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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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[Afghanistan]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est pas un chiffre, et surtout pas dans le domaine auquel tu faisais initialement allusion. C'est bien, tu viens de te décrédibiler tout seul. Soit dit en passant, les journalistes de Paris Match aussi y arrivent: quelle référence! Quel savoir-faire! Et la phrase plus exacte serait plutôt que les talibans, jihadistes et autres rencontrent des journalistes quand et comme ils veulent, et que ces cons de journaleux sautent dans le pieu à chaque fois pour se donner des grands airs de baroudeurs. Ils rencontrent des talebs qui leur donnent leur propagande: super, on a aussi des vidéos de Ben Laden qui disent à peu de choses près le même truc, qu'est-ce qu'on apprend, waaaah! Entre la propagande débilitante de FoxBouse et celle des talebs, on peut êtte rassuré: la première victime de toute guerre reste bien la vérité. Et 2 ou 3 FAMAS dans les mains de jihadistes, ça fait quoi? C'est censé être une justification ou un argument de quoi? Tu as conscience que ta phrase ne veut rien dire et se nie elle-même? Quelle réalité? Tu fais des posts surréalistes depuis quelques pages et tu me parles de réalité? La réalité de quoi? Que la guerre contre-insurrectionnelle c'est complexe et ça ne se gère pas au niveau d'une vallée? C'est pas des compartiments hermétiques. Même 50 ans après, y'en a qui n'ont toujours pas compris les leçons de Bigeard. La guerre, c'est pas dans Tom Clancy qu'on apprend des vérités sur elle. -
Pakistan et ses voisins
Tancrède a répondu à un(e) sujet de cvs dans Politique etrangère / Relations internationales
Apparemment, t'as vraiment pas compris les principes de la guerre, les enjeux de cette guerre là et la complexité de la situation. Si c'était pour buter du monde qu'on était là-bas, ce serait inutile et une dépense stupide. D'abord et avant tout parce que pour chaque gusse descendu, t'en auras 2 autres qui le remplaceront. Une fin sous deux ans? Qui le décrète? Toi? Et quelle fin? Quel résultat? Quel gain, quel effet, quelle garantie, quelle situation sont obtenus? T'es-tu seulement posé la question de savoir pourquoi ces règles étaient en vigueur? Ou de savoir si elles ne sont pas soutenues, dans les zones d'application, par des gens qui connaissent la guerre et cette situation un tantinet mieux que toi? -
Un exemple de politique "active" d'image des armées: le salut au drapeau. Louis XIV ordonna qu'aucun officier commandant un vaisseau royal ne pouvait accepter que son pavillon ne fut pas salué, et que ce salut devait être rendu avant que le vaisseau français ne rende le sien (signe de préséance de la France). C'aurait pu n'être qu'un caprice, voire une vanité, à ceci près que les conséquences en furent bien réelles. Résultat le plus extrême, le futur amiral de Tourville, alors capitaine, se frita avec l'amiral espagnol Papachin, en plein temps de paix, et je parle pas d'un duel: authentique canonnade de 2 vaisseaux de ligne, morts en pagaille, sang qui ruisselle dans les dalots.... Mais au final, l'Espagnol s'éxécute et rend le salut. Et cet ordre de préséance navale, en temps de paix, fut respecté pendant près d'un siècle. Après, ce sont les Anglais qui ont joué à ça sur mer.
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Nan pas de protection: du sang, de la charcle, de la chicore, de la tripe, ouaaaaiiiissss! Et pas assez de monde à l'arrivée pour faire les 3 marches du podium. S'ils font ça, j'arrêterais de demander l'abolition des JO >:(.
