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Le Canada et sa place sur la scène internationale


Messages recommandés

55 minutes ago, Polybe said:

I didn't criticize the Swedes. You're putting words in my mouth, how convenient! :rolleyes:

:biggrin:

Le F414 de Trump. Il est américain, il est bruyant, il rejette de l'air chaud et arbore des couleurs vives, jaune et orange...

 

 

55 minutes ago, Polybe said:

 

If you have insider knowledge (it's secret, you can't talk about it), and we're too stupid to have an opinion (I'm smarter, you'll never understand), then yes, it's complicated to answer.

 

Sur certains sujets, je possède des informations de première main ou des connaissances d'initié, et mon commentaire n'était pas une tentative de me vanter de mes connaissances. J'ai tendance à simplement éviter les sujets dont je ne veux pas parler ou dont je ne peux pas parler. Vous remarquerez que j'évite toute discussion concernant le Minnesota ou les aspects juridiques qui y sont liés. Je n'essaie pas de jouer au jeu puéril du « je sais, mais je ne peux pas en parler ». Je suis Américain et je vis aux États-Unis. Cela peut parfois être utile pour certains sujets. Vous êtes bien sûr libre d'avoir vos propres opinions, j'essaie simplement d'expliquer les choses car très peu de gens comprennent vraiment ce qu'est le NORAD et à quel point il engage les Canadiens. Je ne parle pas français, mais j'ai traduit toutes les transcriptions du podcast YouTube que vous avez partagé, concernant le NORAD (mentionné quatre fois), et les faits de base correspondent à ce que j'ai publié, notamment le fait que les États-Unis prendront le contrôle du NORAD si le Canada ne remplit pas son rôle convenu. Certes, cela ne représente pas l'intégralité du contenu, mais d'après ce que j'ai lu, l'information selon laquelle les États-Unis prendraient simplement le contrôle du NORAD si le Canada se retirait semble se confirmer.

Il m'est vraiment impossible de traduire l'intégralité du podcast d'une heure. Je pense que beaucoup de gens, y compris vous, croient que le Canada a beaucoup plus de marge de manœuvre qu'il n'en a réellement. Cela conduit certains à simplifier excessivement les choses et à dire simplement : « Il ne faut pas négocier avec les terroristes ! », ce qui n'est pas vraiment réaliste. Le Canada devra négocier. Les États-Unis représentent environ 70 % du commerce canadien. J'essaie aussi, d'une certaine manière, de « gérer les attentes » concernant la position du Canada vis-à-vis des États-Unis, qui ne sera peut-être pas celle que certains souhaiteraient. Ce n'est pas la faute du Canada. Le pays n'a pas beaucoup d'options et tout son appareil de défense a été conçu et préparé en fonction de son rôle aux côtés des États-Unis.

 

55 minutes ago, Polybe said:

Regarding the Rafale, I'll say it again, that's not generally what I've read here. But it's worth hearing. That said, I don't quite see, technically speaking, what would explain what you're saying.

Il n'y a rien de personnel contre le Rafale. Il existe un document intitulé « Une course à un seul cheval ? » rédigé par un Canadien nommé Williams. Je n'ai pas réussi à le trouver en français, mais il y explique en substance que, compte tenu des exigences canadiennes, du NORAD, des services de renseignement et de la relation avec les États-Unis, seul le F-35 a une chance d'être choisi. Toute autre candidature serait une perte de temps. D'après les déclarations du Canada, publiques et privées, cela semble se confirmer. Dassault n'est pas tenu de participer à un appel d'offres dont le vainqueur est désigné à l'avance, puis une compétition organisée a posteriori – ce qui est précisément ce qui s'est passé. Le Canada a organisé un appel d'offres pour le remplacement du CF-18 tout en étant partenaire de l'un des concurrents. Le conflit d'intérêts est évident. Si vous souhaitez une brève introduction au remplacement du CF-18 et au contexte plus large de la défense canadienne, voici ce qu'il vous faut.

https://carleton.scholaris.ca/server/api/core/bitstreams/11b7a3d1-3cd7-4b75-b93e-4e2482e01802/content

Je pars profiter de mon week-end. J'espère que vous passerez également un bon week-end.:smile:

 

Modifié par Stark_Contrast
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il y a 1 minute, Stark_Contrast a dit :

C'était censé être une blague. La blague, c'est que la Suède a installé un moteur américain dans son avion de chasse de pointe, ce qui n'est probablement pas une bonne chose pour prendre ses distances avec les États-Unis et se rapprocher de l'Europe. C'est pourquoi je l'ai appelé « moteur Trump », une sorte d'exagération pour désigner un « moteur américain ».

Le F414 de Trump. Il est américain, il est bruyant, il rejette de l'air chaud et arbore des couleurs vives, jaune et orange...

