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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. C'est marrant comme la situation du pakistan, plus exactement de l'Etat pakistanais, n'est pas sans rappeler celle de l'Iran du Shah avant 1979, à faire un écart de plus en plus grand entre les problèmes internes de fonctionnement (corruption, clanisme, décrédibilisation, noyautage), les pressions d'une partie ultra-religieuse de la population (quoi que ce soit géographiquement circonscrit) et les pressions occidentales sur les libertés, l'ouverture, la "modernisation" (avec tout ce qu'on met, selon le moment, dans ce concept flou, creux, mais bien pratique). Avec la cerise nucléaire sur le gâteau, juste pour le teasing. Définitivement un soap opera à suivre. Ils devraient mettre les acteurs de Plus belle la Vie (du moins les mignonnes) qui se plaignent de n'avoir rien à foutre en ce moment, ça aiderait pour la couverture média :lol:.
  2. Tiens, un cercle de notre temps avec pour but avoué la domination mondiale progressive par le noyautage.... Et qui vient de s'en prendre une (de plus): la scientologie. La bête vient d'être frappée, à une heure où elle n'a plus autant de vent en poupe, mais elle reste dangereuse, surtout si l'on s'interroge sur les étranges passes-droits et petits miracles qui lui ont sauvé les fesses à divers moments.
  3. Quand tu gicles du monde, ben le budget pensions explose nécessairement en proportion équivalente. En plus, il faut de plus en plus de spécialistes de tous ordres, qui coûtent cher.
  4. J'ai d'abord précisément parlé du découpage de zones. Ensuite, il n'y a pas d'alternative à l'occupation-sécurisation-reconstruction d'un certain nombre de zones d'une part, et de la chasse organisée dans les autres. Sinon, c'est vouloir vider l'océan à la cuillère. Surtout pas assez nombreux à être utilisés hors des bases. D'abord, c'est difficilement mesurable, et on ne peut certainement pas le résumer comme ça; ensuite, le soutien et la crédibilité, ça se gagne en partie, potentiellement en proportions plus que significatives. L'ANA est une blague pour l'instant, et elle le restera tant qu'il n'y aura pas des zones sécurisées et un embryon d'Etat stable où la sécurité et un minimum de prospérité permettent aux membres de l'ANA de ne pas avoir à s'en faire pour leurs familles (menaces directes et indirectes, chantage à la communauté, recherche des subventions des seigneurs de guerre). Il est illusoire de vouloir "afghaniser" le conflit tant que ces conditions ne seront pas réunies, et cet argument aura autant de crédibilité que ceux de Nixon sur la "vietnamisation" d'un certain autre conflit. Sans sentiment d'appartenance minimum, même fondé sur une simple analyse individuelle coûts-avantages, sans un minimum d'assurances et de subsistance pour leurs familles, les soldats de l'ANA ne vaudront rien pour la plupart, continueront à faire un turnover massif, n'iront au combat que d'une fesse, fileront des renseignements à l'adversaire, fermeront les yeux, conclueront des accords localement, déserteront voir les rejoindront. Et l'ANA restera aussi, dans ce cadre, le premier fournisseur d'armes des insurgés de toutes tendances (armes légères, armes collectives, systèmes de vision nocture, fournitures diverses....). Général, abstrait et facile à dire: mais le point de toute stratégie est de savoir pour quel objectif on combat et quel résultat politique on cherche à obtenir. Dire que l'objectif est "buter du taliban" naboutira à rien, parce que c'est traiter le symptôme, et c'est se condamner à le faire pour l'éternité, dans une zone (c'est pas un pays) où la guerre est un mode de vie, où ce qui compte, c'est la communauté, surtout la plus immédiate (village, vallée, clan, puis tribu et ethnie), et où les modes de vie impliquent de prendre les armes si un membre de la famille est tué, même si on n'est pas d'accord avec ce qu'il faisait. Qui plus est, une logique purement combattante n'aura qu'un effet dans le choix des priorisations: tout aligner sur l'objectif de destruction fera primer le choix de la frappe sur celui de la protection, multipliant les dommages collatéraux qui sont autant de vagues de recrutement, surtout à ce stade de la guerre où le bénéfice du doute accordé aux occidentaux est réduit. C'est l'inconvénient quand on a quelque chose à défendre et à tenir. Lesquels? l'ennemi n'a pas de centre à détruire, il n'a pas de sédentarité, il n'a pas d'uniforme pour être reconnu, il est souvent à temps partiel, et surtout, il n'est pas unique ni uni, et nombre de groupes ont une part de légitimité. Plus encore, buter de l'insurgé, ça n'a pas d'effet! Faire du bodycount ne sert à rien. Y'a qu'à voir le côté pitoyable de la com des forces US et autres, avec des killcounts qui ne veulent rien dire, qu'ils soient vrais ou pas, et ces captures ou élimination régulières "d'importants leaders talibans" ou "de membres haut placés d'Al Qaida", expressions faites pour les médias occidentaux et qui ne veulent rien dire, n'ont aucun impact et certainement aucun effet réel. Ca fait 7 ans que ça dure.
  5. Euh, faut faire gaffe à la vidéo youtube mise en ligne: apparemment, c'est surtout une grosse interview d'un média ultra conservateur (tendance Rush Limbaugh, soit du niveau de la débilité haineuse profonde), avec des images de l'événement. Soit dit en passant, 5ème, à ce niveau c'est très honorable, la distinction parmis les 1ers se jouant vraiment à pas grand chose en général. Et on parle d'unités SWAT des grosses zones urbaines américaines: elles s'entraînent tout le temps, et avec vraiment beaucoup de fric.
  6. la vache, une réorganisation de la Bundeswehr, après ce qu'elle a déjà pris dans la gueule? On rappellera, côté terre, qu'elle en est au projet Heer-2010 qui l'a vu passer à 100 000h (dont 10 à 15% de conscrits) en une structure ternaire rendant concrètement 1/3 des forces assez inutile à moins d'une sérieuse période de remontée en puissance, et seulement 1/3 aptes aux opérations de combat à l'extérieur.
  7. Il faut relativiser cette différence de montant par plusieurs facteurs: - le niveau de vie est plus élevé, les soldes doivent suivre - le budget OPEX a explosé depuis 7 ans, cependant, il n'est que partiellement imputé au budget de la Défense et le gros est sur un budget à part. A noter toutefois que ce budget séparé ne tient pas en compte l'usure extrêmement rapide des matériels et son impact sur les comptes - une énorme différence de dépenses entre la France et l'Angleterre: en investissement, recherche et achats/acquisitions, le budget anglais est équivalent, voire certaines années inférieures au budget français. Mais les budgets de fonctionnement (frais courants, remplacements petits matériels, remplacements effets, munitions, essences et huiles....), d'entretien (bases et MCO) et d'entraînement sont RADICALEMENT plus élevés. Bref, en achat de hardware, ils sont pas mieux lotis que nous; il faudrait comparer sur 10 ans l'efficacité de la dépense et de la planification des commandes et programmes pour voir si en moyenne, ils sont meilleurs ou non. Là où ils dépensent leur surcroît de fric, c'est dans l'entraînement et le fonctionnement de la machine; et là y'a pas de mystère, ben y'a plus de balles à tirer à l'entraînement et en opérations, y'a plus de préparation, les matériels roulent plus, les unités se confrontent plus.... Cependant, c'est logiquement cet investissement là qui est le plus impacté par le surrégime des OPEX: le fric qui sert à assurer le fonctionnement est vampirisé par l'usure accélérée de tous les matos, petits et moins petits, la conso courante explose hors limite, les cycles de réparation des unités sont massacrés.... D'où les problèmes constatés. Malgré l'existence d'un budget OPEX séparé, l'impact des OPEX sur le budget propre de la défense est radical.
