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Tout ce qui a été posté par Kiriyama
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C'est bien ça.
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Taiwan
Kiriyama a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Politique etrangère / Relations internationales
Qu'ils restent chez eux. -
J'arrive tout doucement à la fin du livre. Pas mal de choses intéressantes, encore. L'ordre Néron de destruction systématique de l'infrastructure allemande et que Speer a empêché, était de toute façon inapplicable : il n'y avait tout simplement plus assez d'explosifs pour détruire les usines et ouvrages d'art ! L'opposition de Speer a cet ordre ne s'expliquait pas vraiment par des considérations humanitaires immédiates, mais par le souci de préparer l'après-guerre. A ce stade, Speer était déjà complètement supplanté par son ancien adjoint Karl-Otto Saur qui s'était fait une spécialité de fournir à Hitler des statistiques fantaisistes. Dès janvier 1945, Speer prépare l'après-guerre et espère être désigné comme le "dauphin" d'Hitler. A ce sujet, c'était parfois cocasse : des zones encore approvisionnées en carburant et charbon n'avaient plus de moyens de transports, tandis que des zones ayant encore des moyens de transport opérationnels n'avaient plus d'usines en état de produire quoi que ce soit. Pour essayer de pallier à la pénurie de carburant pour les véhicules, il y a eu des tentatives d'installer des moteurs au charbon ou au bois sur des camions… Mais sans grand succès. L'impossibilité d'approvisionner les fronts devenait d'ailleurs tellement critiques que certains haut-responsable ne voyaient plus l'utilité de créer de nouvelles unités et d'incorporer de nouveaux soldats, car il n'y avait tout simplement plus d'équipements à leur distribuer. Même Hitler, au moment de la création du Volkssturm, doutait de la capacité de Goebbels et Bormann à les équiper.
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Oui, c'est lui. Malgré les apparences, c'est bien un quadrimoteurs.
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Un autre problème pour les dirigeants allemands, ça a été son incapacité à trancher dans son rapport à l'insudtrie. Certains dirigeants nazis veulent que les industriels soient soumis à la direction politique et militaire, alors que d'autres (dont Speer) sont favorables à l'auto-responsabilité. Dans ce dernier principe, les industriels décident quoi produire, et les militaires adoptent cette production. Cette hésitation sera source de conflits incessants. A noter aussi que beaucoup de projets d'armes "futuristes" (bombardiers à réaction à long rayon d'action, missiles…) s'expliquent par le fait que ces firmes voulaient conserver leurs ingénieurs dans leurs bureaux d'études et leur éviter d'être envoyés en front.
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Il a vraiment une apparence bizarre…
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Oui, mais les appareils sont techniquement dépassés : même modernisés, les Me-109 ne rivalisent plus avec les P-51. C'est un choix délibéré de Speer : produire des armements parfois dépassés, mais plus simples, rapides et moins coûteux à fabriquer. Et encore, même numériquement l'Allemagne est dépassée. Speer au départ parlait de privilégier la qualité sur la quantité, mais a fait l'inverse pour des raisons économiques et pratiques et, au final, il n'y avait plus ni l'un ni l'autre. A noter, pour la petite histoire, que la fin de l'année 44 est occupée par un débat au sein des "élites" nazies : la réforme des… retraites ! Apparemment, ils ne sont pas d'accord sur une éventuelle revalorisation de la pension des travailleurs retraités et ceux qui le seront. Apparemment, il n'y avait rien de plus urgent à discuter à ce stade de la guerre.
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Le Corsair II ?
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Il y a d'ailleurs un désaccord entre Himmler et Speer sur l'attitude à adopter vis-à-vis des travailleurs déportés. Pour Himmler, le travail devait servir à exterminer les "races inférieures" alors que pour Speer, le travail devait servir à produire les armements nécessaires à la guerre. Mais finalement, Speer ne fera pas grand chose pour améliorer le sort des détenus et se contentera de la main d'œuvre concentrationnaire exploitée par Himmler sans trop poser de questions. Le livre explique bien aussi la gabegie du programme V2 : consommant énormément de carburant, peu efficaces, gourmand en matériaux rares… Ses ressources auraient été plus utiles pour produire des avions de chasse qui auraient permis de protéger les usines.
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Les USA, toujours nos alliés ?
