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Beachcomber

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Tout ce qui a été posté par Beachcomber

  1. Je rebondis sur ta question en en posant d’autres : Je pense que la fusion de plusieurs capteurs différents (longueurs d’ondes, zones de masques, faux échos, etc.) provenant de différentes plateformes (navires, avions, hélicoptères, drones, stations au sol voire spatiales, etc.) est déjà une prouesse technique en soi. Si en plus on y rajoute plusieurs calques comme la cartographie, bathymétrie, trafic civil aérien ou maritime (via transpondeurs et AIS), zones d’efficience des capteurs amis / ennemis / « neutres », voire zones de brouillage ou d’adversité avérée : ça devient franchement pointu tant en termes de sécurité (menaces cyber) que d’analyse... Je pense que ces fusions d’information ne seront gérées que par une « élite », genre frégate spécialisée, qui dispatchera une situation filtrée à qui de droit ??? Du coup j’essaie de me mettre à la place du pilote seul dans son cockpit, ou du chef de quart sur une passerelle d’un navire « simple » sans beaucoup de personnel, et je me dis que même avec une information filtrée, quand on doit gérer sa plateforme, sa mission et son stress, ça doit être coton d’analyser toutes ces données sur sa tablette tactique... Pour finir, et parce que je suis un peu vieille marine formé à l’ancienne, si j’ai bien conscience que mes jeunes collègues sont bien plus agiles et rapides que moi pour utiliser, paramétrer, interfacer tout ce qui fait le confort de la technologie moderne, je reste bien plus réactif et performant en cas de bugg ou de plantage d’une partie des systèmes (privilège de l’âge et de l’expérience) : en situation de conflit (de bugg, ou juste en cas d’éruption solaire un peu violente, par exemple), où la perte du seul signal GPS peut devenir la règle et déjà un sacré problème, qu’en serait-il du passage d’une situation ultra-connectée à une situation très dégradée ?
  2. Beachcomber

    Le successeur du CdG

    En fait c’est la seule inconnue depuis les moults études et retex concernant ce PA : les catapultes, électromagnétiques ou vapeur... La Marine utilise et construit des PA depuis une centaine d’années, a pu évaluer toutes les générations, toutes les propulsions du charbon au nucléaire, a eu le loisir il y a encore très peu de temps d’étudier avec les britanniques, de manière fort coûteuse et sans aucun retour, des solutions où tout a dû (théoriquement) être mis sur la table... et on va prendre 5 ans de plus pour demander 3 devis (prix, poids et encombrement, puissance électrique nécessaire) aux ricains pour savoir si l’EMALS est une solution pertinente ... C’est effrayant de cynisme. Si encore il y avait derrière la question de puissance à fournir avec une solution nucléaire : même pas ! Ces études d’études, préalables de préambules, sont faites depuis des lustres par les industriels qui suivent les évolutions technologiques des concurrents (logique), qui savent que chaque génération est plus gourmande que la précédente (d’autant que c’est leur intérêt), et qui anticipent et aident les prises de décisions par du lobbyisme permanent. Du coup nos politiques font, en 2018, des effets d’annonce concernant un navire qui flottera (peut-être) en 2040 avec une décision à prendre en 2025 (au mieux) alors que 90% des cartes sont déjà sur la table, mais qu’on va quand même dépenser quelques dizaines de millions supplémentaires juste pour prendre (ou pas) la décision d’attaquer les études sérieuses, préambule à la mise sur cale en cas de décision positive prise forcément par un autre gouvernement... Quelle absurdité et quel gâchis
  3. Beachcomber

