Wallaby Posté(e) le 6 janvier Share Posté(e) le 6 janvier https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2026-01-02/pas-de-chauffage-central-mais-des-lits-chauffes-ce-que-la-ville-la-plus-froide-du-monde-nous-enseigne-dbf9ea33-364e-4002-96d8-6bfb216f193c Les matins d’hiver à Harbin, où l’air extérieur pouvait vous geler les cils, je me réveillais sur un lit de terre chaude. Harbin, où j’ai grandi, se situe dans le nord-est de la Chine. Les températures hivernales y descendent régulièrement jusqu’à −30 °C et, en janvier, même les journées les plus douces dépassent rarement −10 °C. Avec environ 6 millions d’habitants aujourd’hui, Harbin est de loin la plus grande ville du monde à connaître un froid aussi constant. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) le 7 janvier Share Posté(e) le 7 janvier Il y a 16 heures, Wallaby a dit : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2026-01-02/pas-de-chauffage-central-mais-des-lits-chauffes-ce-que-la-ville-la-plus-froide-du-monde-nous-enseigne-dbf9ea33-364e-4002-96d8-6bfb216f193c Les matins d’hiver à Harbin, où l’air extérieur pouvait vous geler les cils, je me réveillais sur un lit de terre chaude. Harbin, où j’ai grandi, se situe dans le nord-est de la Chine. Les températures hivernales y descendent régulièrement jusqu’à −30 °C et, en janvier, même les journées les plus douces dépassent rarement −10 °C. Avec environ 6 millions d’habitants aujourd’hui, Harbin est de loin la plus grande ville du monde à connaître un froid aussi constant. Ça fait peur quand même en XXIe siècle de voir oui oui t'expliquer comment assurer le confort chez toi ... ... tu as conscience de la bêtise et du coté gratuitement rétrograde voir puérile de ce genre d’article "c'était mieux avant quand les gens mourrait à 50 ans" ?! --- Si tu a envie d'avoir chaud dans ton plumard dans un chambre à 15°C - avec les probleme d'humidité - ... prend un matelas chauffant ?! Pas besoin de bruler toute la foret pour ça ... Le poêle de masse c'est super bien ... quand c'est chauffé avec des moyens qui ne polluent pas. Et typiquement c'est un plancher - tu peux aussi choisir mur ou plafond - chauffant sur PAC géo ... pas le feu de bois dans la cuisine. Et si tu as besoin de chaleur instantanée dans une pièce non chauffée tu as les panneau à rayonnement. La non plus pas besoin de bruler toute la foret. D'ailleurs on a pas attendu TheConversation pour installer des sièges et volant chauffant dans les voiture électrique de manière à réduire le besoin du chauffage électrique air. --- Le fait est que chez soi le confort thermique est avant tout lié à la convection - il faut qu'elle soit modeste et surtout pas stratifiée - et au rayonnement. Pas temps à la température de l'air ambiant. Un air chaud mais un mur froid donne une sensation de froid, parce que le mur froid va agir comme puits de chaleur au rayonnement perdu par ton corps, il y aura donc un déséquilibre thermique, entre le coté exposé au mur froid et l'autre. Le probleme est le même avec l'homogénéité de l'air et la convection. Naturellement l'air chaud monte. On a donc souvent un courant air froid-bas->convecteur->chaud-haut pareil ça crée un inconfort. La solution c'est ne plus utiliser de convecteur - on prend du plancher radiant - ou de forcer le brassage de l'air avec un ventilateur - ce qu'on fait dans les locaux industriels ou agricoles, en soufflant vers le plafond pour en chasser l'air chaud -. Après si vraiment tu veux vivre dans un logement non chauffé et avoir chaud il existe des vêtement chauffant alimenté par batterie de téléphone ... des chaussettes aux gants en passant par le pantalon et le gilet. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Glenans29 Posté(e) le 7 janvier Share Posté(e) le 7 janvier Tu peux aussi vivre dans une etable avec des vaches. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
SavoirFer Posté(e) le 7 janvier Share Posté(e) le 7 janvier (modifié) Il y a 2 heures, Glenans29 a dit : Tu peux aussi vivre dans une etable avec des vaches. Nan ! On tape pas sur les vaches ! Souvenir d'une nuit délicieuse dans une étable au sommet du ballon d'Alsace, prêtée par la ferme auberge à une pauvre section d'infanterie surprise par le froid et la neige. Douce chaleur dans la paille au dessus de ces placides animaux, mes citadins en on très vite oublié l'odeur et 45 ans après doivent en conserver un très bon souvenir. De toute façon, c'était ça ou la 1/2 tente ! Modifié le 7 janvier par SavoirFer 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) mercredi à 19:47 Share Posté(e) mercredi à 19:47 https://www.asahi.com/ajw/articles/16300024 (21 janvier 2026) AstraZeneca, BP, HSBC, Intercontinental Hotels Group, Jaguar Land Rover, Rolls Royce, Schroders et Standard Chartered font partie des entreprises britanniques qui devraient rejoindre un « Conseil des PDG Royaume-Uni-Chine » remanié. Ce conseil a été initialement conçu par Theresa May, alors Première ministre, et Li Keqiang, alors Premier ministre, en 2018, à une époque où les deux parties qualifiaient leurs relations d'« âge d'or ». La partie chinoise devrait être représentée par la Banque de Chine, la Banque chinoise de construction, China Mobile, la Banque industrielle et commerciale de Chine, la China Rail and Rolling Stock Corporation, le China National Pharmaceutical Group et BYD, entre autres entreprises, ont ajouté les sources. Les négociations sont en cours depuis un certain temps, mais la visite de Starmer dépend en grande partie de l'approbation mardi de la construction par la Chine de sa plus grande ambassade en Europe à Londres. Starmer s'apprête à effectuer la première visite d'un dirigeant britannique depuis 2018, dans le but de renouer les liens avec la deuxième économie mondiale après que les gouvernements conservateurs successifs aient fait passer le Royaume-Uni du statut de l'un des plus fervents soutiens de Pékin en Europe à celui de l'un de ses plus virulents détracteurs. Dans un discours prononcé à la fin de l'année dernière, le chef du parti travailliste a accusé les précédents gouvernements conservateurs de « manquement à leur devoir » en laissant se détériorer les relations avec Pékin, soulignant que le président français Emmanuel Macron s'était rendu deux fois en Chine depuis 2018 et les dirigeants allemands quatre fois. Les relations commerciales se sont détériorées après que le Royaume-Uni a interdit à l'entreprise chinoise Huawei d'accéder à ses réseaux 5G en 2020. En 2022, les législateurs britanniques ont mené un rachat financé par les contribuables de la participation de China General Nuclear Power Corporation (CGN) dans une centrale nucléaire développée par EDF. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/21/le-gouvernement-britannique-approuve-le-projet-controverse-de-mega-ambassade-de-chine-a-londres_6663545_3210.html Le gouvernement britannique approuve le projet décrié de « méga-ambassade » de Chine à Londres L’accord a été donné malgré des inquiétudes quant aux risques de développement d’opérations de surveillance chinoises sur le territoire britannique. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) vendredi à 14:37 Share Posté(e) vendredi à 14:37 https://www.intelligenceonline.com/asia-pacific/2026/01/22/purge-leaves-only-xi-jinping-and--incorruptible--loyalist-at-china-s-central-military-commission,110608555-art Oui, ou sinon surtout Xi assure ses arrières en décanillant la moindre forme de menace à son pouvoir. Les leçons de l'Histoire et les RETEX de ses copains autocrates. ...même si ça doit pas aider à avoir des gens compétents dans les têtes de chaines... Et autant donc pour les vélléités sur Taïwan. