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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Tous les supporters seront convoqués pour se serrer la main, et il y aura un tirage au sort avec en jeu une dizaine d'exemplaires de la bagnole designée-conçue-pensée-usinée par le Khadaffi en personne.... Enfin c'est le prix pour les perdants ;). Les gagnants auront droit à une nuit avec un de ses gardes du corps. Toute façon, y dira qu'elles sont encore vierges après. Et après, tout le monde chantera en coeur un texte écrit par le Khadaffi. Texte hyper long et compliqué, mais grosso modo résumable à 2 thèmes: louanges à Khadaffi et c'est la faute à Israël. Quel papa noël rebelle que ce Khada, décidément!
  2. Et puis c'est vachement pro-romain. Mais j'aime bien le lâchage et la liberté de ton de l'auteur, rebelle et iconoclaste, à base de "fichtre" et de "tonnerre"! Ca sonne grossier et agressif :lol:. Avec en plus des intrigues à vous causer une arythmie cardiaque, des personnages au moins aussi attachants qu'une carte postale du New Jersey, et des histoires d'amour plus prenantes encore que la vie sexuelle de Martine Aubry. Historique peut-être, BD pas sûr.
  3. Pourquoi penser petit? Il faut de factions équilibrées et puissantes. Avec la Russie vs l'Ukraine (et donc sans doute un embrasement plus large avec des occidentaux au secours de l'Ukraine), on commence à être dans l'idée. Parce que du Hzbo qui se bâtit une aviation en 3-4 mois sur Mig-29 défraîchis, sans infrastructures de défense et le tout à l'échelle du Liban contre USA+Israël..... Ben ça sonne pas trépidant. Et ça sonne surtout vachement rapide.... Genre 10 pages en comptant les préliminaires :lol:. Pareil pour Soudan-Tchad, c'est un peu comme Guingamp-Montauban en football ;). Là c'est parce que c'est du fouillé; j'ai pris ça comme exemple parce que là,l'auteur s'est pas gêné pour penser en grand et penser intelligent. Ceci dit t'as loupé de la belle bataille si tu t'es arrêté au 11.
  4. Ben je crois que Charlier et son oeuvre aussi, après avoir été la solution, sont devenus le problème: c'est lui qui a créé ces histoires-missions abracadabrantesques de temps de paix, avec des intrigues et de l'humour faits pour le primo-public de la BD, à savoir les gamins des années 60. Le principe a vielli et, il faut être honnête, les mêmes ficelles ne sont de toute façon pas étirables à l'infini. Quand on relit les vieux Danny en tant qu'adultes d'aujourd'hui (donc en évacuant la nostalgie), hors albums de guerres "chaudes" et une ou deux exceptions (les albums de pilotes d'essais pour moi, et la trilogie nucléaire), c'est pas vraiment terrible, c'est grand-guignolesque et c'est très convenu (mon papounet dans les années 60 n'était pas vraiment pris par les intrigues). Et on ne voit pas vraiment les navions exprimer leur potentiel, ce qui serait quand même bien le moins pour une BD où on peut se lâcher. Et même beaucoup des albums de guerre usent toujours des mêmes procédés qui ne marchent plus aujourd'hui: le public a pris de la maturité, c'est un phénomène connu en pub. On ne peut pas traiter même les gamins d'aujourd'hui comme ceux des années 60, rapport à 50 piges de BD, de roman et de télé qui ont banalisé les ficelles scénaristiques, qui en ont inventé de nouvelles, qui ont rendu plus exigeant tout le monde, y compris ceux qui sont trop jeunes pour avoir suivi cette évolution: c'est comme un capital acquis. Et on ne va pas me dire non plus que les intrigues de Charlier faisaient toujours dans le réalisme (si quelqu'un me l'affirme, je lui réponds, entre autres, "Lady X" et son organisation secrète de pilotes super méchants, façon SPECTRE dans James Bond). Pourquoi se contraindre dans les limites de l'actualité, très pauvre en matière de combat aérien? Si on met des Rafales, B1-B, Warthog, F-22 et autres dans une BD, c'est pas pour les voir faire des ronds au Bourget, des patrouilles dans un ciel clair, ou descendre des monomoteurs à hélices de barons de la drogue. C'est pour les voir bombarder des meutes de chars en radada dans une bataille titanesque, s'affronter en escadres entières (ou en duels épiques bien sûr) au-dessus de l'Atlantique nord sur fond de PA américain en flammes, essayer de traverser un rideau de SAM lancés d'une meute d'Aegis ou de la défense côtière chinoise pour couler une flotte ou aller placer une bombe sur Shangai.... Une BD sur un groupe FS, passe encore, mais qu'est-ce que Buck Danny irait foutre là-bas? Emmerdement garanti. C'est pas des F-18 qui vont ordonner le bordel, et la seule autre alternative scénaristique, c'est quoi? Le pilote abattu par un groupe islamiste? Pitié, on va nous la réchauffer combien de fois celle-là? Là sur le coup de la Géorgie, on peut effectivement faire partir quelque chose de bien maousse, ou de bien vicieux. Dans les 2 cas, pour de l'aviation militaire, une mission insipide à pieds de plus pour Buck Danny ou un autre (waouh! 8 ou 12 euros foutus en l'air encore une fois) -on rappellera qu'il est censé être pilote le gars- et juste un prétexte pour voir de temps en temps un avion moderne apponter, voler sans rien foutre ou faire le beau sur un tarmac. Putain on est content. Si on a du bol, on le verra cracher trois berlingots sur un go-fast en passant. Charlier a faitson truc à une époque, il a créé un genre, il est temps de l'enterrer; depuis le temps qu'il nous a quitté, c'est une branche de la nécrophilie particulièrement nauséabonde que de vouloir continuer dans la même veine. C'est effrayant comme les "auteurs" pensent être "réalistes" en faisant des scénars aussi chiants et aussi contraints: avant même de commencer une BD, ils ont déjà flingé 99% de leurs possibilités en se limitant aux missions qui "existent". On ne sera pas moins réaliste en partant d'un scénar uchronique ou hypothétique de géopolitique-fiction bien ficelé (il y a suffisamment de scénarios catastrophes plausibles, voire même parfois peu évitables), en se basant sur la réalité des moyens militaires et des possibilités techniques des engins. La remarque de Dumas sur le rapport des romans historiques à l'Histoire vaut aussi pour le récit militaire, parce que la seule chose qui compte est que l'enfant soit beau. Le techno-thriller militaire de moyenne ou grande échelle fracasse les ventes en roman depuis 30 piges, mais pas un auteur de BD ne semble capable de s'en rendre compte, et ils persistent avec des sous-scénarios pas spectaculaires qui ne se vendent pas (et sont franchement TRES mauvais), alors que la BD permet de faire des superproductions pour le même prix. Si, si, je vous assure, ça coûte pas un liard de plus de faire la 3ème GM en BD que de faire une énième mission au sol avec aviation figurante façon Buck Danny. Et ces missions sont d'ailleurs souvent très peu réaliste et convenue.
