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Beachcomber

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  1. Il ne me semble pas que la stratégie chinoise soit de faire des frégates cheap, mais plutôt des "drones" fiabilisés : un cargo de 3/400m a besoin de 17 à 22 marins, plus 3 ou 4 techniciens pour assurer les communications voire la commande locale.... Pour un pays si grand et si démocratique c'est du consommable. Et ça emporte quelques centaines de missiles pour moins de 200M$ en coûte de flotteur. C'est imparable, d'autant que l'arrivée sur zone, quelle qu'elle soit, est quasi invisible du fait de la multitude de cargos de part les océans.
  2. Tout navire à pont plat dégagé permettant d'arrimer un Équivalent Vingt Pieds (ou 40 pieds), donc même les POM sont théoriquement éligibles avec une place pour 1 EVP en plage arrière. Il n'y a guère que les A69 qui ne sont pas conçus avec une plage arrière et/ou un espace dédié, mais ce sont des navires en fin de vie, donc pas concernés par ces futures évolutions.
  3. Je note surtout que l'expérimentation se fait sur un caboteur de moins de 100m, alors que la taille standard des porte-conteneurs du moment c'est 400m. Je pense aussi que celui qui prédit l'arme de demain est bien malin, en revanche je suis prêt à parier ma chemise qu'elle sera conteneurisable... C'est d'ailleurs pour moi l'avenir des PH : être des escorteurs de convois modularisables par ajout de conteneurs dédiés (missiles AA. torpilles, armes à énergie....) en fonction des missions et des menaces.
  4. J'ai envie de préciser que pour ce type de navires l'important n'est pas forcément l'entretien courant, qui peut être fait en métropole (ou ailleurs) puisque ces coques sont issues d'une série générique deployable partout. L'enjeu du dock c'est surtout de pouvoir mettre au sec rapidement suite à avarie (de combat ou de mauvaise fortune, comme une collision ou un talonnage), afin de réparer un trou dans la coque. Pour le reste, une FLF déployée à La Réunion peut très bien y rester 2 ans et se faire remplacer par une autre pour un carénage à Toulon : la distance n'est pas un réel problème et le transit peut être utilisé pour une mission. En revanche pour une coque faiblement armée et / ou pour une coque "trouée" sous la flottaison c'est beaucoup trop loin ou trop risqué, d'où la nécessité d'entretenir sur place ou pas trop loin. C'est par exemple le cas d'un POM qui devrait passer en Mer Rouge avec son 20mm pour se faire un antifouling neuf... un poil osé. Sinon pour ce qui concerne le programme MMPC, il semble être désinvesti au profit d'une production de Gowind : quelqu'un a peut-être une idée des possibilités d'étendre l'autonomie du canot, ou de l'entretenir sur place ? En tous cas avec un gabarit standard à environ 100m et 2500 T ça rentre dans le dock flottant.
  5. Beachcomber

    Marine Norvegienne

    Plutôt qu'assez bête je dirais "assez pauvre"... En tous cas il me semble que c'est une pratique terminée avec la remontée des budgets, et des stocks de munitions complexes. En tous cas, et même si le couple Franco-italien a depuis passé des commandes substantielles (700 unités il me semble), ce manque criant de stocks lié à des cadences de temps de paix n'aident pas à vendre nos produits : le Sampt fait le job en Ukraine, mais on en a envoyé qu'un seul. Le choix d'achat de matériel US s'accompagne trop souvent de la garantie de fourniture rapide sur stock US en cas de besoin. La production d'Aster par MBDA peut être un frein à la vente de frégates par NG.
  6. Beachcomber

