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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Faux et re-faux, la langue est fondamentale dans la définition de la nation française, et les "valeurs" ne concernent que la république; la république n'est pas la nation, elle n'en est qu'une composante, ce qu'on pourrait appeler la composante volontaire, par contraste avec la composante reposant sur l'héritage (géographique, historique) et l'inconscient (imaginaire, affectif, culture, "esprit" ou "génie" national). Faut pas limiter la définition de la nation française à celle qu'en donne Renan (qui d'ailleurs ne se limite pas lui-même au plébiscite quotidien et aux "valeurs") et celles des Allemands à Mommsen ou à Fichte; elles n'ont pas été arrêtées comme définitions officielles (qui n'existent d'ailleurs pas). Et encore une fois, la conception allemande de la nation ne s'est pas basée sur la langue (un corps de cultures plus ou moins proche, oui), parce que la langue n'a jamais été unique dans l'espace germanique avant la fin du XIXème siècle (il n'y avait pas seulement une infinité de dialectes, mais des groupes entiers de langues différentes, parfois moyennement apparentées). Et l'allemand moderne est une langue inventée à cet effet et surtout imposée, qui ne reflétait qu'une partie des groupes linguistiques présents. Le fait est que politiquement, Bismarck a invoqué les "langues germaniques" à quelques occasions, quand ça l'arrangeait, ce qui explique l'absence de cohérence totale de cet aspect du propos. Blut und Boden, le sang et la terre. On pourrait d'ailleurs dire que la France aussi pourrait utiliser la même expression dans un autre sens: le sang (versé, non reçu) et la terre ;). Seulement en partie, parce qu'il nie le même droit aux peuples qui vivent sur le même espace: l'Allemagne willhelminienne comportait pas mal de millions de non germaniques dans ses frontières (polonais notamment, mais aussi tchèques, danois....), parfaitement autochtones mais intégrés de force avec des territoires loin d'être tous hitoriquement germaniques ou germanisés, et qui furent de fait germanisés. Le principe ethnoculturel fut nié dès l'origine. Il y a de même un caractère artificiel à la notion de germanique, qui aurait pu s'étendre de fait, rien que pour le fait linguistique, à la Scandinavie, à l'Angleterre, à la Hollande.... Qui n'ont pourtant jamais été visées ou même évoquées par le nationalisme allemand. Et si on prend le point ethnique, il y a là aussi une définition artificielle qui correspond à une visée en fait politique et n'intègre pas l'étendue des domaines de civilisation d'origine germanique partielle ou totale. A partir des années 1890, quand on parle des "pangermanistes", il s'agit de la faction d'universitaires, de politiques, de militaires et d'industriels "modernistes" gravitant autour de Guillaume II, et dont l'objectif est l'affirmation de la nation germanique sur le monde (empire colonial, politique commerciale aggressive, construction d'une Hochseeflotte pouvant rivaliser avec la Royal navy....). Mais il est vrai que c'est une évolution du nationalisme germanique rassembleur qui a précédé. C'est cependant le sens qu'il prend à partir de la fondation effective de l'empire d'Allemagne. Il n'y a en fait qu'en Autriche que le sens initial sera conservé (du moins jusqu'en 1938).
