Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Pol

Members
  • Compteur de contenus

    619
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    11

Pol a gagné pour la dernière fois le 1 janvier

Pol a eu le contenu le plus aimé !

Réputation sur la communauté

2 378 Excellent

Profile Information

  • Pays
    France

Visiteurs récents du profil

3 669 visualisations du profil
  1. Ben sa stratégie est simple, donner aux russe ce qu'ils veulent pour soulager la souffrance des ukrainiens...
  2. Moi cela fait plusieurs années, bien avant la guerre que je m'opposais aux gens qui surestimaient les capacités russes, les forces russes, le matériel russe. Forcément pour ceux d'en face, lorsqu'on fait cela, on tombe dans l'extrême ou on serait là à prendre des russes pour des moins que rien, des nuls qui ne peuvent rien faire. Je le disais déjà avant le conflit, l'armée russe n'est pas ce rouleau compresseur qui va tout écraser sur son passage comme un rouleau compresseur, non elle ne va pas prendre Kiev en 3 jours et non elle n'est pas à la hauteur de l'Otan en cas de conflit. Personnellement je n'étais pas de ceux qui ont été surpris de la désillusion russe au début du conflit, je répétais depuis longtemps qu'une aventure en Ukraine ne serait plus la ballade en Crimée de 2014 et que les ukrainiens qu'il faut considérer étaient ceux qui tenaient l'aéroport de Donetsk et non ceux qui restaient l'arme au pied. La suite m'a entièrement donné raison. On oublie (volontairement) l'ambition initiale du Kremlin, de ses objectifs pour croire que la situation actuelle a été recherchée et voulue. Non je le répète, la combattivité des ukrainiens est ce qui a conduit à voir les russes faire retraite de nombreux lieux d'Ukraine, incapable de tenir de multiples fronts en raison de moyens insuffisants, d'une mauvaise stratégie et de tout un tas d'autres choses. C'est cette combattivité qui a contraint la Russie à devoir concentrer ses moyens sur le Donbass pour obtenir localement, sur un petit carré de 50km de côté, une supériorité militaire. On est dans un conflit bien plus équilibré qu'on ne le pense. Peu importe la propagande des uns ou des autres qui va parier sur un effondrement, quand aujourd'hui certains se félicitent presque que la Russie "tienne" face à l'Ukraine, que certains vont vous parler de la prise d'un village de 20 habitations comme d'une avancée majeure alors que hier on parlait de prises comme Soumy, Odessa, Kharkiv, Kiev, je me dis que ces personnes devraient un peu mieux revoir leurs analyses. Car non, la Russie n'est pas dans une position écrasante vis à vis de son adversaire. Je disais l'an dernier qu'avec la perspective de Trump, Kiev et Moscou ont 2 approches différentes. Moscou mise sur une réussite des négociations pour faire plier l'Ukraine (sans concessions), les russes ont donc accentuer les efforts pour gagner le maximum de terrain. Les ukrainiens eux misent sur l'échec des négociations en préservant leur force tout en cherchant à maximiser les pertes d'un adversaire très offensif depuis des mois dans l'optique d'une guerre qui va continuer encore un temps. La question de savoir si les russes n'ont pas un peu trop épuisé leur potentiel (en plus des coréens...) pour se mettre en bonne position aujourd'hui va sans doute se poser dans les mois à venir. J'ai dit qu'on laissera à Trump sa phase de négociations, tout le monde observera, tout le monde cherchera à lui plaire mais qu'au final c'est bien côté russe que ça va coincer, car la Russie cherche une capitulation et ne fera pas de concessions. S'il ne faut pas sous-estimer les forces russes, il ne faut pas non plus surestimer ses capacités en faisant comme si la Russie était en position d'obtenir le beurre et l'argent du beurre car Trump a décidé de faire la paix en 24h comme s'il était celui qui fait la guerre à la place des ukrainiens. J'avais dit que cette position amènerait les européens à se positionner au fur et à mesure que les négociations ne mèneront à rien et que les ukrainiens se tourneront vers eux. Soit les USA finiront par comprendre la situation (qu'ils cherchent à éviter en cherchant leur face à face avec les russes) et ils amèneront sur la table les revendications européennes et ukrainiennes, soit ce sont bien les américains qui s'isoleront sans avoir réglé quoi que ce soit. Et ceux qui disent que sans l'aide américaine, l'Ukraine ne tiendra pas 6 mois, c'est à dire ceux qui en vérité le souhaite, verront qu'en fait la guerre peut encore continuer bien longtemps dans la situation actuelle. Dans la guerre, l'usure c'est aussi le temps et un pays agressé aura toujours une volonté de tenir plus grande que celui qui agresse et qui doit perpétuellement trouver des raisons pour justifier la prolongation de la guerre.