 

 

Sur certains sujets, je possède des informations de première main ou des connaissances d'initié, et mon commentaire n'était pas une tentative de me vanter de mes connaissances. J'ai tendance à simplement éviter les sujets dont je ne veux pas parler ou dont je ne peux pas parler. Vous remarquerez que j'évite toute discussion concernant le Minnesota ou les aspects juridiques qui y sont liés. Je n'essaie pas de jouer au jeu puéril du « je sais, mais je ne peux pas en parler ». Je suis Américain et je vis aux États-Unis. Cela peut parfois être utile pour certains sujets. Vous êtes bien sûr libre d'avoir vos propres opinions, j'essaie simplement d'expliquer les choses car très peu de gens comprennent vraiment ce qu'est le NORAD et à quel point il engage les Canadiens. Je ne parle pas français, mais j'ai traduit toutes les transcriptions du podcast YouTube que vous avez partagé, concernant le NORAD (mentionné quatre fois), et les faits de base correspondent à ce que j'ai publié, notamment le fait que les États-Unis prendront le contrôle du NORAD si le Canada ne remplit pas son rôle convenu. Certes, cela ne représente pas l'intégralité du contenu, mais d'après ce que j'ai lu, l'information selon laquelle les États-Unis prendraient simplement le contrôle du NORAD si le Canada se retirait semble se confirmer.

Il m'est vraiment impossible de traduire l'intégralité du podcast d'une heure. Je pense que beaucoup de gens, y compris vous, croient que le Canada a beaucoup plus de marge de manœuvre qu'il n'en a réellement. Cela conduit certains à simplifier excessivement les choses et à dire simplement : « Il ne faut pas négocier avec les terroristes ! », ce qui n'est pas vraiment réaliste. Le Canada devra négocier. Les États-Unis représentent environ 70 % du commerce canadien. J'essaie aussi, d'une certaine manière, de « gérer les attentes » concernant la position du Canada vis-à-vis des États-Unis, qui ne sera peut-être pas celle que certains souhaiteraient. Ce n'est pas la faute du Canada. Le pays n'a pas beaucoup d'options et tout son appareil de défense a été conçu et préparé en fonction de son rôle aux côtés des États-Unis.

 

Il n'y a rien de personnel contre le Rafale. Il existe un document intitulé « Une course à un seul cheval ? » rédigé par un Canadien nommé Williams. Je n'ai pas réussi à le trouver en français, mais il y explique en substance que, compte tenu des exigences canadiennes, du NORAD, des services de renseignement et de la relation avec les États-Unis, seul le F-35 a une chance d'être choisi. Toute autre candidature serait une perte de temps. D'après les déclarations du Canada, publiques et privées, cela semble se confirmer. Dassault n'est pas tenu de participer à un appel d'offres dont le vainqueur est désigné à l'avance, puis une compétition organisée a posteriori – ce qui est précisément ce qui s'est passé. Le Canada a organisé un appel d'offres pour le remplacement du CF-18 tout en étant partenaire de l'un des concurrents. Le conflit d'intérêts est évident. Si vous souhaitez une brève introduction au remplacement du CF-18 et au contexte plus large de la défense canadienne, voici ce qu'il vous faut.

https://carleton.scholaris.ca/server/api/core/bitstreams/11b7a3d1-3cd7-4b75-b93e-4e2482e01802/content

Je pars profiter de mon week-end. J'espère que vous passerez également un bon week-end.:smile:

 

Ah pardon, je n'avais pas saisis la blague. Elle est pas mal. ^^

 

Oh mais j'y crois à ton côté initié. Mais par définition, ne pouvant-être écrit en clair, je n'en tiens pas compte. Sa pertinence ne peut-être démontré. Après si tu veux faire une fuite OPSEC ici, ne te gène pas ! :tongue:

Non, moi je crois plus au "pas le choix/plus le choix".

@Manuel77 l'illustre d'ailleurs assez bien avec l'initialisation de ce mouvement.

 

Mais j'ai bien compris que ça n'est pas personnel contre le Rafale, t'inquiète. Je ne suis pas du tout un adepte fan-boy du matos français. :wink:

Sauf que je dis exactement une partie de ce que tu dis : les exigences sont inacceptables pour les secrets français de l'avion.

Une incapacité d'ordre technique, je ne vois pas trop comment c'est possible.

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il y a 10 minutes, Patrick a dit :

Le problème au Canada c'était qu'il fallait donner les modes radars et EW avant même d'avoir gagné la compétition en fait.

Si ça avait été après ça n'aurait pas été trop un problème.

Là c'était livrer potentiellement sur un plateau à des concurrents tout un tas de données précieuses, trop précieuses. Comme la portée exacte contre une cible typique, les vitesses de traitement etc.

Dassault ont même essayé d'embarquer avec eux le consortium Eurofighter et SAAB pour faire une "sortie groupée" entre Européens, mais les deux ont refusé. Eurofighter ont lâché l'affaire quelque temps plus tard, seul SAAB est resté dans la course, et pour cause: les matériels présentés avec le Gripen C/D MS20/MS21 de démonstration n'avaient RIEN à voir avec ce qui finirait par se retrouver plus tard sur le Gripen E... Donc ils n'avaient rien à perdre.

Dans tous les cas même aujourd'hui c'est pas un bon choix pour le Canada. Le Gripen a les pattes courtes, un seul moteur même s'il est connu et marche bien, est trop lourd comme on le sait (800kg en trop) et en plus de ça l'intégration de ses armements de référence n'est pas terminée, alors que la production est lentissime malgré des annonces d'augmentation de cadence qui ont déjà plusieurs années.

Non pas que l'Eurofighter serait mieux à ce titre-là ceci-dit...

Quant au Rafale, nous sommes bookés jusqu'en 2030 au minimum et la chaîne Indienne va mettre du temps avant d'être opérationnelle, et encore, c'est si et seulement si l'Inde finit par signer les 18 + 96 qu'elle prétend vouloir acquérir...