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[Afghanistan]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Ethniquement, les grands groupes de population afghans: - les pashtouns sont généralement assimilés à des populations aryennes proches des Perses/Iraniens de l'est de l'actuel Iran. D'autres éléments, notamment arabes, y seraient mêlés, mais la définition principale du Pashtoun est, au-delà de la seule ethnicité, extrêmement culturelle et religieuse, passant par la transmission tribale. Néanmoins, au global, on trouve des caractéristiques physiques asse similaires. - les tadjiks sont plus contrastés; si leurs origines sont incontestablement perses/iraniennes (pas des mêmes groupes que les pashtouns cependant), on constate une "physionomie moyenne" proche des populations caucasiennes-méditerranéennes, avec une peau en moyenne plus claire et une plus grande variété de couleurs dans les yeux. - les hazaras sont un mélange de populations perses et mongoles avec des groupes ethniques habitant la région depuis plus longtemps (indo-européens présents en Asie Centrale depuis plus de 3000 ans). Ils sont de loin l'ethnie la plus composite de la zone, présentant la plus grande diversité d'apparences, certains ayant des traits très nettement est-asiatiques, d'autres ressemblant à des Perses; en revanche, la langue, iranienne, est un facteur absolument unifiant. - les ouzbeks et turkmènes sont des populations d'origine turco-mongoles, avec un apport iranien minoritaire. La différence majeure entre les 2 groupes est le nomadisme, qui reste le trait dominant chez les turkmènes. -
Quelques éclaircissements sur la future structure de la British Army. Cet été ont été données (et depuis reconfirmées) les grandes lignes de la réorganisation de l'armée de campagne, en tenant compte notamment de la difficulté grandissante à maintenir une force de projection centrée autour de l'équivalent d'une division de 24 000h. L'un des objectifs recherchés est d'organiser la masse de manoeuvre pour ralentir les rythmes de déploiement des hommes, avec une cible de 2 ans et demie (contre 2 ans en théorie aujourd'hui, rarement respectés) entre les rotations. A ce jour, seul l'avenir des formations de mêlée a été évoqué; l'évolution de l'appui et du soutien, de même que celui des structures de commandement de grandes unités (aujourd'hui 2 EM divisions déployables), restent inconnus. Apparemment, la BA va évoluer vers une structure de réservoir de force, soit se détacher un peu plus d'une conception organique des grandes unités. L'objectif est de considérer non pas seulement l'Army, mais l'ensemble des forces de projection terrestre, incluant les Royal Marines. La structure obtenue se fondera d'une part sur la 3 Commando Brigade (RM) et la 16th Air Assault Brigade comme forces de réactions rapides à haute disponibilité, et d'autre part sur 6 brigades-réservoirs identiques de 4000h et non spécialisées, offrant chacune un réservoir de toutes les capacités, légères, médianes et lourdes. Aucune indication de changement des 2 brigades de réaction rapide n'a été évoquée. Chacune des 6 brigades comportera ainsi: - 1 régiment blindé sur Challenger II - 1 régiment de reco blindé - 1 bataillon d'infanterie méca sur Warrior - 1 bataillon d'infanterie méca sur Bulldog - 2 bataillons d'infanterie légère A noter que l'instauration de ce modèle coïncide avec l'abandon, dans l'infanterie, du arms-plot system qui organisait le changement régulier (intervalles de 2 à 6 ans) des spécialités des bataillons; ceux-ci seront désormais fixés dans un rôle permanent. De plus, l'homogénéité de ces brigades ne sera pas totale, puisque la BA ne comporte que 5 régiments de Challengers II et 5 bataillons de reconnaissance blindés. Et les bataillons de chars ne sont pas tous équivalents: seuls 2 sont à 58 chars (4 saber squadrons de 12+2 chars, 2 chars régimentaires), les 2 autres sont à 44 chars (3 saber squadrons de 12+2 chars, 2 régimentaires, 1 squadron sur véhicule de reco), pour un total de 248 chars en ligne dans la BA. De même, il n'y a que 5 régiments d'artillerie de campagne sur AS-90 (3 batteries de 6), et 1 sur Light gun (de ceux-là, il y en a 2 autres, l'un pour la 3 Cdo, l'autre pour la 16th Air Assault). Et les régiments d'infanterie méca, sur Bulldog ou Warrior, ne sont que 10 (+1 d'entraînement), pas 12. Quoiqu'il arrive donc, une des 6 brigades sera de facto plus légère: canons de 105 et pas de chars ni de reco blindée, pas d'infanterie méca, sans doute remplacée par 2 bataillons légers qui forment le gros de l'infanterie. En termes de structure, une brigade passe à la trappe à nombre d'unités équivalent; la suppression de 3 bataillons d'infanterie, dont les effectifs seraient redistribués dans les autres bataillons (problème de manque d'effectifs, l'objectif global n'étant pas rempli), ou supprimés selon les besoins, est évoquée, et a soulevé des contestations. Le contexte budgétaire pourrait l'imposer en force. Un de ces 4, j'aimerais faire un comparatif sur ce modèle britannique global et le nôtre.
