Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Roumanie - histoire, politique, armée


Messages recommandés

il y a 12 minutes, Teenytoon a dit :

Envoyer des hommes capables de faire respecter le cessez le feu par la force s'il le faut c'est violer le cessez le feu ? Intéressant comme concept.

Souvent je me dis qu'on doit bien avoir ici quelques trolls Russes qui passent par ici non ?  - il n'y a pas de raison que ce forum y echappe plus que d'autres  -  mais vu le niveau de celui-ci j'imagine qu'il à droit  au nec plus ultra, au haut de gamme.

Modifié par GOUPIL
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 23 heures, GOUPIL a dit :

c'est ça ou un régime à la Orban .. tu préferes un régime à la Orban - Fico   pro-Russe ?   moi non et ce n'est l'intêret de personne - ni du Roumain, ni de l'UE  sauf des Russes et des pro-russes et peut être des Trumphiles ... tout le reste n'est qu'enfumage. ...

Et donc on élimine les candidats aux élections qui ne plaisent pas. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous écrivez. Il ne reste donc plus qu'à désigner les arbitres qui désigneront les bons et mauvais candidats car pro russe (c'est quoi en fait pro russe?). Évidemment il nous faut donc immédiatement renverser Orban, pour commencer...

  • J'aime (+1) 1
  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 24 minutes, Teenytoon a dit :

Un certain nombre ici le souhaiterait(retour de l'Otan en 1991 aussi) afin de pouvoir enfin refaire l'europe des 6, uniquement entre riches et arrêtons de sponsoriser ces gueux l'Est qui n'ont qu'à retourner voir Moscou.

La question est pas que ce soit "des gueux"  toujours à supposer que vouloir autre chose ça cache des choses inavouables -cela rend vraiment toute discussion tellement difficile ! C'est pour quel projet? Le projet qu'on a vu depuis le traité de Lisbonne et avant est de les utiliser pour faire pression sur les modéles sociaux de ceux que tu appelles riche. Vouloir autre chose n'est pas avoir du mépris pour eux, ni vouloir les laisser face à Moscou. En revanche cela veux dire former un autre projet avec eux s'ils en veulent bien.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 14 heures, Polybe a dit :

Effectivement c'est ce qui est écrit en sources ouvertes.

Mais nos politiques eux désignent assez clairement la Russie, que ce soit en Roumanie ou en Moldavie. Ils en font d'ailleurs un seul sujet. C'est pas rien...

 

La Russie qui a aussi tué Samuel Paty?

Pour être honnête je crois très probable que la Russie ait aidé Georgescu. Pour autant ce sont bien les Roumains qui ont voté pour lui, sans contrainte. Surtout, si on invalide sur ce motif alors il faut le démontrer, sous peine de disqualifier la démocratie.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le 15/03/2025 à 21:31, gustave a dit :

Comme dans le fait que le porte parole du gouvernement accuse la Russie d'être liée à l'assassinat de Samuel Paty?
Nous sommes dans une séquence essentiellement politique aujourd'hui, à tous les niveaux (Europe, présidence, gouvernement) et donc il faut cesser de présumer que derrière chaque propos d'un officiel il y a une vérité démontrée...

Hmm non justement. Pas du tout pareil. Là on a bien les deux seuls ayant accès à certains renseignements qui l'affirment. Je ne pense pas que ça soit un hasard. Après ça ne veut pas dire que ça soit vrai, les SR français commencent à être renommé pour leurs plantages. Mais par contre il me semble que ça en fait une position officielle, sur laquelle on va baser des actes.

Il y a 23 heures, g4lly a dit :

Moi qui croyais que c'était les Chinois...

Et pour Diana Sosoaca c'est l'influence de quel pays des USA?

Ce qui est amusant c'est que le mentor de Georgescu, Simion, lui est passé entre les balles pour le moment, on va lui reprocher quoi d'etre agent Klingon?

Et quand tu vois la gueule des sondages ca risque d'etre pire encore apres les décisions de la cours constitutionnelle

https://en.wikipedia.org/wiki/2025_Romanian_presidential_election#First_round_(after_BEC_deadline)

Les trois premier de loin c'est Simion - nationaliste AUR -, Gavrila - remplacante de Georgescu natio - et Dan - indé soutenu par les partis natio et conservateur -. A eux trois il rassemble 60% de votent les autres récoltant des miettes.

Heu ok...je vois pas le rapport avec ce que j'ai écrit.

Il y a 22 heures, GOUPIL a dit :

alors retirons nos troupes de Roumanie le temps ds élections en promettant de revenir .. ou de ne pas revenir et de laisser la Roumanie seule et avec la Russie comme au bon vieux temps à l'époque du bon gros rideau de Fer

Vu les volumes, on ne parle pas d'un truc qui se fait en quelques mois...

Il y a 22 heures, ksimodo a dit :

Sans mandat international, ce n'est pas un concept, c'est la "guerre" entre 2 nations ( ou plus que 2 ).

 

D'ailleurs, aprés tout, les forces armées russes en 2022 n'ont été dans un premier temps qu'un force d'interposition dans le Donbass, c'est juste que l'interposé belliqueux n'a pas voulu respecter l'interposition pacifiste que celà s'est envenimé !  :bloblaugh:

Tu vois, les concepts, y'en a plein. 

Si tu vois un mandat ONU ou OTAN ou autre chose qu'unilatéral d'interposition quelque part un jour en Ukr, n'hésites pas. Peut être ces prochains mois ceci dit, mais certainement PAS par la volonté seule d'un état. 

 

Du moment que l'on démontre son ouverture d'esprit en envisageant que les russes aient raison, ça nous grandira. C'est ça ?

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 22 heures, GOUPIL a dit :

Souvent je me dis qu'on doit bien avoir ici quelques trolls Russes qui passent par ici non ?  - il n'y a pas de raison que ce forum y echappe plus que d'autres  -  mais vu le niveau de celui-ci j'imagine qu'il à droit  au nec plus ultra, au haut de gamme.

Revoir la notion de Mesures Actives... https://fr.wikipedia.org/wiki/Mesures_actives

Les trolls, c'est pas le plus utile ni le plus efficace.

Il y a 22 heures, gustave a dit :

Et donc on élimine les candidats aux élections qui ne plaisent pas. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous écrivez. Il ne reste donc plus qu'à désigner les arbitres qui désigneront les bons et mauvais candidats car pro russe (c'est quoi en fait pro russe?). Évidemment il nous faut donc immédiatement renverser Orban, pour commencer...

Du coup si justement on ne le renverse pas vu la gène, c'est que ça dit probablement quelque chose sur ce que l'on ne fait pas ?

Il y a 22 heures, gustave a dit :

La Russie qui a aussi tué Samuel Paty?