Il y a deux avions qui sortiraient du lot pour le Canada. Le premier c'est évidemment le F-15 qui est encore la bête de somme de l'USAF en Alaska (aux côtés du F-22) et dont la version EX correspondrait tout à fait aux besoins Canadiens tellement l'avion est connu, déverminé, puissant, avec des radars énormes, une bonne suite EW, un rayon d'action au combat gigantesque... Et le second c'est le F-18 Super Hornet, parce que c'est un environnement semblable au Hornet Legacy, que la chaîne est disponible puisque l'US Navy est le seul client, et qu'il serait tout à fait adapté au contexte Canadien plutôt rugueux mais également très marin du fait de son énorme ZEE.

C'est pour ça que je ne crois pas au Gripen qui ne règle pas la dépendance aux USA.

Le Canada va peut-être réduire sa commande mais il prendra ses F-35, parce que le Canada est un membre du programme depuis le début. Puis ils prendront des blocks plus avancés d'ici quelques années.

Merci @Patrick

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il y a 46 minutes, Patrick a dit :

Il y a deux avions qui sortiraient du lot pour le Canada. Le premier c'est évidemment le F-15 qui est encore la bête de somme de l'USAF en Alaska (aux côtés du F-22) et dont la version EX correspondrait tout à fait aux besoins Canadiens tellement l'avion est connu, déverminé, puissant, avec des radars énormes, une bonne suite EW, un rayon d'action au combat gigantesque... Et le second c'est le F-18 Super Hornet, parce que c'est un environnement semblable au Hornet Legacy, que la chaîne est disponible puisque l'US Navy est le seul client, et qu'il serait tout à fait adapté au contexte Canadien plutôt rugueux mais également très marin du fait de son énorme ZEE.

Visiblement, ça sent la fin pour le SH

https://www.scramble.nl/military-news/super-hornet-production-ends

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1 hour ago, Patrick said:

Two aircraft stand out for Canada. The first is obviously the F-15, which is still the workhorse of the USAF in Alaska (alongside the F-22), and whose EX version would perfectly match Canadian needs, given how well-known, reliable, powerful, and equipped with powerful radars, a good EW suite, and a huge combat range it is. The second is the F-18 Super Hornet, because it offers a similar environment to the Hornet Legacy, the production line is available since the US Navy is the sole customer, and it would be perfectly suited to the rather harsh Canadian environment, which is also very maritime due to its vast EEZ.

 

Mais Patrick, vous faites preuve de pragmatisme et de bon sens. Il n'y a pas de place pour cela dans le fiasco du remplacement des CF-18. Où caserait-on la politique ? Les deux avions sont fabriqués par Boeing, qui est politiquement discrédité après son conflit avec Bombardier. Même lorsque le gouvernement Trudeau a tenté d'acheter un petit lot de Super Hornets, le prix était environ cinq fois plus élevé que prévu. Heureusement, le conflit avec Boeing a permis d'éviter cet embarras et le gouvernement canadien a pu se retirer du contrat tout en donnant l'impression de défendre les intérêts du pays. Comme le Canada participe au programme F-35 en tant que partenaire, il évite divers frais qui auraient été engendrés par le F-15 et qui sont apparus dans l'estimation des coûts du Super Hornet fournie par les États-Unis. Le dernier appel d'offres canadien a exclu le Super Hornet au motif qu'il causerait un « préjudice économique » au Canada.

 

https://nationalpost.com/news/politics/in-shot-at-boeing-19b-competition-to-build-new-fighter-jets-will-penalize-companies-that-harm-canadas-economy

Voici ce que déclare le Parti libéral du Canada au sujet de l'achat provisoire de chasseurs Super Hornet, dont le coût s'élèverait à environ 1,1 milliard de dollars : « Ottawa pourrait acheter 18 Super Hornet ; le prix pourrait dépasser 1,1 milliard de dollars. »

https://globalnews.ca/news/3081465/liberals-poised-to-make-decision-on-fighter-jets-sources/


Coût réel : La « valeur totale estimée du contrat » mentionnée dans la notification au Congrès était de 5,23 milliards de dollars américains, soit 6,6 milliards de dollars canadiens.

https://www.ipolitics.ca/2018/03/04/canada-gave-u-s-just-hours-notice-not-buy-super-hornets/

https://dsm.forecastinternational.com/2017/09/29/u-s-approves-canadian-super-hornet-deal-that-may-never-happen/

Que s'est-il passé ? Le gouvernement Harper a attribué le contrat des F-35 sans appel d'offres. Cela signifiait que le coût total de l'avion était présenté publiquement. Boeing n'était pas tenu de fournir des chiffres précis sur les coûts dans un cadre officiel et a déclaré au parti d'opposition que le coût du Super Hornet était de « 65 millions de dollars ». Boeing a répété cette affirmation pendant des années, jusqu'à ce que le Parti libéral finisse par y croire. Le parti d'opposition n'avait pas compris qu'il s'agissait du prix de base payé par l'US Navy pour un seul avion de chasse, sans aucun équipement de soutien ni autre équipement nécessaire, ce qui aurait ajouté des milliards de dollars au coût total. Lorsque le Canada a finalement mené une enquête en 2016, la vérité a éclaté au grand jour. L'ironie de la situation est frappante : le parti d'opposition a critiqué pendant des années les coûts exorbitants du F-35 tout en préconisant le Super Hornet, dont le coût a ensuite explosé « du jour au lendemain », augmentant de plus de 500 %. Comme on dit, on n'invente pas de telles histoires.

