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Wallaby

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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. Oui mais pas en animant des mouvements de commémoration des héros du nazisme.
  2. Ils ont fait comment pour organiser le référendum constitutionnel au mois de juin, s'ils n'ont pas accès à la base de donnée de recensement, censée être cruciale pour l'élection présidentielle de 2024 ?
  3. https://legrandcontinent.eu/fr/2023/09/22/mort-de-giorgio-napolitano/ Avec Giorgio Napolitano (1925-2023), le long XXe siècle vient de s'éteindre à Rome. Très jeune, il adhéra au Parti communiste italien (PCI), le plus important parti communiste de l’Europe occidentale, solidement implanté dans la péninsule, qui, surtout à partir des années 1960, fascina nombre de militants de gauche et d’intellectuels bien au-delà de la péninsule. Non seulement il connut les évolutions parfois sinueuses de son parti mais, à partir là encore du milieu des années 1960, il joua un rôle fondamental dans les débats portant sur les changements d’orientation et d’identité de ce même parti sans toujours convaincre la masse de ses camarades. Ancré à Naples, attaché au Mezzogiorno, s’employant à trouver des solutions à la question méridionale qui obsède l’Italie depuis son unité, il analysa aussi les considérables transformations socio-économiques de son pays et les multiples crises politiques qui le secouèrent avec le souci constant de proposer des idées et une stratégie d’action pour son parti. Puis, au fil des années, il a élargi le spectre de ses intérêts à l’international cherchant des décennies durant à démêler le nœud si complexe formé, d’un côté, par le rapport historique de plus en plus problématique qu’entretint son parti avec l’Union soviétique et, de l‘autre, par la reconnaissance, à son instigation ainsi que de quelques autres de ses proches, des mérites et des avantages pour l’Italie de l’Europe, de l’OTAN et même des États-Unis. Critique à l’origine de la social-démocratie, ce communiste amorça, au nom de son parti, un dialogue avec les partis s’en réclamant et, à la fin, s’y rallia avec armes et bagages. Enfin, il exerça des responsabilités fort importantes et, consécration ultime d’une remarquable carrière, fut élu à la Présidence de la République à 81 ans, devenant le premier communiste et le titulaire le plus âgé à occuper cette charge. Palmiro Togliatti, le secrétaire du PCI, débarqué à Naples le 27 mars 1944 en provenance d’URSS, applique, avec son génie propre, les grandes orientations stratégiques du maître du Kremlin. Renonçant pour le moment à s’emparer seul du pouvoir, la priorité étant d’obtenir la défaite du Troisième Reich, il déploie une politique d’unité nationale et s’efforce de construire une organisation solide, insérée dans les coins et recoins de la société italienne pour mener « une guerre de position » et instaurer une forme « d’hégémonie culturelle » pour reprendre les termes d’Antonio Gramsci. Faut-il rappeler qu’au référendum du 2 juin 1946, les Italiens choisissent la république mais pas le Mezzogiorno et moins encore Naples qui vote à près de 80 % pour le maintien de la monarchie ? En février 1956, le rapport secret de Khrouchtchev au XXème Congrès du PCUS dénonce une partie des crimes de Staline. Togliatti, mis en difficulté, contraint et forcé par une contestation interne de reconnaître la véracité de ce rapport, rebondit en donnant un entretien en juin de la même année à la revue Nuovi argomenti. Il entérine la fin du parti guide, celui de l’URSS, et plaide pour un polycentrisme pour le communisme international sans pour autant rompre avec Moscou. Cependant, en novembre 1956, au moment de l’insurrection de Budapest, il demande l’intervention des chars de l’armée rouge et salue leur répression impitoyable. Napolitano l’approuve complètement et s’en repentira plus tard dans son autobiographie. Surtout après l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie le 21 août 1968 condamnée par le parti italien, le PCI se lance dans ce que l’on a appelé l’eurocommunisme auquel se rallieront le parti espagnol et le parti français. Il s’agit de définir une stratégie d’accès au pouvoir en Europe occidentale en respectant les règles de la démocratie représentative, en prenant des distances avec l’URSS, voire en la critiquant pour sa politique interne et même internationale sans pour autant couper les liens avec elle. Il obtient un visa pour un cycle de conférences dans les universités américaines et visite aussi diverses institutions fort réputées en Allemagne et en Grande-Bretagne. Il est membre de la commission des affaires étrangères de la Chambre des députés et en deviendra le président. De 1984 à 1992 puis de 1994 à 1996, il fait partie de la délégation italienne à l’Assemblée de l’Atlantique Nord. Il acquiert ainsi une stature internationale sans équivalent dans son parti et reconnu également par toutes les autres forces politiques italiennes, y compris chez ses principaux adversaires. En 1989, il est élu au parlement européen. Il y siège jusqu’en 1992 puis de 1999 à 2004, et s’impose comme l’un des parlementaires les plus écoutés et respectés. Sa connaissance des dossiers internationaux, les solides contacts parmi les décideurs de toute nature qu’il a établis font que Giorgio Napolitano exerce une influence décisive sur la politique internationale de son parti qui s’avère de plus en plus pro-européenne et ne remet plus en cause l’appartenance de l’Italie à l’OTAN qu’il avait dénoncé au moment de sa constitution. Par la voix de Berlinguer, le PCI condamne l’invasion soviétique en Afghanistan en 1979 et le coup d’état du général Jaruzelski en Pologne en 1981. Giorgio Napolitano qui, le 10 novembre [2008], avait nommé de manière anticipée Mario Monti, économiste, président de la Bocconi et ancien commissaire européen, sénateur à vie arrive, six jours plus tard, à le faire nommer Président du Conseil par le Parlement. Mario Monti manquant d’expérience politique, son gouvernement sera un gouvernement Monti-Napolitano. En 2013, après les élections qui en février n’ont pas dégagé une majorité claire, le Président sera là encore à la manœuvre. En effet, le Parlement étant incapable de désigner son successeur, il accepte de faire un deuxième mandat mais à condition que les partis acceptent de former « un gouvernement de grandes ententes », ce que seul refuse le Mouvement 5 étoiles. La droite, le Mouvement 5 étoiles et la gauche de la gauche dénoncent un président envahissant, « un souverain » ayant de facto instauré « le semi-présidentialisme » selon le titre de l’hebdomadaire Left, le 27 juillet 2013. Il approuve le projet de changement constitutionnel proposé par Matteo Renzi qui sera rejeté par référendum en 2016.