Pour être honnête je crois très probable que la Russie ait aidé Georgescu. Pour autant ce sont bien les Roumains qui ont voté pour lui, sans contrainte. Surtout, si on invalide sur ce motif alors il faut le démontrer, sous peine de disqualifier la démocratie.

https://www.euronews.com/my-europe/2025/03/05/romania-expels-russian-military-attache-and-deputy-in-rare-georgescu-linked-diplomatic-sla

Après on peut se demander pourquoi les russes protestent si peu, dans le feutré...c'est marrant, ça ressemble vraiment à des SRs qui règlent leurs comptes dans les règles. Mais bon, j'imagine que ça, c'était un truc de la Guerre Froide.

Ce serait de l'Histoire et en France, si j'en crois d'autres fils de conversations, on se demanderait pourquoi ils ne sont pas déjà en prison.

https://www.euronews.com/2025/03/06/romanian-authorities-detain-six-for-alleged-treason-amid-russian-espionage-probe

Quoi ?! Manipulation que tout ceci !!! Et ces russes, si grands, si nobles, qui se gardent bien de répondre. A vraiment, quels grands Hommes !

La preuve ? Les forumeurs de Air-Defense.net n'ont pas eu accès au dossier Votre Honneur ! C'est dire...

 

Bon, plus sérieusement, j'ai déjà dit que la communication de cette affaire a été catastrophique, et le doute restera toujours désormais.

Que reste-t'il ? Si c'est vrai, c'est grave et ne rien faire n'était pas une solution. On peut comprendre que tout ne soit pas dit en place publique.

Si c'est faux, c'est très grave, on a un Deep State en UE etc. On vise la Roumanie et pas la Hongrie ou autre parce que...parce que...parce qu'on sait pas, mais pourquoi pas. En tout cas, ça donne un niveau de puissance et de manipulation aux européens, occidentaux et l'OTAN tout simplement impressionnant !

 

  • J'aime (+1) 1
  • Merci (+1) 1
  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Une question que je me pose, et je couche ça là à part, mais les mercenaires roumains en RDC étaient dit proches des milieux prorusses il me semble ? Je trouve...intéressant la corrélation des dates entre leur retour de RDC et les conclusions de cette enquête. Je ne vais nul part avec ça, pas de conclusion, mais ça sera peut-être bien de s'en souvenir plus tard.

  • J'aime (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 2 minutes, Polybe a dit :

Une question que je me pose, et je couche ça là à part, mais les mercenaires roumains en RDC étaient dit proches des milieux prorusses il me semble ? Je trouve...intéressant la corrélation des dates entre leur retour de RDC et les conclusions de cette enquête. Je ne vais nul part avec ça, pas de conclusion, mais ça sera peut-être bien de s'en souvenir plus tard.

Ils étaient en cheville avec Wagner en RDC, donc oui ça a bossé avec des russes

  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 15 minutes, vincenzo a dit :

Ils étaient en cheville avec Wagner en RDC, donc oui ça a bossé avec des russes

Alors je savais pas, c'est aussi très intéressant si c'est vrai, merci.

Ce que je veux dire, c'est qu'à leur retour, j'imagine que le SRI les a gentiment convoqué un par un. Est-ce que ça a permis de clôturer un dossier ? Je me le demande.

 

Mais c'est de la totale spéculation de ma part.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le 16/03/2025 à 21:38, gustave a dit :

De ce que j'ai compris il y a eu un appui extérieur à la candidature de Georgescu, dans le financement d'une partie au moins de la campagne, sans que rien de ce qui a été publié n'incrimine la Russie.

De ce que j'ai compris, il y a eu un appui intérieur, Roumain, à la candidature de Georgescu, et cet appui provient duParti national libéral (PNL), un parti gouvernemental roumain :

Le 12 décembre, Snoop a publié un reportage révélant que la campagne d'influence TikTok avait été payée, non pas par le Kremlin, mais par le Parti national libéral roumain (PNL), qui a gouverné le pays pendant la majeure partie des trois dernières décennies ; son membre le plus en vue, Nicolae Ciucă, est président du sénat et s'est présenté comme candidat (perdant) à l'élection du 24 novembre. Le hashtag et la campagne d'influence qui ont lancé le profil de Georgescu dans les dernières semaines et les derniers jours de la campagne - et qui étaient au centre du dossier d'accusation du gouvernement, si on peut l'appeler ainsi - ont été orchestrés par Kensington, la société de communication de Bucarest, dans le cadre d'un contrat avec le PNL. L'entreprise de Bucarest, qui jouit de relations politiques, a distribué 500 000 lei (environ 100 000 dollars) aux influenceurs de TikTok par l'intermédiaire de son sous-traitant payant, FameUp, afin de générer de l'énergie autour de l'élection.

Le 07/02/2025 à 19:10, Wallaby a dit :

https://www.dropsitenews.com/p/romania-calin-georgescu-voided-tiktok-election (28 janvier 2025)

La Roumanie est ainsi devenue le premier État membre de l'histoire de l'Union européenne à annuler une élection. Le gouvernement n'avait pas remis en question la légitimité des votes ou du processus de décompte des voix. Ce qui est en cause, c'est l'activité des médias sociaux, principalement sur TikTok, qui a renforcé le profil de Georgescu et amplifié sa campagne d'extrême droite eurosceptique dans les derniers jours précédant le décompte des voix. L'annulation d'une élection pour ces raisons marque une étape importante dans le développement de la guerre de l'information à l'ère d'Internet, et souligne la fragilité de l'engagement collectif de l'Occident en faveur de la démocratie.

Malgré tout son sérieux, le vote annulé en Roumanie s'est également avéré être une farce judiciaire, avec la révélation que l'un des plus grands partis du pays avait financé la campagne TikTok que le gouvernement avait accusée d'être un complot du Kremlin. Dans le même temps, une ONG financée par l'Occident et travaillant avec une entreprise technologique ukrainienne ayant des liens avec l'OTAN et la Commission européenne a mis en avant un récit plus large d'attaques russes contre la démocratie roumaine.

« La décision de la Cour constitutionnelle nous a divisés en deux camps », a écrit sur Facebook Elena Lasconi, la candidate réformiste qui s'est classée deuxième au premier tour. « Les uns qui ont poussé un soupir de soulagement en disant que c'était la seule solution pour protéger la démocratie, et nous, les autres, qui avons prévenu que nous avions affaire à un acte brutal, contraire à la démocratie, qui pourrait avoir des effets importants à long terme. »

Le 22 novembre, un streamer Twitch roumain nommé Silviu Faiăr a signalé la métamorphose rapide de la campagne hashtag et a noté que de nombreux influenceurs pouvaient être liés, non pas à la Russie, mais à une agence d'influence locale payante appelée FameUp.Deux jours plus tard, lorsque les résultats des élections ont choqué la nation, la campagne sur les médias sociaux a pris une nouvelle importance.