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Le 23/01/2026 à 14:24, Titus K a dit :

23 janvier 2026. Alexandre Jubelin reçoit Jonathan Paquin, professeur titulaire à l’Université Laval à Québec, directeur de l’Ecole supérieure d’études internationales et Justin Massie, professeur titulaire et directeur du département de sciences politiques de l’Université du Québec à Montreal.

44:33 Alexandre Jubelin : [le Groenland] comment ça a été vécu par ici ? (...) Est-ce qu'il y avait déjà l'idée que -attention ! - le Groenland, c'est un avertissement pour le Canada ?

45:02 Jonathan Paquin : Si le Groenland tombe, bah, le Canada se retrouvera vraiment dans les griffes de l'aigle. (...) Les Américains contrôleront l'entrée et la sortie du passage du Nord-Ouest : ils ont l'Alaska de l'autre côté. Ils sont à la recherche de gains stratégiques mais aussi de terres rares ou de métaux stratégiques et le grand nord pourrait les intéresser.

45:47 Mais je vais être plus critique parce que le Canada, malgré le discours de McCarney à Davos, n'a pas envoyé de troupes au Groenland aux côtés des Européens.

46:29 Il est beaucoup plus vital pour le Canada de défendre le Groenland que la Lettonie où il y a 2200 soldats canadiens.

47:28 Mais c'est important d'assurer la protection de l'Europe et je ne veux pas réduire cette importance dans les intérêts nationaux canadiens. Mais si on doit le mettre en parallèle d'une invasion américaine de l'Arctique, je crois qu'il était dans l'intérêt du Canada de démontrer qu'il est capable de défendre le Nord, comme on dit, incluant le Groenland, de manière rapide avec des forces de projection crédibles pour adresser en même temps un message à Donald Trump : notre territoire à nous, vous ne pouvez pas le convoiter, vous n'avez pas à prétexter par exemple la menace posée par la Russie ou la Chine ou tout autre prétexte que Donald Trump pourrait invoquer pour dire : on pourrait faire la même chose au Canada.

48:22 Alexandre Jubelin : Le danger, c'est qu'il y ait une catastrophe ou un truc au Canada, les Américains arrivent pour filer un coup de main, et ils ne repartent jamais.

48:52 Jonathan Paquin : Il y a un an, lorsque Trump parlait du 51e État, on a à peu près pas eu d'appui diplomatique de la part de nos alliés de l'Europe. Évidemment, la moitié pensait que Trump blaguait encore.

49:17 Peut-être éventuellement serons nous au Groenland avec 5, 10, 15 ou 40 soldats, mais ça serait bien que les Européens soient là aussi pour nous. Et ma crainte évidemment, c'est que si les choses devaient très mal tourner au Canada, il n'y ait personne en Europe qui lèverait le petit doigt.

49:55 Alexandre Jubelin : [Une guerre américano-canadienne] ça ressemble à quoi ?

50:18 Justin Massie : Une guerre asymétrique évidemment. (...) en essayant d'infliger des coûts humains, politiques et économiques à l'adversaire.

50:42 Alexandre Jubelin : Se retirer dans les citadelles du Nord et ensuite mener une guerilla dans la neige un peu finlandaise.

50:49 Jonathan Paquin : L'idée ce serait certainement de laisser entrer, attendre que l'hiver arrive, et passer tranquillement à l'action.

51:00 La dernière fois que les Britanniques et les Canadiens ont fait la guerre aux Américains en 1812, ben ils sont allés brûler la Maison-Blanche. Elle est blanche à cause de nous essentiellement. Elle a été repeinte. La frontière est poreuse des deux côtés, donc il ne faut pas penser que ce ne serait qu'une guerre d'occupation à Montréal-Toronto.

53:36 Justin Massie :  Trump ne souhaite pas l'occupation de territoires hostiles. Il ne veut pas de guerres à l'irakienne ou du style Afghanistan. Il veut des ressources naturelles et s'enrichir rapidement face à des proies faciles.

53:53 C'est pour cela que l'Arctique canadien est beaucoup plus vulnérable pour les ressources pétrolières ou minières, et il n'y a personne qui est là de toute façons. Il pourrait dire, ben voilà, j'aide des populations vulnérables aux assauts russes qui doivent être inventés dans sa tête.

54:11 Alexandre Jubelin : Tout le truc russo-chinois, les Russes, les Chinois menacent l'Arctique...

54:17 Justin Massie :  Les Russes s'occupent de leur Arctique à eux, mais ils ne veulent pas l'Arctique canadien.

54:36 Jonathan Paquin : et les Russes reconnaissent que le passage du Nord-Ouest est en eaux canadiennes, parce qu'eux ont le passage du Nord-Est et donc notre position est sensiblement la même que la leur.

54:52 Le libre échange est arrivé en 1989 au Canada. Ça a permis à l'économie canadienne de croître considérablement, c'est vrai, mais avant ça, ça fonctionnait très bien et de nombreux Canadiens, à l'époque, ont tout fait pour éviter le traité de libre échange avec les États-Unis, parce qu'ils considéraient que c'était une mauvaise idée, d'un point de vue d'identité nationale, notamment.