  4. Il y a peut-être une manière de se défaire de ces encombrants en les vendant/bradant/faisant cadeaux aux autres occidentaux restés sur place : Italiens, Allemands et Américains.
  5. https://www.france24.com/fr/europe/20230925-allemagne-l-afd-échoue-à-conquérir-sa-première-mairie-à-nordhausen La formation Alternative pour l'Allemagne (AfD) a été battue, dimanche, lors des élections municipales à Nordhausen, passant à côté de sa première mairie d'une ville de taille moyenne. Le sortant Kai Buchmann, sans étiquette, a réalisé une remontée inattendue et l'emporte finalement avec 54,9 % des voix. Dans les derniers sondages, l'AfD pointe en deuxième position au plan national (22 %), devant le parti social-démocrate du chancelier Olaf Scholz, et juste derrière les conservateurs (27 %), actuellement dans l'opposition. En Thuringe, la formation est même créditée de 34 % des intentions de vote. Des élections régionales sont prévues en septembre 2024 dans cet État, ainsi que dans deux autres Länder d'ex-RDA, le Brandebourg et la Saxe.
  6. Les groupes nationalistes ukrainiens ont été très actifs au Canada et aux Etats-Unis qui leur ont servi de terres d'asile (sous forme de commémorations, cérémonies religieuses, et une activité éditoriale, voire universitaire) avant de redevenir actifs en Ukraine à partir de 1991. Leur principale caractéristique est la non contrition pour les idéologies et les actes de purification ethnique, principalement sous la forme de déni, et de réécriture/falsification de l'histoire. Il reste à savoir si Yaroslav Hunka en particulier est resté associé à cette mouvance pendant toutes ces années ou s'il s'en est dissocié d'une manière ou d'une autre. L'ovation à Yaroslav Hunka n'est pas un "accident" isolé. Elle s'inscrit dans une longue chaîne d'honneurs accordés par les élites américaines et canadiennes aux nationalistes ukrainiens : l'article suivant mentionne Harvard et l'université d'Alberta : Et puis il y a aussi les honneurs accordés par Ronald Reagan à Iaroslav Stetsko : https://fr.wikipedia.org/wiki/Iaroslav_Stetsko En 1983, Stetsko est reçu à la Maison Blanche et félicité par le président Ronald Reagan38. Cette année-là, il donne un discours durant un déjeuner fêtant à Washington, au Congrès, la 25e Captive nations week. Ce déjeuner est donné par deux parlementaires américains tandis qu'un troisième, Philip M. Crane (qui a fréquenté les conférences de la WACL), présente Stetsko. Il participe ensuite à une conférence puis à un dîner, aux côtés du vice-président George Bush et d'autres parlementaires comme le sénateur républicain Jeremiah Denton. Prennent part notamment à ces événements le général Singlaub, le Taïwanais Ku Cheng-kang, président d'honneur et principal animateur de la WACL, l'ambassadrice Jeane Kirkpatrick, fervente anticommuniste, John Wilkinson, qui rend hommage à Stetsko dans un discours, le Japonais Osami Kuboki, mooniste, de la WACL, le président des Amis américains de l'ABN.
  7. https://torontosun.com/news/local-news/warmington-a-nazi-being-cheered-in-the-house-of-commons-a-dark-day Vendredi dernier pourrait entrer dans l'histoire comme l'une des pires bévues de l'histoire de la Chambre des communes. Les historiens ne comprenaient pas comment une personne pouvait se battre contre les Russes alors que l'armée soviétique de l'époque était alignée sur les forces alliées, dont le Canada, contre l'Allemagne d'Hitler qui avait occupé l'Ukraine. Ils ont rapidement appris que Hunka avait servi dans la première division ukrainienne volontaire pendant la guerre et qu'il était venu au Canada par la suite. Les retombées de cette affaire ont été rapportées dans le monde entier, y compris en Russie, où elles sont utilisées pour montrer que des nazis sont soutenus par le Canada, qui a fourni des armes à l'Ukraine dans sa lutte contre la Russie. En outre, les dirigeants politiques canadiens font preuve d'une méconnaissance choquante de l'histoire. Le fait que cela ait pu se produire a ébranlé la confiance des citoyens dans la compétence du gouvernement libéral, du président élu de la Chambre et de l'opposition également, puisqu'ils étaient tous debout en train d'applaudir. Cette erreur ne sera pas oubliée de sitôt.