Parmi les groupes qui ont cherché à maintenir la Russie au centre de la conversation électorale, on trouve une ONG appelée Context, largement financée par les États-Unis par l'intermédiaire de la National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie). Le 29 novembre, cette organisation a publié un rapport contenant un résumé d'une analyse qu'elle a effectuée à l'aide d'un logiciel d'une entreprise technologique ukrainienne qui compte parmi ses clients l'OTAN et la Commission européenne. En d'autres termes, cinq jours après l'élection, un organisme de surveillance financé par les États-Unis s'appuyait sur une analyse financée par l'OTAN pour prétendre dénoncer l'ingérence étrangère, peu avant que le gouvernement ne publie son propre rapport.

Mais là où Faiăr ne laissait rien deviner des forces derrière la campagne, les documents du gouvernement rejetaient la faute sur la Russie, sans fournir de preuves réelles, qu'elle avait contourné les règlements de TikTok et la loi roumaine en payant des influenceurs pour produire du contenu électoral qui pourrait facilement être marqué a posteriori par les partisans de Georgescu dans les commentaires. Le plan du Kremlin était si sournois que les influenceurs payés « n'étaient pas conscients qu'ils faisaient la promotion d'un candidat spécifique en utilisant [les hashtags] », selon le gouvernement.

Deux jours plus tard, le 6 décembre, l'annulation de l'élection par la Cour constitutionnelle a été saluée et approuvée par l'Occident. Radio Free Europe/Radio Liberty a rapporté que la Roumanie était devenue la dernière victime d'une « guerre hybride agressive » menée par le Kremlin. Quatre sénateurs américains ont publié une déclaration condamnant « la manipulation par Vladimir Poutine de TikTok, contrôlé par le Parti communiste chinois (PCC), pour saper le processus démocratique roumain ». La Commission européenne a pris cet événement historique avec distance, se contentant de dire que Bruxelles "s'en remettait aux Roumains". La « préoccupation » initiale de Washington concernant les soupçons d'ingérence russe, exprimée quelques jours plus tôt, s'est détendue pour devenir un état d'observation. « Nous prenons note de la décision de la Cour constitutionnelle roumaine aujourd'hui », peut-on lire dans une note du département d'État qui exprime sa “confiance dans les institutions et les processus démocratiques de la Roumanie, y compris les enquêtes sur l'influence étrangère malveillante”.

Le 12 décembre, Snoop a publié un reportage révélant que la campagne d'influence TikTok avait été payée, non pas par le Kremlin, mais par le Parti national libéral roumain (PNL), qui a gouverné le pays pendant la majeure partie des trois dernières décennies ; son membre le plus en vue, Nicolae Ciucă, est président du sénat et s'est présenté comme candidat (perdant) à l'élection du 24 novembre. Le hashtag et la campagne d'influence qui ont lancé le profil de Georgescu dans les dernières semaines et les derniers jours de la campagne - et qui étaient au centre du dossier d'accusation du gouvernement, si on peut l'appeler ainsi - ont été orchestrés par Kensington, la société de communication de Bucarest, dans le cadre d'un contrat avec le PNL. L'entreprise de Bucarest, qui jouit de relations politiques, a distribué 500 000 lei (environ 100 000 dollars) aux influenceurs de TikTok par l'intermédiaire de son sous-traitant payant, FameUp, afin de générer de l'énergie autour de l'élection.

D'une manière ou d'une autre, le service de renseignement extérieur de la Roumanie n'a pas vu les fils d'Ariane reliant une campagne TikTok clairement coordonnée à l'un des partis politiques les plus puissants du pays, bien qu'il connaisse les entreprises impliquées. Les documents publiés le 4 décembre ne contenaient aucune mention du PNL ; le mot Kensington avait été caviardé.

« Tout le monde sait que Kensington est une société de communication du PNL, et le directeur de FameUp [qui gérait les influenceurs] a été vu en train de faire des visites répétées au siège du PNL pendant l'élection », a déclaré Razvan Lutac, l'un des journalistes de l'histoire de Snoop, à Drop Site News. « Il est difficile de comprendre comment le Conseil suprême de défense n'a pas vu les liens entre la campagne 'détournée' et le PNL. Il est également difficile de comprendre comment le PNL a pu ignorer que sa campagne d'influence était utilisée par Georgescu ».

Peu de gens en Roumanie croient à l'idée que le PNL était ignorant. La plupart des observateurs chevronnés s'accordent à dire que l'objectif était de permettre à Georgescu d'accéder au second tour. C'est notamment le cas du fonctionnaire des impôts lanceur d'alerte qui affirme carrément que « l'argent public fourni par les contribuables au PNL a été utilisé pour promouvoir un autre candidat ».

« La campagne TikTok payée par le Parti national libéral correspond à un modèle de stratégies contraires à l'éthique de la part des principaux partis, notamment l'utilisation de faux comptes, de bots et de trolls, et la création de faux sites médiatiques pour promouvoir leurs candidats et attaquer leurs adversaires », déclare Liana Ganea, analyste auprès de l'ONG ActiveWatch spécialisée dans les médias et coauteur d'un récent rapport sur la propagande politique en Roumanie. « Le désastre des élections ne fait que démontrer la profonde faillite institutionnelle, politique et sociale de l'État roumain. Le public n'a toujours pas reçu de preuves concluantes d'une éventuelle ingérence étrangère ».

Au début du mois de décembre, des maires de petits villages ont déclaré avoir reçu des appels réguliers de dirigeants du parti social-démocrate (PSD) au pouvoir en Roumanie, leur demandant de soutenir discrètement George Simion, chef d'un parti d'extrême droite appelé Alliance pour l'unification des Roumains, et, le jour des élections, de soutenir Georgescu. En 2000, le PSD a été surpris en train d'aider la campagne du candidat d'extrême droite Vadim Tudor à se qualifier pour le second tour de la campagne présidentielle de 2000.

« Donner des voix au candidat le plus facile à battre [est resté] dans l'imaginaire », a déclaré le politologue Cristian Preda dans une interview accordée le 19 janvier à un média roumain. Lors des dernières élections, « le PNL voulait un partage contrôlé du pouvoir. Au lieu de cela, il a fini par stimuler une vague nationaliste, une bête qu'on ne peut pas contrôler. Au-delà du manque d'honnêteté, nous glissons vers l'absurde. On entre en politique, on se bat pour son camp, pas pour celui des autres ».

« L'annulation des élections est une question très importante, et nous devons être convaincus et clairs que c'était la bonne décision », a déclaré Nicușor Dan, maire de Bucarest, le 5 janvier. « Pour l'instant, nous n'avons pas cette clarté.