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Embuscade à Surobi
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Shuggart dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca, avec cette mode américaine du matériel qui transforme en superman, qui sévit depuis la Yougoslavie, on en vient à oublier ce qu'est la guerre, surtout avec des journalistes complètement ignares, et une classe politique tout aussi ignare en la matière qui répète à l'envi que le matos déborde par tous les orifices et que nos p'tits gars sont "en toute sécurité", on en vient à avoir la gerbe quand ces mêmes politiques, devant les cercueils et les caméras, nous balancent d'un air grave que "la guerre c'est grave et c'est risqué, et que tout le monde est un héros".... Et hop de balancer en plus une saucée de légions d'honneur qu'on dévalue puisqu'elle ne correspond plus à une catégorie d'actes en particuliers. Surtout quand la même semaine que la cérémonie aux Invalides, on l'a refilée à 3 sous-vedettes de la chanson, un ou deux acteurs de mauvais téléfilms qui a des relations, une ancienne gloire du music hall ressortie de la naphtaline pour l'occasion, quelques pubards et quelques hommes d'affaires aussi inconnus que douteux. Je te rejoins là-dessus, quoiqu'on m'enlèvera pas de l'idée qu'un corps expéditionnaire, ça doit être surtout fait de professionnels (la conscription, je vote pour, mais ça doit être pour l'essentiel dédié à la défense du territoire, pas servir en OPEX sauf pour une part plus réduite de service long). En fait, plus encore que les politiciens, qui devraient se replonger dans la géopolitique et les budgets de défense, mais qui à par çà restent à peu près dans leurs rôles, à quelques fautes de goût près, ce sont les généraux les plus coupables. Ce sont eux qui transmettent cette culture business sans mot piper, suivent les effets de mode comme des midinettes, réclament tout et ne se réforment pas, ne remettent rien en cause quand ça les concerne, entretiennent les guerres de chapelles tout en avouant que c'est gaspilleur, nuisible et stupide, se tirent dans les pattes à qui lèchera le mieux les fions politiques.... Et dans lm'affaire de Surobi, ils ont touché un de leurs fonds: communication de merde, explications ridicules, attitude faible et brouillonne, argumentaires jargonnants foireux et justifications à base de chiffres douteux (dans un tel moment, ils pensent être pris au sérieux?), silence dédaigneux quand il ne faut pas, obsession du secret sur des points ridicules, aucun sens du timing, hypocrisie affichée.... -
Ca fait longtemps que je les vois se moquer des trucs qui vont pas dans l'armée (porte-avions qui merdent, moyens réduits, puissance de projection globalement pas impressionnante....), mais j'avais pas vu travailler l'aspect "cheese eating surrendering monkey". Les auteurs des guignols depuis la fin des années 90 sont des cons, ça c'est un acquis; mais à ce point.... C'est d'autant plus marrant, et c'est une des nombreuses contradictions qu'on voit dans l'image de l'armée chez nos gauchistes antimilitaristes, qu'ils sont aussi les premiers à caricaturer les militaires comme des gros bourrins va t'en guerre qui foncent dans le tas à la première occasion, n'aimant respirer que la tripe et agiter des entrailles adverses sur leurs couteaux (au lieu de "négocier", ce grand terme bien vide qui est censé tout résoudre en toutes les circonstances).
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Embuscade à Surobi
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Shuggart dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est un peu tout le thème des armées depuis les années 80; c'est culturel, c'est lié à l'époque et c'est particulièrement sensible dans la formation des officiers, leur formatage (comme il y eut un formatage aux fantasmes napoléoniens de la 2ème moitié du XIXème siècle à la 1ère guerre mondiale), leurs modes d'expressions, leurs modes de relations et de travail. C'est la culture business qui fait ses ravages: le chef est un manager comme un autre à la tête d'une entreprise comme une autre, gérant un effectif, cherchant un résultat, justifiant ses activités et ses dépenses et balançant ses slides comme références ultimes, c'est à peu près l'idée. Ca a ses avantages et ses défauts, mais plus on implantera cette idée, plus on n'en aura que les défauts. Et en attendant, c'est très mauvais pour la culture hiérarchique nécessaire à toute armée, le mode relationnel.... Fort heureusement, la réalité opérationnelle rappelle les fondamentaux; il faut donc s'y confronter au maximum. Mais c'est vrai que je déteste cette antienne du "je suis un professionnel qui délivre un service, je suis dans/gère une équipe, blablabla". C'est très malsain pour une activité qui n'est justement pas, mais absolument pas comme une autre, et qu'on présente comme un métier comme un autre avec un petit plus qui est différent, comme la saveur spéciale du chef. -
