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Pol

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  1. Leurs options? Elles sont autant limitées que leurs moyens. Ces juntes se sont enfermées idéologiquement dans un nombrilisme néfaste. Militairement, le Burkina n'est pas en capacité de réaliser un maillage territorial. L'implantation parcellaire de certaines unités revêt plus du symbole qu'autre chose. Souvent sans gros moyens, restant la plupart du temps sur place sans réaliser des missions ou des patrouilles, ça attend presque que l'ennemi vienne toquer à la porte (ce qu'il fait au final!). Cette situation n'évoluera pas par magie, on est juste à se demander quand ça finira par tomber, les pouvoirs en place ne faisant que jouer avec du retardant tout en maintenant le déni de la situation globale pour leurs intérêts.
  2. Comme quoi effectivement, c'est effectivement le chemin qu'on semble prendre. Ces 8 ans c'est la durée d'un cadre d'attribution de contrats. Ce qui est intéressant (même si on l'entendait déjà un peu avant) c'est que ce processus va amener plusieurs acteurs à maintenir le développement (création, perfectionnement, production) de drones afin de capter une multitude de contrats qui se feront. Ce n'est pas juste un appel d'offre avec plusieurs participants ou le gagnant produira son drone sur 8 ans, alors qu'on sait que dans ce segment là ça évolue très vite. On sera dans un système continue d'évaluation de drones et ou on pourrait avoir tous les 6 mois une commande pour le meilleur du moment. Cela poussera indirectement les différents acteurs à vouloir proposer un bon produit au meilleur prix. Si le meilleur drone d'une évaluation coûtera 3 fois plus que le deuxième meilleur, je pense que le choix se portera sur le deuxième, les entreprises finiront (peut-être pas au tout début) par bien comprendre ce qui est recherché. Ainsi on maintiendra en permanence une offre, des choix, une production (sur plusieurs sites) utile si un jour on décide d'effectuer des achats importants. On disposera en inventaire des drones qui vont évoluer en permanence. Attendons nous donc à disposer de plusieurs modèles de drones différents, on arrivera peut-être dans 5 ans à avoir un acteur qui se démarquera en permanence de tous les autres et finira par devenir l'unique fournisseur des armées, mais l'approche qu'on a actuellement pour débuter est la bonne. On peut également penser à des programmes annexes qui viendraient revaloriser d'anciens modèles de drones. Imaginons par exemple qu'un drone nommé A vendu en 2026 à 5000 exemplaires par une entreprise B soient repris par cette dernière 5 ans plus tard pour seulement modifier certains éléments afin d'en améliorer les performances pour un prix inférieur à une production neuve. Maintenant derrière les acquisitions va falloir se former et bien intégrer le drone dans les tactiques, il doit devenir un automatisme à l'usage.