Kiriyama a répondu à un(e) sujet de Chimera dans Politique etrangère / Relations internationales
Malheureusement, je n'ai pas l'impression que les dirigeants européens soient capables de réagir assez vite et efficacement. Sans compter que les pays de l'Est de l'Europe, inutiles de les citer nommément, sont à leurs crochets. Que d'autres ont une politique qui est entièrement tournée vers les USA, la politique étrangère de l'Allemagne se bornant à vendre des Mercedes aux Etats-Unis... Je ne suis pas optimiste. -
Vous cherchez un bon avion pour partir en vacances ? Boeing 737 MAX : la bourde de Brussels Airport A lire ici.
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Ces véhicules à roues sont quand même énormes ! Est-ce que ça n'en fait pas des cibles faciles à toucher ?
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Les USA, toujours nos alliés ?
Kiriyama a répondu à un(e) sujet de Chimera dans Politique etrangère / Relations internationales
Depuis 1945 disons. -
Le livre aborde aussi le gros problème de la main d'œuvre pour l'Allemagne nazie et l'impossibilité des arbitrage entre ministère du travail et l'armée. L'armée veut puiser dans les ouvriers pour combler ses effectifs, mais cela déforce les usines qui ont besoin de cette main d'œuvre pour produire suffisamment que pour réaliser les plans de production définis avec Hitler. A ce sujet, l'exploitation de la main d'œuvre déportée se montre assez peu efficace. Mal nourrie, en mauvaise santé, elle ne donne pas les "rendements" espérés par les nazis. L'Allemagne souffre aussi d'un manque de main d'œuvre qualifiée pour produire ses nouvelles armes, notamment les sous-marins Type XXI et XXIII dont les prototypes, mal assemblés, coulent dès leur mise à l'eau. Ce manque de main d'œuvre qualifiée impose aussi de garder en production des armements qui commencent à être dépassés (Me-109 par exemple), mais qui sont faciles à produire par une main d'œuvre peu qualifiée.
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Les raids sur les usines qui produisaient de l’équipement semblent quand même avoir beaucoup gêné l’organisation militaire. Voir des dizaines ou des centaines d’avions partir en fumée alors que la Luftwaffe en avait cruellement besoin n’a pas aidé...
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Italie
Kiriyama a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca pue déjà l'embrouille. Ca fait déjà penser à l'affaire Meredith Kercher. -
D'après martin Kitchen (je ne sais pas quelles sont ses sources), l'acharnement sur les grandes villes (Hambourg, Berlin…) a aussi été préjudiciable puisque ces attaques se font au détriment des raids sur les zones industrielles.
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Dans le livre, on précise bien que c'est lui qui a fourni à Himmler les matériaux de construction nécessaire à des camps d'extermination pour construire les chambres à gaz, fours crématoires, etc. Il n'ignorait rien de ce à quoi étaient destinés ces camps. Il a également fréquemment assisté à des réunions ou à des discours d'Hitler ou Goebbels où était clairement précisé le sort réservé aux juifs.
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Les jeux vidéo et le réalisme des armes, des combats...
Kiriyama a répondu à un(e) sujet de starpom dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Escape from Tarkov. Raid. Episode 2. -
YF23 documentaire
Kiriyama a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
En voici un autre sur le X-32. Il avait une bonne tête. -
@Shorr kan En effet, c'est bien ça. Il ne nie pas les crimes, mais affirme qu'il n'était pas au courant, minimise son rôle au maximum, joue le rôle de celui qui a été berné par les nazis les plus durs... C'est très probablement le pire de la bande. Comme architecte, il n'était guère doué. Les bâtiments sont impressionnants visuellement, mais la construction est généralement bâclée et la structure mal conçue. Dans la Chancellerie du Reich, il conçoit des couloirs tellement larges que les bureaux adjacents sont minuscules et inexploitables. Les employés travailleront donc dans des cagibis sans fenêtre au sous-sol, qui avaient été prévus pour stocker du matériel. Il avait aussi intégré un système de climatisation et d'escalators, inefficaces tous les deux.
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Bonjour, Je lis la biographie d'Albert Speer. Le livre est extrêmement intéressant et apporte un éclairage sur celui qui a longtemps été considéré comme le "bon nazi" sans reproche. On voit bien son absence de scrupules qui n'a pas hésité à faire expulser des milliers de familles pour ses projets d'urbanisme sans queue ni tête, exploiter la main d'œuvre concentrationnaire dans ses chantiers ou les carrières de pierre... Et s'il a un réel talent d'organisateur, ses capacités d'architecte son assez limitées.