  3. Ce mode de raisonnement n'existe pas, il s'agit d'un parti pris que certains assument et que d'autres n'assument pas. Depuis le début de ce conflit je le répète, c'est comme cette attitude "relativiste" qui va placer la Russie comme une quasi victime de cette guerre, un pays qu'il ne faut pas critiquer, un pays qu'il faut "comprendre" et "satisfaire" pour que tout se passe bien. Bien entendu c'est répété par la propagande, une propagande qui depuis des années se dit "alternative" et comme tout ce qui se veut anti-système cherche ses alternatives, faut pas s'étonner que le camp Trump baigne dedans, sans vraiment comprendre ses racines. Se positionner contre l'Ukraine revient à se montrer contre le système, contre l'ancienne administration. La Russie profite de cette position anti-système et cela fait des années également qu'elle surfe dessus chez nous, les anti-américains, les anti-européens, ils portent tous un regard "complaisant" ou "opportuniste" avec la Russie. Le hasard n'existe pas. Dans cette guerre, on a une victime, l'Ukraine, on a un envahisseur que je préférerai nommer le Kremlin plutôt que la Russie. Si on a des principes légitimes, il n'y a pas à "choisir" un camp comme si on soutiendrait telle ou telle équipe dans un matche de foot. C'est tout naturellement l'agressé qu'on va soutenir.
  4. Ben c'est du surblindage. Il y a la caisse + le blindage de base sur lequel on va fixer les 2 supports qui vont faire tenir les plaques additionnelles Tu pensais qu'il y avait 15cm d'épaisseur? Une plaque reste une plaque. Au-delà on peut y mettre le kit anti-RPG C'est juste que l'absence des divers coffres va un peu perturber la vue.
  5. Le contrat opérationnel n'a pas changé et il reflète notre format et nos capacités actuelles. Mais il ne faut pas se leurrer, il n'y aura pas une réelle massification de l'armée de terre car le problème reste la ressource humaine. On est déjà aujourd'hui dans une situation compliquée pour recruter et maintenir les effectifs. Qu'on va renouveler nos équipements, oui. Qu'on va densifier et reboucher certains trous présents depuis des années, oui. Qu'on va se doter ici ou là de capacités supplémentaires, oui mais ça restera très fortement liées aux limites humaines. Je l'avais déjà dit ailleurs, l'argent qu'on va avoir en plus ne va pas créer plus de vocations, donc ne va pas permettre de créer de la masse. Il sera plus simple d'acquérir un avion à 100 millions qui au final va nécessiter 5 ou 6 personnels supplémentaires que d'acquérir 1000 blindés pour le même prix dans lesquels on ne pourra pas recruter les 10 000 hommes à mettre dedans. C'est pour ça qu'il faut bien réfléchir aux listes de père noël en ayant toujours la limite humaine comme limite, bien avant l'argent. On va donc pouvoir obtenir des capacités supplémentaires qui nécessiteront peut-être quelques centaines voir quelques milliers créations de postes en plus, mais on ne va pas créer de la masse. On va même continuer à "transformer" des postes ou redéfinir certains changements. J'évoquais plus haut un la création d'un groupe drones dans les sections d'appuis, mais on pourrait bien voir la transformation du groupe sur mortier de 81mm être ainsi transformé. Sans la conscription, la masse n'est tout simplement pas possible. Le politique peut avoir un levier financier, il n'aura jamais le levier sur la volonté des français à s'engager. Maintenant si on décide de rétablir la conscription, on analysera les choses différemment et on pourra très bien se dire qu'on va s'acheter 12 000 blindés pour y mettre 100 000 combattants pour avoir du volume à déployer au sol. Sauf que rétablir la conscription amènera un immobilisme militaire qu'on peut évaluer à presque 10 ans, car il faudra construire toute l'infrastructure, repenser l'organisation, utiliser les professionnels pour l'encadrement, prévoir les équipements