  3. Mais oui, pour un drone de type FPV, il n'y a pas besoin d'un truc énorme. Je considère qu'il faut construire des charges militaires qui persisteront dans le temps et rester ouvert aux drones porteurs. On doit bien séparer ces deux choses, une gamme de munitions connus (dont on connait les dimensions, le poids) puis des drones qui peuvent évoluer au rythme des évolutions avec une capacité industrielle capable de faire du volume. Une grenade à fusil AP/AV40 c'est autour de 450g, je pense que pour le MX-10 il y a moyen de l'adapter. C'est une grenade avec charge creuse et qui fragmente aussi (bon pour du personnel). On pourrait penser que c'est faible, mais c'est typiquement le genre de munitions qui peut être le "standard" de base (la plus nombreuse) pour équiper des drones. Avec ça vous traitez déjà l'ensemble des véhicules non blindés (et ils sont nombreux) sur le champ de bataille, des blindés légers (type VBL), c'est également utile contre de l'infanterie. A côté de cela on peut développer une charge spécifique AC, une autre avec une charge antipersonnel bien plus forte et pourquoi pas une charge incendiaire. Il s'agit d'équiper notre armée en plusieurs cercles, celui dont on parle est le tout premier, celui de contact, le plus petit avec les plus petites charges. Ce sont des drones qu'on doit trouver au niveau d'un groupe de combat. On pourrait envisager qu'à l'intérieur du véhicule d'un groupe d'infanterie on dispose d'un râtelier vertical sur lequel se superpose 10 drones, d'une caisse de munitions en bas du râtelier avec un mix de 10 charges (à adapter aux menaces en un clips puis au retrait de la sécurité de la mun). Sur le toit du véhicule un drone du même type qui soit prêt à partir même sans charge militaire (voir sa fixation, son conditionnement) à l'instant T. L'ensemble de ces drones peuvent servir à frapper, mais aussi à faire de l'observation (sans charge militaire, augmentant ainsi l'autonomie). On peut imaginer des drones avec des bras pliants pour économiser de l'espace pour le rangement, imaginer un complément batterie ou de charge, mais ça c'est du détail. J'ai également en tête qu'il faudra penser à lui greffer du petit drone terrestre (type Nerva) et peut-être du micro drones volants (type black hornet) pouvant être filaire et pour le terrestre, pourquoi pas équiper d'une charge AP, notamment pour le combat zub. N'évoquons pas les dispositifs de protection contre les drones pour protéger ce groupe. Dans l'infanterie penser à une section drone capable d'apporter des groupes de dronistes qui ne feront que ça, pour de l'observation ou de la frappe. Mais plutôt que d'avoir un râtelier de 10 drones, ils en auront 50 et il y aura 2 personnes qui vont opérer les drones. On voit donc qu'il y a un effort significatif pour équiper ce premier cercle (je mentionne que l'infanterie, il y a d'autres armes à côté pour ce premier cercle) en systèmes de drones, inculquer de nouvelles méthodes tactiques aux hommes et leur amener une défense contre les drones adverses. Même si ce premier cercle peut sembler être au devant du front, la réalité drone amène un 2e puis un 3e à détenir des systèmes plus importants qui devront le précéder, l'accompagner, l'appuyer. Je ne vais pas autant développer, mais le 2e cercle doit comporter des drones de surveillance et de frappes allant à plusieurs dizaines de km avec des charges plus lourdes et le 3e c'est celui de la surveillance/frappe en profondeur à plusieurs centaines de km (voir milliers).
  4. Petite chronologie. Modèle "ancien" : AT4CS + Eryx + Milan Modèle futur anciennement prévu: AT4 F2 + MMP Modèle futur: AT4 F2 + ACCP + MMP ACCP= antichar courte portée Le NLAW est une solution intérimaire en attendant l'ACCP, équivalente à ce qu'était le Javelin pour le MMP. Il finira par cohabiter avec l'ACCP puis disparaitra. Dans l'esquisse du programme ACCP, on parlait d'un missile. Le NLAW s'il a été choisit alors que le CG existait également, c'est qu'il y a une raison. C'est un missile et il est jetable. On a sans doute ici la définition du besoin. Ce qu'on semble chercher c'est d'avoir la polyvalence d'utilisation de l'AT4 (utilisable par le plus grand nombre, dispo dans chaque groupe de combat) tout en étant un missile tire et oubli de courte portée (on reste sur de