collectionneur Posté(e) le 15 décembre 2025 Share Posté(e) le 15 décembre 2025 @Rob1 Absorbé dans cette nouvelle entité je présume ? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
lm2 Posté(e) le 16 décembre 2025 Share Posté(e) le 16 décembre 2025 (modifié) On 12/14/2025 at 5:10 PM, collectionneur said: @Rob1Les Britanniques vont unifier leurs services secrets militaire en plus du MI5 et MI6 ? Tombé à l'instant sur cette article réservé aux abonnés : https://www.lefigaro.fr/international/face-a-la-montee-des-menaces-londres-cree-le-mis-un-service-de-renseignement-militaire-unifie-20251214 sur le topic adéquat, comme c'est pas la DGSE : https://forum.air-defense.net/topic/822-les-services-de-renseignements-dans-le-monde/?do=findComment&comment=1858572 Modifié le 16 décembre 2025 par lm2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
collectionneur Posté(e) le 16 décembre 2025 Share Posté(e) le 16 décembre 2025 @lm2 .... et Services de Renseignement Européen :) Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Rob1 Posté(e) le 16 décembre 2025 Share Posté(e) le 16 décembre 2025 Le 14/12/2025 à 17:32, Polybe a dit : La différence étant le GCHQ, qui chez nous est une fonction intégré de la DGSE. Je viens de réaliser que la technique n'avait même pas le statut de direction à part entière du SDECE/DGSE avant 1983 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
collectionneur Posté(e) le 16 décembre 2025 Share Posté(e) le 16 décembre 2025 La DGSI enquête sur un boîtier informatique pouvant prendre le contrôle d'un ferry italien découvert à Sète ! le système informatique du navire aurait pu être infecté par un dispositif malveillant de type RAT (Remote Access Tool), permettant une prise de contrôle à distance Un membre d'équipage letton arrêté : https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/16/la-dgsi-enquete-a-la-suite-de-la-decouverte-d-un-boitier-espion-sur-un-ferry-en-mediterrannee_6658187_3224.html 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
lm2 Posté(e) le 16 décembre 2025 Share Posté(e) le 16 décembre 2025 Il y a 9 heures, collectionneur a dit : La DGSI enquête sur un boîtier informatique pouvant prendre le contrôle d'un ferry italien découvert à Sète ! le système informatique du navire aurait pu être infecté par un dispositif malveillant de type RAT (Remote Access Tool), permettant une prise de contrôle à distance Un membre d'équipage letton arrêté : https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/16/la-dgsi-enquete-a-la-suite-de-la-decouverte-d-un-boitier-espion-sur-un-ferry-en-mediterrannee_6658187_3224.html je pense surtout que les médias en font des pataqès dès que la russie est impliquée... l'espionnage se vend bien.. Il y a 15 heures, collectionneur a dit : @lm2 .... et Services de Renseignement Européen :) votre service de renseignement vous a caché l'épisode du Brexit, visiblement ;) Le 08/11/2025 à 09:40, mgtstrategy a dit : Une âme charitable ? https://lesjours.fr/obsessions/dix-ans-13-novembre/ep5-bajolet-dgse/ "nowel avant leurre" :o ;) Spoiler https://lesjours.fr/obsessions/dix-ans-13-novembre/ep5-bajolet-dgse 2015-2025 : leur 13 Novembre À la DGSE, Bernard Bajolet, le bras armé de la riposte Dix ans après, « Les Jours » recueillent l’écho des attentats du 13 novembre 2015. Aujourd’hui, l’ex-maître espion raconte ses erreurs et la réplique contre l’État islamique. Bernard Bajolet Il sera écrit qu’après le 13 novembre 2015, c’est par l’œuvre d’un diplomate de carrière, et non d’un policier ou d’un militaire, que la France a plongé sans retenue les mains dans le cambouis de l’action clandestine à l’étranger. Il demeurera dans l’histoire que c’est Bernard Bajolet qui a commencé à muscler sans états d’âme les pouvoirs légaux et les moyens de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) : le travail des espions et des commandos du service « Action », écouter et surveiller tous azimuts avec des moyens d’intrusion décuplés par le numérique, envoyer à l’occasion au tapis les ennemis de la France en territoire étranger, peut paraître on ne peut plus éloigné des tâches feutrées d’un ambassadeur. Pourtant, c’est lui qui a sorti l’artillerie. Lui, l’énarque et intellectuel (promotion Léon-Blum en 1975), lui, l’homme de dialogue passionné du Proche-Orient, avec des postes d’ambassadeur en Jordanie, Bosnie, Irak, Algérie, Afghanistan, de représentant spécial du gouvernement français à la conférence de paix de Madrid de 1991 entre Israéliens et Palestiniens. Le budget de la DGSE a décollé jusqu’à doubler en une quinzaine d’années pour dépasser, en 2025, le milliard d’euros annuel (plus des fonds spéciaux annuels en cash, pour des dizaines de millions), les effectifs passant de 4 400 à 7 200 agents sur la même période. La DGSE, à l’image jadis plombée dans les années 1980 par le scandale du lamentable attentat meurtrier contre un navire de Greenpeace1 en Nouvelle-Zélande, s’affiche aujourd’hui fièrement comme « protectrice de la France ». Son organisation a été toilettée par un arrêté en 2022. Un nouveau siège est en construction à Vincennes, en proche banlieue parisienne, pour remplacer à l’horizon 2030 la vieille caserne du boulevard Mortier, dans le XXe arrondissement, surnommée « la Piscine » (car elle jouxte celle, bien liquide cette fois, des Tourelles). L’objectif de mon service, avec l’aval du président de la République, était de neutraliser cette structure [la cellule de l’État islamique responsable des attaques] pour l’empêcher de commettre de nouveaux attentats. À mon départ, en mai 2017, 90 % avaient été éliminés. Bernard Bajolet, ancien directeur de la DGSE Bernard Bajolet, 76 ans aujourd’hui, nommé par François Hollande à la tête de la DGSE d’avril 2013 à mai 2017, c’est l’image de l’élite française d’après la guerre froide, qui avait un peu espéré la fin de l’histoire et commencé à croire à un monde apaisé. L’homme, élégant et courtois, qui parle anglais, italien, allemand, arabe et serbo-croate ; utilise toujours les mots choisis et précis du diplomate, mais c’est pour raconter du brutal. Après les attaques du 13 Novembre, la DGSE a piloté la traque des cerveaux des attentats, la « cellule des opérations extérieures » de l’État islamique2 et a largement contribué à mettre fin aux jours d’une dizaine de cadres. « L’objectif de mon service, avec l’aval du président