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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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J'ai justement précisé qu'évidemment, l'une ne remplace pas l'autre, du moins pour la première, et sans doute la seconde génération. Mais de toute façon, ça exige un effort: pour mémoire, dans les années 20-30, et même jusqu'aux années 50, il existait des "écoles d'accent" qui étaient en fait de vrais petits cours d'intégration où se ruaient nombre de migrants qui savaient faire une démarche volontaire d'intégration. Et l'Education Nationale fournissait les plages horaires nécessaires en plus pour des migrants majeurs. Ca n'a jamais empêché personne de se rappeler d'où il vient. Ben, à part le projet républicain évidemment, on trouvait déjà ça pendant la Guerre de Cent Ans; sans la présence d'une conscience d'appartenance, Charles V n'aurait jamais pu reconquérir le terrain perdu, mais surtout, Charles VII serait resté le petit roi de Bourges. Je ne parle pas d'une levée en masse, mais bien d'un refus net de la domination des rois anglais ou des Ducs de Bourgogne, malgré l'acte solennel d'Henry V préservant toutes les "lois et coutumes" de France et de garder, en fait, l'organisation du royaume à l'identique. Et il y a bien d'autres épisodes. Mais tu qualifies l'identité, surtout citoyenne, de mythique: c'est pas loin d'être vrai sur bien des aspects. mais c'est justement en partie ça l'identité: des mythes communs, des objectifs pour un lointain futur, quelque chose à accomplir ensemble, des rêves, un idéal. L'être humain est avant tout un être de désir bien plus que de raison (il n'est pas sans raison non plus, il faut donc, heureusement, en tenir compte). Quand je dis qu'il y a un standard commun, un "tronc commun" de valeurs, principes, attachements, désirs, objectifs, idéaux, ça ne veut pas dire un moule, Dieu meric. Mais ça suppose quand même quelque chose de réellement commun, et qui va bien au-delà de la simple conformation au droit et à quelques slogans creux, qui ne créera jamais une communauté. Si entre 2/3 et 3/4 de la population restent fermes sur cette conscience et ce "tronc commun", le vivre ensemble ne sera pas un vain mot, et plus encore, la projection commune dans l'avenir donenra un minimum de sérénité à la communauté nationale, donc de la stabilité dans le temps.
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C'est très vrai, mais l'appartenance au corps avec tout le tintouin ne remplace pas, mêmes si c'étaient les meilleures troupes du monde, l'habitude d'opérer ensemble, au moins pour un niveau bataillonnaire. Ce qui me relance sur le sujet; j'ai évoqué l'organisation potentielle d'une division pour mieux montrer comment l'orga du bataillon et l'échelon bataillon sont en fait essentiels.Comment articule t'on au mieux une force d'infanterie opérationnelle (incluant aussi les unités dont elle peut avoir besoin) selon vous? Quelle taille doit-elle avoir? Pour quel niveau décrète t-on que les moyens dimensionnants doivent être organiques? Perso, vu la permanence des formations de la taille d'un bataillon (de 300/400 jusqu'à 900/1000h)depuis l'Antiquité, du moins aux époques où existe un Etat suffisamment développé pour avoir une vraie infanterie (cohorte, auxiliat, légion tardive....), j'ai tendance à le préférer naturellement, quitte à le modifier, comme coeur de groupements opérationnels interarmes (à petite échelle). En dessous du bataillon, on ne peut pas faire grand-chose en termes de combat organisé et de capacités couvrant tout le panel de la guerre.