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) samedi à 09:53 Share Posté(e) samedi à 09:53 https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2026/01/13/jean-luc-domenach-grand-specialiste-de-la-chine-contemporaine-est-mort_6661955_3382.html Jean-Luc Domenach, grand spécialiste de la Chine contemporaine, est mort https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Domenach Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) samedi à 12:27 Share Posté(e) samedi à 12:27 https://breakingdefense.com/2025/10/coast-guard-naming-and-shaming-amid-spike-in-chinese-activity-near-alaska/ (1er octobre 2025) En tant que chef du NORTHCOM et du NORAD, le général Gregory Guillot est chargé de superviser les forces qui ont pour mission de détecter, suivre et intercepter tout navire ou avion hostile s'approchant du territoire national. Dans une déclaration à Breaking Defense, Guillot a déclaré que l'activité militaire chinoise près de l'Alaska avait « considérablement augmenté » au cours des dernières années. Cette augmentation est due à la construction par la Chine de nouveaux navires de recherche polaire et à l'objectif de Pékin d'étendre son influence et son accès à l'Arctique », a-t-il déclaré. Outre les incidents impliquant des navires de recherche auxquels les garde-côtes ont dû faire face cette année, il a souligné que la marine chinoise avait envoyé un groupe d'action de surface pour patrouiller la mer de Béring chaque année de 2021 à 2024, deux de ces patrouilles étant menées conjointement avec la marine russe. Il a également déclaré que la Chine « avait effectué sa toute première patrouille aérienne » dans la zone d'identification de défense aérienne (ADIZ) de l'Alaska, lorsque deux bombardiers moyens H-6 et deux bombardiers lourds russes Tu-95 ont survolé ensemble la mer de Béring en juillet 2024. Les navires chinois repérés près de l'Alaska au cours des derniers mois étaient des navires de recherche, ce qui signifie qu'ils sont présumés non armés et pilotés par des civils. C'est pourquoi les garde-côtes ont réagi. D'anciens responsables ont déclaré à Breaking Defense que, les garde-côtes étant un organisme chargé de l'application de la loi, ils sont considérés comme moins menaçants que les navires de guerre ou les avions de chasse de la marine. Cette différence est importante, car l'envoi d'un navire de guerre armé pour affronter des chercheurs non armés pourrait donner à la Chine l'occasion d'accuser les États-Unis d'aggraver ou d'exacerber la situation. Peter Brown, contre-amiral à la retraite de la garde côtière américaine et chercheur principal à l'America First Policy Institute, a déclaré à Breaking Defense que les droits d'un pays sur les ressources d'un plateau continental étendu ne sont pas exhaustifs et que les navires étrangers sont autorisés à transiter et à pêcher dans ces eaux. « Il semble que ces navires de recherche chinois étudient la colonne d'eau de ces zones, car celles-ci ne relèvent pas de la juridiction exclusive des États-Unis », a-t-il déclaré. Ils affirment « ne pas interférer avec les droits des États-Unis sur les fonds marins dans cette zone », une affirmation que M. Brown ne croit pas personnellement. Leur activité est « très probablement non conforme aux droits dont ils disposent dans cet espace », a ajouté M. Brown. « C'est comme si vous invitiez le technicien à venir réparer votre connexion Internet, mais qu'il prenait des photos de vos bijoux, ce qui n'est pas la raison pour laquelle il est là. » Quel que soit le véritable objectif de ces navires, M. White a déclaré que les actions de la Chine près de l'Alaska relevaient du même type de tactiques de zone grise que celles que les responsables du Pentagone affirment que le pays utilise fréquemment ailleurs dans le monde, offrant ainsi aux Chinois l'occasion de tâter le terrain, au sens figuré comme au sens propre. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) samedi à 12:59 Share Posté(e) samedi à 12:59 https://www.cnn.com/2026/01/24/china/china-top-general-under-investigation-intl-hnk "China’s top general under investigation in latest military purge The Chinese military’s top general is being investigated for suspected serious violations of discipline and law the Defense Ministry said Saturday. Zhang Youxia, the senior of the two vice chairs of the powerful Central Military Commission, is the latest figure to fall in a long-running purge of military officials. Analysts believe the purges are designed both to reform the military and to ensure loyalty to Chinese leader Xi Jinping, who also chairs the military commission. They are part of a broader anti-corruption drive that has punished more than 200,000 officials since Xi came to power in 2012. Another member of the commission, Liu Zhenli, has also been placed under investigation by China’s ruling Communist Party, a Defense Ministry statement said. Liu is the chief of staff of the commission’s Joint Staff Department. The commission is the top military body in China. The statement did not provide any details on the alleged wrongdoing. Zhang, who is 75, joined the People’s Liberation Army in 1968 and is a general from its ground forces. The Communist Party expelled the other vice chair of the commission, He Weidong, last October and replaced him with commission member Zhang Shengmin." 1 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
collectionneur Posté(e) samedi à 13:15 Share Posté(e) samedi à 13:15 Article du Figaro sur cette histoire : https://www.lefigaro.fr/international/de-graves-violations-de-la-discipline-la-chine-ouvre-une-enquete-sur-deux-hauts-responsables-de-son-commandement-militaire-20260124 Elle vise un vice-président de la commission militaire centrale et le chef d’état-major interarmées 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) samedi à 19:27 Share Posté(e) samedi à 19:27 Il y a 6 heures, Polybe a dit : Analysts believe the purges are designed both to reform the military and to ensure loyalty to Chinese leader Xi Jinping Ces analystes sont-ils crédibles ? Qu'est-ce qui prouve ou suggère que Youxia était déloyal vis à vis de Xi Jinping ? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) samedi à 19:50 Share Posté(e) samedi à 19:50 il y a 22 minutes, Wallaby a dit : Ces analystes sont-ils crédibles ? Qu'est-ce qui prouve ou suggère que Youxia était déloyal vis à vis de Xi Jinping ? La purge en cours? 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) samedi à 20:18 Share Posté(e) samedi à 20:18 (modifié) il y a 33 minutes, gustave a dit : La purge en cours? Oui mais ça peut être l'inverse. Peut-être que Youxia a été purgé précisément parce qu'il était loyal à Xi Jinping et qu'il était le dernier obstacle avant la purge de Xi Jinping lui-même. Le 08/07/2025 à 16:24, Wallaby a dit : https://jamestown.org/program/personnel-problems-are-becoming-personal-problems-for-xi-jinping/ (23 avril 2025) L'absence d'adversaire viable laisse penser que Xi Jinping restera au pouvoir, même s'il est plus vulnérable aujourd'hui et que son pouvoir est plus limité que par le passé. La purge des alliés de Xi aux échelons supérieurs de l'armée depuis 2023 pourrait indiquer que ses ennemis au sein de l'Armée populaire de libération abattent ses protégés afin d'affaiblir la base de pouvoir du « cœur du centre du Parti ». Les purges des alliés de Xi se sont étendues à l'appareil d'État, notamment avec Li Ganjie (李干杰) qui a perdu le contrôle du département de l'organisation après seulement deux ans à la barre, et peut-être à l'appareil de sécurité intérieure, suite à l'ascension de Qin Yunbiao (秦运彪), qui n'est pas lié à Xi, en tant que commandant adjoint de Pékin et chef de son département de la police. L'évolution de la situation politique au sein de l'élite commence à indiquer que le pouvoir du « cœur du centre du parti » (党中央的核心), Xi Jinping, est en train de se réduire comme peau de chagrin. Depuis le début, les observateurs supposent que Xi a fait le ménage pour se débarrasser de ses ennemis réels et potentiels parmi les hauts gradés. La récente vague de changements de personnel a toutefois accrédité l'argument selon lequel les ennemis militaires de Xi abattent ses protégés afin d'affaiblir la base du « noyau dur du parti ». He Weidong était connu comme l'un des principaux partisans de Xi au sein des forces armées, professant fréquemment sa loyauté dans des déclarations publiques. Le limogeage de généraux sous la direction de He, comme Li Zhizhong (李志忠), Li Pengcheng (李鹏程), et peut-être Tang Yong (唐勇), qui étaient également considérés comme des alliés de Xi, suggère que ce dernier n'a pas été en mesure de concrétiser son désir d'éradiquer la corruption au sein de l'armée et qu'il perd de ce fait des soutiens (China Brief, 11 avril). Modifié samedi à 20:23 par Wallaby 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) hier à 07:38 Share Posté(e) hier à 07:38 (modifié) Il y a 12 heures, Wallaby a dit : Ces analystes sont-ils crédibles ? Qu'est-ce qui prouve ou suggère que Youxia était déloyal vis à vis de Xi Jinping ? Par rapport à - je ne sais pas - d'autres analyses qui seraient publiées ici sur le sujet