Embuscade à Surobi
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Shuggart dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est vrai, les jardins de roses c'est pour les officiers anglais, avec le thé et les monocles et leurs goûts de cocottes. -
Après l'épreuve de free fight, il y aurait peu de candidats pour les autres épreuves :lol:. Et sur quoi tu juges une compète de parachute? C'est pas réellement crevant, et les seules vraies compètes, c'est le poser au mètre près ou des figures artistiques dans le ciel; pas super militaire dans le dernier cas, et pas monstrueusement "sportif" dans le premier, ni réellement très militaire. Je déconne à moitié, mais je suis d'accord pour une remise au parfum: l'équitation n'est peut-être plus de mise si l'on veut garder une dimension militaire. De même, le parkour est peut-être un peu trop demander, et surtout quel parkour? Celui qui domine la scène, c'est la version esthétisante (promue par Sébastien Foucan), évidemment plus populaire et spectaculaire que le franchissement pur et rapide (école de David Belle). Sans faire non plus un parcours du combattant, assez chiant à regarder, on pourrait faire un parcours semi urbain semi rural, monté en course de vitesse pour le franchissement, ça pourrait être marrant. Parce qu'un tracé de Parkour, c'est hyper intense sur peu de temps, avec des obstacles monstrueux; c'est inmontable en épreuve d'endurance comme est censé l'être le Pentathlon. Le problème d'un sport de combat dans ce cadre, c'est qu'on a soit un bête sport comme les autres, trop plein de règles et d'enculages de mouches qui détournent de l'essence du combat, soit un cage fight qui va ravager les participants :lol:. On voit d'ici le podium avec un gagnant qui tient à peine debout, et deux loques affalées et sanguinolantes sur les 2 autres marches :lol:. Un exemple pour la jeunesse...... Qui n'a pas le droit de regarder ça à la télé :lol:.
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Honnêtement, je crois pas que la "contrainte médiatique" influe vraiment sur les choix militaires israéliens. Mais le sujet est quand même surtout sur l'image des armées et des forces, pas sur l'arme médiatique dans le champ de bataille moderne. Je sais que ça se rejoint parfois, mais y'a un distingo. Exemple de politique d'image: les huns, les scythes, les mongols ou les vikings opérant des opérations spectaculaires en début de campagne. Raid éclair, usage de la nuit et d'apparences monstrueuses, ravages sans nom, viols, pillages, massacres, mise en scène des cadavres.... Le but opérationnel (pas réellement dans le sujet)? Dissuader de résister, multiplier l'effet de leurs menaces, affaiblir la volonté adverse. La conséquence en terme d'image des forces (le sujet)? Une réputation de barbares sanguinaires et cruels qui traverse les siècles.
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[Afghanistan]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Ou qu'il définit une proposition claire correspondant à une vraie stratégie cohérente, ce que des directions politiques ne veulent peut-être pas entendre. Ah? Quels chiffres? Encore une fois; ah? J'ai mémoire de guerres plus longues et gagnées. "La guerre est une confrontation des volontés": c'est pas nouveau. Faut juste savoir ce qu'on veut. Dixit? Certainement pas autant qu'une déstabilisation de la région. Mais pour causer chiffre, c'est pas celle-là qui coûte cher. Rien que la comparer à l'Irak, on est dans le registre de la souris et de l'éléphant. L'Irak étant d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles les Ricains ont vampirisé le front afghan en moyens militaires, mais surtout en investissements de reconstruction. A part au niveau symbolique (important quand même), non effectivement, mais qui croit encore que l'objectif de la guerre en Afghanistan est le "terrorisme international" :O? Sérieux, y'en a qui y croient vraiment???????? La stabilisation d'une partie de l'Afghanistan, c'est avant tout une question de vrais équilibres géopolitiques régionaux dans une zone pivot. -
