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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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énergie La production d'hydrocarbures
Tancrède a répondu à un(e) sujet de nemo dans Economie et défense
Vu les dégâts que ce prix a causé à l'intérieur de l'Arabie Saoudite, les remous politiques, l'instabilité engendrée, je doute fortement qu'il ait été visé: le marché était tendantiellement à la baisse, et ils ont essayé de donner un coup de pouce. Sans compter qu'évidemment, le marché ne dépendant pas que d'eux, loin de là (même s'ils sont le joueur le plus conséquent), je doute fortement qu'on puisse cibler un prix, même à dix dollar près, quand bien même on a le poids de l'AS et son degré de contrôle sur la production. Par ailleurs, et surtout pour la période qui s'est close avec cette chute des prix, le secteur du pétrole de schiste aux USA était TRES hétéroclite, fait d'une multitude d'acteurs extrêmement différents et de toutes tailles, dont les seuils de rentabilité variaient beaucoup: la crise a juste entraîné une concentration (comme c'était attendu) plus brutale et rapide que ça aurait pu être le cas autrement. -
Rien de plus normal dans un organisme qui fait corps entre gens de même compagnie. Ca me rappelle ce qu'on avait cité quelques pages plus haut, à savoir l'évaluation du coût du Pentagone et du coût de fonctionnement de l'administration et des systèmes et organisations d'acquisition et de gestion (pas des achats/investissement, juste des systèmes d'achats) des forces armées américaines (donc hors rémunérations et achats)... Au total, on arrivait à ce chiffre hallucinant de 125 milliards de dollars (voire plus), soit autour de 20% du budget militaire, dédié à la bureaucratie. En plus du budget d'investissement, on voit bien ici une manne annuelle de dépenses et de redistributions (à des prestataires privés, aux copains, à des circonscriptions électorales....) qui forme son propre écosystème représentant des clientèles (dans la carrière militaire, en lien avec les politiques, en lien avec tout un secteur d'activité privée), des parcours de carrière, donc une masse d'intérêts et de "visions" du métier et du budget de la défense. Une masse qui se défend quand on l'attaque, vu ce qui est arrivé à ce rapport sous Chuck Hagel puis Ash Carter, tous deux censément si "consensuels" politiquement, si "pleins de bon sens", si "rationnels" et déterminés à allouer l'argent là où il doit aller.
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Le coup du général est prévisible: on en parle dans le sujet dédié aux personnels dans la rubrique "armées de terre", mais ça va vraiment avec le profil des officiers, surtout des officiers généraux, dans les armées occidentales modernes, et aux USA plus qu'ailleurs: des purs carriéristes/arrivistes en immense majorité, avec une mentalité ad hoc qui se perçoit dès West Point (qui tend à épurer la majorité des plus "purement" motivés), et qui constitue une barrière de plus en plus absolue quand on en arrive au stade des officiers généraux, qu'on voit désormais plus souvent comme des stagiaires préparant leur future embauche chez les fournisseurs (comme d'ailleurs le Congrès tend à devenir la grande école pour intégrer le "vrai" business: le secteur du lobbying sous toutes ses formes, et de la privatisation de la politique). Le coup du commandant de sous-marins est plus anodin.... Et cocasse: on croirait qu'un type à ce niveau de sélection, de compétence et de responsabilité serait plus malin et imaginatif dans ce genre de situation. Qu'il serait au moins capable de prévoir quelques coups à l'avance, de la jouer plus finement et de choisir de meilleures options en conséquence. Vu son choix tactique, il vaut mieux pour l'US Navy qu'il n'ait pas de sous-marins sous sa responsabilité: il ferait des conneries avec.
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énergie La production d'hydrocarbures
Tancrède a répondu à un(e) sujet de nemo dans Economie et défense
J'aimerais bien savoir où en est la dette globale du secteur et des entreprises qui le composent encore (il y a eu concentration j'imagine): il y a moins de 2 ans, c'était une bulle de plus de 5 trillions qui a évité l'explosion, mais a connu un dégonflement assez rapide quand même, causé d'importants dégâts économiques autour de ce que la plupart des commentateurs comme toujours fixé sur le très court terme appelaient la "révolution énergétique", et certainement impacté significativement le secteur du crédit en général vu les montants impliqués, sans même parler de la masse de fric public dont ces activités bénéficient sous de multiples formes aux USA (infrastructures, subventions, terrains cédés gratuitement ou à vil prix, exemptions fiscales, législation -ou plutôt dérèglementation-, complaisances diverses à tous les échelons, complicité dans beaucoup de choses, des expulsions aux ventes forcées de terrains en passant par les inspections environnementales "généreuses" ou oubliées....). De même, plus globalement, comme toute l'industrie pétrolière, c'est désormais un secteur très cher, où il faut une masse énorme d'investissements pour avoir une chance de toucher quelque chose: ce n'est plus le jackpot automatique d'il y a encore 30-40 ans. Pour le cas particulier du pétrole de schiste, dans quelle mesure est-ce réellement un "game changer", surtout dans le contexte actuel et prévisible du marché du pétrole (prix, contrats, besoins prévisibles, cartels existants)? Les marges valent-elles à ce point le coup par rapport aux risques et aux investissements, comparé à d'autres priorités ou opportunités dans le contexte américain, ou bien le secteur n'est-il pas surtout contraint, par ses dettes et investissements accumulés, par les structures existantes, à une fuite en avant qui va faire regonfler ce qui était déjà, et est encore, une bulle bien plus qu'un secteur si porteur? Merci pour l'avis: tu as plus de précisions? -
Un site intéressant que je recommande (parmi d'autres) pour l'information sur les tendances du débat public aux USA, afin de savoir où se focalise l'attention, sur quoi, sur qui, à quelle fréquence, pendant combien de temps.... Reflet des newscycles hyper rapides et des flux d'infos et de conversation sur les médias sociaux, ce mode d'analyse est encore insuffisamment regardé, alors qu'il est très indicatif (même si dans la limite de représentativité des médias sociaux eux-mêmes, où la part des gens réellement actifs dessus et postant plus ou moins régulièrement ne reflète que partiellement l'opinion et la population par âge, religion, sexe, tropismes politiques, lieu et type de lieu de résidence, CSP, niveau d'activité, tendances culturelles....) de ce qui constitue désormais le "regard" d'une population à un moment donné et dans la durée, les choses sur lesquelles l'attention et les conversations tendent à se tourner pour contribuer ainsi à former le cadre général de l'agora (ce qu'elle inclue, ce qu'elle tend à exclure, ce qu'elle oublie, ce sur quoi elle se biaise elle-même, qui la domine, qui pointe les doigts vers lesquels la majorité se tourne....). C'est de la "Twitonomie", de la "Facebookologie".... En plus de l'analyse quali et quanti des médias "traditionnels". Le site: echeloninsights.com. Il y en a d'autres dans le genre, certains plus spécialisés sur un média que d'autres, mais celui-ci s'est fait remarquer. Un exemple parlant avec l'analyse de la "conversation" politique sur twitter pour 2016: https://pbs.twimg.com/media/C0yTQdkXAAAx7q2.jpg:large Ou encore une analyse plus large sur l'impact médiatique des divers scandales (vrais et faux) qui ont remué la campagne: https://pbs.twimg.com/media/C07u_GsWgAAjVsH.jpg:large L'impact sur twitter des événements hors campagne pendant l'année: https://pbs.twimg.com/media/C0yV0VIXEAAYQvV.jpg:large La "conversation" selon les audiences (générale, bases "liberal" ou "conservative", élite washingtono-médiatique): https://pbs.twimg.com/media/C0yWGA2XUAIh6fD.jpg:large C'est amusant de pouvoir ainsi "visualiser" très rapidement ce qui a focalisé l'attention à un moment donné et/ou pendant une période plus ou moins longue, et de pouvoir faire le bilan de fin d'année permettant de faire les top 3 ou top 5 des "baleines" de l'info sur médias sociaux. On voit notamment l'extrême disproportion entre les scandales liés à Clinton et ceux liés à Trump: tout ce qui a nui à Clinton, justifié ou non, a littéralement écrasé tout le reste, même si on note en parallèle que Trump fut le sujet le plus mentionné/discuté de l'année. Plus marrant encore: comme indiqué dans les conversations sur ce fil pendant la première moitié de l'année (à ceux qui surestimaient le moindre événement pendant cette période, comprenant mal la différence d'échelle entre l'audience des primaires et celle de l'élection générale), l'impact des primaires, quoique plus important que d'habitude (et sans doute appelé à se développer encore), est littéralement minuscule comparé à celui de l'élection générale: la "taille" des conversations, et plus encore celle des scandales et crises de la campagne, est sans commune mesure (sur les graphiques, ce serait comparer de gentilles collines de Toscane à l'Himalaya). On notera aussi que l'importance des wikileaks dans les médias sociaux a été inversement proportionnelle à celle que ce sujet a eu dans les médias traditionnels: comme tous les autres sujets négatifs liés à Clinton, il a écrasé l'importance accordée aux sujets liés à Trump, révélant, vu la moyenne d'âge des utilisateurs vraiment actifs de twitters et leurs tendances dominantes (très nettement plus à gauche et/ou libertarien, au moins sur le plan sociétal), le profond déchirement côté démocrate/indépendants par rapport à Clinton, et avec elle l'establishment démocrate. Côté Trump, la droite est vraiment très nettement plus minoritaire côté utilisateurs et tendances, mais ça lui a moins nui qu'à Clinton, ce qui confirme l'analyse générale de la campagne: il ne l'a pas vraiment gagnée (en termes de performance et d'attribution du mérite et des causes), loin de là, c'est Clinton qui l'a perdue, dans les grandes largeurs. Il avait été prédit depuis longtemps par les analyses que si l'élection était à propos de Clinton, elle la perdrait, et que si elle était à propos de Trump, il perdrait.... Le fait est que ce que ces multiples angles de vue sur la conversation dans les médias sociaux révèle, c'est que l'attention, surtout négative, a été portée sur Clinton de façon écrasante. Je souligne enfin qu'un autre facteur atténuant la représentativité et la capacité révélatrice des médias sociaux est la plus grande possibilité de les parasiter sans que ça se voie dans la temporalité qui compte: les twitterbots (auxquels la campagne Trump a recouru 5 fois plus que la campagne Clinton) n'en sont qu'un exemple.
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Il est trop catégorique de dire que "le FBI est pro-Trump"; ce qui a été révélé est qu'il y avait une importante et très active faction pro-Trump au sein du FBI, surtout aux échelons de direction, tout comme on y trouve une faction qu'on pourrait plus qualifier de "pro-establishment", "pro-statu quo" et qui s'est plus alignée sur Clinton pendant la campagne. Il ne faut cependant à mon sens pas voir l'essentiel de telles "factions" comme des groupes organisés, mais plus comme des réseaux de sympathie et d'intérêts mutuels, aux liens plus ou moins distendus (alliés un jour, concurrents le lendemain, pour la plupart) entre hauts fonctionnaires de carrière qui font aussi partie de réseaux d'amitiés, de vues et/ou d'intérêts politiques (fondés tant sur les conceptions des politiques à mettre en place que sur les intérêts personnels de carrière). Ce n'est ni une "querelle des anciens et des modernes" (surtout s'il faut voir les "trumpistes" comme des "modernes", lui qui semble véhiculer une conception très nixonienne de la sécurité intérieure), ni un pur affrontement entre camps politiques, mais plutôt (pas entièrement) une relative structuration de la concurrence interne à l'organisation (la course à l'échalotte des familles de pensée et des ambitions), qui se sert (et la sert) de la lutte des partis et factions politiques pour ses propres objectifs. C'est aussi normal et inévitable que très malsain, surtout quand ça passe ce niveau, mais d'un autre côté, James Comey, qu'on ne peut pas soupçonner réellement (du moins tant qu'il n'y a pas de début de preuve) de fervent militantisme dans un sens ou un autre, n'avais pas tant de choix que ça dans sa ligne de conduite: quoiqu'il fasse, qu'il agisse ou non, qu'il produise ou non des documents (réellement ou faussement incriminants), il était perçu comme prenant parti pour un camp ou un autre. Quand on arrive à ce niveau de responsabilité, surtout dans un cloaque comme Washington où l'information "confidentielle" transpire à travers la majorité des gens qui la détiennent (et la font circuler anonymement ou pas, la transmettent à "qui de droit" selon leurs tropismes), aucune action ou non action n'est neutre, et surtout, aucune n'est perçue comme neutre: il n'y a pas de "je fais mon boulot sans me mêler de politique" quand on arrive aux échelons de direction et/ou qu'on tombe sur certains types d'informations, qu'on a certains types de moyens. Si on prétend "faire son boulot et pas de la politique", on est hypocrite (donc à sa place dans ce genre de poste), complètement con (et donc on n'a rien à foutre à ce genre de poste), ou à un stade de délire clinique (parce que cette posture ne marche que dans les mauvaises séries télé). Comey a été forcé de prendre parti: que l'annonce de l'enquête et la publication de ses non trouvailles aient eu ou non un impact décisif sur l'élection, le faire a été une prise de parti, tout comme ne pas le faire en aurait été une autr. Les clintoniens peuvent continuer à s'obséder dessus, c'est l'arbre circonstanciel qui cache la forêt qu'ils ne veulent pas voir: pourquoi, avec un tel avantage démographique, un tel avantage démocrate/"liberal"/"progressive" dans les politiques souhaitées par une vaste majorité du pays (encore plus nette dans la masse des abstentionnistes), HRC n'a t-elle pas mobilisé assez de monde là où un candidat démocrate moins impopulaire en aurait fait venir bien plus et aurait eu une marge de victoire plus que nette sur un candidat aussi mal aimé que Trump (dont 19% des électeurs ont voté pour lui tout en le détestant et en ne le croyant pas compétent)? A côté de ça, la guéguerre intestine au FBI ferait pâle figure si la posture à venir sur la Russie et la Chine n'en dépendait pas désormais dans un gouvernement Trump qui semble esquisser l'objectif de vouloir se rapprocher de la première pour mieux taper sur la seconde; pas forcément une mauvaise idée (même si le potentiel de la chose reste douteux, et si l'aptitude de ce gouvernement tout comme des agences chargées de l'implémentation peut être plus que sujet à caution), sauf du point de vue européen, parce que dans l'hypothèse d'un réchauffement russo-américain, notre pomme a des chances d'être le dindon de la farce. Tiens, ça me rappele qu'il faut que je bricole une farce pour la volaille de demain soir.... Pommes, marrons, noix, oranges, pain d'épices, chairs variées, foie gras peut-être.... Cognac, rhum ou un blanc bien riche? Je vais appeler James Comey pour demander....