etc. Les conscrits c'est aussi une masse qu'on ne va pas utiliser à l'envie dans des conflits extérieurs au pays. On sera dans la même situation que durant la guerre du Golfe, sur le papier on est nombreux, mais pour la projection, on va galérer à monter une division. Ce n'est pas parce que c'est plus haut qu'une marche d'escalier qu'il faut considérer cela comme un problème. Il est plus facile de monter/descendre cette rampe (vous ne la faîtes pas 100 fois dans une manip) que de monter à l'arrière d'un VAB ou d'un BMP. C'est moins haut que la rampe du VBCI. Elle n'est pas non plus glissante si elle est mouillée ou qu'il y a de la boue, c'est recouvert d'une surface antidérapante comme sur certaines parties extérieures du blindé. C'est pour cela que j'invite à expérimenter le combat embarqué/débarqué depuis un VAB (plus bas) et depuis un Griffon pour comprendre.
  6. Quand j'évoquais les comparaisons foireuses, je n'ai pas appelé à en faire d'autres. La France n'est pas l'Ukraine, la France n'est pas dans la situation de l'Ukraine, la France ne va pas remplacer l'Ukraine. Prendre ce conflit comme si ça serait la référence qui doit déterminer ce que doit être notre armée et nos stocks, c'est ne pas comprendre la réalité militaire qui est la nôtre. Nous avons un contrat opérationnel qui va nous amener à projeter une force de 15 000 hommes, nos moyens, notre logistique nos stocks vont se baser sur ça. Que l'on juge cela faible, que l'on juge que nous n'avons pas la masse c'est un autre débat. Mais par pitié qu'on arrête de se mettre dans la situation d'autres pays qui ne sont pas du tout dans la même configuration que nous. Vouloir également prendre les chiffres qui arrangent pour élaborer ses calculs c'est un peu n'importe quoi. Il y a des jours ou un canon va tirer jusqu'à 200 fois? Donc forcément on va faire de ces jours la normalité et bien entendu ce chiffre qui émane très certainement d'une situation exceptionnelle pour peut-être 3 ou 4 canons va s'appliquer à l'ensemble des canons du front? Depuis le début du conflit l'Ukraine a reçu peut-être 5 millions d'obus, donc selon tes calculs ils n'ont pût tiré que 225 jours sur 3 ans ? Tout ne reposant que sur 109 canons? Faut arrêter un peu à vouloir comparer les consommations de munitions dans le conflit en Ukraine avec l'état de nos stocks afin de faire croire qu'on ne tiendrait que quelques jours. Nous ne sommes pas dans la situation de l'Ukraine et ce que l'Ukraine va consommer pour 700 000 hommes, ce n'est pas la référence qu'on doit avoir pour se demander ce que nous devons avoir pour une force de 15 000 hommes. Sauf à vouloir faire comme la Russie, c'est à dire envahir nos voisins, nous n'allons pas nous retrouver demain avec une armée étrangère de plusieurs centaines de milliers d'hommes en Champagne comme en 14-18. Comme pour le collègue au-dessus, tu prends en référence les consommations du conflit en Ukraine que tu vas calquer sur notre armée. L'Ukraine, c'était quoi son potentiel de drones au début du conflit? Les drones sont des consommables dont on voit qu'il n'est pas compliqué d'en produire massivement quand il y en a besoin. Il n'y a pas la nécessité d'en faire des stocks énormes comme on le ferait avec des munitions complexes et longues à produire. Restons réaliste, ne prenons pas non plus ce que certains qui sont engagés à fond dans une guerre avec 700 000 hommes avec notre situation ou nous ne sommes pas en guerre et ou nous n'avons pas ce volume d'effectif. J'ai évoqué 2000 "systèmes" de mini drones, c'est à dire que généralement dans un système vous avez déjà 2 ou 3 drones qui permettent de palier des pertes ou d'effectuer des relais (autonomie...). 