l'efficacité à 600m). On parle ici d'un armement qui n'est plus spécialisé à un personnel comme pouvait l'être l'Eryx, tout comme l'AT4, c'est de la munition annexe, complémentaire, secondaire, pas forcément porté sur l'homme (à disposition dans un véhicule par exemple) qui se retrouvera dans tous les groupes de combat. Il faut bien comprendre qu'un Carl Gustav c'est c'est comme l'Eryx, un armement qui nécessite la spécialisation de personnel (tireur + éventuellement porteur/chargeur). Cela ne correspond pas aux besoins recherchés de l'ACCP. Le CG peut parfaitement entrer dans nos armées, mais ça ne veut pas dire qu'il rejoindra l'infanterie. Il peut rejoindre des FS, de la même façon que l'achat de mortiers de 60mm n'a jamais été destiné à l'infanterie. L'ACCP sera sans doute très analogue au NLAW, c'est à dire un AT4++ pour de la courte portée afin d'éviter de devoir faire appel à du MMP. Maintenant il faut également prendre conscience que ce "nouveau besoin" (ACCP) date d'une analyse du conflit ukrainien de 2022-2023 ou à l'époque il y avait un usage très important de ce genre de munitions pour détruire les blindés russes. L'analyse était simple, face à de nombreux blindés (ou véhicules dans son ensemble), il faut un volume de munitions important tout en étant capable d'en produire en nombre. On voyait que le NLAW était plus que suffisant dans la plupart des confrontations, qu'un MMP pourrait sembler "overkill" comme on dit (en plus limité sur le terrain par le nombre de postes de tir et le personnel formé), ceci pour un coût bien moindre et avec un risque bien plus faible de se retrouver à court de munitions. Mais si cette analyse reste pertinente, constatons que depuis on a la "révolution" drones qui a tout bousculé et qui doit amener à revoir pas mal de choses. Aujourd'hui ce sont bien les drones qui traitent un très grand nombre d'engins roulants, blindés ou non. Des drones qui sont vite produits, peu coûteux, précis et peuvent aller bien au delà de la portée visuelle d'un fantassin. Le concept même de tir au delà de la vue directe devient presque caduque tant le combat semble normaliser cette approche de renseignements et de frappes qui se fait bien avant qu'un contact visuel ne se fasse avec des combattants au sol. Il est nécessaire que nous nous adaptons. Je ne vais pas remettre en cause l'ACCP, mais pour moi notre futur de l'AC dans l'infanterie, il faut ajouter le segment "drones" à la trame AT4 -> ACCP -> MMP. Une capacité drone dans les unités infanterie, dans les unités dronistes de renforts ( groupe venant d'une section spécialisé dans les compagnies d'appuis par exemple), ou de soutien. C'est indispensable, c'est même le premier jalon.
  5. De ce que j'ai compris, pour le mortier de 120mm, il devrait y avoir la SAM dans les RI et un équivalent par RA (qui sera sûrement une sorte d'équipement "passerelle" d'instruction avant d'aller sur MEPAC, même si dans le fond, au besoin, ça pourrait bien être utilisé en dehors de cela) Il est question de revoir à la hausse le nombre de véhicule "tracteur" Serval (4 par SAM). Pas sûre que dans les RA les quelques mortiers aient un Serval pour le tracter, on sera plutôt sur un camion (pouvant servir à autre chose le reste du temps). D'un point de vue un peu plus large, la recréation des SAM dans les RI et l'arrivée du MEPAC va amener une spécialisation et une densification plus importante qu'avant de l'appui mortier. Rappelons que le mortier de 120mm était une double dotation dans les RA, sur le papier on pouvait peut-être avoir un volume important de mortiers de 120mm, mais dans les faits le potentiel "servis" était de l'ordre d'une batterie par RA (soit 8 pièces x 6 régiments = 48 pièces), pour faire plus, il fallait piocher dans le personnel Caesar/Auf1. L'arrivée du MEPAC couvre ce besoin dans les RA (+ écoles) et la création de 21 SAM dans les RI va amener 84 pièces. On passe d'une situation (sans rogner le potentiel des 155mm) de 48 pièces (même si la dotation théorique de mortiers est plus importante) à 132 pièces dont le MEPAC qui offre des perspectives d'utilisations différentes. Si on considère que la section mortier tracté dans les RA soit réellement active, même si simplement un passage temporaire pour les jeunes recrues, on serait même à 156 pièces.