    Le successeur du CdG

    Sciences et vie reste une publication « sérieuse » et ça me surprendrait qu’ils se laissent aller à publier de la pure propagande d’influence dénuée de tout fondement. Il n’y a pas de fumée sans feu, comme on dit, et ça rejoint peu ou prou les propos récents du CEMAA (du moins l’interprétation que j’en fais). Navire plus gros, plus puissant, mieux armé : plus cher, donc exemplaire unique - mieux armé : pas d’escorte supplémentaire, donc on reste sur de la stricte suffisance à 15 frégates (ce qui rejoint le raisonnement de Philippe Top Force sur son financement) Navire plus gros : plus long, donc adapté au SCAF plus lourd et volumineux, donc pas pressé Possibilité de développer une catapulte maison : pas raisonnable en format individuel, donc ouverture à coopération (Inde ? Allemagne ???) Mauvaise nouvelle : autant de conditionnels laissent tellement de portes ouvertes que ça laisse supposer presque 10 ans d'études, une mise en cale vers 2028 (en gros à la fin des contrats et options de paquebots en cours sur St Nazaire, et la fin du programme FDI), avec une construction qui risque de s’éterniser pendant 10 ans pour une mise en service vers 2040, soit au RSA du CdG. Pendant ce temps Lorient construit la flotte de patrouilleurs : ça occupe en chaudronnerie et c’est pas cher en système d’armes - la logique industrielle est pas mauvaise Ce qui me surprend, pour le coup, c’est pourquoi 4 Vulcano ? Avec une option à 2 PA, ça se comprenait. Pour un seul, 3 me semblaient suffisants !?!
  4. Beachcomber