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Non, le pangermanisme est une idéologie exansionniste, une sous-branche du nationalisme allemand qui assigne à l'Allemagne un "destin" mondial conquérant. A ne pas confondre avec la conception allemande de la nation qui est une idée extrêmement récente, tout comme la langue allemande unifiée d'ailleurs. Mais justement, bien plus que les coutumes, cette conception est une conception ethnique, "imaginaire" (au sens des mythologies culturelles germaniques tant mises en avant par le romantisme allemand) et dans une certaine mesure culturelle, précisément parce qu'il n'y a pas eu de langue allemande commune ou de corpus de traditions unifié avant la fin du XIXème siècle. En France, on a plusieurs choses: - le plébiscite quotidien, la volonté du vivre ensemble: c'est une démarche personnelle et collective qui est de fait une adhésion à la République, à un corpus de valeurs (sur lesquelles et sur la définition desquelles il faudrait d'ailleurs se mettre d'accord).... Cela passe par une éducation et une mise en avant des droits et plus encore des devoirs que cela implique - l'adhésion à une communauté historique, linguistique, culturelle et géographique: c'est une démarche culturelle, personnelle et collective, qui suppose l'intégration à une communauté existante comme condition affective et subjective. L'imaginaire et l'affectif, la patrie charnelle, les processus et événements historiques.... Tout cela contribue à former l'esprit et une façon de voir propre à la communauté nationale, esprit qui est tout sauf unique soit dit en passant. - j'ajoute aussi une troisième dimension: l'intégration aux pays de France, au terroir. les nouveaux arrivants n'arrivent pas qu'en France en général, ils arrivent dans une région particulière qui a sa propre façon de voir la France et d'être française.
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Pour revenir aux fondamentaux et aux expressions qui ont été utilisées, on parle souvent de nation ethnique par opposition à une nation civique. Jacques Bainville, historien ultra nationaliste, réactionnaire et royaliste notoire, dit ainsi comme Renan, mais aussi comme Michelet (on oppose souvent, en partie avec raison, Michelet à Renan dans leur conception de la nation), que la France, c'est bien mieux qu'une race, c'est une nation. Quand Renan parle du plébiscite quotidien, il faudrait préciser que, par "plébiscite quotidien" et "volonté de vivre ensemble", il ne résume pas la chose au fait de dire "je suis Français parce que je choisis de l'être". Vouloir est infiniment plus que désirer: c'est un choix raisonné, pensé, passé au spectre de la raison critique et démontré par les actes (ça c'est pour le côté "ce qu'on peut faire pour son pays"). Que la France soit une nation civique, c'est plus qu'évident, mais cette extression est faite de 2 mots et définit une entité; les répliques parfois faciles que j'entends (la carte d'identité....) ne concernent que le volet purement civique, qui plus est ses aspects légals et administratifs les plus basiques. Mais le mot nation n'est pas à oublier lui non plus, pas plus que l'entité qu'on définit; la nation civique France est une entité avec un passé et une géographie qui la définissent pour une grande partie. Refuser d'imposer et de promouvoir cela comme condition sine qua non de la définition de l'identité de la communauté, c'est à peu près nier l'essentiel. Dans le débat actuel, j'irais plus loin que le béni oui-ouisme ambiant précisément en ne limitant pas la définition de l'identité à Renan ou Michelet, et je l'étendrais à Bainville et Barrès qui, contrairement aux accusations faciles qu'on leur porte, sont tout à fait pertinents pour la société actuelle. J' ajouterais un autre grand patriote conscient de l'identité nationale et de son importance pour un projet politique, mais qu'on résume à d'autres choses, voir sur lequel on délire en en faisant un internationaliste: Jean Jaurès. Il ne faudrait pas oublier que l'Empire Romain a crevé avant tout d'une identité commune affaiblie, remplacée par des identités locales et sociales opportunistes, mouvement qui s'est combiné à une immigration mal gérée pour ouvrir les frontières à des migrations aggressives et empêcher toute réaction concertée et toute solidarité romaine dont le sens avait disparu.
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Utilise des mots français, Gally, espèce de sale petit mondialisé malpoli! Progressiste, va ;)!
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Tu le mériterais, espèce de zazou, graine de communiste :lol:! Au peloton ou au Batd'af tout ça, et à coup de pied au cul, encore!
