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Nouveau Yalta US/RUSSIE/CHINE pour se partager le monde


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Pour info cette guerre de liquidité sur le dollar a commencé avant Trump.

https://www.businessbourse.com/2025/03/26/vers-une-flambee-de-lor-a-3-600-la-crise-de-liquidite-en-cause/

La crise de liquidité mondiale inquiète de plus en plus les investisseurs. Michael Howell, fondateur de CrossBorder Capital, met en lumière des injections de liquidités secrètes et des mesures de relance non conventionnelles prises par la Réserve fédérale américaine. Ces actions risquent d’affaiblir le dollar américain, renforçant ainsi l’attrait pour l’achat d’or comme valeur refuge.

Parallèlement, la Chine lutte pour maintenir la parité du yuan, ce qui accentue les tensions économiques mondiales. À cela s’ajoutent les incertitudes géopolitiques en Ukraine et au Proche-Orient, favorisant une ruée vers l’or physique. Dans un tel contexte, investir dans l’or est une stratégie éprouvée pour protéger son capital contre les turbulences économiques.

Les banques centrales jouent également un rôle clé dans la hausse du métal précieux. Ces dernières années, elles ont accumulé des quantités record de lingots, renforçant leur résilience face aux crises financières. Ce phénomène, combiné à la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires, soutient la tendance haussière de l’or d’investissement.

(..)

 

Pour comprendre Les fondamentaux et donc être en mesure de les suivre sur le forex :

https://ftmo.com/fr/comment-la-liquidite-affecte-t-elle-la-volatilite-du-marche/

 

Modifié par herciv
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  • 9 months later...
Le 21/03/2025 à 15:26, vincenzo a dit :

On est en train de sortir du capitalisme d’abondance (1980–2019) et de rentrer dans un capitalisme de la finitude.

Avant, le principe dominant était simple : on optimise, on globalise, on réduit les coûts, et on achète tout sur le marché mondial. La croissance était supposée quasi infinie, et l’innovation servait à repousser toutes les limites.

Maintenant, on change de régime. Le problème principal n’est plus “comment produire moins cher”, mais “comment sécuriser l’accès” : énergie, matières premières, capacités industrielles, chaînes logistiques, technologies critiques, routes maritimes, stabilité sociale. Autrement dit, on passe d’une économie optimisée à une économie assurée.

Et dans ce monde, le profit se déplace : il vient moins de l’innovation pure, et davantage de la position. Celui qui contrôle l’accès contrôle la rente. On le voit partout : sanctions, contrôles d’exportations, subventions industrielles, relocalisations, réarmement, retour des stocks, fin du “just-in-time”. Le politique revient au centre, parce que le marché seul ne garantit plus la continuité.

Ce n’est pas nouveau historiquement. C’est plutôt un retour à une logique 1880–1945 : compétition pour les ressources, sécurisation des routes, contrôle des espaces, rivalités industrielles et maritimes. La différence aujourd’hui, c’est que la contrainte est plus large et plus dure : elle est géopolitique, industrielle, énergétique, technologique, et même climatique/réglementaire en même temps. Donc c’est plus instable.

Dans ce cadre, les ressources redeviennent territoriales, donc contestables. Et c’est là qu’on comprend le Groenland : ce n’est pas juste une lubie politique, c’est une logique d’accès (routes arctiques + position stratégique + potentiel de ressources). Le même raisonnement vaut ailleurs.

Et c’est là que la France a un sujet majeur : sa ZEE. On a 11 millions de km², donc une réserve stratégique multi-couches (pêche, fonds marins, énergie offshore, routes, souveraineté). Le problème, c’est que dans un monde de finitude, une ZEE sous-protégée devient une cible idéale… non pas forcément par invasion, mais par grignotage : pêche illégale massive, présence hybride civil/militaire, “science” opportuniste, contestation juridique, pressions diplomatiques, fait accompli progressif.

Bref : on est en train de passer d’un monde de coopération économique relative à un monde de rapport de force sur les accès. Ce n’est pas une “théorie”, c’est une dynamique observable. Et ceux qui n’intègrent pas ce changement de régime vont subir les événements au lieu de les piloter.

Arnaud Orain met le doigt sur quelque chose de fondamental : dans un monde fini, le capitalisme cesse d’être un jeu d’échanges et redevient une logique de prédation. Quand les ressources critiques deviennent rares (minéraux, énergie, routes, positions), on ne cherche plus seulement à “acheter au meilleur prix”, on cherche à verrouiller l’accès et à empêcher l’autre d’y accéder.