    Le successeur du CdG

    Cette fois ci il sera construit à St Nazaire, le nouveau PA, et je n’imagine pas les chantiers de l’Atlantique bloquer une de leur cale pendant 10 ans parce que ça arrange le client de payer sur 10 ans... Ils sortent des paquebots plus gros en 10 mois, avec un carnet de commande garni jusqu’en 2024. Soit on anticipe un retournement du marché, et comme c’est cyclique le marché va se retourner alors la commande publique d’un PA maintiendra l’emploi à minima, mais quand ? Soit on commande quand on a besoin, alors si l’activité est là il sortira très vite des formes, quitte à traîner ensuite le long d’un quai pour la finition à flots.
  5. Ça n’est pas surprenant : un port comme Le Havre doit faire transiter environ 10000 boites par jour... c’est incontrôlable. J’ai une anecdote amusante d’un collègue qui bossait la bas à l’époque : la communauté portuaire était remontée contre les douaniers qui mettaient en place le Cycoscan (scanneur de conteneurs) sous prétexte que ça faisait perdre du temps et de la compétitivité par rapport aux concurrents du range nord. Bien évidemment les douaniers ont continué sans s’occuper des commentaires. Apres le 11 septembre, les US ont imposé à tous leurs partenaires des contrôles en fonction des destinations d’origine : le port du Havre, grâce au Cycoscan, a été l’un des premiers agréé à commercer avec les States, et la communauté portuaire encensa les douaniers prévoyants, qui continuèrent leur mission sans s’occuper des commentaires. Comme quoi les modes et enjeux changent vite...
  6. J’ai pas réussi à copier le lien du dessus ... Oui, le trafic de cocaïne est un fléau en constante augmentation : il y a eu récemment un super reportage sur TMC, notamment concernant les mules guyanaise : il y en aurait en moyenne 8 à 10 par vol - 2 vols quotidiens pour Paris Dans mon post je parlais des Go Fast : avec une bonne coordination des moyens ça reste « facile » de les choper sur la plage (le canot où l’équipe de récupération, voir les 2, même si l’échange ne prend que quelques minutes) quand l’ile est pas très grande, du coup ils choisissent plutôt des rivages mal surveillés ou difficiles d’accès (dans cette région du monde - en Espagne c’est différent)
  7. Si j’avais les réponses à ces questions, il me pousserait des étoiles sur les manches ;-) C’est le même problème pour les autres moyens hauturiers à dispo : à 20 et 21 nds, et sans moyen aérien pour les PAG, les distances à franchir restent un obstacle majeur. Concernant les Go Fast, je suis persuadé que c’est principalement un problème US : nos îles sont peu concernées par ce fléau du fait des moyens de contrôle et de coordination terre / mer. Concernant le 3ème PAG, si je suis convaincu de la pertinence de sa conception dans un usage guyanais, je déplore une décision hâtive et pas forcément adaptée à la configuration antillaise, notamment l’absence de plate-forme aéro... Si on me demandait mon avis sur la question (et j’ai un peu navigué dans la région), je dirai que 2 a 4 coques simples type Adroit (un peu musclé avec capacité hôtelière renforcée) a double équipage seraient un meilleur choix compte tenu des enjeux du moment : le soucis, c’est que nos canots sont faits pour durer 30 ans, voir plus. Donc je reste à ma place et je me contente de vous lire avec interêt :-) Juste une question : en mar mar, le cabotage inter-île ne pose aucun problème particulier dans cette région. Est-ce qu’un navire militaire / GM / douanes peut longer ces côtes à sa guise ? Est-ce qu’il doit demander la permission officiellement chaque fois et attendre l’approbation ? Est-ce qu’il doit s’écarter à 12 M ?
  8. Ok, sauf que si on décortique un peu, en mode hauturier, il reste les 2 frégates, les 2 (bientôt 3) patrouilleurs (dont 2 devraient rarement quitter la Guyane, et le 3ème y aller régulièrement), et le Dumont. Les vedettes font du côtier - narco / pêche / flux migratoires - et ne sont pas mieux armées que le Dumont. Tout à fait d’accord avec ce point de vue, et pour m’être un peu documenté cette nuit, l’hélicoptère semble indispensable contre des Go Fast. Il n’y a cependant pas que du Go Fast, et les voiliers / pêcheurs / caboteurs ont toujours une place importante dans ces trafics. C’est un peu ça qui me gêne dans l’emploi quasi-exclusif de frégates en mer Caraïbe : 100 personnes par coque pour 4 ou 5 mois de mer par an pour contrôler surtout du pêcheur ou du voileu (c’est quasiment la moitié des prises officielles du Ventose en 2015 - le Germinal fait plus de Go Fast dans ses bilans publiés). Pour moi les interceptions Go Fast sont plutôt déclenchées ponctuellement par les US dans le cadre d’accords de coopération DEA / USCG / MN. Pour le coup une coque plus simple, avec les équipes de renfort adaptées à la mission, et faisant de la présence sur temps libre (kif kif Astrolabe) en complément de dispositif paraît être une solution pertinente faute de mieux...
  9. Pas d’accord avec toi : ce n’est, selon moi, qu’une question de volonté politique. L’Albatros, en 1986, avait calmé le pillage de la légine australe uniquement en coulant un pêcheur pirate. Ce n’était pas une frégate. Quand tu vois dans un BSAOM un remorqueur, je vois un bateau gris (ou bateau « la guerre » en langage mar-mar), et tous les 2 on se trompe si on ne va pas plus loin que nos à priori. Juste pour rester dans mon domaine de maîtrise, par exemple, 2 remorqueurs ont permis la traversée de l’Atlantique sans escale par un hélicoptère écureuil (en servant de plot ravitaillement) : c’est loin de leur usage de base... Quand je parle de chasseur posté, je pense à un bateau mère chargé d’intercepteurs (pas forcément des écumes, même si c’est mieux : juste ce qu’il y a de dispo, notamment le zodiac de la FS locale pendant son passage au sec). Pour de la chasse aux narcos, il n’y a pas toujours l’outil le plus adapté, et c’est souvent une histoire de coopération (avec la DEA, aux moyens un peu plus étoffés que la MN aux Antilles soit dit en passant). De la même manière, les forces de l’ordre ont tenté d'intercepter des GO FAST routiers avec des Alpines, Subaru Impreza puis Mégane RS : la plupart du temps ils les bloquent avec des kangoos ou trafic qui transportent des hérissons aux péages, ou les forcent à sortir de l'autoroute ... comme on peut forcer un canot rapide à partir au large et finir à la rame (ou sur un rivage non choisi, ce qui revient au même pour le cartel organisateur). Bref on fait avec ce qu’il y a de dispo, et la dispo d’un BSAOM c’est 200 jours par an (officiellement - sinon c’est plus) : du coup c’est pas forcément l’outil le plus adapté, mais ça pourrait bien devenir le plus efficace (un peu comme la Caouanne est devenue l’outil le plus efficace contre les tapouilles en Guyane, et c’est loin d’être un navire guerrier). Je suis parfaitement d’accord avec ce point de vue : quand on ne sait pas trop où on va, vaut mieux être le plus polyvalent possible, et la doctrine évoluera avec l’expérience...