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Un autre exemple d'expérimentation dans le domaine des unités d'infanterie: dans les années 50, les USA ont mis en place les divisions dites "pentomiques", face à la menace d'un champ de bataille contaminé par des armes nucléaires tactiques, mais aussi à ce qui était vu comme une trop grande rigidité des modèles divisionnaires. Il s'agissait de composer des divisions d'infanterie à 2 brigades, chacune ayant 2-3 "battlegroups" autonomes (5CC d'infanterie, 1 CA, 1 headquarter company), accompagnés d'un bataillon d'artillerie composite (4 batteries obusiers et 1 mortiers + canons sans recul portables à roquettes nucléaires), de 2 compagnies blindées d'accompagnement et de 2 compagnies de génie, plus un peloton de reco motorisé. Les moyens de soutien et d'appui étaient répartis dans les Battle Groups en opération. De fait, l'échelon bataillon disparaissait, et le patron d'un Battle Group (1 colonel), sorte de gros régiment, était aux prises avec les capitaines de compagnies. Le but aussi était d'avoir une certaine souplesse dans la composition des Battle Groups à la carte, en puisant dans le réservoir des unités de la division. Cette construction s'inspirait en fait de l'orga opérationnelle des divisions aéroportées et para US pendant la 2ème GM (et ses promoteurs étaient en fait les grands généraux de ces divisions). Et cette expérience fut un échec quasi complet, prouvant qu'on ne fait pas n'importe quoi avec les sous-unités d'infanterie: ces divisions manquaient de cohésion, et l'interface du bataillon manquait (un colonel devait ainsi composer, entre l'infanterie et les autres groupements, avec 9 à 11 sous-groupements). De plus, les régiments n'existaient qu'au niveau de la division et les Battle Groups pompaient du coup des compagnies "à la carte", ce qui massacrait la cohésion des unités. Il y avait aussi des problèmes d'entraînement dus à la "souplesse": à la carte veut dire pas de cohésion du commandement et pas de constances et d'habitudes de coopération (familiarisation) dans les groupements d'unités. Ajoutez les rotations d'officiers régulières, et aucune dynamique de groupe ne peut se créer. Le fait est que le truc à 5 éléments composés à la carte marchait avec les troupes aéroportées de la 2nde GM parce qu'il s'agissait de troupes d'élite, hautement formées, professionnelles et volontaires, avec des officiers sélectionnés et restés longtemps en place. Après la guerre, et qui plus est avec des conscrits ou des troupes pros de temps de paix et des officiers "normaux" remplaçant les "grands" de la guerre (dans l'airborne, les officiers étaient en fait en place depuis le début du développement de l'arme, souvent à leur poste ou dans la hiérarchie des mêmes divisions pendant plus de 5 ans). la composition à la carte, sur le moment, ne se fait pas avec n'importe quelles troupes ni n'importe quels cadres. Et mêmes les Marines ne se risquent pas à prélever des compagnies pour les assembler n'importe comment: ils constituent des MEU et BEU autour de bataillons organiques.
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Rafale vs F22 et autres avions furtifs
Tancrède a répondu à un(e) sujet de zx dans Matériels: à l'épreuve du feu
Si la vente aux EAU ne se fait pas, àa pourrait être un genre d'écho :lol:. -
Noté, merci du tip.