Bien sûr, les États-Unis ont leurs propres intérêts dans la région, et ont construit leurs propres réseaux d'influence, qui opèrent de plus en plus sous le couvert désintéressé de la lutte contre la « désinformation russe.  » Le financement de ces réseaux n'a cessé de croître depuis 2017, lorsque le Congrès américain a créé un fonds de 1,5 milliard de dollars pour contrer l'influence russe afin de soutenir des programmes et des organisations qui « renforcent les institutions et les processus démocratiques, et contrent l'influence et l'agression russes. » Les fonds ont été conçus pour cibler « les médias indépendants, le journalisme d'investigation et les groupes de surveillance de la société civile qui travaillent à [...] encourager la coopération avec les entités de médias sociaux pour renforcer l'intégrité de l'information sur Internet. » Le robinet à dollars a été desserré à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, ce qui a permis d'accorder davantage de subventions aux médias par l'intermédiaire du cadre de développement « Renforcer les fondements de la liberté » de l'USAID (anciennement connu sous le nom de « Cadre de développement de la lutte contre l'influence malveillante du Kremlin »).

La Roumanie abrite de nombreuses ONG de médias financées par l'Occident qui ont bénéficié de ces fonds. Certaines d'entre elles, comme Context, ont été mises à contribution en tant qu'armes lorsque Georgescu a menacé de remettre en cause l'équilibre OTAN-Russie. Depuis plusieurs années, Context participe à un projet d'ONG régional, « Firehose of Falsehood », visant à enquêter sur « l'écosystème de désinformation pro-Kremlin, conspirationniste et d'extrême droite en Europe centrale et orientale ». Les groupes participants ont souvent des sources de financement similaires et diverses connexions institutionnelles occidentales. Dans le cas de Context, son budget est en grande partie couvert par le National Endowment for Democracy, financé par le département d'État, et sa directrice exécutive, Mihaela Armaselu, a travaillé pendant 20 ans au service de presse de l'ambassade des États-Unis à Bucarest. (Context est également membre de l'Organized Crime and Corruption Reporting Project, un réseau mondial d'information également largement financé par le gouvernement américain).

Cinq jours après le premier tour du scrutin de novembre, le 29 novembre, Context a anticipé le rapport imminent du gouvernement en publiant sa propre analyse des médias sociaux, intitulée « EXCLUSIF : Opération Georgescu sur X, Telegram et Facebook ». Cette analyse était couronnée par un crédit à une entreprise technologique ukrainienne, Osavul, qui identifie les récits du Kremlin sur les médias sociaux pour une liste de clients comprenant les gouvernements britannique, canadien, ukrainien et estonien, la Commission européenne et l'OTAN. Selon le rapport, le « logiciel alimenté par l'IA » d'Osavul a détecté « une coordination possible entre [...] une série de comptes liés à la Russie, comptant des centaines de milliers de followers et présentant des sympathies pro-russes, anti-occidentales et conspirationnistes évidentes, qui font constamment la promotion de Călin Georgescu ». Au centre du tableau de conspiration de l'ONG se trouvaient des médias d'État russes bien connus, notamment pravda-en.com et pravda-es.com.

Personne ne nie que Georgescu a surfé sur la vague d'un fort sentiment anti-establishment. Ceci est en partie le résultat d'une corruption endémique au sein des principaux partis, mais reflète également le scepticisme concernant la guerre en Ukraine et le rôle croissant de l'OTAN dans le pays, ce qui se reflète dans l'attrait évasif de son slogan de campagne, « Il n'y a pas d'Est, il n'y a pas d'Ouest, il n'y a que la Roumanie ». Les positions de M. Georgescu sont émaillées de théories du complot à la QAnon et d'échos historiques odieux avec le passé fasciste du pays - y compris l'éloge de la Garde de fer de l'époque de la Seconde Guerre mondiale - mais les principaux thèmes de sa campagne indépendante ont un large attrait dans le pays, où il a bénéficié du travail de groupes militaires, de réseaux d'églises et d'une diaspora active qui lui ont apporté un soutien de 80 %. Depuis l'annulation de l'élection, personne n'a jamais remis en question la légitimité des 2 120 401 voix de Georgescu. Lasconi, l'outsider qui est arrivée en deuxième position, a également gagné sans être soupçonnée d'avoir bénéficié d'une aide étrangère.

« Où que l'on regarde - soins de santé, éducation, transports, environnement, justice - on constate de gros problèmes dans tous les secteurs », déclare Nicoleta Fotiade, présidente de la société Mediawise, basée à Bucarest. « Si nous nous contentons de blâmer TikTok et les Russes pour les résultats des élections, cela signifie que nous n'avons rien compris ».

En mai, le gouvernement et les médias auront probablement une deuxième occasion de montrer à quel point ils comprennent la dynamique qui a conduit au succès de Georgescu. Le 22 janvier, l'autre parti d'extrême droite en lice a apporté son soutien à Georgescu, que les sondages placent désormais en première position avec 38 % d'opinions favorables, soit 15 % de plus que lors de sa victoire annulée. Lasconi, la candidate réformiste qui est arrivée en deuxième position lors du premier tour de novembre et qui aurait pu triompher lors du second tour annulé, ne recueille plus que six pour cent des intentions de vote.

Empêtré dans ses propres fils

Le manque de formation était-il la raison de « l'arrogance » de Ciolacu, par laquelle il entendait plutôt « une extravagance » ? Ou était-elle due à un lapsus freudien ? La classe politique roumaine ne manque en effet pas d'arrogance.

Les partis établis ont tout fait pour manipuler les résultats avant le scrutin : Ciolacu voulait absolument que le « souverainiste » George Simion soit présent au second tour, il espérait ainsi une victoire certaine ; c'est ainsi que l'on a organisé des votes pour l'adversaire d'extrême droite, comme l'a récemment reconnu avec amusement un membre du parti de Ciolacu. Pour déjouer ce plan, les concurrents libéraux (et les partenaires gouvernementaux) ont un peu soutenu Georgescu sur la toile, le considérant comme inoffensif - et n'ont pas remarqué qu'ils étaient eux-mêmes manipulés, eux les manipulateurs.

Pendant 35 ans, on avait fait de si belles expériences avec la manipulation. Mais cette fois-ci, les tireurs de ficelles allaient s'emmêler dans leurs propres fils. Ciolacu, le libéral Ciuca, et même pas l'adversaire d'extrême droite Simion - aucun des trois n'a réussi à se qualifier pour le second tour. A la place, l'indépendant Calin Georgescu, quasiment inexistant dans les sondages, n'était jusqu'à présent connu que des initiés. Les partis n'avaient pas réalisé la gravité de la situation : qu'ils étaient désormais profondément détestés par une grande partie de la société roumaine.

