Vince88370 Posté(e) mardi à 11:42 Share Posté(e) mardi à 11:42 Les ukrainiens annoncent une frappe d'iskander sur un lycée à soumy. Dommage pour eux certains ont filmé la scène cette un dépôt de munitions en plein centre ville avec une école et un hôpital pas loin... 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Conan le Barbare Posté(e) mardi à 12:04 Share Posté(e) mardi à 12:04 Les mirages 2000 auraient commencé à tirer des AASM. 2 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
lexa Posté(e) mardi à 15:11 Share Posté(e) mardi à 15:11 Le 24/03/2025 à 13:43, MIC_A a dit : Un résumé du retour sur la vidéo ? Oh pardon! c'est vraiment en ukrainien Brief pas grand chose de nouveau Je vais ajouter un peu à l'explication de g4lly L'eqipage de la 155 brigade s'entraînait dans le camp de Mourmelon (le pilote parle du mouvement 900кm jusqu'au champ mais on ne sais pas d'ou) pilote a une qualification de chauffeur mécanicien de 2S3 Akatsia et en comparaison avec 2S3 l'AMX-10rc est bien plus agréable à conduire (jusqu'à 95 km/h sur route et bien meilleure dans les virages, d'après son expérience) le contrôle de l'équipement est simple et clair ils n'ont pas traduit le texte sur les boutons de commande pasque ils se souvenaient de leurs fonctions de ces boutons pendant l'entraînement Ils tirent principalement avec obus explosif à fragmentation mais avec des obus perforants contre des bâtiments 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
MIC_A Posté(e) mardi à 19:42 Share Posté(e) mardi à 19:42 Il y a 4 heures, lexa a dit : Oh pardon! c'est vraiment en ukrainien Brief pas grand chose de nouveau Je vais ajouter un peu à l'explication de g4lly L'eqipage de la 155 brigade s'entraînait dans le camp de Mourmelon (le pilote parle du mouvement 900кm jusqu'au champ mais on ne sais pas d'ou) pilote a une qualification de chauffeur mécanicien de 2S3 Akatsia et en comparaison avec 2S3 l'AMX-10rc est bien plus agréable à conduire (jusqu'à 95 km/h sur route et bien meilleure dans les virages, d'après son expérience) le contrôle de l'équipement est simple et clair ils n'ont pas traduit le texte sur les boutons de commande pasque ils se souvenaient de leurs fonctions de ces boutons pendant l'entraînement Ils tirent principalement avec obus explosif à fragmentation mais avec des obus perforants contre des bâtiments Lexa, merci pour ces précisions. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) mardi à 22:31 Share Posté(e) mardi à 22:31 Les milblogger russes insistent sur le fait que les russes pourraient profiter du momentum favorable coté "Koursk" pour pousser leur avantage et attaquer Soumy. Sauf que Soumy est un grande ville ... qui a compté jusqu'à 300 000 habitants, et qui est relativement étendu. L'encerclement de Soumy par exemple créerait un front intérieur de quelques 40km ... ... et je n'ai pas le sentiment que les russes aient les moyens de se permettre cela pour le moment. --- Certes on peut imaginer que la poursuite des combats après les ukrainiens battant en retraite permet de fixer des unités dans le coin au détriment des autres fronts ... mais j'ai un peu de mal à envisager l'assaut sur Soumy, du moins l'assaut avec une chance de réussite à un horizon raisonnable. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
olivier lsb Posté(e) mardi à 22:55 Share Posté(e) mardi à 22:55 Rappel que les opérations militaires russes ciblent délibérément les civils ukrainiens, et annoncent la couleur de la future politique d'occupation. Kherson (à nouveau)... Révélation 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Vince88370 Posté(e) hier à 10:33 Share Posté(e) hier à 10:33 (modifié) Les Ukrainiens ont trouvé un moyen de faire détruire des drones par leur voisin. Pas sûr que les relations de voisinage reste bonne... Modifié hier à 10:34 par Vince88370 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) hier à 10:47 Share Posté(e) hier à 10:47 il y a 13 minutes, Vince88370 a dit : Les Ukrainiens ont trouvé un moyen de faire détruire des drones par leur voisin. Pas sûr que les relations de voisinage reste bonne... Pas comme si ça faisait des mois que les Russes envoyaient des drones dans le coin. Il est vrai que le respect des frontières n'a jamais été leur fort... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Vince88370 Posté(e) hier à 11:44 Share Posté(e) hier à 11:44 il y a 53 minutes, Ciders a dit : Pas comme si ça faisait des mois que les Russes envoyaient des drones dans le coin. Il est vrai que le respect des frontières n'a jamais été leur fort... Les Russes ou les Ukrainiens du coup ça peut faire longtemps que ceux petit jeux dure... Pour les Ukrainiens sa aurait pu être une bonne opération envoyés les drones russes chez les Roumains. Et dire que c'est les Russes, ils auraient juste à jouer leur discours habituels pour que les Roumains invoque l'article 5 de l'OTAN Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Albatas Posté(e) hier à 13:06 C’est un message populaire. Share Posté(e) hier à 13:06 (modifié) Il y a 2 heures, Vince88370 a dit : Pour les Ukrainiens sa aurait pu être une bonne opération envoyés les drones russes chez les Roumains. Vous pensez que la GE Ukrainienne peut choisir ou vont les Shaheds ? Je pense plutôt que les drones brouillés continuent plus ou moins "tout droit" et parfois ils arrivent en Roumanie... Si vous avez plus d'infos... Modifié hier à 14:20 par Albatas typo 8 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Vince88370 Posté(e) hier à 19:14 Share Posté(e) hier à 19:14 Il y a 7 heures, Albatas a dit : Vous pensez que la GE Ukrainienne peut choisir ou vont les Shaheds ? Je pense plutôt que les drones brouillés continuent plus ou moins "tout droit" et parfois ils arrivent en Roumanie... Si vous avez plus d'infos... Ta théorie pourrait marcher...Par contre tu va m'expliquer comment un drone qui part de la russie arrive à revenir en Russie en faisant plus ou moins une ligne droite ? Sachant que certains font carrément des demi tours... Il y a plusieurs moyen de guerre électronique... Envoyer des fausses informations depuis le sol soit pour que le drone se recale sur le mauvais satellite ou sur un faux satellite généré par la guerre électronique... On avait l'interview d'une personne qui gère ce genre de système. Il est possible d'obtenir une erreur de guidage allant de 1 à 10 % de la portée du missile. Autrement dit, si le missile parcourt 1 000 kilomètres, 1 % correspond à une erreur de 10 kilomètres d'envoyer des fausses coordonnées gps au drone pour qu'il change de cible... Chaque fois que le drone passe dans une zone de GE le pourcentage augmente... Après la seconde technique c'est carrément de réussir à changer les coordonnées gps de la cible par une autre... On a beaucoup de témoignages d'Ukrainien qui ont des téléphones avec la géolocalisation à Moscou ou à Belgorod... Tout est possible, mais c'est sur qu'il est plus facile de se dire que c'est juste une erreur de trajectoire, ça passe mieux 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Banzinou Posté(e) hier à 20:02 Share Posté(e) hier à 20:02 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Teenytoon Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures C'est pas le moment de mettre à l'épreuve le SPECTRA ? ... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures à l’instant, Teenytoon a dit : C'est pas le moment de mettre à l'épreuve le SPECTRA ? Pour renseigner l'ennemi qu'on pourrait combattre demain ?! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Teenytoon Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures Restons chez nous alors Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