  8. C'est dans Thucydide. Cela s'appelle le "Dialogue Mélien".
  9. https://www.nytimes.com/2023/09/25/world/europe/finland-nato-integration-nordics.html Parallèlement, le pays négocie un accord bilatéral de coopération en matière de défense avec les États-Unis, le type d'accord que Washington a conclu avec de nombreux pays dans le monde, ce qui facilite la planification des exercices conjoints et accélère leur mise en œuvre. L'accord portera sur le type de présence de troupes américaines que la Finlande autorisera et où, ainsi que sur le type d'équipement que le pays le plus puissant de l'OTAN pourra apporter en Finlande pour des exercices ou des prépositionnements. L'accord régit également des questions telles que la juridiction judiciaire en cas de délit commis par les troupes américaines. Les négociations sont complexes, a déclaré Elina Valtonen, ministre finlandaise des affaires étrangères, lors d'une interview. Étant donné que la Finlande a toujours repoussé les assauts de la Russie, elle protège sa souveraineté. La Russie a même démantelé des monuments aux morts finlandais en Carélie, dont elle s'est emparée lors de la Seconde Guerre mondiale. Ces monuments avaient été érigés avec l'autorisation de la Russie à une époque plus coopérative. L'article cinq exigera davantage de la Finlande, a déclaré le général Kivinen. "Nous devons être capables de contribuer à la défense collective de l'OTAN en dehors des frontières de la Finlande, ce qui est nouveau", a-t-il déclaré. Quatre des cinq pays nordiques - la Norvège, la Suède, la Finlande et le Danemark (l'Islande est le cinquième) - ont déjà convenu d'exploiter leurs quelque 250 avions de combat en tant que flotte opérationnelle commune et d'assurer la police du ciel pour l'Islande. La question de la place de la Finlande dans les trois commandements opérationnels de l'OTAN, responsables de différentes zones géographiques, se pose également. Les cinq pays nordiques préféreraient faire partie du même commandement, dirigé depuis Norfolk (Virginie), qui est axé sur la marine et défend les routes maritimes de l'Atlantique, les pays nordiques et l'Arctique. Mais Norfolk n'est pas encore pleinement opérationnel. Compte tenu de la guerre en Europe et de la menace que représente actuellement la Russie, l'OTAN a placé la Finlande dans le commandement terrestre basé à Brunssum, aux Pays-Bas, qui est chargé de défendre l'Europe centrale et orientale, y compris la Pologne et les pays baltes. La Finlande espère qu'il s'agit d'une mesure temporaire, mais jusqu'à présent, les responsables affirment que l'intégration s'est déroulée sans heurts.
  10. https://www.nytimes.com/2023/08/25/world/americas/jair-candor-amazon-tribes-indigenous.html Jair Candor fouille la forêt à la recherche d'indigènes qui ne veulent avoir aucun contact avec les étrangers. L'objectif : prouver leur existence pour que leurs terres soient légalement protégées.
  11. https://www.bnaibrith.ca/bnai-brith-canada-condemns-parliaments-standing-ovation-for-nazi-ss-veteran/ (24 septembre 2023) Ottawa - B'nai Brith Canada est choqué que le Parlement ait célébré vendredi dernier un vétéran de la 14e division de grenadiers de Waffen (14e Waffen SS). Lors de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Chambre des communes du Canada la semaine dernière, le président de la Chambre Anthony Rota a salué Yaroslav Hunka, âgé de 98 ans, afin de démontrer sa solidarité avec l'Ukraine qui lutte contre l'invasion illégale et non provoquée de la Russie. M. Hunka, qui a immigré au Canada après avoir servi dans la 14e Waffen SS - une unité nazie dont les membres ont prêté serment d'allégeance à Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale - a été ovationné par les députés et les sénateurs présents. Adolf Hitler était le chef de l'Allemagne nazie, l'ennemi juré du Canada et du monde libre, et son adversaire militaire pendant la Seconde Guerre mondiale. Les idéologues ultranationalistes ukrainiens qui se sont portés volontaires pour créer la division SS-Galicie en 1943 rêvaient d'un État ukrainien ethniquement homogène et approuvaient l'idée d'un nettoyage ethnique. La 14e Waffen SS a commis de nombreuses atrocités contre des civils en Ukraine et a combattu aux côtés des forces armées allemandes nazies régulières lors de la bataille de Brody. La SS a été déclarée organisation criminelle par le Tribunal militaire international de Nuremberg. Les membres de cette unité ont juré fidélité au Führer et à l'idéologie raciale pervertie des nazis. "Nous ne pouvons pas permettre que l'histoire soit blanchie", a déclaré Michael Mostyn, directeur général de B'nai Brith Canada. "Il est plus que scandaleux que le Parlement ait ainsi honoré un ancien membre d'une unité nazie. Les soldats canadiens ont combattu et sont morts pour libérer le monde des maux de la brutalité nazie. "Nous comprenons que des excuses vont être présentées. Nous attendons des excuses sérieuses. Le Parlement doit présenter des excuses à tous les Canadiens pour cet outrage et expliquer en détail comment cela a pu se produire au cœur de la démocratie canadienne.
  12. https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230924-le-camerounais-éric-delphin-kwégoué-lauréat-du-prix-théâtre-rfi-2023-pour-à-cœur-ouvert Éric Delphin Kwégoué, 46 ans, a remporté le Prix Théâtre RFI 2023 qui sera décerné ce dimanche 24 septembre au Festival des Francophonies, à Limoges.