  6. Je parle de la phase de désengagement du Mali via Niamey. C'est ça tout le problème des gens qui de nos jours veulent que tout se résume en 2 phrases. Il ne faut pas détailler, il ne faut pas expliquer, il ne faut pas trop écrire car au fond on ne veut pas trop réfléchir ni comprendre autre chose que son point de vue (qu'on va simplifier en "j'ai raison et tu as faux, point barre, le reste c'est du blabla"). Quand on décide d'un désengagement militaire, on va déjà faire le tri de ce qui est militaire et de ce qui n'est pas militaire. Tout ce qui est militaire on le récupère, car c'est d'une certaine façon en compte dans les armées, ceci indépendamment de la valeur financière. Est-ce qu'on a laissé de l'équipement militaire sur place? Non. Ensuite tout ce qui relève de l'infrastructure de la base en elle même, on est dans un tout autre registre. Les bâtiments et autres structures en dures, ben ça reste, peu importe qu'on a mis des millions à les monter, des mois à y travailler. Ce qui est démontable se juge sur le coût logistique et sur une utilité ailleurs. Peu importe si toi sur place tu vas par exemple juger qu'un climatiseur aurait son utilité, de la valeur, du point de vue de l'armée ça sera sans intérêt. Ce n'est pas un équipement militaire, c'est un truc bien usé par le climat qu'il faudra transporter, remettre en état, puis stocker. Ce genre de choses c'est comme je le disais du consommable que nous n'aurions pas pris même en disposant d'un temps beaucoup plus long. Autant en interne d'un théâtre d'opération on peut pour ce genre de choses déshabiller Pierre (Gao) pour habiller Paul (Niamey), mais quand il s'agit de revenir en France, on pense autrement. Ce qu'on a laissé c'est de la structure indémontable ou de la structure abimé ou logistiquement trop encombrante par rapport à la valeur estimé. Les Bachmann en font partie. On a laissé des coquilles vides, des abris, des containers, des toiles, on peut forcément donner de la valeur à tout. Pas un seul véhicule n'est resté, même les épaves sont rentrées. Tout l'équipement militaire est rentré et c'est ça qui "compte", c'est ça qu'on regarde à un désengagement, c'est ça qu'il faut regarder. Je ne parle pas d'eux, ni spécifiquement de la photo. Mais que tu me crois ou non à un moment donné des gens sont passés voir les Bachmann, ont regardé l'état général, l'âge de mise en place pour dire "ça on laisse et ça on démonte". La plupart ont été jugé en trop mauvais état pour être démonté, puis convoyé et remis en état en France dans l'hypothèse d'un stockage longue durée. Même si de notre point de vue on peut trouver cela être du gâchis, il ne sert à rien de payer la logistique du retour si au final on décide en France de le jeter. C'est assez contradictoire car justement les américains ont pour habitude de laisser bien plus de choses que nous (il suffit de faire un tour sur les anciennes bases d'Afgha, d'Irak etc...). Quand je regarde les zones américaines à Niamey ou à Agadez sur les cartes satellites, je n'ai pas du tout l'impression que les américains ont emmenés pas mal de choses. Rien que sur la photo que je donne, les 3 Bachmann alignés sont US, celui sur le bas à droite est aussi américain. Leur base de vie c'est pareil, globalement ils ont juste retiré le militaire. Les américains s'emmerdent beaucoup moins que nous y compris sur de l'équipement militaire. Nous à côté on est des rois de la récup. Quand on regarde l'ONU au Mali, c'est pareil. Vu du ciel on a l'impression qu'il y a un paquet de choses, mais ce ne sont que des coquilles vides, si vous y faîtes un tour vous n'y trouverez pas d'équipements militaires, peu importe qu'on donne de la valeur à des Algeco ou des Bachmann. Oui on peut critiquer comme souvent tout cet argent investi pour finalement ne pas en tirer profit quand on part, mais il ne faut pas construire un narratif ou on aurait laissé des choses importantes et de grandes valeurs par manque de temps car on va voir quelques Bachmann. C'est totalement anecdotique pour ce que c'est et pour ce que cela représente financièrement pour les armées.