  8. Qui plus est d'erreurs non corrigées, de persistances autistes.... Bref, c'était un projet voulu, suivi, piloté et observé depuis un bureau de Londres. Quand Churchill dit qu'un chameau est un cheval dessiné par une commission, on pourrait lui répondre qu'un projet confié exclusivement à un petit cénacle, c'est Gallipoli.
  9. Ben non justement, on s'en fiche pas: une vallée, c'est des habitants, une société, une partie de la société afghane en général et une économie, bref, ce qu'on essaie de relancer. Laisse les pour faire de la chasse aux insurgés/talibans/seigneurs de guerre/tribus/djihadistes et tu en fais des repères pour ces mêmes groupes et/ou des parties de régions autonomes et autogérées alimentant les dits groupes en soutien, en renseignement et en effectifs. La vraie guerre, c'est la reconstruction et l'édification d'un Etat relativement stable et accepté par une majorité de la population (une chose est sûre, si cet Afghanistan là naît, il ne couvrira pas la surface actuellement appelée Afghanistan); c'est une course contre la montrer où les forces armées, outre leur participation à ce processus de reconstruction et de réseautage du territoire, ont une mission de sécurisation (protection des populations, relations de confiance, défense du processus de reconstruction) autour des zones choisies pour cette action, et une de coercition (poursuite et violence pure) dans les zones moins habitées et/ou dominées par les guérillas/insurgés/djihadistes. La seule autre alternative pour que ce "trou", cette zone grise entre les frontières des Etats limitrophes, cesse d'être un problème réel (plus grosse production mondiale d'héro, qui plus est en plein boom, avec tous les impacts géopolitiques de telles masses d'argent dans des circuits noirs et légaux, déstabilisation du Pakistan et de l'Iran) et potentiel (guerre civile ou partition de fait du pakistan et remontée des tensions avec l'Inde, radicalisation du régime iranien, menace directe sur les voies maritimes de l'Océan Indien et du Golfe Persique, déstabilisation de l'Asie Centrale....), la seule alternative donc seerait le massacre systématique de tous les pachtouns dans une stratégie de terreur qui devrait être suffisamment énorme pour dissuader. Le drame est qu'il n'y ait ni stratégie unifiée, ni volonté politique suffisante, ni moyens financiers adéquats, ni coopération avec les autres Etats limitrophes très concerné par les problèmes de l'Afghanistan (surtout l'Iran et la Russie). Sans rire? Y'en a qui croient encore qu'on "combat les terroristes"? Qu'occuper autant de moyens militaires va enrayer quoi que ce soit du "terrorisme" ou avoir la moindre influence sur l'activité des mouvances islamistes? En attendant, c'est nous qu'on mobilise une part significative de nos moyens militaires à l'année dans ce bled, limitant donc un peu plus notre marge de manoeuvre globale. je doute que l'Afghanistan pompe les ressources du "terrorisme" jihadiste mondial. Au passage, les grands et jolis termes "d'utiliser l'espace", de ne pas "laisser un havre de paix".... C'est bien abstrait et facile à balancer: on parle de 500 000 km carrés de terrain et en grande partie montagneux, ce qui surmultiplie bien plus la surface réelle du pays dès lors qu'on parle en distances logistiques, portées de repérages, besoins par opérations ponctuelles et effectif moyen au kilomètre carré. La seule guerre utile, c'est traiter le symptôme? Bon, ben c'est parti pour quelques siècles de présence permanente. Et apparemment selon toi, à traiter avec quelques petits paquets de fantassins chargés de couvrir 500 000km carrés de zone montagneuse.
  10. Merci pour la réponse, j'achèterais le livre en question.
  11. Oui, mais ce sont les raisons de principe, vues depuis une carte de l'Europe. C'est ça, une stratégie de cabinet. Et quand on n'écoute pas assez les opérationnels et qu'on décide ça malgré les avis éclairés (ou que les opérationnels ne la ramènent que modérément parce qu'ils tiennent à leur place et à leur carrière future, ou encore qu'ils soient eux-mêmes atteints du syndrôme "tour d'ivoire", maladie fréquente chez les généraux, surtout en EM ou poste politique), voilà ce qu'on obtient. Mais le principe de l'opération aurait quand même pu être bien mené, mais il y a eu des entêtements du sommet politique comme des officiers généraux, des lacunes (surtout en renseignement fiable, en matériel et en choix éclairé des sites), des histoires d'ego.... Après tout, un général en charge d'une opération est en fait un chef de projet cherchant l'avancement et l'autopromotion: certes il assume ses choix (mais les grands officiers ont souvent des matelas et soutiens politiques, plus des subordonnés à blâmer, un art des rapports et correspondance, donc de la paperasserie et des datations et formulations, qui permet d'évacuer beaucoup de responsabilités....), mais il est souvent convaincu par lui-même, peu confiant en les autres (c'est encore plus vrai dans les cultures hjiérarchiques où le chef est un être surhumain et à part), assez souvent imbu de lui-même (à divers degrés, mais ça va avec la confiance en soi: ceux qui arrivent en haut de la pyramide le sont toujours), entouré de sycophantes et de demi-compétents (singes savants sans ambition, hommes brillants mal employés pour ne pas qu'ils se mettent en valeur, et authentiques lèches-fions et pistonnés sans talent).... Et c'est vrai à tous les échelons de commandement, cette logique: on est toujours un chef de projet cherchant l'approbation de l'autorité supérieure. Et, à part les caractères forts et honnêtes, ou les indépendants, cette logique est celle qu'on a tendance à privilégier un poil plus que le service à la cause (au besoin au détriment de son avancement, qui dépend non pas du mérite, concept absolu, mais de la reconnaissance de celui d'au-dessus, ou d'un échange de bons procédés). Ca permet de s'enferrer dans des erreurs bien trop longtemps sans se remettre en cause, de rejeter les responsabilités, ou alors de tenter la fuite en avant et la persistance dans l'erreur, de se faire des illusions.... Ajoutez les a prioris culturels (les turcs ne sont plus ce qu'ils étaient) et certitudes intellectuelles de bonne foi (on attaque, ça passera, il faut persister....), voire le détachementfacilité par une position plus élevée (les morts ne sont que des statistiques, on ne fait pas d'omelette sans casser des eux....), et on peut avoir la parfaite recette d'un désastre.