  13. Ce qui donne le vertige, c'est d'entendre le président du parlement canadien associer les mots "seconde guerre mondiale" et "contre les Russes" : Nous avons aujourd'hui dans le parlement canadien un vétéran ukrainien de la seconde guerre mondiale, qui a combattu pour l'indépendance ukrainienne contre les Russes et continue à soutenir les troupes aujourd'hui, même à son âge de 98 ans. (Tonnerre d'applaudissements debout) (...) Il s'appelle Yaroslav Hunka. C'est un héros ukrainien, un héros canadien, et nous le remercions pour son service. Est-ce qu'un député canadien, un président du parlement canadien, est censé ignorer que le Canada était allié à la Russie durant la seconde guerre mondiale ? Est-ce qu'il a réalisé que Yaroslav Hunka était à l'époque un ennemi du Canada ? Pour moi c'est aussi une insulte à la mémoire des militaires canadiens qui ont combattu dans le camp russo-anglo-américain durant la seconde guerre mondiale.
  14. Non, par polonophobie. Le nationalisme ukrainien s'est surtout développé en Galicie qui était sous domination polonaise (et plus anciennement, autrichienne). L'acte par lequel Stepan Bandera entre sur la scène de l'histoire, c'est l'assassinat du ministre de l'Intérieur polonais Bronisław Pieracki en 1934. La période de formation des esprits et des idéologies, c'est la domination polonaise sur la Galicie de 1918 à 1939. Yaroslav Hunka est né en 1925 à Urman, dans l'oblast de Ternopil, qui était territoire polonais.
  15. https://www.politico.eu/article/hungarys-baby-making-summit-dominated-by-paranoia-not-policy/ (21 septembre 2023) Sur le papier au moins, les résultats de la Hongrie en matière d'augmentation du taux de fécondité sont impressionnants et pourraient servir de leçon à d'autres pays. Le pays consacre environ 5 % de son PIB à des politiques visant à encourager la formation de familles, notamment des allègements fiscaux et des prêts à faible taux d'intérêt pour les familles ayant des enfants, ainsi que la gratuité des traitements de fécondation in vitro (FIV). Depuis 2010, date de l'arrivée au pouvoir d'Orbán, le taux de fécondité de la Hongrie a augmenté d'environ 25 %, passant du taux le plus bas de l'Union européenne à un taux légèrement supérieur à la moyenne de 1,5 naissance par femme de l'Union. Mais le rôle réel des politiques du gouvernement hongrois dans ce changement reste une question ouverte. Le pays a été l'un des plus durement touchés par la crise financière, ce qui pourrait avoir contribué à faire baisser le nombre de naissances dans la période précédant et suivant immédiatement l'arrivée au pouvoir d'Orbán. En outre, d'autres pays voisins ont connu des reprises similaires, ce qui indique qu'il pourrait s'agir d'une tendance régionale plutôt que de la réussite d'efforts particuliers de la part du gouvernement hongrois. Des données récentes montrent que les taux de fécondité en Hongrie plafonnent, voire baissent. Il pourrait s'agir d'un changement temporaire. Mais si elle se poursuit, elle mettra hors de portée l'objectif d'Orbán d'atteindre 2,1 naissances par femme d'ici à 2030, le chiffre magique nécessaire pour maintenir la population stable sans immigration.
  16. Exposition universelle d'Osaka 2025 : https://www.theguardian.com/world/2023/sep/24/costs-delays-and-labour-shortages-threaten-the-osaka-world-expo Le mois dernier, Hajime Funada, député du parti libéral démocrate au pouvoir, a déclaré que l'annulation ne devait pas être exclue. Nous ferions mieux de garder l'option "retrait courageux" ouverte au cas où il deviendrait évident que l'exposition devra ouvrir ses portes avec des pavillons inachevés", a-t-il écrit sur son site web. Une annulation serait considérée comme "déshonorante", mais un échec de l'exposition "serait bien pire".
  17. https://www.theguardian.com/world/2023/sep/23/dilan-yesilgoz-zegerius-former-refugee-wants-cut-immigration-first-female-dutch-pm Portrait de Dilan Yeşilgöz-Zegerius, qui succède à Mark Rutte à la tête du VVD.
  18. Rapport Duclert page 283-284 : https://medias.vie-publique.fr/data_storage_s3/rapport/pdf/279186_1.pdf La peur que la France change de politique est présente au Rwanda dans certains milieux. Un message de l’ambassade de France du 3 avril 1993 relaye une sorte de pétition signée par des intellectuels, hommes d’affaires, etc. qui semblent s’adresser au président Mitterrand (ils se réfèrent à « la gauche ») qui demande à la France de ne pas partir à l’occasion de « l’élection de la droite en France ». Une « lettre ouverte des fonctionnaires et agents des sociétés publiques et privées » est adressée à édouard Balladur pour que la France n’abandonne pas le Rwanda. Ca aussi c'est des "remontées du terrain".