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Ca c'est du relativisme facile: faut arrêter de voir les pays et les régions comme des legos indifférenciés qu'on assemble. Les nations, elles, ont une légitimité et une cohérence historiques, culturelles, politiques, juridiques, et plus encore un vrai consensus existant, outre simplement la légitimité du fait. L'Europe n'a rien de tout ça, et peu de crédibilité. Les nations ne se sont pas faites en un jour ou en un siècle, et elles se sont faites, bon gré mal gré, avec une volonté politique d'une toute autre dimensions. Le fait est que dans ta phrase, tu aprs de 2 à prioris complètement faux pour arriver à cette formulation: l'Europe serait le référent actuel (et les Etats des trublions), et l'Europe serait plus légitime que les Etats (et ceux-ci seraient donc "en tort"). Mais dans les 2 cas, c'est faux. Et pourtant non: en devenant français, tu acquierts en quelque sorte des "ancêtres moraux" depuis les gaulois: ta logique serait vraie si tu n'étais qu'un individu. Mais tu es aussi un citoyen, c'est-à-dire une personne, membre d'un collectif (la France et son organisation en République), qui n'a ni sexe, ni race, ni religion. Que tu le veuilles ou non, quand tu deviens français, tu intègres un collectif qui a un projet, un caractère, une façon de voir, de s'entendre et de se déchirer, donc une histoire et un destin. Pour métaphoriser pompeusement, tu intègres le roman national, donc les chapitres précédents te concernent aussi, pour continuer une histoire cohérente et qui "se tient ensemble" (on ajoute des éléments nouveaux, de la couleur, du suspense, du sexe, de l'action ;).... mais faut que ça aille ensemble). Si les nouveaux élements ne se mettent pas en partie en cohérence avec ce qui précède, on appelle ça une coquille, chose que le lecteur aime peu et que l'éditeur efface rapidement :lol:. Bref, si c'est juste de l'étonnement que tu as rencontré dans tes trucs de reenactement napoléonien, faut t'en foutre. Si des connards sont allés plus loin, tu fais comme moi avec un pote black lors d'un GN à thème "Grand Siècle" (où il jouait un marquis poudré et homo :lol:): tu fous la tête des dits connards dans la boue, et avec coup de pied au cul encore. Ca marche très bien. Tu mentionnes tes ancêtres: peux-tu situer tes ancêtres il y a 200, 500, 1000 ou 2000 ans? A part quelques familles aristos, au-delà de 200-300 piges, c'est impossible pour 90% des gens. Donc on va pas dire que c'est ça qui te définit. Pourtant, c'est apparemment à ça que tu te réfères, parce que c'est la culture d'origine de ton milieu familial. Ben pour la France, c'est pareil: tu intègres une autre culture, et ça veut pas dire que l'une chasse l'autre, juste que la nouvelle devient aussi une part essentielle. En France, le "projet" républicain est à la fois individuel et collectif et sa définition est trop peu souvent donnée. Elle a d'ailleurs singulièrement manqué lors de débats comme celui sur le voile. Et le projet est bâti sur un "vécu" historique et culturel qui doit être commun, car il n'y a pas que le parcours individuel ou familial. C'est ça une communauté nationale, en tout cas de notre côté du Rhin.
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Y'a de l'idée, mais j'étais surtout sur les façons d'organiser et de composer les forces. L'un des fondements est que sur le terrain, un commandant d'unité a besoin de répartir ses forces en task forces composites (éléments de manoeuvre et de mêlée, éléments d'appui, éléments d'observation, communications et soutien) et le plus autonomes possibles. Et il doit en plus garder une réserve et disposser d'élémetns propres, surtout en reco, en appui et en com. De même, on considère qu'à tous les échelons, un cadre ne peut pas commander plus de 5 éléments différents, et même si possible plutôt 4. Mais ces impératifs opérationnels en rencontrent d'autres, sur le plan de l'organisation, de la contrainte des coûts, de celle des nécessités d'entraînement, de cohésion des unités par corps et armes.... En conséquence, le Génie, l'Infanterie (et ses branches par types), l'Artillerie, la Cavalerie (et ses branches), le Train.... Sont entraînés en formations homogènes, et en unités où se forgent l'esprit de corps et un entraînement efficace. Mais cette organisation de garnison et d'entraînement n'est pas celle utilisée