  5. Tancrède

    Drone aérien

    J'aimerais quand même qu'on m'explique en quoi la structure actuelle du 61ème RA a la moindre pertinence: 2 batteries de drones rapides obsolètes, 2 batteries de drones lents sous-performants, la mise en oeuvre du tout nécessitant plus de 900 personnels pour une capacité globale d'imagerie qu'on qualifierait difficilement de pertinente. Le ScanEagle vaut 100 000$ par drone (donc 400 000 pour un système à 4): avec la formation, les licenses nécessaires, les stations, le matériel de mise en oeuvre et soutien et de la rechange, un système complet ne dépasse pas le million de dollars, pour une capacité quintuple du SDTI, et surtout, avec un besoin infiniment moindre en personnel et en véhicules (pas de gros camions notamment), donc aussi en soutien. Je sais que ça fait partie des technologies qu'on veut pour nous-mêmes, blablabla.... Mais là on parle d'un système low cost terriblement pratique au niveau tactique, pas d'un drone MALE ou HALE tellement stratégique que, pour le coup, on risque d'en acheter aux USA, de ceux là!!! On notera aussi la pertinence du couple que le ScanEagle fait avec le RQ-7 Shadow, lui aussi un joujou pas trop cher (2 millions de dollars le système) et plus performant que le SDTI (1 à 2h d'endurance en plus, 30% de distance couverte en plus, soutien moindre), censé être dans sa catégorie. Je signale au passage que l'USMC a 3 VMU squadrons (escadrons de drones) comportant chacun 3 systèmes RQ-7 Shadow (4 drones et 2 stations chacun) et 3 systèmes ScanEagle (4 drones chacun), le tout entièrement projetable en module global ou par task force, et ne dépassant pas 190h. De fait, chacun de ces VMU a plus de capacités que tout le 61ème RA!!! On n'est pas en train de parler de machins hors de prix ou d'empiéter sur le turf de l'AdA qui se réservera de fait MALE et HALE, mais d'un 61ème RA qui pourrait, à peu de frais, quintupler ses capacités.
  6. Pour reprendre le sujet, on ne peut parler de début/naissance/amorce de sentiments/consciences nationaux (et donc "d'identité" en gestation): - avant les deux premières Guerres de Cent Ans pour la France - avant la deuxième Guerre de Cent Ans (1337-1453) pour l'Angleterre - avant la dernière partie de la Reconquista pour l'Espagne - avant l'âge d'or de l'Empire ottoman (règne de Soliman) et l'occupation quasi totale pour la Hongrie - avant les 2ème et 3ème partages et le Premier Empire pour la Pologne - avant la toute fin du XVIIIème siècle pour l'Allemagne, et en fait plutôt les années suivant le traité de Vienne - avant la Révolution et l'Empire pour la Grèce - avant le Premier Empire pour l'Italie - avant les lendemains du traité de Vienne et le développement des idées nationales chez les Slaves des Balkans
  7. Pour qu'elle soit une guerre civile, il eut fallu que l'espace allemand soit un Etat et une société, ce qui n'était pas le cas: seule un jugement a posteriori lui a parfois donné une gueule de guerre civile. C'est authentiquement une Guerre de Religion, mais comme toujours, de multiples logiques s'y greffent: - princes indépendants contre trône impérial, et particulièrement la puissance des Habsbourgs - reliquats du vieil affrontement entre Guelfes et Guibelins qui, s'il ne se posait plus exactement en ces termes, avait laissé des lignes de fracture durables - querelles et rivalités particulières multiples entre les Etats du St Empire, de nature domaniale et féodale: il y en a des milliers qui toutes servent d'aiguillon accentuant les tensions et influant sur les alliances ponctuelles - intérêts de la France et d'autres (notamment la Suède, alors dans sa période impériale) à encourager des belligérants - conflit franco-espagnol qui se greffe à la logique générale - jonction avec d'autres conflits existants, et avant tout la "Guerre de 80 ans" pour l'indépendance hollandaise, toujours active sur la frontière, aussi religieuse, entre les Pays-Bas espagnols et les Provinces-Unies Et fondamentalement, la logique religieuse était aussi une logique de pouvoir, nombre de princes souverains ayant changé de religion pour nier l'autorité du pape et de l'empereur (et certainement pas par conviction) et entraîné, ou forcé, la conversion totale ou partielle de leurs populations. Donc sur cette période, tu trouveras de la guerre "conventionnelle" aussi bien que des massacres spontanés, et plus encore, alors que le conflit est durable, des armées se comportant de façon odieuse dans des pays ravagés n'ayant plus assez de ressources pour les nourrir et éviter les pillages. L'Alsace occupée par l'armée mercenaire de Bernard de Saxe-Weimar (sur laquelle Richelieu fera une "OPA hostile" passant par l'assassinat du chef) a notamment vécu une des périodes les plus noires de son histoire, perdant la moitié de sa population et ressemblant, selon les témoignages, à une région dévastée par l'apocalypse. Les armées, en outre, atteignent des tailles qui les rendent proprement insoutenables par une région particulière (alors qu'lles ne sont que dans une région à la fois), et les Etats sont toujours plus à court de moyens; elles laissent donc des couloirs de dévastation partout. Et les populations n'ont plus toujours besoin du prétexte religieux pour se disputer les restes. Mais la logique religieuse, de même que les nouvelles contraintes et logiques de la guerre, ainsi que l'habituel absence de scrupules des chefs de guerre (surtout les "entrepreneurs de guerre", chefs privés levant des armées sur commande ou à leur compte, derniers condottieres d'Europe) et des troupes (encore plus agressives en raison des conditions très dures et de la rareté des ressources), ont poussé à un niveau de violence rarement constaté. Côté mouvements populatires, tu auras du massacre religieux, du massacre d'étrangers, du massacre d'unités militaires, ciblé (religion, camp adverse) ou irraisonné (réaction aveugle suite à une répression ou un raid), du soulèvement genre émeute de la faim, colère ou vraie jacquerie, du brigandage de subsistances ou professionel (comme en Somalie: certains groupes arrivent