  10. Chasseur posté ? Je n’y connais pas grand chose, mais avec 1 drone et 2 ou 3 intercepteurs à bord ça ne me semble pas déconnant !?! Ok, le drone c’est pas avant 3/4 ans - c’est tout l’art du « collaboratif » à la française (en clair : sans moyens :-)
  11. Je m’en doute bien pour avoir suivi de pas trop loin certains appels d’offres : on commence par demander aux marins ce qu’ils en pensent, alors tout le monde demande le top du top en mettant en avant les difficultés parfois rencontrées - ensuite vient le cahier des charges, et en PPP on demande au fournisseur de nous faire rêver - ensuite vient la note et on se dit que, finalement, à bien y réfléchir, la formule sans options est pas si mal :-)
  12. Sur les installations offshore, les stocks flottants sont très souvent des VLCC (supertankers) légèrement modifiés et ancrés au milieu du complexe, dont la principale fonction est de servir de tampon entre la production et l’expédition. Les échanges se font par pipe - le tanker d’expédition charge sur bouée avec un tug au cul. Accessoirement ils peuvent servir de base vie ou d’atelier, surtout pendant la phase de montée en puissance du champs, puis ils sont remplacés dans ces rôles par des barges (hôtel, production, atelier, stockage aussi). Les choix sont souvent dictés par les prix de marché (coques, pétrole). Les rotations sont assurées par vedettes de type « surfer » (dont certaines blindées), voir par hélicoptère (ça c’était avec un baril à 200$). Du coup un Vulcano légèrement adapté, avec une ancre de croupiat devrait faire le job sans soucis : il a les pompes, les grues, les plateformes de stockage conteneurs / bers, un atelier, une infirmerie, un hangar, etc. : pour moi c’est une base vie naturelle. C’est un peu moins adapté que les projets us spécialisés (conçus autour d’un flotteur de type tanker - ils sont pragmatiques). Le DP1, avant d’être une norme à part entière, regroupait tout ce qui se faisait en DP aux débuts de l’offshore. Le DP2 a été particulièrement développé par les norvégiens, par protectionnisme mais aussi parce que les conditions hiver mer du nord imposent du matériel solide et fiable. Il se banalise aujourd’hui avec l’offshore profond, la mise au rencard des vieilles coques suite à la crise qu’a connu le secteur, et la standardisation des flottes. Pour un usage « paramilitaire » je pense que le DP2 est un peu oversized.
  13. Les BSAOM sont bien équipés d’un système DP1 (extrait M&M) : « Le bâtiment bénéficie d’un pilote automatique et d’un système de positionnement dynamique (DP1), qui est le bienvenu pour maintenir une position, par exemple au cours de la mise à l’eau et la récupération d’embarcations » Pour leurs cousins métropolitains, je n’ai pas l’info. Ils ont 2 propulseurs d'étrave, mais du fait de leur conception machine différente (ce sont des tugs, avec 80T de bollard pull contre 30T aux ultramarins conçus comme des supply), il ne serait pas surprenant que la mise en place d’un DP1 puisse poser problème (nature des hélices et gestion de la puissance entre autres). De plus, les bâtiments support de plongée ne manquant pas en métropole, la Marine a peut-être estimé qu’un DP1 complexifierait le canot sans plus-value évidente : avec 2 lignes d’arbres et 2 props, ça devrait bien se passer pour lui...
  14. Je ne pense pas. Les propulseurs transversaux deviennent quasi inefficaces au delà de 5 noeuds, et je pense que les manœuvres de ravitaillement à la mer se font à une vitesse plus importante. Pour les manœuvres portuaires, dans les rades foraines, ou pour les mises à couple, en revanche, ça sera beaucoup plus confortable... Il s’éloigne le temps où la MN faisait le bonheur des compagnies de remorquage des ports où elle escalait :-)
  15. BOURBON forme ses marins sur l'école de Marseille, et peut-être que les premiers chefs de quart sur BSAOM et BSAH y feront un stage car il me semble avoir lu quelque part que ces bateaux ont une capacité DP. Concernant la Marine, comme elle n’est pas engagée dans un système de classification systématique de ses coques, c’est sans doute plus simple d’aller piocher un DP1 tout simple dans le matériel civil (voir même un système incomplet sans bouées), et de former ses marins sur le tas.
  16. Le DP, essentiellement utilisé en offshore oil and gas (puis désormais en éolien / hydrolien), est une norme accessible à tous mais assez contraignante, notamment pour ce qui concerne les qualifications des chefs de quart (formation plutôt onéreuse) et les visites de maintien de classe. Du coup elle n’est pas très répandue hors de son « cœur de métier », alors que les paquebots modernes, par exemple, avec pods ou HPV, 3 props devant et 2 derrière, ont l’essentiel du matériel en termes de coûts, mais ne demandent pas la classification. En plus du matériel de positionnement, il faut aussi les calculateurs, les senseurs et les apparaux pour les manipuler : GPS / DGPS mais aussi bouées sonar et le transpondeur qui va bien, pour positionnement fin sur le fond autour d’une tête de puit par exemple. Tout ça connecté aux HPV et props pour commande automatisée en mode DP, avec redondances multiples (DP 1 ou 2) et possibilité de reprendre la main à l’ancienne en mode dégradé... Donc à mon avis comme ça ne lui sera pas vraiment utile, il se contentera d’être très manœuvrant ;-)
  17. Beachcomber

    Le successeur du CdG

    Pour moi cette idée de voyage exotique illustre plusieurs capacités à venir dans l’AdA : on peut aller loin (la Polynésie est à l’exact opposé du globe), vite (48h, infaisable par qui que soit d’autre), et fort. La défense de la France du bout du monde flatte le côté patriotard de ses interlocuteurs, c’est un effet de manche... qui peut influencer une décision politique de construction d’un nouveau PA. Le nombre de chasseurs a été décidé par l’exécutif, à 215 de mémoire (dont les 45 de la MN) : un nouveau PA, avec des NGF navalisés, impactera inévitablement le nombre de chasseurs pour l’AdA, et en particulier le remplacement des M2000. Si la construction du nouveau PA se fait, ce sera pour une mise en service probable dans 10 ans (au prochain AT du CdG), avec donc une période à suivre de 10 années de doublon (NPA / CdG) pour rodage du nouvel outil / nouveau chasseur / nouveaux drones. Ça semble cohérent, ça monopolisera beaucoup des budgets et compétences en terme d’innovations, et l’AdA en sera sans doute exclue. Par ailleurs, le CEMM doit aussi défendre son assiette et rappeler qu’entre les livraisons anticipées de rafales non exportés, les programmes A400, MRTT, Scorpion, etc. tout le monde est servi sauf la Marine, que c’est son tour et que c’est dimensionnant (2 PA c’est plus de frégates d’escorte, plus de PR, plus d’avions, drones, hélicoptères... c'était son discours il y a moins de 2 ans). On est donc dans des logiques de guerres de clochers, avec comme récent développement le souhait du CEMA de voir son arme changer de nom pour « Armée de l’Air et de l’Espace ». Les décisions politiques concernant la vente à Fincantieri des chantiers de l’Atlantique me laissent penser que la logique de construction d’un nouveau PA est plutôt sur de bons rails. Ce n’est que mon avis.
  18. Beachcomber

