John92 Posté(e) il y a 6 heures Share Posté(e) il y a 6 heures Justement M. Andries n'a pas la même stratégie de com que M. Trapier (pas les mêmes contraintes, peut-être) et comme tu le fais remarquer (merci à ce propos), Safran a le T-Rex pour se maintenir à niveau sur les parties froides. Donc pour Safran c'est du "win-win" avec le T-Rex, ils progressent sur tout avec le SCAF ils peuvent développer un truc encore plus ambitieux. Mais attention à ne pas faire de confusion, les partenaires de safran ne sont pas les mêmes que ceux de DA et je ne cherche pas à défendre DA, n'en déplaise à notre cher @Patrick, je ne suis pas sur que la stratégie de comm soit la plus pertinente. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Chimera Posté(e) il y a 5 heures Share Posté(e) il y a 5 heures Pas mal cette intervention d'Olivier Andriès, il y a ceux qui acceptent les best athlete et il y a les autres donc. Bon en Espagne, l'accès aux drogues dures complique l'affaire. Les commentateurs sont sous approvisionnement constant en protoxyde d'azote mélangé à la tequila et les phrases n'ont plus aucun sens, c'est pénible à lire (Patrick on se calme s'il te plait) mais je partage quand même : Citation Espagne 14 janvier 2026 Défense et sécurité.es La fin du FCAS ? L'alliance entre Dassault et Harmattan AI a brisé l'équilibre de la chasse européenne Pourquoi l'Espagne doit quitter l'ombre de la France et parier sur un système de combat souverain aux côtés de l'Allemagne et de la Suède. Ce n’est pas seulement un avion, c’est le contrôle de l’algorithme qui décidera des guerres du futur J. Victor Fauli L’annonce de Dassault et Harmattan AI marque le début d’une rupture technologique au sein du projet FCAS. L'Espagne, prise entre des promesses non tenues et de véritables opportunités, doit décider: rester sous la direction française ou tracer son propre chemin avec l'Allemagne, la Suède ou le GCAP? 1. La rupture des piliers stratégiques Le programme FCAS était basé sur une répartition de sept piliers technologiques. En donnant la priorité à ses propres solutions nationales, la France a frappé le cœur des accords: Pilier 1 (le chasseur de nouvelle génération – NGF): La France a cessé d’attendre le consensus de conception du combattant commun pour se concentrer sur le Rafale F5. En intégrant l’IA d’Harmattan, le Rafale cesse d’être un avion de quatrième génération pour devenir un système de sixième génération de facto, réduisant ainsi l’intérêt de Dassault pour le projet partagé. Pilar 3 (capteurs et électronique): C'était le domaine réservé à l'Indra espagnole. Cependant, dans le combat moderne, l’IA est le tissu qui donne du sens au capteur. En développant sa propre IA souveraine avec Harmattan et Thales, la France crée un « mur logique » qui rend inutile la technologie de capteur espagnole sur ses plateformes. Pilier 4 (le nuage de bataille): Le concept original était un réseau de données partagé par les trois nations. La candidature de Macron à une IA souveraine détruit cette idée. Paris a décidé que son « cloud » sera national, reléguant ses alliés comme de simples clients ou utilisateurs d’interface limitée. « System system » collaboratif, reliant des chasseurs de sixième génération, des drones (transporteurs à distance) et des actifs terrestres/marins à travers un « nuage de combat » piloté par l’IA, le big data et les technologies furtives, avec l’Espagne (Indra) clé dans le développement de la technologie propre, bien qu’elle fasse face à des défis de coordination industrielle avec la France et l’Allemagne pour atteindre l’autonomie stratégique et la modernisation. 2. Le "modus operandi" de l'individualisme gaulois La France a mis en place une stratégie de fait accompli basée sur trois axes fondamentaux. Premièrement, l'agilité financière sans précédent: en injectant 200 millions dans une start-up comme Harmattan AI, Dassault a sauté la bureaucratie de grands consortiums pour gagner en vitesse. Deuxièmement, la recherche d'une interopérabilité sélective, alors qu'Harmattan collabore avec le Royaume-Uni, démontrant que la France préfère travailler avec Londres plutôt que de livrer des secrets industriels à Berlin ou Madrid. Enfin, un fort protectionnisme étatique, où les déclarations de Macron élèvent cette IA à un « joyau de la couronne », confirmant que la France ne livrera pas le code source de ces algorithmes à ses partenaires de la FCAS. Contexte: Qu'est-ce que Harmattan AI? Fondée en 2024, Harmattan AI est une technologie de défense spécialisée dans les systèmes autonomes intégrés verticalement. Sa capacité à fournir des milliers de systèmes de défense aérienne mensuels, des drones d'attaque coordonnés et des plates-formes de commandement et de contrôle (C2C2) en a fait l'entreprise qui connaît la croissance la plus rapide du secteur. En développant un logiciel d’autonomie à grande échelle pour de multiples partenaires de l’OTAN, son intégration exclusive avec Dassault confère à la France un avantage concurrentiel que le lent écosystème bureaucratique du FCASFCASS ne peut reproduire. 