Chine tu veux dire ? Je ne sais pas...tu as des indices que c'est contestable ? Il y a 11 heures, Wallaby a dit : Oui mais ça peut être l'inverse. Peut-être que Youxia a été purgé précisément parce qu'il était loyal à Xi Jinping et qu'il était le dernier obstacle avant la purge de Xi Jinping lui-même. Et donc par exemple, en quoi ça, ça a un meilleur indice de fiabilité ? Explique. A titre personnel, le fait que tu cites une source proche de la CIA (le think-tank Jamestown), nativement prévu pour aider les defecteurs soviétiques, et que l'on peut un chouilla soupçonner de faire de la guerre informationnelle me rend prudent. Pas que ça invalide la source, pas du tout (c'est de la publication de qualité, et pour cause...). Mais je le prendrai avec prudence. Modifié hier à 07:54 par Polybe Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) hier à 08:09 Share Posté(e) hier à 08:09 https://macaubusiness.com/opinion-the-persistent-purge-of-chinese-military-leaders-and-its-political-implications/ "OPINION – The persistent purge of Chinese military leaders and Its political implications By Sonny Lo Shiu Hing On January 24, 2026, China’s Ministry of Defence made a brief but an important announcement that Zhang Youxia, the vice-chairman of the Central Military Commission (CMC), and Liu Zhenli, the CMC Chief of Joint Staff Department, have been placed under investigation for “suspected serious violation of discipline and law” after “the study conducted by the Party centre”. The phrase, namely, “the study conducted by the Party centre”, is politically and militarily significant: the military must be under the leadership of the Communist Party of China (CPC). Above all, anti-corruption is persisting in the Chinese military, signalling a permanent and persistent purge of those officers and generals who are suspected of being involved in corruption and disciplinary issues. Zhang Youxia was born in Beijing in 1950. His father, Zhang Zongxun, was a dedicated member of the Red Army serving and fighting for the CPC against the Japanese army in the Second World War and against the Nationalist army in the civil war. During the war of resistance against the Japanese imperial army, Zhang Zongxun worked alongside with political commissar Xi Zhongxun, the father of President Xi Jinping. Both Zhang Zongxun and Xi Zhongxun were originally from the Weinan region of Shaanxi province. As such, Zhang Youxia and Xi Jinping reportedly knew each other long ago. Zhang Youxia himself was a veteran with rich fighting experiences in the Sino-Vietnamese war of 1979 and the battle of Laoshan in 1984. He was promoted as the vice commander of the Beijing Military Region from 2005 to 2007. From 2007 to 2012, Zhang Youxia was sent to lead the Shenyang Military Region, and he was promoted as a general in 2011. From October 2012 to January 2016, Zhang became the Head of the People’s Liberation Army (PLA) General Armaments Department. Then he was appointed as the Head of the Equipment Development Department of the CMC from January 2016 to August 2017. In October 2017, Zhang was appointed to be a member of the CMC and in 2022 he became the CMC vice chairman. Profiles of purged senior PLA commanders Liu Zhenli was born in Hebei in 1964 and was a general promoted in July 2021. He was a commander of the 38th Group Army in 2014 and then was transferred to be the Chief of Staff of the People’s Armed Police (PAP) in 2015. As with Zhang Youxia, Liu fought in the Sino-Vietnamese war from 1979, and it was reported that he defended the Chinese military positions bravely for many times. From July to December 2015, Liu became the Chief of Staff of the PAP. In December 2015 he was appointed as the Chief of Staff of the PLA Ground Force, and in June 2021 he became the commander of the PLA Ground Force. From September 2022 to January 2026, he has been the Chief of Staff of the Joint Staff Department of the CMC. Apart from Zhang and Liu who are now formally investigated by the Party, there are other high-ranking PLA officers who had already been purged from October to December 2025. They included the following nine officers: General He Weidong, Admiral Miao Hua, Lieutenant General He Hongjun, General Wang Xiubin, General Lin Xiangyang, General Qin Shutong, Admiral Yuan Huazhi, Admiral Wang Houbin, and General Wang Chunning. All of them were expelled from the Party. It was calculated that from March 2023 to mid-October 2025, twenty generals were purged, including six of them who worked in the Rocket Force. This indicated that the Rocket Force was tainted with corruption problems. He Weidong was born in Fujian in 1957. He was a commander of the Western Theatre Command Ground Force from February 2016 to December 2019. From December 2019 to January 2022, he became the commander of the Eastern Theatre Command. Then he was appointed as a member and a vice chairman of the CMC from October 2022 to October 2025. Miao Hua was a political commissar in Lanzhou Military Region from July to December 2014. He became the political commissar of the PLA Navy from December 2014 to September 2017. Miao was promoted to be the Admiral of the Navy in July 2015. He became a member of the CMC from October 2017 to October 2025. He Hongjun was born in Shaanxi in 1961. He was a director of the Political Department of the Qinghai Military District from December 2012 to 2017. From April 2019 to October 2025, he was appointed to the CMC as a member and also became a deputy head of the Political Work Department. His downfall indicated that he deviated from the line of political correctness as he was expected to observe, formulate and implement political work in the PLA. Wang Xiubin was born in Jiangsu in 1964. He was a commander of the 80th Army Group from March 2017 to April 2019. From April 2019 to June 2021, Wang became the Chief of Staff of the Eastern Theatre Command. From June 2021 to July 2024, he was appointed as the commander of the Southern Theatre Command. Lin Xiangyang was born in Fujian in 1964. He was a commander of the 72nd Army Group from April 2019 to April 2020. In April 2020, Lin became the commander of the Eastern Theatre Command Ground Force until August 2021. From August 2021 to June 2022, he was appointed as the commander of the Central Theatre Command. From January 2022 to October 2025, Lin was promoted to be the commander of the Eastern Theatre Command. Qin Shutong was born in Jiangsu in 1963. He was a political commissar of the First Army Group from September 2015 to March 2017. In March 2017, he was transferred to work as a political commissar of the 75th Army Group until April 2018. From April 2018 to January 2022, he became director of the Political Department of the PLA Ground Force. From January 2022 to December 2024, Qin was appointed as the political commissar of the PLA Ground Force. Yuan Huazhi was born in Hebei in 1961. He was a political commissar of the PLA Navy Marine Corps from March 2017 to December 2018. In December 2018, he became the political commissar of the Eastern Theatre Command Air Force until March 2019. From January 2022 to October 2025, Yuan became the political commissar of the PLA Navy. In May 2022, he was promoted to be the Admiral of the PLA Navy. Wang Houbin was born in Anhui in 1961. In 2014, he was a major general of the PLA Navy. Two years later, Wang became the Chief of Staff of the Southern Theatre Command Navy. In December 2019, he was promoted as the Lieutenant General. In July 2023, Wang was promoted as the Admiral who led the Rocket Force as a commander. Wang Chunning was born in Jiangsu in 1963. He was a commander of the 12th Army Group from January 2014 to August 2016. From August 2016 to April 2020, he was made a commander of the Beijing Garrison. From April 2020 to December 2020, Wang was promoted to be the Chief of Staff of the PAP. From December 2020 to July 2025, he was appointed as the commander of the PAP until July 2025. Wang was promoted to be a general in December 2020. Patterns and scope of the military purge Analytically speaking, the nine high-ranking military leaders were all very experienced, coming from different command headquarters, spanning from the Ground Force to the Navy, and ranging from Rocket Force to the Air Force. The profile of the purged military leaders indicated that the CPC leadership was keen to use anti-corruption to purge the corrupt PLA