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Bouffonneries, foirades et malentendus
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Sinon, l'un des mouvements les plus décisifs de l'histoire de l'humanité s'est fait sur un bluff génial: lorsque César franchit le Rubicon en 49 av JC, il n'a qu'une légion en sous-effectifs (sans doute moins de 3000h) et quelques cavaliers auxiliaires germaniques et gaulois, mais il avance sur Rome, disperse quelques éléments avancés de Pompée, et s'empare de Rome désertée par Pompée et les Optimates, malgré leurs 2 légions plus celles en rassemblement (faites de jeunots, celle-là). A partir de là, César avait pris et conquis la base de pouvoir et de légitimité de la République, ainsi que sa plus grosse pompe à fric alors qu'il n'avait jusqu'ici qu'une base de pouvoir limitée à la Provincia et aux gaules récemment conquises et pas organisées ni totalement pacifiées (donc pas très "rentables" en termes de ressources). Y'en a qui ont du se sentir très, très cons ce jour là! -
[Afghanistan]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
A part justement que tous les théoriciens de la contre-insurrection (qui furent le plus souvent aussi des praticiens) disent justement que c'est loin d'être impossible de "s'imposer" comme bienfaiteur. -
Tu parles de quoi? De la double nationalité, qui est un fait qui se traduit en termes légals et administratifs (la plupart des Etats se contentant publiquement d'ignorer la chose), ou du fait de garder de l'affection pour une origine étrangère? Je suis contre le fait de la double nationalité qui devrait être combattu, mais pour le reste, c'est du domaine de la vie privée; personne n'e^mpêche un immigré de cultiver et transmettre sa culture d'origine. Si tant est qu'il adopte aussi celle du pays d'accueil, ce qui est un devoir et une nécessité pour l'intégration (j'en ai ras le cul d'entendre dire que quand on prend la nationalité, il suffit de respecter les lois et point barre). De même, malgré la période "hussards noirs", les cultures régionales des vieux "pays" de France n'ont pas à être éradiquées, et devraient même, elles, bénéficier d'un soutien relatif. Qui a empêché qui que ce soit, pour les vagues d'immigration précédentes ou les plus récentes, de garder voire transmettre des éléments de la culture d'origine? Mais le fait est que certaines communautés se contentent de vivre comme dans le pays d'origine, de moins en moins se mêler à la population française. Désolé, mais à Rome on fait comme les Romains; ça n'empêche rien par ailleurs. Y'a quand même une grosse marge entre avoir un tronc commun identitaire pour tous (pas limité au seul fait de respecter les lois) et imposer une identité unique. Mon background personnel, avec la chance que j'ai eu d'avoir des grands parents voulant transmettre ces choses: - une grand-mère suédo-norvégienne qui m'a appris le suédois et des éléments forts de tradition scandinave, des contacts réguliers avec les divers "clans" de la famille, très répartis dans la péninsule, et qui plus est une mentalité assez luthérienne - un grand-père (et le clan de ce côté là) venant d'un milieu entre les Charentes et la Vendée, qui m'a refilé le sens de ces identités locales, souvent contradictoires: Vendée chouanne tradi et parpaillots rochelais :lol: - une autre grand-mère parisiano-italienne qui m'a donné surtout un aperçu du "pays" d'Ile de France, qui, on l'a oublié, mais a eu jusque récemment une forte tradition paysanne et un vrai terroir. Avec en plus de l'insight dans les origines gênoises et lombardes où j'ai des cousins. - et j'ai en plus les cousins occitans à prétentions d'identité albigeoise :lol: - saupoudrez le tout d'un grand sens de l'histoire nationale refilé par le paternel, et mon parisianisme forcené acquis par de longues années de glandouille de jeunesse Voilà, je suis pas divers et plein d'identités, moi :lol:? Blague à part, ce sont des transmissions essentiellement familiales et les identités locales/étrangères n'ont pas de conflictualité majeure avec la nationale dès lors qu'on n'en fait pas un communautarisme, qui est par nature exclusif. Mais ce sont ces identités, ces cultures, qui développent l'imaginaire, l'affect, le sens du groupe, le cadre de référence et de réalisation, "l'esprit".... Donc ce sont vers ces identités qu'on se tourne et qu'on éprouve une loyauté de collectif en grandissant. Si on ne développe pas le sens de l'identité nationale, au-delà des seules obligations légales, cette loyauté, donc le sens du collectif, n'existeront tout simplement pas pour la nation.
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Non! Pas bien! Caca! Berk! La nationalité, on l'oublie, mais c'est avant tout une loyauté et une allégeance, pas une commodié administrative.
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Tiens, un petit addendum amusant pour le cas de St Martin de Tours: bien qu'il ait grandi en Gaule, il était né en Hongrie (Panonnie), d'un père officier italien implanté là-bas. Un immigré en somme (encore un Hongrois, comme l'autre). Tout comme l'autre Saint Patron de la France, St Denis (dit céphalophore), lui aussi venu d'ailleurs (Italie). Dans la trilogie des St Patrons français, seule Ste Geneviève vient du terroir (et encore.... Nanterre, c'est moyen le terroir :lol:); mais c'est même à moitié vrai, vu que sa mère était grecque.