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Comment expliquer le manque de popularité d'Hillary Clinton et son incapacité à mobiliser l'électorat américain, surtout dans ses tranches les plus jeunes? C'est à n'y rien comprendre, elle avait pourtant tout fait pour viser et taper juste: Si convaincante, si sincère et spontanée, si proche de la réalité, avec un message dont on sent tellement qu'il vient du plus profond de son staff marketing de ses tripes et convictions.... Que s'est-il donc passé, enfin?
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Keibler est mariée depuis 2014. Et quel mauvais goût d'être dans la famille McMahon: contrairement à l'image qui est donnée d'eux dans les vidéos de la WWE (sortes de superstars avec tous les bonus attachés au statut, mais c'est juste pour le show), les catcheurs pros sont des salariés, au mieux, ou le plus souvent engagés en indépendants (et pas vraiment génialement payés), tout le reste étant orchestré par la prod de la boîte pour leur narration visuelle. Epouser la fortune du proprio et garantir l'investissement en faisant des gamins, c'est plutôt pas mal. Très séduisant, et de très bon goût pour qui bénéficie de la manoeuvre.
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Un petit coup de Trump pour la bonne bouche, suscité par un article de Politico: http://www.politico.com/story/2016/12/donald-trump-donors-rewards-232974 Plus d'un tiers des quelques 200 personnes que Trump a rencontré pour les nominations à son cabinet et/ou dans sa Maison Blanche, sont d'importants contributeurs de campagne (de la sienne directement ou du RNC), totalisant autour de 60 millions de dollars en donations. 39% des candidats interviewés pour les plus hauts postes étaient des contributeurs, 38% furent engagés. Cela inclue des gens comme le multimilliardaire Carl Icahn (un "corporate raider" façon Gordon Gekko, qui a passé sa vie à démanteler des entreprises pour les revendre par morceaux), dont la valeur boursière a augmenté de 500 millions de dollars dans les 24h qui ont suivi l'annonce de sa nomination. Il a obtenu un poste de "conseiller" qui l'exempte d'examen de son patrimoine, de son statut fiscal et de ses finances, mais le met en position d'avoir la haute main sur la politique fiscale et règlementaire (il a par ailleurs mis en place, en "échange", un SuperPAC de 150 millions dédié à cette tâche, soit un pot-de-vin flottant pour tout élu GOP votant "bien"). Mais le fait ne doit pas obérer non plus que la grande majorité des autres candidats choisis appartiennent aussi à la "donor class", même s'ils n'ont pas contribué à la campagne Trump ou au RNC ce cycle électoral, soit qu'ils aient donné à des SuperPACs, soit qu'ils n'aient contribué que "localement" (au niveau du parti dans un Etat ou plusieurs, ou au niveau d'un comté, d'une ville ou juste de candidats individuels, ou encore via des campagnes de pub ou autres initiatives payées personnellement), soit qu'ils n'aient pas payé directement mais que les entreprises dont ils sont actionnaires l'aient fait. Selon les mots de Trevor Potter, un ex-conseiller de McCain en 2008 et spécialiste du droit électoral: "If the people who are counseling the president-elect are the donor class you will not get the policies his voters were hoping for" (si les gens conseillant le président-elect sont de la "donor class", vous n'aurez pas les politiques que vous espériez), dit-il en rappelant les mots même de Donald Trump pendant sa campagne, comme quoi ceux qui donnent veulent quelque chose en échange. Et s'ils donnent beaucoup, ils veulent énormément... Quoique "beaucoup" est un grand mot: les chiffres évoqués, pour la plupart de ces gens, sont des cacahuètes, ce qui rappelle l'adage politique déplorant non que les policiens soient à vendre, mais qu'ils le soient pour si peu cher. Potter continue: "le risque est la désillusion des électeurs qui ont voté pour le changement et se retrouveront avec une ploutocratie" (enfin.... Un pays encore plus ploutocratique qu'il ne l'est déjà). Le type qui a appelé ses adversaires des marionettes vendues au plus offrant, qui a dit financer sa propre campagne, a de fait assez vite commencé à prendre des contributions de gros donneurs. Un chercheur à l'American Enterprise Institute (un des plus gros think tanks aux USA, extrêmement marqué à droite, plus encore que la Heritage Foundation) décrit ainsi la situation: " de la façon dont se déroule la transition jusqu'ici, nous voyons un mépris assez choquant pour les questions d'éthique et de conflits d'intérêts, et encore plus pour la flagrante hypocrisie qui a lieu". "Le problème principal réside dans les énormes conflits d'intérêts, et dans le sans-gêne éhonté que Trump et son entourage démontrent en faisant de cette transition un exercice de "pay to play" à une échelle encore jamais vue". L'un des exemples les plus visibles est Todd Ricketts, le futur Secretary Of Commerce: milliardaire, lui et sa famille sont depuis longtemps des "super donneurs" du GOP et ont contribué environs 16 millions de dollars cette année, sans compter le SuperPAC qu'ils ont fondé (Future45) et qui fut la plus importante de telles organisations (celles sans plafond de contributions) à soutenir Trump. Betsy DeVos, la future patronne de l'Education, a contribué (avec son mari) plus de 10 millions au GOP et à Trump cette année, ainsi qu'aux campagnes de 17 sénateurs (qui vont aussi avoir à voter pour confirmer sa nomination, ou non ). Linda McMahon, épouse de Vince McMahon (ami de longue date de Trump) et co-dirigeante avec lui de l'empire du catch qu'est la WWE (et belle-mère de Triple H pour ceux qui regardent ce truc .... Occasionnellement, hein?), a contribué à hauteur de 6 millions à un SuperPAC pro-Trump: elle est nommée à la direction de la Small Business Administration. Rebekah Mercer, qui joue un rôle crucial dans le processus de nomination, est la fille de Robert Mercer, milliardaire hedge funder (spécialiste du high frequency trading dont l'utilité macro-économique pour un pays est plus que discutable, et l'impact parasitaire plutôt bien étayé) qui a donné 22 millions au GOP pendant ce cycle, et 2 millions à Trump, en plus d'être un proche de Steve Banon et la seule raison pour laquelle Breitbart News (coeur médiatique de l'extrême droite américaine) continue à exister malgré son audience somme toute limitée et son modèle économique défaillant. Dans l'ensemble, on voit plus le clientélisme électoral à l'oeuvre que la compétence, et le "marais" que Trump prétend vouloir drainer..... A en fait vu les portes s'ouvrir à lui encore plus large qu'à l'accoutumée. Le Cabinet a déjà 6 méga-donneurs (bien plus qu'aucun président n'a jamais fait.... Et il y a encore des places), et 38% des postes de la haute administration qu'il a déjà pourvu appartiennent aussi à cette catégorie de méga donneurs (eux-mêmes ou de la proche famille); d'ordinaire, et c'est déjà scandaleux, ces gens se voient offrir des postes d'ambassadeur ou des trucs du genre, mais là, en essence, on leur donne.... Le pays à se partager. Avec une majorité élue qui leur doit en bonne