2000 systèmes ça permet d'équiper 2000 groupes (7 hommes) d'infanterie, c'est à dire de quoi équiper toute l'infanterie avec une dotation initiale. Je pense que la prolifération du drone et de ses possibilités amènera de facto dans les régiments d'infanterie à l'intégration dans la section d'appui d'un groupe avec 3-4 équipes articulé autour d'un véhicule qui mettra en oeuvre un nombre important de drones pour l'observation comme pour la neutralisation (munitions rôdeuses ou drones FPV). Au-delà de ça, on peut penser à en faire de même dans les compagnies d'appuis soit sur le même principe, soit sur un spectre à plus longue distance et avec plus de vecteurs. Avoir ce genre d'équipes permettraient d'intégrer ce qu'il faut dans des proportions plutôt importantes. Comme dit plus haut, il faut avant tout regarder notre situation à nous, notre potentiel militaire et ne pas se laisser absorber par la situation ou les guerres dans lesquelles d'autres sont.
  7. Un APC qui dans une action va ouvrir le feu ne fait pas de lui un VCI, même s'il a un tourelleau. Un APC dispose d'une arme défensive (TTO ou pas), dit d'autoprotection qui va servir à couvrir une action débarqué/embarqué axé autour du groupe d'infanterie. Sa zone d'action se situe dans une zone de danger qui est celle de l'infanterie adverse, c'est à dire celle des armes "transportées" sur homme. Un VCI est un véhicule de combat qui a un armement fait pour engager des cibles d'un niveau supérieur à l'infanterie. C'est un véhicule qui va également transporter de l'infanterie mais qui va resté engagé avec elle. A vrai dire l'infanterie devient plus un accompagnement/complément au VCI dans un environnement ou l'on peut retrouver des blindés adverses. D'où l'intérêt d'adjoindre avec eux des chars ou mêmes des engins comme le Jaguar, des engins destinés au combat avec des capacités anti-blindage supplémentaire. D'où aussi l'importance de maintenir des unités constituées qui vont se compléter. On est là dans un cadre de combats entre blindés Le Griffon va amener la "masse" en infanterie dans un second rideau ou la menace blindée est traitée par nos Leclerc, nos Jaguar nos VBCI et bien entendu par l'appui si possible d'aéronefs. On fait ensuite une sorte d'effet de tiroirs pour avancer permettant la poursuite de la manoeuvre des unités de combats et le "nettoyage/sécurisation" d'une zone arrière (dans le même temps) par de l'infanterie. Parfois le second rideau n'est pas très éloigné du premier et l'action (qui garde toujours un flou) peut réserver des surprises ou des oublis, tel un blindé adverse surgissant au milieu du dispositif car planqué, car problème de reco ou je ne sais quoi. Mais n'oublions pas qu'on ne demandera pas au Griffon de neutraliser cette menace imprévue, pour cela on a de l'infanterie équipée de roquettes/missiles AC. Généralement le Griffon (ou autres APC) va rester sur place comme véhicule de soutien au groupe débarqué, il est un relai de communication, un moyen d'EVASAN, dispose des vivres et des munitions et parfois tout simplement un refuge. Un APC qui va engagé de l'infanterie résiduelle adverse se trouve dans son environnement et dans son niveau de menace pour lequel il a été conçu et pour lequel il peut appuyer le groupe débarqué. Mais cette action de soutien n'en fait pas un VCI. Un véhicule qui fait feu n'est pas de facto un véhicule de combat. C'est pour cela que je dis bien souvent qu'il est avant toute chose, très important de comprendre l'organisation et le rôle de chaque élément dans une armée, en particulier dans notre armée pour éviter des comparaisons foireuses. Car je ne sais combien de fois je vais voir des gens considérer le Griffon ou le Serval comme des véhicules de combats, c'est à dire des véhicules évoluant dans des environnements ou on a de la présence blindée. Mais on a beau le répéter encore et encore, on aura toujours des gens qui vont vous dire qu'un Griffon n'est pas capable de détruire un blindé car n'ayant maximum qu'une 12.7 comme armement, qu'il faudrait du 20 ou 30mm pour pouvoir faire face à des VCI adverses. Mais ce n'est rien comprendre à son emploi, son rôle, ses missions. En Afghanistan comme au Mali, on est dans un environnement ou un APC est suffisant, il est dans son milieu. Ajouter du VCI là-dedans à apporter une puissance de feu ou un blindage supplémentaire, ce n'est aucunement interdit, qui peut le plus peut le moins (l'inverse est moins vrai). Dans un tel environnement (sans menace blindée adverse) on peut jongler sur une composition plus légère, oui on peut alors avoir un dispositif d'infanterie qui tournera uniquement autour du Griffon/Serval avec du Jaguar en accompagnement et de soutien au combat. C'est dans ce genre de situations ou parfois il n'y a même pas un engin comme le Jaguar qui est là, qu'on va avoir de l'infanterie qui sentira un manque de puissance de feu. C'est ainsi qu'on en vient à foutre du T-20 sur VAB et à faire avec des APC des missions qui ne sont pas les leurs. Mais c'est la conséquence d'un manque de moyens (on ne veut pas ou on ne peut pas) mais pas un problème lié à l'APC lui même et son rôle. Par contre dans une autre configuration de conflit, on ne fera pas la même chose et on mettra en place ce que j'ai décris plus haut. La nature des menaces amène à des choix qui détermineront les moyens engagés ainsi que les principes et approches d'engagements. Quand il y a une menace blindée adverse, le Griffon sera derrière le VBCI. Avec Scorpion on entre dans un système de combat collaboratif ou on cherche à exploiter et détecter la menace pour la communiquer par celui qui est le plus à même de le traiter. Mais parler de PROCOLL ou de la réalité augmentée c'est encore un autre sujet. Maintenant on peut se dire que ce serait plus simple qu'il n'y ait que des VCI à la place des APC et je ne dirai pas le contraire, surtout dans une armée pro ou il n'y a pas la masse. Le problème est bien entendu budgétaire et c'est bien pour cela qu'on en est resté avec un modèle inchangée. Nous avons 20 régiments d'infanterie dont 8 sur VBCI. Il reste 12 régiments VAB qui vont passer sur Griffon/Serval. 4 régiments sont paras, 4 sont des BCA. On peut se dire que les régiments paras restent avec des Serval et autres véhicules plus légers. On pourrait se dire que les 4 BCA peuvent s'équiper de VHM et rester avec des Griffon. Mais derrière on pourrait très bien faire le choix de doter les 5 autres régiments de VCI. Cela représente 350-400 blindés. On voit de toute façon qu'en réalité, sur les 4100 Griffon et Serval qu'on va avoir, pour l'infanterie on doit tourner à 700 engins. Même si on transformerait toute l'infanterie (même para) sur VCI on ne dépassera pas les 1300 véhicules dont des sous-variantes pas forcément équipées de la tourelle principale. C'est aussi à prendre en compte quand on cherche à comprendre ou se trouveront réellement les Griffon et les Serval sur le champ de bataille et leur degré d'exposition, les besoins en kits, en tourelleaux etc... Ce volume d'infanterie va également définir le besoin sur la cavalerie qui va graviter autour des hommes sur le terrain, sur l'artillerie, le soutien etc. De la même façon que ça ne sert à rien de regarder un inventaire sur wikipédia en trouvant que ça serait bien qu'on achète 2 fois plus de poste de tir MMP si derrière on ne comprend pas que dans notre format d'armée, on ne saura pas ou les mettre. C'est comme quand je vois des gens qui disent trop peu quand on annonce commander 2000 systèmes de mini drones, mais ces gens comprennent-ils que derrière ces drones il faut des opérateurs? Qu'on donne un drone par groupe de combat dans l'infanterie et ce sera déjà une bonne dotation. Un groupe c'est un véhicule, donc je reprend mes 1300 véhicules d'en haut pour identifier le besoin et on comprend vite qu'en fait c'est idiot de vouloir plus. Comme vouloir stocker des millions d'obus quand on a 109 canons.
  8. On va donc acheter des chars aux allemands sans rien exiger en retour ?
  9. Tu es déjà monté dans un VAB pour comparer l'accessibilité pour l'avant ou l'arrière? Tu as déjà fais du combat embarqué/débarqué avec le marche pied souple à l'arrière? J'en ai vu se casser la gueule, j'en ai vu des embouteillages, j'en ai vu des blessures et de la casse de matériel sur la formidable "ergonomie" que certains vouent au VAB. Ton discours, je le vois et je l'entends chez les observateurs (juges) du web qui ont leurs idées préconçues, pas chez les utilisateurs, encore moins chez ceux qui ont réalisé la transition entre l'ancien et le nouveau. Mais je sais parfaitement que pour beaucoup, on veut croire qu'un Griffon ne serait qu'un MRAP juste bon pour l'Afghanistan. Un Griffon a une bien meilleure maniabilité qu'un MRAP, meilleur qu'un VAB. Quand on regarde le conflit en Ukraine, va t-on me dire que la menace des mines est propre à un conflit de faible intensité contre des insurgés? Non c'est une menace constante et les utilisateurs vont préférer être dans un véhicule qui leur offre une protection optimisée. Le blindage global du véhicule est supérieur à la majorité des blindés qu'on voit en Ukraine, même sans le surblindage, là aussi serait-ce complètement débile et inadapté à un conflit autre que l'Afghanistan? Je veux bien que certains n'aiment pas le design, habitué à des blindés comme le VAB, le BTR80. D'autres s'imaginent dans world of tank, d'autres encore imaginent qu'on parle de VCI ou et ne comprennent tout simplement pas le rôle et la place qu'occuperont ces véhicules sur le champ de bataille. Le VAB a fait son temps, on a aujourd'hui des véhicules qui permettent d'évoluer et d'adapter de nombreuses choses (kits déjà connus et les autres qui viendront) et qui sont adaptés aux hommes et à leurs équipements. C'est une évolution qu'on constate un peu partout dans le monde pour ce type de véhicule.
  10. Il va falloir un jour accepter le changement. le VAB ce n'est pas "la" référence sur laquelle il faut indéfiniment se baser pour juger de ce qui est bon ou non dans le gabarit d'un véhicule. Nous ne sommes plus dans les années 70 et on parle d'un blindé de transport, pas d'un véhicule de reconnaissance, pas d'un véhicule de combat d'infanterie, pas d'un char.
  11. Quand vous n'avez rien à exporter ou pas d'argent pour importer, l'accès au port est idéologique. Dans la réalité, ces pays ont toujours "accès" aux ports des pays voisins. Cela a toujours été ainsi et n'a jamais empêché l'insécurité ni amené la prospérité économique.
  12. Je pense qu'on est encore nombreux à garder les vieilles habitudes et les vieux réflexes, ce qui fait que nous sommes encore réservés, douteux, méfiants sur ce qui se passe en ce moment. On doit comprendre qu'en ce moment, on est à revoir l'ensemble de notre armée, la LPM en cours est obsolète même si elle reste un support sur lequel on est adossé. Les décisions en cours, les priorités et autres sont revues. Les sommes débattues sont énormes, ce n'est pas juste un petit peu plus qui va permettre de mettre un pansement ici ou là. Si durant la guerre en Ukraine on a déjà redéfinit de nouvelles priorités capacitaires (cyber, guerre élec, drones, sol-air, munitions etc.) cela s'est fait sur la LPM du moment, donc il a fallu revoir d'autres programmes (on repousse en gros) pour pouvoir financer. Mais là c'est très clairement un autre monde qui s'ouvre, on parle d'un budget à presque 100 milliards par an d'ici 2030 et peut-être même avant (tout dépend comment on procède pour l'atteindre). Les débats qui s'ouvrent touchent et vont toucher le format de nos armées. On parle déjà de plus d'avions, de plus de navires mais sans sacrifier d'autres choses. Les renouvellements seront accélérés, des choses prévues pour la période 2030-2035 se feront plus tôt que prévu avec une volonté d'accélérer la production (l'effet de commandes multiples à l'échelle européenne est à prendre en compte). Alors c'est sûre, on aura un "vide" de 2-3 ans liés à la production. Pendant ce temps malgré une hausse des budgets, malgré les annonces, les effets ne seront pas vraiment perceptibles. Ce sera surtout après qu'on va le sentir et le voir concrètement.