  12. - Sous estimation gravissime du mordant et de l'organisation (surtout reprise en main par les Allemands) des troupes turcs, mais aussi des défenses côtières - évaluation absolument merdique et en-dessous de tout du terrain - moyens inadaptés, un peu en quantité mais surtout inadaptés à ce type de terrain - mauvais choix des zones d'attaque, problème en général du commandement aux hauts échelons. Inadaptation aux événements et persistance de rester sur les zones choisies (les bandes côtières, véritables enclaves) en dépit du bon sens - autres problèmesde conception de la guerre, similaire à ceux rencontrés sur le front ouest - fondamentalement, un choix sur carte poussé par certains comme Churchill
  13. Une excellente BD historique sur une armée européenne fictive, qui vient de commencer, adaptée des Cavaliers de jean Raspail: 7 cavaliers. Tout sone extrêmement vrai sur l'esprit, les rapports humains, individuels et hiérarchiques, les mentalités et les comportements d'unités de cavalerie traditionnelles.
  14. J'ai un orbat partiel pour Valmy; je sais pas où trouver les références des unités d'artillerie (qui sont quand même les plus décisives dans l'histoire), vu le déploiement plutôt par compagnies, ni pour le génie. Mais voilà ce que j'ai: Infanterie de ligne (régiments): 102 99, 94, 96, 98, 90 82, 85, 81, 83, 84, 89 78, 71 68, 62 55, 56, 54 43, 44, 45, 49 30, 31 29, 22, 24 12, 17, 19 1, 5, 6, 8 Légère (bataillons): 3, 6, 8 Cavalerie (régiments): 12ème chasseurs à cheval 2ème dragons 3ème hussards 16ème dragons 1er hussards 5ème hussards 4ème hussards 6ème dragons 1er dragons 11ème chasseurs à cheval 3ème chasseurs à cheval 9ème chasseurs à cheval cuirassiers: 3, 4, 7, 8, 10, 11 Ce sont les régiments pour lesquels Valmy est inscrit au drapeau, pour l'essentiel, plus quelques autres. Il faut aussi savoir que pour certains, seul un de leurs bataillons était présent, soit que l'effectif de l'autre soit incomplet, soit que le second bataillon ait été affecté à tel ou tel poste (généralement garnison). De même, l'orbat de la cavalerie est sur à établir vu une propension à répartir les régiments, déjà très peu homogènes à ce moment (certains ont 6, voire 8 escadrons, d'autres 1 ou 2), plutôt par escadrons entre les divisions. Mais ce sont, pour l'essentiel, du moins côté armée de Ligne, les composantes des Armées du Nord (Dumouriez) et de la Moselle (Kellerman). On notera cependant que, contrairement aux mythes populaires, il y a assez peu de bataillons de volontaires présents à Valmy, et ce sont bien des Lignards qui ont hurlé "vive la nation" :lol:. La 1ère raison en était l'extrême nullité des volontaires de cette année là (sans culottes, fédérés, braillards, agitaturs, émeutiers, mais aussi rebuts, criminels....), contrairement à ceux de 1791 que même les anciens généraux de l'armée de ligne regrettaient tant ils étaient "purs", bien formés, de bon comportement, de bonne volonté et disciplinés. Ceux de 1793 sont plus contrastés; c'est le premier effort de mobilisation un peu générale, et on a donc de tout. Il faut noter que la bataille de Valmy, symboliquement, mais surtout cette campagne, est sans doute la dernière où l'ancien système prédomine encore. C'est le chant du cygne de le vieille armée de métier. Les bataillons de volontaires ne sont encore qu'adjoints en renforts. Et il y a de forts contrastes d'organisation suivant les généréux: on est aussi dans un temps d'expérimentation, notamment pour sortir de l'impasse du modèle ancien des divisions qui est inapplicable sur un champ de bataille (quoique pratique en manoeuvres de campagne) vu la taille des dites divisions. Le système de Broglie était prévu pour des divisions de tournant autour de 6000h, et avec des cadres autrement plus formés et des troupes plus disciplinées. Honnêtement, j'ai pas encore assez de trucs pour avoir l'organisation exate à Valmy. A Fleurus, tu auras déjà l'orga en demi-brigades et en divisions "standards" énormes (du moins en théorie).
  15. Bon, maintenant l'armée révolutionnaire.... La Constituante a rejeté le service militaire obligatoire comme attentatoire aux libertés dès le début, et c'est en fait la gloire de Dubois-Crancy que de l'avoir proposée en décembre 1789. Mais les partisans de l'armée de métier comme les libéraux refusèrent la chose. Même la Garde Nationale, considérée comme une réserve de recrutement initialement, fut complètement séparée de l'armée. Il y avait les Gardes Nationaux, la force publique (conscrite) et éventuellement de garnison, et la Ligne. Cette séparation fut cependant graduellement rognée entre 1790 et début 1791. Les vraies réformes commencent en 1791 avec le rapport Lameth (agitations en certains endroits, menaces de l'armée des Emigrés, mouvements des autres puissances): l'armée de Ligne passe de 120 à 150 000h effectifs (les 120 étaient en fait le nombre réel sur un théorique de 150) et constitue une réserve d'auxiliaires de 100 000h (mais l'effectif n'est pas atteint, de loin), faite surtout d'anciens soldats. La milice, existant depuis toujours et réellement organisée depuis le XVIème siècle, est abolie. Tout s'accélère avec les prémices de la guerre: l'armée est portée à plein régime (les 150 000h sont vérifiés et entraînés) et on décrète la conscription volontaire (et la réquisition dans certains cas) des Gardes Nationaux, chargés de constituer 169 nouveaux bataillons totalisant autour de 100 000h. C'est la première extension de l'ordre de bataille, et les premiers problèmes d'équipement; les 100 000h sont au rendez-vous à la déclaration de guerre, mais seuls 80 000 sont à peu près équipés. En mai 1792, 31 nouveaux bataillons sont levés, toujours de Gardes nationaux, et l'effectif du bataillon porté de 574 à 800h. La fuite du roi, l'armée des Emigrés et la guerre motivent déjà un premier mouvement patriotique efficace pour le volontariat. La ligne et les nouveaux bataillons sont concurrents: ces derniers drainent les recrues (l'obligation est limitée à une campagne ou 1 an, pas une carrière, et la solde est meilleure) si bien que la ligne n'a que 138 000h fin 1791 (213 000 en théorie). On crée donc des incitations (prime) à l'engagement pour 3 ans, et on arrive péniblement à 190 000h dans la Ligne. A ce stade, courant 1791, on a 2 armées: - la Ligne, organisée traditionnellement - les bataillons volontaires ont des officiers et sous-officiers élus et double solde, ce dont se plaignent les généraux car les élus sont, en partie les plus populaires, pas les meilleurs. Mais beaucoup sont quand même d'anciens militaires, et l'instruction est correcte. Le 5 juillet 1792, tout change: c'est la guerre, la Patrie est déclarée en danger et la Garde nationale entièrement mobilisée. 42 nouveaux bataillons de volontaires sont donc levés et 50 000h complètent la Ligne, pour un objectif de 450 000h! Cependant, l'accélération du recrutement depuis 1791 a limité l'instruction au minimum, et les capacités d'équipement sont complètement dépassées. En 1792, l'appel aux volontaires est moins efficace, malgré l'abaissement des critères et l'accroissement des réquisitions forcées. On est donc en présence d'une armée triple où une grosse part des bataillons récents, aux effectifs moindres, sont mis à l'écart et méprisés par les généraux. Parallèlement, on lève des légions et compagnies franches de volontaires (ex-militaires, déserteurs étrangers, cas particuliers....) formant des troupes légères voulues par les généraux. Ce sont des corps mixtes de cavaliers et fantassins, paradoxalement plus faciles à recruter, mais qu'on craint par leur fonctionnement autonome. On a 6 légions en 1792, puis plus. Il y a aussi, en plus, des légions étrangères (300 petites unités, qui seront réunies à l'armée rapidement). Je ne m'étends pas plus sur le recrutement pour les années suivantes, mais le point est qu'on a ainsi une masse de nouveaux bataillons créés totalement ex nihilo, dont seuls ceux de 1791 ont été entraînés correctement, leurs remplaçants étant mauvais en 1792 et n'ayant pas le temps de s'entraîner en 1793: 166 de volontaires en 1791, puis 176 en 1792 et 173 en 