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Le 31/01/2026 à 18:21, Polybe a dit :

Merci @Patrick

Bah écoute de rien.

Cela étant Trump n'est pas non plus éternel, c'est aussi ce sur quoi comptent les Européens et Canadiens clients du F-35, dont beaucoup qui en ont repris... DONT LE DANEMARK (pour ensuite dire qu'ils le regrettaient... Honnêtement je n'y comprends plus rien... Peut-être parce qu'il n'y a rien à comprendre :mellow:).

Déjà précédemment au Canada trudeau avait été très très dur envers l'achat de 65 F-35 aux Américains, pour satisfaire sa base sur l'air bien connu de "c'est cher et ça sert à rien".

Bon finalement il a signé pour en acheter 88.
Heu... :huh::sinterrogec:

Le message de Stark qui parle des inimitiés avec Boeing est également un bon rappel, très éclairant sur ce qu'il se passe réellement au niveau industriel et politique sur ces questions.

Par certains aspects le Canada s'est aussi coupé de certaines options.

Je veux bien être bon public, lancer des idées de gros fanboy sur fond d'analyse pseudo-sérieuse, mais il faut aussi rester un peu réalistes malgré tout le ramdam causé par trump. Ça fait combien de temps que le Canada est engagé dans le JSF? 30 ans? Bon ben... Ils vont pas s'arrêter maintenant même malgré les menaces de trump qui en veut à leur pétrole et à Dieu sait quoi d'autre.

Surtout qu'au fond, et à titre personnel, la seule chose qui m'importe vraiment dans cette affaire c'est ce que ça va donner pour les relations entre la France le Canada et les USA. Nous avions en effet des coups à jouer et pouvions être un nouvel élément de stabilité régionale en devenant un partenaire plus impliqué, notamment dans la défense, en nous adossant sur un héritage culturellement assez fort dans la région et des propositions industrielles intéressantes.

...Bon, je divulgâche par avance: non seulement ça n'a rien donné, mais personne ne veut d'une implication Française à ce point stratégique dans le coin, ni le Canada ni les USA, et nous avons été sur ce sujet superbement snobés par les Canadiens eux-mêmes, alors que nous avions certaines des meilleures options techniques à proposer, il y a quelques mois à peine.

Alors tant qu'à faire dans le what-if, et puisque Carney s'est rapproché des chinois, pourquoi pas des J-10CE au Canada? Ça contentera la diaspora chinoise et pakistanaise. Et puis ils ajouteront des Tejas Mk2 pour satisfaire la diaspora Indienne aussi. Et comme ça le Québec (libre) indépendant pourra alors commander des Rafale tandis que l'Alberta comptera sur l'USAF pour protéger son espace aérien nouvellement indépendant... :rolleyes:

Bref plutôt que de se faire des noeuds au cerveau je propose de nous en tenir à ce qui est observable.

Comme disait De Gaulle:

"On ne fait pas de politique autrement que sur des réalités."

Donc j'attendrai que le contrat F-35 soit formellement dénoncé pour me prononcer.

Voilà.

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Il y a 10 heures, Patrick a dit :

Bah écoute de rien.

Cela étant trump n'est pas non plus éternel, c'est aussi ce sur quoi comptent les Européens et Canadiens clients du F-35, dont beaucoup qui en ont repris... DONT LE DANEMARK (pour ensuite dire qu'ils le regrettaient... Honnêtement je n'y comprends plus rien... Peut-être parce qu'il n'y a rien à comprendre :mellow:).

Déjà précédemment au Canada trudeau avait été très très dur envers l'achat de 65 F-35 aux Américains, pour satisfaire sa base sur l'air bien connu de "c'est cher et ça sert à rien".

Bon finalement il a signé pour en acheter 88.
Heu... :huh::sinterrogec:

Le message de Stark qui parle des inimitiés avec Boeing est également un bon rappel, très éclairant sur ce qu'il se passe réellement au niveau industriel et politique sur ces questions.

Par certains aspects le Canada s'est aussi coupé de certaines options.

Je veux bien être bon public, lancer des idées de gros fanboy sur fond d'analyse pseudo-sérieuse, mais il faut aussi rester un peu réalistes malgré tout le ramdam causé par trump. Ça fait combien de temps que le Canada est engagé dans le JSF? 30 ans? Bon ben... Ils vont pas s'arrêter maintenant même malgré les menaces de trump qui en veut à leur pétrole et à Dieu sait quoi d'autre.

Surtout qu'au fond, et à titre personnel, la seule chose qui m'importe vraiment dans cette affaire c'est ce que ça va donner pour les relations entre la France le Canada et les USA. Nous avions en effet des coups à jouer et pouvions être un nouvel élément de stabilité régionale en devenant un partenaire plus impliqué, notamment dans la défense, en nous adossant sur un héritage culturellement assez fort dans la région et des propositions industrielles intéressantes.

...Bon, je divulgâche par avance: non seulement ça n'a rien donné, mais personne ne veut d'une implication Française à ce point stratégique dans le coin, ni le Canada ni les USA, et nous avons été sur ce sujet superbement snobés par les Canadiens eux-mêmes, alors que nous avions certaines des meilleures options techniques à proposer, il y a quelques mois à peine.