olivier lsb Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures Un super reportage d'Ariane Chemin, envoyée spéciale en Ukraine, sur le recrutement et la formation des pilotes de drones type FPV, accompagné de nombreuses photos. Et un verbatim qui résume à lui seul toute l'ironie tragique de la situation « Quand je pense que mes parents me disaient que je m’abrutissais… » https://www.lemonde.fr/international/article/2025/03/26/en-ukraine-les-gameurs-au-service-de-la-guerre_6586305_3210.html Citation GUILLAUME HERBAUT/VU POUR «LE MONDE» En Ukraine, les gameurs sont formés pour devenir les meilleurs pilotes de drones Par Ariane Chemin (Kiev, Kharkiv [Ukraine], envoyée spéciale ) Publié aujourd’hui à 05h00, modifié à 19h26 Temps de Lecture 7 min. ReportageDésormais plus meurtriers que toutes les autres armes, les drones ont changé la face des combats entre Kiev et Moscou. Dans l’attente d’une issue au conflit, l’Ukraine mise sur la formation et recrute volontiers ceux qui font les meilleurs pilotes : les gameurs. On ne voit que leurs bonnets, de couleur noire ou kaki, cinq têtes courbées en demi-cercle, dix yeux rivés sur une console. Sans les treillis, on pourrait croire à une convention de gameurs. Mais de gros insectes bourdonnent dans les airs, et c’est bien à la guerre des drones que, dans un champ enneigé des environs de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, s’entraînent ces hommes de la 92e brigade d’assaut. « Bien sûr qu’on joue aux jeux vidéo, confirme le commandant, Nikola, les joues rouges de froid sous son bonnet The North Face. Ceux qui se sont entraînés sont nettement plus à l’aise pour piloter les drones. » Et tuer, en essaim, jusque sur le front. « Le visage de la guerre a changé. Nous sommes la “nouvelle vague”, résume l’un des responsables d’un atelier de fabrication de drones, un ancien commerce caché au sous-sol d’un vieil immeuble de type soviétique de Kharkiv. « Les fantassins des tranchées ne peuvent rien aujourd’hui sans ces nouveaux bataillons stratégiques de dronistes qui, depuis 2023, ont remplacé l’artillerie lourde et bouleversé les combats », poursuit le militaire sous le poster d’une bimbo en soutien-gorge, rangers et kalachnikov. Les drones sont désormais responsables de 70 % des morts parmi les combattants, russes comme ukrainiens, et l’usage de ceux-ci a rendu la troisième année de guerre plus meurtrière que les deux premières réunies. Kamikazes, bombardiers, longue portée, voilà plus d’un an que les drones servent à bien autre chose qu’à la livraison et à la reconnaissance. Des drones en embuscade interceptent les engins ennemis ; des drones terrestres minent et déminent à distance, et peuvent lancer des attaques armées contre des positions adverses ou des bunkers – un assaut « robotique », sans aucun soldat. « Les drones, nouvelles Kalachnikovs » Signe de cette révolution stratégique : les dernières démonstrations de force entre la Russie et l’Ukraine, avant l’examen du cessez-le-feu de trente jours proposé par Washington et Kiev, ont fait appel aux drones. Le 10 mars, l’Ukraine a lancé sa plus importante attaque depuis le début de la guerre, en février 2022 : 337 appareils kamikazes ont attaqué la région de Moscou et la capitale. Deux semaines plus tôt, c’est la Russie qui a battu son propre record : une salve de 267 drones lancés d’un coup sur l’ennemi. Dans un atelier de fabrication de drones, caché au sous-sol d’un vieil immeuble soviétique de Kharkiv (Ukraine), le 14 janvier 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE » L’Ukraine en utilise 10 000 chaque jour et, durant l’année 2024, a multiplié par sept ses équipages. Dans ce conflit qui dure, les dronistes pallient le manque cruel de soldats face à un ennemi supérieur en nombre. « Ils constituent désormais l’élite de l’armée », ajoute Nikola, les joues en feu sur son champ d’entraînement. A ses côtés, Andri, 22 ans, 1,96 mètre, confirme – et il sait de quoi il parle : blessé à la jambe du côté de Bakhmout par un drone FPV (first person view ; un terme issu de l’univers des jeux qui désigne des drones pilotés à vue), il a été enrôlé comme droniste et s’est révélé excellent. « Je joue aux jeux vidéo depuis que j’ai 17 ans. confie-t-il en affichant fièrement sur son téléphone une “vraie” vidéo de soldats russes piégés par des soldats ukrainiens. Je continue aujourd’hui, des nuits entières. Parfois, je n’arrive plus à faire la différence. » Des soldats ukrainiens de la 92ᵉ brigade d’assaut, dont Andri (au centre), lors d’un entraînement de pilotage de drone, dans la région de Kharkiv (Ukraine), le 16 janvier 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE » Lors d’un entraînement de pilotage de drone, dans la région de Kharkiv (Ukraine), le 16 janvier 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE » Au vrai jeu de la guerre, la production ukrainienne de drones est inférieure à celle de la Russie – même si le pays met les bouchées doubles et vise une production de 3 ou 4 millions d’appareils en 2025, en partie grâce à des start-up. En attendant, Kiev soigne la formation des pilotes et des opérateurs chargés de planifier les vols. Et il est effectivement apparu qu’au combat les as du joystick sont souvent des gameurs. Comme ceux du Drone Fight Club, créé au printemps 2022 par des ingénieurs et des passionnés. A l’étage d’un complexe sportif de la capitale ukrainienne, derrière de lourdes portes anonymes protégées par des codes, on dispense la première phase des entraînements sur simulateur. Sous une lumière blafarde, des hommes et des femmes aux yeux cernés s’appliquent, concentrés, face à des écrans. Le fondateur de l’école, Iouri, 37 ans, vient des jeux vidéo. Il avait développé, avant la guerre, le Fight Drone Simulator, un jeu de combat ultraréaliste destiné à des militaires ou à des fans de drones FPV. Il s’est adossé à une entreprise du secteur et fournit désormais en diplômés plus de 70 brigades. Le club a aussi formé les commandants et les soldats des 40 premières compagnies de systèmes d’attaque de véhicules aériens sans pilote. Le jeu vidéo ukrainien « Fight Drone Simulator » sur un écran du Drone Fight Club, à Kiev, le 18 janvier 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE » « Yeti » (nom de guerre), pilote de drone dans l’armée et formateur de pilotage au Drone Fight Club à Kiev, le 20 janvier 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE » Aujourd’hui, c’est « Yeti » (son nom de pilote de guerre) qui assure la formation de la petite assistance. Il n’est pas seulement prof : ses allers-retours fréquents sur le front aident les informaticiens à perfectionner à la fois simulateurs et… jeux vidéo. On appelle ça des « retours d’expérience ». « Les drones, ce sont les nouvelles kalachnikovs, dit “Yeti”. Des doigts de gameur, c’est forcément mieux que des doigts habitués à serrer des boulons. Car voler vite, c’est facile, contrôler ses mouvements et faire du surplace, c’est plus difficile. J’essaie aussi de leur expliquer que ce n’est pas un jeu. » Il met en garde contre ce dangereux sentiment de surpuissance offert par ces combats sans duel. « Avec des mecs de la 3e brigade d’assaut [anciennement Azov], j’ai été attaqué et blessé par un lance-roquettes russe Ouragan. Je sais qu’on ne peut rien contre les drones. La personne qui trouve du plaisir à ça est un malade. » A mi-chemin entre l’entraînement sur ordinateur et celui, grandeur nature, organisé dans les champs, il y a Kill House, un vaste hangar perdu dans un quartier de la grande banlieue de Kiev. Le nom s’affiche sur les murs. Civils et militaires y apprennent à piloter derrière leurs lunettes FPV : virage à droite, à gauche, slalom entre des carrés et des cercles suspendus au plafond, en rase-mottes au-dessus d’une tranchée artificielle… « Nous mettons nos élèves dans les conditions d’une ligne de front », expliquent « Velo » et « Shadow », responsables de ce centre d’entraînement