Le 01/02/2025 à 14:37, Wallaby a dit :

https://www.nzz.ch/feuilleton/manipulierte-manipulatoren-ein-nobody-hat-rumaeniens-arrogante-politikerkaste-ausgehebelt-vorerst-hat-sie-ihn-gestoppt-ld.1867001 (30 janvier 2025)
Manipulateurs manipulés - un inconnu a mis à mal l'arrogante caste politique roumaine. Pour l'instant, elle l'a stoppé

Ce fut une grosse surprise lorsque Calin Georgescu, un candidat presque totalement inconnu qui aime manier les théories du complot, a remporté les élections roumaines en novembre. Le président a tiré le frein d'urgence - pour cause « d'ingérence extérieure ».

Peu avant le premier tour des élections présidentielles du 24 novembre, le chef du gouvernement et candidat à la plus haute fonction de l'Etat, Marcel Ciolacu, s'est retrouvé en porte-à-faux. On a reproché au social-démocrate (PSD) de s'être fait inviter à des vols coûteux pour Nice par la société immobilière Nordis, impliquée dans un scandale de fraude. Cela a nourri le soupçon d'une collusion inadmissible entre la politique et le secteur privé. Ciolacu a affirmé qu'il avait payé les vols de sa poche, qu'il présenterait les factures - une promesse non tenue jusqu'à présent - et a défendu ce voyage de luxe en disant qu'il voulait aussi se permettre une fois « une arrogance ».

En ces jours précédant les élections, l'écrivaine Gabriela Adamesteanu a demandé à son plombier pour qui il voterait. « Calin Georgescu ! », répondit ce dernier, qui, remarquant son visage perplexe, ajouta : « Vous ne connaissez pas ? Un diplomate ! A travaillé à l'ONU ! A fait partie du Club de Rome ! Vous devriez entendre comment il parle, rien à voir avec tous ces incultes là-bas ! »

Empêtré dans ses propres fils

Le manque de formation était-il la raison de « l'arrogance » de Ciolacu, par laquelle il entendait plutôt « une extravagance » ? Ou était-elle due à un lapsus freudien ? La classe politique roumaine ne manque en effet pas d'arrogance.

Les partis établis ont tout fait pour manipuler les résultats avant le scrutin : Ciolacu voulait absolument que le « souverainiste » George Simion soit présent au second tour, il espérait ainsi une victoire certaine ; c'est ainsi que l'on a organisé des votes pour l'adversaire d'extrême droite, comme l'a récemment reconnu avec amusement un membre du parti de Ciolacu. Pour déjouer ce plan, les concurrents libéraux (et les partenaires gouvernementaux) ont un peu soutenu Georgescu sur la toile, le considérant comme inoffensif - et n'ont pas remarqué qu'ils étaient eux-mêmes manipulés, eux les manipulateurs.

Pendant 35 ans, on avait fait de si belles expériences avec la manipulation. Mais cette fois-ci, les tireurs de ficelles allaient s'emmêler dans leurs propres fils. Ciolacu, le libéral Ciuca, et même pas l'adversaire d'extrême droite Simion - aucun des trois n'a réussi à se qualifier pour le second tour. A la place, l'indépendant Calin Georgescu, quasiment inexistant dans les sondages, n'était jusqu'à présent connu que des initiés. Les partis n'avaient pas réalisé la gravité de la situation : qu'ils étaient désormais profondément détestés par une grande partie de la société roumaine.

Les dommages les ont-ils rendus intelligents ? Sans doute pas. Six semaines après l'annulation du premier tour par la Cour constitutionnelle, personne n'était responsable ou ne devait démissionner. Klaus Iohannis, toujours chef de l'Etat par intérim, n'a même pas jugé nécessaire d'expliquer en détail au public pourquoi cette grave décision avait été prise.

On aurait pourtant pu s'y attendre : Après tout, dans sa brève déclaration du 6 décembre, il a évoqué une ingérence extérieure. Mais depuis, il se tait, comme on le connaît, et c'est aussi pour cette raison que le taux d'approbation de ce président autrefois populaire est tombé à six pour cent. Lors de son premier mandat, de 2014 à 2019, il s'en est pris violemment aux sociaux-démocrates postcommunistes qui, sous la direction de leur ancien président Liviu Dragnea, ont tout fait pour saper l'Etat de droit.

De nombreux kilomètres d'autoroute

Le mildiou s'était installé dans le pays. Les sociaux-démocrates et les libéraux s'étaient juré une fidélité éternelle. L'appareil administratif avait continué à se gonfler de partisans. Mais depuis la guerre d'agression de Poutine contre l'Ukraine, la situation stratégique du pays comptait plus que tout. Bruxelles a négligé la corruption endémique, les fonds européens ont afflué à Bucarest. Les salaires et les pensions ont augmenté, le produit national brut est désormais supérieur à celui de la Grèce ou de la Hongrie, et jamais autant de kilomètres d'autoroute n'ont été construits que l'année dernière. Cependant, la prospérité reste inégalement répartie : selon une étude, près de la moitié des enfants vivant à la campagne vivent dans des familles dont le revenu mensuel ne suffit pas à couvrir les besoins les plus élémentaires.

Mais si, comme le montre un sondage, 56 pour cent des Roumains sont satisfaits de leur vie, il doit y avoir d'autres causes à l'élection massive de Georgescu. L'apparition du candidat hologramme dans l'espace virtuel de Tiktok a apparemment été décisive : sérieux, grave, beau, élégant.

On peut toutefois douter que ses opinions et ses objectifs politiques aient été largement connus. D'autant plus que les objectifs sont extrêmement vagues et les idées un bric-à-brac éclectique, tantôt nationalistes, tantôt ésotériques, tantôt populistes, tantôt messianiques, allant de l'éloge de Poutine (« un patriote ») et de la vénération de Corneliu Zelea Codreanu (leader du mouvement religieux fasciste Légion de l'Archange Michel de 1927 à 1938) au rejet de la césarienne ("une tragédie, ), des partis politiques en général ou de l'espace Schengen (« horrible prison », « pour moi un grand honneur que la Roumanie n'y ait pas adhéré »).

En effet, l'adhésion a été refusée sans justification au pays jusqu'au 1er janvier 2025, et les plus de 40% de Roumains de l'étranger qui ont voté pour Georgescu l'ont fait par dépit et en raison d'une expérience humiliante de citoyens de seconde classe ; mais ils ne sont certainement pas contre la libre circulation en Europe.

Chacun a pu et peut encore choisir ce qui lui convient dans ce « programme », notamment la promesse d'empêcher la guerre prétendument planifiée par l'OTAN contre la Russie. « Ils n'ont que des esclaves dans les positions de pouvoir ( . . .), pas de dirigeants », c'est ainsi que Georgescu s'est exprimé dans un podcast du 14 janvier, “en Roumanie, ce ne sont que des marionnettes, et à travers ces marionnettes, ils veulent contrôler et imposer la troisième guerre mondiale, le plus rapidement possible, avant même l'investiture du président Trump le 20 janvier”. L'assurance de faire régner la paix - pourquoi pas en 24 heures ? -, n'est pas la recette du succès des seuls populistes roumains.