Le Groenland est l’exemple parfait : ce n’est pas seulement une terre froide et vide, c’est un “pack” complet de finitude moderne. Ressources potentielles, position géostratégique, routes arctiques, profondeur militaire… et surtout un territoire politiquement fragile donc “prenable” par étapes.

Et c’est là que le parallèle avec la France est inquiétant : notre domaine maritime (ZEE gigantesque) ressemble à un Groenland éclaté en morceaux. Une ressource immense, sous-exploitée, difficile à surveiller, donc vulnérable à une prédation progressive. Pas besoin de guerre ouverte : ça commence par la pêche illégale, la cartographie “scientifique”, la présence navale “civile”, les contestations juridiques, puis l’habitude du fait accompli.

Le cœur du capitalisme de la finitude, c’est ça : la conquête ne se fait plus forcément par invasion, mais par usage, jusqu’au jour où contester devient trop coûteux. Et dans ce cadre, la puissance militaire et industrielle redevient la condition de la souveraineté : non pas pour faire la guerre, mais pour rendre la prédation impossible.

En clair : Groenland aujourd’hui, ZEE française demain — même logique, même mécanique, même époque.

Arnaud Orain : « La prédation du Groenland illustre la course aux ressources d’un monde fini »

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"Nous ne pouvons plus nous reposer autant qu'avant sur les États-Unis": six ans après le Brexit, la City de Londres veut se rapprocher de l'UE et l'aider à se réarmer

https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/defense/nous-ne-pouvons-plus-nous-reposer-autant-qu-avant-sur-les-etats-unis-six-ans-apres-le-brexit-la-city-de-londres-veut-se-rapprocher-de-l-ue-et-l-aider-a-se-rearmer_AD-202601140862.html

1) La phrase clé : « on ne peut plus se reposer autant qu’avant sur les États-Unis »

Quand un responsable de la City dit ça publiquement, ce n’est pas une opinion : c’est une mise à jour de doctrine.

Cela veut dire le parapluie américain est désormais perçu comme conditionnel (politique intérieure US, marchandage, priorités Indo-Pacifique, etc.), et donc le Royaume-Uni ré-internalise une partie du risque : “si on ne finance pas nous-mêmes notre défense, personne ne le fera à notre place”. C’est exactement la logique “monde dangereux / monde fini” : les garanties gratuites disparaissent.

2) La City se repositionne : “je ne reviens pas dans l’UE… mais je redeviens indispensable”

Le message est très habile : pas de retour dans l’UE (tabou politique), mais coopération maximale là où ça compte : défense + financement. Et c’est cohérent : le Royaume-Uni n’a pas besoin d’être dans l’UE pour être la place de marché qui organise :

  • émissions obligataires,
  • syndication bancaire,
  • structuration de fonds,
  • couverture de risques,
  • financement long terme de l’industrie d’armement.

En clair : “vous voulez 800 Md€ ? Très bien. Nous sommes la machine à lever l’argent.”

3) L’UE a le plan, mais pas encore la plomberie financière complète

Le réarmement européen, ce n’est pas seulement une décision politique : c’est une problématique de tuyauterie :

  • dette commune ou non,
  • capacité BEI,
  • règles budgétaires,
  • marchés de capitaux fragmentés,
  • profondeur de marché.

La City dit : “nous, on sait faire.” Et c’est vrai : Londres reste un hub mondial pour absorber des montants massifs.

4) Starmer : un “rapprochement par la sécurité”, pas par l’idéologie

Le texte montre que le rapprochement UK-UE se fera surtout par :

  • la sécurité,
  • la dissuasion industrielle,
  • et la croissance (faible partout, donc besoin d’un moteur).

Ce n’est pas romantique. C’est transactionnel. Et c’est précisément ce qui le rend crédible.

5) Lien direct avec Groenland / Trump / coercition

Ce passage prend une autre dimension avec ce qu’on voit sur le Groenland si Trump utilise les tarifs comme arme politique, alors l’Europe et le UK comprennent qu’il faut une autonomie de décision, donc une autonomie militaire, et derrière, une autonomie financière et industrielle. La City se place exactement au bon endroit : elle propose une capacité de mobilisation (capitaux) face à un monde où la coercition devient normale.