rattaché à la 3e brigade d’assaut. Les adultes ne sont pas seuls à s’entraîner. « Un de nos élèves les plus agiles est âgé de 10 ans ! Bien sûr, il vient avec l’autorisation de ses parents. » Des mères de famille le racontent : en Ukraine, le soir, à l’heure d’éteindre la lumière, des tas d’adolescents tentent de poursuivre leurs parties de jeux en ligne en plaidant : « Ça me servira pour défendre notre pays. » Et derrière leurs consoles, des soldats se souviennent: « Quand je pense que mes parents me disaient que je m’abrutissais… » Entre l’armée et les centres d’entraînement, tout se passe de manière un brin anarchique – comme souvent en Ukraine –, mais en bonne intelligence. Nous voici maintenant dans un appartement en haut d’une tour de la rive gauche de Kiev. Ce samedi soir, Dmitri, un informaticien de 29 ans, barbiche rousse et crâne rasé, se prépare à l’Alpha FPV Challenge, organisé, le lendemain, par le centre des opérations spéciales du SBU, le service de sécurité d’Ukraine. « Je joue depuis cinq ou six ans, raconte-t-il. L’armée, la guerre, ça m’intéressait peu. L’année dernière, j’ai commencé à la fois à piloter des FPV, et à m’entraîner sur Liftoff », un jeu vidéo simulant des drones, conçu par un studio belge qui, depuis 2022, distribue gracieusement des licences à l’Ukraine et s’est même installé dans le pays il y a deux ans. « Comme la guerre durait, poursuit Dmitri, j’ai moi-même rejoint une équipe privée qui développe des drones et entraîne des militaires. » « La même console, les mêmes gestes » Jusqu’au début de l’année 2024, les appareils se pilotaient à ciel ouvert. C’est devenu trop dangereux. D’où le recours à des planques, comme cette villa kitsch réquisitionnée par l’armée. Retour dans la campagne de Kharkiv, à 15 kilomètres de la ligne de front. Au rez-de-chaussée, des caisses de provisions posées au milieu des miroirs, des bouquets de fleurs artificielles et des lustres en faux cristal de Bohême. Dans une des chambres à l’étage, assis sur un lit de camp, un jeune homme brun venu de Kiev et précédé d’une rumeur flatteuse : à 21 ans, c’est un as du pilotage de drone. « Nikita » – son surnom à l’armée – travaillait dans le renseignement, mais « sa » guerre se passe maintenant dans cette maison d’un notable ukrainien occupée par les Russes durant quelques mois de 2022. A son chevet, des recharges de cigarettes électroniques, une torche offerte par sa copine et un miniventilateur en plastique – « Le souvenir de mon ami mort au front », explique-t-il. Sur ses genoux, sa seule arme, son bien le plus précieux : son ordinateur. Un parcours de drone au centre de formation de pilotes Kill House de la 3ᵉ brigade, à Kiev, le 11 janvier 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE » « Velo », responsable du centre d’entraînement Kill House rattaché à la troisième brigade d’assaut, à Kiev, le 18 janvier 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE » Naguère, cet ordinateur lui servait à jouer à des jeux « comme Battlefield ou d’autres. Tout, sauf ces jeux russes où les Ukrainiens sont les cibles et courent avec des brassards jaune et bleu. Psychologiquement, je n’y arrive pas. » Aujourd’hui, il traque les Russes, en temps réel, devant son écran. « Sur le même “ordi”, avec les mêmes gestes », nous montre-t-il, même si la manette d’un drone est beaucoup plus sensible. « Je n’ai pas peur de mourir, dit tout à coup le jeune homme, mais je veux que ce soit rapide et sans souffrir. » Il n’a pas connu le son des obus ou des mitraillettes, mais tressaille, comme ses copains, au moindre « zzzzzzzz » trop semblable à celui d’un drone pourchassant l’ennemi jusque dans les tranchées. Il sait mieux que personne qu’on ne réchappe pas au danger face à ces armes téléguidées par des Russes postés, comme lui, devant un écran. « Ils sont plus avancés, poursuit-il. Ils ont commencé plus tôt. Nous, on se forme. On apprend