Embuscade à Surobi
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Shuggart dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca Gally, c'est faux: faudrait arrêter avec ce vocable du travail et des professionnels au sens commun qui conduit à la fin à des amalgames douteux. La guerre n'est pas un "travail" ou une activité professionnelle. De force forcée, il faut un statut socioprofessionnel aux soldats, mais faudrait arrêterla confusion des genres qui arrive à force d'utiliser un vocabulaire commun (qui a en plus tendance, à force de l'utiliser, à donner un surcroît de légitimité aux compagtnies militaires privées avec leur antienne du "la guerre est un secteur comme un autre", "nous sommes des sous-traitants" et autres conneries du genre). La guerre est différente, et c'est un des fondements de la civilisation que de la mettre dans un certain cadre dans tous les aspects de la vie: juridique, économique, politique, mais aussi social, culturel, voire religieux dans certains cas (ou, sous une autre forme, l'entourer de sacralité individuelle et collective comme dans notre République). J'aime bien aussi les adages selon lesquels c'est le seul boulot où le patron peut légalement vous ordonner de mourir, mais il ne faut pas trop les prendre au pied de la lettre: le terme "boulot" est ici semi-dérisoire, et le plus souvent employé par défaut d'un autre. C'est pas pour sonner comme une pub de recrutement, mais soldat, c'est un engagement, et au plein sens du terme (et on banalise tellement le sens de tels mots aujourd'hui); on pourrait parler de sacerdoce dans beaucoup d'aspects. Un boulot, on le fait pour bouffer; si on est passionné par son taf, on crée sa boîte, ou en tout cas une activité. Soldat, on le fait rarement pour la solde (ou alors c'est qu'on estime vraiment ne pas valoir cher) à moins d'une contrainte totale. Après, dans cette histoire en particulier, il suffit de voir qui a pris le cas en charge pour comprendre à quoi rime l'affaire et ce autour de quoi elle va tourner: maître "attention whore" est dans la place, le plan média est prévu. -
Retour au Japon d'avant ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de cvs dans Politique etrangère / Relations internationales
En fait, il faudrait savoir comment va se répartir ce nouveau budget; je crois plus à un tronçonnage des forces terrestres qu'à un impact sur la Marine ou l'armée de l'air, tant il s'agit d'industries cruciales autant que des vraies défenses et moyens de peser des Japonais. -
Embuscade à Surobi
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Shuggart dans Politique etrangère / Relations internationales
En France, à ma connaissance non. -
"Tenir un rôle plus qu'à sa taille", ce n'est pas un résultat politique: on ne mesure que dans l'absolu, pas par rapport à la taille du pays. On mesure ce que ça lui rapporte (en fric, en influence, en capacité globale de négociation politique), et on mesure en quoi ça permet au dit pays de compter. Si ça n'était qu'une question de gonades, ce serait complètement stupide; la question est de voir si renoncer à une politique extérieure active (avec des moyens d'intervention extérieure en apparence disproportionnés à sa taille) a diminué la capacité de la Belgique à négocier sur certaines questions, et plus encore si ça lui a coûté du PIB. Et je suis bien certain qu'il y en a dans la politique belge qui ont fait cette comptabilité là. Parce que si c'est des questions de "prestige" (terme creux) et d'apparences, on est dans le domaine de la débilité congénitale. Mais dans l'absolu, quel poids pouvait mettre la Belgique en projection? Une brigade? Pouvait-elle la soutenir, l'envoyer seule, y compris face à une opposition dure (incluant des menaces sur les axes maritimes)? Ca ne fait pas une force de négociation. Le point est que le budget US n'est pas qu'une manifestation de volonté dans sa proportion du PIB; il est tout connement une manifestation de capacité par son seul volume, même sous l'ère Clinton. Si la Belgique ou la Hollande passaient à 3 ou 4% de leur PIB en force militaire, avec une politique étrangère volontaire; quelle capacité en découlerait? Quel impact réel dans l'absolu, et surtout, quel avantage ces pays en tireraient-ils? je crains que ce soit un bénéfice bien maigre , pas en proportion de l'effort consenti.