Un homme de l'ancien système ?

Mais qui se cache derrière la success story de la figure de proue Georgescu ? Si ce n'est pas en haut lieu, on a récemment appris quelque chose par Hunor Kelemen, l'ancien ministre de la Culture, qui est depuis 2011 le chef du Parti de la minorité hongroise (UDMR), qui participe au gouvernement. Kelemen a expliqué que Georgescu n'était pas un candidat anti-système, mais un « homme de l'ancien système » qui avait fait partie du réseau Caraman par l'intermédiaire de son mentor Mircea Malita.

Mihai Caraman, décédé en 2024, était un agent double roumain et russe qui avait réussi à s'infiltrer dans les structures de l'OTAN pendant la guerre froide et à fournir des informations au KGB à partir de là. Après la révolution de 1989, le successeur prosoviétique de Ceausescu, Ion Iliescu, a nommé Caraman directeur des services secrets étrangers.

« Je pense que la majeure partie du problème se situe ici, chez nous », a déclaré Kelemen. Il a fait référence à un « réseau de réservistes qui couvre la société dans toutes les directions, ils ont cherché un candidat, se sont mobilisés. A cela s'est ajoutée l'aide d'autres (. . .), la diffusion via Tiktok (. . .), là on a prouvé des bots, des robots, des actions de l'extérieur de la Roumanie, mais en principe le vrai problème se trouvait en Roumanie ». Personne n'est donc responsable ? Est-ce pour cela que les plus hautes autorités se taisent ?

Tout cela pourrait signifier que de nombreux électeurs de Georgescu ont voulu se venger par leur vote des échecs des 35 dernières années, de l'arrogance et de la corruption d'une classe politique qui a su les manipuler pendant si longtemps - et qu'ils ont été manipulés par des groupes encore plus anciens, proches de la Russie, qui ont leurs propres raisons de se venger et veulent retrouver le pouvoir et l'influence.

L'histoire de Deveselu se lit comme une parabole : Dans le sud pauvre de la Roumanie, juste à côté de la base de défense antimissile de l'OTAN, le maire décédé une semaine plus tôt a été confirmé dans ses fonctions à une large majorité lors des élections municipales de 2020, ce qui n'a certes pas diminué l'humeur victorieuse de ses partisans : la fête électorale a eu lieu dans le cimetière.

Et la suite des événements ? Difficile à dire. Peu après l'annulation des élections, le plombier de Gabriela Adamesteanu a déclaré qu'il s'était fait une idée claire de Georgescu et qu'il ne mettrait plus sa croix sur lui. Pour déclarer le contraire seulement quelques jours plus tard, dégoûté par le fait que le chef d'Etat intérimaire Iohannis avait à nouveau chargé Marcel Ciolacu de former le gouvernement. La vieille arrogance.

Étant donné qu'on a une explication assez plausible qui répond aux questions qu'on peut se poser sur la campagne sur Tiktok, je pense qu'une sorte de rasoir d'Ockham devrait s'appliquer, pour supprimer toute spéculation surnuméraire qui de surcroit ne s'appuie pas sur des preuves.

  • Upvote (+1) 2
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a une heure, Polybe a dit :

Hmm non justement. Pas du tout pareil. Là on a bien les deux seuls ayant accès à certains renseignements qui l'affirment. Je ne pense pas que ça soit un hasard. Après ça ne veut pas dire que ça soit vrai, les SR français commencent à être renommé pour leurs plantages. Mais par contre il me semble que ça en fait une position officielle, sur laquelle on va baser des actes.

Les deux seuls ayant accès aux SR? Darmanin et la porte parole du gouvernement?

Les SR FR renommés pour leurs plantages?

Une position officielle et des actes?
Il n'y a rien qui va...

il y a une heure, Polybe a dit :

Du coup si justement on ne le renverse pas vu la gène, c'est que ça dit probablement quelque chose sur ce que l'on ne fait pas ?

Certes, puisque dorénavant on les interdit d'élections avec ta bénédiction si j'ai bien compris...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

La Roumanie, c'est la Thaïlande :

Le 08/08/2024 à 10:45, Wallaby a dit :

https://www.ledevoir.com/monde/asie/817756/principal-opposant-thailandais-exclu-vie-politique-dix-ans? (7 août 2024)

La justice thaïlandaise a banni de la vie politique pour dix ans le populaire opposant [et vainqueur de la dernière élection législative] Pita Limjaroenrat, et dissous son parti prodémocratie, mercredi, dans une affaire ayant trait à la loi de lèse-majesté qui ouvre un nouveau cycle d’instabilité.

Télégénique, diplômé de Harvard, divorcé, actif sur les réseaux sociaux, le candidat a donné son visage au programme de rupture de Move Forward, qui prévoyait une nouvelle Constitution, la baisse des dépenses militaires et la fin de certains monopoles.

La formation a aussi été la seule à oser évoquer une réforme de la loi de lèse-majesté, jugée hors de contrôle et instrumentalisée par le pouvoir pour réprimer les dissidents.

Cette promesse, assimilée à une tentative de vouloir renverser la monarchie, a valu à Move Forward les poursuites ayant conduit à sa dissolution.

Ces accusations sont gravissimes en Thaïlande, où le roi Maha Vajiralongkorn bénéficie d’un statut de quasi-divinité qui le place au-dessus de la mêlée politique. Toute insulte visant le monarque ou sa famille peut valoir jusqu’à 15 ans de prison.

La dissolution de Move Forward n’est « pas une surprise » dans un système où « il n’existe que des pouvoirs, et pas de contre-pouvoirs », selon la politologue Napisa Waitoolkiat.

Au cours des 20 dernières années, les juges ont dissous une trentaine de formations politiques, selon un décompte de MFP.

Le département d’Etat américain s’est dit « profondément inquiet » de cette condamnation, qui « va à l’encontre des aspirations du peuple thaïlandais à un futur solide et démocratique ».

Pita Limjaroenrat reste largement en tête des sondages de popularité.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le 17/03/2025 à 00:35, olivier lsb a dit :

En pratique, comme quand ça arrive comme en Roumanie, ça hurle au déni de démocratie, à la non transparence des sources et des renseignements (mais sérieusement, QUI donne accès libre à ses renseignements, sources et méthodes ?

Oui "ça hurle". Ça hurle sous la forme d'un grand article intitulé « J'accuse », à la une de l'Aurore, le 13 janvier 1898.