partie son élection et ses futures campagnes. Non seulement l'agenda législatif et fiscal et les contrats publics, mais aussi l'accès aux propriétés de l'Etat, aux ressources fiscales et aux moyens de l'Etat dans le pays et dans le monde pour favoriser aussi bien leurs préférences idéologiques pour ceux qui en ont (religion, environnement, flingues, homosexualité....) que les intérêts de leurs entreprises et de leurs familles. Un autre aspect choquant de ce sujet est que l'on en entendra assez peu parler à la télé, à moins de problèmes vraiment énormes et trop flagrants pour être ignorés, étant donné que la plupart de ces gens sont, comme indiqué, d'importants contributeurs de campagne, et que les médias audiovisuels aux USA dépendent avant tout, dans le secteur info, de deux choses: l'accès aux élus et hauts fonctionnaires ("access journalism" qui a remplacé le journalisme d'investigation et l'analyse.... Pas au profit de la vérité), et les budgets publicité de la politique (4 milliards dans les seuls médias télé cette année, plus environs 2 milliards dans la presse écrite et les nouveaux médias). C'est ainsi que des gens comme Ricketts, Icahn, DeVos et Mercer restent des figures peu connues malgré leur activité politique plutôt choquante et leur rôle très actif dans la corruption normalisée qui a lieu aux USA. Pour la note, Carl Icahn et Wilbur Ross, deux des éminents nominés, sont aussi les gars qui ont sauvé les fesses de Trump pendant ses désastreuses aventures en tant que dirigeant de casinos à Atlantic City (ceux qui l'ont foutu dans un cycle perpétuel de dettes insurmontables qui plombent encore le bilan de son groupe et l'empêchent de générer du cash, le contraignant à une constante fuite en avant dans l'investissement à crédit): en tant que créditeurs de Trump, ils auraient pu le détruire alors qu'il venait de louper des échéances de paiement, et ils ont laissé filer. Il a quand même fait faillite, mais ce répit a en essence sauvé sa carrière, une partie de son patrimoine, et sa peau. Ces gens ne donnent rien, et l'argent qu'ils ont accordé à Trump, tout comme celui qu'ils ont refilé à sa campagne et au GOP, ils entendent bien le récupérer au centuple. Icahn a soutenu les nominations de Steve Mnuchin (Secretary of Treasure) et Wilbur Ross (susmentionné: nommé au Commerce), et aura sans doute la haute main sur la nomination du prochain patron de la SEC (l'autorité boursière américaine), qui devrait arriver bientôt (source: Forbes), ce qui est sans doute ce qui l'intéresse le plus. En bref, un des plus grands corporate raiders des USA va sélectionner celui qui sera chargé de fliquer Wall Street. Cherchez l'erreur. Il a par ailleurs aussi présidé à la nomination de Scott Pruitt à la tête de l'EPA (agence environnementale fédérale) alors même qu'il possède un important groupe de raffinage pétrolier (domaine régulé et contrôlé par l'EPA) et que Pruitt est depuis longtemps anti-EPA.
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Bon, petite revue de Assassin's Creed: j'aime essayer d'être nuancé, mais il faut bien reconnaître les faits quand on ne peut les circonvenir ou en atténuer l'impact.... C'est tout caca. Moi qui attendais beaucoup, sans doute trop, de ce film (genre un "contre-modèle" à l'action à l'américaine, un autre genre de héros d'action....), je ne peux que confirmer le maintien de la malédiction des adaptations de jeux vidéos en films: ça n'a jamais donné que de la merde, ou, au mieux, au goût de certains et lors d'accidents, de la médiocrité. Les scènes d'action sont occasionnellement bonnes, voire acceptablement spectaculaires dans les moments voués à canaliser l'héritage visuel des jeux, et qui présentent ainsi des panoramas grandioses où des personnages se lancent dans les "figures imposées" des grands sauts improbables dans le vide, ou d'amusantes et stimulantes mais courtes phases de parkour en environnement urbain ou dans d'étroits intérieurs.... Mais ces scènes se noient dans le reste. Qui n'est pas bon. Du tout. Michael Fassbender est sous-employé et mal employé, tout comme Marion Cotillard, plus vouée à la mono-expression que jamais. Jeremy Irons est encore plus gaspillé, mais on est désormais si habitué à le voir en second couteau ou antagoniste dans des navets à gros budget (il doit vraiment avoir besoin de fric, ou de rester actif, pour s'être ainsi "gâché" depuis 15-20 ans) qu'on devrait avoir pour règle d'éviter les blockbusters l'employant ainsi en "justificatif" pour rehausser l'affiche (il a systématiquement mal choisi, je trouve). Les persos et leur caractérisation, leurs interactions et conflits, sont d'un niveau pré-ado confirmé, et d'une grande superficialité, d'une absence totale d'un quelconque signe de contenu, voire même du sentiment que quelque chose se passe quand ils se récitent leurs lignes de dialogues entre eux. Le scénario est, comment dire.... Fidèle à la série de jeux? Ce qui marche dans un jeu vidéo centré sur "me, myself and I", donc comme un booster d'ego centralisé sur la petite personne du joueur, et au final dans un contexte où l'importance de l'histoire de fond et de la réalité émotionnelle (ce à quoi on se rattache dans un récit, qui donne "corps" aux personnages, et par eux, à l'intrigue et au background) sont assez secondaires par rapport au visuel, à la progression personnelle (où on est directement impliqué) et au gameplay (interactif, donc plus stimulant, identifiant et "approprié" par le joueur/spectateur), ce qui marche dans ce contexte donc, ne passe vraiment, mais alors vraiment PAS à l'écran, qui a ses propres règles de récit, son propre mode de narration, d'identification et d'appropriation, et donc ses propres histoires: ici, même si on pourra critiquer la scénarisation et la narration autant qu'on voudra (et avec légitimité pleine et entière: c'est très raté), il est à mon sens plus pertinent de critiquer les fondamentaux.... Ce qui marche pour un jeu vidéo ne marche PAS pour un film. La trame même de l'histoire, une fois mise à l'écran et dans un récit qu'on ne consomme qu'en le regardant, ressort comme profondément stupide (et je ne parle pas de la nécessaire "suspension of disbelief" qui préside à tout récit de SF/fantasy: les éléments a-historiques, a-scientifiques, "magiques".... Sont acceptés comme préalable) et sans grande capacité à vous faire rentrer dans le trip dès lors qu'on ne peut pas focaliser son attention sur le fait de faire choisir et bouger soi-même les personnages. Enlevez cette possibilité, et il va bien falloir vous concentrer sur l'histoire, et là.... C'est plat, mélo façon ado alors que les persos sont creux et n'inspirent aucune sympathie ou identification, c'est sans intensité ou suspense.... Au final, chiant, sans objet, sans enjeux: comme un projet qu'on essaie d'annoncer pendant plus d'une heure et demie sans jamais avoir les moyens de commencer à le réaliser. Et alors même que beaucoup de blockbusters médiocres ou mauvais arrivent quand même à faire du fric (voire l'incompréhensible réussite de World of Warcraft.... Essentiellement en Chine), celui-là est en train de flopper grave.