    Marine Norvegienne

    Le favori a gagné, tant mieux pour eux et vraiment dommage pour nous.... Après est-ce vraiment surprenant ? Les pays du Nord ont toujours été fortement atlantistes (comme ceux de l'Est), et ne font toujours confiance qu'aux USA pour protéger l'Europe, même si des voix discordantes commencent à se faire entendre. Ça reste très récent et avec l'espoir que l'épisode D. T. ne soit qu'un lointain souvenir après cet ultime mandat. En attendant, et alors que 4 sous-marins russes s'amusent entre fjords et l'Islande, et qu'un exercice majeur russe se profile pour mi septembre en mer de Barents (où le dernier champs pétrolier offshore norvégien vient d'être inauguré, avec une production estimée supérieure à tout ce qui préexistait dans la région), qui est sur place ??? La 6eme flotte US, déplacée de Méditerranée, avec l'appui de P8 anglais, canadiens, US bien sûr, et même un Atlantique qui s'est déployé sur place... pour ce qui est vérifiable (appli flight radar) puisque pour ce qui est sous l'eau personne ne communique bien entendu. Donc les pays ayant une frontière avec la Russie reviennent à des réflexes pavloviens très atlantistes, et les USA reviennent avec des postures très guerre froide... Rien de surprenant à ce que la Norvège choisisse un package Canada - UK - Norvège quand les US demandent instamment à ses partenaires de se prendre en main concernant la défense de leurs territoires et lignes logistiques. N'oublions pas que les zones maritimes qui nous sont assignés par l'OTAN sont bien plus Sud. Et que malheureusement si BAE ne livre pas dans les temps nous iront aussi au Nord car nous avons besoin du pétrole et du gaz norvégien...
  7. Beachcomber

    Marine Danoise

    Tu as en partie raison. Ma remarque était un peu sarcastique du fait des commentaires de ce général d'infanterie britannique devenu first sea lord qui expliquait aux norvégiens que la FDI, de part son étrave et ses dimensions, ne pourrait guère naviguer autour de l'Islande Le bulbe et l'étrave sont effectivement reliés, comme sur BRF et c'est d'ailleurs une difference avec le dessin italien d'origine. J'ai lu que c'était une étude NG pour améliorer l'hydrodynamie de la carène. Innovation reprise, donc, même si ça ne reste qu'une maquette. Après qui copie qui ? Tout le monde il me semble. En tous cas si on découpe suivant l'oblique des 3 mini trails cette étrave, on retombe sur du classique. Sauf qu'il me semble bien que la partie supérieure est en net retrait d'une ligne "tulipée" classique. En tous cas le design atypique de la FDI n'a pas tardé à faire école : c'est bien, ça fait réfléchir les réfractaires aux changements ...
  8. Beachcomber

    Marine canadienne

    Ça sent le gros soulagement !
  9. Beachcomber

    Marine Danoise

    En tous cas le dessin de l'étrave est bien loin des tulipes traditionnelles dont certains anglo-saxons nous avaient garanti l'efficacité ultime en Atlantique Nord
  10. Beachcomber