Car c'est exactement le même raisonnement qui a conduit les anti-dreyfusards à penser que Dreyfus était coupable, parce que l'armée française le dit - dans un procès à huis clos où les preuves n'ont pas été communiquées à la défense, donc bafouant les droits de la défense - et que l'armée française ne saurait se tromper.

C'est cet enfermement mental du "c'est vrai mais je ne peux pas le prouver".

  • J'aime (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a une heure, Wallaby a dit :

C'est cet enfermement mental du "c'est vrai mais je ne peux pas le prouver".

c'est vrai mais je ne peux veux pas le prouver... ayez une confiance totale, vous savez que j'ai raison, et qu'est ce qu'il pourrait mal se passer ?

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 10 minutes, rendbo a dit :

c'est vrai mais je ne peux veux pas le prouver... ayez une confiance totale, vous savez que j'ai raison, et qu'est ce qu'il pourrait mal se passer ?

Il y a toute une graduation vous en avez mis deux premier grade mais AMA pour beaucoup ça va plus loin :.

- C'est vrai parce que je veux que ce soit vrai et ne me parlez pas du fait que ça pourrait être faux. 

- C'est forcément vrai et ceux qui disent le contraire sont des trolls, des agents subversif..

-Je m'en fout que ce soit vrai ou faux ça correspond à ma vision donc ceux qui sont pas d'accord travaillent pour l'ennemi, voire sont l'ennemi.

 

  • J'aime (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 36 minutes, nemo a dit :

Il y a toute une graduation vous en avez mis deux premier grade mais AMA pour beaucoup ça va plus loin :.

- C'est vrai parce que je veux que ce soit vrai et ne me parlez pas du fait que ça pourrait être faux. 

- C'est forcément vrai et ceux qui disent le contraire sont des trolls, des agents subversif..

-Je m'en fout que ce soit vrai ou faux ça correspond à ma vision donc ceux qui sont pas d'accord travaillent pour l'ennemi, voire sont l'ennemi.

 

... chut, nous sachons... :bloblaugh:

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

https://www.ohchr.org/sites/default/files/Documents/HRBodies/HRCouncil/RegularSession/Session21/A-HRC-21-48-Add1_en.pdf (3 septembre 2012)

Conseil des droits de l'homme

Rapport du rapporteur spécial sur les implications pour les droits de l'homme de la gestion et de l'élimination écologiquement rationnelles des substances et déchets dangereux, Calin Georgescu

Dans le présent rapport, soumis en application de la résolution 18/11 du Conseil des droits de l'homme, le Rapporteur spécial sur les incidences sur les droits de l'homme de la gestion et de l'élimination écologiquement rationnelles des substances et déchets dangereux présente ses conclusions et formule des recommandations sur la base de ses visites aux Îles Marshall et aux États-Unis d'Amérique, au cours desquelles il a cherché à évaluer l'impact sur les droits de l'homme du programme d'essais nucléaires mené dans les Îles Marshall par les États-Unis de 1946 à 1958, en se concentrant également sur les efforts déployés par les deux gouvernements pour en atténuer les effets néfastes. Le rapporteur spécial étudie les effets négatifs du programme d'essais sur les droits de l'homme, en particulier ceux résultant des substances et déchets dangereux. Il examine les efforts déployés pour atténuer ou éliminer ces effets néfastes et conclut le rapport en formulant des recommandations à ce sujet.

63. Le Rapporteur spécial recommande au Gouvernement et aux acteurs étatiques concernés des Îles Marshall :

(a) De procéder à une étude radiologique indépendante et complète de l'ensemble du territoire et, à cet égard, de demander aux organismes compétents des Nations Unies d'entreprendre une étude similaire à celle menée par l'AIEA sur les sites d'essais dans d'autres pays ;

(b) D'élaborer une stratégie et un plan d'action nationaux complets en matière de santé, sur la base de données épidémiologiques, pour répondre aux préoccupations sanitaires de l'ensemble de la population et, en particulier, aux maladies non transmissibles (telles que le cancer et le diabète), et de s'appuyer sur les enseignements tirés du Plan national global de lutte contre le cancer pour la période 2007-2012 ; la stratégie et le plan devraient accorder une attention particulière aux femmes et aux enfants et s'efforcer de surmonter les obstacles que rencontrent les femmes dans leur accès aux installations, biens et services de santé, y compris les services de planification familiale et de santé sexuelle et génésique ; un soutien devrait également être recherché pour la rénovation de l'hôpital principal et la mise à disposition de personnel médical qualifié et de services d'oncologie ;

(c) D'envisager de prendre la tête des consultations régionales sur la charge du cancer et des nouvelles maladies non transmissibles dans le Pacifique ;

(d) De veiller à ce que les études d'impact s'appuient sur des études de référence fiables, tant pour les contaminants environnementaux que pour les conditions de santé humaine ; les études d'impact devraient être continues afin de suivre l'évolution de l'impact, et être réalisées par des tiers compétents et indépendants ;

(e) D'engager un vaste processus de consultation, notamment avec les victimes, les familles de victimes, les associations de victimes et d'autres acteurs concernés de la société civile, sur les questions en suspens et les mesures nécessaires pour remédier aux effets à long terme des essais sur la santé humaine et l'environnement, en mettant particulièrement l'accent sur les solutions visant à concilier le régime foncier traditionnel et les solutions durables aux déplacements de population ;

(f) D'élaborer une stratégie de diversification économique pour réduire la dépendance excessive à l'égard du Pacte de libre association, notamment en développant le secteur du tourisme, et procéder à une évaluation de la viabilité de l'exploitation commerciale des propriétés médicinales et sanitaires du fruit du pandanus ; veiller à favoriser la mise en œuvre de mécanismes qui renforcent la capacité des populations autochtones et tribales à promouvoir leurs propres priorités de développement ; et mettre en place des programmes visant à soutenir les initiatives économiques à petite échelle pour les femmes, y compris le renforcement nécessaire des capacités ;

(g) De promouvoir la bonne gouvernance et la transparence au niveau national et au niveau de l'administration des atolls, notamment en divulguant l'utilisation des fonds du Pacte et d'autres formes d'assistance technique ; parallèlement, renforcer la responsabilité des secteurs public et privé ; et élaborer une politique et un cadre de gestion des droits de l'homme, y compris des rapports annuels sur leur impact social, environnemental et économique, avec un suivi et une évaluation appropriés ;

(h) D'envisager de créer des partenariats avec des institutions universitaires internationales en vue de faire des Îles Marshall un centre d'excellence en matière d'études environnementales grâce aux possibilités uniques de recherche, de stage et de détachement qu'elles offrent, dans des domaines tels que le changement climatique et la biologie marine ;