elements, and that its objective is to achieve a strong military free from corruption. On December 27, 2025, the Military Congress under the Political and Legal Committee of the CMC announced that several military leaders were removed from their position as the members of the 14th National People’s Congress (NPC). They included Admiral Wang Renhua, General Zhang Hongbing, and Lieutenant General Wang Peng. Wang Renhua was born in Sichuan in 1962 and was promoted to be the Admiral in March 2024. He formerly worked as the Secretary of the Political and Legal Affairs Commission of the CMC from December 2019 to December 2025. Zhang Hongbing was promoted as a general in January 2022 and formerly was a political commissar of the PAP from January 2022 to December 2025. Wang Peng was promoted to be the Lieutenant General in December 2021 and was formerly the Head of the Training and Administration Department of the CMC from December 2021 to September 2025. By convention, corrupt military leaders are punished by stripping their memberships of the NPC. The most important implication of the recent and ongoing purge of Chinese military leaders is the dynamics of civilian-military relations. Unlike Mao Zedong and Deng Xiaoping who fought Kuomintang military and the Japanese military from the CPC’s famous Long March in 1934 to the CPC’s victory over the Nationalist army in 1949, the recent Chinese civilian leaders – Jiang Zemin, Hu Jintao and Xi Jinping – did not have the rich military experiences compared with their predecessors. As such, the relations between civilian leaders and military counterparts have become a politically significant phenomenon. Jiang Zemin allowed the military to conduct its businesses until 1991 when he decided to control the military enterprises. Under the Hu Jintao era, he became consolidating his power over the military in 2004, when his predecessor and patron Jiang Zemin transferred the chairmanship of the CMC to him. However, military corruption in China under Hu Jintao, who was regarded by some military officers as a civilian leader lacking military experiences, could not be effectively controlled. When Xi Jinping became the chairman of the CMC in November 2012, he and his core Party leaders have been keen to implement and deepen the anti-corruption drive to purge the corrupt military officers and leaders on the one hand, and to propel the PLA toward the process of persistent modernisation. The modernisation of the PLA can be seen in its technological advancement, the continuous improvement of its equipment and weaponry, and the cultivation of a strong psyche of a clean military. However, corruption has seeped into the military through the military’s control of procurement contracts, which have become the hotbed of corruption, especially as military modernisation requires the military leaders to interact and work with the private-sector executives in the military-industrial complex. Furthermore, the relatives of some military leaders were involved in bribery and corruption, directly embroiling or indirectly victimising them. Stability, modernisation and internal tensions The persistent purge of PLA leaders must be observed carefully. It remains to be seen how the top echelon of the PLA leaders will be stabilised. So far, the persistent purges have been taken place alongside with the professionalisation and modernisation of the military. However, from the perspective of a minority of military officers, while the modernisation of the military force is inevitable and necessary, they yearn for a more stable military leadership relatively free from the assertive and permanent anti-corruption campaign. The tug-of-war between the anti-corruption campaign and the military leadership appears to be latent. The Lin Biao incident in China during the Maoist era was important for us to comprehend the dynamics of civilian-military relations. Chairman Mao Zedong, a mixed military-turned civilian leader, once designated Defence Minister and Vice Chair Lin Biao as his official heir in 1966 until 1970, when the Lin faction alienated the Maoist faction. In September 1971, it was reported that, after a failed military coup plotted by Lin Biao and his close supporters, Lin fled China for the former Soviet Union in an aeroplane which crashed in Mongolia. Party control and the future of civilian-military relations Perhaps the Lin Biao affair told the Chinese civilian leaders after the Maoist and Dengist era that the military must be put under the tight grip of the Party. As Mao said, “political power grows out of the barrel of the gun”. Therefore, having a clean military through permanent anti-corruption campaign is a way in which the civilian leaders without much military experiences can command, control and dominate the PLA in a more effective, efficient and supervisory manner. At the same time, the military leaders themselves are expected to focus on the details of modernisation and professionalisation, making the PLA well prepared for any war and conflicts. In conclusion, the formal investigation into the activities of Zhang Youxia, Liu Zhenli and other high-ranking military leaders is a testimony to the dynamic, evolving but complicated relations between the civilian leaders and their military counterparts in China. While the civilian leaders of the CPC focus on the utilisation of anti-corruption campaign to keep the military clean and strong, the reshuffle and changes in the military leadership of China have become so frequent that civilian-military relations in China are perhaps becoming more unpredictable and volatile than before. To the civilian leaders, anti-corruption is a means to achieve the ultimate objective of having a much cleaner and more capable military under the Party’s command and disciplinary whip. It remains to be seen how the civilian-military relations in China are going to unfold in the coming months and years. Sonny Shiu-Hing Lo is a political scientist, veteran commentator, and author of numerous books and academic articles on Hong Kong, Macau, and Greater China. He is also an honorary professor in the Department of Politics and Public Administration at the University of Hong Kong" Si je me fis à cette analyse, on a donc la poursuite d'une reprise en main de la PLA par le parti. Un processus qui se fait simultanément à un gigantesque mouvement de modernisation de l'armée, dont l'implication de la BITD avec l'armée a amené énormement de corruption. Est-ce étonnant ? Pas tant. Comme l'auteur l'illustre, on s'apperçoit que des anciens dans la PLA ont encore connu l'époque où l'armée décidait d'approuver ou non le pouvoir politique... Cette analyse confirme aussi ce que j'écrivais plus haut : visiblement dans les rangs de la PLA, on aimerait bien stabiliser un peu le C2, histoire de s'offrir le temps de devenir bon. Dans le contexte de la reprise de Taïwan, ça n'est pas un petit sujet. 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) hier à 11:37 Share Posté(e) hier à 11:37 (modifié) Il y a 4 heures, Polybe a dit : Et donc par exemple, en quoi ça, ça a un meilleur indice de fiabilité ? Explique. J'ai dit "ça peut être l'inverse". Je n'ai pas dit que l'inverse était plus fiable que la première proposition. J'ai juste voulu mettre une dose de doute cartésien dans la pensée. Deuxièmement, il est plus facile de se faire sa propre opinion lorsque le nom de l'expert est donné et lorsque les éléments du raisonnement sur lequel s'appuie l'expert sont donnés. Cela donne une base à partir de laquelle réfléchir. Et on peut approfondir en recherchant d'autres articles écrits par le même expert. Cela permet également de voir avec qui il travaille habituellement, et de découvrir ses éventuels biais. Modifié hier à 11:41 par Wallaby Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) hier à 12:06 Share Posté(e) hier à 12:06 il y a 27 minutes, Wallaby a dit : J'ai dit "ça peut être l'inverse". Je n'ai pas dit que l'inverse était plus fiable que la première proposition. J'ai juste voulu mettre une dose de doute cartésien dans la pensée. Deuxièmement, il est plus facile de se faire sa propre opinion lorsque le nom de l'expert est donné et lorsque les éléments du raisonnement sur lequel s'appuie l'expert sont donnés. Cela donne une base à partir de laquelle réfléchir. Et on peut approfondir en recherchant d'autres articles écrits par le même expert. Cela permet également de voir avec qui il travaille habituellement, et de découvrir ses éventuels biais. Ce que j'ai fait, et la seule source que tu produis est à prendre avec beaucoup, beaucoup, mais alors beaucoup de recul. C'est aussi pour ça que plus haut j'ai mis 'qui' a écrit l'article. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures « evolving but complicated relations between the civilian leaders and their military counterparts in China » Bref, c'est compliqué. C'est difficile d'avoir tort quand on professe ce niveau de généralité et de lieux communs. La dichotomie, la dialectique du civil et du militaire structure la pensée politique chinoise depuis l'antiquité. C'est peut-être comparable à la structuration entre le laïc et le clerc, entre le temporel et le spirituel dans la chrétienté latine. https://en.wikipedia.org/wiki/Wen_and_wu Wén (chinois : 文) et wǔ (chinois : 武) sont une paire conceptuelle de la philosophie et de la culture politique chinoises qui décrit l'opposition et la complémentarité des domaines civil et militaire du gouvernement. La différenciation entre wen et wu a fait l'objet de discussions sur les sanctions pénales, le contrôle administratif, la création et la reproduction de l'ordre social, l'éducation et la transformation morale. [1] Ce concept s'est formé pendant les périodes des Printemps et Automnes et des Royaumes combattants, et a été le mieux articulé au IIIe ou IIe siècle avant notre ère. Cependant, jusqu'à récemment, il n'était pas beaucoup discuté par les chercheurs occidentaux en raison de leur perception inexacte de l'importance du confucianisme dans l'ère pré-impériale et au début de l'ère impériale, et de leur compréhension du confucianisme comme étant de nature pacifiste. [2] John K. Fairbank en donne un exemple : « La guerre était méprisée dans le confucianisme... Le recours à la guerre (wu) était un aveu d'échec dans la poursuite du wen [civilité ou culture]. Par conséquent, elle devait être un dernier recours... C'est là que réside le parti pris pacifiste de la tradition chinoise... L'expansion par le wen... était naturelle et appropriée, tandis que l'expansion par le wu, la force brute et la conquête, n'était jamais tolérée. » [3] [Et c'est osé de prétendre corriger John Fairbank...] Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures il y a 19 minutes, Wallaby a dit : « evolving but complicated relations between the civilian leaders and their military counterparts in China » Bref, c'est compliqué. C'est difficile d'avoir tort quand on professe ce niveau de généralité et de lieux communs. La dichotomie, la dialectique du civil et du militaire structure la pensée politique chinoise depuis l'antiquité. C'est peut-être comparable à la structuration entre le laïc et le clerc, entre le temporel et le spirituel dans la chrétienté latine. https://en.wikipedia.org/wiki/Wen_and_wu Wén (chinois : 文) et wǔ (chinois : 武) sont une paire conceptuelle de la philosophie et de la culture politique chinoises qui décrit l'opposition et la complémentarité des domaines civil et militaire du gouvernement. La différenciation entre wen et wu a fait l'objet de discussions sur les sanctions pénales, le contrôle administratif, la création et la reproduction de l'ordre social, l'éducation et la transformation morale. [1] Ce concept s'est formé pendant les périodes des Printemps et Automnes et des Royaumes combattants, et a été le mieux articulé au IIIe ou IIe siècle avant notre ère. Cependant, jusqu'à récemment, il n'était pas beaucoup discuté par les chercheurs occidentaux en raison de leur perception inexacte de l'importance du confucianisme dans l'ère pré-impériale et au début de l'ère impériale, et de leur compréhension du confucianisme comme étant de nature pacifiste. [2] John K. Fairbank en donne un exemple : « La guerre était méprisée dans le confucianisme... Le recours à la guerre (wu) était un aveu d'échec dans la poursuite du wen [civilité ou culture]. Par conséquent, elle devait être un dernier recours... C'est là que réside le parti pris pacifiste de la tradition chinoise... L'expansion par le wen... était naturelle et appropriée, tandis que l'expansion par le wu, la force brute et la conquête, n'était jamais tolérée. » [3] [Et c'est osé de prétendre corriger John Fairbank...] "La guerre est une affaire d'État, devant être gagnée idéalement sans combat par la ruse, la stratégie et la connaissance de soi et de l'ennemi. Le souverain avisé projette la victoire, le bon général l'exploite, évitant les conflits inutiles." Sun Tzu Mais je comprend que tu es besoin de noyer le poisson quand ça ne va pas dans une certaine direction, t'inquiète va... Bon faisons plaisir à @Wallaby et citons Jamestown : https://jamestown.org/personnel-problems-are-becoming-personal-problems-for-xi-jinping/ "Les problèmes de personnel deviennent des problèmes personnels pour Xi Jinping Un manque de challenger viable suggère que Xi Jinping restera au pouvoir, même s'il est plus vulnérable aujourd'hui, et son pouvoir plus restreint, que dans les années passées. Les purges du personnel des alliés de Xi à travers les échelons supérieurs de l’armée depuis 2023 pourraient indiquer que ses ennemis dans l’Armée populaire de libération abattent ses protégés pour affaiblir la base de pouvoir du « noyau du centre du Parti ». Les purges des alliés de Xi ont étendu à l'appareil d'État, notamment avec Li Ganjie (李干杰) perdant le contrôle du département de l'Organisation après seulement deux ans à la barre, et peut-être à l'appareil de sécurité intérieure, à la suite de la montée de Qin Yunbiao (秦运彪), qui n'est pas lié à Xi, en tant que major adjoint de Pékin et chef de son département de police." Hmm du coup n'y aurait-il pas là un motif à une reprise en main donc ? Ou on a un turbo-complot ourdi contre Xi, dont le parti simule une reprise en main de l'armée qui est en fait un évincement des alliés de Xi par ses ennemis (au sein du parti, tu suis ?). Xi qui serait totalement dépourvu et sans réaction depuis toutes ces années ? Alors...à part une théorie venue de nul part, est-ce qu'on a un début d'indice de ça ? 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 21 heures Share Posté(e) il y a 21 heures Le New York Times ne gobe pas l'explication de CNN par la "déloyauté" alléguée de Youxia envers Xi Jinping, car c'est contraire à ce qu'on savait jusqu'à présent, à savoir que Youxia paraissait être un "confident" de Xi Jinping ou encore en "relations étroites" avec lui selon le Washington Post : https://www.nytimes.com/2026/01/24/world/asia/china-top-general-xi-military-purge.html Cela est d'autant plus surprenant que le général Zhang semblait être un confident de M. Xi, qui le connaît depuis des décennies. Avec les enquêtes menées sur les généraux Zhang et Liu, la Commission militaire centrale ne compte plus que deux membres : M. Xi, qui préside l'organe, et le général Zhang Shengmin, qui a supervisé les purges militaires de M. Xi. Les six commandants en uniforme que M. Xi avait nommés à la commission en 2022 ont tous été démis de leurs fonctions. Le général Zhang Shengmin n'avait été promu à la commission que l'année dernière. Donc il y a un désaveu des 6 nominations faites par Xi Jinping en 2022. Si ça n'est pas un désaveu de Xi Jinping lui-même, c'est quoi ? Le général Zhang, âgé de 75 ans, semblait proche de M. Xi. Leurs pères étaient tous deux des vétérans des guerres révolutionnaires de Mao Zedong et se connaissaient personnellement. M. Xi avait maintenu le général Zhang à son poste au-delà de l'âge habituel de la retraite. Mais l'élargissement des enquêtes sur la corruption et d'autres violations possibles semblent avoir érodé la confiance que M. Xi lui accordait. « Cette décision est sans précédent dans l'histoire de l'armée chinoise et représente l'anéantissement total du haut commandement », a déclaré Christopher K. Johnson, ancien analyste de la CIA qui suit de près la politique de l'élite chinoise, à propos des enquêtes. M. Xi semble avoir décidé que les problèmes au sein de l'armée chinoise sont si profonds qu'il ne peut pas faire confiance au commandement actuel pour les résoudre, a déclaré M. Johnson, qui est également président de China Strategies Group, une société de conseil. M. Xi semble avoir « décidé qu'il devait procéder à une coupe très nette entre les générations afin de trouver un groupe qui ne soit pas corrompu », a déclaré