    Le successeur du CdG

    Je ne suis absolument pas dans le secret des dieux, mais ça me semble évident tout de même : Entre les projets d’avion franco-allemand, les propositions aux belges de chasse embarquée s’ils choisissaient le rafale, les propositions diverses (dont allemandes) de PA européen, etc., les think-tanks doivent tourner à plein, et les équipes des projets en cours ont besoin de réponses pour avancer. Généralement, lors des audits ou études préliminaires, les différentes parties (souvent concurrentes) ont tendance à « fermer leur gueule » pour éviter les retours de bâton épidermiques des officiels en charge des études. Mon petit doigt me dit que si ça commence à parler publiquement c’est qu’un certain nombre d’hypothèses ont été au moins officieusement écartées (ou validées, tout étant sur la table à ce stade des réflexions), dont le choix du type de chasseur futur (navalisable ou pas), et le choix du type de PA futur (catapulte et brins d’arrêt ou pas). Le nombre et le choix de la propulsion d’un futur PA doivent encore être sur la table, d’où à mon sens l’intervention des aviateurs pour faire valoir leurs arguments (à budget global constant, ça se comprend)... Juste une remarque (et une question par la même occasion) : il me semble que les chasseurs de l’AdA n’ont pas de capacité exocet, cela sous entend qu’une intervention strictement aérienne dans le Pacifique impliquerait des chasseurs MN sous commandement AdA !?! Ou que l’AdA souhaite étendre son domaine de compétence !?!
  19. Beachcomber

    Le successeur du CdG

    Parmi les pages les moins sexy de l’histoire militaire, on oublie souvent que Napoléon a eu cette carrière parce qu’il savait mieux que personne lire les cartes et préparer ses plots logistiques (à l’époque via chalands et gabares en Europe de l’Est, par exemple). On sous-estime également l’importance des Berliet lors de la 1ère GM, qui, associés au célèbres chars Renault, ont permis la mobilité et la concentration des feux face à un adversaire resté au chemin de fer. Un des retex de cette guerre ayant été, en 1919, l’instauration d’une flotte stratégique de pétroliers pavillonnée en France correspondant à 5% de la consommation du pays - flotte qui a failli (de très peu) être détruite en 2017 sur l’autel de la concurrence libre et non faussée par des politiques amnésiques. Enfin les alliés gagnèrent là 2eme GM lorsqu’ils purent (surent) sécuriser les convois, ce que le Japon n’a pu (su) faire... Tout ça pour dire que dans un monde dominé par la mer, je ne voit pas comment la Chine peut espérer conquérir nos territoires Pacifiques sans se faire couper les lignes à un moment ou un autre (en cela la carte de Philippe Top Force est éloquente), et surtout je n’imagine pas qu’on puisse se passer d’un GAN, seul outil de suprématie dans les 3 dimensions presque partout sur la planète. En revanche, mon analyse sur le discours de l’aviateur est que celui-ci fait du lobbying pour garder des capacités qui seront nécessaires lors des carénages du PA français, et que s’il fait publiquement ce discours c’est qu’a mon avis le successeur du CdG sera unique, et que cette décision est quasi-actée...
  20. Ok Armen :-) Comme ça ne t’a pas échappé : les BSAOM sont construits sous normes civiles (BV), c’est donc moi qu’a raison :-) Concrètement, à comparer les 2 définitions, on est sur les mêmes concepts (et sans doutes les mêmes chiffres aussi ;)
  21. Pour être tout à fait précis, même si ce qu’a dit true-cricket est juste, j’ai lu sur Wikipedia que l’on parlait de déplacement lège (1500 tonnes) et de déplacement de pleine charge (ou déplacement maximal en charge, c’est à dire à l’enfoncement maximal autorisé, de 2300 tonnes) Le déplacement est effectivement le poids de l’eau déplacé par le volume immergé, et ne correspond plus en rien aux calculs « historiques » de jauge des navires, devenus aujourd’hui incompréhensibles pour le commun des mortels Concernant le déplacement lège, il est défini de 2 manières : La définition stricto sensu définit le déplacement du navire sans soutes (gasoil), eaux, huiles, vivres ni équipage : c’est le bateau « nu » en sortie de chantier La définition usuelle définit le déplacement du navire armé (i.e. avec équipage et pleins faits) sans cargaison : la différence avec le déplacement maximal en charge indique le Port en Lourd, qui est la caractéristique principale d’un navire de commerce (le poids maximal qu’il peut transporter) Enfin, puisque sinon ça serait trop simple et qu’un navire lège peut difficilement naviguer (problèmes d’assiete, d’arc ou contre-arc et éventuellement de gîte), on définit le déplacement sur ballast qui caractérise un navire paré à être chargé qui est dans ses lignes de navigabilité (on videra les ballasts au fur et à mesure du chargement) Ce sont normalement les critères de définition des navires marchands. Je peux me tromper sur cette classe, ayant juste ouvert une page Wikipedia...
  22. Beachcomber