3. Le carrefour espagnol: la Suède ou l'axe britannico-japonais? Face à ce scénario d’isolement, l’Espagne doit évaluer ses deux seules véritables voies d’évacuation pour sauver son industrie de défense. La première option est la route du nord, rejoignant une alliance entre l'Allemagne et la Suède (Saab). Cette voie représente le pragmatisme continental. Puisque l'Espagne exploite déjà l'Eurofighter avec l'Allemagne, l'intégration avec la technologie suédoise serait naturelle. Pour Indra, cette option offre une souveraineté industrielle très élevée, car Saab et Indra ont des capacités complémentaires dans la guerre électronique et les capteurs. Dans ce bloc, l'Espagne ne serait pas un acteur secondaire, mais un partenaire avec un poids politique décisif. « La renaissance de l’autonomie : prototype du système de combat de sixième génération développé par Madrid-Berlín-Estocolmol’axe Madrid-Berlin-Stockholm. Cette conception intègre une architecture logicielle NIFOS souveraine, assurant que le contrôle des algorithmes de combat reste sous supervision espagnole et alliée, sans boîtes noires externes. La deuxième option est le saut au GCAP (Royaume-Uni, Italie et Japon). C'est l'itinéraire de la puissance technologique maximale. Le programme GCAP est le projet le plus fort au monde en dehors des États-Unis. US. Pour Indra, entrer ici signifierait jouer dans la « Ligue des champions » de l’aviation militaire, accéder aux technologies d’armes laser, à la furtivité avancée et à l’IA à l’échelle mondiale. Le gros inconvénient est le coût d'entrée et le risque politique, car cela signifierait une rupture totale avec Airbus. Maquette GCAP au salon du Grand Bourgbourd – BAE Systems NIFOS: Le sanctuaire numérique de la souveraineté espagnole Dans l'architecture de ce nouveau chasseur développé avec l'Allemagne et la Suède, le contrôle du NIFOS (New Information and Flight Operating System) est le pilier fondamental de l'indépendance nationale. Si le fuselage et les moteurs représentent le corps de l'avion, le NIFOS est son système nerveux central; c'est l'environnement logiciel critique où les données de capteur brut sont traitées et transformées en décisions de combat tactique. Pour l'Espagne, diriger le développement de ce système d'exploitation avec des partenaires qui respectent la symétrie industrielle n'est pas une question de prestige, mais de survie stratégique. Copropriétaire du code source du NIFOS, Indra garantit que l’Espagne ne reçoit pas de « boîtes noires » – systèmes fermés dont le fonctionnement interne est secret pour l’acheteur – ce que la France avait l’intention d’imposer au FCAS original. Ce contrôle complet permet à l'industrie espagnole d'intégrer ses propres algorithmes d'intelligence artificielle pour gérer les drones escortés et personnaliser les bibliothèques de menaces sans compter sur des autorisations tierces. La souveraineté sur le NIFOS garantit que, face à une crise de sécurité nationale, la capacité de réponse de nos forces aériennes est pleine, autonome et exempte de tout veto technologique extérieur. C’est, en somme, la garantie que le cerveau de l’avion parle le même langage que les intérêts stratégiques de l’Espagne. « Récréation du système de combat hispano-germano-suédois de sixième génération. Sa conception donne la priorité à une architecture NIFOS open source pour ses partenaires, permettant à l'Espagne d'intégrer sa propre technologie au cœur du système, éliminant les dépendances technologiques qui ont fracturé le projet FCAS. 4. Calendrier des réactions: feuille de route pour l'Espagne (2026) Premier trimestre 2026 (phase d’audit) : Le ministère de la Défense et Indra doivent procéder à un audit technique des actifs de la FCAS pour identifier quelle propriété intellectuelle a été « enlevée » par les développements unilatéraux français. Deuxième trimestre 2026 (ouverture de canal): Début de conversations exploratoires avec Stockholm (bloc Saab-Allemagne) et Rome/Londres (bloc GCAP), présentant l'écosystème IndraMind comme monnaie. Troisième trimestre 2026 (décision stratégique) : Signature d’un protocole d’accord avec le nouveau partenaire choisi et exécution d’un « départ ordonné » ou réduction drastique de la participation au FCAS. Fin 2026 (consolidation): La restructuration industrielle pour s’aligner sur les nouveaux partenaires, en veillant à ce que le « cerveau » des avions protégeant l’Espagne d’ici 2050 soit partagé et non taxé. 5. La dernière cartouche diplomatique: argument pour Bruxelles L'Espagne participe au prochain sommet ministériel avec une position de force. Les points clés de la délégation espagnole pour forcer la France à se présenter sont: Transparence dans l’IA: L’Espagne exige une clarification formelle sur la question de savoir si la technologie d’Harmattan AI