Pol
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Groenland et Arctique : actifs strategiques très convoités
Pol a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
Je pense qu'actuellement pas grand monde ne connait St Pierre et Miquelon à la maison blanche et encore moins qu'ils ne savent que c'est français. S'y activer ne serait pas à notre avantage. Restons en sur le Groënland, le soutien au Danemark, la cohésion européenne, l'Otan. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Pol a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est sûrement qu'une démonstration -
Disons que dans la culture militaire "populaire", beaucoup de personnes restent encore dans l'idée que l'armée subit ce que le politicien ou l'industriel lui impose. Que le militaire n'a pas son mot à dire, qu'il n'est ni testeur d'un équipement ni l'origine d'un besoin. C'était souvent le cas par le passé mais il faut admettre que les choses évoluent de plus en plus vers une ouverture aux concepts et idées en dehors de ce que vont proposer les grands industriels français de la défense. C'est une réalité pour l'ensemble des équipements, l'armée (le ministère) accepte de moins en moins cette forme de monopole que certains industriels utilisaient. Il y a une ouverture à la concurrence ou on prend le meilleur au meilleur prix et on intègre de plus en plus l'effet de rapidité de production en compte. Le président le disant ouvertement même lors de ses voeux, si un industriel européen propose mieux et peut livrer plus vite, ben on ira chez lui (même si on peut légitimement écarter l'équipement stratégique). Il faut pousser les industriels à s'adapter et à investir. Faut rappeler que l'innovation dans la défense est ouverte à tout le monde. Le jeune soldat qui a un an de service et une brillante idée peut se voir accompagné et financé. Limite qu'on va "l'extraire" de son unité pour qu'il puisse travailler sur son projet. Mais même dans le civil, vous avez des concours, des forums et d'autres choses ou le ministère des armées peut amener des financements de projets, un accompagnement (pour définir les besoins et faire des essais par des militaires). On est dans une époque ou il y a de la place pour que la plus petite idée dans le civil comme dans le militaire puisse se concrétiser en un plan d'équipement. Forcément on est souvent sur de petits éléments qui font peu de bruits, beaucoup finiront à la poubelle car non concluants ou dépassés par un autre projet. Ces développements amènent souvent des industriels à copier, proposer et faire évoluer des choses.
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La désertion est une constante, peu importe les époques. Des déserteurs il y en a toujours eût, des esquiveurs de service militaire également tout comme des gens qui se mettent volontairement inaptes. Est-ce qu'il y aurait une explosion des désertions? Pas vraiment. On est dans un système actuel ou on fait également du chiffre au recrutement, on va essayer de garder tout le monde, même ceux qui il y a 15 ou 20 ans en arrière auraient été pour de bonnes raisons poussés à la sortie. Les classes étaient par le passé une sélection dans le recrutement, aujourd'hui c'est juste une étape à passer après le recrutement, l'objectif étant d'amener tout le monde à dépasser les 6 mois de la période probatoire afin d'être lié au contrat. Pour l'immense majorité ça n'est aucunement un problème, que même si ça ne plait pas, on attend la fin et on fait ce qu'il faut. Par contre vous aurez toujours des jeunes qui vont comprendre au bout de 8 mois que ce n'est pas vraiment ce qu'ils veulent. On entre alors dans la spirale qui fait effet boule de neige. Mais ce qu'on voit à l'armée, on va le voir partout. Les gens qui vont chez le médecin pour un arrêt de travail en s'inventant un mal de dos ou qui deviennent dépressifs à la moindre charge de travail. Ceux qui sont en retard, ceux qui n'aiment pas qu'on leur dise quoi faire, ceux qui ne veulent pas faire d'efforts, ceux qui préfèrent laisser les autres faire, celui qui a la copine à l'autre bout du pays. Bref la désertion est le seul moyen de quitter l'armée pour ceux qui ne peuvent pas appuyer une légitimité à casser le contrat (souvent d'ordre médical mais aussi via un CDI ou d'autres.). Les déserteurs restent assez marginaux sur le flux de départs (fin de contrat, retraite...) des militaires. Il ne faut pas s'accrocher à eux, il faut au contraire s'en débarrasser au plus vite car ils occuperont toujours théoriquement un poste mais qui sera inexistant en pratique. C'est la même problématique pour ceux qui jouent avec les arrêts maladie mais aussi pour les femmes militaires enceintes qui vont être inaptes pendant des mois, puis pendant le congé maternité et pour certaines pendant le congé parental. Vous pouvez en avoir qui sont absentes pendant 2 ans. Il en va de même pour des personnes gravement malades, elles peuvent être absentes 2 ou 3 ans de leur poste, le laissant sans activité. Je ne dis pas que c'est mal ni qu'il faut dégager ces personnes, mais cela fait partie de la complexité RH et des trous permanents qu'on a partout. Pour les déserteurs il ne faut pas s'emmerder, il faut libérer le poste au plus vite pour une nouvelle recrue. Pour la capacité à combattre en général restons sur cette expression: "Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console" On aura toujours une piètre opinion de nous-mêmes et sans doute que les militaires seront plus pessimistes encore que les civils. Mais l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, quand vous allez travailler avec d'autres armées, le soldat français ne va pas se sentir inférieur dans ses compétences militaires. Oui on peut avoir les yeux qui vont briller devant les moyens matériels des américains, oui on peut jalouser le confort d'un détachement d'une autre armée sur un exercice, mais je ne crois pas que beaucoup se sont sentis un jour complètement déphasé sur ce qu'on peut appeler l'esprit guerrier et sur les compétences globales dans l'engagement.
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Beaucoup de choses sont négligées dans cette "étude". 1) Le drone s'adaptera toujours plus vite et pour bien moins cher aux changements que le char et ses équipements. Le brouillage se complexifie, pas seulement par l'usage de la fibre optique. Ce qui était facile à brouiller il y a 2 ans, l'est déjà moins aujourd'hui, le sera encore moins dans 5 ans et encore moins dans 10 ans. Les industriels commencent par "investir" le drone, s'il est bien de continuer à se dire que le bricolage de drones comme on le voit en Ukraine est intéressante, mais gardons aussi la perspective de drones complexes, peut-être moins nombreux, plus coûteux, difficile à brouiller, agissant en essaim, avec de l'intelligence artificielle. Très souvent les brouilleurs fonctionnent à courte distance, il y a déjà en Ukraine des drones vont se programmer sur la cible (même mobile) au loin et peu importe qu'il y ait un brouillage, le drone continuera en autonomie jusqu'à l'impact. C'est comme une direction assistée optiquement, assez proche d'un guidage laser, une technologie qu'on retrouve sur des missiles comme le MMP ou le Javelin. 2) Le système de protection actif. On a la version défensive (soft kill) qui va jouer sur 3 éléments, la détection d'un départ de missile, le brouillage missile-tireur et la dissimulation. Le brouillage étant généralement que des projecteurs à éclats IR qui doivent faire perdre au poste de tir la position du missile lorsque celui-ci utilise un émetteur IR. Cela fait déjà un moment que les parades existent, pour le Milan on avait déjà par exemple remplacé la fusée pyrotechnique (émetteur IR) par un système de lampe flash. Actuellement il n'y a que les fumigènes qui ont une certaine utilité, dans le cadre d'un guidage Laser ou pour simplement masqué la vue. Pour un drone, on ne va pas détecter son départ déjà, il faudra ajouter des éléments liés à une détection optique et/ou sonore si on veut obtenir un truc. Le brouillage ça rejoint un système à part comme évoqué au point n°1. Le fumigène peut être utile temporairement, mais si l'opérateur prend son temps, il attend quelques secondes que ça se dissipe et fonce sur sa cible. La version offensive (hard kill)revient à détecter un projectile en approche à l'aide de radars et d'autres moyens puis à le neutraliser avant impact. Est-ce qu'un tel système est infaillible face aux drones? Hormis le submersion, je me demande bien si un drone qui approche très très lentement se fera détecté. De même est-ce qu'une roquette AC lâchée à la verticale d'un char se fera détruire? Puis quid du développement de drones avec des charges à effet dirigé comme dans l'obus BONUS ? Le drone peut s'adapter bien plus vite, ne l'oublions pas. En tout cas ces systèmes de protection onéreux, rares et souvent inadaptés à autre chose que des chars doivent être pris avec un certain recul. Les effets des explosions peuvent altérer divers équipements, y compris même de cette protection. 2) Le blindage réactif est conçu depuis longtemps pour la charge creuse simple. Avoir un blindé équipé d'un blindage réactif ne veut pas dire que 100% du blindé en est recouvert. On a toujours de nombreuses zones vides qui resteront ouvertes à des drones dont la précision n'est plus à débattre. Les opérateurs cherchent et connaissent les points faibles. Le K2 des polonais aura des jupes latérales réactives (châssis plus tourelle). Ce sera des kits à adapter, y en aura t-il pour tous? Le reste du char aura son blindage d'origine, ses parties faiblement blindés qui restent analogues à la plupart des chars modernes (le toit, la zone arrière, les chenilles...). Le système hard kill risque vite d'être dépassé par des drones qui auront été adaptés. Contrairement au passé ou on a développé la charge tandem pour passer le blindage réactif, là on risque plutôt d'avoir des drones qui vont continuer le ciblage des zones faibles. 3) Autre élément à ne pas négliger, c'est l'ingéniosité des opérateurs, leur adaptabilité qui amène aussi à l'évolution des drones. Il y a énormément de stratagèmes à penser et à mettre en place. On peut imaginer un drone qui au lieu de chercher à neutraliser un char au contact, va venir poser une mine devant lui. Qu'il se mettra en embuscade (comme on le voit en Ukraine) avec des mines à action horizontale. Il y a autant de possibilités qu'il y a d'idées. 4) Dans un contexte opérationnel réel, le char ne sera pas seul et l'ensemble des autres blindés, des combattants ne pourront pas compter sur la même protection. Il en résultera des choix chez ceux d'en face qui amèneront des pertes qui perturbera la manoeuvre d'ensemble au point qu'au final les chars ne servent plus à rien. C'est bien beau de chercher le char ultime qui résistera le mieux à des drones, mais le char ne fait pas tout et comme on peut le voir, même bien équipé, on peut facilement trouver des moyens pour l'immobiliser ou le détruire. Là on parle juste d'un premier rideau défensif à base de drones comme on pourrait en avoir dans le futur. Derrière cela pensons aussi qu'on aura de l'artillerie (elle aussi de plus en plus précise), possiblement de l'aviation. Pour l'instant cette progression de chars n'est même pas entré en contact avec l'ennemi. Il devra ensuite engager de l'infanterie qui dispose de missiles AC qui parfois portent à plusieurs km, des roquettes AC, des blindés, toujours des drones, toujours de l'artillerie, toujours de l'aviation... Le drone amène un renseignement de dingue, ce renseignement est peut-être encore plus déterminant que les interceptions. Il enlève un brouillard de guerre considérable qui amène à casser l'affrontement direct. Comme en Ukraine on se retrouve dans des zones ou les drones font tout le renseignement, d'autres drones font la neutralisation, d'autres drones encore vont désigner les cibles pour l'artillerie, l'aviation. L'ennemi ne se voit même plus, ne se combat même plus, du moins on est très loin de ce qu'on pouvait voir en 2022. S'il y a bien un truc à ne pas louper, c'est bien d'être capable de générer un panel complet de drones, d'en avoir un vaste volume et de construire une stratégie nouvelle dans laquelle on l'exploitera un maximum.
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Groenland et Arctique : actifs strategiques très convoités
Pol a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
Qu'on le veuille ou non, même si l'UE impose des règles (essentiellement économiques) communes, on reste encore face à un ensemble de pays souverains et indépendants. Le cas du Groenland reste fondamentalement lié au Danemark, c'est ce pays qui doit être le moteur pour agir et activer les divers leviers possibles. Hors pour l'instant, en dehors d'une opposition dans les mots, que fait le Danemark? Bien que ce pays ne dispose pas d'une grande armée, il a tout de même les moyens d'effectuer un renforcement militaire sur place. Ce n'est pas le Luxembourg quand même, quelques centaines d'hommes, quelques aéronefs, un navire, des moyens sol-air. Ce n'est pas pour chercher à vaincre l'armée américaine, c'est pour qu'à la maison blanche on se dise que pour prendre le Groenland il faudra tuer des danois, lui faire la guerre et là on entre dans un autre type d'action et de conséquences. Déjà là on peut se poser des questions, un pays comme la France, l'Espagne ou même le Royaume-Uni (plus membre de l'UE) aurait déjà commencé par cela si un territoire ultra-marin était menacé ainsi. On affirme sa présence, on complexifie l'action adverse, on ne laisse pas la porte grande ouverte pour que l'autre se disent qu'il n'a même pas besoin d'assumer une confrontation. Pourquoi le Danemark ne le fait pas? Pourquoi ce pays continue t-il d'acheter des armes a pays qui actuellement le menace de l'amputer d'un territoire sur lequel il exerce une souveraineté? Il y a un truc qui ne va pas. Derrière tout cela, on a beau entendre et écouter, Macron et d'autres protester, la réalité derrière c'est que le Danemark ne demande le soutien de personnes. Pourquoi demander une assistance militaire à d'autres alors qu'eux-mêmes ne déploient rien? Ils pourraient demander un paquet de chose, que ce soit par l'Otan par l'UE ou par l'ONU, mais strictement rien n'est fait. Trump parle d'une nécessité de préserver les USA des menaces chinoises et russes autour du Groenland, mais pourquoi le Danemark ne le prend pas à son jeu en annonçant la création d'une mission navale internationale (Otan ou UE) pour renforcer la sécurité de la zone? Mais là aussi, rien, on continue à dire aux américains "s'il vous plaît, arrêtez, ne faîtes pas cela". Pour notre budget de la défense, oui je suis entièrement d'accord, mais constatons qu'aujourd'hui nous ne sommes même pas capables politiquement de valider le budget de l'année 2026. Poutine, Trump et XI ne sont pas des alliés et comme tous les pays impérialistes, ils sont dans une forme de conflits d'intérêts. Je pense qu'au kremlin par exemple, si l'idée d'avoir Trump au pouvoir aux USA était plaisante dans l'espoir pour le cas ukrainien, je pense qu'aujourd'hui, on se pose des questions à plus long terme. Sur le dossier ukrainien, la grande capitulation qui devait suivre de l'abandon de l'aide US n'est pas à l'ordre du jour. Si pendant des années, Moscou voulait voir les USA abandonner les européens, on ne voulait pas que dans le même temps, l'Europe gonfle ses armées. Quand Poutine voit Trump descendre son allié Maduro (que cuba risque de suivre), il n'y aura plus aucun pays pour eux sur tout le continent américain. Voir les USA prendre le Groenland devient un enjeu stratégique important dans l'Arctique ou les russes jouaient un peu seul ces dernières années tant en face on ne s'y intéressait pas plus que ça. Entendre Trump vouloir un budget de 1500 milliards dès 2027 pour son armée, c'est pareil. Que dire de l'allié iranien qui pourrait lui aussi quitter le cercle des pays sur lesquels peut compter le Kremlin? Que dire du risque de voir une explosion de l'offre de pétrole américaine (via le Venezuela notamment) qui amènerait une marginalisation des exportations russes? Poutine (comme d'autres) rêvait de voir une amérique isolationniste qui se regarde le nombril et non pas une amérique impérialiste et conquérante. On peut faire semblant que Trump, Poutine et Xi se partagent le monde, mais en vérité ils se mangent entre eux, sur le plan militaire, économique, politique. Les chinois ne sont pas plus confiants pour prendre Taïwan en raison des actions de Trump, bien au contraire, il y a bien plus de chances de voir les USA bouger pour soutenir Taïwan sous l'ère Trump qu'avec un Biden ou un Obama. Sauf que dans le même temps, Trump est aussi celui qui va donner à Taïwan de nouveaux armements, donc qui va complexifier ultérieurement une invasion militaire. -
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Groenland et Arctique : actifs strategiques très convoités
Pol a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
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Déployer une brigade en Ukraine n'est pas mission impossible pour l'armée de terre. Pour 5000 hommes à engager, il faut effectivement anticiper la fin du mandat au Liban et un transfert de personnel actuellement présent en Roumanie et peut-être la fin de l'alternance en Estonie (compenser possiblement par un autre pays européen). Tous les postes et les besoins ne se valent pas, on ne peut pas juste analyser les effectifs dans une masse. Personnellement je pense qu'on serait plus proche de 1800 hommes "économisés" par ponction de ces 3 zones que de 2500. Il faudra trouver bien 3000 hommes et inscrire cela sur la durée. Dans ce contexte on pourrait bien entendu faire du théâtre ukrainien un bon champ d'entraînement, nouer un partenariat et affermir des capacités (logistiques etc...) En terme de préparation opérationnelle, ce sera formateur. Mais il ne faut pas négliger le fait que cet engagement handicapera notre capacité de projection théorique, qu'on fera sans doute une croix sur certains exercices et que ça bouffera au minimum 1 milliard par an. Le déploiement d'une force européenne serait de toute façon sectorisée, la brigade française aura son "coin", celle des britanniques, un autre etc. On ne sera pas éparpillé et on sera dans un accompagnement des ukrainiens, faut pas que certains pensent que cette force irait remplacer l'armée ukrainienne sur toute la ligne de front et qu'elle serait le seul rempart pour les russes. On aura toujours une armée ukrainienne très importante qu'on accompagnera ou qui sera entre nos positions. Tout dépend le dispositif prévu, est-ce qu'on va faire un réseau d'avant-postes sur la ligne de front entre lesquels on va patrouiller? Est-ce qu'on sera intégrer d'une certaine façon à l'armée ukrainienne? Est-ce qu'on sera sur une ligne plus reculée? Bref, ça reste un projet, mais ça devient de plus en plus probable et ça pourrait même s'imposer (peut-être pas tout de suite) aux russes qui aujourd'hui ne veulent surtout pas voir cela arriver.
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Pol a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais... -
Venezuela
Pol a répondu à un(e) sujet de tharassboulbah dans Politique etrangère / Relations internationales
Depuis quelque temps tu t'es mis en tête de combattre ma personne et tout ce que je dis, commençant à jouer avec les petits smileys comme les quelques autres habitués de cette pratique. C'est un choix d'une opposition "réflexe" que je considère puéril et sans intérêt. -
Venezuela
Pol a répondu à un(e) sujet de tharassboulbah dans Politique etrangère / Relations internationales
Entre se "rendre" publiquement et se faire "capturer" de force, l'impact personnel et historique n'est pas le même. Il y a des choses qui se négocient dans l'ombre et parfois le choix final est perdre tout ou perdre un peu. Nul ne dit aujourd'hui que Maduro est gagnant dans l'affaire. Si dans cette négociation qui aura facilité sa capture, il y a possiblement des choses qui peuvent être liées à sa femme, sa famille. On peut lui demander de faire ce qu'il faut pour passer le relai politique, pour calmer la situation ou d'autres choses, ils sauront le briefer et le faire marchander. C'est pour ça que j'ai dit on verra comment il sera traité, s'il est dès maintenant complètement mis à l'écart ou s'il sera utilisé, comment il sera "jugé", il finira peut-être dans une résidence surveillée avec un procès qui va durer 10 ans avant qu'au final, ben pas grand chose. En gros ce n'est qu'un exil, un isolement avec des restrictions ou il se fera oublié. S'il n'y a rien de tout cela, qu'on est dans une forme d'improvisation américaine (on prend Maduro, sans oublier sa femme, pourquoi donc?...) et on voit ce qu'il se passe, alors oui on pourra dire que c'est 100% une initiative américaine, sans négociations et à mettre au crédit des forces militaires US. Mais nous devons avoir conscience qu'un président sauf à s'isoler volontairement dans une zone reculée, peu sécurisée ou d'avoir volontairement poussé à réduire sa sécurité, qu'il est peu probable que les FS (mêmes excellentes et sans doute quelques infiltrés avant l'arrivée des hélicos) puissent s'en sortir sans pertes. Quand en plus de tout cela, vous êtes dans une situation de tensions maximales, je vois très mal un président dont la tête a été (au premier degré) mise à prix s'isoler d'une protection rapprochée plus conséquente capable de faire même un très faible bilan en face. C'était quoi là autour de Maduro, 2 videurs de boite de nuit avec des tasers? On manque encore d'informations et de recul sur cette affaire, tout comme on peut penser que si le plan A du changement de régime ne fonctionne pas, le plan B amènera un bordel ou une guerre différente ou les USA vont continuer des frappes. Pour le Groenland comme pour le canal de Panama (...), effectivement il ne serait pas surprenant que du jour au lendemain on voit débarquer quelques centaines de soldats US (pas vraiment besoin de beaucoup plus) et un Trump qui va tweeter "Désormais c'est à nous, vive l'amérique". Qui va leur faire la guerre? Certains parlent de Taïwan, comme si cette action au Venezuela allait encourager Pékin à une action militaire, mais je pense que du côté chinois actuellement on se dit que Trump pourrait se positionner bien plus facilement dans une confrontation en faveur de la défense de Taïwan qu'un autre président. Trump ne dit pas aujourd'hui à Xi, fais la même chose à Taïwan, bien au contraire. Pékin peut mettre demain en place une forme de blocus autour de Taïwan, il y a des chances que les américains viennent le forcer, ça ne veut pas dire qu'ils vont tirer sur les navires chinois, au contraire, ce seront les chinois qui devront leur tirer dessus pour l'empêcher, ce seront eux qui devront ouvrir les hostilités. -
Le problème actuellement de l'Iran, c'est que ce pays n'a plus la même "image" que par le passé. Pendant presque 20 ans, l'idée d'une confrontation avec l'Iran faisait peur, que ce soit ses moyens, l'embrasement générale de l'ensemble de ses alliés (Syrie, Hezbollah au Liban, milices chiites en Irak, les Houthis au Yémen et dans une moindre mesure le Hamas et la rue palestinienne). On pensait que frapper l'Iran serait déjà très compliqué en raison de ses moyens, que frapper son programme nucléaire une folie inatteignable et qu'on mettrait le feu partout. Aujourd'hui c'est bien différent et l'idée globale a changée. La Syrie d'Assad n'existe plus, enlevant son plus puissant et sans doute seul allié étatique de la région. Sans la Syrie, soutenir le Hezbollah est une autre affaire. Ce dernier est déjà bien affaiblit, nous l'avons vu récemment et n'a plus de base arrière sur laquelle il peut continuer à "soutenir" une confrontation dans la durée (La FINUL va commencer son retrait en fin d'année...). Les milices en Irak ne sont plus ce qu'elles étaient. Les Houthis ne montreront pas plus de ce qu'elles ont montrés jusqu'à présent. Le Hamas n'est plus un problème sécuritaire pour Israël et la rue palestinienne n'est pas non plus en état de faire grand chose (peu importe toute la haine et la détestation qu'il peut y avoir contre Israël chez eux ou chez des particuliers qui commentent sur les réseaux sociaux) On a observé petit à petit un isolement de l'Iran, un affaiblissement régional qui a conduit à faciliter l'intervention israélienne que tout le monde pensait improbable du fait des moyens limités des israéliens à frapper à longue distance de manière intense et prolongée (il y a des pays à traverser, il faut des ravitailleurs etc...). Mais nous avons vu qu'Israël frappait "facilement" l'Iran (à part peut-être un drone abattu, il n'y a pas de pertes militaires), qu'elle avait déjà de nombreuses équipes infiltrées et qu'il y avait un renseignement colossal. Les missiles iraniens, certains en font des tonnes, oui ça a donné beaucoup de belles images qui vont faire plaisir à ceux qui veulent voir Israël se prendre des coups, mais ce n'était pas fou non plus, limite que d'avoir des missiles ne se faisant pas intercepté était pour certains la seule victoire. Là aussi on sait aujourd'hui à quoi s'en tenir, tant dans l'efficacité que dans les effets balistiques iraniens. Là on parle pourtant juste d'Israël, on parle d'un pays sur lequel les iraniens pouvaient se "concentrer". Puis quand les américains ont effectués leur raid sur le site nucléaire, là aussi on a compris qu'à Washington, frapper l'Iran n'était plus un truc inenvisageable. Certains pensaient que cette confrontation allait renforcer les iraniens autour de leurs politiques, mais on voit bien aujourd'hui que l'opposition est là et qu'elle en a marre des conséquences de cette politique. C'est bien beau de crier "mort à Israël, mort à l'amérique", oui ça excite les radicaux et les ceux qui sont opposés à ces pays, mais ça n'améliore pas le quotidien des iraniens. Dans un contexte de contestation populaire, une intervention étrangère qui ciblerait le régime est loin d'être à négliger. Du côté iranien certains pensaient q
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Venezuela
Pol a répondu à un(e) sujet de tharassboulbah dans Politique etrangère / Relations internationales
Il n'empêche que lorsque tu es militaire (par exemple pilote d'un de ces hélicoptères), quand tu es dans une telle action, ça doit être un sacré truc. Beaucoup s'engagent pour ce genre de choses (surtout dans les FS) mais peu participent vraiment à de telles opérations. -
Venezuela
Pol a répondu à un(e) sujet de tharassboulbah dans Politique etrangère / Relations internationales
Soit c'est un exploit militaire soit c'est un truc négocié. Il est bien probable que pour Trump on a été du genre "soit on te tue, soit tu te rends". