Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

CortoMaltese

Members
  • Compteur de contenus

    1 769
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    32

CortoMaltese a gagné pour la dernière fois le 2 mars

CortoMaltese a eu le contenu le plus aimé !

Réputation sur la communauté

6 168 Excellent

Profile Information

  • Pays
    France

Visiteurs récents du profil

6 227 visualisations du profil
  1. Allez ça part sur la pile de lecture. L'ouvrage à l'air passionnant.
  2. Paradoxalement, définir qui a gagné une guerre est souvent compliqué quand la guerre ne se termine pas par une victoire totale d'un camps sur l'autre (scénario WW2, qui demeure l'exception). Même des victoires claires sur le moment peuvent apparaître en rétrospective comme des succès gâchés (si j'étais un allemands en 1919 je penserais surement ça de 1870, et si j'étais un français en 40 je penserais sûrement ça de 1919). Si la guerre n'est que la continuation de la politique par d'autres moyens, alors tout accord de paix doit être évalué au regard des objectifs politiques qui étaient poursuivis par les belligérants. A plus forte raison, la notion de victoire/défaite découle aussi des attentes initiales de celui qui l'analyse. La Finlande a perdu des territoires à l'issu de la guerre d'hiver. Pour autant, si on compare ces concessions avec les demandes initiales de Moscou, alors c'est une très belle "défaite" pour la Finlande. Une "défaite" qui a tant traumatisé les russes que même après la défaite de l'Allemagne, la guerre de continuation s'est achevé par un armistice à peine plus dur que celui de 40 pour Helsinki. Si un cessez-le-feu durable s'établi sur la ligne de front actuel avec pour l'Ukraine des garanties de sécurité et une liberté diplomatique (vis à vis de son intégration dans l'UE notamment) préservée, alors j'aurai beaucoup de mal à considérer ça comme une défaite au vu du scénario auquel on s'attendait tous au matin du 24 février 2022. Je ne sais pas si on pourra parler de victoire, ou alors de victoire très amère avec une perte territoriale et une centaine de millier de morts, mais en tout cas l'Ukraine aura sauvegardé par les armes sont droit de vivre comme une nation indépendante et pas comme un semi protectorat russe. A plus forte raison, l'Ukraine aura écrit son nom sur la carte du monde, cimenté son identité et résolu pour toujours la question de son rapport à l'altérité russe. Bref, l'Ukraine aura définitivement éclot comme nation singulière.
  3. L'ubris imperial mène toujours les satrapies à la révolte à force d'humiliation et de racket. Les USA avaient réussi l'exploit de créer un empire suffisamment bénéfique à ses affiliés pour créer un véritable consentement enthousiaste chez les pays en faisant partie. Cela, grâce à un mélange de garanties de sécurité, de libre-échange économique, de création d'un ordre international basé sur des valeurs très favorables aux "petits", et par la capacité des USA à s'abstenir de toute manoeuvre trop ouvertement agressive ou prédatrice. Trump est en train de gentiment casser tout ça à grande vitesse.
  4. Un sondage intéressant sur l'état d'esprit des Ukrainiens concernant les négociations de paix L'Ukraine devrait continuer à se battre même si les USA arrêtent tout soutien : 74% oui, 13% non Je crois que l'Ukraine peut toujours gagner la guerre sur le champ de bataille : 59% oui, 21% non L'Ukraine devrait accepter de ne pas chercher à intégrer l'OTAN afin de mettre fin à la guerre : 38% oui, 37% non L'Ukraine devrait accepter de ne pas chercher à intégrer l'UE afin de mettre fin à la guerre : 29% oui, 51% non Je soutien un cessez-le-feu même en l'absence de garantie de sécurité de la part de l'Occident : 27% oui, 55% non L'Ukraine devrait faire des concessions territoriales afin de mettre fin à la guerre : 25% oui, 58% non L'Ukraine devrait accepter de réduire sa puissance militaire afin de mettre fin à la guerre : 9 % oui, 80% non En résumé, on a 25-30% de la population ukrainienne qu'on pourrait classer dans la catégorie "cessez-le-feu immédiat", même sans garantie de sécurité et même si ça implique de renoncer à l'UE. Et on a 50-55% de la population plutôt dans la case "pas de paix sans sécurité". Le point qui fait quasiment l'unanimité par contre est le rejet de toute exigence russe de réduire significativement la taille de l'armée ukrainienne après guerre.
  5. L'accord négocié en Arabie Saoudite est plutôt une très bonne chose pour l'Ukraine. Ca permet de sortir du narratif qui commençait à s'installer selon lequel c'était l'Ukraine qui était un obstacle à la paix, et ça met enfin la pression sur la Russie. Côté russe, je doute qu'on accepte le cessez-le-feu (en tout cas qu'on l'accepte "vraiment"), mais au moins ça clarifie pour tout le monde qui ne veut pas la paix.