1793 (avec la Levée en masse), sans compter les 300 légions et corps francs étrangers et les 6 légions franches (bien plus grosses et organisées). L'entraînement et l'équipement sont alors à la ramasse, si bien que la plus grosse partie des volontaires est sans uniforme après 1791 (les uniformes sont propriété personnelle: ce sont ceux de Gardes Nationaux). L'efficacité du recrutement est aléatoire: les 750 000h de 1793-1794 (550 000 levés dans l'année) ne sont qu'un moment, et l'effectif constant est de 220 000h (fin 1792), essentiellement à la Ligne. Mais sur la période 1793-1797, on ne passe plus en-dessous des 400 000h en permanence, et une part plus réduite à la Ligne en raison d'une attrition trop rapide. C'est ainsi qu'on arrive à une proportion moyenne d'un tiers pour les effectifs professionnels par rapport aux volontaires annuels, malgré l'extrême attrition en bataille et en marche de ces derniers. Le "Grand Amalgame" En 1789, l'orbat de l'infanterie est de 79 régiments français à 2 bataillons et 29 étrangers, 2 régiments de gardes (dissous dès le mois d'août) et 12 bataillons d'infanterie légère. En 1791, on passe à 105 régiments de ligne (dont 6 régiments des colonies rapatriés et 4 régiments d'infanterie de marine rassemblant les ex-canonniers matelots) et 14 bataillons légers, les étrangers étant graduellement dégagés ou intégrés au niveau individuel. En 1793, les Légions sont transformées en bataillons légers dont le nombre atteint 30. Premier problème organisationnel: les problèmes d'effectifs dans la Ligne empêchent d'envoyer 2 bataillons. Chaque régiment envoie alors 1 bataillon renforcé de la Cie de grenadiers du second, le reste devenant bataillon de dépôt et de formation, une institution qui fera florès dans l'armée révolutionnaire et surtout celle de Napoléon (jusqu'ici, le "dépôt" était un rebut symbolique en sous-effectif). S'y ajoutent évidemment les 173 bataillons de volontaires. Le 12 février 1793 est sans doute la grande date militaire de toute la décennie: un an avant, le ministre de la guerre, Narbonne, propose d'incorporer les volontaires à la Ligne. Carnot réplique qu'on doit mélanger tout le monde, et c'est Aubert du Bayet qui propose de juxtaposer un bataillon de chaque dans tous les régiments. L'idée est rejetée au vote, mais Narbonne la retient et l'applique finalement en février 1793, sur recommandation de Dubois Crancé et du général de Valence (un très grand qu'on a oublié), avec des changements: 2 bataillons de volontaires (sous-dimensionnés par l'attrition et les problèmes de recrutement) sont adjoints à chaque bataillon de Ligne au sein des régiments rebaptisés demi-brigades. On espère ainsi joindre l'élan et le patriotisme à l'instruction et à la discipline. L'amalgame est graduellement appliqué, car le combat est permanent. On affine l'application le 12 août, après une bataille politique dure, en prescrivant que les bataillons seront en fait fusionnés par compagnies, et non juxtaposés: chaque compagnie comportera désormais, 20 soldats de ligne et 40 volontaires. La part d'idéologie n'est pas à mésestimer et l'a emporté sur les arguments d'efficacité. Dans les faits, la première demi-brigade est en place le 23 septembre 1793, et à la fin de l'année, 20 seulement sont prêtes. Fin 1794, 135 sont sur pied. 208 demi-brigades de ligne seront constituées, et 32 légères. Mais surtout, l'amalgame par compagnie ne fut réellement fait que dans une centaine, et fin 1796, en raison d'une forte attrition, le nombre des demi-brigades retombe à 113 pour celles de ligne, et 31 pour les légères, par concentration des effectifs. A cette période, on constitue de nouveau des légions étrangères (Polonais, Irlandais, Grecs, Coptes, Maltais, Allemands). La cavalerie Elle comptait 62 régiments en 1789 (environs 30 000h), et fut la plus touchée par l'émigration qui la désorganise. Ses effectifs ont augmenté par accroissement de la taille et du nombre des escadrons, par création de régiments et par levée de corps francs montés, soit de façon très anarchique. Ils montent à 80 000h début 1793, puis retombent encore plus vite à la fin de l'année (40 000h ou moins: attrition, recrutement déficient). Tous les problèmes de l'infanterie sont multipliés dans la cavalerie: recrutement, équipement, querelles idéologiques (les révolutionnaires n'aiment pas l'arme aristo et la mentalité indépendante du cavalier), problèmes de discipline.... Avec en plus une désorganisation initiale massive par l'émigration, qui entraîne une vraie perte de savoir-faire (notamment sur le soin des chevaux, ce qui causera une attrition catastrophique des animaux jusqu'en 1815). Les cadres sont généralement mauvais sur cette période, et les recrues pas fabuleuses; les effectifs sont rarement homogènes et les unités très disparates. Le renouveau ne viendra, lentement, qu'à partir de 1796. Au final, pendant la période révolutionnaire, la cavalerie pèse rarement plus de 5% d'une armée en campagne, parfois 10% mais c'est rare. Les guerre de la révolution se font à l'infanterie et à l'artillerie: Bonaparte en Italie n'a jamais eu plus de 7 régiments tragiquement sous-dimensionnés. L'artillerie 10 000 canons en 1789, mais "seulement" 1300 de campagne, soit un parc destiné à appuyer 150 000h de troupe, pas 400 ou 750 000. Mais la Convention parvint rapidement à en fondre des milliers, calqués sur le système Gribeauval (les 1300 canons). En 1789, il y a 7 régiments (8 en 1792) qui sont en fait de gros réservoirs, dépôts, arsenaux et écoles. Parallèlement, on lève des compagnies d'artillerie à cheval: 9 en 1792, puis 90 en 1793! En 1794, on en fait 9 régiments à 6 compagnies (8 en 1795), et l'artillerie à pied est réorganisée et passe des 8 régiments-base à 20 régiments organiques de campagne. Mais la répartition se fait toujours par compagnie (nos batteries), la réelle unité organique, et on essaie de garder un ratio de 3 canons pour 1000h. C'est en 1794 qu'on militarise les équipages de charretiers de l'artillerie à pied (seuls les artilleurs étaient militaires), jusqu'ici des réquisitionnés, légendaires pour leur couardise et comptés hors effectifs: ils sont remplacés par des volontaires, comme dans l'artillerie à cheval. Le vieux corps du Génie, rattaché à l'artillerie, devient aussi une arme à bataillons et compagnies en 1793 (en moyenne 1 bataillon de sapeurs et 1 compagnie de mineurs par armée), mais les pontonniers restent dans l'artillerie. On pourrait enfin ajouter la gendarmerie, qui est en fait l'ancienne maréchaussée qui reprend le nom de la gendarmerie de France (l'élite de la cavalerie lourde depuis Charles VII) dissoute en 1789. Elle aussi est organisée en divisions, brigades et compagnies. Il y a autour de 10 000 gendarmes en 1793, répartis en 200 brigades de 5h. Avant tout une force d'ordre public, elle est cependant faite d'anciens militaires de facto rattachée à l'armée et réquisitionable rapidement. L'organisation en bataille Rapidement, pour les orbats: les divisions interarmes (système De Broglie) deviennent permanentes entre 1793 et 1796. Une division comporte 2 brigades ayant chacune 2 demi-brigades de ligne, 1 légère, 1 ou 2 régiments de cavalerie, 1 Cie d'artillerie à pied et 1 à cheval. Une division complète tourne ainsi entre 12 et 15 000h en début de campagne (5000 à la fin en moyenne). Mais si elles sont une bonne unité de déplacement et manoeuvre en campagne, en bataille, elles se gênent et ne parviennent pas à s'organiser de concert et à se coordonner, agissant comme des armées autonomes (le système envisagé et mis en pratique par De Broglie concernait des effectifs bien moindres). C'est Bonaparte qui, en Italie, démolit le concept en leur enlevant l'essentiel de leur cavalerie et de leur artillerie pour constituer et concentrer des réserves d'intervention et d'appui et, en fait, nettement plus spécialiser les corps, ce qui implique parallèlement un Etat-Major plus efficace et fourni d'une part, et la création de l'échelon du corps d'armée d'autre part. Mais pour ce qui concerne les orbats que tu recherches, c'est par les divisions interarmes que tu dois chercher.