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[Afghanistan]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Les pachtounes ne sont pas un pays: on ne peut pas "déclarer une guerre" à une ethnie, qui plus est présente et déterminante aussi bien au Pakistan qu'en Afghanistan. Et des frappes indiscriminées contre quoi? Des civils? Le résultat est garanti d'avance si tant est que ce soit même possible: soulèvements massifs, le Pakistan se déclare contre et devient agressif, ainsi qu'à peu près tous les pays de la planète d'ailleurs (y compris les opinions publiques occidentales). C'est absolument invendable et garanti inefficace. Ca obtiendrait quoi sur le terrain? Des massacres et une mobilisation totale et sans équivoque des Pachtouns, un soutien massif de toutes les populations musulmanes de la planète et de tous les gouvernements trop heureux d'avoir un truc aussi simple à attaquer pour mobiliser leur opinion et consolider leur pouvoir. s Profitable à quel égard et pour quel but? Aucun objectif politique, aucun résultat concret ne peut être atteint de cette manière. C'est pire que de pisser dans un violon. La guerre est décidée par la stratégie, et la stratégie c'est de la politique: on fait ça pour obtenir un résultat. Quel résultat obtiendrait une telle politique? Au plus, un génocide, au pire, un échec total et lamentable, en plus du génocide. Si le but était de faire du bodycount à tout prix, ce serait le résultat d'un plan stratégique élaboré en classe maternelle: ça n'apporte rien, ça ne fait rien, ça n'achève rien. On le saurait depuis le temps. -
C'est un sujet vaste et assez ouvert, destiné à durer. j'entends évoquer ici non tant la réalité que la perception de la puissance militaire à travers l'Histoire; tant la perception subie/ressentie à l'extérieur et à l'intérieur d'un pays que celle voulue par le pays (propagande, publicité, travail d'image en général). J'aimerais surtout parler de la France, mais tous les pays sont admis. Je rebondis en fait sur les Guignols de l'Info d'aujourd'hui (je regarde encore de temps en temps) où j'ai carrément vu pour la première fois en France l'a priori (de toute façon antimilitariste débile) des auteurs, rejoindre les clichés anglo-saxons sur le côté inefficacité/reddition systématique. Bref, ce n'est qu'un énième avatar (ça n'est qu'un moment), mais c'est une évolution de la perception de notre armée; qui ne durera qu'un temps, comme tous les autres.
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Et ils empruntent un max à côté: malgré leur situation, leur crédit reste bon. J'ai certes été un poil catégorique dans mon post précédent. Ceci dit, c'est pas tellement que ces pays ne croient pas à la force militaire et/ou à l'intérêt d'intervenir; la différence est qu'ils se sont placés dans un système de protectorat. Après, pour la Belgique, vu sa taille, l'idée d'intervenir ou de peser sur la scène internationale n'est pas vraiment une question, et l'armée ne tenait qu'à une question de défense du territoire, évacuée par la fin de la Guerre froide. je ne crois pas qu'entretenir une ou deux brigades apporte des "points" auprès du maître américain. Pour l'Italie, la question se pose différemment eu égard à sa taille: l'industrie de défense, déjà, est une question politique et économique. Ensuite, l'indépendance nationale a une vraie importance, impliquant entre autres la préservation d'une capacité à se défendre, ou tout au moins d'un noyau de remontée en puissance autonome potentielle. Après vient la question de la capacité de projection de force, car là l'Italie peut potentiellement apporter un réservoir de force susceptible d'intéresser les Américains s'il est proposé au bon moment et dans les bonnes circonstances. Parce qu'il faut quand même voir que les USA ne retireront pas le parapluie défensif à un pays d'Europe en particulier: ils ne le peuvent pas, c'est un package global de par la nature même de l'Europe et sa géographie. Donc les raisons pour lesquelles les pays importants (outre ceux qui ont une réelle volonté "de puissance" plus ou moins importante, à savoir la France et l'Angleterre) maintiennent un effort qui, même modéré, reste politiquement et économiquement coûteux, sont d'un autre ordre que "de se faire bien voir" de l'Oncle Sam.