de la République, était, dit-il aux Jours, de neutraliser cette structure pour l’empêcher de commettre de nouveaux attentats. À mon départ, en mai 2017, 90 % avaient été éliminés. Les 10 % restants le seront quelques mois après mon départ. Ces cibles ont été traitées par nos forces armées ou celles de la coalition, mais dans tous les cas, principalement sur renseignements DGSE. » Exit notamment le Syrien Mohammed Al-Adnani, sorte de « ministre des attentats » de l’EI, et le Belge Oussama Atar, chef de la cellule. On est assez loin des réceptions de l’ambassadeur, et la froideur d’aujourd’hui est peut-être née de l’effroi de l’attaque. Locaux de la DGSE Salle de veille dans les locaux de la DGSE, boulevard Mortier à Paris, en mars 2015 — Photo Eric Dessons/JDD/Sipa. Le 13 novembre 2015, Bernard Bajolet est en déplacement au Cameroun. Il revient dare-dare à Paris pour constater que la DGSE a loupé le commando de tueurs alors qu’elle connaissait et avait fiché sept de ses dix membres, infiltrés incognito en Europe, notamment son chef, le Belge Abdelhamid Abaaoud. L’État, le Président ou des ministres ont-il tenu Bajolet pour responsable du 13 Novembre ? « Non. Mais moi, je me le suis reproché », dit-il aux Jours. Au procès des attaques, il avait déjà parlé de « sentiment d’échec ». « Il y a eu un grave échec pour mon service, mais il n’y a pas eu de faille. Il y aurait eu une faille s’il y avait eu une information non exploitée, un renseignement fourni par un de nos partenaires qui aurait été négligé, une interception téléphonique dont l’importance nous aurait échappé, une source humaine qui nous aurait dit quelque chose que nous n’aurions pas pris en considération. Nous n’avons rien décelé de tout cela dans notre retour d’expérience. » La DGSE savait que l’État islamique préparait une attaque mais pas ce qui se tramait exactement, tout simplement. Si problème il y a eu, dit-il, c’était début 2015 quand la DGSE, mobilisée sur les suites de l’attaque de Charlie, avait sous-traité entièrement à la Belgique le traitement d’une information sur les préparatifs d’un autre attentat. Déclenchant des arrestations trop tôt, les Belges ont alors permis à Abaaoud de s’échapper, assure-t-il. La leçon a été ensuite retenue et on a donc recruté pour ne plus avoir à sous-traiter. Deux lois sur le renseignement ont légalisé la mise en œuvre de techniques de surveillance très avancées, voire très intrusives, comme l’interception de conversations téléphoniques grâce aux « Imsi-catchers » Bernard Bajolet a appuyé de toutes ses forces la loi sur le renseignement de juillet 2015 sur laquelle l’ensemble des dirigeants politiques n’étaient pas très chauds, avant de devenir unanimes après les attentats de janvier 2015. Cette loi, renforcée par une autre en 2021, légalise la mise en œuvre de techniques très poussées, notamment la surveillance d’internet par algorithmes, mais aussi d’autres pratiques très intrusives comme l’interception de conversations téléphoniques dans tout un périmètre par un outil appelé « Imsi-catcher », le tout moyennant un avis consultatif d’une commission et l’autorisation de Matignon. Bernard Bajolet défend aujourd’hui ce dispositif, soulignant qu’à ses yeux, il est le plus contraignant dans les grandes démocraties. La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignements (CNCTR), qui voit monter le flot de la surveillance (24 000 personnes surveillées en 2024, par tous les services de renseignement, dont la DGSE, selon le rapport officiel), a d’après lui freiné les ardeurs de son ancien service… dans des décisions classées secrètes. « Je peux vous assurer que le contrôle est rigoureux », assure Bernard Bajolet. Il demeure qu’un gouvernement autoritaire pourra légalement passer outre les avis de la CNCTR et peupler de parlementaires dévoués ladite commission. Le citoyen a-t-il aujourd’hui la garantie que la DGSE ne puisse être utilisée comme un instrument d’oppression par un éventuel pouvoir extrémiste ? « Il y a des garde-fous, affirme Bernard Bajolet. La CNCTR est composée de deux conseillers d’État, deux magistrats de la Cour de cassation, une personnalité qualifiée choisie pour sa compétence, deux sénateurs et deux députés, désignés pour assurer une représentation pluraliste du Parlement (c’est-à-dire comprenant deux parlementaires de l’opposition). Puis il y a toute l’administration, ceux que les politiques appellent l’État profond, et qui ne passera pas à l’extrême droite si celle-ci arrivait au pouvoir. Pareil pour l’extrême gauche, d’ailleurs. » Même si un patron de la DGSE « politique » était nommé, Bajolet veut croire que « les gens de la DGSE, qui sont dévoués à l’État, à la démocratie, à la République et sont formés au respect de l’État de droit, n’accepteront pas de faire n’importe quoi ». Tout le monde n’a pas cette confiance, tant l’histoire montre à quelle vitesse peut basculer une administration démocratique. Bernard Bajolet lui-même aurait, selon la justice, abusé des pouvoirs des agents secrets, dans une affaire certes très spécifique, le litige de la DGSE avec un homme d’affaires qu’elle présente comme un escroc, Alain Duménil. Les services lui avaient imprudemment confié la gestion d’un « magot » secret constitué après la Première Guerre mondiale mais il a disparu et Bajolet est poursuivi pour avoir envoyé deux agents exercer une pression sur cet homme en 2016. Alain Duménil a porté plainte et Bernard Bajolet était jugé ces 6 et 7 novembre 2025 à Bobigny pour « complicité de tentative d’extorsion ». Il nie toute infraction. La procureure Fanny Bussac a demandé contre lui six à huit mois de prison de sursis sans inscription au casier judiciaire. Le jugement sera rendu le 8 janvier 2026. Avec le recul, je considère que j’ai été trop focalisé sur la lutte contre le terrorisme et la situation en Afrique ou au Moyen-Orient. Bernard Bajolet Ce n’est pas le seul point noir de son passage dans la maison. Depuis qu’il est parti, les services secrets français ont dû changer leur sujet principal, sous la pression des événements. C’est bien sûr vers la menace russe que se tourne la DGSE désormais, depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022. Les services français, bien que parfaitement documentés alors sur le déploiement militaire russe, n’ont pas eu la même analyse que Washington ou Londres sur l’imminence