  16. Et tu aurais tort: ça a commencé dès le départ, dès avant l'entrée en guerre. Ce que Carnot a fait a été de poursuivre et de parfaire l'organisation de l'armée, mais son vrai apport a été d'organiser l'économie de guerre, l'organisation de l'équipement de l'armée (et là y'avait du boulot) et encore plus l'organisation de sa subsistance et de son commandement. Ce n'étaient plus 150 000h en temps de pauix et 250, voire 300 000h en temps de guerre (dont un tiers de milices en garnisons et patrouilles, avec de vieux fusils et des munitions peu utilisées) qu'il fallait soutenir et équiper, mais bien 550 000 en 1793 et 750 000 en 1794, et ce dans une France désorganisée et agressée de toutes parts. Quand à l'armée prussienne post-frédéricienne (elle date en fait de la dernière partie du règne du grand Frédéric), il faut revenir de beaucoup d'illusions; certes elle est disciplinée au cordeau (à la trique plus exactement), mais la lubies de Frédéric le Granc, surtout sur sa fin, ont fini d'en faire un organisme assez inefficace. Malgré le règlement des troupes et le drill, c'est une armée complètement hors de son époque, et dont l'efficacité était due au génie du roi de prusse. D'ailleurs, à sa grande époque, elle n'était pas très disciplinée ni très homogène, et encore moins parfaitement équipée. L'Etat prussien manquait de tout, l'encadrement de l'armée était assez mauvais et la vraie capacité aux manoeuvres ne concernait qu'une partie réduite des troupes. Mais il y avait le génie militaire à sa tête, et il avait su s'entourer d'un Etat-Major compétent. Au début de la Révolution, la Prusse aggrandie par ses soins et réorganisée dans une paix assez longue a pu équiper son armée parfaitement et répandre l'entraînement. mais c'est un entraînement débile que les vieux généraux de Frédéric font répéter mécaniquement, ce qu'on appelllait la "tactique géométrique", où les unités s'entraîneent inlassablement à faire des mouvements coordonnés très complexes, mais conçus sur le papier et selon des théories abstraites et fumeuses. De plus, il n'y a guère d'officiers compétents aux hauts postes, et pour le reste.... C'est une armée d'Ancien régime: encadrement de base par des officiers propriétaires de leurs charges (donc corrompus et généralement inaptes, la formation n'étant pas bonne et limitée, et en plsu évitables pour qui a les relations), recrutement de qualité absolument médiocre (sans emploi, repris de justice et criminels, recrues de force, poitrines creuses, demi-débiles....). Il y a bien sûr toujours une part de bonnes recrues (motivés, chercheurs d'avancement social, patriotes, aventureux, carriéristes....) mais mal employée, ça ne change rien, et l'avancement est celui d'une société nobiliaire figée et sclérosée. Les sous-officiers sont corrects, voire bons, mais surtout pour garder les rangs, pas vraiment pour encadrer les hommes à tous les sens du terme. Et la discipline y est dure, au-delà de l'absurde, ce qui, avec d'autres facteurs, contribue, comme dans les autres armées d'ancien régime, à des taux de désertion records (l'armée anglaise, dernière armée d'ancien régime en 1815, sera la seule à connaître des taux de désertion énormes) qui soulignent la faiblesse de la motivation et le peu de sens du collectif et de la "big picture" pour la recrue qui se vit comme dans un bataillon disciplinaire permanent. Et comme les armées d'ancien régime, pas seulement à cause d'un commandement médiocre, l'armée est lente, peu décidée, peu motivée, peu surprenante et peu prête aux initiatives. Elle vit sur sa réputation déjà lointaine de la Guerre de 7 ans. A Watignies, l'une des particularités a été de devoir mettre de nombreux bataillons de côté, parce qu'avant l'effet des réformes de Carnot, il manquait en moyenne 10 à 20 000 fusils par armée, et les munitions manquaient encore plus (d'où notamment la triste tradition des armées révolutionnaires d'utiliser l'élan des volontaires pour la charge à la baïonnette); c'est ce qui fait que Wattignies n'a pu être un succès décisif, par manques de réserves et de munitions qui ont empêché la poursuite et l'exploitation.
  17. Je n'ai qu'une réponse, en musique de taverne: "ah qu'il est grand, ah qu'il est fort ah qu'il est beau, mon ami l'troll du chaos"! Ou alors bien sûr, y'a l'unité des terminators de l'empereur dans Warhammer 40 000, mais ceux-là, faut s'en méfier. Ou plus simplement encore un bataillon renforcé de Terminators tout court, commandé par le colonel Skynet, avec des fantassins genre inpoutrables, un escadron de leurs immenses chenillés et leurs hoverdrones hyper-méchants. mais eux aussi, on peut pas leur faire confiance: tu leur confies un contrat courte durée, et v'là t'y pas qu'il te font péter une nuke et qu'ils veulent buter tout le monde et prendre le contrôle de la planète. Y sont indécrottables, j'vous dit.
