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olivier lsb

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  1. L'art du soft power américain, c'est de vous exporter leurs problèmes en vous faisant croire qu'il s'agit des vôtres. L'autre partie du bouclier étant dans le détroit de Bering, co-contrôlé par les américains. Et personne ne les a empêché de quoique ce soit sur le plan militaire au Groenland. Donc faux problème et vraie propagande. Je crois sincère leur volonté de contrôler les terres rares groenlandaises. La psyché américaine se plait à croire qu'elle peut apporter d'immenses solutions à d'immenses problèmes. Si l'enjeu c'est de contrôler des ressources, de se créer une réserve exploitée ou exploitable, ou monnayable dans un grand jeu diplomatique, alors le caractère réaliste ou non d'une exploitation à un instant t importe peu. Et une si petite considération ne serait pas digne de se mettre en travers de la manifestation de la toute puissance américaine. Pour comprendre les américains, il faut s'essayer à une pensée maximaliste et grandiose des choses. Peu importe si c'est réaliste ou pas, ça sera le problème des suivants. Personne n'est élu sur du long terme là bas.
  2. +40 milliards annuel d'ici dix ans, alors qu'on est aujourd'hui, comme l'an prochain et l'an dernier (et les 5 années avant et peut être encore les 5 prochaines années), en dépassement de.... 150 milliards / an ! Autant dire ce ne sont pas ces surcroits de projets industriels qui nous sortiront des ronces. N'en déplaise à certains... même si l'Allemagne nous payait l'intégralité du SCAF sans avoir son mot à dire sur le technique.
  3. Quelle ne fût pas ma surprise.... Un américain qui me parle de bénéfice, ça faisait 15 secondes que ce n'était pas arrivé. On dirait que les dossiers Epstein se sont à nouveau rapprochés très près du pouvoir et du POTUS...
  4. C'est un peu ma lecture aussi: son discours est très fédéraliste, ce qui ne peux pas bien s'accoupler avec le retrait d'un projet comme le SCAF, même si ça aurait du sens d'un point de vue industriel et politique. Je crains que ses prémonitions sur le besoin de souveraineté en Europe ne l'ait rendu encore plus hermétique à l'épreuve du réel et de son bilan à la présidence. Même s'il aura beaucoup fait pour réformer, le réel refuse et résiste, et l'exemple du destin de sa réforme des retraites en est la plus parfaite illustration.
  5. Personne ne nie la difficulté de la tâche, mais le propre d'un service de renseignement n'est pas de tout savoir, mais aussi de savoir ce qu'on ne sait pas. En d'autres termes, évaluer les incertitudes. Or ni Lerner ni Vaujour ne se retranche derrière un facteur bien identifié de l'incertitude ("on pensait avoir 10% d'incertitude, il eut plutôt fallu compter 50%"). Les versions de l'un et de l'autre se corroborent: "on ne voyait pas l'intérêt stratégique de la Russie à mener une guerre en Ukraine"... Comprendre: on a tiré une conclusion à la place de Poutine, sans précaution d'usage à l'intention du politique. Au même moment, les anglosaxons disaient l'inverse, et ça non plus, il semble que l'on en a pas trop tenu compte. Je conteste. La vitesse à laquelle la société russe et son parti de la guerre a su encaisser les pertes, démontre à mon sens une préparation et un consentement aux pertes bien plus ancré qu'on ne se l'imaginait. Dès lors, difficile de parler de rationalité comparable, alors même que nos sociétés et notre débat public tournent en boucle sur combien nous sommes averses au risque ("la société du principe de précaution") en beaucoup de circonstances, et refusons de voir la violence du monde et son cortège de cercueils. Rien que sur point, la "rationalité" russe a quelques lucidités d'avance sur la notre. Pour qui lit (et il doit bien y en avoir dans le rens) Thom, Vaissié, Minic, Ackerman, Applebaum etc... jusqu'à Poutine ! Avec son essai sur les trois peuples frères, le sérieux de cette idéologie est tout sauf nouveau. Pour qui s'attèle à la question un peu sérieusement, sans considérer que l'ordre libéral reste le cadre indépassable du Grand Jeu. Car c'est précisément l'un des objectifs majeurs à abattre de la Russie de Poutine. C'est sûr que si l'axiome de départ est pipé, difficile de cette comprendre cette autre "idéologie". La question religieuse a bon dos. Autant je peux la croire sincère pour l'Iran de Khomeini et de son successeur, autant j'ai un peu plus de mal avec le mythe de l'Eglise orthodoxe russe, qui est surtout une officine bien pratique du renseignement russe. Sauras tu reconnaître sur cette photo un lieu de culte libre et paisible, dénué de tout liens avec le renseignement d'une puissance hostile ? Indice: ce n'est pas la grande mosquée de Paris...