M. Johnson. https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/01/25/china-military-purge-zhang-youxia-xi/ La destitution de Zhang, fils âgé de 75 ans d'un célèbre général révolutionnaire qui connaît Xi depuis son enfance, fait de cette purge l'un des plus grands remaniements imposés à l'armée chinoise depuis la répression de la place Tiananmen en 1989. Le contrôle de l'armée est largement considéré comme le facteur déterminant du pouvoir des dirigeants chinois et de leur survie politique. Les luttes de pouvoir historiques au sein du Parti communiste chinois ont souvent été remportées par celui qui commandait les forces armées. Après la mort en 1976 de Mao Zedong, fondateur de la Chine moderne, le dirigeant autoritaire Deng Xiaoping a utilisé la présidence de la CMC pour évincer ses rivaux et s'imposer comme le dirigeant de facto du pays, bien qu'il ne détenait aucun autre titre officiel. La destitution de Zhang suggère que Xi souhaite s'assurer une autorité totale. « Techniquement, Zhang était le seul à contrôler le type d'autorité militaire qui lui donnait le pouvoir de défier Xi de manière réelle », a déclaré Yun Sun, directeur du programme Chine au think tank Stimson Center à Washington. « Xi détient désormais tout le pouvoir et toute l'autorité. » Les analystes extérieurs considéraient largement Zhang, vétéran décoré de la guerre frontalière sino-vietnamienne de 1979, comme étant à l'abri de tout soupçon, grâce à son expérience rare du combat et à ses relations étroites avec Xi. Il avait échappé aux précédentes purges visant les généraux de haut rang et conservé une profonde loyauté au sein des rangs, ayant été maintenu à son poste de plus haut gradé du pays bien au-delà de l'âge normal de la retraite. Son éviction suggère un sentiment d'urgence de la part de Xi Jinping à faire le ménage, selon les analystes, étant donné que Zhang devait normalement prendre sa retraite en 2027 lors du prochain congrès du Parti, qui se tient tous les cinq ans. On ignore encore si Xi va remplacer Zhang, Liu ou d'autres hauts responsables déchus de leurs fonctions. Le moment choisi pour ces annonces, juste avant les vacances du Nouvel An lunaire, période pendant laquelle l'activité politique officielle est largement suspendue, rend encore plus floue la situation en matière de succession. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) il y a 21 heures Share Posté(e) il y a 21 heures (modifié) il y a 11 minutes, Wallaby a dit : Le New York Times ne gobe pas l'explication de CNN par la "déloyauté" alléguée de Youxia envers Xi Jinping, car c'est contraire à ce qu'on savait jusqu'à présent, à savoir que Youxia paraissait être un "confident" de Xi Jinping ou encore en "relations étroites" avec lui selon le Washington Post : https://www.nytimes.com/2026/01/24/world/asia/china-top-general-xi-military-purge.html Cela est d'autant plus surprenant que le général Zhang semblait être un confident de M. Xi, qui le connaît depuis des décennies. Avec les enquêtes menées sur les généraux Zhang et Liu, la Commission militaire centrale ne compte plus que deux membres : M. Xi, qui préside l'organe, et le général Zhang Shengmin, qui a supervisé les purges militaires de M. Xi. Les six commandants en uniforme que M. Xi avait nommés à la commission en 2022 ont tous été démis de leurs fonctions. Le général Zhang Shengmin n'avait été promu à la commission que l'année dernière. Donc il y a un désaveu des 6 nominations faites par Xi Jinping en 2022. Si ça n'est pas un désaveu de Xi Jinping lui-même, c'est quoi ? Le général Zhang, âgé de 75 ans, semblait proche de M. Xi. Leurs pères étaient tous deux des vétérans des guerres révolutionnaires de Mao Zedong et se connaissaient personnellement. M. Xi avait maintenu le général Zhang à son poste au-delà de l'âge habituel de la retraite. Mais l'élargissement des enquêtes sur la corruption et d'autres violations possibles semblent avoir érodé la confiance que M. Xi lui accordait. « Cette décision est sans précédent dans l'histoire de l'armée chinoise et représente l'anéantissement total du haut commandement », a déclaré Christopher K. Johnson, ancien analyste de la CIA qui suit de près la politique de l'élite chinoise, à propos des enquêtes. M. Xi semble avoir décidé que les problèmes au sein de l'armée chinoise sont si profonds qu'il ne peut pas faire confiance au commandement actuel pour les résoudre, a déclaré M. Johnson, qui est également président de China Strategies Group, une société de conseil. M. Xi semble avoir « décidé qu'il devait procéder à une coupe très nette entre les générations afin de trouver un groupe qui ne soit pas corrompu », a déclaré M. Johnson. https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/01/25/china-military-purge-zhang-youxia-xi/ La destitution de Zhang, fils âgé de 75 ans d'un célèbre général révolutionnaire qui connaît Xi depuis son enfance, fait de cette purge l'un des plus grands remaniements imposés à l'armée chinoise depuis la répression de la place Tiananmen en 1989. Le contrôle de l'armée est largement considéré comme le facteur déterminant du pouvoir des dirigeants chinois et de leur survie politique. Les luttes de pouvoir historiques au sein du Parti communiste chinois ont souvent été remportées par celui qui commandait les forces armées. Après la mort en 1976 de Mao Zedong, fondateur de la Chine moderne, le dirigeant autoritaire Deng Xiaoping a utilisé la présidence de la CMC pour évincer ses rivaux et s'imposer comme le dirigeant de facto du pays, bien qu'il ne détenait aucun autre titre officiel. La destitution de Zhang suggère que Xi souhaite s'assurer une autorité totale. « Techniquement, Zhang était le seul à contrôler le type d'autorité militaire qui lui donnait le pouvoir de défier Xi de manière réelle », a déclaré Yun Sun, directeur du programme Chine au think tank Stimson Center à Washington. « Xi détient désormais tout le pouvoir et toute l'autorité. » Les analystes extérieurs considéraient largement Zhang, vétéran décoré de la guerre frontalière sino-vietnamienne de 1979, comme étant à l'abri de tout soupçon, grâce à son expérience rare du combat et à ses relations étroites avec Xi. Il avait échappé aux précédentes purges visant les généraux de haut rang et conservé une profonde loyauté au sein des rangs, ayant été maintenu à son poste de plus haut gradé du pays bien au-delà de l'âge normal de la retraite. Son éviction suggère un sentiment d'urgence de la part de Xi Jinping à faire le ménage, selon les analystes, étant donné que Zhang devait normalement prendre sa retraite en 2027 lors du prochain congrès du Parti, qui se tient tous les cinq ans. On ignore encore si Xi va remplacer Zhang, Liu ou d'autres hauts responsables déchus de leurs fonctions. Le moment choisi pour ces annonces, juste avant les vacances du Nouvel An lunaire, période pendant laquelle l'activité politique officielle est largement suspendue, rend encore plus floue la situation en matière de succession. Intéressant effectivement. Je note quand même que le NYT semble reprendre in-extenso des extraits de l'article de Jamestown...tellement que ça ressemble bien à un faux recoupement. Mais pour moi ça n'invalide pas un phénomène assez classique chez les autocrates qui consistent à donner des promotions, puis à neutraliser les promus s'ils deviennent des concurrents sérieux. Si le seul argument, c'est que ce sont des copains d'enfance, heu...c'est léger ! Pour le reste, l'oie blanche qui n'y touche pas (à la corruption), pareil, c'est douteux. Mais je suppose que si effectivement Xi est remplacé/destitué, on le verra et là ça sera clair. Maintenant, vu l'ampleur de certains faits de corruptions (l'eau dans les missiles de la dissuasion, bon...), j'ai du mal à voir l'existence d'un grand chef qui serait incorruptible. Cependant une autre question @Wallaby : on a d'autres indices hors PLA de cette isolement de Xi par le parti ? Modifié il y a 21 heures par Polybe Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 20 heures Share Posté(e) il y a 20 heures Pour The Economist, Zhang Youxia était un "ami personnel" de Xi Jinping : https://www.economist.com/china/2026/01/24/what-xi-jinpings-purge-of-chinas-most-senior-general-reveals Zhang Youxia, son officier supérieur le plus gradé (photo ci-dessous), n'était pas seulement un ami personnel de Xi Jinping, le dirigeant chinois. Il était l'un des rares commandants