en avançant. Pour arrêter les drones russes, par exemple, on utilise tout ce qu’on peut, y compris des filets de pêche. » Dans cette course à la débrouille, il n’a pas échappé aux Ukrainiens que simulateurs de vol et joysticks importés d’autres pays pouvaient servir l’ennemi. Sony, Microsoft et Nintendo avaient suspendu leurs ventes de consoles en Russie, en mars 2022. Il y a quelques semaines, avant la rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, dans le bureau Ovale de la Maison Blanche, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a souhaité inclure, dans un nouveau volet de sanctions, l’interdiction à l’Europe de vendre manettes ou joysticks à la Russie. Le ministère de la jeunesse et des sports ukrainien vient, lui, de hisser au rang de « discipline non olympique » le pilotage de drones militaires pour les quatre épreuves suivantes : course, interception, reconnaissance et contrôle à distance. « Velo », responsable du centre d’entraînement Kill House, rattaché à la 3ᵉ brigade d’assaut, à Kiev, le 18 janvier 2025. GUILLAUME HERBAUT/VU’ POUR « LE MONDE » 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Boule75 Posté(e) il y a 14 heures C’est un message populaire. Share Posté(e) il y a 14 heures (modifié) Il y a 10 heures, Vince88370 a dit : Ta théorie pourrait marcher...Par contre tu va m'expliquer comment un drone qui part de la russie arrive à revenir en Russie en faisant plus ou moins une ligne droite ? Sachant que certains font carrément des demi tours... Il y a plusieurs moyen de guerre électronique... Envoyer des fausses informations depuis le sol soit pour que le drone se recale sur le mauvais satellite ou sur un faux satellite généré par la guerre électronique... On avait l'interview d'une personne qui gère ce genre de système. Il est possible d'obtenir une erreur de guidage allant de 1 à 10 % de la portée du missile. Autrement dit, si le missile parcourt 1 000 kilomètres, 1 % correspond à une erreur de 10 kilomètres d'envoyer des fausses coordonnées gps au drone pour qu'il change de cible... Chaque fois que le drone passe dans une zone de GE le pourcentage augmente... Après la seconde technique c'est carrément de réussir à changer les coordonnées gps de la cible par une autre... On a beaucoup de témoignages d'Ukrainien qui ont des téléphones avec la géolocalisation à Moscou ou à Belgorod... Tout est possible, mais c'est sur qu'il est plus facile de se dire que c'est juste une erreur de trajectoire, ça passe mieux On rappelle que c'est la Russie qui bombarde et envahit l'Ukraine quand même et que le plus simple serait qu'elle arrête ! Je suis très, très surpris que tu ne penses jamais à ces solutions évidentes. Modifié il y a 14 heures par Boule75 1 5 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Vince88370 Posté(e) il y a 13 heures Share Posté(e) il y a 13 heures Il y a 1 heure, Boule75 a dit : On rappelle que c'est la Russie qui bombarde et envahit l'Ukraine quand même et que le plus simple serait qu'elle arrête ! Je suis très, très surpris que tu ne penses jamais à ces solutions évidentes. Ça serait si simple que ça. Il aurait déjà trouver un terrain d'entente. Tout les chef d'État y pense et ce n'est pas pour autant que ça avance... Tu propose quoi que les Russes rendent tout les terrains qui ont conquis ainsi que la Crimée. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