à se structurer et s'organisent en pros) qui sévit contre des villages entiers (genre bandes d'écorcheurs).... Effectivement pas de la même nature au XVIIIème siècle (et même au XVIIème après la Guerre de trente Ans): on est dans un contexte non apaisé, mais ordonné par les traités de Westphalie, ce ne sont pas des guerres de rupture d'un ordre fondamental (type guerre de Cent Ans, Guerre de Trente Ans, Guerres de la Révolution et de l'Empire, Guerres Mondiales, et plus loin avant, Guerre du Péloponèse, Guerre Civile Romaine). Elles arrivent dans un cadre global défini et accepté, et notamment matérialisé par le droit public premier droit international, sorti des traités de Wesphalie. Ca n'empêche pas d'innombrables "émotions" populaires, jacqueries, émeutes de la faim et soulèvements locaux contre un occupant et/ou une armée trop ravageuse et pillarde (y compris si c'est l'armée de son propre pays), avec parfois de vraies conséquences. Dans un contexte de guerre, elles sont fréquentes, omniprésentes et inévitables à l'époque, surtout considérant la dureté des caractères. On peut parler d'insurrections, mais elles sont le plus souvent localisées et rarement "idéologiques". La France a d'ailleurs eut l'immense chance d'avoir, entre les Traités des Pyrénées et la Révolution, quasiment aucun ravage de guerre sur son sol, résultat de la conception Louis-Quatorzienne, en fait très défensive contrairement à ce qu'on en dit. Ca n'a pas empêché des protestations violentes et émeutes contre le recrutement forcé, la pression fiscale ou la famine (quoique la France n'en ait plus eu sur la période: quelques disettes, mais pas de famine) cependant. Mais c'était limité, sauf dans quelques cas particuliers, notamment les Camisards pendant la Guerre de Sept Ans. Des violences contre le recrutement forcé n'ont jamais été autre chose que locales jusqu'à l'apparition de systèmes de conscription massifs. En France, pendant la révolution, la chose fut dure à passer et déclencha les guerres de Vendée et de Bretagne. Là, l'idéologie a pu se greffer là-dessus et parfois créer de violents conflits d'une ampleur supérieure. Mais sous Napoléon, la conscription s'est plutôt bien passée dans l'ensemble, avec de bons "rendements" même en 1815, le tout avec l'appui et la participation active du clergé, rallié depuis le Concordat. Mais ta vision des guerres en dentelles sans insurrection est fausse: les populations n'étaient pas faites de moutons passifs se laissant tondre. C'est juste qu'ils n'ont pas eu droit à beaucoup de couverture par l'histoire écrite, par rapport à l'histoire politique et internationale. Mais quand des régions se font piller et massacrer, il est rare qu'elles apprécient et qu'une partie ne se mette pas à trucider.
  8. En fait, sur ce sujet particulier et encore plus sur l'époque qui fait débat, j'ai eu un cours d'un an en histoire politique comparée à Sciences Po (le prof était quand même Jean Michel Jeanneney), intitulé "nations et nationalismes en Europe aux XIXème et XXème siècles".... En fait surtout pour la période des années 1850-60 à 1945. Jeanneney avait (a toujours j'imagine ;)) justement une connaissance pointue sur les perceptions "médiatiques" et populaires, et un art consommé pour les rendre drôles, avec beaucoup de vannes de l'époque (on en a notamment sur les vannes entre diplomates à la SDN qui sont crevantes). Tu devrais venir sur la partie histoire; elle a des périodes de calme parfois prolongées.
  9. Du scénar comme ça, je peux t'en pondre à la tonne (c'est quand même un de mes grands rêves de pouvoir tout lâcher et vivre de l'écriture de romans, scénars et BD; j'écris vraiment depuis bientôt 8 ans), j'ai la matière. On peux quand même moduler des scénars dans tous les aspects avec un contexte de guerre: - histoire humaine et individuelle sur fond de guerre, soit avec la guerre en toile de fond, soit directement dedans, genre mode "1ère personne" (opérations spéciales, mais là dans un pur contexte maousse de guerre, aventure d'un petit patrouilleur, d'un pilote abattu derrière les lignes, espionnage....); dans les 2 cas, o peut avoir des scènes dantesques qui servent le récit sans le parasiter. - histoire "locale": une unité militaire, un navire, une escadre, une opération particulière, un théâtre.... - histoire "globale": histoire autour ou dans un centre de décision, vue globale de la guerre, ou au moins vue d'un front entier, aventure à grande échelle - saga: ascension d'un officier/soldat, qui permet de passer graduellement du particulier au général Le plus dur étant de ne pas laisser l'envie de montrer toutes les scènes prendre le pas sur une histoire solide; c'est précisément le syndrôme du geek au cinéma, particulièrement symptomatique dans les films (animes et films vidéos) où c'est le dessinateur/graphiste/informaticien/fan d'effets spéciaux qui a le dessus sur le scénariste. Et généralement, ces films sont des échecs ou des succès très mitigés (forte première semaine, puis dézingué par le bouche à oreille). En BD, ça pardonne encore moins parce qu'on peut feuilleter avant d'acheter. Le dessin tire l'oeil, mais c'est le scénar qui garde, surtout quand il s'agit d'une série. L'un des bons exemples (pour une échelle "modérée" de conflit au niveau visuel), c'est le manga Zipang : une histoire prenante et intelligemment menée, des bons persos (pas que les 2 ou 3 centraux), une docu béton, un angle de vue original.... Et à l'arrivée, de belles scènes de bataille assez jouissives. Certes, c'est encore du modéré au niveau action, mais ça c'est un choix, et quand l'action arrive, elle a été bien préparée et valorisée, notamment pour bien faire comprendre le passage de la pensée initiale à l'action localisée en passant par le choix stratégique, l'élaboration (et les hésitations autour d'un plan), le choix des moyens, la mise en oeuvre des moyens.... Mais un niveau d'intensité combattante, dans cette même logique, peut aussi être choisi, suivant l'angle de vue (choix et situation des personnages, choix d'un front, définition de la guerre choisie).