militaires à avoir une expérience du combat, s'étant illustré lors de la guerre avec le Vietnam en 1979. Cela renforçait son autorité en tant que doyen des deux vice-présidents de la Commission militaire centrale (CMC), qui commande les forces armées (et est dirigée par M. Xi). Certains analystes considéraient le général Zhang comme le cerveau de certaines des récentes purges. Aujourd'hui, même lui a été renversé, dans ce qui constitue le coup le plus spectaculaire à ce jour. Là par contre, on pourrait penser que les "récentes purges" étaient un acte de déloyauté, purgeant des hommes que Xi Jinping, au contraire, aurait voulu garder. Donc Youxia aurait en quelque sorte déclaré la guerre à Xi Jinping en mettant en oeuvre ces purges. Et maintenant Xi Jinping contre-attaque en purgeant Zhang Youxia... Il [Xi Jinping] pourrait désormais manifester sa frustration face à l'incapacité du général Zhang à obtenir de meilleurs résultats avant la date limite fixée par M. Xi pour que l'APL soit en mesure de prendre Taiwan. Une autre possibilité est que le général Zhang ou des membres de sa famille aient été impliqués dans des affaires de corruption par le passé, peut-être lorsqu'il dirigeait le département sujet à la corruption chargé du développement et de l'achat d'armes entre 2012 et 2017. D'anciennes allégations auraient pu refaire surface ou de nouvelles auraient pu apparaître lorsque les enquêteurs de M. Xi ont intensifié leurs efforts ou ont reçu des informations de la part des rivaux du général Zhang. Certains des officiers visés précédemment étaient considérés comme ses protégés. Mais ces dernières purges pourraient également avoir été motivées, en partie, par les inquiétudes de M. Xi concernant l'expansion des pouvoirs du général Zhang. « Il s'agit du développement le plus spectaculaire de la politique chinoise depuis les débuts de l'ascension au pouvoir de Xi », déclare Dennis Wilder, de l'université de Georgetown à Washington, ancien analyste de la CIA spécialisé dans la Chine. Il estime que bon nombre des récentes purges sont dues à la rivalité entre une faction dirigée par le général Zhang et un autre groupe qui a principalement bâti sa carrière dans l'est de la Chine, certains de ses membres ayant occupé des fonctions officielles à cette époque où M. Xi était lui-même en poste dans cette région. La faction du général Zhang, qui comprenait plusieurs fils de révolutionnaires éminents, l'a emporté. Cela lui a conféré une autorité sans précédent. Mais cela a également fait de lui une menace potentielle pour M. Xi. « C'est un vieux bouc coriace et grossier qui, bien qu'il se soit allié à Xi, n'a jamais été son subordonné », déclare M. Wilder à propos du général Zhang. Les liens familiaux entre le général Zhang et M. Xi remontent à l'époque où leurs pères ont combattu ensemble pendant la guerre civile. Le père du général Zhang est ensuite devenu général trois étoiles, tandis que celui de M. Xi est devenu un dirigeant civil. M. Xi a démontré sa confiance envers le général Zhang en 2017 en supervisant sa nomination au Politburo, qui regroupe les quelque 20 principaux dirigeants du Parti communiste, et au poste de vice-président junior de la CMC, faisant de lui le deuxième général le plus haut gradé de Chine. Puis, en 2022, lorsque M. Xi a obtenu un troisième mandat à la tête du parti, le général Zhang est devenu vice-président senior de la commission malgré ses 72 ans, ce qui l'aurait disqualifié selon les normes de retraite précédentes. Si le général Zhang est désormais officiellement démis de ses fonctions, il serait le plus haut gradé en service actif à avoir été évincé par M. Xi. Et s'il perd également son siège au Politburo, ce serait la première fois que deux de ses membres sont purgés au cours du même mandat de cinq ans depuis que l'APL a réprimé les manifestations de la place Tiananmen en 1989. Cela enverrait un message fort aux autres membres des forces armées et à l'élite civile, en particulier à ceux issus de familles révolutionnaires éminentes : les liens avec M. Xi ne garantissent pas une protection. Mais cela pose également un problème à M. Xi : qui choisir pour remplacer tous les généraux qu'il a purgés ? Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, M. Xi s'est efforcé de promouvoir des généraux à la fois politiquement loyaux et qualifiés pour mener à bien la transformation de l'APL en une force plus agile, capable de mener des opérations aériennes, terrestres, maritimes, cybernétiques et spatiales. Il a commencé par remplacer les généraux nommés par les dirigeants précédents. Plus récemment, il s'en est pris à bon nombre de ses propres nominations. Et beaucoup des généraux restants sont soit trop inexpérimentés, soit entachés par leur association avec un ou plusieurs commandants militaires disgraciés. Selon certaines évaluations occidentales, ces bouleversements commencent également à affecter la capacité de combat de l'APL. Le dernier rapport annuel du Pentagone sur les forces armées chinoises, publié en décembre, souligne que la destitution d'officiers supérieurs de l'APL a « semé le doute quant aux priorités organisationnelles » et « eu des répercussions à tous les échelons de l'APL ». Il indique que la corruption dans les marchés publics de la défense a entraîné des déficits de capacités « observables », tels que le mauvais fonctionnement des couvercles des silos à missiles. « Ces enquêtes risquent très probablement de perturber à court terme l'efficacité opérationnelle de l'APL », a-t-il déclaré. « À l'inverse, l'APL pourrait devenir une force de combat plus compétente à l'avenir si elle profite de la campagne actuelle pour éliminer les problèmes systémiques qui favorisent la corruption. » Sur ce point au moins, M. Xi espèrera que le Pentagone a raison. De tous les articles que j'ai lus jusqu'à présent c'est probablement celui-ci, de The Economist, qui me plait le plus. Pourquoi ? À cause de la phrase qui commence par "une autre possibilité est que". Peu importe ce qui est écrit après. L'important c'est de voir qu'il y a plusieurs possibilités et que nos experts, tout experts qu'ils soient, n'ont pas les clés à ce stade pour éclaircir ce mystère. On est réduit à des hypothèses et on ne peut rien conclure à ce stade. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) il y a 20 heures Share Posté(e) il y a 20 heures il y a 3 minutes, Wallaby a dit : Pour The Economist, Zhang Youxia était un "ami personnel" de Xi Jinping : https://www.economist.com/china/2026/01/24/what-xi-jinpings-purge-of-chinas-most-senior-general-reveals Zhang Youxia, son officier supérieur le plus gradé (photo ci-dessous), n'était pas seulement un ami personnel de Xi Jinping, le dirigeant chinois. Il était l'un des rares commandants militaires à avoir une expérience du combat, s'étant illustré lors de la guerre avec le Vietnam en 1979. Cela renforçait son autorité en tant que doyen des deux vice-présidents de la Commission militaire centrale (CMC), qui commande les forces armées (et est dirigée par M. Xi). Certains analystes considéraient le général Zhang comme le cerveau de certaines des récentes purges. Aujourd'hui, même lui a été renversé, dans ce qui constitue le coup le plus spectaculaire à ce jour. Là par contre, on pourrait penser que les "récentes purges" étaient un acte de déloyauté, purgeant des hommes que Xi Jinping, au contraire, aurait voulu garder. Donc Youxia aurait en quelque sorte déclaré la guerre à Xi Jinping en mettant en oeuvre ces purges. Et maintenant Xi Jinping contre-attaque en purgeant Zhang Youxia... Il [Xi Jinping] pourrait désormais manifester sa frustration face à l'incapacité du général Zhang à obtenir de meilleurs résultats avant la date limite fixée par M. Xi pour que l'APL soit en mesure de prendre Taiwan. Une autre possibilité est que le général Zhang ou des membres de sa famille aient été impliqués dans des affaires de corruption par le passé, peut-être lorsqu'il dirigeait le département sujet à la corruption chargé du développement et de l'achat d'armes entre 2012 et 2017. D'anciennes allégations auraient pu refaire surface ou de nouvelles auraient pu apparaître lorsque les enquêteurs de M. Xi ont intensifié leurs efforts ou ont reçu des informations de la part des rivaux du général Zhang. Certains des officiers visés précédemment étaient considérés comme ses protégés. Mais ces dernières purges pourraient également avoir été