  6. La réponse n'est pas très surprenante. Une illustration supplémentaire de ce que nous coûte politiquement l'endettement actuel. Si l'Italie reste à un endettement supérieur au nôtre, son retour en grâce auprès de l'Allemagne est en partie due à la bonne tenue de son déficit primaire (avant impact de la charge d'intérêts) et en sous-jacent, aux efforts de maitrise des dépenses. Pour avoir refusé de faire les réformes nécessaires, la France n'arrivera pas à être considérée comme un partenaire crédible auprès d'une Allemagne, dont les logiques parlementaires expose ses élus à être régulièrement comptables de leurs décisions auprès de leurs électeurs. Oui il y aurait un très bon coup géopolitique à jouer sur les eurobonds, mais on peut comprendre les réticences allemandes. Nous sommes condamnés à rester enfermés dans notre cathédrale théorique et stratégique, pour négliger au quotidien, les détails du réel: personne ne veut signer un chèque en blanc à une France qui refuse les réformes que tous les autres ont fait. On a raison trop tôt sur l'avenir, et on a tort depuis longtemps sur le réel.
  7. Tout frais sortie des rotatives, la position du PR sur le SCAF et le futur char de combat dans son interview de ce matin au Monde et d'autres journaux européens. Ca devient obsessionnel... Le projet de système de combat aérien du futur (SCAF) entre la France et l’Allemagne semble mal en point. Il est mort ? Non. C’est un bon projet et je n’ai eu aucune expression allemande pour me dire que ce n’est pas un bon projet. Quand les industriels essaient de faire de la dyssynergie, c’est une chose, mais ce n’est pas à nous de la cautionner. On s’en reparlera avec [le chancelier] Friedrich Merz. Pour ma part, je considère que les choses doivent avancer. Et de la même manière sur le char de combat, d’ailleurs. Parce que vous imaginez, si d’aventure, le partenaire allemand remettait en cause l’avion commun, on serait obligé de remettre en cause le char commun. Ce que je vis là, sur le SCAF, je l’ai vécu sur Ariane-6. [Sur ce dossier,] j’entendais, toutes les semaines, les Allemands ne vont pas mettre l’argent, c’est fini, catastrophe. On l’a fait.
  8. Le camarade Herciv avait vu juste, même si tout reste à faire et l'on peut douter de la bonne volonté de l'Allemagne sur le sujet. Le Président propose la création d'eurobond, en ce terme même. https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/10/emmanuel-macron-c-est-le-moment-pour-l-union-europeenne-de-lancer-une-capacite-commune-d-endettement-via-des-eurobonds_6666101_3234.html
  9. Après Lerner, c'est le désormais CEMA Vaujour qui bat sa coulpe. Eh ouais les gars, l'intentionnalité de l'adversaire, c'est du renseignement politique, pas militaire. Pour avoir oublié Clémenceau à ce sujet là, on a payé (et on paie toujours) cher notre impréparation mentale et notre incapacité à envisager ce qui apparaissait comme une décision irrationnelle. Rationnelle ou pas... Tel n'a jamais été le cadre d'analyse de cette décision, prise en 2022. https://x.com/OpexNews/status/2020600724854333561 "Nous avions listé les moyens déployés et testé "sur carte" les scénarios potentiels de guerre. Vladimir #Poutine avait mis en place les pions nécessaires à une invasion. Tout était là. [...] C'était un moment très fort, d'incrédulité d'abord, puis de remise en question. Nous avions mésestimé les spécificités de la psychologie des Russes et leur rationalité, très différente de la nôtre. Jai ressenti la bascule du monde, le sentiment qu'au lever du soleil, le 24 février 2022, plus rien ne serait comme avant."
  10. Un accord de partenariat dans l'industrie militaire a été signé entre la France et l'Ukraine. Il prévoit des productions conjointes sur nos territoires respectifs. Enfin.. Ce partenariat ouvre la voie à des projets à grande échelle dans le complexe militaro-industriel, passant des livraisons à une production commune et des solutions à long terme. La France prépare le transfert d’avions Mirage 2000 à l’Ukraine, accélère les livraisons d’aéronefs et poursuit le travail sur des volumes records de bombes guidées AASM Hammer. L’Ukraine souhaite obtenir davantage de systèmes SAMP/T, Mistral et Crotale, ainsi que des munitions, et propose une collaboration pour améliorer le SAMP/T contre les menaces balistiques. Une coopération est en cours sur la fourniture et l’accélération de la production de missiles Aster, avec des discussions sur la livraison d’armes à longue portée comme les missiles SCALP. Les deux pays se concentrent sur des projets communs entre gouvernements et entreprises de défense : tests de solutions de sécurité et développement de systèmes innovants de guerre électronique. Ils ont défini des priorités pour la coopération en défense et discuté du financement de projets via un prêt de l’Union européenne et le programme SAFE.