  10. Ben c'est-à-dire que c'est une vieille envie, et que j'ai une BD avec un pote, qui est toujours en attente (on a un synopsis, un story board et 10 pages faites) auprès d'un éditeur. Mais le pote s'est réellement lancé dans la BD, son premier album vient de sortir (y'a 2 semaines) et il est un peu pris par ça. On s'y remettra à la fin de son contrat. Mais bon, notre BD n'est pas mili (violente oui, mais pas actuelle). Et lui n'est pas très avions ou navires. Pas tant que ça en fait, mais d'autres secteurs de geekisme sont apparus, et comme la BD, le public a évolué; ils veulent plus d'histoires, de meilleures histoires, et moins de "spécialisation", et plus encore, une autre génération d'auteurs que les anciens avec leurs vieilles recettes toutes faites, leur humour à la papa et leurs scénarios qui correspondent à la jeunesse des années 60 (qui est en fait leur public actuel, soit une audience limitée). Surtout que la BD s'est décloisonnée pour sortir du strict cadre de l'enfance: tes geeks mili sont en fait bien plus nombreux, mais une bonne proportion sont des jeunes adultes et adultes, donc plus exigeants (même ceux qui ont grandi avec Buck Danny: le sens critique évolue, et pour beaucoup de ceux qui achètent, c'est de la nostalgie, mais il y a déception avec). Et comme la BD est entrée dans les moeurs, on en attend aussi plus qu'un récit-prétexte. Et ce fait est d'autant plus vrai que la BD est CHERE maintenant: t'en veux pour ton argent quand tu paies 8 ou 12 euros l'album (les 2 moyennes de prix standard selon l'éditeur)!!!!!!!!! Ca j'en doute réellement fortement: coller à l'actu quand c'est la guerre ou qu'elle est encore fraîche, ça peut aller, justement parce que c'est ce que tu veux voir. Si l'actu est "chiante" en matière de guerre, c'est pas avec la lutte contre des toxicos ou des opérations spéciales limitées (où on empêche la IIIème GM tous les 2 albums) qui voient un F-22 employé à quasi rien faire par rapport à ses possibilités, que tu vas appâter le chaland. Et encore moins avec des histoires merdiques de lutte antidrogue avec 3 images de piper cub au-dessus de la jungle. Et les tirages de Buck Danny me confirment dans cette opinion. Mais le réalisme importe bien plus que l'actu, et dans le roman, Tom Clancy l'a amplement démontré: tant que t'es relativement réaliste sur le matos et ses capacités, et tant que tu crées un cadre réaliste qui n'est qu'une évolution possible (mais extrême) de l'actualité, tu gardes les geeks et t'en attires plein d'autres. Et je dirais surtout que tu en attires même infiniment plus si tu montres le matos employé intensivement et à grande échelle,a vec des situations apocalyptiques (tant que tu refais des scènes, voire des périodes, plus calmes pour ne pas saturer comme un film d'action ricain). Potentiellement, tout le lectorat de Tom Clancy est un public cible, parce qu'il n'est certainement pas tenu, du moins pas en premier argument, par la richesse psychologique de Jack Ryan ou John Clark.
  11. Le problème est que les grandes analyses à l'échelle de l'Europe, les nationalistes flamands s'en tapent; et il est trop facile aux élites nationalistes de faire leur carrière politique en amenant à la scission que provoquera presque immanquablement une situation réellement bloquée, ce à quoi apparemment poussent les dites élites flamandes. Quand à la reconnaissance des Etats, je ne crois malheureusement pas qu'elle posera problème: on peut déjà entendre les campagnes de com faciles à base de "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" et d'yeux larmoyants et innocents. Quand à une solution intermédiaire confédérale, qui peut croire qu'un compromis satisfaisant pourrait être trouvé? Et surtout un compromis qui puisse durer, même un peu? La confédération est un mythe constitutionaliste qui n'a jamais été possible dans l'Histoire, et les seules situation s'apparentant à des confédérations furent des empires avec un pouvoir central très fort, capable d'arbitrer réellement. Et encore ils ont rarement duré longtemps.
  12. Avant même ça, il faudrait voir aussi une autre chose: le rapport à la mort, qui n'était radicalement pas le même qu'aujourd'hui. Mais il faudrait que tu me précises l'époque et la zone. La religion avant tout: les guérillas espagnoles se sont soulevées certes en raison de l'invasion étrangère, mais elles n'auraient pas atteint le dixième de leur intensité (je parle en termes de la "guerre totale" qu'elles ont fait) et de leurs effectifs si cela avait été juste pour ça. Les exactions des troupes françaises ont aussi joué leur rôle dans l'indignation et les réactions hostiles, mais là encore, on n'a pas un quart de l'explication du phénomène. Et la capacité de soulèvement des élites aristocratiques n'explique pas non plus un dixième de la chose. Le retournement d'une partie des élites modernistes et nationalistes, initialement et pendant un moment favorables à la France (surtout en catalogne) a joué déjà un peu plus. Mais le plus gros, le facteur absolument décisif dans la mobilisation des énergies, et ce qu'on peut appeler un vrai soulèvement idéologique, c'est le rôle du clergé, et bien moins le haut clergé que le bas clergé de campagne, ignorant et obtus, traditionaliste et antirépublicain, réellement fanatique, qui absout les brigands qui deviendriont si utiles dans la guérilla, force la mobilisation des hommes et des jeunes, jette des anathèmes, multiplie les prêches incendiaires à la moindre occasion, dispense les bénédictions, décrète la guerre sainte.... En france, on a eu la même chose, en Vendée et en Bretagne surtout, mais on pourrait en fait utiliser le modèle des Guerres de Religion, avec le rôle du bas clergé et des ordres religieux dans les mobilisations populaires catholiques (les protestants ont d'ailleurs fait pareil) qui ont donné lieu à d'odieux massacres. les églises françaises pendant les guerres de religion sont des centres d'endoctrinement et de fanatisme, comme les églises espagnoles des années 1808-1814.