Alors tant qu'à faire dans le what-if, et puisque Carney s'est rapproché des chinois, pourquoi pas des J-10CE au Canada? Ça contentera la diaspora chinoise et pakistanaise. Et puis ils ajouteront des Tejas Mk2 pour satisfaire la diaspora Indienne aussi. Et comme ça le Québec (libre) indépendant pourra alors commander des Rafale tandis que l'Alberta comptera sur l'USAF pour protéger son espace aérien nouvellement indépendant... :rolleyes:

Bref plutôt que de se faire des noeuds au cerveau je propose de nous en tenir à ce qui est observable.

Comme disait De Gaulle:

"On ne fait pas de politique autrement que sur des réalités."

Donc j'attendrai que le contrat F-35 soit formellement dénoncé pour me prononcer.

Voilà.

Oui enfin commencer à me faire passer comme quelqu'un qui invente les choses, ça allait deux minutes. ^^

Complètement, tous le monde espère encore un retour en arrière. Je n'y crois pas. Une nouvelle équipe US avec qui on peut discuter, ça peut-être.

Mon propos ne portait pas sur le choix du JSF ou non. Comme je l'écrivais, je pense qu'actuellement la question se pose surtout pour son successeur.

Du matos chinois non. Pour pleins de raisons. 

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https://www.t-online.de/nachrichten/ausland/usa/id_101103288/taylor-rehmet-us-demokrat-gewinnt-ueberraschend-trump-bezirk-in-texas.html (1er février 2026)

Le président américain Donald Trump a réitéré sa menace envers le Canada de riposter par une réaction « très substantielle » si le pays concluait un accord commercial avec la Chine. « Nous ne voulons pas que la Chine prenne le contrôle du Canada », a déclaré Trump samedi (heure locale). La semaine dernière, Trump avait déjà déclaré qu'il imposerait des droits de douane de 100 % sur les produits canadiens si le pays mettait en œuvre un tel accord.

Les déclarations de samedi constituent la dernière escalade en date d'une série de menaces. Jeudi déjà, Trump avait menacé d'imposer des droits de douane punitifs de 50 % sur tous les avions fabriqués au Canada. Il avait également annoncé son intention de retirer la certification des appareils du constructeur aéronautique Bombardier et d'autres fabricants. Trump a justifié cette décision en affirmant que le Canada refusait d'homologuer plusieurs types d'avions de son concurrent américain Gulfstream.

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Sérieux ?
"nous ne voulons pas!" qu'il commence par arrêter de maltraiter les Canadiens et tous ses "alliés" et en retour il obtiendra certainement plus que ses résultats actuels qui sont au bas mot calamiteux!
On va attendre qu'il commette l'irréparable le bougre ?
A l'allure ou il les enchaine, ce n'est qu'une question de temps si personne dans son entourage ne le stoppe. 
 

Modifié par MIC_A
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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

https://www.t-online.de/nachrichten/ausland/usa/id_101103288/taylor-rehmet-us-demokrat-gewinnt-ueberraschend-trump-bezirk-in-texas.html (1er février 2026)

Le président américain Donald Trump a réitéré sa menace envers le Canada de riposter par une réaction « très substantielle » si le pays concluait un accord commercial avec la Chine. « Nous ne voulons pas que la Chine prenne le contrôle du Canada », a déclaré Trump samedi (heure locale). La semaine dernière, Trump avait déjà déclaré qu'il imposerait des droits de douane de 100 % sur les produits canadiens si le pays mettait en œuvre un tel accord.

Les déclarations de samedi constituent la dernière escalade en date d'une série de menaces. Jeudi déjà, Trump avait menacé d'imposer des droits de douane punitifs de 50 % sur tous les avions fabriqués au Canada. Il avait également annoncé son intention de retirer la certification des appareils du constructeur aéronautique Bombardier et d'autres fabricants. Trump a justifié cette décision en affirmant que le Canada refusait d'homologuer plusieurs types d'avions de son concurrent américain Gulfstream.

La Chine qui n'en avait rien à carrer du Canada et n'en a probablement pas davantage à carrer, malgré la diffusion de la saison 2 de Fallout. 

Saison 2 qui rappellera de mauvais souvenirs aux joueurs canadiens de la franchise et fera réfléchir aux liens entre le lore et la réalité aux autres.

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https://www.journaldemontreal.com/2026/01/31/des-francos-a-la-tete-des-separatistes-albertains

Le mouvement séparatiste de l’Alberta est mené par deux fiers Franco-Albertains qui ont surtout été politisés à cause des restrictions sanitaires au temps de la COVID-19. 

« L’esprit de la rébellion canadienne-française coule fort dans mes veines », lance en entrevue Jeffrey Rath.

Rath est le nom de son père, mais Lamoureux est celui de sa lignée maternelle.

La légende familiale veut que ses ancêtres aient aidé Louis-Joseph Papineau à gagner les États-Unis lorsque sa tête a été mise à prix après la révolte des Patriotes de 1837 ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Rébellion_des_Patriotes )

« Lorsque les Britanniques ont découvert qu’ils avaient fait évader Papineau, ils ont voulu pendre tous mes ancêtres, affirme M. Rath en français. Toute la famille a donc déménagé au Kentucky, puis en Illinois ».

Ces Franco-Canadiens exilés ont aidé à fonder plusieurs communautés albertaines à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle.

Des localités comme Saint-Paul, Plamondon, Morinville ou encore Bonnyville ont été fondées à l’époque.