  7. Il est nécessaire de concevoir le drone sur différents niveaux et concevoir/créer des spécialisations, des modes opératoires. Le conflit en Ukraine nous a habitué à ces équipes de dronistes dont c'est leur job au quotidien sur 3 rideaux 1er rideau, des équipes nombreuses vont soit surveiller soit se tiennent prêtes à frapper au moindre mouvement un coin du terrain. La profondeur d'action se fait sur 5-15km généralement avec des drones adaptés à cette distance. C'est là que nous avons une vraie masse qui a conduit à créer une forme de "no man's land" dans lequel il est très difficile d'agir (avec les tactiques et moyens utilisés). 2e rideau vous allez avoir des équipes moins nombreuses mais qui vont jouer dans la profondeur, tant en observation qu'en interception, là on atteint des profondeurs qui vont jusqu'à plusieurs dizaines de km. On perd pas mal en masse par rapport au premier rideau car les drones se complexifient, prennent du volume, du prix. Cela ne veut pas dire qu'il y en a peu. 3e rideau les drones de frappes préprogrammés pour la longue portée. Que ce soit dans l'observation, la frappe "programmée" (shahed...), ou des drones guidés comme on en voit souvent en Crimée. Là par contre on est sur des drones beaucoup moins nombreux. Mais constatons que dans ce conflit nous ne voyons pas d'insertions de drones au niveau groupe de combat. Oui vous allez avoir parfois des équipes de dronistes qui vont dans leur coin superviser et soutenir une intervention d'un groupe au sol, mais il n'y a pas une autonomie de ce groupe en terme de drones. Il est pourtant intéressant, en particulier dans les phases offensives, que ce groupe puisse sortir un drone pour surveiller son environnement proche, mais aussi de disposer d'une capacité de frappes à courte portée type FPV. Pour moi le 1er rideau qui manque actuellement c'est celui qui vise à équiper du personnel non spécialisé sur un usage de proximité et en toute indépendance. Ensuite derrière on enchaine comme au-dessus avec des unités spécialisées. C'est aussi pour ces raisons que je pense qu'il faut créer au moins 1 régiment de drones dans lequel il y aura 300 équipes qui pourront venir se greffer un peu partout pour amener un complément drones en fonction du besoin. Certains théâtres nécessiteront une masse de drones FPV, d'autres seront plutôt axé sur de l'observation, d'autres sur des actions en profondeur. Divers drones pour ces diverses missions, une industrie capable de faire du volume au besoin. Il y a tellement de choses à faire et à envisager dans ce domaine, le débat peut durer longtemps.
  8. Normalement c'est maintenu, je n'ai pas plus regardé pour cette version, mais le Serval OA ne le remplace pas. Globalement la seule chose qui change au niveau de la programmation initiale des versions du Serval, c'est la création de plusieurs versions guerre électronique (ça commence à être livré), la version LAD et DSA. La version DSA devant être vu comme un système. Il y aura le Serval DSA, celui qui portera des missiles Mistral. Mais il y aura également un Serval avec radar pour la détection et un autre pour tout ce qui est liaison et commandement. La cible finale pour l'instant c'est 50-60 de chaque. Sans oublier derrière qu'on aura aussi les Serval Mistral et LAD pour autant d'exemplaires. On a donc entre 250 et 300 Serval qui vont servir pour la défense aérienne courte portée. Attendons de voir les choix de la prochaine LPM, ça pourrait encore bouger. L'artillerie, la défense sol-air, les munitions, les drones sont les secteurs de choix à court terme les plus probables pour les hausses (si on sera capable de voter un budget!). L'installation actuelle sur trépied par des hommes n'est pas complexe, c'est aussi plus discret. Maintenant tout est faisable, ça dépend ce qu'on recherche. Le radar est déjà très coûteux de base (1,5 million d'€ environ), avant de jeter de l'argent sur un tel programme, il serait bien d'augmenter le volume. Comme sur la planche ci-dessus, il y a 24 griffon VOA prévus de recevoir le Murin, 24 sur presque 120 véhicules prévus. Pour moi la P1 c'est déjà de le généraliser, soit une enveloppe de quasi 150 millions, ce n'est pas rien pour un équipement qui pour beaucoup est invisible ou "accessoire" quand ça regarde l'inventaire de l'armée.