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Le YEMEN en voie de "Somalisation"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Apparemment, les USA vont intervenir directement, ayant signé un accord pudiquement baptisé de "coopération" et coordination en matière de sécurité. La chose semble prise au sérieux, donc. -
Faut pas dramatiser non plus: à chaque action correspond une réaction inverse, c'est pas à un scientifique que je vais apprendre ça :lol:. Et les micro-communautés ne sont pas non plus encore dominantes, alors même qu'elles choquent déjà et provoquent le débat. Par exemple, faudrait quand même se rappeler, à propos de l'Islam radical ou des Black Supremacists dans les banlieues chaudes, que les dites banlieues chaudes et quartiers difficiles ne constituent pas une masse de camps retranchés de non-droits encerclant les grandes villes, mais un total national de 6 millions d'habitants sur 61 en métropole, et dont la grande majorité restent quand même des citoyens lambda souvent eux-mêmes choqués par ce qui s'y passe. De même, les délires façon "Eurabia" des conservateurs anglo-saxons communiquent sur des données fausses en décrétant que ces populations sont 3 fois plus nombreuses qu'elles ne le sont réellement, que leur taux de fécondité est énorme et augmente (alors qu'il est à peine supérieur à la moyenne nationale et régresse). Et pour tous les communautarismes potentiels, il faut, de même, éviter de faire de l'alarmisme. Cependant, il faut avoir conscience qu'on ne peut plus non plus utiliser les mêmes schémas de rythmes d'intégration que pour les vagues précédentes (Polonais, Italiens, Espagnols....), car précisément, l'identité française n'est plus assumée ou affirmée, ne se fait plus assez sentir comme communauté d'accueil, et que la France n'est plus ce qu'elle était au moment de ces vagues d'immigration précédentes. Là on est dans le débat entre multiculturalisme, ce néologisme creux brandi à toutes les sauces et facteur de division, et l'assimilationisme/intégrationisme qui, s'il peut avoir aussi ses dérives, n'en est pas moins la seule voie à suivre si l'on veut maintenir les conditions d'une communauté de destins. Mais un exemple particulier et que je trouve très illustratif: le travail le dimanche. C'est un des trucs sur lesquels il ne faudrait pas céder. La loi est votée, mais elle est bancale, pas de celle qui sont sûres de durer. Le point est que le dimanche est plus qu'un jour de congé: c'est LE jour de congé que la très grosse majorité a en commun. Contre l'atomisation de la société, c'est sur ce genre de bases qu'on doit s'appuyer.
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[Iran]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Un récapitulatif de l'ensemble des actions menées, plus ou moins discrètement, par Israêl contre le programme iranien: http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article12000 -
Les forces armées terrestres russes
Tancrède a répondu à un(e) sujet de S-37 Berkut dans Asie / Océanie
http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article12010 -
Bouffonneries, foirades et malentendus
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Ouais, côté connerie, on est dans le sujet, côté rigolo/incongru, c'est moins dans l'esprit de ce topic que je voulais un peu plus "léger" :lol:. -
[Afghanistan]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Merci du lien; ça, ça sniffe déjà plus vrai. -
On est d'accord, et je n'ai certainement pas proposé de décréter le patriotisme par la loi :lol:. Mais ça existe encore quand même; c'est juste plus faible qu'avant, et à un point potentiellement dangereux qui a ouvert la voie à la tribalisation, au communautarisme et à une balkanisation progressive de la nation. Et le remède commence à l'école, passe par un renouveau des célébrations nationales et locales, une re-responsabilisation des parents et familles, principaux vecteurs de transmissions, une politique d'éducation (pour tous les âges, via les médias surtout) plus agressive, et si possible des institutions, au premier rang desquelles un service national universel, militaire et/ou civil. Celui-ci serait multi-dimensionnel, le militaire pouvant être limité à une portion réduite du contingent annuel: service public, milieu associatif, fonction territoriale, ONG.... Mais sans brassage social ni partage de subjectivité, de souvenir et d'imaginaire, il n'y aura pas de communauté, donc pas de sens du vivre ensemble, et la République ne voudra rien dire et n'aura donc aucune solidité. Tiens, un exemple parmi d'autres de souvenirs à transmettre: le 11 novembre, outre la 1ère Guerre mondiale, est la célébration de St Martin de Tours, premier saint patron "national", dont le souvenir fut rapidement laïcisé à la Révolution, et notamment dans le mouvement social, puisque symboliquement, c'est un homme, issu de l'élite (il était de famille patricienne, dans les scholes palatinae, l'élite de la cavalerie de la Garde des Empereurs romains) qui partagea la moitié de son manteau, ne hiver, avec un pauvre. L'exemple en fut gardé comme illustration du principe réclamé de partage, et figurait en bonne position dans l'iconographie des élites catholiques et du catholicisme social, mais aussi dans les livres d'histoire républicains.