  13. Pas idiot, c'est bien de vouloir que d'autres achètent chez nous, mais il faut savoir aussi acheter aux autres, surtout sur des segments ou nous ne sommes pas au top ou qu'il faut concevoir un tout nouveau programme. On est dans une période ou l'on veut aller vite dans le renouvellement de nos moyens et l'obtention de capacités qui font défauts, donc oui, achetons sur étagère ce qu'il faut.
  14. Il faut savoir faire le bon retex et savoir se projeter. Le conflit en Ukraine sert de retex, car c'est un conflit qui engage une force armée, la Russie, dont l'artillerie "classique" est pléthorique, avec une doctrine ou elle a une place centrale, se confrontant à une armée adverse sur le même modèle. Forcément, comme dans toutes les guerres, on commence et on utilise ce qu'on a en inventaire, donc on a très vite tourné à faire comme si le sort de la guerre se déterminerait par celui qui va tirer/produire le plus d'obus. Le besoin d'obus et d'artillerie était lié aux caractéristiques des armées engagées, de leurs moyens, de leurs méthodes. Donc du côté occidental ou l'artillerie était relayé à un second plan par rapport à l'aviation, ben oui on avait du mal à répondre aux consommations de cette guerre. Mais observons que cette guerre a vu le drone prendre une place prépondérante, qu'il est un élément peu coûteux qui permet d'obtenir une grande précision. Aujourd'hui ce qu'on peut qualifier de "no man's land" entre les deux armées, c'est le terrain de chasses des drones. Ils imposent des précautions, des distances et infligent des dégâts considérables. C'est bien dans le domaine des drones que les russes et les ukrainiens semblent mettre leurs efforts. Cela ne va pas enterrer l'artillerie, mais il faut lui trouver une place plus adaptée, un usage différent en intégrant pleinement la dimension "drone". Oui il est souvent très difficile de faire changer des habitudes ou retirer certaines convictions, mais même s'ils ne sont pas nouveau en soit, dans ce conflit en Ukraine, c'est et ça restera bien le drone qui aura pris de l'intérêt, de la valeur et de la place sur le champ de bataille. Que ce soit le petit FPV qui va traquer le moindre combattant/véhicule adverse ou le drone pour faire de la frappe en profondeur, c'est bien là que les efforts se feront. L'artillerie classique ne va pas être démultipliée dans les forces armées occidentales. Oui il y aura peut-être des efforts ici ou là, oui il y a en ce moment un besoin de renouveler une "vieille" artillerie ou remplacer ce qui a été donné à l'Ukraine. Mais on ne parle pas en milliers de tubes par pays. La production d'obus est actuellement à fond pour fournir le front, renflouer des stocks mais ça ne va pas durer. On profitera sûrement à la fin de la guerre de la production en cours pour faire des stocks "stratégiques" au niveau européen, mais ce sera tout. La France ne va pas stocker 5 millions d'obus pour peut-être au final 150 ou 200 tubes de 155mm. La consommation courante (entraînement) ce ne sera pas non plus une masse. Donc la production d'obus va ralentir, on a peut-être 5 ans ou ça va bien se maintenir, mais après on fait comme on le dit déjà maintenant, on cherchera à maintenir des sites de productions capables de se "réveiller" rapidement pour produire de la masse. C'est pareil pour les drones, on ne va pas stocker des drones FPV par centaines de milliers, on doit avoir une capacité industrielle pour en produire massivement, ça oui.