6) Lecture “capitalisme de la finitude”

C’est un exemple parfait de bascule vers un capitalisme où :

  • la sécurité redevient un secteur d’investissement central,
  • la finance sert à sécuriser des capacités matérielles (usines, stocks, munitions, chaînes logistiques),
  • et les alliances se recomposent autour d’intérêts vitaux, pas de principes.

Conclusion : ce n’est pas un simple article sur la City. C’est le symptôme d’une Europe (et d’un Royaume-Uni) qui actent que le monde entre dans une phase où la puissance se finance, et où l’Amérique n’est plus un “garant automatique”, mais un acteur parmi d’autres, parfois coercitif.

Modifié par Picdelamirand-oil
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il y a 21 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

Conclusion : ce n’est pas un simple article sur la City. C’est le symptôme d’une Europe (et d’un Royaume-Uni) qui actent que le monde entre dans une phase où la puissance se finance, et où l’Amérique n’est plus un “garant automatique”, mais un acteur parmi d’autres, parfois coercitif.

Pareil. Même constat.

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il y a une heure, Picdelamirand-oil a dit :

En clair : Groenland aujourd’hui, ZEE française demain — même logique, même mécanique, même époque.

Et vient la question de l'évaluation de la faiblesse. Est-ce que le Venezuela était faible ? L'est-il encore ? Comment devient-il moins faible ?

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il y a 27 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

1) La phrase clé : « on ne peut plus se reposer autant qu’avant sur les États-Unis »

Quand un responsable de la City dit ça publiquement, ce n’est pas une opinion : c’est une mise à jour de doctrine.

Quand un responsable de la city dit çà publiquement c'est un choix de cheval. Il ne choisi pas les US, il choisi l'UE.

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Il y a 3 heures, Picdelamirand-oil a dit :

On est en train de sortir du capitalisme d’abondance (1980–2019) et de rentrer dans un capitalisme de la finitude.

Pour moi cela fait confusément - parce que c'est un penseur original et exigeant et que je n'ai plus vraiment son cours sur la négociation, où il fait notamment appel à la théorie des jeux, en tête - écho à ce que disait Laurent Mermet en novembre 2018 sur le "refoulement du distributif". Tant qu'on vit dans le monde de la croissance où le gâteau à partager est plus grand chaque année, on peut faire des scénarios optimistes sur la distribution. Si l'on sort de la croissance - rapport Meadows du club de Rome en 1972 - pic pétrolier du pétrole conventionnel atteint en 2006 selon l'Agence Internationale de l'Énergie - ou si l'on s'interdit volontairement de consommer des énergies fossiles pour régler la question du changement climatique - (ou pour résumer, les principaux points de discussion de Jean-Marc Jancovici) alors cela se corse au niveau de la distribution des parts de gâteau.

Le 25/05/2021 à 12:01, Wallaby a dit :

26 novembre 2018 - Laurent Mermet, Le Refoulement du distributif

Dans cet extrait, Laurent Mermet montre en quoi le refoulement du distributif, où l'on raisonne comme si l'humanité était un acteur constitué et unitaire, et où l'on élude la question des gagnants et des perdants des crises et mutations, débouche sur d'importants points aveugles lorsqu'il s'agit de penser l'action collective face à l'urgence écologique.

3:44 Quand j'entends cette annonce d'une guerre inévitable, j'ai envie de poser des questions très simples : cette guerre, est-ce que nous avons des chances de la gagner ? Et qui vont être nos ennemis dans cette guerre ? Quels vont être les affrontements et qui va mourir dans cette guerre ? Est-ce que nos équipements militaires actuels sont adaptés aux formes de guerre ? Est-ce que cela ne serait pas une priorité majeure dans la formation de la jeune génération, de former les guerriers qui nous permettront de survivre dans cette guerre ? Quand quelqu'un annonce une guerre avec des arguments crédibles, pour moi il y a une étrangeté à ne pas poser la question : est-ce que nous faisons bien ce qu'il faut pour la gagner ? Et puis cela pose immédiatement la question : qui est "nous" dans cette guerre ? Est-ce que c'est la France et les Français ? Est-ce que c'est l'Europe et les Européens ? Dans tous ces appels qui pour beaucoup évoquent cette perspective d'affrontements à l'échelle planétaire, tous éludent. C'est à dire que la violence est évoquée, mais comme un repoussoir. Elle n'est jamais évoquée comme devant faire l'objet d'une préparation. Pour quelqu'un qui lit des livres d'histoire, il y a quelque chose d'insensé. Cela peut se comprendre parce que cela fait deux générations qui n'ont pas été confrontées à la violence qui sous-tend les structures politiques, économiques et que nous profitons de la situation, mais le fait de croire que cela va durer indéfiniment, c'est quelque chose qui est de l'ordre de l'illusion.