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Pour un "officier national-socialiste", il a beaucoup dit merde aux ordres de déportation (tous ceux qu'il a reçu, en fait), dont certains émanant de Hitler lui-même. Il a de même publiquement dénoncé le traitement des juifs et l'Afrika Korps reste la seule armée allemande de la période sans tache au dossier. En outre, il ne s'est pas particulièrement signalé par un quelconque zèle idéologique sur les idées raciales, les participations aux autodafés, la promotion d'un "lebensraum".... Alors nationaliste oui (et désolé, j'ai pas nécessairement tendance à pointer un doigt accusateur sur ce point dès lors que le mec ne se fait pas l'avocat d'un expansionisme agressif), socialiste (au sens de la politique socio-économique du pays), peut-être, mais sans l'élément idéologique, quel nazi cela en fait-il? La phrase en question me paraît surtout une réplique de Hitler pour dire merde aux généraux junkers (Von Rundstedt en particulier) et aux élites traditionnelles qui ne pouvaient pas le blairer. Prendre un risuqe pour son pays en s'attaquant à sa direction politique semble quand même être une bonne mesure d'idéal politique. Ca n'en fait pas une idéologie construite, mais c'est un vrai engagement. Ce qui implique, du moins avant jui, un vrai risque, que tout le monde n'a pas nécessairement pris; à tout prendre, c'est encore un monde de différence avec les -bien plus nombreux- résistants de 1946.
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Revue DSI
Tancrède a répondu à un(e) sujet de kedith dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Dans les rubriques/articles disparus, je regrette l'éphémère décrochage historique (un truc sur Yorktown qui était paru une fois), mais c'est personnel ;). -
Pour être précis, au moins sur le cas Rommel que je connais un peu: Rommel n'était pas particulièrement nazi. C'était en revanche un nationaliste, sincèrement outragé par 1918. D'autre part, il a développé une relation personnelle ambivalente avec Hitler qu'il a approuvé simplement parce qu'il relevait le pays et lui redonnait sa puissance, notamment armée. Qu'en dire sinon qu'il a suivi le sens de l'intérêt de son pays, ou tout au moins ce qu'il croyait être l'intérêt de son pays. On ne trouvera pas, par exemple, de trace particulière d'antisémitisme, surtout forcené et racial, chez Rommel, pas plus qu'on ne trouvera chez lui d'adhésion particulière à l'idéologie raciale. Son engagement, plus ou moins distant, dans le complot contre Hitler, n'est rien d'autre qu'une action dans le sens de ce qu'il perçoit comme l'intérêt national. Alors nazi? Pas vraiment, et certainement pas idéologiquement, ce que prouve largement le comportement exempt de crimes de guerre (du moins ordonnés par le commandement) de l'Afrika Korps, ou encore les refus répétés de Rommel d'employer des Français sans les payer pour les travaux du Mur de l'Atlantique. De même que son refus aussi répété de déporter des juifs de France et ses lettre de protestations ouvertes contre le traitement réservé aux juifs (comportement d'ailleurs assez commun chez beaucoup de vétérans de la 1ère Guerre Mondiale). Mais patriote, ou même nationaliste, oui.
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Ben regarde les budgets par listes: l'investissement, ce n'est pas que les achats:acquisitions de matériel.