64. Le rapporteur spécial recommande que le gouvernement et les acteurs étatiques concernés des États-Unis d'Amérique

(c) Aident les Îles Marshall à mener une étude terrestre et marine complète à l'échelle nationale qui identifie et cartographie la présence et la concentration de substances radioactives et d'autres substances toxiques résultant de l'activité militaire des États-Unis dans l'écosystème marin et terrestre des Îles Marshall, et continuer à fournir une assistance et les moyens nécessaires pour sécuriser, contenir et assainir les sites dangereux ;

(e) Accordent aux Îles Marshall le plein accès aux informations et aux dossiers des États-Unis concernant les conséquences sur l'environnement et la santé humaine de l'utilisation militaire passée et actuelle des îles par les États-Unis, ainsi que le plein accès aux dossiers médicaux et autres dossiers connexes des États-Unis sur les Marshallais, conformément au droit à l'information et au principe de transparence ;

(f) Garantissent le droit à un recours effectif pour le peuple marshallais, notamment en finançant intégralement le Tribunal des réclamations nucléaires afin qu'il accorde une indemnisation adéquate pour les réclamations passées et futures, et en explorant d'autres formes de réparation, le cas échéant, telles que la restitution, la réhabilitation et des mesures de satisfaction (par exemple, des excuses publiques, des mémoriaux publics et des garanties de non-répétition) ; et envisager la mise en place d'un mécanisme de vérité et de réconciliation ou de mécanismes de justice alternatifs similaires ;

(h) Envisagent de publier une reconnaissance et des excuses présidentielles aux victimes, conformément à la conclusion du Comité consultatif sur les expériences de radiations humaines selon laquelle l'une des formes les plus graves de préjudice causé par les expériences passées et les disséminations intentionnelles peut être l'héritage de méfiance qu'elles ont créé, et que, dans de tels cas, le gouvernement des États-Unis devrait présenter des excuses personnelles et individualisées.

66. Le Rapporteur spécial recommande à la communauté internationale, notamment aux départements, fonds et organismes compétents des Nations Unies :

(a) De rappeler que les Îles Marshall ont été placées sous la tutelle des États-Unis d'Amérique par la communauté internationale, qui a donc l'obligation permanente d'encourager un règlement définitif et juste pour le peuple marshallais ;

  • Merci (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 20 minutes, Wallaby a dit :

Rapport du rapporteur spécial sur les implications pour les droits de l'homme de la gestion et de l'élimination écologiquement rationnelles des substances et déchets dangereux, Calin Georgescu

Merde alors !

Il aurait pu voir venir sa propre requalification en déchet dangereux, à éliminer ( écologiquement ou pas ).

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

https://www.eurotopics.net/fr/336082/roumanie-les-voyages-de-luxe-de-l-ex-president (21 mars 2025)

Le président roumain par intérim, Ilje Bolojan, a dévoilé le détail des frais de déplacement de son prédécesseur Klaus Iohannis, longtemps sous le sceau du secret. Au cours des dix années de son mandat, Klaus Iohannis a effectué pas moins de 193 voyages à l'étranger, généralement en jet de luxe, qui ont coûté presque 23 millions d'euros aux contribuables roumains. Les commentateurs rejoignent les politiques d'opposition pour juger ces dépenses scandaleusement démesurées.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le 18/03/2025 à 22:24, gustave a dit :

Les deux seuls ayant accès aux SR? Darmanin et la porte parole du gouvernement?

Les SR FR renommés pour leurs plantages?

Une position officielle et des actes?
Il n'y a rien qui va...

Certes, puisque dorénavant on les interdit d'élections avec ta bénédiction si j'ai bien compris...

Non mais je me fous surtout de la gueule des relativistes de principe... ^^

Ben c'est quand même intrigant que le PR et le MINARM soient les seuls (ou j'ai raté quelqu'un ?) aligner sur ce narratif non ?

Et sinon oui, pour nos SR c'est pas top ce qui c'est passé avec l'Ukraine.

  • J'aime (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 23 heures, Polybe a dit :

Non mais je me fous surtout de la gueule des relativistes de principe... ^^

Ben c'est quand même intrigant que le PR et le MINARM soient les seuls (ou j'ai raté quelqu'un ?) aligner sur ce narratif non ?

Serait-ce une manœuvre politique? Non, cela c'est uniquement chez les méchants de l'autre côté de l'Atlantique ou de l'Oural. Mais c'est tellement peu crédible que je ne prédis pas un grand avenir à cette brillante idée.

Le 21/03/2025 à 15:59, Polybe a dit :

Et sinon oui, pour nos SR c'est pas top ce qui c'est passé avec l'Ukraine.

Une erreur ni un succès (certes majeure, mais également très largement partagée) ne fait pas l'efficacité ou l'incompétence d'un service. Il y a quelques années la DRM avait au contraire démenti à raison les alarmes de nos amis US et UK sur une attaque russe. Ce n'est pas pour autant que lesdits US et UK avaient tort en janvier 2022.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 2 heures, gustave a dit :

Serait-ce une manœuvre politique? Non, cela c'est uniquement chez les méchants de l'autre côté de l'Atlantique ou de l'Oural. Mais c'est tellement peu crédible que je ne prédis pas un grand avenir à cette brillante idée.

Une erreur ni un succès (certes majeure, mais également très largement partagée) ne fait pas l'efficacité ou l'incompétence d'un service. Il y a quelques années la DRM avait au contraire démenti à raison les alarmes de nos amis US et UK sur une attaque russe. Ce n'est pas pour autant que lesdits US et UK avaient tort en janvier 2022.

Bah j'en sais rien. Moi je dis juste que c'est assez significatif.

Après que ça soit une manipulation, une croyance de nos SRs, ou une intoxication de la part d'un pays tiers, moi je suis bien incapable de le dire.

L'option manipulation, je te rejoins, déjà que la confusion en Roumanie ne grandi vraiment pas le camp européen, ça serait vraiment une barbouzerie débile. Mais si je dis ça, on me reprocher de croire sans esprit de recul les éléments de com' français.

 

Pour la DRM oui en effet, mais je le souligne pour montrer que j'envisage toutes les options. Le forum est devenu assez tatillon, où quand comme ici, le simple fait de souligner le côté significatif d'une prise de position d'un officiel est immédiatement assimilé à ce que moi, personnellement, je valide le narratif. Alors qu'en fait non, vraiment pas.

J'ai mon idée, mais je ne l'ai jamais exprimé ici. Et je ne le ferai probablement pas.

  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
  • Statistiques des membres

    6 063
    Total des membres
    2 827
    Maximum en ligne
    aljack
    Membre le plus récent
    aljack
    Inscription
  • Statistiques des forums

    21,6k
    Total des sujets
    1,7m
    Total des messages
  • Statistiques des blogs

    4
    Total des blogs
    3
    Total des billets
×
×
  • Créer...