sur le terrain. Même un déploiement d'un "pur" bataillon d'infanterie implique de changer son organisation interne fondamentale pour composer des task forces utilisables. Les armées changent régulièrement de formules, d'organisation, de répartition géographique.... Depuis des lustres sans jamais avoir trouvé de modèle durable pour faire coïncider la forme "entraînement et réservoir de forces" et la forme "en opération". L'un des points est aussi que moins on a de moyens (ou plus on cherche à rationaliser), plus on centralise les capacités dimensionnantes (appui, soutien, commandement et coordination) pour rationaliser leur entraînement et leur gestion (administrative et opérationnelle) et ne les répartir, en opérations, entre les task forces qu'on compose à la carte. Plus on a de moyens, plus on rend "organiques" les capacités de toutes sortes nécessaires à une task force. C'est là que les modèles interviennent: - les britanniques ont des bataillons tout riquiqui (moins de 600h), mais à effectifs d'infanterie équivalent aux nôtres (autour de 20 000h), ils ont presque 2 fois plus d'unités, soient 37 bataillons d'infanterie. Cela implique dans l'absolu plus de structures "dimensionnantes" (éléments plus coûteux): plus de commandements, plus de dispositifs bataillonnaires de com, plus d'armes collectives, plus de sous-unités spécialisées (rens, mat, log, génie....). Et les unités sont "faibles": plus sensibles à la moindre attrition, mettant moins de bottes sur le terrain..... Mais cela donne aussi un dispositif plus articulé, avec une puissance de feu plus importante et plus répartie dans des unités "pensantes" (6000h auront entre 10 et 11 têtes, contre 6 en France, 8 aux USA). La gestion est assurée par des régiments organiques et administratifs (notamment pour la formation et les effectifs). Autre particularité, chaque bataillon anglais possède un platoon de génie assaut organique, ce qui peut aussi poser problème au nivau de l'arme du Génie. - les bataillons US ancien modèle étaient de taille similaire (autour de 600h), mais avec plus de fantassins et pas de compagnie d'appui, les éléments d'appui-feu et missiles étant organiquement répartis dans les compagnies de combat et la compagnie de commandement gardant juste le platoon de mortiers lourds et les éléments de reco avancée. Depuis l'Army transformation, l'échelon dimensionnant pour l'organique/opérationnel est la brigade, en fait de la taille de ce que les Marines appellent encore une Regimental Combat Team, sorte de gros régiment interarme à 3 ou 4 éléments de manoeuvre (1 de reco, 2 à 3 de mêlée). Le soutien est centralisé dans un bataillon spécialisé, et l'appui artillerie aussi, se divisant pour suivre les 2-3 éléments de mêlée. Dans les éléments de mêlée des unités blindées, le bataillon d'infanterie et celui de cavalerie n'existent qu'en théorie (traditions), administrativement et pour la formation de base. Ils sont, à l'année, organisés en 2 bataillons interarmes où est aussi intégré le Génie. Voilà déjà 2 modèles existants, et tous deux ont des qualités et des défauts. On pourrait aussi citer l'USMC, avec de lourds et massifs régiments organiques à plusieurs bataillons, qui constituent de purs réservoirs où l'on prélève des éléments de task forces. mais c'est un exercice qui n'est possible que dans une armée où la cohésion et la versatilité des sous-unités et des individus est grande. En France, j'ai plus de mal à bien "voir" la dynamique du modèle, quoiqu'apparemment, on aille lentement vers des GTIA prélevés (enfin) au sein d'une même brigade réservoir.
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Je profite de la création de ce sujet général sur l'infanterie (sans restriction de pays ou d'époques) pour retomber dans mes délires malsains et DUO-modals (ou modaux ;)) et faire de la théorisation des modèles tactiques d'unités de combat d'infanterie. Le but est de se lâcher et de proposer des modèles d'unités (pas plus haut qu'une taille bataillonnaire), de réfléchir à partir des différents modèles existants (si on se base sur un modèle, on rappelle ses fondamentaux avant, tout le monde ne connaît pas ou n'a pas les mêmes données) et de faire un grand remue-méninge. Les idées, des plus absurdes aux plus réfléchies, sont à l'ordre du jour! Le jeu tente quelqu'un ou je me retire dans ma caverne de geek DUO-addicted?