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Ordres de batailles: Valmy et Fleurus (1794)
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
Une petite note supplémentaire pour expliquer l'orbat: les bataillons de volontaires sont juste une forme d'organisation fondée sur le recensement civique pour la Garde Nationale. Ils n'ont pas les pleins attributs d'unités militaires avant un moment, pas de régiments organiques et, avant l'amalgame, personne ne sait vraiment comment les intégrer dans l'ordre de bataille au sein de grandes unités. Déjà que les généraux newbe issus du rang ont du mal à manier des masses d'hommes, surtout de plus en plus grandes, que les EM sont novices et les dits bataillons inaptes aux grandes manoeuvres qui ne s'apprennent pas en un jour (même les volontaires de 1791, les mieux entraînés et les plus volontaires, n'ont pu recevoir qu'une bonne instruction de base et apprendre à manoeuvrer en bataillon au maximum.... Le dérivatif le plus commun, dès 1792 et jusqu'à l'amalgame, fut d'employer prioritairement les bataillons de volontaires aux armées de l'intérieur, contre les insurrections fédéralistes de marseille, Toulon et Lyon, et surtout en Mayenne, dans les Deux-Sèvres, et évidemment, plus que tout, en Bretagne et en Vendée. Ce facteur n'est pas à mésestimer, surtout quand on cherche à reconstituer les orbat: j'ai indiqué les effectifs globaux plus haut, et il suffit de se rendre compte qu'en 1793, on a 50, puis 75 000h en Vendée seule, pour voir à quel point on a utilisé le gros des volontaires bien loin de la guerre aux frontières (et ça explique aussi, en passant, les horreurs et le comportement inqualifiable des "Bleus", surtout en Vendée, mais aussi dans les répressions à Lyon et Toulon, mais aussi leur nullité militaire face aux insurgés). A l'automne 1794, on a encore 65 000h en vendée (100 000 en avril) alors que le gros des troubles est passé, 70 000 en Bretagne et 17 000 dans le Cotentin. Dans le sud-est, la présence des troupes de ligne est plus grande, en raison de la proximité du front italien et du siège de Toulon contre les Anglais. On le voit, le front intérieur mobilise le plus gros des volontaires; même en 1794, l'année des 750 000h (dont 400 000 volontaires), du moins pendant quelques mois, on a près de 250 000 volontaires occupés dans les 3 armées de l'intérieur (les gros fronts mentionnés, d'autres sur des troubles plus mineurs, un volant à son entraînement sommaire, plus quelques devoirs de garde nationale dans les grandes villes), le reste étant dispatché dans les quelques 8 armées "des frontières" qui existent entre 1793 et 1794 (avec un passage éphémère à 12). Considérant que le total mythique de 750 000h (effectif réalisé; la Convention parlait plutôt de l'effectif théorique de près d'1,2 millions d'hommes) n'a pas duré plus d'un mois et qu'on est vite redescendu autour de 500 000 (puis à une moyenne de 400 000 après la mi-1794), on constate un truc vital pour l'orbat: la Ligne est totalement dominante dans laguerre aux frontières sur la période pré-amalgame. Bref, les seules "armées révolutionnaires" qui aient existé furent les 3 de l'intérieur, de très sinistre mémoire. Côté guerre contre l'étranger, l'armée de ligne et ses unités sont restées le cadre fondamental et le plus gros des forces. Et ce d'autant plus qu'une bonne partie des bataillons de volontaires, après 1792, n'avaient pas l'équipement minimal (10 000 fusils manquant dans chaque armée en moyenne) et se trouvaient donc mis à l'écart, étant surtout là pour combler les trous. On le constate à Valmy, Jemmapes ou Fleurus où l'effectif théorique aligné côté français ne correspond pas aux forces réellement combattantes, dans un rapport plus qu'inhabituel. On est loin de l'imagerie d'Epinal sur les volontaires de l'an II (déjà que, précisément, ceux de l'an II furent les plus pitoyables et les moins exemplaires). Mais il n'en reste pas moins que la minorité qui a pu participer aux combats est celle-là même qui a chargé sans entraînement et quasi sans munitions, en colonnes, sans arrêt pendant 3 ans. A la différence près que le gros des colonnes était fait de troupes de ligne. -
Y compris en tenant compte des graves problèmes des équipages sous-staffés, évoqués dans un autre sujet? Je dis pas que ça change la loi des grands nombres, mais les manques constatés ne concernent pas non plus quelques centaines d'individus nécessaires, mais bien quelques milliers. Et surtout, ça soulève le problème plus général des sous-estimations artificielles et administrativement dimensionnées sur commande. A l'inverse, on peut remarquer que l'exemple hollandais est encore plus à souligner vu que ses effectifs incluent une brigade de marines dont nous n'avons pas l'équivalent.
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Pakistan et ses voisins
Tancrède a répondu à un(e) sujet de cvs dans Politique etrangère / Relations internationales
L'ISI est quand même de fait une des plus grosses mafias de traficants de came au monde; contrôler leurs déviances religieuses ne suffit pas vraiment.