  11. De Laure Murat à Obama, il serait très souhaitable de ne pas considérer Trump comme fou. Simplement dangereux, car comptable de tous ses actes et paroles. Cela fait opposition à ce qu'on lit souvent du camarade Stark, pour qui Trump ne devrait pas être pris au sérieux. Cette facilité complaisante et confortable est un piège. L'homme a un plan, ou d'autres en ont pour lui et rien n'est laissé au hasard, derrière les outrances. https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/02/05/laure-murat-historienne-les-citoyens-de-minneapolis-montrent-une-determination-exemplaire-et-donnent-une-lecon-de-democratie_6665478_3232.html
  12. Avec les américains, vous n'êtes jamais ni amis ni fâchés pour la vie. Episode 457, où ensemble, tout devient possible... Les Clinton called the bluff et ont indiqué leur disponibilité pour témoigner dans l'affaire Epstein. Mais pas une audience à huit clos, une audience publique. A la suite de quoi, nous assistons à la magie de Disney. Crooked Hilary est devenue a very capable woman....a smart woman. Le shit show continue. Mais attention, dire du bien d'Hilary ne signifie absolument pas que Trump est compromis jusqu'au cou dans l'affaire Epstein...
  13. Et mieux encore, l'avocat du lanceur d'alerte qui menace de révéler l'affaire directement, si le cabinet de la DNI ne lui indique pas la marche à suivre pour procéder à une transmission dans les règles, vers les commissions de la chambre des représentants et du Sénat dédiées au renseignement.
  14. J'ouvre un petit HS: Les grand déterminants économiques des pays de la zone euro, doivent d'abord être comparés au sein de deux populations: celle (à privilégier car la plus pertinente) des pays de la zone euro, puis celle des pays de l'UE. Ceci en raison d'un postulat largement partagé chez les économistes, celui dit du Triangle d'incompatibilité, popularisé par Rodrik. Comparer des pays aussi "divers" que le Japon, les Etats-Unis avec un pays de l'UE pris individuellement, a beaucoup moins de sens que de comparer les pays européens entre eux, en ce qu'ils doivent composer avec un ensemble de règles communes et de contraintes partagées. Le Japon subit encore la crise de sa bulle financière des années 90 (sans équivalent chez nous), se bat contre un vieillissement démographique de 20/30 ans en avance sur l'Europe, et jouit d'un taux d'épargne domestique très élevé et fléché sur son endettement. Les US font financer leur déficit par le reste du monde, en échange d'un compromis sécuritaire, dont on voit en ce moment même l'effondrement. Les Britanniques sont sortis de l'UE. Comparer l'endettement de ces zones aussi diverses et ayant des positionnements différent sur le triangle d'incompatibilité, n'est pas aussi pertinent que de comparer des pays ayant fait le même choix du fédéralisme global européen. Pays industrialisé ne veut par ailleurs pas dire grand chose: la Russie est un pays plus industrialisée que la France, en proportion de son PIB. Et son taux d'endettement est par ailleurs très faible. Il ne viendrait pourtant pas à l'idée de comparer notre taux d'endettement à celui des russes. Ces problèmes sont des causes (niveau de vie des retraités VS actifs) ou des conséquences (démographie, éducation) qui finissent par impacter l'endettement, qui est une information et une résultante financière. Ces observations ne sont donc ni opposées, ni étrangères les unes aux autres, ni comparables. Elles sont corrélées. Fin du HS !
  15. On y vient. Passé le scandale et les indignations de service, certains pays vont commencer à se pencher sur le vrai sujet de cette affaire. La Pologne a annoncé ouvrir une enquête sur d’éventuelles liens entre le financier Jeffrey Epstein et les services secrets russes. Le premier ministre Tusk explique que ce n’est pas seulement une affaire criminelle, mais aussi un enjeu de sécurité nationale, car des informations suggèrent que les services russes pourraient avoir joué un rôle dans le fonctionnement de l’" empire sexuel " d’Epstein. Dans un rapport confidentiel / NOFORN du FBI, Epstein y avait été même qualifié de "gestionnaire des biens de Poutine". D’autres documents évoquent des tentatives possibles pour organiser une rencontre avec le président russe. https://www.reuters.com/world/poland-probe-possible-links-between-epstein-russia-pm-tusk-says-2026-02-03/3
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