zozio32 Posté(e) il y a 11 heures Share Posté(e) il y a 11 heures 1 hour ago, Vince88370 said: Ça serait si simple que ça. Il aurait déjà trouver un terrain d'entente. Tout les chef d'État y pense et ce n'est pas pour autant que ça avance... Tu propose quoi que les Russes rendent tout les terrains qui ont conquis ainsi que la Crimée. ca serait un bon début, et peut etre que dans ce cas ils pourront negocier de ne pas devoir payer de dommage de guerre 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) il y a 11 heures Share Posté(e) il y a 11 heures Yandex Maps, meilleur outil russe pour viser des cibles… russes Pour obtenir des informations précises de ciblage sur des infrastructures critiques, nul besoin pour les militaires ukrainiens de recourir à des données satellitaires classifiées fournies sur un plateau par leurs alliés occidentaux. Il suffit souvent de se connecter sur le service russe Yandex Maps, comme le démontrent de récentes attaques ukrainiennes sur des infrastructures critiques du Kremlin. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) il y a 11 heures Share Posté(e) il y a 11 heures Il y a 1 heure, Vince88370 a dit : Ça serait si simple que ça. Il aurait déjà trouver un terrain d'entente. Tout les chef d'État y pense et ce n'est pas pour autant que ça avance... Tu propose quoi que les Russes rendent tout les terrains qui ont conquis ainsi que la Crimée. Excellente idée, après tout ces territoires ne sont pas à eux. Et puis, ils ne sont pas colonialistes ni impérialistes, ça ne les dérangera donc pas. il y a 26 minutes, Picdelamirand-oil a dit : Yandex Maps, meilleur outil russe pour viser des cibles… russes Pour obtenir des informations précises de ciblage sur des infrastructures critiques, nul besoin pour les militaires ukrainiens de recourir à des données satellitaires classifiées fournies sur un plateau par leurs alliés occidentaux. Il suffit souvent de se connecter sur le service russe Yandex Maps, comme le démontrent de récentes attaques ukrainiennes sur des infrastructures critiques du Kremlin. Wikimapia est très sympa aussi, sur certaines zones. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) il y a 7 heures Auteur Share Posté(e) il y a 7 heures Il y a 5 heures, Vince88370 a dit : Ça serait si simple que ça. Il aurait déjà trouver un terrain d'entente. Tout les chef d'État y pense et ce n'est pas pour autant que ça avance... Tu propose quoi que les Russes rendent tout les terrains qui ont conquis ainsi que la Crimée. Si c'est une question sérieuse, la meilleure référence est Boris Nadejdine, le seul candidat à la présidentielle russe 2024 qui proposait d'arrêter immédiatement la guerre. Il a été empêché de se présenter, parce que les autorités avaient toute raison de craindre que sa candidature soit davantage qu'un témoignage - l'ensemble des antiguerres étaient en train de se rallier à lui, et il aurait pu faire un score à deux chiffres, aboutissant à créer un parti du genre "Alternative pour la Russie" mettant l'option d'arrêter la guerre de manière définitive dans le débat public Son plan pour résoudre le conflit était à la fois détaillé et réaliste. Et ce n'était pas un plan "pour l'Ukraine", c'était un plan pour les intérêts de la Russie - en fait qui aurait permis à Moscou de s'en sortir très bien compte tenu de qu'elle a fait depuis 2022. Le premier jour, il voulait proposer à Kiev un cessez-le-feu complet indéfini et sans condition préalable (en même temps que libérer tous les prisonniers politiques) J'avais reproduit ici une interview où il détaillait tout cela, ainsi que sa vision géostratégique, bien meilleure pour la Russie que celle de Vladimir Vladimirovitch. Une géostratégie européenne, pour ne pas dire gaullienne, adaptée à l'identité réelle de la Russie et refusant la vassalisation par la Chine Le régime a bloqué sa candidature. La guerre doit continuer, l'Ukraine doit être subjugée et intégrée de force au "monde russe" Le résumé de la stratégie Nadejdine (voir le lien pour la version complète) - Proposition à l'Ukraine de trêve immédiate - Les négociations devront être générales pour que la paix soit durable. Américains et Européens sont requis - Respect absolu de la Constitution russe - ce qui signifie que d'éventuels abandons de territoires conquis ne seraient possibles qu'une fois approuvés par référendum - La base du règlement devra être l'opinion des populations locales, à quel pays elles