d’une attaque, un manquement récemment souligné dans un rapport parlementaire. Bernard Bajolet, qui a connu en 2014 les débuts de l’invasion russe en Ukraine dans le Donbass et de la Crimée, reconnaît très honnêtement avoir eu aussi un certain aveuglement à l’époque. La DGSE coopérait alors avec les services russes, relate-t-il, sur la question des jihadistes. Il se souvient de rencontres à Moscou, où il faisait part aux Russes de l’importance de leur lien à l’Europe. « On leur passait des informations, mais jamais ils n’ont renvoyé l’ascenseur. On le faisait quand même, car on se disait “ce sera toujours utile”. »Il admet avoir manqué quelque chose. « Avec le recul, je considère que j’ai été trop focalisé sur la lutte contre le terrorisme et la situation en Afrique ou au Moyen-Orient. Je vous avoue une faiblesse : j’ai toujours été fasciné par la Russie, sur les plans historique et culturel. Pour autant, je ne comprenais pas les options stratégiques de Poutine, qui se tournait vers la Chine, au risque de s’en faire le vassal. » Il admet donc n’avoir pas anticipé l’invasion de l’Ukraine. Le 13 novembre 2015, ce fut donc aussi cela, un monstre qui en a caché un autre bien plus énorme, aux yeux du patron des services secrets… mais aussi de beaucoup d’autres dirigeants français. Le diplomate-espion fut bien l’homme d’une époque, où les périls ont changé. © Les Jours 2025 https://lesjours.fr/obsessions/dix-ans-13-novembre/ep5-bajolet-dgse texte: https://pastebin.com/CEtQhY1Y https://paste.simplylinux.ch/view/05ed7b66 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mgtstrategy Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 Je connaissais le salon mais si qq1 a l'article ? https://share.google/Rz1ap1O4RK50tle1k Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Rob1 Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 il y a 29 minutes, mgtstrategy a dit : Je connaissais le salon mais si qq1 a l'article ? https://share.google/Rz1ap1O4RK50tle1k Passer le navigateur en Mode lecture + actualiser la page 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mgtstrategy Posté(e) le 27 décembre 2025 Share Posté(e) le 27 décembre 2025 10 hours ago, Rob1 said: Passer le navigateur en Mode lecture + actualiser la page marche pas chez moi Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. fraisedesbois Posté(e) le 28 décembre 2025 C’est un message populaire. Share Posté(e) le 28 décembre 2025 Il y a 16 heures, mgtstrategy a dit : marche pas chez moi DGSE - TotalEnergies : plongée dans les secrets d'une relation clandestine Enquête. Le service secret et la multinationale pétrolière entretiennent un partenariat constant, au nom de la conquête des grands contrats... et plus si affinités. 23/12/2025 Citation Cette pièce sans âme est un des lieux les plus secrets de la République. Les connaisseurs l’appellent le "salon de lecture". Interdiction de prendre la moindre note dans cet antre sans fenêtres niché au cœur du siège de la DGSE, boulevard Mortier, à Paris. Car ce qu’on y lit ne doit jamais pouvoir être attribué au renseignement extérieur français. "Un paquet de papiers volumineux nous attend, sur lequel on se précipite sans faire attention à la décoration", résume une source proche du groupe Total Energies. La multinationale pétrolière, entreprise française la plus profitable en 2024, fait partie des rares bénéficiaires de cette production de l’espionnage tricolore, préparé au sein du centre de mission sur le renseignement économique. Dans cette unité invitée à la plus grande discrétion, même en interne, 200 agents concourent au rayonnement des grandes entreprises tricolores. Ce service ferait gagner chaque année "plusieurs milliards d’euros à l’économie française", selon Bernard Emié, directeur de la DGSE jusqu’en février 2023, cité dans Les Espions du président (Albin Michel), de Pierre Gastineau et Antoine Izambard. Un propos que, dans l’environnement de Total, on aurait tendance à nuancer pour ce qui les concerne : "Ça dépend. On peut rarement attribuer au seul travail de la DGSE l’obtention d’un contrat". Reste que certaines informations valent plus cher que d’autres. Dans le "salon de lecture", le visiteur du groupe Total pourra découvrir des informations secrètes sur un marché public à l’étranger, ou sur les projets d’un dirigeant gouvernemental particulièrement influent. Des renseignements attendus puisque l’entreprise est incitée à formuler directement ses requêtes auprès de la DGSE. "Le service veut savoir ce dont l’entreprise a besoin. Ils sont en demande de commandes, de priorités", décrit un proche de Total, toutefois pas membre de la direction actuelle, qui elle, n’a pas souhaité donner suite à notre sollicitation. Le nec plus ultra du tuyau ? "Savoir ce que préparent les concurrents", avance un autre connaisseur du groupe Total, d’autant moins gêné que "les Anglais et les Américains font la même chose, sans même parler des Russes ou des Chinois". Six à dix fois par an, un membre du groupe est invité boulevard Mortier. Pas n’importe lequel : en décembre 2025, seuls deux cadres de Total Energies étaient titulaires de l’habilitation secret-défense nécessaire pour pénétrer dans le "salon de lecture". Un sésame délivré après enquête, censé garantir l’intégrité de celui qui s’apprête à accéder au saint des saints. Le visiteur patiente dans une salle d’attente où il peut croiser un cadre de la DGSE de retour de mission, ou un agent secret d’un pays ami en attente de son rendez-vous, se souvient un ex-habilité. Dans le salon, il faut tout retenir de tête ; aucune indication n’est par ailleurs donnée sur l’origine des informations, source humaine, écoutes ou piratage. La qualité des documents est jugée "variable", notamment selon le pays visé, qu’il s’agisse d’un fief de la DGSE ou d’une région où le dispositif est plus faible. Le projet d'une "war room" à l'américaine Les échanges entre la DGSE et la multinationale ont même failli aller plus loin. En 2013, Emmanuel Macron, secrétaire général-adjoint de l’Elysée, Jérôme Poirot, coordonnateur-adjoint du renseignement et Philippe Caduc, PDG du groupe d’intelligence économique Adit, mettent au point un projet ultrasecret, Emergences. Il s’agit d’imiter les Etats-Unis en montant une "war room" au service des grandes entreprises françaises, avec tous les moyens du renseignement, en