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Il y a un débat, censément ridicule (et qui l'a été pendant longtemps, tant que le bon sens et l'acceptation de données accumulées depuis le début du XXème siècle faisaient partie de la réflexion) mais aujourd'hui bien réel, et pas dominé par les auspices de la logique, sur ce point particulier qui est en fait consubstantiel des différentes "écoles" féministes dominant actuellement: savoir si les différences hommes femmes sont essentiellement génétiques (très contestable), essentiellement socio-culturelles (encore plus contestable), ou, plus logiquement, un mélange nature-culture dont on essaie de déterminer l'ordre de grandeur des proportions. Cette dernière position, aussi vague et encore difficilement déterminable avec exactitude soit-elle, devrait logiquement être un point de départ commun pour tous les chercheurs, mais c'est très loin d'être le cas, et ça tend en fait à être de plus en plus une position lourdement contestée, et dans certains cas, nombre de chercheurs (particulièrement vrai dans les mondes anglo-saxon et scandinave où le "feminisme institutionnel" a acquis des positions dominantes dans les cercles universitaires et médiatiques) se sont retrouvés mis à l'index, voire complètement ostracisés, pour avoir commis le crime de s'en tenir aux données existantes. L'exemple bien connu dans ce domaine est celui de Lawrence Summers, ancien chef économiste de la Banque Mondiale et membre du gouvernement Clinton qui, devenu président de l'Université d'Harvard, s'est retrouvé au coeur d'une polémique qui a mené à sa démission forcée, parce qu'il avait, lors d'un déjeuner (dans un cadre informel, donc), émis une hypothèse pour expliquer l'importante différence de représentation hommes-femmes dans les "tenures positions" (le haut de la hiérarchie des enseignants, avec un poste à vie: l'équivalent d'une chaire.... Avec plus d'avantages et un statut plus élevé) des universités et instituts de recherche dans les domaines des sciences exactes. Nul sexisme dans sa position, juste un résumé des données statistiques connues sur les différences entre sexes sur le sujet de l'intelligence et ses différents aspects (QI général, raisonnement spatial, projection, calcul mental, prise de risque, lecture, langage, compétences sociales....), et sur celui des inclinations et préférences (choix entre vie personnelle et travail, sacrifices consentis pour tel ou tel, importance de la recherche de statut social/professionnel et d'image de soi selon le sexe....). Le point général est que ce qu'on appelle "second wave feminism", et plus encore le/les "third wave feminism(s)" ont imposé, à partir des années 70-80, un cadre général de réflexion à toutes (ou presque) les branches organisées (et financées et représentées) du féminisme (dont les "tendances" internes, régulièrement en conflit, sont en fait assez consensuelles dans leur "analyse" fondamentale, se chamaillant sur des détails souvent encore plus absurdes que leurs prémisses), dans un pur mécanisme de fonctionnement idéologique que ne dénonceraient pas les Bolsheviks les plus enragés. Au final, c'est un dogme... Ce qui suppose évidemment que tout ce qui ne récite pas le credo est excommunié et poursuivi, la diversité, la critique et la contradiction n'étant pas autorisées hors de bornes très étroites (sachant que des polémiques surgissent fréquemment sur tout et rien, jusqu'aux choix de couleurs de murs -les couleurs étant sexistes et assignant des rôles, apparemment-, ces bornes sont certainement très proches les unes des autres). Et cette idéologie dominante part de principes fondamentaux comme ce postulat sur la biologie: elle n'existe pas, ne compte pas pour autre chose que la forme de l'appareil sexuel (sauf quand une féministe se lance sur une grande tirade sur "l'éternel féminin" et une supériorité intrinsèque de la femme, qui peut faire tout ce que l'homme fait, et en talons aiguilles, et a en plus des super-pouvoirs particuliers). Les différences de structure et chimie du cerveau, nada, le dymorphisme sexuel, connaît pas, la réalité statistiquement mesurée sur un certain nombre de sujets, inexistante ou infinitésimale (ou un complot patriarchique), l'impact sur les façons d'apprendre (et notamment l'impact négatif de la négation de ce fait sur l'éducation et les résultats scolaires des garçons depuis une trentaine d'années), les tropismes naturels selon le sexe, les capacités moyennes, les modes de socialisation, les types d'autorité et de légitimité acceptées.... Que dalle. Rien de tout cela n'existe ou n'a de conséquences, et qui dit le contraire est sexiste et doit être réduit au silence et/ou détruit (ce qui est fait désormais avec une alarmante constance dans les milieux universitaires et scolaires censément voués à l'intelligence et à la liberté d'expression: une vaste blague de nos jours). La biologie, donc, n'existe pas, sauf quand la discipline peut être contrôlée: voir l'ouverture d'un département de "biologie féministe" à l'Université du Wisconsin, tout comme d'autres universités ont ouvert des départements et cursus en "histoire féministe", "philosophie féministe".... Tout en influant sur les facultés pour "épurer" nombre de cursus (de sciences humaines surtout) d'innombrables éléments fondamentaux (notamment via un "équilibrage" forcé des listes d'auteurs à consulter pour avoir une parité hommes-femmes: on supprime une foultitude de grands penseurs -parce qu'hommes- et grandes oeuvres -parce qu'écrites par des hommes-, et on en remplace la moitié ou plus par des femmes, dont l'essentiel sont de seconde zone, juste pour trouver cette parité), tout en imposant une doxa générale dans autant de cursus et cours que possible en y surimposant la grille de lecture voulue; ainsi dans des cursus aussi variés que l'économie, les beaux arts, le droit, la sociologie.... Où tous les cours qui peuvent être modifiés le sont, incluant un bon petit bourrage de crâne (par éléments glissés ici et là, par quelques cours imposés ici et là, par des réécritures du syllabus de ces cours, par le choix des professeurs...) foutant une version reader's digest du dogme sous toutes les formes possibles, là où il ne devrait pas se trouver et là où ça n'a rien à voir avec le sujet. Même les cursus de sciences exactes commencent à être attaqués ainsi, dans un pur style de propagande, insidieuse ou pas. Et la réalité du propos reste, sur le sujet évoqué (la biologie n'existe pas) comme sur d'autres. Dans le cas évoqué des différences entre sexes sur le corps et le cerveau, c'en est à un point où l'on n'aborde le sujet qu'en partant inconsciemment de ce postulat. Tout comme, par exemple dans le débat sur cette question dans les armées, on ne peut même commencer le débat qu'avec l'idée pré-inscrite que tout le monde a un droit légitime à sa place dans les armées, en renversant la logique fondamentale de l'impératif militaire: la réalité de la guerre et des opérations dicte la façon dont l'armée doit se composer et se préparer, la réalité de l'armée dicte son recrutement et son équipement (et trouver un minimum de compromis pour s'adapter à son bassin de recrutement et à certains impératifs sociétaux.... Qui gardent cependant la seconde place dans les priorités). Mais non, aujourd'hui, c'est l'armée qui doit entièrement s'adapter et se conformer aux préférences et "droits" (quelle que soit la définition du moment) des recrues dans la mentalité de cette idéologie, et la contrainte extérieure (guerre, opérations, exigences du milieu hostile, incontrôlable et imprévisible qui s'impose à vous) passe au second plan, par rapport au discours ambiant qui affirme que c'est ainsi que ça doit se passer, en niant la réalité aux entournures qui l'arrangent. Ca semble abstrait, mais c'est pourtant le substrat de tous les articles, commentaires, vues, analyses et politiques qu'on voit passer sur le sujet (avec parfois une réaction qui peut devenir plus ou moins violente, voire idéologique, en réponse): on nie la biologie, on nie les besoins des armées (on préfère en modifier la définition pour accommoder l'idéologie), on nie la réalité de la guerre, on nie les impératifs et logiques du collectif (le groupe, l'unité, le corps, l'armée) au profit de ceux de l'individu, on essaie de forcer la réalité à se conformer à l'idéologie et ses ambitions (telle proportion de femmes dans tels postes et grades), on impose une autre image (tant de femmes dans la photo, surtout au premier rang pour fausser la réalité, tant d'évocations avec un accent fort mis sur le rôle de quelques femmes au détriment de la masse d'hommes) souvent au point de changer la perception de la carrière militaire (notamment à la dévaloriser, dans l'absolu ou aux yeux des hommes: c'est par exemple un phénomène observé de longue date qu'un métier qui se féminise est graduellement déserté par les hommes, en tout cas les "bons", et impacte la motivation de ceux qui restent).... Et dans la mentalité du temps, même débattre de telles choses est sexiste. Notamment parce que comme toute idéologie, le féminisme réduit l'évocation de différences à une question (très pauvrement comprise) de pouvoir et de hiérarchie: tout est perçu avec cette seule lumière (et la notion de pouvoir dans le féminisme est vraiment TRES mal comprise, très limitée, voire infantile). S'il y a différence, il y a hiérarchie, et donc oppression (sous entendu, oppression des "gentils", cad le groupe auquel le commentateur se rattache): c'est l'alpha et l'omega des idéologues.
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Trop bon, trop con! Sans doute une impression due au fait que malgré que son perso ait 3 enfants, une part de nous reste persuadée qu'il est puceau. -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ouaip, mais je sais pas pourquoi, y'a quelque chose dans Noah Wyle qui ne me convainc jamais, quel que soit le rôle qu'il ait. Difficile de le voir et le croire en tant que meneur, et encore plus avec ce script rasoir et ses lignes de dialogues bourrées d'onanisme patriotique raz des pâquerettes, d'idéalisme cheap et de la mentalité politiquement correcte superficielle de notre époque. Un grand torrent d'insipidité niveau ado. -
On a du mal à quantifier la chose encore aujourd'hui, mais on peut indiquer des ordres de grandeur, même juste vaguement indicatifs: les industries qui sont parties en Chine ne reviendront pas, ou plutôt très partiellement, parce que tout ne tient pas qu'aux avantages comparatifs chinois sur le coût de la main d'oeuvre, la concentration des industries manufacturières du monde entier, l'asservissement (et l'interdiction de contestation, si besoin est violemment) d'une main d'oeuvre corvéable et exploitable à merci.... L'automatisation de la production fait aussi partie du mix: est-ce un tiers, ou 40%, voire 50% des emplois industriels disparus qui lui est attribuable? Est-ce même évaluable à 2, 3 ou 4 décennies de distance (la désindustrialisation de l'occident commençant, on va dire symboliquement, dans les années 70, et la sinisation de cette production dans les années 80), et avec le degré de variabilité des coûts et facteurs de production de pays à pays? Ce qui est sûr, c'est que la proportion est conséquente, mais aussi que le niveau attendu de formation/compétence/technicité des ouvriers qui restent pour assurer la production, surtout dans un pays riche/développé (à coûts de vie et production plus élevés), doit être nettement plus conséquent. Le tout sur fond de ressources fondamentalement plus chères (quelles que soient les variations du moment) que dans les 30 glorieuses. Le modèle industriel qui impliquait une vaste proportion de la population active dans le secteur secondaire sur fond d'un occident monopolisant l'essentiel des capacités industrielles, avec majoritairement des gens peu qualifiés pour assurer la majorité des tâches tout en gagnant assez pour former une partie de la classe moyenne, ce modèle a vécu. Une des composantes de cette équation au moins (la proportion de population ainsi occupée) est désormais inaccessible, même si on pouvait (ce qu'on doit et peut) recréer une plus vaste demande solvable, y compris (et surtout) dans ces couches médianes et modestes. Par ailleurs, se focaliser sur ce point du débat (trop long et complexe pour espérer faire un point dans un sens ou un autre en quelques lignes), c'est passer à côté de l'autre changement économique majeur par rapport aux années "vertueuses" de la grande industrie: la répartition des bénefs, des gains de productivité.... Aujourd'hui (j'avais posté quelque chose à cet effet quelques pages plus haut, indiquant la proportion), si tu retrouvais, toutes choses égales par ailleurs, le niveau de croissance de cette période, et le type de croissance de cette période (valeur ajoutée industrielle), tu ne changerais pas de beaucoup les niveaux de revenus et l'accès aux opportunités de la majorité des gens (particulièrement aux USA), ouvriers ou non: la clé de répartition de la richesse créée a tellement changé qu'il faudrait des taux de croissance invraisemblable (à deux chiffres, et pendant très longtemps) pour retrouver une dynamique permettant de recréer même un peu de "rêve américain", c'est-à-dire une chance raisonnable pour au moins la moitié de la population de voir ses enfants mieux réussir qu'eux (aujourd'hui, c'est l'inverse, et c'est le cas depuis 4 décennies). En essence, dans ce contexte, même si les usines revenaient en masse et si rien ne changeait commercialement (pas de rétorsion, les réindustrialisateurs ricains reprennent des pans entiers de parts de marché par l'opération du St Esprit, les taux de marges ne changent pas....), l'essentiel des bénefs iraient aux one percenters (contrairement aux années 40 à 70), et la classe moyenne américaine n'en serait pas recréée pour autant.