    Les Frégates de la Royale

    Il est certain que les FLF sont des bateaux bien nés, et qu’une levée des options est toujours possible Je me pose (et à vous donc) cependant une question : En modernisant au moindre coût possible (réutilisation de radar et TLT, adaptation hangar, 16 aster en silos, modernisation du système de combat), on obtient de fait une frégate de 1er rang, pour quelque dizaines de millions d’euros tout de même (à la louche, mais il y a un peu de travail en machine, réseaux, informatique, plus l’entretien courant, la mise à niveaux des divers senseurs, etc.) Pour autant cette frégate sera moins performante en AA qu’une FDA, moins performante en ASM qu’une FREMM (pas de VDS), et on n’aura plus de frégate de 2ème rang Du coup quel intérêt pour la Marine ? D’autant qu’a augmenter les potentiels on augmente également l’équipage et qu’on perd de la place. Alors c’est probable qu’on doive sacrifier quelques capacités et un peu d’autonomie qui faisaient aussi la force de ce concept... Et je ne parle pas de guerre électronique ou cyber, domaines que je ne maîtrise absolument pas (mais si quelqu’un a les connaissances pour !?!) C’est certain qu’avec un sonar de coque et des leurres ça semble incongru de ne pas en avoir au moins un de chaque bord
  23. Beachcomber

    Les Frégates de la Royale

    C’est un point de vue que je respecte, mais que je ne partage pas totalement en environnement budgétaire contraint : Si l’on regarde (à la grosse) les opérations nécessitant du 1er rang les 10 dernières années, on peut les résumer à Agapanthe, Harmattan, Chammal, Hamilton (j’espère ne rien oublier) : à part Hamilton, le GAN était engagé - à part Harmattan, ce furent des succès militaires et politiques (ce n’est que mon point de vue) Pour cela la flotte est correctement structurée Concernant les autres opérations, pas moins utiles ni moins efficaces (Atalante, Sophia, Corymbe, Frontex), les menaces rencontrées ne nécessitent pas l’utilisation d’un GAN Pour ce type d’opérations, un BRF en bateau mère avec à bord des vedettes et semi-rigides sur bère (fus, genmar, douanes) et des patrouilleurs autours (douanes, genmar, OM ou Métropolitains), voir une FLF pour marquer le coup, permet de déployer longtemps sur zone une dizaine de flotteurs pour faire du contrôle de zone, anti-piraterie, anti-terrorisme, lutte contre tous trafics, escorte de convois, etc. MAIS nécessite à mon sens un contrôle aérien de la zone (ne serait-ce que pour du renseignement) C’est à mon avis la pertinence d’emploi d’un radar performant sur un navire pas fait pour délivrer un armement Bien sûr rien n’empêche la désescalade avec remplacement du BRF par un BS (OM / AH) et maintien de quelques unités sur place, ni la montée en puissance avec venue d’un PHA et d’une ou 2 frégates en cas de tension avérée Il ne me semble pas que nos adversaires du moment ou à venir souhaitent une confrontation directe et brutale en pleine mer à ce stade de l’histoire en marche (ce n’est là également que mon point de vue) Tout ça pour dire qu’il y a des besoins de présence dans pleins d’endroits sur la planète, que des frégates comme les FS ou FLF y ont toute leur place, et que l’idée de les changer à grands frais en autre chose que ce pour quoi elles sont conçues me paraît inutile Mais j’admet ne pas connaître les modalités de transformation d’une FLF en frégate de 1er rang, même si la nécessité d’y ajouter sonar, radar, torpilles, missiles efficaces (donc silos qui vont bien), voir transformation du hangar et de la plate-forme pour intégrer des hélicoptères ASM me semblent un peu disproportionné étant donné leur potentiel restant
  24. Beachcomber