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Je sais, mais j'aime beaucoup ces moyennes générales, elles contiennent quand même une bonne part de vérité qui remet sérieusement les patates au fond du sac :lol:. On est loin du kill ratio par balles tirées des guerres de sécession ou de Crimée, de la guerre d'indépendance italienne, de la guerre de 1870 ou des débuts de la guerre de 14. Bon, d'accord, c'est vrai, à cette époque précise, c'était des fusils modernes contre des bataillons et des divisions chargeant en rangs serrés et en gros packs: pour manquer, c'était plus dur!
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Non, 9, comme je l'ai dit plus haut pour l'US Army.
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8, 10, 12 ou un peu plus, ça fait quelques centaines de cartouches au mieux: on est loin des 10 000 nécessaires pour tuer un gars :lol: :lol: :lol:. Ils font chier à pas arriver les fusils lasers (munitions illimitées ou presque); quand j'étais ch'tit, on me disait qu'il y aurait que ça en l'an 2000! C'est rageant!
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Pour la Delta Force, cherche même pas, tu trouveras pas. Mais fondamentalement, au moins en principe de base, tu peux compter que c'est comme les autres unités spéciales orientées "action", soit des groupes de 5h et des équipes de 2 groupes. Pour les rangers, en fait le 75th Rangers Regiment (3 bataillons): pour leur organisation, elle ne diffère pas réellement d'une unité classique, la différence résidant dans le fait qu'il s'agit d'une unité à hauts standards avec des soldats ayant en moyenne plus d'ancienneté, étant passés par une sélection exigeante et une formation nettement plus poussée. Cela permet plus de souplesse dans les déploiements, soit en petites fireteams autonomes, soit en groupements de tailles très diverses adjoints à des formations classiques (leur mission historique de base), soit en platoons, compagnies ou bataillons entiers, en appui de formations spéciales (la tendance actuelle), de formations classiques ou en déploiement autonome (Panama par exemple).
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En termes d'unités, de garnisons et de missions, on va pas vers 2 AdA? Celle des aviateurs et celle des geeks de la télé-opération :lol:?
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World in Conflict
Tancrède a répondu à un(e) sujet de vandoos_22e_bataillon dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Merci Gran Capitan, espèce de salaud toi aussi! Maitenant je bave et j'ai limite envie d'aller au Virgin maintenant :'(. Bouhouhouhou! Je suis faible et j'ai honte..... Mais c'est bon la honte! personne a de vidéos du gameplay, pas des cinematics? Mais y'a des images qui font beaucoup penser à un jeu fabuleux et drôle: Bad Company. -
2 questions d'un forumeur totalement à la ramasse côté aviation: - ne doit-on pas compter sur un vieillissement accéléré du Rafale, précisément en raison de sa polyvalence, donc de l'usage d'un avion "en remplacement" de plusieurs autres. En pratique, nombre réduit + polyvalence = la même cellule va sortir quoi? 3 à 4 fois plus? - si on remet à peu près correctement les programmes sur les rails, la composante drone (du moins les "gros") ne va t-elle pas de fait occuper une bonne partie du créneau reco (en termes de pourcentage des mission et de parcs plus ou moins dédiés), et une partie (plus réduite) du créneau bombardement?