  6. C'est vrai. La fidélisation est le plus gros chantier en cas de remontée en volume. Mais malheureusement l'un des problèmes ce sont les contraintes propres à la vie militaire, et ça on y peut rien. Ou alors créer une réserve "opérationnelle" ou des militaires pourraient continuer à servir à un rythme plus réduit, comme la garde nationale aux US. Mais la compatibilité avec des emplois privés reste difficile, on le voit deja avec la réserve actuelle dont les exigences en terme d'investissement sont pourtant très réduits par rapport à la Garde Nationale US.
  7. Oui mais : 1) La FOT est déjà "trop grosse" par rapport à ses soutiens, donc il va falloir d'abord faire grossir les soutiens 2) La RH est compliquée, on le sait. Sans service militaire, difficile d'augmenter les effectifs significativement à court terme, même si avec du budget une priorité doit aller vers l'amélioration des conditions de vie des militaires (salaires, logement, etc.).
  8. La diplomatie américaine en roue libre. EDIT : Radoslaw Sikorski est le Ministre des Affaires Etrangères polonais
  9. Je ne suis pas sûr de comprendre où tu veux en venir ? Les chiffre de Macron étaient déjà cités dans le post original. Forcément si 43% estiment qu'il représente bien la France, ça veut dire que 57 esiglent qu'il la représente mal. Je ne vois pas ce que le texte du Figaro cacherai. Je parlais surtout de la perception de la Russie, de la hausse des budgets militaires et du soutien au déploiement de troupes en Ukraine après un cessez le feu.
  10. Je suis surpris par ces chiffres. Il semble que les 3 dernières semaines ont secoué l'opinion publique plus que je ne l'imaginais. Il me semble avoir encore lu des sondages récents qui montraient une opposition majoritaire à un déploiement français en Ukraine pour faire respecter un cessez le feu.
  11. A ma connaissance, à l'heure où on parle, les terminaux fonctionnent. Mais je serais surpris que Trump ne les interdise pas rapidement.
  12. Honnêtement, si on parle des troupes en Ukraine, on parle d'un truc où il n'y a aucune capacité en trop, et où on aura besoin du plus de monde possible. Si la Tchéquie par exemple, ou l'Espagne, ou la Roumanie, est prête à engager une brigade (4500 pax), sur une force qui ne dépassera vraisemblablement pas les 30 000, ce n'est pas rien du tout. Mais même si on exclue les "petits" pays et qu'on limite le sujet à France + GB + Pologne + Allemagne, ça fait 4 pays à aligner sur un sujet brûlant politiquement, et personne ne peut imaginer que ça se fasse sans d'intenses tractations politiques visibles et lisibles par la Russie. Et une fois le truc ficelé, difficile de dire "ok on est tous d'accord pour *peut-être le faire* mais on garde ça en stand by et on le lance soudainement si nécessaire". On ne peut pas car en diplomatie un accord théorique ne tient jamais bien longtemps. Quand tu reviendras dans 3 mois en disant "alors, on y va ?" l'un aura une élection qui approche et les jambes qui flanche, l'autre aura si, l'autre aura piscine, etc. Ce qui scelle un accord diplomatique c'est son exécution concrète. Une fois les troupes sur place, c'est déjà autre chose de tout arrêter. Personne n'acceptera donc de signer un truc pareil pour finalement ne pas agir car tu payes forcément le coût politique au moment de signer, quoi qu'il advienne ensuite. Si c'est pour finalement ne rien faire alors autant pour lui ne pas signer.
  13. L'Europe ne peut pas pratiquer l'ambiguïté stratégique. L'ambiguïté stratégique est possible pour une entité avec "une seule tête", qui peut soudainement choisir sans prévenir personne de la politique qu'elle suivra. Le format même de l'Europe, regroupement d'Etats gardant la main sur tout ce qui touche au régalien, fait que toute initiative commune ne peut arriver qu'après de multiples négociations, accords, discussions, longues et forcément publiques dans une certaine mesure. Et même les Etats pris individuellement n'ont pas intérêt à le faire dans un contexte où l'union est nécessaire pour agir. Un état qui jouerait d'ambiguïté tout seul ferait surtout douter ses propres alliés, et faute de pouvoir s'engager sans l'assurance absolue que les autres bougent aussi, alors tous les états se retrouvent collectivement dissuadés, personne ne se risque à rien et tout le monde se regarde en chien de faïence. On a déjà connu le phénomène trop de fois. Donc l'Europe en l'état, est condamné à être rigide, et à n'agir que par des mécanismes collégiaux et des promesses "robustes", car la robustesse de la promesse d'agir de chaque état est la condition pour que les autres états agissent aussi, et tout louvoiement individuel affaibli l'union dans son ensemble.
  14. @MeisterDorf saura mieux que moi mais je pense que des caisses de T-90 peuvent faire l'affaire aussi. On doit même pouvoir monter une tourelle de T-90M sur un châssis de T-72B avec un peu de travail j'imagine.
×
×
  • Créer...