    Les Frégates de la Royale

    Moi je trouve que c’est tout à fait pertinent en fait : 1- matériel gratuit difficilement recyclable, de plus fiable et pas forcément nécessaires au quotidien (embarquement de spécialistes à la demande) 2- maintient et développement d’une compétence existante : les PR étaient des PC flottants (pour des flottilles guerre des mines, par exemple) - les BRF le resteront et deviendront de plus des bateaux mère (logistique, base vie, bateau résilient sur théâtre) avec des capacités accrues en contrôle aérien de zone 3- autodéfense : un radar 3D rend plus efficace un canon de 40mm comme un manpads (il me semble, mais c’est pas mon truc) 4- « désignation » officielle des FLF (NG - avec sonar de coque) dans le rôle d’escorteur (ce pourquoi elles sont conçues au départ). Que ce soit pour les PHA ou BRF (qui ont tous 2 la possibilité d’embarquer du NH90), le couple frégate 2eme rang et navire « logistique » a tout faire un peu équipé permet, quand c’est nécessaire (un navire isolé se perd très facilement dans le grand bleu quand il le souhaite) de se protéger mutuellement de manière dissuasive contre toutes menaces, et sans taper dans le 1er rang quand ce n’est pas strictement nécessaire C’est l’extrapolation militaire il me semble naturelle d’un usage marchand (réserve flottante et base vie), d’autant qu’une double coque permet d’encaisser quelques coups (cf Limburg)
  25. Beachcomber

    L'actualité du CdG

    Les doctrines et enjeux sont à mon sens diverses : officiellement FON, rapprochements avec forces alliées (et bases arrières potententielles) locales, prospect commercial, diplomatie UN et droit international etc. - bref du français en vo, rien de neuf sous le soleil... Officieusement les enjeux sont bien plus subtils, au vu des enjeux du moment : pêcheurs asiatiques plus ou moins légaux parfois accompagnés de navires « de la force » dans la majeure partie de cet hémisphère, développement des appétits antarctiques, intérêts marqués pour le nickel calédonien (et sa position géostratégique, comme ses envies d’autodetermination), ou des escales et ressources très prisées de Polynésie, etc. En déployant potentiellement un GAN « amphibie » en mer de Chine (en plusieurs fois, certes, avec les missions Clemenceau et Jeanne d’Arc), la France montre qu’elle peut aller renifler le cul des chiens du quartier devant leurs niches, et qu’elle n’hésitera pas à les mordre si ces mêmes chiens venaient trop près de ses propres niches : c’est de la diplomatie des bas instincts, mais c’est toujours bien de mettre les pendules à l’heure, même si localement les flag ships ne sont là que pour montrer le pavillon... L’intérêt des patrouilleurs POM, falcons, FS et autres B2M, c’est juste de montrer qu’on surveille le coin et que la cavalerie est parée à intervenir au coup de sifflet bref : comme la dissuasion nucléaire, ça ne marche que si ponctuellement on valide le concept par des exercices grandeur nature. En bref on n’essaiera jamais d’intervenir dans le processus d’expansion de la sphère d’influencre chinoise, tout comme sa présence en Medor ne sert qu’à nous démontrer son savoir-faire grandissant en termes de projection de puissance (et a rassurer, de la même manière, des partenaires locaux potentiels). Si vous avez d’autres avis sur le sujet je suis preneur...
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