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Plus chiant: Le platoon (= section chez nous) a 42h en théorie chez les ricains de l'army (l'USMC ne fonctionne pas de la même façon): 4 escouades (dont une d'appui, ou "weapon squad") de 9h (eux comptent les conducteurs et tireurs véhicules dedans). Le commandement du platoon est un groupe de 6h: l'officier, son sous-off et le radio (comme chez nous), plus 1 observateur avancé/opérateur reco et un radio qui l'accompagne, et enfin un infirmier organique (chez nous, ceux-là sont centralisés au niveau compagnie ou bataillon en déploiement, et détachés éventuellement selon les cas). En enlevant l'infirmier qui relève d'un mode d'organisation différent, on a donc 41h, soit une orga identique à la nôtre, sauf pour le squad d'appui qui est à effectifs "complets". Le GC est cependant calculé à 9h en incluant les conducteurs véhicules, car l'army compte ses unités comme étant à la base "à pieds". Les platoons de la british Army sont les plus petits, avec 28h: 3 "sections" (/escouades/GC) de 8h (aussi en comptant les équipages véhicules), plus une cellule de 4h (officier, sous-off, radio et 1 opérateur mortier) sans les 2 observateurs avancés/opérateurs reco/snipers qu'on trouve en France ou aux USA. Sinon,à où la différence apparaît est que les compagnies d'infanterie US sont ternaires, avec 3 rifle platoons, mais avec aussi un weapons platoon nettement plus petit (rarement plus de 24h). Avec la section HQ, on arrive autour de 160h. La compagnie anglaise est la plus petite des 3 modèles, avec 3 platoons et un platoon de commandement: organiquement, elle ne dépasse pas les 90 à 95h. Mais elle reçoit des moyens supplémentaires venus du niveau bataillonnaire quand elle est déployée (issus de la grosse "support company" qui contient l'appui, la reco et le soutien, ces derniers étant détachés des armes de soutien).
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World in Conflict
Tancrède a répondu à un(e) sujet de vandoos_22e_bataillon dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Espèce de salaud! J'ai été zieuter, maintenant j'en ai envie! Depuis que j'ai changé d'ordi, cet été, je n'ai même plus aucun handicap de config pour raisonner ce genre d'achats. -
une des ambiguités réside en fait dans les 2 pax qui sont théoriquement autour du chef de section: en principe, ils sont, à son échelle, sa "réserve" et composent avec les 3h qui font la cellule de commandement, un petit GC éventuel. En pratique, surtout sur un terrain comme l'Afghanistan, ils doivent jouer au snipe tout le temps.
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Déjà un truc: en France, nos sections (vos platoons/pelotons) sont quaternarisées et comptent donc, à effectif plein, un GC de plus pour un total normal de 39h et une compagnie, à 4 sections de combat, de 176h. Le lieutenant est hors GC, avec un petit "groupe commandement" de 5h, laissant un des 4 GC à 7h; dans l'infanterie méca, c'est le groupe antichar. Donc non, le point est justement que le lieutenant commande la section en général, pas un GC en particulier.
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Certes, mais c'est oublier l'attrition naturelle du local en Afghanistan: - pas d'infrastructure médicale: on crève de beaucoup de choses, la vie n'y est pas tendre, on se remet mal de blessures handicapantes (entorses, fêlures, cassures évidemment, une appendicite tue....), bref, beaucoup de facteurs massacrent la battle readiness des faibles comme des forts - alimentation, hygiène.... Beaucoup de choses trucident fort - les conditions climatiques et topographiques: ils ont beau y être habitués, elles tuent aussi bien et leur société n'a pas vraiment de dispositifs de sauvetage et de sécurité - enfin et surtout: la coalition ne mène pas le combat avec la seule infanterie: bombardements, opérations ciblées.... Même si le vrai killcount n'est pas ce que l'OTAN en dit, il n'en est pas moins vrai que les combats, mais surtout les poursuites et autres prélèvent une part conséquente des effectifs: le soldat expérimenté crève aussi en nombre sous une bombe et/ou dans un combat qui dure Faut quand même se rappeler la pyramide des âges de l'Afghanistan: 45% de la population a moins de 14 ans, 53% sont entre 15 et 64 ans, ce qui souligne que les moins de 25 ans doivent représenter à eux seuls près de 75% de la population. Ton trentenaire expérimenté, il crève vite dans un pays avec 44 ans d'espérance de vie: la guerre intensive est mauvaise pour la santé. Vu qu'une bonne partie des forces affrontées sont des guerriers à mi-temps, ça indique quand même le rang que doivent atteindre les gens expérimentés.