  19. Le général Varret avait averti de la possibilité de massacres, sans en prédire l'ampleur. A fortiori il n'avait pas parlé de génocide. Patrick Robert voit les choses ainsi : https://www.lefigaro.fr/vox/monde/patrick-robert-la-france-n-a-pas-de-responsabilite-dans-le-genocide-rwandais-20210608 Pourtant les rapporteurs concluent à une responsabilité de la France dans l'exécution du génocide en considérant qu'elle savait que les extrémistes Hutu préparaient un génocide et qu'elle ne s'y est pas opposée. C'est très inexact, je le répète: si les observateurs français, à l'époque, étaient conscients que la menace de grands massacres était réelle, et qu'il était urgent de prendre de vitesse les extrémistes en aboutissant à un accord politique, aucun d'eux ne pouvait prévoir qu'ils deviendraient un génocide. D'ailleurs, la constatation de sa réalité a été faite très tardivement par la communauté internationale après qu'il eut commencé. Le fait génocidaire n'était tout simplement pas concevable dans les esprits à Paris. Les pressions pour inciter Habyarimana à contrôler ses extrémistes ont été faites, et faisaient même partie des négociations d'Arusha de partage du pouvoir. Certainement pas suffisamment, dans l'ignorance de ce que deviendrait le futur. On ne peut pas cependant être tenu responsable de quelque chose qu'on n'a pas imaginé possible alors que la France a tenté pendant quatre ans, à l'époque, de réconcilier les protagonistes. C'est profondément injuste. Le rapport s'indigne que des avis divergents, des analyses contradictoires provenant de militaires ou de diplomates informés sur place aient été écartés par l'exécutif. Mais c'est la règle du genre. Le président suivait sa ligne politique. Le décideur gère des considérations qui échappent aux analystes de terrain, même les plus avisés. Il doit tenir compte des relations multilatérales et diplomatiques. Il a un point de vue global propre à sa position.
  20. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/france-culture-va-plus-loin-le-samedi/france-et-sahel-une-cooperation-culturelle-et-academique-en-peril-4688265 (23 septembre 2023) France et Sahel : une coopération culturelle et académique en péril ? Patrick Penot directeur du festival Sens Interdits Hassane Kassi Kouyaté metteur en scène, directeur du Festival des Francophonies en Limousin Emmanuelle Olivier chargée de recherche au CNRS, spécialiste du secteur musical en Afrique de l’Ouest, coordinatrice du projet Afrinum de l’Agence nationale de la recherche
  21. https://www.justiceinfo.net/fr/120960-centrafrique-comment-juges-appel-cps-innove-propose-modele.html (1er septembre 2023) Les trois accusés sont d’anciens membres du groupe armé dit des « 3R » (Retour, Réclamation, Réhabilitation), dirigé par Sidiki Abass (décédé en 2021). Ce groupe armé avait été officiellement fondé pour protéger la minorité peule des exactions des milices d’autodéfense « anti-balaka ». Les faits qui leur étaient imputés ont été perpétrés dans les villages de Lemouna et Koundjili, au nord-ouest de la Centrafrique, en mai 2019. Au moins 32 personnes auraient péri dans cette attaque. Au terme du jugement, Issa Sallet Adoum a été condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité et ses deux coaccusés à une peine de 20 ans d’emprisonnement. Les trois accusés avaient fait appel. Dans son arrêt du 20 juillet, la chambre d’appel constate que le jugement de première instance comprenait un certain nombre d’erreurs ou de manquements, tant sur la forme que sur le fond. Elle acquitte ainsi Issa Sallet Adoum du crime contre l’humanité pour autres actes inhumains et du crime de guerre pour atteintes à la dignité des personnes en ce qui concerne les événements survenus à Koundjili. Elle estime en effet que la chambre de première instance n’a pas mis en évidence la commission d’actes d’atteintes à la dignité avant la commission des meurtres des civils imputés à l’accusé. Mais au lieu de renvoyer l’affaire devant la section d’assises pour qu’elle soit rejugée comme elle aurait pu le faire, la chambre d’appel a décidé de statuer directement, en corrigeant elle-même les erreurs relevées. Elle condamne donc Issa Sallet Adoum pour les autres crimes contre l’humanité et crimes de guerre à une peine d’emprisonnement de 30 ans. Elle confirme également que Yaouba Ousman et Mahamat Tahir sont coupables des faits qui leur étaient reprochés et les condamne à une peine de vingt ans d’emprisonnement. Il s’agit de la première décision définitive prononcée par la CPS, une juridiction internationalisée et temporaire créée en juin 2015 pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la République centrafricaine (RCA) depuis le 1er janvier 2003.
  22. https://www.justiceinfo.net/fr/40829-philip-gourevitch-vivre-au-rwanda-avec-le-genocide-quelque-peu-derriere-1ere-partie.html (3 avril 2019) Il y a beaucoup de divisions et de tensions sociales au Rwanda, et certaines d'entre elles sont directement liées au génocide, mais beaucoup ne le sont pas. Donc, la question - et c'est la question éternelle et sans réponse avec laquelle je lutte - est la suivante : quand vous voyez des gens qui vivent ensemble, apparemment bien, cela signifie-t-il qu'ils ont vraiment réglé la question ou cela signifie-t-il qu'ils ne l'ont pas réglée ? On n’arrive pas à le dire. Pas de façon généralisée. On peut parfois le dire, en discutant beaucoup avec une personne et en y retournant régulièrement. Mais ils disent alors qu'il y a des choses qu'ils ont réglées et d'autres qu'ils n'ont pas réglées. Et cela change aussi avec le temps : les choses réglées peuvent redevenir des choses non réglées et vice-versa. Le fait que, dans la reconstruction du Rwanda, une grande partie de l'énergie a été consacrée à la santé publique et au développement économique et que les conditions s'améliorent, signifie que les gens trouvent un intérêt à aller de l’avant, ils y voient un avantage. La situation est aussi plus égalitaire au niveau Hutu/Tutsi. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas une élite tutsie et des couches sociales complexes, y compris de nombreux Hutus prospères et influents. Mais par exemple, parmi les personnes que je vois à Taba, dans la famille élargie d'une des grandes familles hutues, toute la génération qui avait la trentaine et la quarantaine en 1994 a participé au génocide et est allée en prison, et aucun d'eux n'était jamais allé à l’université. Leurs enfants, eux, y vont - certains d'entre eux ont même une mère ou un père en prison pour génocide. L’un des tueurs m'a dit que, "avant le génocide, pour des ‘petits Hutus’ comme nous, c'était impensable". Si les enfants réussissent aux examens, ils ont une chance. S'ils vont à la clinique, il y a des soins de santé décents. Cela ne veut pas dire que le Rwanda est un paradis ou qu'il n'y a pas beaucoup de ressentiment. Cela signifie que l'expérience sociale d'aujourd'hui, le champ social du possible, n'est pas simplement fondée sur les gacaca, ou sur le legs génocidaire de son ascendance, et cela leur fait sentir que quelque chose a évolué qui tend à rendre les choses moins injustes. Evariste est le beau-frère d'un tueur. Ce tueur était marié à sa sœur, donc une Tutsie. En 2009, quand j'ai vu Evariste, il m'a dit qu'il était très heureux tant que le type était en prison. Mais voilà que le type vient de sortir de prison. Soudain, il est de retour ! Evariste a encore peur de lui. Puis il se rend compte qu'il n’est plus si effrayant. Une importante chose dont il faut se souvenir ici est que, contrairement aux tueurs des temps normaux au sujet desquels chacun se demande s’ils vont récidiver quand ils sortent de prison, les génocidaires n’ont pas simplement tué de manière impulsive quand le crime était interdit mais seulement quand celui-ci était autorisé par l’Etat. Plus tard, je suis retourné là-bas plusieurs fois et, un jour, quelqu'un me dit : ces deux-là s'entendent bien maintenant, ils vont boire ensemble au marché. Je demande donc à Evariste : vraiment ? Vous buvez avec votre beau-frère ? Il dit oui. Evariste a observé son beau-frère pendant quelques années ; il a vu que la situation de sa sœur n’avait jamais été aussi bonne ; que ce type n'était plus la petite brute du foyer et de la colline ; qu’il était maintenant un homme prudent qui essayait d'aider sa femme à la maison, qui traitait bien ses enfants, qui ne traînait pas avec les autres génocidaires ; et il revenait sans cesse demander pardon. Evariste l'a donc accepté. D'autres survivants m'ont dit : "Bah, c'est son beau-frère, il ont des relations familiales, il doit s'en accommoder – mais moi, jamais." Les Rwandais disent souvent : nous n'avons pas le choix. Et cela donne l’impression qu’ils sont opprimés et fatalistes. Mais que veut dire « ne pas avoir le choix » ? Cela signifie que nous savons quelle est l'alternative à la coexistence, et que ce n'est pas une option. Et nous sommes donc coincés dans cette situation. Alors, lentement, à des rythmes et selon des relations différents, et avec des personnes différentes, cela peut conduire à des façons de retrouver le chemin de l'acceptation de l'autre plus librement. Une chose que les gens me disaient souvent vers 2009, c'est que tout le monde se sentait mal. Les tueurs n'aimaient pas voir les rescapés, et les rescapés n'aimaient pas voir les tueurs. Mais on me disait aussi toujours : il vaut mieux se dire bonjour quand on se croise que de changer de trottoir, parce qu'alors on est en conflit, on se craint, on a des soupçons et on demeure ennemis. On n’est pas obligé d’être amis, mais si on n’est pas une menace, d'autres choses peuvent, peut-être, se passer. Les Rwandais se plaignent souvent - ce qui n'est pas surprenant - de tout ce qui n'est pas dit. On entend aussi des commentateurs étrangers dire qu'il existe tout ce non-dit, ces silences tacites et ces tabous. Et je ne sais pas trop. Car enfin, les survivants de l'Holocauste n'en ont pas parlé, même dans leur propre famille, pendant les vingt premières années. Ici, on en a énormément parlé. [Le] souvenir de la guerre est très peu évoqué aujourd'hui. Le génocide est, bien sûr, l'expérience déterminante, et l'histoire qui l'entoure est intensément chargée et contestée, mais je pense qu'il serait sain que les Rwandais puissent parler de cette histoire plus large de façon plus complexe. Les gens disent que c'est complètement tabou ou que c'est totalement réprimé. Je ne le crois pas. Quand je soulève le sujet, il n'est pas difficile d'en parler avec les gens. Beaucoup de choses ressortent. Mais il n'y a pas de discours public à ce sujet. Certains pensent que c'est parce que le FPR [Front patriotique rwandais, mouvement rebelle ayant pris le pouvoir en juillet 1994] a commis des atrocités pendant cette guerre et après elle, et qu'il ne veut pas en répondre. C'est sans aucun doute un facteur. Philip Gourevitch [voir aussi sa réponse à la question : Considérez-vous cette partie manquante de la conversation - le fait que les Hutus n’ont pas pu parler des crimes commis par le FPR pendant cette période - comme une bombe à retardement ou un obstacle à la stabilité du Rwanda dans le futur ?] https://www.justiceinfo.net/fr/40835-philip-gourevitch-les-sequelles-du-genocide-sont-beaucoup-plus-difficiles-a-comprendre-et-a-ecrire-2eme-partie.html [2e partie] Le plus difficile à savoir, c'est ce que cela signifie pour les jeunes qui sont nés depuis 1994 et qui représentaient déjà, je crois, au 15e anniversaire, la moitié de la population. Qu'est-ce que cela signifie de grandir avec peut-être des silences à la maison, de différentes natures, ou des explications insuffisantes, et de ne se confronter à cela qu’au moment des commémorations ? Voici un pays qui a connu un génocide. Il a exécuté 24 personnes, puis aboli la peine de mort, continué à réviser les lois pour réduire les peines. Au fur et à mesure que la société pouvait le tolérer, ils les baissaient. Le processus est devenu moins punitif, exigeant énormément d'acceptation et de recyclage des individus. Cela va à l'encontre de la façon dont nous comprenons les choses dans une société punitive comme celle de mon pays [les États Unis]. C'est une sorte d'équilibre politique compliqué. Et c'est quelque chose qu'aucune société n'a jamais accompli avec succès. Le Rwanda y est-il parvenu ? On ne le saura pas avant un certain temps.