  15. Faut pas non plus exagérer. Trump veut jouer sans les européens sur la question de l'Ukraine, ça arrange la Russie mais ça ne veut pas dire que ça va se faire ainsi et que ça va redéfinir le monde stratégique de demain. La Chine ne va pas envahir l'Europe et n'a en vérité aucune "haine" contre nous. La Russie qui aujourd'hui cherche à se sortir victorieuse d'une sale guerre en Ukraine n'a pas non plus les capacités de faire la guerre à tout le monde. Ce qui se passe en ce moment, c'est un isolationnisme/impérialisme américain (combien de temps durera t-il en réalité?) qui va profiter à l'impérialisme d'autres pays. En Europe on est dans une phase ou on se repense collectivement, faut pas faire comme si tout allait se jouer sur les 6 prochains mois. La Russie peut obtenir une des gains à l'issue du conflit en Ukraine, mais elle ne va pas sortir plus forte de cette guerre qu'au moment de son entrée. Elle a ses qualités et ses défauts comme tout pays, mais d'une manière globale ce n'est pas du tout un pays comparable aux USA ou à la Chine. Je sais que la Russie est grande sur une carte, mais même si ça va emmerder beaucoup de monde, redisons le, c'est un pays qui a l'économie d'un pays comme l'Espagne. Les russes ne pourront plus compter sur les revenus qu'ils percevaient d'Europe et ce n'est pas la Chine qui va venir compenser par amitié la différence. La politique de Pékin n'est pas de se faire biberonner par les russes dans l'intérêt des russes, la politique de Pékin est au contraire vers l'autosuffisance. Faut arrêter de croire que les chinois sont là à vouloir entretenir, sauver ou défendre la Russie dans une logique d'affrontement face à l'occident, Pékin n'a même pas reconnu la souveraineté russe sur la Crimée. C'est bien du côté russe qu'on aime bien donner l'illusion que Pékin comme l'ensemble du BRICS formerait une base d'alliés qui pensent et agissent dans le même sens qu'eux. Cela permet de donner plus de poids à la Russie alors qu'en fait ces pays ne se sentent aucunement concernés ou obligés de soutenir l'impérialisme russe et ses rivalités avec l'occident. L'Europe n'est pas composée de pays insignifiants. La phase actuelle semble faire revivre un certain souverainisme en Europe, qu'il soit individuel ou collectif. Les petits pays resteront des petits pays, mais il faut savoir surveiller les plus grands pays, comme la France, l'Allemagne, l'Italie ou encore le RU. Ces pays sont des puissances, ce n'est pas parce que nous n'avons pas la taille de la Russie sur une carte, que nous n'avons pas autant d'habitants que les chinois ou l'armée des américains que ça fait de nous des faibles qui ne comptent pas. Car si aujourd'hui on est dans une phase ou on cherche à restreindre l'impérialisme russe, on doit regarder un peu plus loin. Les efforts militaires qu'on veut faire, on peut les juger insuffisants là pour peser immédiatement dans le conflit ukrainien, on peut dire que c'est trop tard, mais qu'en sera t-il dans 5 ans? Dans 10 ans? L'issue de la guerre en Ukraine est à des années lumières de l'issue de la seconde guerre mondiale. Il n'y a pas d'un côté les grands gagnants (qui se partagent le monde à Yalta) et ceux qui auront tout perdu. L'Ukraine ce n'est pas un grand pays et cette guerre n'a jamais engagée les armées des nations européennes ou d'autres pays. Donner une victoire (déjà loin des attentes initiales du Kremlin) à la Russie, ce n'est pas offrir l'Europe à Poutine. Cela ne va pas non plus placer la Russie comme une hyperpuissance à la manière des grands vainqueurs des guerres mondiales. Il y a un truc qu'il faut observer en Europe, c'est que dans la situation géostratégique et géopolitique des temps à venir, il n'est pas impossible qu'il y ait également la renaissance d'un impérialisme dans certains pays. Les problèmes et les crises conduisent généralement à cela. Tout peut arriver très vite, il suffit parfois d'un seul individu pour transformer la face de tout un pays. On est aujourd'hui avec l'exemple des américains, ou ça parle ouvertement d'annexer le Groenland, le Canada.
×
×
  • Créer...