    Marine canadienne

    NG avait bien analysé qu'ils n'avaient aucune chance au Canada : les US ne l'auraient jamais accepté, comme ils n'ont pas accepté le contrat australien. Parce qu'un contrat à 12 coques en provenance d'un "Five Eyes" qui aurait placé NG en position dominante en termes de production mondiale de sous-marins leur est tout simplement inconcevable. Du fait de la possession de l'arme nucléaire, la France est un ennemi pour l'impérialisme US, puisque bien moins soumise que ses alliés occidentaux traditionnels. Le but des lobbys militaro-industriels US, comme des politiques, a toujours été de détruire l'industrie française de défense, Dassault en tête. On l'a bien vu en Suisse avec l'intervention d'Uncle Joe, visiblement bien informé des chances de succès du Rafale, venu précipitamment torpiller un appel d'offres transparent pour imposer son F35. Et en tordant le bras des politiques sans même trop faire semblant de le cacher. Depuis Donald a fait bien plus fort... Ils accepteront sans soucis les contrats allemands et coréens, pays sans dimension géostratégique majeure et politiquement soumis, d'autant plus facilement qu'ils ne savent plus faire de sous-marins conventionnels et que les armes et systèmes d'armes seront US (si j'ai bien tout compris). À eux la valeur ajoutée et le contrôle opérationnel, aux autres la chaudronnerie et les délais contraints. Et puis comme ça a été dit, la place commence à manquer à Cherbourg pour tout faire... Si déjà le client hollandais est content et le fait savoir, c'est un verrou psychologique majeur qui sautera dans les têtes dirigeantes de beaucoup de capitales (nord) européennes. Ça permettrait à l'industrie de défense française, comme à sa doctrine d'indépendance stratégique (élargie à une doctrine européenne souveraine), de continuer à se developper aussi au niveau européen et pas seulement avec les clients traditionnels - non alignés - comme c'est plutôt le cas actuellement. Donc globalement NG a bien eu raison de ne pas miser sur ce contrat, qui va de plus bien occuper le vainqueur et l'écarter d'autres contrats où les industriels auront les mains plus libres. Quand au Canada, il n'aura sans doute pas la coque dont il aurait rêvé (un SNA ou un classe Orka aurait sans doute été plus pertinent pour un but affiché de patrouille nord atlantique), mais ce sera déjà mieux que ce qu'il a en stock
  11. Je ne pense pas que ce soient 2 modèles différents, mais juste un système additionnel au bossoir classique vendu pour les 2 bords (PLR 5004 - que j'analyse comme pouvant lever 5T - 5004kg) On voit devant le tangon relevable (PBH 2500) qui sert à l'accroche de la bosse pour maintenir en position le zodiac (ou le drone le cas échéant). Tu en avait parlé pour les rails sur l'épaule des BGdM des marines Belges et Néerlandaises. À mon avis soit il n'y a pas de place dédiée et sécurisée pour lancer et amarrer manuellement la bosse au moment d'accrocher et hisser le canot (peu probable mais toujours envisageable), soit la MN anticipe le hissage de drones avec le bossoir, en tout automatique. Dans ce cas la bosse est amenée en place par le tangon en traînard dans l'eau, et le drone s'en sert comme repère et la saisit à l'aide d'un mécanisme adéquat pour finaliser la manoeuvre. Etant donné que le SeaQuest a déjà été testé sur frégates, et que je suppose que les PO seront utilisés en portes drones, j'en déduis (ça n'engage que moi) que ce système est envisagé sur navires à faible équipage pour mettre en œuvre différentes plates-formes dronisées sans alourdir le besoin en hommes pour la manutention (surtout par mer formée avec obligation de mettre à l'eau un zod et de faire sauter un matelot à bord du drone). C'est aussi, éventuellement, un simple ajout de matériel sur étagère parce que la sécurité en est grandement améliorée, et que ça ne coute pas si cher au neuvage, encore plus sur une coque dont on se soucis assez peu de la furtiivité....
  12. Article du Monde : https://www.lemonde.fr/international/article/2025/08/19/l-australie-dans-le-deni-face-au-risque-d-un-abandon-americain-de-l-accord-aukus_6631946_3210.html Pour résumer : pas de plan B, aucune assurance de voir l'accord AUKUS se concrétiser, chantiers US dans l'incapacité d'honorer les contrats pour sa propre marine, POTUS versatile ne se sentant en rien obligé par des accords signés par son prédécesseur et dont la devise et l'engagement auprès de ses électeurs est America First... ils sont dedans jusqu'au cou, et font comme si tout allait bien se passer, jusqu'aux plus hauts sommets de l'état.
  13. Beachcomber

    Marine Norvegienne

    Tout cela reste de la com, donc du vent, mais il transpire quand même quelques interrogations bien naturelles de ces articles. Concernant le fond souverain norvégien, ils viennent d'annoncer s'être retirés de toutes les entreprises israéliennes liées à la guerre en cours à Gaza. Ils ont communiqué après, donc à leur habitude sans avoir provoqué de krach ou de mouvement de panique et en faisant les choses lentement mais sûrement. C'est logique, leur fond souverain est le plus puissant au monde (1,5% de l'économie mondiale, c'est énorme). C'est donc une arme économique et politique majeure, et BAE a dû bien recevoir le message transmis. Leur problème semble être la standardisation. Autre source d'inquiétude pour BAE puisque si une alliance RU, Canada, Norvège a du sens, le fait d'avoir des options différentes pose forcément problème. Maintenant l'offre française : ils nous prennent pour des latins, pour être polis, et ont déjà testé des bateaux espagnols. Je dirais qu'ils doivent penser que les latins font des jolis bateaux, qui coulent juste quand on les effleure, et qu'il est temps de re-travailler avec des gens sérieux, teutons ou anglo-saxons... Sauf que les offres de ces partenaires habituels ne sont pas au rdv question timing. Ça doit donc phosphorer sévère dans les crânes, avec la possibilité sans aucun doute poussée par la France de faire un package scandinave danois, norvégien, suédois autour de la FDI. Avec offre de standardisation et maintenance locale. Ça a évidemment du sens. Ça explique aussi les injonctions ministérielles à MBDA de passer la surmultipliée au niveau des missiles Aster, ou le test réel d'explosion sous-marine sur une FLF récemment. Histoire de montrer un peu de sérieux et de savoir-faire. Reste le fond du problème : ces pays ne nous font pas confiance pour gérer leur défense, alors que les US et leurs affidés britanniques l'avaient à 100% avant l'élection de Trump. Ce n'est donc, de mon point de vue, pas une question de matériel.
  14. Beachcomber