  23. https://www.justiceinfo.net/fr/121836-balade-memoire-postcoloniale-conflictuelle-allemagne.html (18 septembre 2023) Cette année, le long métrage Measures of Men est sorti sur les écrans. Ce film, réalisé par Lars Kraume, met en lumière le passé colonial brutal de l'Allemagne dans ce qui était alors le Sud-Ouest africain. En outre, depuis le début du millénaire, le sujet est de plus en plus souvent abordé dans les manuels scolaires allemands. Toutefois, l'inclusion du génocide colonial dans les manuels ne signifie pas nécessairement que ce passé est traité de manière consciencieuse. Par exemple, le manuel Horizonte II : Geschichte für die Oberstufe, publié en 2003, demandait aux élèves d'« opposer les aspects positifs et négatifs de l'impérialisme ». Au lieu de réfléchir au projet colonial allemand, le manuel tentait encore de désamorcer les critiques à son égard. Dans les manuels plus modernes, nous ne voyons pas de telles atténuations du colonialisme. Mais là encore, la nature intrinsèquement raciste et oppressive de l'ensemble de l'occupation coloniale est souvent (en partie) ignorée ou déformée. L'accent est mis principalement sur les expériences et les perspectives coloniales allemandes, négligeant celles des Herero et des Nama. Le colonialisme devient alors essentiellement une question de répression d'une rébellion des Hereros, qui aboutit à un génocide malheureux. L'exposition temporaire Schaumagazin Afrika, qui se tient dans le prestigieux Humboldt Forum de Berlin, fait mieux. L'exposition présente des photos de la période coloniale, des interviews et des réflexions sur les manuels scolaires allemands. En se concentrant sur les expériences des Namibiens et des personnes ayant une identité germano-namibienne, l'exposition parvient à briser le cadre national rigide. Elle montre comment la population d'origine a été continuellement considérée comme inférieure et comment cette vision peut encore avoir un effet aujourd'hui. La reconnaissance du génocide par le gouvernement d'Angela Merkel en mai 2021 est positive. Mais ne nous réjouissons pas trop vite. Il semble encore facile d'ignorer les expériences et les voix des groupes anciennement colonisés. L'exclusion des représentants des Herero et des Nama des discussions sur les réparations pour les crimes coloniaux allemands le montre douloureusement. Sans impliquer ces groupes, le gouvernement fédéral et le gouvernement namibien ont convenu en 2021 que l'Allemagne verserait 1,1 milliard d'euros pour des projets de développement en Namibie. Les descendants des victimes du génocide préfèrent que les réparations leur soient directement versées.
  24. https://www.justiceinfo.net/fr/122038-lundin-grave-intime-proces-plus-long-suede-sinstalle-pour-durer.html (21 septembre 2023) Semaine 3, jour 7. La justice suédoise a réussi cet exploit de publier un programme d’une précision chirurgicale pour le procès de Ian Lundin et Alexandre Schneiter, les deux dirigeants de l’entreprise pétrolière suédoise Lundin Oil inculpés de complicité de crimes de guerre commis au Soudan entre 1999 et 2003. Jamais un procès n’aura duré aussi longtemps en Suède, deux ans et demi. Jamais auparavant les dirigeants d’une compagnie ne s’étaient ainsi retrouvés dans le box des accusés avec un tel chef d’inculpation. En ce mardi 19 septembre 2023, à 9h15, s’ouvre le septième jour du procès, sur 307. Il entre dans sa troisième semaine. Les audiences ont lieu du mardi au jeudi uniquement. Le 307ème jour de ce procès hors du commun tombera le 19 février 2026. Près de trente ans après que les dirigeants de Lundin, rebaptisé l’an dernier Orrön Energy, aient acheté les droits pour exploiter le gisement pétrolier du « bloc 5A », une zone d’exploitation située aujourd’hui dans ce qui est devenu le Sud-Soudan. « Je trouve quand même qu’il y a des nouveautés chaque jour, dit Martin Schibbye, rédacteur en chef du site Blankspot, notamment la semaine dernière quand a été présenté le résultat de la perquisition dans les bureaux de Lundin à Genève, avec le courriel de Carl Bildt ». Carl Bildt est cet ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères conservateur qui sera appelé à témoigner… en 2025. Il était membre du conseil d’administration de Lundin à l’époque des faits incriminés. Dans le courriel cité à l’audience, datant du 19 juin 2001, il mettait en garde la direction de Lundin face aux complications de travailler dans une zone où Khartoum menait une répression dure, qui allait isoler le Soudan sur la scène internationale. « Nous ne devons pas apparaitre comme des défenseurs du régime », prévenait Bildt. « Quand Carl Bildt viendra témoigner, pense Schibbye, ça va attirer beaucoup de journalistes. Idem avec les interrogatoires des prévenus ». https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20230905-crimes-de-guerre-au-soudan-deux-ex-dirigeants-pétroliers-en-procès-en-suède L'armée et ses milices ont mené une opération militaire dans cette zone "pour créer les conditions préalables nécessaires à l'exploration pétrolière par Lundin Oil", a dit l'accusation en ouverture du procès. Les assaillants "ont recouru à des tactiques et des armes que ne permettaient pas de distinguer les civils des combattants ni les cibles militaires des biens des civils", a estimé le procureur, Henrik Attorps. L'armée et ses alliés ont procédé à des bombardements aériens, des tirs d'hélicoptères sur des civils, des enlèvements, des pillages et des incendies de villages et de récoltes, selon l'acte d'accusation. Pour les procureurs, les deux accusés se sont rendus complices de crimes de guerre en nouant un accord avec le gouvernement.