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On vieillit plus vite là-bas (conditions de vie....) :lol:. On chope vite de l'arthrite dans les doigts et des rhumatismes tout partout, sans compter que ton vet des années 80, il doit plus être super nombreux: ils se canardent entre eux (alliance du nord et autres versus pachtouns) et ils l'ont fait très fort dans les années 90, et les conditions de vie ont pris leur part. Ces vétérans, ils doivent être si peu nombreux qu'ils servent d'équivalent colonel aujourd'hui. La guerre, c'est pas le combat: en guerre, si tu peux tomber à 10 soldats surentraînés-suréquipés épaulés par 20 pièces d'artillerie, un réseau satellite et 15 avions, sur 3 talebs endormis au coin du feu, tu le fais. Et le principe de la guerre est que c'est ce genre de situation que tu recherches parce que le seul objectif est de gagner. Maintenant, si un adversaire est assez con pour se faire prendre comme ça, même si, réveillés, les 3 talebs étaient ceinture noire de 15 arts martiaux et capables d'émasculer une mouche à 100m au tir, ils méritent quand même de crever. La situation/le terrain, l'organisation, le commandement (prévision, adaptation, décision), l'expérience et la capacité d'adaptation des troupes sont les trucs décisifs dans l'affrontement de 2 forces d'infanterie sur un terrain donné. Si la question est "20 talebs versus 20 soldats OTAN avec juste les armes de poing, sur un terrain délimité/cloisonné et chacun lâchés à une extrémité" alors la réponse est débattable, mais ce n'est pas la guerre, ce n'est même pas du combat. C'est du laserquest qui tache. J'imagine qu'en moyenne, dans un tel contexte, les soldats OTAN gagneraient au jeu du killcount(niveau plus homogène, entraînement systématique et varié, sélection....), mais sans doute pas si largement qu'on voudrait le penser. Et de toute façon, c'est pas de la guerre.
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[Afghanistan]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Lui, il n'y connaît suffisamment rien en matière militaire et stratégique, ou sur les sujets du terrorisme et de l'Afghanistan pour l'avoir cru de bonne foi. -
Ils embarquent leurs machabées.
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[Afghanistan]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Qui, de toute façon, a pu croire qu'après 2002, l'Afghanistan allait encore jouer un rôle sur le "terrorisme international"? -
Pour la guerre de Corée, c'est plus simple: c'était une guerre à front continu, avec des effectifs énormes tenant la ligne sur la largeur d'une péninsule étroite. Il y avait donc des positions fortifiées, qui étaient attaquées et défendues, avec à l'arrière des concentrations de troupes longues pour organiser des offensives majeures. C'est dans la partie guerre de positions que des assauts et combats pouvaient se terminer au contact, donc avec la baïonnette, dans les tranchées, dans les tunnels et sur les crêtes. Dans une guerre classique, avec un combat avec front, même diffus, comme à partir de 1940, on a quand même des affrontements qui, localement, peuvent voir des actions au contact. Et si le mouvement (de grandes opérations de guerre blindée, surtout), est arrêté en un point ou sur tout le front, la guerre devient statique, pour quelques heures, pour quelques jours, ou pour des mois, suivant le temps qu'on met pour regrouper ou faire remonter en puissance les forces mobiles. Et en attendant, il y a une ligne de front, qu'on fortifie et retranche, et dans l'intervalle de temps, on se harcèle mutuellement, voire on tente des assauts locaux. Et quand un des deux belligérants relance une grande offensive, elle s'attaque d'abord à la dite ligne de défense. Dans toutes ces occasions, les assauts, à moins d'être brisés de loin par l'artillerie, les mines et les mitrailleuses, ont des chances d'arriver au contact où la baïonnette fait toujours son petit effet, à moins que tu ne te donnes même pas la peine de la foutre au canon et que tu y ailles directement au couteau (c'est étroit une tranchée). A Dien Bien Phu (même moment que la Corée), on voit des scènes similaires.