motivées, en partie, par les inquiétudes de M. Xi concernant l'expansion des pouvoirs du général Zhang. « Il s'agit du développement le plus spectaculaire de la politique chinoise depuis les débuts de l'ascension au pouvoir de Xi », déclare Dennis Wilder, de l'université de Georgetown à Washington, ancien analyste de la CIA spécialisé dans la Chine. Il estime que bon nombre des récentes purges sont dues à la rivalité entre une faction dirigée par le général Zhang et un autre groupe qui a principalement bâti sa carrière dans l'est de la Chine, certains de ses membres ayant occupé des fonctions officielles à cette époque où M. Xi était lui-même en poste dans cette région. La faction du général Zhang, qui comprenait plusieurs fils de révolutionnaires éminents, l'a emporté. Cela lui a conféré une autorité sans précédent. Mais cela a également fait de lui une menace potentielle pour M. Xi. « C'est un vieux bouc coriace et grossier qui, bien qu'il se soit allié à Xi, n'a jamais été son subordonné », déclare M. Wilder à propos du général Zhang. Les liens familiaux entre le général Zhang et M. Xi remontent à l'époque où leurs pères ont combattu ensemble pendant la guerre civile. Le père du général Zhang est ensuite devenu général trois étoiles, tandis que celui de M. Xi est devenu un dirigeant civil. M. Xi a démontré sa confiance envers le général Zhang en 2017 en supervisant sa nomination au Politburo, qui regroupe les quelque 20 principaux dirigeants du Parti communiste, et au poste de vice-président junior de la CMC, faisant de lui le deuxième général le plus haut gradé de Chine. Puis, en 2022, lorsque M. Xi a obtenu un troisième mandat à la tête du parti, le général Zhang est devenu vice-président senior de la commission malgré ses 72 ans, ce qui l'aurait disqualifié selon les normes de retraite précédentes. Si le général Zhang est désormais officiellement démis de ses fonctions, il serait le plus haut gradé en service actif à avoir été évincé par M. Xi. Et s'il perd également son siège au Politburo, ce serait la première fois que deux de ses membres sont purgés au cours du même mandat de cinq ans depuis que l'APL a réprimé les manifestations de la place Tiananmen en 1989. Cela enverrait un message fort aux autres membres des forces armées et à l'élite civile, en particulier à ceux issus de familles révolutionnaires éminentes : les liens avec M. Xi ne garantissent pas une protection. Mais cela pose également un problème à M. Xi : qui choisir pour remplacer tous les généraux qu'il a purgés ? Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, M. Xi s'est efforcé de promouvoir des généraux à la fois politiquement loyaux et qualifiés pour mener à bien la transformation de l'APL en une force plus agile, capable de mener des opérations aériennes, terrestres, maritimes, cybernétiques et spatiales. Il a commencé par remplacer les généraux nommés par les dirigeants précédents. Plus récemment, il s'en est pris à bon nombre de ses propres nominations. Et beaucoup des généraux restants sont soit trop inexpérimentés, soit entachés par leur association avec un ou plusieurs commandants militaires disgraciés. Selon certaines évaluations occidentales, ces bouleversements commencent également à affecter la capacité de combat de l'APL. Le dernier rapport annuel du Pentagone sur les forces armées chinoises, publié en décembre, souligne que la destitution d'officiers supérieurs de l'APL a « semé le doute quant aux priorités organisationnelles » et « eu des répercussions à tous les échelons de l'APL ». Il indique que la corruption dans les marchés publics de la défense a entraîné des déficits de capacités « observables », tels que le mauvais fonctionnement des couvercles des silos à missiles. « Ces enquêtes risquent très probablement de perturber à court terme l'efficacité opérationnelle de l'APL », a-t-il déclaré. « À l'inverse, l'APL pourrait devenir une force de combat plus compétente à l'avenir si elle profite de la campagne actuelle pour éliminer les problèmes systémiques qui favorisent la corruption. » Sur ce point au moins, M. Xi espèrera que le Pentagone a raison. De tous les articles que j'ai lus jusqu'à présent c'est probablement celui-ci, de The Economist, qui me plait le plus. Pourquoi ? À cause de la phrase qui commence par "une autre possibilité est que". Peu importe ce qui est écrit après. L'important c'est de voir qu'il y a plusieurs possibilités et que nos experts, tout experts qu'ils soient, n'ont pas les clés à ce stade pour éclaircir ce mystère. On est réduit à des hypothèses et on ne peut rien conclure à ce stade. Ah, on y vient...donc en fait non seulement on ne sait pas, mais en plus si on écarte ceux qui semblent reprendre in extenso Jamestown (j'ai expliqué la prudence à avoir sur cette source), il reste peux de choses sinon de l'interpretation ("c'était des copains"). En gros, ça supute sans source. Par contre ça affaiblit clairement - ça il semble y avoir consensus - l'objectif Taïwan de la PLA et de Xi. Du moins sur le C2. Si effectivement la corruption est à ce point que ça dégrade des systèmes majeurs, pour se mettre en ordre de bataille ça s'entend de purger. Quoiqu'il en soit, je maintiens ma vision d'un autocrate qui s'assure avant tout le pouvoir. Et pour le coup, ça semble correspondra à d'autres évenements hors PLA que l'on a pu voir ces dernières années. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 20 heures Share Posté(e) il y a 20 heures il y a 25 minutes, Polybe a dit : on a d'autres indices hors PLA de cette isolement de Xi par le parti ? L'histoire du musée sur le père de Xi Jinping. Mais c'est tiré d'une chaîne Youtube un peu sensationnaliste, qui s'appuie sur un fait unique que je n'ai pas été capable de vérifier indépendamment, à savoir que le premier projet aurait donné au musée le nom du père de Xi Jinping, avant que cela ne soit modifié : Le 11/07/2025 à 13:02, Wallaby a dit : 29 mai 2025. Le mémorial du père de Xi Jinping a été renommé Résumé via https://www.revisely.com/notes/video-summarizer L'événement clé est le changement de nom et la restructuration d'un mémorial dédié au père de Xi Jinping, Xi Zhongxun. Le mémorial s'appelait à l'origine le Mémorial Xi Zhongxun, en l'honneur du père de Xi Jinping pour ses contributions révolutionnaires. À l'occasion du 23e anniversaire de la mort de Zhongxun, le mémorial a été rebaptisé « Mémorial Guanzhong » et son nom a été entièrement supprimé. Ce changement témoigne d'une volonté délibérée de réduire l'importance politique de l'histoire de la famille de Xi Jinping. L'inauguration du mémorial, le 24 mai, a été marquée par la suppression du nom de son père, ce qui indique un changement dans le récit politique. Le changement du nom du mémorial de Xi Zhongxun à Guanzhong (un nom de lieu générique) réduit son poids politique et historique. Il suggère une tentative de dévalorisation de l'héritage révolutionnaire familial de Xi Jinping. Historiquement, les mémoriaux comme celui de Mao incluaient d'autres figures révolutionnaires afin d'éviter une glorification excessive. Dans le cas présent, des parties importantes de l'histoire de Xi Zhongxun ont été supprimées et d'autres figures ont été ajoutées au mémorial. https://www.bastillepost.com/global/article/4880704-new-revolutionary-history-museum-opens-in-northwest-chinas-shaanxi (25 mai 2025) Vidéo de présentation du nouveau « Mémorial Guanzhong ». Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) il y a 20 heures Share Posté(e) il y a 20 heures à l’instant, Wallaby a dit : L'histoire du musée sur le père de Xi Jinping. Mais c'est tiré d'une chaîne Youtube un peu sensationnaliste, qui s'appuie sur un fait unique que je n'ai pas été capable de vérifier indépendamment, à savoir que le premier projet aurait donné au musée le nom du père de Xi Jinping, avant que cela ne soit modifié : Effectivement là je n'ai pas assez de maitrise du sujet pour savoir si c'est significatif ou pas. Personnellement j'ai souvenir de la séquence avec Hu Jin Tao, et ce que je comprends de l'Histoire politique en Chine me fait quand même fortement penser à une mise en scène du pouvoir par Xi. Comme tout autocrate, il fait régner l'ordre autour de lui. Et ça, ça rejoint justement les purges de la PLA. Une leçon que l'Histoire chinoise a du lui apprendre. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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