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il y a une heure, Wallaby a dit :

https://www.journaldemontreal.com/2026/01/31/des-francos-a-la-tete-des-separatistes-albertains

Le mouvement séparatiste de l’Alberta est mené par deux fiers Franco-Albertains qui ont surtout été politisés à cause des restrictions sanitaires au temps de la COVID-19. 

« L’esprit de la rébellion canadienne-française coule fort dans mes veines », lance en entrevue Jeffrey Rath.

Rath est le nom de son père, mais Lamoureux est celui de sa lignée maternelle.

La légende familiale veut que ses ancêtres aient aidé Louis-Joseph Papineau à gagner les États-Unis lorsque sa tête a été mise à prix après la révolte des Patriotes de 1837 ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Rébellion_des_Patriotes )

« Lorsque les Britanniques ont découvert qu’ils avaient fait évader Papineau, ils ont voulu pendre tous mes ancêtres, affirme M. Rath en français. Toute la famille a donc déménagé au Kentucky, puis en Illinois ».

Ces Franco-Canadiens exilés ont aidé à fonder plusieurs communautés albertaines à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle.

Des localités comme Saint-Paul, Plamondon, Morinville ou encore Bonnyville ont été fondées à l’époque.

J'ai rien compris de leur motivation 

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Il y a 2 heures, GOUPIL a dit :

J'ai rien compris de leur motivation 

Tu as un écho des récriminations albertaines - pas forcément indépendantiste - contre le gouvernement fédéral ici :

Le 30/01/2026 à 10:46, Wallaby a dit :

https://www.ledevoir.com/politique/canada/951927/rencontre-separatistes-albertains-etats-unis-est-trahison-selon-david-eby?

Le premier ministre Mark Carney et la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, ont tous deux déclaré jeudi que les États-Unis devaient respecter la souveraineté canadienne, après qu’il a été révélé que les dirigeants du mouvement séparatiste albertain avaient rencontré des représentants du gouvernement américain afin d’obtenir leur soutien.

Aucun d’eux n’a approuvé le fait de décrire cette rencontre comme une « trahison », comme l’a fait le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby.

Mme Smith [première ministre de l’Alberta] a affirmé qu’elle avait toujours clairement indiqué que son cabinet et elle-même soutenaient « une Alberta forte et souveraine au sein d’un Canada uni ». Mais elle a ajouté que les sondages laissaient entendre qu’environ un million d’Albertains avaient « perdu espoir » après ce qu’elle a qualifié de décennie d’attaques incessantes du gouvernement fédéral contre l’économie des ressources de l’Alberta.

« Je ne vais pas diaboliser ou marginaliser un million de mes concitoyens alors qu’ils ont des griefs légitimes », a-t-elle déclaré.

-

Le 30/01/2026 à 15:02, Wallaby a dit :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2224563/independance-alberta-etats-unis

Elle ajoute que la signature du protocole d’accord énergétique [1] ainsi que les travaux du Conseil de la fédération [2] sont des gestes qui montrent les bienfaits de l’État fédéral.

J’ai toujours été claire que moi et le caucus du Parti conservateur uni appuyons une Alberta forte et souveraine dans un Canada uni. Mais il faut être réaliste. En 10 ans de gouvernement de Justin Trudeau [...] notre économie, nos compétences provinciales et nos libertés ont été attaquées.

Une citation de Danielle Smith, première ministre de l'Alberta

[1] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2209543/accord-energie-carney-alberta-pipeline (24 novembre 2025)

Le premier ministre canadien Mark Carney et son homologue albertaine, Danielle Smith, se sont entendus sur les grandes lignes d’un protocole d'accord énergétique. Ce dernier octroierait à l’Alberta des exemptions particulières aux lois environnementales fédérales, tout en offrant un appui à un nouvel oléoduc vers la côte de la Colombie-Britannique, a appris CBC News.

L’accord doit être officiellement annoncé au cours d’une conférence de presse commune de Mark Carney et de Danielle Smith à Calgary, jeudi.

Selon des sources qui se sont confiées à CBC News, l'entente prévoirait des dérogations pour l’Alberta concernant les lois fédérales sur les gaz à effet de serre, auxquelles la province s’est longtemps opposée, notamment en ce qui concerne la réglementation sur l’électricité propre visant la carboneutralité.

En échange, l’Alberta accepterait de renforcer son système de tarification du carbone pour les grandes industries.

Le texte mettra aussi l’accent sur la réalisation du projet de captage et de stockage du carbone de 16,5 milliards de dollars de la Pathways Alliance. Ce projet du consortium de compagnies de sables bitumineux viserait à capter les émissions de gaz à effet de serre provenant des installations du nord de l’Alberta et à les transporter par pipeline vers un centre de stockage souterrain près de Cold Lake, en Alberta.

L'accord, qui représente un pas de plus vers la construction d'un pipeline permettant d’acheminer du pétrole vers la côte nord-ouest de la Colombie-Britannique, devrait inclure un libellé sur la nécessité pour l’Alberta de négocier avec le gouvernement britanno-colombien.

La Colombie-Britannique et les Premières Nations des zones côtières ont signé une déclaration, début novembre, qui réitérait leur appui au moratoire sur les grands pétroliers qui touchent cette région.

L'entente devrait ainsi comprendre des engagements concernant la participation autochtone, notamment en matière de propriété et d’équité, et reconnaître la nécessité d’une collaboration tripartite avec la Colombie-Britannique.