  13. :lol: :lol: Les goths, y'en a pas à ce moment; les ligues de peuples (loin d'être tous "germaniques") qui formeront les goths ou francs ou alamans n'existent pas encore. Et les peuples qui les composent sont répartis du Rhin (même plutôt de la Meuse) à l'Elbe pour les Francs, et entre l'Elbe, la Baltique et l'Asie Centrale pour les autres. Ca, c'est un lâchage de Goscinny pour se défouler sur les Allemands. A l'époque, les populations au-delà du Rhin ne sont pas différentes des populations gauloises ou de tous les autres celtes. Il y a des éléments supplémentaires venus du Danemark ou de Scandinavie, et qui sont en fait des ramifications issues des mêmes groupes que les celtes mais ayant évolué à l'écart depuis un petit millénaire (la zone baltique est géographiquement assez coupée du reste de l'Europe par les grandes zones marécageuses du nord de l'Allemagne et la faible densité de population: les échanges existent, mais ils sont limités). Les fameux Cimbres et Teutons que Marius, tuteur de César, a massacré viennent probablement de cet endroit, quoique les Cimbres soient sans doute plus nettement des celtes. De même pour les Suèves (futurs souabes) d'Arioviste que César a poutré après les Helvètes, en les utilisant comme prétexte pour s'ingérer dans les affaires des Gaules. Mais l'espace au-delà du Rhin est en fait majoritairement celte (et les langues celtes sont très voisines des langues germaniques, venant de la même langue ou du même groupe de langues), et les Suèves et Teutons s'y sont intégrés, comme le feront plus tard les peuples et ligues de peuples des grandes migrations, majoritairement "germaniques", mais aussi iraniens (sarmates, alains, daces....) et turco-mongols (huns), avec en plus de fortes minorités d'expatriés de l'empire romain: esclaves réfugiés, paysans endettés, opposans.... Ces nouveaux arrivant n'ont pas "remplacé" les habitants de l'espace entre Rhin, Danube et Elbe, populations agricoles et guerrières celtes nettement plus nombreuses que les masses de migrants dont les plus grosses ligues (Goths notamment) ne pouvaient pas dépasser les 150 000 individus, mettons 200 000 en comptant large. Ce sont les Romains, et César en particulier, qui ont inventé une différence entre des supposés "Gaulois" (comme si c'était une nation) et les "Germains" et qui ont matérialisé cette différence en faisant du Rhin une frontière. Les langues variaient des Pyrénées à l'Elbe (et au-delà) et dans les îles britanniques, mais elles étaient voisines, de même que les cultures. La différence, dans les gaules, du moins celles au sud de la Seine, étaient une civilisation plus développée et sédentaire, avec une mise en valeur plus grande des terres et des échanges réguliers, via l'axe danubien et l'axe rhodanien, avec le monde grec (les élites gauloises étaient alors nettement hellénisées, et non romanisées). Les populations agricoles et le défrichement de la forêt autorisaient ainsi de plus grandes densités humaines, de vraies villes, des "Etats" ou pré-Etats plus puissants et riches et des organisations sociales (et donc militaires) plus élaborées et nécessairement complexes. Cela permet notamment l'apparition d'une infanterie lourde conscrite/milicienne de mêlée qui combat en phalanges, mais qui n'est pas arrivée encore à un stade de maturation tactique aussi avancé que celui des Romains. Les Héduens et les Arvernes, mais aussi les Séquanes, les Bituriges, les Vénètes d'Armorique, les Sénons et les Aulerques comptaient ainsi parmi les peuples les plus conséquents et puissants, et la Guerre des gaules, dans son déroulement, doit beaucoup à leur attittude et à leurs rivalités géopolitiques. Donc j'ai digressé, mais les barbares goths, c'est du délire parce qu'ils n'existaient pas. Et quand ils arriveront entre 3 et 4 siècles plus tard, leur équipement n'aura rien à voir avec ça. Avec en plus une nette différence entre les Ostrogoths, portion de cette ligue qui s'est établie un temps dans les steppes d'Ukraine et a évolué en grande partie comme un peuple cavalier, et les Wisigoths, établis autour de la Pologne, puis de la Bohême et de plus en plus vers les Balkans, qui se sont nettement sédentarisés et romanisés dans leurs modes de vie et de combat (prédominance des fantassins, surtout lourds). Si on veut imaginer quel genre de guerriers étaient les populations autour du Rhin au moment d'Astérix, il faut plutôt envisager des petits groupes ou tribus autonomes très éparpillés (terres peu fertiles et très forestières) obéissant à des lois de groupes plus ou moins fermes et pouvant se coaliser ponctuellement (difficilement) pour des raids de plus ou moins faible amleur ou des opérations défensives, mais rarement en gigantesques coalitions, plus souvent en sous-groupements de "peuples", ceux que mentionnent les Romains (Chattes, Sicambres, Ampsivariens, ubiens....). Et leur mode de combat est alors celui de nombre de "barbares" surtout dans le monde celte: infanterie légère, cavalerie légère et noyau de cavalerie lourde aristocratique (les ambacts, ou gardes, des grands personnages, seule caste de guerriers permanents). L'infanterie légère de paysans-guerriers représente le gros de leurs effectifs, comme pour le gros des peuples "barbares" pour 3 siècles: elle est faite pour des raids de pillage (qui correspondent) à leur culture et, s'il le faut, des mêlées rapides reposant sur l'effet de choc d'une charge. On constate d'ailleurs l'extraordinaire similitude de ce "moment" de leur civilisation avec l'âge héroïque grec ("peuples de la mer" et guerre de Troie) ou la période viking aux VIIIème-Xème siècles: groupements en tribus, structures pré-étatiques faibles à plus grand échelle, mentalité guerrière liée au raid et à sa sacralisation, caste guerrière réduite aux gardes des aristocrates. Au sud de la Seine, les peuples celtes sont passés aux stades supérieurs de civilisation, avant que Rome n'arrive. Une note particulière, les peuples autour du Rhin, dans la région entre l'actuelle Alsace et ce que nous appelons Rhénanie, avaient développé une cavalerie que César a toujours favorisé comme cavalerie mercenaire (notamment les Ubiens): leur cavalerie légère était composée de binômes comportant 2 hommes pour un cheval, en fait un fantassin léger accompagnant un cavalier pour la marche, et chargeant avec lui en descendant au dernier moment et combattant à ses côtés. L'effet était redoutable, et apparemment, cette cavalerie "spéciale" s'est souvent montrée supérieure aux autres, notamment à celle de Vercingétorix, employée à une certaine échelle. Un fantassin avec une lance plus un cavalier contre un cavalier tout seul, ça permet de gagner vite et de mieux se protéger dans une mêlée. La cavalerie légère espagnole d'hannibal avait la même tactique, et pendant la Guerre des gaules, nombre de peuples gaulois, dans le sud-ouest et au nord de la Seine surtout, faisaient de même, mais pas au moment du soulèvement de Vercingétorix qui n'en avait pas suffisamment et s'efforçait surtout de développer une infanterie lourde capable de trouver la décision en bataille.
  14. Tancrède

    Drone aérien

    Je rejoins sur le ScanEagle qui, dans la nuée de drones proposés, est quand même l'une des solutions les plus séduisantes: extrêmement peu cher et pour autant très capable (je pense que l'exposé a déjà été fait sur sa fameuse caméra et sur les upgrades proposés: nighteagle....), le système est surtout logistiquement fabuleux! Un système complet à 4 drones peut être opéré par 12h. C'est sans doute trop tendu en opérations (ScanEagle mobile deployment unit), mais ça veut dire que 15-16h, peuvent parfaitement s'en sortir avec. Et le tout sur un grand maximum de 8 hummers (et encore, j'inclue du ravitaillement: le nombre de véhicules transportant le système, c'est 5: 4 pour les drones et leur soutien, 1 pour un terminal info, 2 si besoin). Quand on compare à nos RA de la BR qui ont besoin d'effectifs monstrueux pour opérer sur base fixe (ou presque) avec de gros machins mal foutus et peu performants, on se prend à rêver de l'économie. Pour une capacité équivalente de temps sur zone et de capacités d'observations, tant en quantité (permanence) qu'en qualité (possibilités de la caméra), il nous faut combien d'hommes et de drones à l'heure actuelle, là où les utilisateurs de ce système ont besoin de 16h et 4 drones?
  15. Faut pas être de si courte vue: ce que tu appelles du "clinquant", c'est du symbolique aujourd'hui, mais ce sont surtout des positions et des moyens pour demain. Même les trucs purement symboliques ont une résonnance et des effets concrets. Et placer des personnes n'est JAMAIS innocent ni sans effets à terme. Dans un jeu bien abordé, on commence par placer ses pièces.
  16. C'est quand même souvent très lourd, ces séries ultra spécialisées où le seul but est de montrer en situation des avions, des voitures ou quelque soit le fétish des auteurs et lecteurs. Une BD, comme un film ou un roman, c'est avant tout une histoire, et dans les Buck Danny, Chevaliers du Ciel ou Michel Vaillant, j'ai rarement vu un scénario qui se tienne et soit autre chose qu'un prétexte aux scènes d'aviation/course auto, ou ne succombe pas sous le poids des clichés les plus éculés. J'ai grandi avec, mon père les achetait tous (que des éditions originales, depuis le 1er Buck Danny ;)), spécifiquement pour les belles scènes d'aviation ou de course auto, mais il ne s'est jamais fait d'illusions sur le scénar. Plus dur de caser une vraie histoire, parce que la densité de scènes pour geeks d'un thème sera nécessairement bien moindre, à moins de faire la pure vie de base d'une unité d'aviation (avec entraînement tout le temps), en temps de paix ou en temps de guerre; mais dans le premier cas, ce sera chiant, dans le second, ce sera avant tout historique, ou alors projeté dans le futur. C'est d'ailleurs un des trucs qui m'étonne dans ces registres spécialisés: aucun auteur ne pense large. Mettons, en matière d'aviation, qu'ils veuillent, et c'est légitime, parler du présent et des avions actuels qu'ils aiment. Pourquoi ne font-ils pas une guerre? La BD est quand même par excellence le SEUL média visuel où on puisse faire une superproduction sans limite pour peu de frais. Mais non, les auteurs restent petits et nous pondent des scénarios bancals et minables sur des pseudos opérations à moitié secrète contre des ennemis improbables et peu crédibles, le tout enveloppé dans un demi-humour convenu et, souvent, des morceaux de mélo à 2 balles. Ils n'ont absolument aucune imagination. Tom Clancy, qui pourtant n'en a pas beaucoup non plus, nous a au moins pondu Tempête Rouge dans les années 80, un petit lâchage de geek qui s'essayait à la grande échelle. Quitte à faire quelque chose de mauvais, autant le faire en grand et essayer de faire jouir: je préfèrerais un Buck Danny en tcontraint d'aller défendre Taiwan contre une Chine qui, pour une raison X ou Y, a été forcée de franchir le pas et d'entrer en guerre: vagues d'escadrilles aéronavales US et aériennes taiwanaises (plus des missiles) contre régiments aériens aéros et aéronavals chinois précédés par plusieurs salves de missiles de croisières et d'artillerie longue portée. Le tout au-dessus d'une mer de Chine bouillonnante d'une apocalypse navale. Ou encore la grand face à face Sino-Russe en Sibérie, avec des Américains envoyant de nouveaux "tigres volants" (pas une première pour Danny) en attendant de savoir s'ils vont se sortir les doigts du cul. Ou même une adaptation de Tempête Rouge, avec ses massacres aériens au-dessus de l'Allemagne et sa lutte aéronavale longue portée dans l'Atlantique nord. Là on aurait de vraies scènes d'aviation, et pas ces mélanges fadasses de James Bond aux petits pieds et de pilotage occasionnel avec option tir d'un missile à chaque fin de forfait. Que la BD d'aviation entende être réaliste sur les fondamentaux, je le conçois, c'est l'option des vrais fanas; mais si c'est pour nous faire un récit sur le temps de paix et d'éventuelles petites intrigues, autant regarder l'actualité. C'est de la fiction, bordel, et j'imagine que les fanas d'aciation voudraient voir des configurations maximales, des engagements extrêmes, les engins au maximum de leurs possibilités, toutes les meilleures bestioles actuelles face à face (avec de l'arbitraire pour dire qui gagne, et pas de fausse pudeur). Moi en BD, j'veux voir un GAN américain se faire saturer au missile de croisière et à la torpille, des bases ravagées, les théories tactiques et stratégiques mises en application et validées ou invalidées, des escadrilles se faire dézinguer en BVR avant même d'avoir pu tirer un missile, du dogfight contraint pour des avions qui pensaient ne plus avoir à en faire..... Ce pour quoi les appareils militaires sont faits, quoi! En vrai, c'est tragique, mais on parle de BD, et on a des auteurs qui font comme si ça devait aussi être évité en fiction.
  17. Khadaffi veut peut-être déclencher une guerre entre Algérie et Egypte pour se faire le pacificateur à la fin.... Après tout, je renvoie à un autre sujet, mais si c'était le cas, de toute façon il dirait que c'est tout la faute aux Israéliens :lol:.
  18. La rhétorique républicaine sur la définition de la citoyenneté française s'est faite en partie significative via l'opposition à l'Allemagne (avec Renan en tête de file évidemment); mais à ce stade, l'identité française est plus que forte et existe dpuis bien longtemps, genre depuis la Guerre de cent Ans et un rejet d'une direction aristocratique indifférenciée via la rejet des rois anglais (on ne peut pas alors parler de rejet identitaire à la façon des XIX-XXème siècles). Et la citoyenneté aussi était bien développée avant la rhétorique de l'Ecole républicaine: son l'image acceptée dans la population s'est construite en opposition.... Ben.... A toute l'Europe monarchique :lol:. La romanité justement, et en tant que civilisation; car on avançait aussi, en même temps, la race (même Jaurès), faisant de nous des celtes et des germains, anciens barbares éclairés à la lumière de la civilisation (pour présenter le rôle absolu de l'école). Il ne faut pas oublier que l'on ne niait pas le concept de races chez les Républicains, patriotes, socialistes et nationalistes de tous bords; elle était également mise en exergue même si on n'en faisait pas un outil aussi absolument déterministe que de l'autre côté du Rhin. Je cherche l'utilisation du terme "latin" dans la rhétorique "civilisationnelle" des débats de la IIIème République et je ne vois pas (à part dans la définition standard de bases de la langue, mais jamais comme affirmation particulière). Je cherche chez Bainville ou Barrès, et je ne vois que "civilisation romaine" ou "gréco-romaine". Et pareil chez Jaurès. On s'estampille volontiers SPQR, pas trop latin. Et à l'inverse, de l'extérieur, nous ne sommes pas classifiés comme "latins" par la géographie de l'Europe, en grande partie racialiste, qu'on trouve en Angleterre ou en Allemagne. Le fait est qu'on énerve parce qu'on a toujours été chiants à classer :lol:. Y compris par nous-mêmes. Mais pour tout ça, on est dans les gimmicks de comm: les Allemands, contrairement à tous les autres peuples germaniques (sauf l'Autriche), sont un pays de droit romain et de procédures sociales romaines, et les histoires de races sont évidemment d'une stupidité idéologique (au sens où les races impliqueraient des hiérarchies, des qualités, des vices, des vertus ou des défauts particuliers) qui n'a d'égale que leur fausseté historique (surtout quand on en inventer à parler des "races pures" et à nier les mélanges, groupements et amalgames faits par l'histoire). Pour faire un lien de ces digressions avec le sujet, on constate quand même justement en terre "germanique", mais en fait surtout anglo-saxonne, une prégnance particulière de ce genre de rhétorique (sans qu'elle soit le plus souvent agressive) et de cette obsession particulière pour les origines ethniques. Non qu'elle soit absente ailleurs, mais ça a tendance à revenir plus souvent chez eux comme un sujet de grande importance (voir les obsessions d'origines raciales aux USA, qui vont au-delà de la quête des origines). Et dans ce décrochage de la BBC, on le voit tout autant: les stéréotypes nationaux (et nationaux-raciaux) reviennent nettement plus souvent qu'ailleurs, comme si c'étaient des arguments ou des explications en soi.