temps réel. Total est bien entendue associée à l’opération… mais François Hollande retirera finalement son accord. Pas question de risquer le scandale avec les partenaires américains. Les liens entre grands directeurs demeurent fluides. Selon une source proche de l’entreprise, Patrick Pouyanné et le directeur de la DGSE, Bernard Emié jusqu’en 2023, puis Nicolas Lerner, se voient en tête-à-tête quatre à six fois par an. Par ailleurs, depuis au moins cinq ans, un conseiller du cabinet du directeur général est systématiquement placé en détachement auprès de Total Energies. Un poste-clé, qualifié d’"officier de liaison" par le média Intelligence Online, un terme que le service secret français exècre. Selon un ancien dirigeant du renseignement, il s’agit davantage d’une "mobilité", censée faire découvrir à un cadre prometteur le fonctionnement d’un grand groupe. Sans nuire à sa carrière, au contraire : un des derniers "détachés" de la DGSE chez Total a depuis été nommé à un poste de directeur boulevard Mortier. Ce type de relation évoque immanquablement Pierre Lethier, chef de cabinet de quatre directeurs de la DGSE, dans les années 1980, avant de collaborer au groupe Elf, absorbé par Total en 2000. Lors du procès de l’affaire Elf, il avait résumé, d’une formule biscornue, ce statut spécifique d’ex-espion passé dans le privé : "J'étais dans un dispositif particulier, qui correspond à une activité sans solde tout en restant en liaison avec le service". Un legs encombrant et paradoxal, quand on sait que le groupe Elf a été créé, en 1962… contre l’entreprise Total, perçue comme trop indépendante. "Les gaullistes voulaient un véritable bras séculier d'Etat, en particulier en Afrique. Total n'était pas obéissant. Ils souhaitaient disposer d’une sorte d'officine de renseignements dans les pays pétroliers", écrira Loïk Le Floch-Prigent, président d’Elf entre 1989 et 1993, dans un long texte de "confessions" publié dans L’Express en décembre 1996. "Elf, une agence de renseignement" Pierre Guillaumat, le premier président d’Elf, a fait partie des fondateurs de la direction générale des services spéciaux (DGSS), le renseignement de la résistance, avant de devenir le premier ministre de la Défense du général de Gaulle. Il appelle naturellement à ses côtés des espions, dont le plus emblématique reste sans doute Maurice Robert, directeur du renseignement-adjoint boulevard Mortier lorsqu’il rejoint Elf, en 1973. "C'est donc devenue une habitude, une sorte de loi non écrite, qu'Elf soit une agence de renseignement, avec un certain nombre de véritables spécialistes qui sont en prise directe avec les services", a résumé Loïk Le Floch-Prigent dans L’Express. Au rachat d’Elf, la direction de Total veut procéder différemment. Sous la présidence de Christophe de Margerie, entre 2010 et 2014, puis de Patrick Pouyanné, la multinationale double systématiquement ses contacts avec la DGSE de commandes à des cabinets de renseignement d’affaires. Jusqu’à plus de trente en même temps, dixit notre source. La production prend généralement la forme de notes synthétiques, trois pages au maximum, répondant à des questions précises. "Le but est d’être indépendant du gouvernement français, car les intérêts ne sont pas toujours alignés", souligne notre interlocuteur proche de Total. Il est ainsi arrivé que la DGSE refuse d’espionner un pays du Moyen-Orient, partenaire incontournable dans la lutte antiterroriste. "Il n’y a pas d’espions chez TotalEnergies", a affirmé Patrick Pouyanné sur LCI, le 19 novembre, en se démarquant de "l’ancien monde". Ce qui n’empêche pas l’entraide. Les suiveurs du procès Lafarge, le cimentier accusé de financement de Daech, ont eu une surprise en se plongeant dans le dossier d’instruction, narre Philippe Hardouin, ex-dirigeant de l’entreprise, dans L’Affaire Lafarge en Syrie (Cherche-Midi). Celui qu’il appelle "l’énigmatique monsieur T.", consul-adjoint de France à Dubaï, soupçonné d’avoir entretenu des liens avec le cimentier au nom de la DGSE, accepte de témoigner, en janvier 2021. Pour toute domiciliation, il donne… le siège de Total à La Défense. Une précaution inhabituelle. Au sein du groupe pétrolier, "monsieur T." était placé en détachement. /FIN 2 5 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mgtstrategy Posté(e) le 28 décembre 2025 Share Posté(e) le 28 décembre 2025 Il me semble que depuis qqs tps oa war room existe pr les sujets eco. C'était dans un article y'a pas très lgt. Le volet eco du renseignement de la dgse est assez fluctuant. 15-20% de mémoire. Ce qui est dans l'article je l'ai déjà lu ya....10 and. Quasi mot pr mots. Ça fait vraiment ressuceee de vieilles infos. Elf et total, on sait. Bref je mets 3/10 a l'article 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
lm2 Posté(e) le 7 janvier Share Posté(e) le 7 janvier https://forum.air-defense.net/topic/42279-espionnage-grandes-oreilles-écoutes-téléphoniques/?do=findComment&comment=1863846 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
lm2 Posté(e) le 7 janvier Share Posté(e) le 7 janvier On 12/28/2025 at 9:03 PM, mgtstrategy said: Il me semble que depuis qqs tps oa war room existe pr les sujets eco. C'était dans un article y'a pas très lgt. Le volet eco du renseignement de la dgse est assez fluctuant. 15-20% de mémoire. Ce qui est dans l'article je l'ai déjà lu ya....10 and. Quasi mot pr mots. Ça fait vraiment ressuceee de vieilles infos. Elf et total, on sait. Bref je mets 3/10 a l'article l'express sont de plus en plus en quantité contrairement à la qualité, depuis un moment déjà à part le truc de total que j'avais aps vu, j'ai pas relayé les autres.. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) dimanche à 15:54 Share Posté(e) dimanche à 15:54 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) dimanche à 15:59 Share Posté(e) dimanche à 15:59 Le 28/12/2025 à 21:03, mgtstrategy a dit : Il me semble que depuis qqs tps oa war room existe pr les sujets eco. C'était dans un article y'a pas très lgt. Le volet eco du renseignement de la dgse est assez fluctuant. 15-20% de mémoire. Ce qui est dans l'article je l'ai déjà lu ya....10 and. Quasi mot pr mots. Ça fait vraiment ressuceee de vieilles infos. Elf et total, on sait. Bref je mets 3/10 a l'article La resucé d'info' est assez fréquente dans le domaine. C'est vendeur, peu connu, donc tu peux le ressortir à l'envie. Mais souvent tout est déjà trouvable en source ouverte en effet. Après je soupçonne aussi parfois des articles "de commande" par le Service lui-même. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mgtstrategy Posté(e) dimanche à 18:13 Share Posté(e) dimanche à 18:13 (modifié) 2 hours ago, Polybe said: La resucé d'info' est assez fréquente dans le domaine. C'est vendeur, peu connu, donc tu peux le ressortir à l'envie. Mais souvent tout est déjà trouvable en source ouverte en effet. Après je soupçonne aussi parfois des articles "de commande" par le Service lui-même. Je sais pas trop pour la commande... Le volet eco a été repris dernierement, par les plus hautes instances de l'etat / DGSE. J'ai plutot l'impression que c'est une ressucée d'articles anciens dans lepoint sur le theme de l'espionnage. Une commande destinée à faire vendre... Je dis ça car j'ai bon souvenir d'avoir deja lu ces articles sur lepoint. Ce sont des reprises Modifié dimanche à 18:15 par mgtstrategy Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mgtstrategy Posté(e) dimanche à 18:15 Share Posté(e) dimanche à 18:15 En marge de tt ça, j'ai pas vu passer grand chose, à partir une infographie / reprise de la tentative de liberation de denis robert en somalie. J'avais à l'epoque vu passer les photos du deces la bas, RIP ;( ;( ;( Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) lundi à 07:16 Share Posté(e) lundi à 07:16 Il y a 15 heures, Polybe a dit : Pas un peu mytho ce témoignage? De ton point de vue? 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
lm2 Posté(e) lundi à 12:41 Share Posté(e) lundi à 12:41 20 hours ago, Polybe said: Bien que l'invitée soit certainement très intéressante : ce que j'apprécie guère dans ce genre d'interview c'est son format diamétralement sensationnaliste : l'idée est de susciter la peur et d'impressionner pour apater le chaland. C'est un peu comme pour Legend : on récupère les codes d'hollywood, environnement sombre, musique qui tremble, plans très rapprochés, serrés, brutalisés, on y mélange toutes les "phrases choc". Ça en devient de l'info publicitaire. Après les ados en pyj devant leur webcam sur yt, je crois qu'un nouveau format va bientot passer définitivement à la trappe chez moi... et évidemment, l'invitée survend aussi pas mal son expérience (à la demande de son hôte?), car la nouvelle monnaie de yt, c'est évidemment la seule à supplanter les devises monnétaires : l'Égo. Et elle a l'air très imbue d'elle même à certains moments. J'ai surtout l'impression qu'il s'agit d'une nénette qu'a du être envoyée par le service et qui n'est pas restée longtemps, ou seulement pour ses atouts, et qu'elle met ce qui lui reste en avant. Précison spécifique pour les services de renseignement : c'est pas la première à faire cela, certainement pas la dernière (Legend a fait dans le même acabit), mais c'est surtout que pour des questions de sécurité nationale et de jalousie, les agents ne sont pas supposés médiatiser leur expérience. Déjà dans les livres, ça passe mal et certains ont été poursuivis, imaginiez vendre ça en publicité-interview... 5 hours ago, Patrick said: Pas un peu mytho ce témoignage? De ton point de vue? il y a certainement quelques éléments intéressants, mais vu le format et l'égo de la nénette, j'aurais juste pas posté ça. Niveau 20Minutes/FemmeActuelle, dsl. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
mgtstrategy Posté(e) mardi à 11:15 Share Posté(e) mardi à 11:15 ouep... pas grand chose de croustillant en ce moment coté DGSE... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
rogue0 Posté(e) mardi à 12:11 Share Posté(e) mardi à 12:11 Et pendant ce temps... https://www.intelligenceonline.fr/europe-russie/2026/01/12/un-ex-des-forces-aeriennes-strategiques-francaises-obtient-un-visa-longue-duree-en-russie,110593137-eve Un retraité des FAS (forces aériennes stratégiques) française aurait obtenu un visa longue durée en Russie. "No comment" de la part des services (du moins dans l'article accessible au public). Je suppose qu'il n'y a pas plus d'information utile pour les abonnés? 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ogo Posté(e) mardi à 15:18 Share Posté(e) mardi à 15:18 Beaucoup de détails sur la tentative de libération de Denis Allex Citation Il y a 12 ans, jour pour jour, une opération des forces spéciales visant à délivrer un agent français de la DGSE à ses ravisseurs islamistes, voyait son épilogue tragique en territoire somalien. Retour sur l'affaire Denis Allex. La DGSE avait fait le serment d’arracher un de ses agent aux islamistes somaliens qui le retenaient en otage depuis 2009. Le coup de main de janvier 2013 n’a pas atteint son but. Retour sur cette opération commando retraçant de minutieux préparatifs et une issue fatale. Depuis le 14 juillet 2009, un agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), est détenu en Somalie. C'est un otage pas comme les autres car il appartient au Service action des renseignements français, l’ex-11eme Choc chargé des opérations clandestines les plus périlleuses. Dans le service, Denis est un ancien, aguerri et respecté. En Somalie, il œuvre sous une fausse identité, mais Denis est son vrai prénom et son nom de famille commence par la lettre A, comme Allex. Quarante-sept ans, marié, trois enfants, l’adjudant-chef Allex est originaire du Pas-de-Calais, de Trélon, commune située à une trentaine de kilomètres de Maubeuge. Très jeune, il s’est engagé dans l’armée. Grâce à ses qualités physiques et un mental à toute épreuve, il intégre les forces spéciales du Service action, le nec plus ultra des commandos qui interviennent à l’étranger en civil. «Dude», comme on le surnomme, a été dans tous les coups. Sélectionné vingt ans plus tôt, il a d’abord été nageur de combat à Quélern, dans le Finistère, qui abrite le Centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritimes (CPEOM). Un groupe de commandos capable d’intervenir clandestinement sous les océans pour faire sauter un objectif dans un port, prendre un navire à l’abordage ou être éjectés, de nuit, d’un sous-marin pour se faufiler jusqu’à la côte d’un territoire ennemi. Depuis, les missions secrètes s'enchaînent pour Denis, jusqu’à celle de Mogadiscio, où, se faisant passer pour des reporters avec l’officier Marc Aubrière, ils sont capturés dans leur hôtel. Marc réussi