  18. En France, il y a des balbutiements par périodes, mais ça vient avec l'armée permanente sous Charles V, mais surtout sous Charles VII et Louis XI, mais il y a encore des blancs par endroits. Et l'exhaustivité complète vient un peu avec Richelieu, mais vraiment avec Colbert et Louvois, les maniaques de la statistiques, où on peut avoir non seulement des comptes et rapports exhaustifs et surtout fonctionnant selon les mêmes codes et les mêmes méthodes et exigences partout, de façon unifiée. on obtient en outre les réalités théoriques et les réalités observées, grâce à plusieurs échelons administratifs de comptage et d'examen critique, ce qui permet, par exemple, d'avoir les objectifs en effectifs (via le budget prévisionnel et les objectifs stratégiques chiffrés), les effectifs théoriques annoncés par le premier comptage et les effectifs vraiment réalisés via la contre expertise. Les chefs d'unités encore souvent propriétaires de leur régiment, escadron ou compagnie, trichaient sur les effectifs pour garder plus de fric: la technique la plus connue et la plus combattue par Louvois était le "passe-volant", réalisé lors des "montres" (revues régulières des troupes pour le comptage et les allocations de budget).
  19. J'ai complété l'histoire exemple. Et ils pourraient être, dans ce cadre, alloués par la brigade qui n'est jamais qu'un organisme de gestion des formations et des effectifs destiné à optimiser la ressource. Exactement comme des effectifs sont alloués aux GTIA en partance ou aux forces déployées. Rien de plus. Les missions de la Marine, non COS, leur prennent-elles beaucoup de temps à l'année par rapport à l'effectif? je crois savoir que, comme pour le RPIMA et le 13, ils se plaignaient récemment de ne pas avoir beaucoup vu du pays (à part Hubert bien sûr) ces temps-ci. Et en même temps, ils râlent si on ne les emploie que comme infanterie de luxe. Même s'ils font le taf, là n'est pas la question. mais le problème est que pour ces missions là, qui représentent en fait, sous des formes variées, l'essentiel de ce dont on a besoin et qu'on leur confie, ils sont effectivement surqualifiés, surencadrés et représentent un surivestissement, qui plus est un surinvestissement divisé en plusieurs pôles qui créent de fait des putains de redondances. Rien qu'entre le RPIMA et le 13, on ne doit pas avoir plus de 600 à 700 opérateurs dispo (moins parce qu'on est en sous-effectifs) pour nettement plus de 2000h mobilisés (dont la moitié brevetés FS), ou plus exactement 2x1000; va t-on me faire croire que les qualifications sont à ce point différentes qu'il faille 2 structures complètes? Il me semble que les commandos marine entretiennent aussi la capacité reco profonde et la capacité action avec chacune plusieurs spécialités, et ce avec une seule structure commune. Gâchis. Et pareil à l'échelle entre BFST et Commandos marine. Et les 2 réclaement des unités en plus pour être une petite force complète et autonome, donc les équipements et moyens dimensionnants en plus qui vont avec..... ON N'EST PAS LES RICAINS! On n'a pas les moyens de ces conneries de chapelles et sous-chapelles.
  20. CONTE A TENDANCE SARCASTIQUE ET EXEMPLAIRE Mr FS terre, Mr FS Mer et Mr FS Air (et non SFR :P) sont à une table avec Mr CEMA et Mr COS, fils naturel et incestueux de Mr CEMA. Mr FS Terre dit "ze veux mon unité d'appui pour mes p'tits gars tout seuls, c'est pas zuste". Mr CEMA lui répond "bon, c'est vrai que tu as besoin d'appui, mais moi j'ai pas assez de fantassins". Mr FS Terre fait un caca nerveux "zeveux zeveux zeveux zeveux! D'abord, z'ai plein de graphiques et de Powerpoint qui te montrent que c'est hyper génial pour optimiser l'efficacité ops de 33,2%" (on sait pas 33,2% de quoi, mais c'est pas le but). "Et pis en plus, même que comme ça, le président y pourra dire aux Ricains et aux Rosbifs que c'est rien que des branleurs, passke pour les opérations d'inflitration par le haut en milieu cavernaire, de nuit et à plus de 2754m d'altitude après infiltration par Caracal et progression de moins de 7h 23 minutes, y'a pas une unité au monde qui peut le faire comme nous.... Ou presque". "C'est vrai que c'est tentant" avoue Mr COS, toujours frétillant comme un jeune chevreuil quand il y a des PowerPoint qui ont force de loi dans les esprits "career-oriented". "Allez papa, on le fait!". "Bon d'accord fiston, on lui donne le 2ème REP, mais en time share pour 23,34% du plan de travail horaire de l'année fiscale". Je peux en avoir besoin à l'occasion et personne encule les chameaux comme mes paralégios". "Bon d'accord" concède, trépidant, Mr FS Terre..... "Mais du coup, z'ai trop de monde pour mon tout petit parc hélico tout rikiki". il me faut 3 hélicos de plus à l'année. ZE LES VEUX, ZE LES VEUX!" Fait le petit con pourri gâté. "Oh l'autre eh, c'est dégueu" s'indigne tout d'un coup Mr FS Air, "moi aussi même que j'en veux des trucs"! "Ta gueule le frustré" répond aussitôt Mr FS Mer qui la mettait en veilleuse en guettant son heure. Et d'appuyer son propos par un "Gibbs" (prise connue en arts martiaux télévisuels) sur l'arrière du crâne et un café renversé sur les couilles du petit ado aéro à la voix muante. "Wooo, c'est trop nul! Z'êtes tous trop cons.... Et j'veux un scooter". "Tu ne peux pas avoir des hommes ET des hélicos ensemble mon petit, voyons; faux être raisonnable!" Essaie de placer Mr CEMA. "Mais si z'ai pas les zélicos, z'peux pas zouer avec les bonzhommeeeuuuh" glapit piteusement le petit (mais costaud) terrien. "Ca rime à rien, et ze peux pu garantir les 33,2%; ça me fout tout en l'aireeeuuuh, ooouuuiiinnn!". "Il est dans le vrai papa; ça ressemble à rien d'avoir plein de monde et pas de places en plus en hélicos" intervient d'un coup Mr COS. "Oh toi tu serais pas un peu partisan des fois" s'enquiert Mr CEMA. "Meunon pôpa, j'essaie d'être logique; et pis y sont vachement bien ces powerpoints". "C'est tout hyper clair avec; j'veux dire, c'est carré, quoi, on sait à l'avance ce qu'on aura". "Oui, mais il ne faut pas oublier le gros de l'armée quand même; déjà qu'ils manquent d'hélicos". "Mais c'est pas grave papa, on n'a qu'à dire qu'on en commande, et en attendant, ben y sont super débrouillards nos gars, et on peut toujours les prépositionner en alerte 12,5 avec ordres prioritaires sur la flotte Transall et une surdotation en VLRA pour la mobilité sur théâtre et sous-théâtre". "Tu as raison fiston", répond aussitôt Mr CEMA en évitant de dire à son fils que ce qu'il a balancé ne veut rien dire et qu'il n'y a pas assez d'avions non plus. "Mais moi aussi je veux quelque chose" interrompt aussitôt stratégiquement Mr FS Mer; c'est dégueulasse qu'il ait tout, lui, alors que mes gars font 43,21% des missions authentiquement classifiées FS (c'est-à-dire en déduisant les interventions du GIGN, du RAID, du SA -dont on ne connaît pas exactement les actions qui sont donc inchiffrables- des flics en DOM-TOM, de la garde républicaine et de Nicolas Sarkozy avec ou sans Carla). "Ouais l'autre eh, c'est hyper gerbant" intervient moins stratégiquement Mr FS Air, encore en train de se sécher un entrecuisse douloureux. "ta gueule toi