  9. Pour Gao c'était "simple", tout ce qu'on pouvait emmener, on l'a emmené, car la logistique était courte et facile d'accès, destination Niamey, le tri devant se faire là-bas. On a pris tout l'équipement militaire, on a pris certains éléments non militaires "intéressants" (comme des climatiseurs pour améliorer le confort dans d'autres bases) tout a été mis en vrac dans les containers pour aller à Niamey et le plus sensibles rapatriés directement par avion. Ce tri a pris des mois et a été assez chaotique on retrouve encore aujourd'hui des erreurs, des oublis avec des éléments qui reviennent 2 ans plus tard dans les régiments concernés... Pour l'évacuation de Niamey, nous n'étions plus dans la même configuration et le politique a décidé d'un retrait précipité, le Niger jouant également à du blocage, on a été obligé d'aller à Ndjamena avec comme optique finale, le retour à Paris. Il a donc fallu prendre en compte le coût logistique, non pas entre Gao et Niamey, mais soit sur un axe Niamey-Ndjamena puis Douala puis France ou par voie aérienne. Alors oui, on a pas eût tout le temps pour prendre notre temps, mais le contexte avait changé. La réflexion du coût logistique, des éléments qui ne serviraient plus en France, irrécupérables, inutiles se posait sur tout. Si au déplacement de Gao on pouvait se dire que tel ou tel Algeco pourrait servir à Niamey, cette même logique n'était plus la même quand il fallait comptabiliser le coût du transport jusqu'en France, sa remise en état et sa utilité chez nous. Oui peut-être que cet Algeco d'occasion va valoir 5000€, mais son coût final pourrait doubler ou tripler, dépassant même un achat neuf. C'était comme les américains quand ils ont quittés l'Irak et l'Afghanistan, laissant des milliers de MRAP dans le coin (Koweit notamment) car trop coûteux pour eux à ramener et remettre en état, revendant ces blindés au prix de leur enlèvement (coût logistique) à qui le voulait. Les Bachmann qui ont été retirés au Mali ont pour beaucoup été endommagé au démontage, notamment des portes, les structures après plusieurs années parfois ont été tordus par les intempéries (tempêtes de sables...) mais aussi par l'usage, la chaleur. Des toiles ont été déchirées. Il ne faut pas se dire que ça s'est enlevé comme ça s'est monté, il ne faut pas croire que parce que ça a été enlevé à Gao que c'est aujourd'hui de retour dans l'inventaire de nos armées. Il y en a qui ont été remontés (avec quelques rafistolages)sur la base de Niamey, on y faisait le tri justement. Mais il faut prendre du recul, on parle là de Bachmann qui pour la plupart ont passés des années dans le Sahel, ils sont loin d'être neufs. Les plus récents (moins de 2 ans) ont été emmenés pour une remise en état (faut tout inspecter, nettoyer etc.) mais les vieux, ceux qui venaient de Gao et qui ont été remontés notamment, pour la plupart on ne s'est pas emmerdé à vouloir les démonter et les convoyer. Même ceux qui sont revenus en France, pas du tout sûre qu'ils seront remis en service. Même si on va peut-être en valoriser un sur place à 150k€, le coût du transport, le risque de casse au démontage et la mise en container, la remise en condition en France peut rapidement amené à accepter son abandon. On va laisser pour 1 millions d'€ de Bachmann, une grosse somme pour un particulier, mais c'est plus qu'anecdotique pour les armées, c'est comme 10 AASM qu'on donne à l'Ukraine (50 par mois). Ce n'est pas une question de se voiler la face, il faut comprendre que l'investissement pour le "montage" des bases au Sahel a été déjà "consommé" pour ces opérations. Ces Bachmann modèles sable laissés sur place ne laissent pas un vide dans les stocks en France. Demain on doit y retourner, on refait une commande, ce genre d'abris sont presque de l'infra "consommable" qu'on va acquérir au besoin et non des éléments qu'on va stocker 30 ans (même s'il existe un stock). Ce n'est pas un équipement sensible et ce n'est pas excessivement coûteux au regard d'un budget militaire. C'était cette zone, les américains étaient dans le centre ceinturé et relativement fermé avec les 3 abris dont celui du milieu endommagé, nous sur la gauche avec les deux abris détruits.