à s’échapper, Denis n’a pas cette chance. Pendant trois ans et demi Jusqu’en 2012, tout le service se mobilise pour sortir Denis de son trou. Des dizaines d’agents sont déployées au Soudan, au Yémen, au Kenya, dans les Emirats. Partout où c’est nécessaire pour nouer le contact avec les shebabs, les miliciens islamistes somaliens qui détiennent l’agent français. Les moyens déployés sont collosaussaux, illimités, mais cela ne suffit pas. Pendant deux ans, un espoir grandit du côté de l’Erythrée, soutien des shebabs, qui se battent contre l’armée éthiopienne, l’ennemi juré du petit Etat. Les agents se succèdent à Asmara, la capitale. L’ambassadeur de France, à cette époque, est l’ex-journaliste Roger Auque qui fut pendant une année otage au Liban. Il a su nouer des contacts avec le dictateur Issaias Afeworki, qui le reçoit. Le diplomate vise bien sûr la libération de Denis Allex. Erard Corbin de Mangoux, le directeur général de la DGSE, s’est juré de libérer son agent avant qu’il ne quitte son poste : il vient d’être nommé préfet des Yvelines. C’est Yemane Gebreab, le principal conseiller du président, qui gère le dossier côté érythréen. L’ambassadeur de France le voit très souvent. Il lui présente des agents français dès leur arrivée à Asmara, afin qu’ils prennent le relais. Parfois, grâce à un avion affrété par Paris, deux militaires des services de renseignements érythréens sont acheminés à Mogadiscio. Leur but : rencontrer, dans la zone tenue par les shebabs, les chefs islamistes, afin de négocier la libération du Français. Côté somalien, les demandes portent sur la libération d’une cinquantaine d’islamistes emprisonnés en Egypte, au Yémen, au Soudan, en Ethiopie. C’est mission impossible. Même si, au bout de plusieurs mois, leur nombre est descendu à vingt, c’est encore trop. Reste l’argent qui, de toute manière, va de soi dans ce genre de négociations. Les agents érythréens obtiennent une réponse positive des shebabs. Paris est prêt à verser la rançon. Mais à qui ? Les clans somaliens ne sont pas d’accord entre eux. Côté DGSE, on s’impatiente. À Asmara, Roger Auque et les agents français ont beau se démener pour pousser les Erythréens à en faire plus, le résultat n’est pas au rendez-vous. Fin 2011, le président Afeworki s’engage par lettre à faire le maximum d’efforts pour libérer l’otage français, en contrepartie de l’abstention de la France au Conseil de sécurité de l’Onu concernant le vote de sanctions contre l’Erythrée. Manœuvre ? La filière érythréenne est en tout cas mise en sommeil, car à Paris on n’y croit plus. Mais la quête pour sauver le soldat Allex continue : écoutes, avions de reconnaissance, satellites français, américains, renseignements humains... Tout est mis en œuvre pour découvrir le lieu de sa détention. Sur place, des Somaliens cherchent, eux aussi. Plusieurs fois, sa cache est identifiée, mais trop tard, car les ravisseurs changent fréquemment leur prisonnier de place. À l'été 2012, l’endroit où Denis est prisonnier est une nouvelle fois localisé ! Il est détenu en bordure du village de Buulo Mareer, à une centaine de kilomètres de la capitale. Il est caché dans une petite maison en pisé donnant sur une cour fermée par un mur qui abrite des latrines et un coin cuisine. La journée, l’otage reste à l’intérieur, souvent humilié par les shebabs qui considèrent les Occidentaux comme des chiens. Il ne sort que la nuit, pour faire quelques pas, entravé et sous la surveillance des miliciens. Grâce aux satellites, la maison et ses environs sont observés presque chaque jour pendant qu’à Perpignan, au CPIS, la bonne nouvelle court chez les initiés. Toutes les hypothèses sont étudiées. Mais, après l’échec des négociations, il ne reste qu’une option : une opération de vive force. La DGSE en est sûre : Denis ne tiendra plus très longtemps. Denis Allex est un soldat hors pair, conditionné pour encaisser les pires épreuves. Mais trois ans de détention, c’est long. Il a fini par lâcher qu’il était marié. Un détail apparemment anodin mais qui permet aux ravisseurs d’exercer sur lui une pression psychologique supplémentaire. Dans son dernier enregistrement sous la contrainte, son état s’est dégradé : Il faut agir. En décembre 2012, François Hollande donne son feu vert. À la Citadelle, à Perpignan, tous sont volontaires pour l’opération. Sa prison a été reconstituée dans un camp. Les murs en torchis, la porte en fer qui ouvre sur la cour, tout y est. Rien en soi de bien compliqué pour le groupe Close Quarter Battle, spécialisé dans l’intervention en milieu bâti. Quand ils s’entraînent avec les super gendarmes du GIGN ou les commandos du 22ème SAS britannique, c’est pour pénétrer dans des immeubles. Dans le cas d'Allex, pas de hall, d’étage, de couloir, d’ascenseur, de porte coupe-feu. Mais il faut le sortir vivant ! L’unité d’intervention est finalement constituée : se sera une cinquantaine de commandos Parachutistes ! Quand il apprend ce qui se prépare, un sergent-chef, ancien comme Denis, prolonge son contrat de six mois pour participer au sauvetage de son frère d'armes. Très vite, le commando est acheminé à Djibouti, pays frontalier de la Somalie, qui offre le même climat et les mêmes paysages. La maison misérable, son mur d’enceinte sont une nouvelle fois reconstruits à l’identique. Inlassablement, les agents français s’entraînent à investir ce petit périmètre. Le coup de main est répété grandeur nature. On vérifie exactement à quelle distance il est impossible d’entendre les hélicoptères se poser. Si les miliciens repèrent le bruit des appareils, ils exécuteront l’otage. C’est le capitaine, Patrice Rebout, qui commandera sur le terrain. L’ancien du 8ème RPIMA de Castres, papa d'un bébé de 6 mois, a aussi servi en Guyane. Comme son père, il a embrassé la carrière militaire. À Djibouti, le secret est bien gardé. En revanche, le groupe de Seal du camp américain Lemonnier, qui abrite une base de la Navy, est dans le coup. Ces commandos des Forces spéciales de la marine suivent la progression de l’entraînement de leurs camarades français. Leur expertise est précieuse. D’autant que la France a demandé l’aide du Pentagone pour des images satellites et la présence, le moment venu, d’avions de l’Air Force. Enfin, la date est arrêtée. Ce sera dans la nuit du 11 au 12 janvier, pour la nouvelle lune. Le ciel noir sera propice à ce type