qu'on t'a dit" réplique aussitôt Mr FS Mer, en parfait accord avec le code de procédure morale et orale de la marine. "Oh merde, mon café t'es encore tombé dessus.... Et au même endroit, décidément!" "Bon, c'est vrai que tu es en flux tendus aussi, toi" observe Mr CEMA, à la fois en réponse au popos et en remerciement de l'aide apportée pour éviter d'écouter la liste au Père Noël de Mr FS Air. "Tu auras ton quelque chose". "Merci, je serais raisonnable" se rengorge Mr FS Mer, satisfait de sa subtilité. "Bon, toi tu auras tes 3 hélicos" dit Mr CEMA à Mr FS Terre, "mais sous quelques réserves; j'en aurais besoin aussi régulièrement, donc il va falloir accorder nos agendas et tu me donneras des plages de disponibilités". "Bon, ze veux bien" maugrée le terrien avec une moue hypocrite. "Mais ze peux pas, là, pendant un bout de temps: il va falloir mettre les pilotes au niveau, donc y vont devoir passer 2 ans à au moins 300h de vol avant d'avoir la qualif, et en plus les pilotes devront passer un brevet RAPAS/pilote -que ze viens de créer-, alors y seront pas trop dispo, et le peu de temps qu'ils auront, ben ce sera pas déjà assez pour mes bonzommes.... Alors on voit dans 2 ans, tchao" fait le petit -mais très rapide- Mr FS Terre en s'esquivant par la porte. Mr CEMA, partagé entre l'admiration pour cette habile manoeuvre politique et la rage d'en avoir été la victime, prend l'air de rien (il est très fort à ça) et commence à se barrer. Mr FS Mer l'interrompt: "et mes trucs?" "Ah oui, ben tu auras un demi-commando d'appui en plus....Oh, c'est le président qui m'appelle, j'ai failli pas le voir avec mon truc sur vibreur" fait Mr CEMA en se barrant au pas de course devant un LMr FS Mer qui se sent plus si malin mais ait qu'il pourra aussi grapiller un hélico quand le plan de relance sera voté. "Ah ben du coup, je ne vais pas pouvoir voir Mr CEMAT, il apprendra ce qu'il perd et ce qu'il n'aura pas par un mail avec un poke, et il comprendra; je mettrais les powerpoint". "Pfffff, t'façons, c'est toujours la même chose et j'lai dans le cul" fait un Mr FS Air resté seul dans la salle.
  21. La moussaka géante, c'est un grand film; d'ailleurs c'est pas un nanar. C'est assez intelligent en fait, vu le portrait assez bien scénarisé que ça donne de la façon dont une société "normale" réagirait à une menace aussi absurde: le rôle du jeune politicien ambitieux est à crever de rire de réalisme. En matière de nanars, là t'en oublies, des soldats invincibles: les clowns tueurs venus d'ailleurs et les critters. Quelle tarlouze! yep, les Aliens: c'est les plus forts! Aussi bien fantassins d'assaut qu'opérateurs spéciaux infiltrés ou éléments avancés de reco super discrets (quasi invisibles quand ils le veulent). Et en plus, ce sont d'excellents sapeurs: vous avez vu ce qu'ils peuvent construire avec leur bave solidifiée? Capacité de construction maximum (rien de tel pour les coeurs et les esprits; et en plus, vous avez vu comme ils sourient de toutes leurs dents ;)? C'est mignon) pour un emport minime. Et avec ça, ils sont super endurants, ils vivent sur le terrain, savent se coordonner, sont super rapides, ont une capacité amphibie totale, des aptitudes de grimpeurs monstrueuses, une résistance hors du commun, une combativité exemplaire, des aptitudes tout-temps exhaustives, une capacité de détection universelle (IF, IR, UV, sonique, tous temps, tous milieux, toutes conditions), une adaptabilité et une versatilité totales selon le milieu et les situations, une dévotion totale au groupe, aucun ego.... Et avec ça pas bégueules, pas râleurs et vraiment pas compliqués. Et ils ont leurs reines en appui lourd, qui peut en plus renouveler les effectifs en cours de mission!!!! Certes, ils sont de petits manques en artillerie et en support aérien, mais ils compensent par le nombre, la détermination et l'adaptabilité: de vraies légions romaines! Le Predator à) côté? Pfooooh! Certes un bon combattant individuel suréquipé, mais c'est juste un individuel, un individualiste opérant en solo ou petits groupes, avec un ego surdimensionné et une passion pour la chasse qui domine tout le reste, y compris la mission. Et ils prennent cher vu tout le bling bling à entretenir. Tapettes. C'est eux ou un village d'irréductibles Gaulois. Ou Jack Sparrow. Ou encore, selon la désencyclopédie, les 3 races invincibles de l'univers (pour former des unités complètes): les ninjas, les pirates et les vikings. Sinon j'ai mon elfe du chaos tueur de géants à Warhammer.... Mais il aime pas les ordres.
  22. Fusilier, entendons-nous bien; ce que j'appelle les "unités spéciales militaires" (par opposition avec les unités spéciales plus limitées que j'appelle de mes voeux, correspondant à une définition stricte du "spécial" tel que la demande, par exemple, Eric Dénécé) sont l'objet de ma critique non en raison de leur capacité ou de la justification de leur entraînement stricto sensu, mais bien pour des raisons d'allocation optimale des ressources globales et d'une critique des avantages réellement obtenus par la division des tâches et des unités actuelles. Ce que je critiue, c'est l'absurde mobilisation d'hommes, de moyens et d'attention, réellement disproportionnée au regard des avantages marginaux que de telles unités procurent dès lors qu'elles sont en concurrence avec d'autres, non dans leurs objectifs théoriques de missions mias bien dans l'essentiel des missions pour lesquelles ils sont effectivement utilisés (BFST, CPA10 de plus en plus "généraliste", commandos marine, GCM et GCP..... Et le SA, plus pour les cas de contre-terrorisme, le GIGN, et d'une manière générale, les unités spéciales avec une fonction particulière comme le 2ème Hussards). Le problème est celui des organisations: elles développent leurs savoirs-faires, recherchent des budgets, cherchent à se rendre indispensables, se querellent pour obtenir les missions "hots" (rares par essence), rechignent à aller jouer l'infanterie légère adaptable et polyvalente dont on a besoin le plus souvent (et pour laquelle, du fait de cette ultra orientation spéciale sans cesse plus poussée, je suis d'accord, ils sont trop qualifiés). C'est pas qu'ils n'aient pas des cahiers des charges très poussés et les exigences qui sont toutes justifiées quand on regarde l'unité en particulier (mais c'est l'arbre qui cache la forêt: on perd le fil de la "big picture"): je conteste la pertinence de ce cahier des charges au regard de l'immense et absolue majorité des tâches dont les forces ont REELLEMENT à se charger. Et c'est d'autant plus vrai que ces FS militaires sont divisées en 3 branches (hors SA) qui, chacune, se pensent à part et se font concurrence pour obtenir un peu plus, grapiller des moyens, développer leurs compétences ultra-spécifiques pour s'imposer sur ce "micro-marché" français du "spécial" (qu'on ne définit jamais réellement) et s'arracher les quelques missions qui correspondent réellement à une définition que, avec le temps, on restreint en fait de plus en plus (elle correspond d'ailleurs bien souvent à un idéal quasi abstrait). Ca rappelle pas l'image du couteau qu'on aiguise tellement qu'on finit par