préfèrent être rattachées - y compris ceux qui sont partis mais souhaitent revenir - Refus du principe même de réparations ou compensations - C'est essentiellement Poutine qui a créé le problème de l'OTAN, dont les budgets ont diminué jusqu'en 2014, augmenté depuis. Il n'y a pas de raison de s'en inquiéter, car ce qu'il arrive de l'OTAN n'est pas important sur le long terme - La Russie doit refuser la stratégie de Poutine consistant à devenir un simple vassal de la Chine. Elle doit chercher à long terme à s'unir à l'Europe, et alors l'Europe unie fera jeu égal avec Chine et avec l'Amérique NB : Encore une fois, on est dans le domaine de l'uchronie. Tel n'était pas le choix du dictateur, tel ne fut pas le chemin suivi 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) il y a 7 heures Auteur Share Posté(e) il y a 7 heures Selon l'état-major ukrainien, la Russie aurait perdu 96 missiles de croisière dans l'attaque sur sa base aérienne Engels-2 « Des informations actualisées indiquent que l'ennemi a perdu 96 missiles de croisière lancés par voie aérienne à la suite de la frappe des forces de défense ukrainiennes sur la base aérienne Engels-2 des forces aérospatiales russes le 20 mars 2025, y compris en raison d'une détonation secondaire. » Détails : Selon les calculs de l'armée ukrainienne, ces munitions étaient destinées à trois frappes de missiles en mars-avril 2025. En outre, les frappes sur les sites de stockage de carburant pour avions ont entraîné la destruction de réserves importantes, ce qui a eu un impact négatif sur la capacité de la Russie à soutenir les opérations de combat. C'est une attaque d'une efficacité remarquable Même surprenante, je trouve, puisque censément seuls des drones à longue portée auraient été utilisés, et ceux-ci ne portent que 50 kg d'explosif au maximum, avec possiblement des opérateurs au sol qui ne peuvent pas porter beaucoup d'explosif non plus Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) il y a 45 minutes Share Posté(e) il y a 45 minutes Il y a 6 heures, Alexis a dit : Selon l'état-major ukrainien, la Russie aurait perdu 96 missiles de croisière dans l'attaque sur sa base aérienne Engels-2 « Des informations actualisées indiquent que l'ennemi a perdu 96 missiles de croisière lancés par voie aérienne à la suite de la frappe des forces de défense ukrainiennes sur la base aérienne Engels-2 des forces aérospatiales russes le 20 mars 2025, y compris en raison d'une détonation secondaire. » Détails : Selon les calculs de l'armée ukrainienne, ces munitions étaient destinées à trois frappes de missiles en mars-avril 2025. En outre, les frappes sur les sites de stockage de carburant pour avions ont entraîné la destruction de réserves importantes, ce qui a eu un impact négatif sur la capacité de la Russie à soutenir les opérations de combat. C'est une attaque d'une efficacité remarquable Même surprenante, je trouve, puisque censément seuls des drones à longue portée auraient été utilisés, et ceux-ci ne portent que 50 kg d'explosif au maximum, avec possiblement des opérateurs au sol qui ne peuvent pas porter beaucoup d'explosif non plus On a parlé du ciblage d'un stock de misisles fraîchement arrivés et donc encore à l'air libre ou presque il me semble. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) il y a 27 minutes Auteur Share Posté(e) il y a 27 minutes il y a 15 minutes, gustave a dit : On a parlé du ciblage d'un stock de misisles fraîchement arrivés et donc encore à l'air libre ou presque il me semble. C'est une explication possible Ça tendrait à montrer que les Russes restent trop détendus pour leur propre bien en ce qui concerne la sécurité dans la profondeur de leur pays Saratov est à 700 km de Kharkiv, 1000 km de la Mer noire... Ce n'est pas si profond en fait... Pas hors d'atteinte Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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