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
J'avais bien aimé certains trucs dans les premiers épisodes, l'ambition qui allait avec, puis comme dit Collectionneur, ça s'est vite avéré petit budget/petit bras, mais plus encore, ça s'est avéré excessivement bien-pensant à plusieurs égards: toutes les tropes politiquement correct du moment, onanisme moralisant et patriotique gnangnan, le tout pour une absence totale d'originalité dans la trame de fond de ce "genre" SF-post apocalyptique (qu'on le veuille ou non, désormais, y'a beaucoup d'équivalents, et depuis longtemps). Beaucoup de répétition et d'enfermement inutilement long dans des sous-intrigues souvent ratées et un onirisme global (les enfants "modifiés" et l'espèce de métaphysique qui va avec) bas de gamme. Les personnages, les dialogues et le niveau d'intrigue côté relations entre les individus est de niveau ado émo, et franchement, j'ai tenu un peu plus de 2 saisons, en grande majorité par habitude et la FOMO (fear of missing out) que je tends à avoir sur des séries dans certains genres où je suis bon public (SciFi, historique, fantasy.... Tout ce qui fait sortir du cadre de vie habituel). -
Il a abandonné ses 2 premiers enfants, la gamine qu'il a sautée avait 13 ans, et il s'affirme ultra-militariste tout en ayant tout fait pour éviter de servir.... Un vrai conservateur moderne: do as I say, not as I do. Mais je ne me crois pas particulièrement dur sur sa notoriété musicale: je n'en veux à personne d'être fan, mais le fait objectif à reconnaître est qu'il n'est pas vraiment connu et n'a pas atteint de notoriété hors des USA, et aux USA, son audience reste cantonnée à une certaine géographie et une certaine sous-culture: il n'a pas franchi le cap qui fait les stars/célébrités/artistes notables, restant cantonné dans son petit bac à sable. Qu'après des spécialistes pointus d'un genre de musique particulier le connaissent, c'est fort possible, mais bon, en un autre temps, quand je suivais avidement la scène rock/hard rock/metal et jouait un peu la mentalité "gardien du temple"/geek, je l'ai jamais entendu entrer dans la conversation. Même des gars comme Steve Vaï ou Yngwe Malmsteen, qui sont des guitaristes surdoués et experts à un degré incroyable, connus avant tout pour leur virtuosité, comme Nugent (à un bien moindre degré), n'ont jamais eu une immense notoriété ou n'ont jamais franchi ce cap de la grande reconnaissance (et des ventes qui vont avec), sans doute en raison de cette même virtuosité qui écrase toute autre chose dans leur oeuvre: pas de bonne chanson, pas de grand titre/tube/hit qui marque, ni par les paroles ou la mélodie, juste une absorption des oeuvres par le déchaînement de virtuosité à la gratte (résultat, Malmsteen par exemple a acquis plus de notoriété en reprenant des grands airs classiques à la guitare). Nugent, c'est pareil, même si quinze crans en-dessous question rendu, et, faut être franc, mais quand ton titre phare est Wang dang sweet poontang, tu te dis qu'il a quelques limites, et qu'on peut comprendre pourquoi, malgré ses 40-50 piges de carrière, il n'est pas dans le Rock n'Roll Hall of Fame (et non, ce n'est pas à cause de ses prises de positions politiques), qui consacre avant tout (longtemps après qu'ils aient cessé d'être "choquants" -vraiment ou non) des artistes pour leur notoriété, leur image, la popularité récurrente d'au moins quelques titres, et leur succès commercial. En revanche, je suis injuste; j'oublais un chanteur notable estampillé GOP..... Enfin, qui a été notable il y a 20-30 ans et depuis joue au mieux les occasionnels invités récurrents en télé-réalité (notamment avec Trump, sur The Apprentice): Meat Loaf. Lui a eu UN titre qui lui a fait franchir le cap de la notoriété (et pas grand-chose après). Une citation de Lizz Winstead (comédienne, scénariste, co-créatrice du Daily Show de Jon Stewart et productrice de multiples autres) sur les difficultés de Trump à avoir des personnalités et talents notables pour son inauguration: "he can't have A listers, he can't have B listers, and I doubt he can even have craigslisters" (il n'arrive pas à avoir des A listers ou des B listers, et je doute maintenant qu'il réussisse à avoir des craigslisters.... note: Craigslist est le plus grand site de petites annonces et discussions aux USA, notable dans les conversations pour son usage comme site de rencontres.... Souvent douteuses).
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Armée Française a 2% PIB quels projets ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de bubzy dans Economie et défense
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah, y'a longtemps qu'on n'avait pas vraiment essayé de faire ça sur AD.net: un vrai exercice de paluchage dans la grande tradition du forum. Tout le monde a bien joui? Oui? Alexis, quel coup de poignet tu as! -
L'envie de voir les "intellos" (le plus souvent autoproclamés tels) et "bien pensants" avoir le bec dans l'eau obscurcit la pensée (on veut tous tellement le voir qu'on peut s'obséder pour la chose et en venir à croire que tout ce qui entraîne ce genre de choses est par essence bon): croire qu'une guerre commerciale avec la Chine va faire revenir des millions d'emplois industriels est en grande partie illusoire: même si un meilleur équilibre entre protection et ouverture est plus que désirable, et même si une stance plus ferme est souhaitable vis-à-vis de puissances exportatrices (Chine en tête) vis-à-vis de qui les contraintes économiques sont par trop éloignées pour que le jeu soit assez équitable, le problème de fond sur lequel Sanders et Trump ont surfé n'est pas là. Qui plus est, la plupart des nominés au cabinet de Trump ont des vues et intérêts très éloignés de cette apparence de volonté protectionniste. Pour la note: Trump a fait grand cas des quelques 700 emplois qu'il a "sauvé" (sur plus de 1800) récemment en accordant d'avance une énorme exemption d'impôts à l'entreprise concernée (Carrier Group.... Et ce via Mike, donc avec le budget de l'Indiana qui, géré par Pence, n'a pas beaucoup de ressources fiscales et tend déjà à mal remplir ses missions basiques).... Dans la même ville que ces licenciements un peu moins nombreux que prévu, on a annoncé cette semaine qu'une autre entreprise industrielle délocalisait toute sa production au Mexique. Pas de réaction de la Maison Blanche. Il a eu son coup de pub, les autres peuvent crever la bouche ouverte.... Pas si mal pour le futur budget américain: s'il faut racheter chaque emploi au prix qu'il a payé, c'est la banqueroute en quelques mois.
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Décidément, le Donald n'arrive pas à faire venir du monde à son inauguration.... Surtout les célébrités auxquelles il veut tellement être associé depuis des décennies, et avec lesquelles il a toujours lamentablement foiré, n'ayant jamais eu de "A listers" dans son entourage, ou même de "B listers" (alors même qu'il était censément politiquement fréquentable). Pour les orchestres/choeurs non militaires, il aura le Mormon Tabernacle Choir (ancienne chorale très connue, mais surtout sur le circuit classique/religieux) et les Radio City Rockettes (danseuses de revues de NY dont l'image de marque est le levé de jambes collectif)..... Ce qui doit quelque peu heurter son snobisme (je doute que les Rockettes soient là par conviction; c'est juste de la prestation payante... Et pour la chorale sans doute aussi). Dans un autre registre, Trump a sélectionné le type pour le poste qui s'annonce le plus difficile de sa Maison Blanche, et l'un des plus cruels de Washington: White House Press Secretary.... Le "visage" de la Présidence, celui/celle qui s'adresse quotidiennement aux médias et canalise le message de la Maison Blanche.... Avec dans le cas présent un président qui tweete sans arrêt et se contredit continuellement. Beaucoup d'aspirines nécessaires en prévision pour Monsieur Sean Spicer, qui prendra le rôle que KellyAnn Conway a refusé (doit être un peu fatiguée après la campagne, et pas désireuse de jouer à l'équilibriste sur une montagne russe) avant d'opter pour un titre de "conseillère spéciale". Ce Spicer est un pur insider conservateur qui a longtemps servi comme chargé de relations publiques du Republican National Committee. On notera aussi la nomination du multimilliardaire Carl Icahn, un temps pressenti comme Secrétaire au Trésor, comme conseiller spécial sur le sujet des réformes en matière de réglementation. Inutile de préciser dans quelle ligne politique il se situe.