l'émousser? Mais surtout, on disperse des moyens (l'exemple des pôles hélicoptères spéciaux de chaque arme est à cet égard du plus haut ridicule, non seulement en raison de l'irrationalité, mais surtout de l'effet de cette irrationalité qui ponctionne encore plus le parc global), on évite une réelle rationalisation.... Je demande justement pas que ces unités soient foutues en une brigade interarmes (et même interarmée) comme les autres, mais en une brigade réservoir concentrant l'élite et rationalisant les formations, les spécialisations, l'entraînement et les matériels, et ce dans l'optique de servir les forces projetées et non des visions étriquées et semi-abstraites de ce monde du "spécial". parce quen dans la réalité, les super missions réellement spéciales (au sens strict de la définition) qui ne sont pas remplies par le SA, y'en a pas assez pour occuper une seule de ces unités à temps plein. Et ils râlent quand on les fout en infanterie légère/action commando. C'est pourtant parce qu'on les a constitué en de telles untiés que les unités régulières ont du créer des trucs comme les GCP et GCM (et autres), drainant toujours un peu plus la base au profit de ces éléments "fer de lance" qu'on multiplie tous azimuths et qui après, prennent leur propre existence et cherchent à occuper le plus d'espace possible. Au final, l'agenda prioritaire est le leur au lieu de celui des forces en général, des corps expéditionnaires. Bien sûr que l'action commando et reco avancée (et toutes les variantes techniques, avec appareilalges et autres, capacités diverses....) exige surtout des petites équipes. Mais justement, la rationalisation en une brigade réservoir/formation dégagerait déjà les économies d'échelles, orchestrerait la rationalisation de la ressource "hommes d'élite" et permettrait surtout d'élargir les fonctions de ces unités à l'usage pour lequel elles sont réellement faites, à savoir l'appui aux grandes unités déployées. Ca veut dire: - pas de pôle hélico "spécial", hors celui, central, pour le SA et éventuellement le GIGN (quand il y a une prise d'otage façon tanit): on se contente de l'ALAT qui elle aussi peut avoir des formations plus poussées et un fer de lance, mais qui ne doit pas être séparé du réservoir commun QUI EST TROP PETIT. C'est sans doute là que la vampiristation des moyens est la plus constatable - une rationalisation maximum de la formation du plus grand nombre possible de "spécialistes" destinés à être distribués dans les forces déployées par petits paquets (rens ROEM avancé, observation d'artillerie dans la profondeur, coordination des feux, reco avancée, FAC....). Vous vous rendez compte qu'on est entièrement dépendants des Ricains sur ce point en Afghanistan????? - les 2/3 de la brigade en infanterie légère de luxe, ultra versatile et dont la capacité "spéciale" (avec toutes les variantes du terme) doit être limitée au spectre le plus commun de ce qu'on peut exiger dans l'essentiel des cas réellement constatés en OPEX. Exemple: au milieu d'un déploiement long en tant qu'infanterie légère, on a un besoin pressant d'une opération commando ou d'une reco profonde. le patron du GTIA/ de la brigade déployé(e) rappelle 2-3 équipes de cette infanterie pour le coup, ou la tire de la section/compagnie qu'il se garde en réserve opérationnelle. Le point est qu'on n'est pas les USA: de telles divisions, hiérarchisations et séparations, pour une force opérationnelle de moins de 85 000h (dont 50 000 sont des brigades de mêlée, et sur le tout, l'objectif absolument maximum est un corps expéditionnaire de 30 000h tout confondu), deviennent peu pertinentes, contre-productives et réellement ridicules. C'est la force moyenne globale du GTIA type et d'un corps expéditionnaire qu'on doit booster, pas le fer de lance. A cette échelle, on ne peut plus que vampiriser. On ne peut pas raisonner dans l'absolu des principes pour cette "division du travail" et des niveaux de qualif sans tenir compte des quantités disponibles et du spectre normal des missions effectivement remplies 95% du temps. Pour moi, les seules vraie forces d'élite (pas spéciales malgré leur nom) efficaces des USA, polyvalentes et qui peuvent s'adapter à tout, ce sont les Green Berets, les Rangers, les MArine Recon, le gros des SEALS et la myriade de sous-unités de spécialistes entraînées en pools et réparties dans les forces en déploiement: pas la Seal team Six qui correspond à des vraies FS, pas la Delta Force (même cas) ou les autres groupes superstar. Ces unités sont "un cran en-dessous" des super top moumoutes, mais elles servent proportionnellement dix fois plus et sur un spectre infiniment plus large, à la fois parce que ce sont quand même des unités de grande exigence, mais plus encore parce qu'elles sont nombreuses (rien que les green berets d'active sont plus de 4000) et surtout qu'on n'hésite pas à les utiliser précisément dans n'importe quel cadre, aussi bien en non-conventionnel que pour faire le commando de chasse et l'infanterie légère de luxe au milieu des réguliers. Cette versatilité qui ne crée pas de protestations parce que ces unités sont faites pour ça, nous en avons encore plus besoin, nous qui avons des ressources bien plus limitées. Ces unités ricaines que je mentionne, toutes celles que je veux foutre dans ma brigade peuvent être au niveau, physiquement, mentalement et sur le plan capacitaire/préparation. Mais eux peuvent les avoir sous forme séparée, effet de taille oblige. Nous non. Et on a ce barrage mental qui fait qu'ion concède tout aux FS parce que leur logique particulière tend maintenant à l'emporter sur la logique de vision générale. Il faut opérer une différence entre unités d'élite de théâtre et FS, bien plus qu'elle n'est faite aujourd'hui où on a un gros double manque, en fantassins spécialistes pointus et "infanterie de luxe" versatile (c'est ça dont on a le plus besoin). ce manquie me préoccupe bien plus que d'éventuelles ultra-spécialités dont, si on cherche à les avoir, on n'aura au final, tant dans les spécialistes et les deluxe que dans ces hyperspéciaux, que des quantités homéopathiques, et qui chacun se penseront à part et se disputeront le peu de ressources disponibles. J'espère avoir répondu à ça. Mais en l'occurrence, mes "Deluxe" et spécialistes d'élite en plus grand nombre me sembleraient aptes à gérer ça, qui plus est directement sous contrôle du commandant sur place et avec les moyens dispo. En gros, mieux vaut 1000 GCP que 200 FS.
  23. Ouh! Les fans de la désencyclopédie :lol:! Quand Chuck Norris plonge dans l'eau, c'est pas lui qui est mouillé, c'est l'eau qui est chucknorrissée! Mais Chuck Norris, même s'il a causé le Big bang (évidemment d'un coup de pied retourné, parce qu'il s'emmerdait), est désormais dépassé par les nouveaux modèles: le Jack Bauer et le Daniel Craig. Et même, avant Chuck Norris, avant le Big Bang, il y avait déjà le soldat ultime, l'être parfait et invincible: his godly noodleness, the flying spaghetti monster!
  24. Dans l'absolu, oui, c'est le principe général, mais rien n'est aussi systématiquement rigide.
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