Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

La politique spatiale Allemande


lol94

Messages recommandés

  • 4 months later...
  • 1 month later...

J'ai un peu de mal à m'y intéresser, mais les images de Norvège sont tellement belles que la vidéo en elle-même vaut le détour.
Isar Aerospace prépare le second vol de sa fusée Spectrum en réalisant in tir statique de 30 secondes du réacteur équipant le second étage.
 

Où l'on profite (un peu) de la beauté de l'île d'Andøya sous la neige.
 

 

Modifié par TarpTent
  • Merci (+1) 2
  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

  • 1 month later...

Article un peu (trop?) pessimiste --> https://www.welt.de/wirtschaft/plus69723705707d4aa20757d9ac/new-space-die-vielen-probleme-der-deutschen-raketenprojekte.html?source=puerto-reco-2_ABC-V49.3.A_control

Le calendrier d'Isar est plein jusqu'en 2028, dont 60% de lancement étatiques. 

 

Même l’élève modèle trébuche – les nombreux problèmes des projets de fusées allemands

 

Le « New Space » est en plein essor : ces dernières années, des start-up de lanceurs ont vu le jour dans de nombreux pays, y compris en Allemagne. Les trois concurrents allemands ont toutefois un point commun : ils accusent tous un retard important par rapport à leurs propres calendriers. Or, compte tenu de la situation géopolitique, il y aurait urgence.

Le patron et cofondateur du développeur de petites fusées Isar Aerospace, Daniel Metzler, se montrait confiant dans la réussite du deuxième lancement de sa fusée Spectrum. Il évoquait des progrès dans le développement de la fusée allemande depuis le vol inaugural raté de 30 secondes fin mars 2025. Ainsi, le nombre de variantes de vannes dans la fusée a été réduit de huit à deux.

Mais, ironie du sort, des problèmes liés à une soupape de pression ont conduit au report du lancement initialement prévu mercredi soir, pour une durée indéterminée.

Les difficultés seraient telles qu’une nouvelle tentative depuis le pas de tir norvégien d’Andøya Spaceport ne pourrait avoir lieu qu’en février, selon des sources du secteur. Un lancement était pourtant déjà prévu pour décembre 2025.


Isar Aerospace considéré comme pionnier allemand

Malgré ces retards, Isar Aerospace reste en tête des trois développeurs allemands de petites fusées qui misent sur l’essor de l’industrie spatiale et espèrent des contrats militaires. Face aux bouleversements géopolitiques, l’Europe aurait besoin, en plus de la nouvelle grande fusée Ariane 6 et du lanceur moyen Vega C, d’un accès souverain à l’espace le plus rapidement possible, argumentent ces nouveaux acteurs.

Rocket Factory Augsburg (RFA), filiale du groupe OHB basé à Brême, ainsi que la start-up badoise HyImpulse, sont également en lice pour obtenir des contrats de lancement et veulent envoyer pour la première fois des satellites en orbite avec une fusée allemande.

Cependant, les trois start-up n’ont pas respecté leurs calendriers initiaux ambitieux. Et pas seulement en Allemagne : sur la douzaine de développeurs européens de petites fusées, la plupart sont en retard par rapport à leurs prévisions.

Au départ, Daniel Metzler, 33 ans, voulait envoyer une fusée dans l’espace dès 2021. Mais la date a été repoussée à plusieurs reprises. Malgré cela, Isar Aerospace est considéré comme un pionnier allemand du développement actuel de lanceurs. Son dirigeant estime que les réalisations de sa start-up fondée en février 2018 sont un grand succès : environ 500 millions d’euros de capitaux ont été levés. Les clients feraient la queue et les lancements seraient complets jusqu’en 2028. La part des clients étatiques, notamment pour des constellations militaires, serait récemment montée à 60 %.


« Nous avons besoin de vitesse »

Dans quelques années, 40 fusées Spectrum par an devraient sortir d’un nouveau site de production de 40 000 m² à Parsdorf/Vaterstetten, près de Munich, qui doit ouvrir cette année. Les fusées trois à sept sont déjà en production. Si le lancement actuellement reporté se déroule sans accroc, deux ou trois autres lancements pourraient encore avoir lieu cette année.

Il reste toutefois à voir comment se déroulera le deuxième vol de Spectrum, qui doit pour la première fois transporter une charge utile – cinq minisatellites – à environ 500 kilomètres d’altitude. La fusée bi-étage de 28 mètres doit encore faire ses preuves. Metzler a expliqué que l’objectif est de progresser dans le développement et de « repousser les limites » par rapport au vol inaugural.