    Marine Britannique

    Excellent article sans concession sur l'état des lieus des écosystèmes maritimes britanniques. Un peu de yaka yfo sur les solutions et pas mal de vœux pieux sur la suite du programme mais ça vaut le coup de creuser, alors je me lance, en essayant d'être concis : Royal Navy pas à la hauteur des enjeux du moment, avec des problèmes de masse, de stocks, de disponibilités et de personnels. Écosystème des chantiers au Royaume Uni dans un état lamentable : peu de chantiers, manque de main d'œuvre qualifiée, infrastructures en nombre limité et obsolètes la plupart du temps. La plupart des antiques docks ont été reconvertis en quartiers "hype" pour "yuppies" donc la remontée en puissance passera par la création de chantiers ex nihilo mêlant bateaux gris et coques civiles (bon courage). Réserves (Marine Marchande sous pavillon national) quasi inexistantes, avec les quelques marins qui restent qui sont âgés (65% à plus de 45 ans) et une crise manifeste des vocations. Volonté manifeste de rester accroché à l'allié US. Finances dans un état "tendu" avec moult autres priorités... Ça c'est pour le côté sombre. Je dirais qu'il leur reste quelques atouts comme les entreprises BAE ou Rolls Royce branche marine, à partir desquelles ils vont pouvoir reconstruire. Ils ont aussi clairement gardé une approche innovante dans l'art de la guerre sur l'eau puisqu'il me semble qu'ils sont largement impliqués dans les succès ukrainiens en mer Noire. En termes de solutions ils comptent reconstruire une flotte logistique avec l'appui de chantiers étrangers. Ils escomptent également prendre de la masse grâce aux drones. C'est selon moi plus une obligation au regard du temps nécessaire à former humainement des techniciens (opérateurs machines outils, chaudronniers, marins) plutôt qu'un choix réfléchi et un avis tranché. D'ailleurs l'auteur n'explique pas comment il compte déployer ses drones en mer de Chine, mer Rouge ou mer de Barents depuis Portsmouth... Ils comptent aussi sur les alliés proches (dont norvégiens) pour augmenter les cadences et les tonnages. De mon point de vue ils essaieraient bien de convertir quelques supplies au rôle de porte-drones, à l'instar de ce que fait la MN avec ses Bsam et Bsaom, et aussi avec le Bgdm qui selon moi s'inspire techniquement largement d'un supply de part son dessin de coque (avec bien sûr un pont couvert dédié à la mise en œuvre de drones de guerre des mines). Bref, après la mondialisation heureuse et les années Thatcher / Reagan, les grands penseurs anglo-saxons du libre échange découvrent que les pays à qui ils ont confié les basses œuvres polluantes et mal payées peuvent se rebeller et qu'ils ont abandonné toute une partie de ce qui a fait leur succès (moins pour les US mais leurs chantiers ne sont pas en forme olympique non plus). À titre personnel je ne crois pas un instant à la création de nouveaux chantiers mixtes au RU : les règles de "concurrence libre et non faussée" enlèvent tout espoir de rentabilité sur ce type de marché. De plus l'écosystème à mettre en place est d'autant plus compliqué à développer qu'on a "cassé la gueule" à 2 générations de gens motivés à reprendre le flambeau des anciens, sur les bateaux et sur les docks. En tous cas le constat est clair et assumé, c'est déjà un point de départ... à suivre.
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