7:02 Il y a une formule qu'utilise Aurélien Barreau, c'est « la tribu des vivants ». C'est évidemment paradoxal puisque quand on parle de tribu, c'est qu'il y a plusieurs tribus. Au lieu de poser la question quelles tribus vont tirer leur épingle du jeu dans la crise planétaire, on nous dit : il y a une seule "tribu des vivants", l'humanité, les générations futures.

7:38 On utilise pour penser la question environnementale des concepts qui évacuent la dimension distributive. Exemple : l'humanité ("l'humanité n'a plus que dix ans pour échapper aux pires scénarios du changement climatique"). Plus nette encore, la notion de "générations futures", "les générations futures". Mais c'est une pure abstraction, les générations futures, parce que chaque famille prépare sa génération future. Chaque pays, chaque communauté. La question de savoir, est-ce que ce seront les générations futures chinoises ou européennes ou africaines qui vont s'en sortir, et comment vont-elles s'en sortir et quel va être le mode de vie qu'elles vont utiliser, ça, c'est une question distributive.

8:51 Le deuxième refoulement est normatif qui consiste à dire : le monde est déjà trop inégalitaire, donc il est absolument hors de question d'envisager de manière explicite des résolutions de problème, même ne serait-ce que fassent perdurer les inégalités actuelles. Du coup on raisonne en utilisant des attracteurs normatifs, par exemple : "tout le monde a la même chose", ou "un homme = un quota de ressources sur toute la planète". Or ces attracteurs n'ont aucun réalisme en termes d'action. Ce sont des attracteurs moraux, on le comprend : on n'a pas encore vu avec le cours de négociation les notions de point focal, et caetera qui expliquent que dans le flou, l'incertitude, quand on n'arrive pas à gérer les situations distributives, on se repère par rapport à des attracteurs, mais si ces attracteurs sont totalement irréalistes en termes d'action, à ce moment-là, on entre dans des modes de raisonnement qui sont décalés par rapport à la possibilité réelle d'agir. On va agir avec un discours qui dit quelque chose et une action réelle qui fait autre chose, parce qu'on est trop décalé sur le plan distributif.

11:19 [Le troisième refoulement est fantasmatique] en ce sens qu'on imagine que la distribution de l'accès aux ressources, aux biens naturels, à l'environnement, et caetera, n'est pas un facteur pertinent, et qu'avec un accès massivement diminué, on pourra d'une certaine façon vivre mieux.

11:48 Quand vous regardez pourquoi il y a des échecs dans l'organisation de l'action collective, très souvent, même à des échelles toute petites, quand vous êtes trois, quatre, cinq, dix, vous dites : ça serait vachement bien de faire ça, très souvent quand on n'arrive pas à passer à l'action, c'est parce qu'il y a des enjeux distributifs sous-jacents qui n'ont pas été réglés, c'est à dire que les participants potentiels à l'action collective ne sont pas au clair pour savoir qui va tirer son épingle du jeu, et qui non. Cela inhibe l'action de manière insidieuse, parce que les gens ne vont pas dire que c'est parce qu'ils pensent qu'ils ne vont pas s'y retrouver autant que l'autre qu'ils ne participent pas de bon coeur à l'action collective. Ils disent : oui, oui, je suis prêt, et tout, mais en fait ça sabote de manière souterraine l'action collective.

13:30 Si vous pensez que rétablir la justice distributive est une condition sine qua non pour sauver la planète, c'est que c'est plus important pour vous de mener vos luttes distributives que de sauver la planète. Vous connaissez tous l'histoire du jugement de Salomon : les deux mères qui prétendent toutes les deux que le bébé est à elle, et c'est seulement au moment où Salomon demande à un garde d'arriver avec son épée pour couper le bébé en deux qu'une femme s'écrie : non, non, je préfère qu'il soit à l'autre. C'est parce qu'à un moment pour elle la vie du bébé est prioritaire par rapport à la distribution entre elles. Mais tant qu'on nous dit : le problème distributif est un préalable, c'est que la planète n'est pas la priorité.

 

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