La start-up suit une approche itérative afin de progresser en tirant des leçons de ses erreurs. Dans le contexte géopolitique actuel, Metzler avertit que l’Europe et l’OTAN perdent du temps dans le domaine spatial. « Nous avons besoin de vitesse », dit-il au sujet de la mise en place de capacités de lancement.


Les concurrents aussi en difficulté

Le concurrent Rocket Factory Augsburg a lui aussi constaté à quel point le développement de petites fusées est complexe. Lors d’un essai moteur en août 2024, le premier étage a explosé. Le vol inaugural de la fusée RFA One, initialement prévu fin 2023, a été reporté à plusieurs reprises.

Après l’incident, un nouveau calendrier visait 2025, avec une licence de lancement du port spatial britannique SaxaVord. Mais cette échéance n’a pas non plus été tenue. Le vol devrait désormais avoir lieu cette année. Des retards similaires touchent HyImpulse, qui a certes lancé une petite fusée, mais ne prévoit une tentative vers l’espace qu’en 2027.


Un marché très mouvant

Les développeurs allemands font partie d’un groupe d’une douzaine de start-up européennes qui veulent profiter de la tendance « New Space ». L’Agence spatiale européenne (ESA) soutient cinq start-up dans le cadre d’un concours européen, dont Isar Aerospace et RFA.

Le marché est en pleine mutation. Une lettre d’intention vient d’être annoncée entre la société spatiale franco-allemande The Exploration Company et le fabricant britannique de petites fusées Orbex, lui aussi soutenu par l’ESA. À l’international, des dizaines, voire plus d’une centaine d’entreprises travaillent sur des lanceurs ou des systèmes réutilisables, notamment aux États-Unis, en Chine, en Europe, en Inde ou en Corée du Sud.

Le directeur d’Arianespace, David Cavaillolès, a récemment exprimé des doutes quant au fait qu’il y ait suffisamment de contrats de lancement en Europe pour le nombre croissant de fournisseurs. Il prévoit un processus de sélection.

Gerhard Hegmann est journaliste économique indépendant et couvre depuis des décennies l’industrie de la défense et de l’aérospatiale.

  • Upvote (+1) 3
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le 23/01/2026 à 20:10, TarpTent a dit :

Isar Aerospace va finalement se rajouter à la liste, pour un lancement initialement prévu le 21 janvier et qui est repoussé à février du fait d'un souci avec une valve de pressurisation.

 

 

Finalement, la prochaine fenêtre de tir retenue pour cette nouvelle tentative ouvrira le 19 mars.

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

https://air-cosmos.com/article/rheinmetall-et-ohb-une-alliance-allemande-pour-un-oneweb-militaire-70944

"Les industriels allemands OHB et Rheinmetall discutent d’une possible coentreprise dédiée au développement d’une constellation satellite de communication sécurisée en orbite basse qui serait mise à disposition de l’armée allemande."

"....La question demeure : que va-t-il advenir de tous ces projets une fois Iris² opérationnel ? Les gouvernements pourront-ils soutenir en même temps une constellation nationale ? Le risque de Darwinisme entre les projets demeure. « En Europe, faire une constellation c'est comme faire une primaire de gauche : tout le monde est pour du moment que c'est lui qui est élu à la fin », glisse un analyste (français)..."

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il y a 13 heures, mark1100 a dit :

IRIS² a un budget de 2 milliards d’euros, contre 10 milliards d’euros pour le SATCOMBw Stufe 4 allemand. IRIS² paraît donc inutile.

Pas tout à fait. La constellation IRIS² (Usages civil + étatique + militaire) avec ses 290 satellites mis en orbite à partir de 2029, doit coûter environ 10,6 milliards d’euros pour sa conception, son développement, son lancement et sa mise en service.

  • ≈ 6 milliards € proviennent de financements publics (Union européenne et États membres).
  • ≈ 550 millions € viennent de l’Agence spatiale européenne (ESA).
  • > 4 milliards € sont apportés par l’industrie via un consortium d’opérateurs privés appelé SpaceRISE (SES, Eutelsat, Hispasat, etc.).
Modifié par CANDIDE
  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Veuillez vous connecter pour commenter

Vous pourrez laisser un commentaire après vous êtes connecté.



Connectez-vous maintenant
  • Statistiques des membres

    6 158
    Total des membres
    4 678
    Maximum en ligne
    Paris_est_magic_2
    Membre le plus récent
    Paris_est_magic_2
    Inscription
  • Statistiques des forums

    21,7k
    Total des sujets
    1,8m
    Total des messages
  • Statistiques des blogs

    4
    Total des blogs
    3
    Total des billets
×
×
  • Créer...