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En même temps, c'est pas comme si c'était un genre de conspiration inconnu de l'histoire humaine.... Depuis qu'il y a des Etats ou proto-Etats et des gens intéressés et puissants pour s'insinuer dans leur entourage, voire prendre le pouvoir eux-mêmes si l'occasion se présente. Là, c'est juste très en évidence..... Et quelques crans plus poussé que ce qu'on a pu être habitué à voir dans nos démocraties. en tout cas depuis un petit moment. Mais bon, à partir du 20 janvier à midi, Trump devra se soucier de quelques nouvelles expressions: - bribery laws - Emoluments Clause - nepotism laws - Stock Act (spécifiquement rédigé pour s'en prendre aux officiels qui entendent profiter ou faire profiter financièrement leurs proches des informations privilégiées dont ils disposent de par leur poste.... Spécifique, mais impliquant aussi beaucoup de choses délicates et souvent difficiles à prouver) Ca semble se profiler comme la plus grande ombre à sa présidence, sur le plan politique, parce que même sans rien faire de nouveau, il sera en infraction avec moult lois et règlements dès son inauguration. La question politique va être de voir de quelle façon et avec quelle ampleur l'attaque va s'organiser: qui va essayer de mobiliser des juges (surtout des juges fédéraux, avec un poste à vie ou indéboulonnables avant terme), qui va essayer d'intenter des procès "citoyens", d'organiser des plaintes.... Et à quelle échelle, dans quelle temporalité, avec ou non une stratégie d'ensemble.... Le parti démocrate a depuis longtemps montré qu'il ne se battait pas très fort sur beaucoup de sujets qui comptent, pas avec le même genre de rage aveugle et imbécile (mais parfois payante) qu'on trouve côté GOP, qui va souvent dans l'absurde, l'inutile et l'outrancier, envers et contre tout et tous (exemple avec le government shutdown ou les plus de 40 tentatives -d'emblée vaines, d'abolir Obamacare). Question image, les sondages révèlent qu'une grande majorité des Américains (y compris beaucoup d'électeurs Trump, même si pas ses"vrais" fans) est plus ou moins mal à l'aise sur le sujet des conflits d'intérêts de Trump, et que cette tendance croît avec le temps: le sujet est particulièrement épineux quand on évoque ses intérêts hors du pays, qui par leur existence même peuvent l'inciter à user et abuser de sa position pour les favoriser et les développer, mais surtout, l'exposent à l'influence de puissances étrangères, étatiques ou non. Dans tous les cas, ils représentent une incitation majeure pour que sa politique étrangère (et la politique intérieure d'ailleurs) en soit impactée, pour que les intérêts américains soient moins priorisés, voire sacrifiés à l'occasion, par rapport à ceux de Trump. Pour le fun, en ce qui concerne l'inauguration, quelques nouvelles: toujours pas de célébrités notables, toujours pas d'orchestres et chorales scolaires pour se pointer à la cérémonie du futur président, qui, à ce jour, doit se contenter de sa petite de America's Got Talent pour le grand moment de l'hymne national, et de Ted Nugent, le seul chanteur "notable" de la droite US, un pseudo-rockeur/country singer totalement inconnu hors des USA, au registre limité, qui a eu un certain succès au fil des décennies, mais uniquement cantonné au midwest et au sud (plutôt les zones rurales qu'urbaines), et qui est depuis un bail plus connu pour ses commentaires et sorties "politiques" sur FoxNews qu'autre chose (notamment traiter publiquement Obama de "mongrel", cad "bâtard" au sens de mélange racial ou de taré génétique). Pour l'anecdote, c'est aussi un gars qui se la joue rude Américain du midwest avec tous les attributs "virils" de ce style (notamment son insistance sur les flingues et la chasse à l'arbalète), mais qui s'est fait réformer du service au Vietnam en se pointant au bureau de recrutement en larmes, avec des sous-vêtements souillés de m.... L'histoire ne peut affirmer avec certitude si c'était par calcul ou s'il s'est fait dessus en arrivant sur place. Mais ça fait autant partie de sa réputation que quelques actes de menue pédophilie (avec une ou plusieurs nanas mineures, pas des enfants en bas âge). Pour Bocelli, il n'a en fait jamais été question qu'il vienne chanter, et se serait désisté face aux protestations: c'est juste l'équipe Trump procédant à son habitude, qui avait décrété qu'il venait et s'est ensuite couverte en inventant ensuite ces protestations.... Qui n'ont jamais réellement eu lieu (hors sans doute un niveau anecdotique face à cette fausse nouvelle). Bocelli aurait appris cette histoire après qu'elle se soit conclue.
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Et oui, le problème venait de ce qu'en 1876, 20 votes électoraux répartis sur 4 Etats étaient indéterminés/indéterminables, chaque camp clamant les avoir emporté, et les niveaux de fraude, de menaces et de violence reportés étant si élevés qu'aucune certitude ne pouvait être établie quand à la réalité du scrutin, si bien que les démocrates avant tout sudistes avaient une relative position de force via la majorité à la Chambre et l'avance de leur candidat (de 19 voix au Collège Electoral). Ils pouvaient planter l'élection, sans pour autant nécessairement avoir de grandes chances d'emporter la présidentielle, le Sénat étant républicain:chacun pouvait filibuster l'autre, dans un Congrès divisé par qui devait passer la décision, en l'absence d'un Collège Electoral acceptable. Résultat, les sudistes ont bien négocié leur merde en mettant fin à la Reconstruction, et les Républicains ont littéralement du obtenir leur président sur le dos des noirs du sud, complètement sacrifiés dans l'histoire, vu que ce qui a suivi cette reprise en main des Etats ex-sécessionnistes par leurs élites traditionnelles fut assez radical: ségrégation, Jim Crowe laws, destruction de l'héritage de Lincoln et Grant (de ce que ce dernier avait pu sauver des projets initiaux de reconstruction) pour les noirs....
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Star Wars - Rogue One avec spoilers!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Fais voir la taille de ton achtuce/Schwartz!- 113 réponses
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Exception pour Hayes: il n'a pas été élu par le décalage entre vote populaire et majorité par Etat, mais par une négociation entre partis suite au scrutin, un deal étant conclu entre républicains nordistes perdants et démocrates sudistes gagnants de laisser la présidence aux républicains en échange de la fin de l'occupation militaire du sud et du statut spécial de la reconstruction. Une fois le deal acquis, les sudistes ont dit à leurs grands électeurs de voter républicain. Si le système avait fonctionné normalement, le candidat démocrate serait passé. Mais on notera qu'hors de ce cas d'extrême corruption directe (mais fondamentalement légale dans la forme, à moins de pouvoir prouver la négo) du système, au XIXème siècle, surtout dans sa première moitié, le collège électoral essayait encore certaines élections de se tenir à l'idéal initial "hamiltonien" du système, se conformant à la volonté exprimée ou se réservant le droit de faire barrage à un démagogue.
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Il me l'a dit lui-même: "I have the most tremendous voice, and nobody sings like me".