  19. Justement non, la mise en avant des Gaulois correspond d'abord et avant tout au rejet du modèle aristocratique et royal supposé germanique (bon, en fait, les Gaulois étaient des royaumes ou des aristocraties, mais bon) depuis les débilités historiographiques du XVIIIème siècle, du type de celles de Boulainvilliers. Le Gaulois a été sacré "républicain" par les penseurs et politiques du XIXème. Evidemment, il a fallu lui rajouter la culture romaine (et attention, beaucoup dans ces tendances font la distinction entre romains et latins; dans l'oeil de l'homme du XIXème, le romain, c'est le cador bâtisseur d'empire; le latin, c'est le vaincu des guerres d'Italie et l'éternel colonisé.... Un peu comme l'Allemand jusqu'au XIXème en fait :lol:): avec la culture et la civilisation romaines, le gaulois est devenu parfait, c'est-à-dire français. J'exagère même pas, c'est un consensus qui va de Barrès et Bainville à Jaurès et Guesde. Il ne faut pas confondre la double opposition d'alors à l'Allemagne: d'abord, celle entre Gaulois et Germains (déjà en soi une fausse division), ensuite celle du civilisé et du barbare. C'est particulièrement aigu chez Bainville dont l'antigermanisme aurait pourtant du être tempéré par son attachement au traditionalisme aristocratique présent chez les Allemands, et qui pourtant les rejetait violemment au nom de leur nationalisme ethnique qu'il définissait comme issu de la barbarie et potentiellement négateur de la civilisation romaine. Pour retomber après dans les perceptions, surtout médiatiques et surtout anglaises: les Français n'ont jamais été qualifiés de latins par les autres peuples, y compris britanniques, avant les 30 dernières années. "Gauls", "Gallic", tant que vous voulez. Mais latins, c'est un objet médiatique récent, y compris en France. C'est la saveur du moment. Après, chez les rosbifs, y'a une constante avec notre appartenance à la grande et puissante civilisation des grenouilles, un fait que n'a pas manqué de remarquer le professionalisme journalistique de l'organisme de presse rigoureux et modéré qu'est la BBC.
  20. Ben je vois pas trop l'intérêt pour ce qui est de l'équipement des romains, sinon que c'était déjà une image acquise à l'époque. Sans doute une préférence esthétique d'Uderzo, ou une documentation peu fouillée. Parce que de toute façon, c'est vrai qu'on s'en tape dans ce contexte. Côté Gaulois paillards, braillards, bordéliques et tout le toutim, clair que c'est plus marrant comme ça. Une note cependant, ils ne bouffaient pas des masses de sangliers.
  21. J'ai ajouté une remarque (t'as répondu vite). L'un dans l'autre, ça n'est qu'un "souci de santé" de plus dans la liste des causes de mauvaise "battle readiness".... Mais c'est quand même un très nouveau.
  22. Ca c'est une nouveauté dans l'histoire militaire :lol:: des soldats évacués pour cause de bossu dans le clocher :lol:! Ca rappelle quand même qu'au moins 80% des troupes restent à demeure dans les bases où elles doivent s'emmerder sec. Ben, la nouvelle a du échapper au contrôle du commandement (quelqu'un qui cause trop, un journaliste qui fait bien son métier.... Les accidents arrivent, quoi :lol:) et tu assistes là à une prestation de "crash communication": le fait ayant transpiré, la com du MoD essaie de rattraper le coup en assumant et en soulignant à quel point l'organisation militaire britannique est parfaite :lol:. Et juste une petite pique au passage pour rappeler aux troupes qu'elles sont censées se maîtriser..... Ou prendre des précautions :lol:.
  23. Que Goscinny s'est beaucoup amusé, et qu'il a bien eu raison. Sinon, c'est pas vraiment de l'histoire militaire, aussi me limiterais-je à ces derniers: - l'armée romaine représentée et devenue désormais classique est celle du Haut Empire, soit l'époque du principiat: le casque très élaboré et "à la gauloise" (type spangelheim, je crois), est postérieur aux Guerres des Gaules et aux Guerres Civiles. De même pour l'armure, la lorica segmenta (armure lamellaire), qui ne commença à être introduite que sous Auguste, après la grande réorganisation de l'armée (suppression de la moitié des légions héritées des guerres civiles notamment). De plus, le pilum ne ressemblait en rien à la lance qu'Uderzo donne aux Romains, et qui serait plutôt la Hasta, la lance d'arrêt (surtout contre la cavalerie) qui n'est alors plus tellement utilisée (elle reste cependant dans les bagages). Le casque romain de cette époque est une simple calotte de métal (souvent cuivrée) avec, parfois, liés par du cuir, des protèges-joues et un couvre-nuque très réduits. La protection corporelle consiste en une cotte de maille (lorica hamata) pas très dense portée sur un gambison, ou bien une armure de cuir bouilli. Enfin le pilum n'est pas une lance, mais un javelot léger avec un tiers de sa longueur consistant en une fine tige en métal (et la pointe au bout) destinée à se tordre après impact pour éviter un réemploi par l'ennemi. - les Gaulois ne sont pas des braillards bordéliques comme on le représente dans la BD. Je passe le côté civilisation qui serait trop long et me limiterai au militaire: ils pratiquaient un combat articulé en phalange, avec des infanteries et des cavaleries de plusieurs types, et nombre d'entre eux n'étaient pas étrangers aux tactiques romaines. Ce qui a fait la différence, c'est le professionalisme romain face à des armées de levées, qui plus est de petits Etats (et non "de la Gaule" qui était tout sauf un pays) qui devaient faire face à un immense empire (entre 17 et 20 millions d'habitants dans les provinces romaines, contre des Gaules totalisant maximum 6 millions d'individus répartis dans plus de 30 "nations").
  24. Au XIXème siècle, du moins à partir de la IIIème République, on est "gaulois" (juste au cas où: Vercingétorix est pas vraiment "latin" ;)), et c'est comme ça qu'on se voir jusqu'aux 30 glorieuses en précisant parfois "gaulois romanisés"). Le coup du Français = Latins, c'est plutôt des 30 dernières années. Ca va avec la mode maintenant. Je me demande ce qu'on sera quand la latin attitude sera has been.
  25. L'affirmation d'un "modèle" unique d'identité nationale est une de ces démagogies-outil dont les politiques bas de gamme surabusent. Ca veut pas dire qu'il ne faut pas en parler non plus et définir un concept "tronc commun"; le tort en France dans la polémique actuelle est justement de ne pas en parler et de ne pas s'approprier le débat autrement que par quelques polémiques extrêmes, idéologiques et stupides au sein de la bulle médiatique (qui font autant d'effet qu'un pet dans le vent). A l'inverse du spectre, on trouvera pêle-mêle des affirmateurs de modèles fermés et sortant de nulle part, de l'ivoirité à la germanité, on a des exemples. Mais je ne suis pas au courant de l'actualité algérienne: y'a des polémiques dans ce goût là?
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