d’opération. La puissance de feu doit être importante, mais en gardant une mobilité maximale. Chaque agent prend, comme c’est l’usage, l’arme avec laquelle il est le plus à l’aise. Beaucoup choisissent un pistolet mitrailleur H&K MP7 de fabrication allemande. Les commandos apprécient cette arme de Heckler et Koch, légère, à la carcasse en polymère renforcé d’acier, qui peut être tenue à une main, comme un pistolet, en raison de son faible recul. Sinon, grâce à deux poignées, elle peut aussi être utilisée avec deux mains ou, pour être précis à 200 mètres, à l’épaule, en dépliant la crosse. Par soucis de furtivité, les Français emportent des chargeurs de 40 balles. Des projectiles subsoniques, lourds, qui progressent en dessous de la vitesse du son et évitent le bruit de la détonation au passage de l’embout du canon. Avec ce type de munitions, plus de bang supersonique. Ainsi, chaque arme est équipée d’un réducteur de son. Aussi, les commandos sont sûrs de pouvoir éliminer leurs adversaires sans que personne n’entende le bruit des détonations. Même les pistolets automatiques sont équipés de réducteurs sonores. Comme moyens de liaison, ils disposent de Motorola avec oreillettes et micro déporté. Tous savent que la réussite de cette mission repose essentiellement sur l’effet de surprise. Dans l’océan Indien, le BPC (bâtiment de projection et de commandement) « Mistral » approche de la Somalie. Officiellement, ce navire de 21 000 tonnes, long de 199 mètres, a quitté Toulon pour assurer la 119eme mission Corymbe chargée, en cas de crise, d’intervenir en Afrique de l’Ouest où vivent de nombreux Français. Mais en réalité, dans le plus grand secret, l’état-major a détourné le bâtiment. Son nouveau cap est la Corne de L'Afrique. À bord, l’équipage a compris qu’une grosse opération se préparait. Les hangars sont interdits d’accès. Le personnel de l’hôpital de bord a été renforcé par des chirurgiens de plusieurs spécialités capables d’intervenir dans les deux blocs opératoires, dotés d’un système de télémédecine par satellite. L'internet et les téléphones de bord sont coupés. Seul le poste de commandement est en connexion, grâce aux satellites Syracuse, avec le Centre de planification et de commandement des opérations (CPCO) enfoui sous le ministère de la Défense à Paris. La frégate « Chevalier-Paul » bourrée d’électronique accompagne le «Mistral». Son radar prendra en compte les 5 hélicoptères Caracal du Groupement 56 Vaucluse, l’aviation des services secrets et du Commandement des opérations spéciales (Cos). Deux hélicoptères d’attaque Tigre du Cos sont aussi parqués dans l’immense hangar du «Mistral». Sur le parking où, d’ordinaire, sont garés les blindés à embarquer sur des chalands, le commando retrouve, quasiment grandeur nature, la maquette de la masure où est détenu Denis Allex. C’est là, dans cette immense cathédrale d’acier, que se dérouleront les ultimes répétitions. Dans la nuit du 11 au 12 janvier 2013, le « Mistral », qui jusqu’ici était resté au large, s’est rapproché, mais reste invisible depuis la côte somalienne. A minuit, les deux plates-formes élévatrices ont remonté sur le pont les hélicoptères répartis sur les six spots d’envol. Chaque groupe de commandos embarque en file indienne, dans la nuit. Les Caracal décollent en vol tactique vers Daydoog, un petit village près de la côte. À peine au sol, les parachutistes filent vers leur objectif distant de 9 kilomètres qu’ils parcourront en deux heures trente. Ce qui pèse le plus ce sont les munitions et le gilet pare-balles. Ils sont partis « légers ». L’opération finale pour libérer Denis Allex doit durer quinze minutes tout au plus. Dès qu’ils auront récupéré l’otage, ils seront exfiltrés par hélico. Outre le casque, ils ne portent pas de tenue militaire ni de grade : chemise, pantalon de brousse et Paraboot souples. Grâce à leurs jumelles à vision nocturne, ils progressent sans difficulté vers Buulo Mareer, le village où est détenu Denis. Se poser plus près, c’est prendre le risque que les miliciens entendent le vacarme des rotors. À 02 h 30, les commandos approchent silencieusement de la bicoque. Le capitaine Rebout et ses hommes s’alignent le long du mur d’enceinte. Le genou à terre, ils scrutent les alentours, prêts à abattre en silence n’importe quel élément hostile, ce qui est peu probable vu l’heure. Le groupe "effraction" se dirige vers la porte, muni d’explosifs. Si elle est fermée, les commandos colleront dessus une boule de C4 qui sera mise à feu grâce à une perche. Les vantaux s’ouvriront d’un coup ou sortiront de leurs gonds. Puis un groupe d’intervention doit foncer dans la maison pour délivrer Denis en éliminant tous miliciens se trouvant sur leur chemin. Ils ne sont plus qu’à quelques mètres du portail en fer quand, à moitié endormi, un geôlier sort pour uriner. Un commando appuie sur la détente de son arme, mais la victime pousse un cri avant de s’effondrer, raide morte. L’alerte est donnée ! Le groupe d’intervention se rue dans la cour au moment où deux shebabs sortent de la maison. Ils sont abattus sur-le-champ grâce aux faisceaux infrarouges équipant les armes des commandos. Au même moment, un milicien qui s’est faufilé derrière la bicoque tire une longue rafale à travers le mur en pisé, se doutant que la zone est encerclée et avertissant du même coup ses collègues du secteur. Il est tué à son tour. Mais une balle perdue blesse le capitaine au ventre. L’infirmier du groupe le stabilise immédiatement avant que ses camarades le transportent un peu plus loin, à couvert. Un autre milicien surgit de la maison et vide le chargeur de sa kalachnikov. Un commando tombe à terre, mort. Il s’agit du sergent-chef qui avait rempilé pour sauver son camarade. Le Somalien est éliminé dans la foulée. La malchance s’acharne. Dans la maison, trois ou quatre flashs accompagnés d’une détonation éclairent l’obscurité : un milicien vient d’exécuter Denis. Le secteur est maintenant pris dans une fusillade d'enfer. Dans leurs écouteurs, les commandos entendent leurs camarades à l’extérieur leur demander de décrocher sur-le-champ. Les rafales tirées par les shebabs ont réveillé tous les miliciens du secteur qui rappliquent en courant. Les éléments d’appui tentent de les fixer en tirant de courtes rafales, mais ils sont de plus en plus nombreux et se rapprochent. S’ils ne rallient pas