  25. https://www.tagesschau.de/investigativ/ndr-wdr/migration-polen-100.html (22 septembre 2023) La Pologne est devenue une plaque tournante de l'immigration irrégulière vers l'Allemagne : La route des Balkans passe par une nouvelle voie - et la Russie continue d'envoyer des migrants vers l'UE. Les points névralgiques pour la police des frontières ne sont plus les passages vers l'Autriche, mais vers la Pologne. Selon des sources sécuritaires, les chiffres augmentent presque toujours en automne. Mais cette année, c'est l'aventure. Le ministre de l'Intérieur de Saxe, Armin Schuster (CDU), parle déjà d'une "véritable crise migratoire". La raison de cette évolution : la Pologne est devenue la plaque tournante d'une grande partie de la migration d'asile vers l'Allemagne. D'une part, la route des Balkans passe désormais par la Pologne. A cela s'ajoute la Russie qui, avec la Biélorussie, continue d'envoyer des migrants en direction de l'Union européenne. En revanche, on ne sait pas encore si le commerce de visas actuellement en discussion en Pologne pourrait encore faire augmenter les chiffres. La route des Balkans, par laquelle la plupart des migrants irréguliers arrivent en Allemagne, ne passe plus de la Turquie à l'Autriche, mais à la Pologne en République fédérale. Selon des informations de la WDR, de la NDR et du "Süddeutscher Zeitung", des enquêtes menées par l'Office fédéral pour la migration et les réfugiés (BAMF) auprès des demandeurs d'asile montrent que ce sont surtout les Syriens qui passent par la Serbie, la Hongrie et la Slovaquie pour arriver en Pologne et en partie par la République tchèque. Si l'on écoute les milieux de la sécurité, plusieurs raisons sont évoquées pour expliquer la nouvelle direction prise par la route des Balkans. D'une part, les contrôles fixes à la frontière allemande, qui n'existent jusqu'à présent qu'entre l'Allemagne et l'Autriche, ont un impact. D'autre part, le fait que l'Autriche enregistre apparemment les personnes de manière plus précise qu'auparavant a un effet dissuasif sur ceux qui souhaitent continuer vers l'Allemagne. Enfin, il est fait référence au régime frontalier croate : Selon différents rapports, la police des frontières repousse depuis des années les migrants par la force de l'autre côté de la frontière. Pour beaucoup d'entre eux, il n'y a donc pas de possibilité de continuer sur la route traditionnelle des Balkans. Outre la route des Balkans, les migrants passent principalement par la Biélorussie avant d'arriver en Pologne, puis, pour beaucoup, en Allemagne. Selon le ministère de l'Intérieur du Brandebourg, environ la moitié des personnes accueillies dans les centres de premier accueil arriveraient actuellement par Moscou et Minsk. Beaucoup d'entre eux posséderaient des visas russes ou biélorusses et auraient auparavant vécu longtemps en Turquie, mais aussi en Iran ou aux Émirats arabes unis. "Cet itinéraire peut être entièrement réservé avec vol et visa pour la Russie et la Biélorussie, suivi d'un passage clandestin", explique-t-on au ministère à Potsdam. Comme il s'agit d'un itinéraire coûteux, les prestations sociales sont utilisées plus tard pour rembourser les dettes contractées auprès des passeurs. Depuis que Moscou a utilisé la migration comme "arme" contre l'UE sur cette route il y a deux ans, les autorités de sécurité y regardent de près. Contrairement à l'époque, les milieux de la sécurité allemande affirment ne pas voir de plan directeur russe derrière tout cela. La Russie contrôle certes sciemment l'attribution des visas et les a encore assouplis à la mi-2022. Mais dans le même temps, les milieux de la sécurité affirment qu'une industrie de l'immigration clandestine s'est établie sur cette route au cours des deux dernières années et qu'elle y exerce désormais ses activités. En tout cas, les migrants sont aujourd'hui moins nombreux à emprunter la voie directe entre la Biélorussie et la Pologne - ce qui est certainement aussi lié à la robustesse des gardes-frontières polonais, auxquels on reproche régulièrement de ne pas respecter la loi. Interrogé à ce sujet, le gouvernement polonais a expliqué que le passage de la frontière depuis la Biélorussie se déroulait de manière de plus en plus organisée et dissimulée, sous la houlette de Russes par exemple. Le procédé est agressif, des pierres sont par exemple jetées sur les gardes-frontières. Selon Varsovie, la Biélorussie ne se contente pas de transporter les migrants jusqu'à la frontière, elle leur fournit également des outils tels que des échelles ou des outils de découpe ainsi que des pierres à lancer. Cette escalade croissante à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie a manifestement entraîné récemment la création de routes d'évitement : au nord, via la Lituanie, et au sud, via l'Ukraine, vers la Pologne. Des sources sécuritaires allemandes affirment que la Biélorussie ne cesse d'ouvrir des sections de la frontière aux passeurs.
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