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Et personne ne se sentira très "fraternel", personne ne se sentira appartenir au même ensemble. Faudrait vraiment apprendre comment fonctionnent les groupes humains avant de décréter les mêmes trucs que la bien-pensance ambiante. On parle de sentiment d'appartenance, ce qui fait qu'on accepte justement ce pacte républicain et pas un autre.
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Gally, tu dis vraiment n'importe quoi! Tu le fais exprès ou quoi de dire CES CONNERIES CONTRE NATURE! Rambo, dans le Ier, il avait un M-60, pas un Kärcher! Bordel!
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Bouffonneries, foirades et malentendus
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Pourquoi, elle est drôle? Y'a eu un bluff, ou une improvisation géniale qui a emporté l'affaire contre toute attente? Y'a eu une connerie majeure? Je la connais pas vraiment. -
Vous allez arrêter avec ces conneries? C'est les aliens, les terminators et les trolls du chaos les meilleurs, qu'on vous dit!
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Et quand viens le moment de la solidarité (pas de la sentimentalité à 2 balles), tu t'apercevras que le fric et les moyens en général sont limités, et qu'on doit donc prioriser. Dans ces cas là, automatiquement, on aide d'abord les siens. mais si cette solidarité, qui est avant tout le patriotisme, n'est pas là, pourquoi même aider qui que ce soit. C'est vrai, je suis dans une situation plutôt confortable, mais pourquoi aiderais-je qui ne se définit pas comme faisant partie du même ensemble que moi. D'autres qui le font ont aussi besoin de cette aide. Certains se sentent "citoyens du monde", se contentent de "vivre en France"? Si ça prenait vraiment de l'ampleur, je peux t'assurer que rapidement, plus personne ne voudrait raquer des impôts et n'accepterait de payer quoi que ce soit pour le collectif. Dans ce cas de figure, c'est pas le fait d'être dans un Etat légal qui suffirait à justifier la contrainte. Si tu n'as pas de sentiment profond d'appartenance au groupe, t'en as rien à foutre et tu ne roules que pour ta pomme. Regardons le simple exemple des impôts: l'évasion fiscale et les refuges pour riches exilés existaient au début du XXème siècle. Qu'est-ce qui empêchait la plupart des gens riches de s'y barrer en courant? La conscience d'appartenir à un ensemble et d'avoir quelque chose à y faire. Ca ne les rendait pas plus généreux ou plus honnêtes, ça n'empêchait pas la corruption et la cupidité, mais ça faisait de l'élite une partie du tout national qu'elle n'est plus aujourd'hui. Qui plus est, ça lui donnait le sens d'un devoir plus grand que celui des autres, notamment en termes guerriers et culturels (près de la moitié de l'Assemblée nationale a rejoint les unités de combat en 14; tu verrais ça aujourd'hui?). Un résultat parmi d'autres, le manque à gagner de l'Etat du à l'évasion fiscale des plus aisés représente aujourd'hui entre 1/4 et 1/5ème du budget de l'Etat et continue à grossir. Mais c'est vrai, c'est creux, c'est inutile et c'est passéiste le sentiment national. A ceci près que ce qu'on sort ici est un débat quasiment aussi vieux que l'Etat, que tu retrouveras dans la Grèce Antique ou dans l'Empire Romain (particulièrement au moment de l'Edit de Caracalla en 212). Alors tu peux te sentir citoyen du monde, ça ne veut strictement rien dire; et ça ferait même rire de mépris la plupart des habitants de la planète (du moins ceux qui ne sont pas dans des failed states) qui n'ont pas nos angoisses existentielles sur la nation, la patrie et l'Etat et gardent leur conscience du tout. Il n'y a qu'en Europe occidentale, et particulièrement en France, qu'on en est à refuser d'admettre la légitimité de la question d'une identité et d'une dimension affective et subjective du collectif.
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Jolie photo, mais si elles sont soldats, moi je suis dans la marine.