Le premier ministre britanno-colombien David Eby s'est récemment dit choqué d'avoir été ignoré lors des discussions sur un nouveau pipeline.

Il a affirmé avoir discuté avec Mark Carney lundi entre autres pour lui faire part de ses objections quant au projet de pipeline.

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_la_fédération_(Canada)

Le Conseil de la fédération (en anglais : Council of the Federation) est une institution du Canada comprenant les premiers ministres (chefs de gouvernement) des treize provinces et territoires du Canada. Sa principale fonction est de présenter un front uni des gouvernements provinciaux et territoriaux lors des interactions avec le gouvernement fédéral du Canada.

 

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Puisque l'un des précédents articles mentionnait Louis-Joseph Papineau - que je connaissais surtout de nom, parce qu'il y a une station de métro à Montréal qui porte son nom - j'ai été lire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Joseph_Papineau

Ce qui est intéressant, et que je ne réalisais pas, c'est qu'au niveau de sa première jeunesse, il est parfaitement intégré au royaume britannique et loyal :

Lors de la guerre de 1812, opposant les États-Unis aux colonies britanniques d'Amérique du Nord, Louis-Joseph Papineau sert comme officier de milice du Bas-Canada[4]. Il passe la majeure partie du conflit dans un fort du Haut-Canada, à la frontière entre la colonie britannique et les États-Unis[4]. La guerre permet à Papineau d'afficher son loyalisme et facilite sa réélection au Parlement[4].

Au début de sa carrière politique, Papineau est un monarchiste convaincu, adepte des thèses d'Edmund Burke, qui appuyait le système politique britannique et n'avait pas alors d'intérêt pour celui des États-Unis. À l'occasion de la mort du roi George III en 1820, il prononça un discours contre la France de Louis XV et pour le régime britannique dont des copies circulèrent jusqu'en Angleterre[6]. Papineau y vante notamment certains mérites de la Conquête de 1760, qui aurait permis aux Canadiens de vivre sous un régime leur permettant une liberté politique[4]. Il insiste toutefois sur la nécessité de rester indépendants et vigilants quant à de potentielles situations de corruption ou de tyrannie[4].

Mais les voyages forment la jeunesse :

Le voyage en Angleterre marquera un tournant dans les idées politiques du jeune Louis-Joseph Papineau[4]. Il est marqué par les inégalités de richesse qu'il observe dans les villes anglaises, dominées par l'aristocratie et la bourgeoisie marchande et terrienne, et outré par l'exclusion d'une vaste majorité de la population du suffrage (seuls 5 % des Anglais y ont accès)[4]. Cette constatation et la crise de l'union lui font prendre conscience du potentiel des colonies d'Amérique du Nord et amorcent chez Papineau une remise en question du système politique britannique[4]. Il développe d'ailleurs à l'époque une admiration pour le projet politique des États-Unis, qu'il considère comme étant supérieur à celui de la métropole britannique et destiné à un bel avenir[4].

Après la révolte, il s'exile aux États-Unis et fait un voyage en France :

Le 8 février 1839, il quitte New York pour Paris, où il espère gagner l'appui de la France à la cause du Canada français. Il arrive en France le 5 mars 1839 et constate rapidement le peu d'intérêt du gouvernement français pour la cause des Patriotes[4]. Ce n'est pas une grande surprise pour Papineau, puisqu'il avait été prévenu par l'ambassadeur français à New-York lors de son séjour aux États-Unis[4]. À l'époque, les Républicains ne sont pas au pouvoir et le gouvernement français ne veut pas risquer de provoquer les Anglais en appuyant les rébellions[4]. Malgré les sympathies de plusieurs hommes politiques influents dont Lamartine et Lamennais, la France de Louis-Philippe reste neutre dans le conflit entre la Grande-Bretagne et ses colonies canadiennes. Certains historiens voient d'ailleurs le voyage de Papineau en France comme un geste désespéré ou même comme une stratégie des Patriotes radicaux pour l'écarter du mouvement[4]. Louis-Georges Harvey soutient quant à lui que les rebelles bas-canadiens cultivaient encore l'espoir d'un appui français ou d'une guerre entre les États-Unis et l'Angleterre[4].

Malgré les difficultés que rencontre sa mission diplomatique, Louis-Joseph Papineau ne reste pas les bras croisés en France. En avril 1839, il publie l'Histoire de l'insurrection du Canada en réfutation du Rapport de Lord Durham dans la revue Progrès[4]. Comme l'indique son titre, cette publication se veut une réponse au rapport Durham (officiellement le Rapport sur les affaires de l'Amérique du Nord britannique) de février 1839, qui recommande l'assimilation linguistique et culturelle des Canadiens français à la suite des Rébellions des Patriotes[4]. Dans son Histoire de l'insurrection du Canada, Papineau présente le rapport Durham comme une preuve du despotisme du régime colonial anglais, critique les «agitateurs torys» (dont Adam Thom, éditeur du Montreal Herald) qui le supporte et donne des exemples de la tyrannie dont fait preuve le régime anglais (l'exécution de prisonniers politiques, par exemple)[4].

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Il y a 1 heure, Patrick a dit :

D'être des révolutionnaires Français opposés au roi d'Angleterre?

...Décidément j'aurai vraiment tout lu sur ce forum!

Ils n'en ont rien à faire de la France... Ils veulent juste l'argent du pétrole.

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