la zone d’exfiltration, les commandos vont être débordés et massacrés... La mort dans l’âme, ils laissent les corps sans vie de l’otage, et de leur copain sergent-chef. Leur nouvel objectif : rapatrier coûte que coûte leur capitaine blessé. Les combats sont acharnés. Les islamistes vident chargeur sur chargeur, espérant tuer les Français. Cinq d'entre eux seront légèrement touchés. Pour sécuriser la zone d’atterrissage, les Caracal et les Tigre ouvrent le feu avec leurs mitrailleuses sur les miliciens qui grouillent. Par cette manœuvre, ils ouvrent un chemin aux commandos vers la zone d’exfiltration. Quand à l’avion C-130 américain armé de canons rotatifs, il n’est finalement pas intervenu. Il a seulement pénétré, comme le dira Barack Obama, dans l’espace aérien somalien. Côté shebabs, le bilan est plus lourd : entre 50 et 70 tués, la plupart par les "Tigre" . Les combats ont duré quarante-cinq minutes. Une opération qui laisse un goût très amer. Les hommes ont tout donné dans cette opération, dont ils sont fiers, mais dans les hélicoptères les ramenant sur le « Mistral », ils encaissent un ultime coup dur : la mort de leur capitaine, décédé des suites de ses blessures durant le vol. N'oublions jamais que des hommes au courage et à la détermination hors normes, s'engagent au quotidien en territoire hostile, et qu'au péril de leur vie, ils œuvrent à notre protection, notre sécurité et à la défense des intérêts de la France. Pour ma part, je découvre tous ces éléments, dans quelle mesure sont-ils crédibles ? 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Rob1 Posté(e) mardi à 17:52 Share Posté(e) mardi à 17:52 Il y a 2 heures, ogo a dit : Beaucoup de détails sur la tentative de libération de Denis Allex Grosse repompe d'un article Paris Match de 2013, à vue de nez : https://www.parismatch.com/Actu/International/Operation-Denis-Allex-521909 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) mardi à 18:51 Share Posté(e) mardi à 18:51 Le 11/01/2026 à 19:13, mgtstrategy a dit : Je sais pas trop pour la commande... Le volet eco a été repris dernierement, par les plus hautes instances de l'etat / DGSE. J'ai plutot l'impression que c'est une ressucée d'articles anciens dans lepoint sur le theme de l'espionnage. Une commande destinée à faire vendre... Je dis ça car j'ai bon souvenir d'avoir deja lu ces articles sur lepoint. Ce sont des reprises Je ne parlais pas forcément pour cet article là en particulier. Le 12/01/2026 à 08:16, Patrick a dit : Pas un peu mytho ce témoignage? De ton point de vue? Alors une certaine fierté c'est certain, mais mytho' non. Au contraire, c'est même rare d'entendre une connaissance aussi précise du milieu militaire. Pour la partie DGSE si j'en juge par mes lectures, ça parait cohérent (et ça reboucle même pas mal avec l'ancien pilote de chasse que je soupçonne avoir appartenu au même service). Le 12/01/2026 à 13:41, lm2 a dit : Bien que l'invitée soit certainement très intéressante : ce que j'apprécie guère dans ce genre d'interview c'est son format diamétralement sensationnaliste : l'idée est de susciter la peur et d'impressionner pour apater le chaland. C'est un peu comme pour Legend : on récupère les codes d'hollywood, environnement sombre, musique qui tremble, plans très rapprochés, serrés, brutalisés, on y mélange toutes les "phrases choc". Ça en devient de l'info publicitaire. Après les ados en pyj devant leur webcam sur yt, je crois qu'un nouveau format va bientot passer définitivement à la trappe chez moi... et évidemment, l'invitée survend aussi pas mal son expérience (à la demande de son hôte?), car la nouvelle monnaie de yt, c'est évidemment la seule à supplanter les devises monnétaires : l'Égo. Et elle a l'air très imbue d'elle même à certains moments. J'ai surtout l'impression qu'il s'agit d'une nénette qu'a du être envoyée par le service et qui n'est pas restée longtemps, ou seulement pour ses atouts, et qu'elle met ce qui lui reste en avant. Précison spécifique pour les services de renseignement : c'est pas la première à faire cela, certainement pas la dernière (Legend a fait dans le même acabit), mais c'est surtout que pour des questions de sécurité nationale et de jalousie, les agents ne sont pas supposés médiatiser leur expérience. Déjà dans les livres, ça passe mal et certains ont été poursuivis, imaginiez vendre ça en publicité-interview... il y a certainement quelques éléments intéressants, mais vu le format et l'égo de la nénette, j'aurais juste pas posté ça. Niveau 20Minutes/FemmeActuelle, dsl. Si vous regardez un peu son profil, vous comprenez bien qu'elle vient promouvoir une image qui renvoi à son business (lntelligence Economique). Ensuite si vous gardez à l'esprit qu'elle a été une jeune officier française, sa personnalité est au contraire TRES classique. Accordez lui aussi le droit d'être simple, fiers et émerveillé. Perso' j'en ai plein le cul des égocentriques qui se la jouent quiet professional. Là ça n'est pas le cas. Elle est pondéré, raconte des choses simples (toujours les mêmes d'une interview à l'autre, ce qui est plutôt bon signe) et pour autant pas commune pour une carrière militaire (oui dans la vraie vie on mène pas des séquences CTLO tout les quatre matins). En revanche effectivement, on est face à une carrière courte. Pourquoi ? Elle l'explique dans d'autres interviews. Il serait particulièrement misogyne de lui reprocher d'avoir capitaliser sur son CV pour faire du pognon, là où actuellement c'est ce que font la majorité des Cyrards. Elle, elle était OSC : c'est sa vocation de ne pas rester longtemps ! @lm2 le commentaire sur ses atouts, je suppose que tu parles de son niveau physique et scolaire ? Oui en effet, la DGSE recrute pour ce genre d'atouts... Moi je le redis : on est face à un exemple unique de ce qu'un OSC peut faire à la DGSE. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) mardi à 18:53 Share Posté(e) mardi à 18:53 Il y a 3 heures, ogo a dit : Beaucoup de détails sur la tentative de libération de Denis Allex Pour ma part, je découvre tous ces éléments, dans quelle mesure sont-ils crédibles ? Y a pas de conneries majeurs, mais des détails qui prouvent que le journaliste ne sait pas, et brode sur le conseil de quelqu'un qui connait le milieu. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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