  10. On pourrait penser que c'est important, mais globalement ce n'est que de l'infra. Ce qui était de valeur a été dégagé et des éléments volontairement détruit. La plupart de l'infrastructure sur place était relativement sommaire, vu du ciel on croit voir un paquet de bâtiments, mais on a énormément d'abris avec seulement un toit en tôle, des constructions à base de containers ou d'abris de type algeco. On a remplit les containers avec les éléments de valeurs, puis au bout d'un moment on arrive à une situation ou il devient plus coûteux logistiquement de ramener que de laisser. Beaucoup de ces éléments sont aussi difficilement récupérables, soit qu'il y a de fortes chances de casser des choses au démontage, soit que ça reviendra trop cher à remettre en état, c'est le cas des abris à aéronefs (structures sous tentes). Comme au Mali, le temps qui passe et le manque d'entretien de ces éléments finira par les effacer. Le plus chiant étant le temps qu'on a mis à tout amener, tout monter, tout aménager, mais en terme de valeur financière c'est négligeable. C'est plus particulièrement la zone "drones" (avant que ça ne soit vide).
  11. Je pensais qu'au début, ce français était une blague, de la propagande, mais voici une photo de lui, prise par les caméras à l'entrée de l'aéroport 15 minutes avant l'attaque. Il ne fait aucun doute sur son origine.
  12. Il n'y a pas de Serval VOA mais un Serval OA. Ce dernier a juste vocation à venir déposer une équipe d'observation (type JTAC) . Il est donc qu'un simple véhicule de transport avec quelques aménagements pour de l'équipement spécifique à l'équipe débarquée, assez loin d'un Griffon VOA. Ce Serval OA va servir dans les régiments d'artillerie para (35e RAP) et de montagne (93e RAM). C'est un peu comme un Serval Mistral et un Serval DSA (défense sol-air). Le premier va uniquement être une plateforme pour convoyer une équipe débarquée de Mistral quand le second sera un véhicule porteur d'un système Mistral.
  13. Le radar MURIN n'est pas monté à demeure sur le Griffon VOA. Il est un équipement complémentaire qui est à installer en filaire à l'extérieur du véhicule, c'est à dire lorsque le véhicule est immobilisé. Le radar sera ainsi alimenté en énergie, connecté au système ATLAS et opéré depuis le véhicule qui peut se trouver à plusieurs dizaines de mètres (il y a un gros enrouleur de câble). Rappelons nous que le radar RASIT ou RATAC se trouvait sur un VAB porteur en permanence, complémentaire (si déployé) au VAB obs avec en plus de ça des VAB station ATLAS (succédant à ATILA). On est sur un tout en un non négligeable Le VAB obs bien rare depuis de nombreuses années , l'arrivée du Griffon VOA à 117 exemplaires amène une réelle bouffée d'oxygène dans ce secteur, c'est presque une découverte et le retour petit à petit de ce type d'engin sur le devant des engagements. Le MEPAC en parallèle (lui aussi équipé d'ATLAS) va simplifier l'incorporation de modules d'artillerie d'accompagnement. Le Griffon VOA démontrant sa capacité JTAC, c'est à dire la désignation au sol d'une cible identifiée au sol à un aéronef pour un bombardement, nous avons là un engin qui risque d'être de toutes les guerres, bien loin d'un VAB obs globalement absent. Mais il faut savoir reconnaitre que la situation actuelle avec les drones rebat les cartes. Avoir un engin qui va traiter une profondeur de 15km, même si on peut multiplier le truc, manque de profondeur. Il garde sa pertinence, mais l'artillerie dans son ensemble doit pleinement intégrer et augmenter le rôle du drone (pas une nouveauté en soit) dans ses capacités d'observations et d'acquisition en profondeur. Le champ de vision n'est pas le même qu'au sol. Il faut intégrer aussi que même si ce n'est pas super rapide, nous allons vouloir développer l'artillerie à longue portée, voir à très longue portée dont les drones seront aussi des munitions à considérer. Pour la défense contre les drones, un Griffon VOA peut amener un complément mais dans un dispositif plus global. Il faut déjà considérer 2 types de défense, celle qui est statique et celle qui est mobile. Un Griffon VOA ne fera que du statique, il ne va pas accompagner une force en mouvement. De plus il n'est pas non plus en capacité de neutraliser un drone et son système d'observation optique manque d'une certaine automatisation/intelligence pour identifier un drone. Disons qu'à terme dans cette phase statique de protection contre les drones, on pourrait s'inspirer en partie du Griffon VOA. On peut concevoir un mât optique plus évolué avec un laser pour détruire les drones. Un brouilleur intégré au véhicule et des protections passives complémentaires. Il serait alors possible de créer un réseau, une ligne défensive avec plusieurs de ces véhicules qui déploieront chacun un radar MURIN, on pourrait y adjoindre des éléments complémentaires SERVAL LAD et DSA, détecteurs acoustiques etc. Dans ce cas on pourrait établir une ligne de défense fixe (avec une certaine efficacité en fonction du terrain) sur une profondeur qui ressemble à celle du "no man's land" ukrainien. Derrière cela, il faudra qu'on soit en capacité de frapper et surveiller la zone arrière de l'ennemi pour empêcher ou fortement réduire l'usage de son aviation, son artillerie. Si certains de ces moyens peuvent être utiles en défense mobile, pour l'essentiel il faudra concevoir un schéma tactique de progression en forme de tiroir. Une force au sol avance de 10km pour pouvoir faire avancer un module défensif, puis on avance sur un autre point et on fait pareil. Là je reste dans un scénario à l'ukrainienne, bien entendu tous les conflits ne seront pas ainsi, certains verront une menace drone largement plus faible. Mais bon, ces drones amènent à faire et concevoir beaucoup de choses et à changer aussi certaines habitudes ou certitudes défensives ou offensives. Comme je l'ai déjà dit, si demain on devrait refaire la même guerre en Afghanistan ou au Mali, pourtant de faible intensité, on ne pourrait plus établir nos bases, nos FOB et autres de la même façon. Que ce soit des filets, réseau de fils, une consolidation des infras (pour les hommes, les véhicules et les aéronefs...), du camouflage, des moyens de détections et de neutralisations, tout est à revoir et à préparer. Puis du côté des forces également, la menace des drones n'est pas à négliger, mais l'utilisation des drones par nous-mêmes également. Une FOB à l'afghane de nos jours, il faut y faire tourner en permanence des drones autour à plusieurs km à la ronde, limite que ça serait l'une des activités principales de cette base. Bref beaucoup beaucoup de choses...
  14. On va entrer dans la 5e année de guerre. 5 ans qu'on dit que l'industrie russe tourne à plein régime. Pourtant dès lors qu'on fait abstraction des drones ou des missiles, sur le terrain on peut se poser de nombreuses questions sur ce réarmement quand on voit les images du front. Il faut l'avouer, on est dans un blocage capacitaire, dans un blocage tactique dans cette guerre qui est usante des deux côtés.
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