en termes de coût d'heure de vol un bizz jet ou un long liner doivent pas être au même tarif. Donc même si la MN a une préférence il me semble que le payeur a le fin mot de l'histoire. Et d'une manière générale, voire particulière si on préfère (programmes FDI / FREMM par exemple), le client français s'est toujours effacé au profit de l'intérêt supérieur de l'état - arbitré par le politique. Donc étant donné les carnets de commandes respectifs Airbus DS et Dassault, ainsi que la possibilité de rapatrier une partie de la production espagnole - branche Défense Airbus - un arbitrage politique semble possible. Etant donné que de toutes manières seule un dessin nouveau d'avion dédié aurait permis la totale satisfaction du client, a un prix exorbitant, l'état peut aussi choisir de faire de la politique industrielle quand il a le choix entre 2 solutions bancales. Comme je n'y connais pas plus que ça en aéronautique je me pose la question. Et la réponse, si c'est bien une décision "sociale", ne me choquerai absolument pas. -
Du MAWS Maritime Airborne Warfare System, éphémère PATMAR Franco-Allemand, au PATMAR FUTUR de la MN
Beachcomber a répondu à un(e) sujet de Bechar06 dans Europe
Et qu'est-ce vous pensez d'une décision politico-industrielle ? Airbus DS licencie 2000 postes dont pas loin de 500 en France (essentiellement dans le spatial, certes), donc leur donner le contrat est une manière d'atténuer le choc, garder les équipes et les compétences. De plus si ça permet de re localiser une partie de la production c'est pas plus mal, d'autant que le statut européen de l'entreprise permet de laisser la porte ouverte à d'autres pays potentiellement clients. Dassault n'a pas forcément cette possibilité, et n'a pas forcément fait tous les efforts non plus dans des précédents programmes (a juste titre vis à vis de la préservation de sa propriété intellectuelle dans la technologie SCAF avec les allemands par exemple). Donc le politique arbitre, pour l'instant, dans le sens d'Airbus en s'appuyant sur le cahier des charges du client, mais ça ne serait pas la première fois qu'on tord le bras du client pour faire bosser l'industriel...