sera une «boîte noire» fermée ou si Indra aura accès au code source pour l’intégration de ses capteurs. Plainte de duplicité: Il se demandera pourquoi les partenaires doivent financer un projet commun tandis que Dassault tire ses meilleurs talents dans un programme national (Rafale F5). Ligne rouge dans les capteurs: l'Espagne n'acceptera pas d'être un simple fournisseur de matériel; ou Indra participe à des algorithmes de mission, ou le pilier de capteur n'a aucun sens pour le pays. Audit ultimatum: l'Espagne proposera une commission technique indépendante pour évaluer la réciprocité technologique. Si le blocus français est confirmé, l’Espagne se réserve le droit de réaffecter ses budgets à d’autres programmes internationaux tels que le GCAP ou l’alliance avec Saab. Épilogue: le piège de la nostalgie et le réveil de l'Espagne Pendant des décennies, l’Europe a été construite sur la promesse que l’union industrielle était le seul antidote à l’inutilité mondiale. Le FCAS était la dernière grande cathédrale de cette foi: un projet si ambitieux que personne n'a osé remettre en question sa viabilité, même si les fondations se sont glissées sous le poids des intérêts nationaux. En janvier 2026, la réalité a fini par prévenir. Le mouvement de Dassault et Harmattan AI n'est pas une trahison au sens strict, mais le retour à Realpolitik. La France a rappelé au continent qu’à l’ère de l’intelligence artificielle, le logiciel est le nouveau territoire souverain. Celui qui possède l'algorithme possède la guerre; et les secrets de la guerre ne sont pas partagés dans les comités trilatéraux. Pour l’Espagne, ce moment représente la fin de la « petite enfance » dans sa politique de défense. Il ne suffit plus d’être un partenaire fiable ou un excellent fabricant d’aérostructures. Si Indra et l’écosystème industriel espagnol veulent survivre aux années 2030, ils doivent cesser de regarder à Paris dans l’espoir d’être acceptés et commencer à regarder la carte mondiale avec la froideur de ceux qui recherchent leur propre survie. Le sort de l'aviation de combat espagnole ne se décidera pas dans les bureaux de Dassault, mais dans la capacité de Madrid à pivoter avec agilité vers de nouveaux axes de puissance. Qu’il s’agisse de rechercher la symétrie avec les Suédois ou l’avant-garde avec le bloc anglo-japonais, le chemin demande du courage politique et une rupture avec le passé. La « Défense Europe » dont nous rêvions en 2017 est décédée en 2026. Au lieu de cela, une Europe de champions de la technologie concurrents est née. L’Espagne a le talent et l’industrie pour être l’un d’entre eux, mais seulement si vous acceptez que, sur le conseil d’administration de la sixième génération, le silence des partenaires est le signal pour commencer à marcher seul. J. Victor Fauli Défense et sécurité.es https://defensayseguridad.es/el-fin-del-fcas-la-alianza-entre-dassault-y-harmattan-ai-ha-roto-el-equilibrio-del-caza-europeo/ 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Billion85 Posté(e) il y a 5 heures Share Posté(e) il y a 5 heures il y a une heure, Claudio Lopez a dit : Interview très intéressante de Andries. Pour lui, il annoncé clairement que la partie NGF du SCAF est morte mais il affirme néanmoins que la coopération avec MTU sur la partie moteur se passe plutôt bien même si en 2019, ils se sont bien frites avec les allemands. Et pour le moment, Safran est à fond dans le T-Rex pour le rendre opérationnel au plus vite sur le Rafale F5. Donc si le SCAF éclate (ce qui me parait encore assez peu probable à ce stade), que deviendra EUMET ? Safran a l'air plutôt content de sa collaboration avec MTU et on peut imaginer que c'est pareil pour Thales et MBDA dans leur piliers respectifs, vu qu'ils ne se plaignent pas. Quid de la propriété intellectuelle et de la liberté d'exportation avec un moteur franco-allemand ? il y a une heure, John92 a dit : Petite précision : M. Andries dit qu'il y a eu négociations viriles avec MTU sur le concept du best athlet et qu'à partir du moment où MTU l'a accepté , ça se passe bien. GROS GROS PB avec Airbus DS, il refuse ce principe. Ce qui valide la conclusion de M. Andries : à partir du moment où, en coopération, les partenaires indus acceptent le principe de "best athlet", une coopération est possible (et donc allemano-espagno-française dans le cas du scaf) Oui mais est-ce que Safran a réclamé la gouvernance, comme Dassault ? EUMET est une coentreprise 50-50 donc les deux ont le même poids avec un partage équitable de la gouvernance et des tâches. C'est pas vraiment la même situation côté NGF... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Titus K Posté(e) il y a 5 heures Share Posté(e) il y a 5 heures L'audition en entier --> https://videos.senat.fr/video.5649638_69674329ee8ae.audition-d-olivier-andries-directeur-general-de-safran 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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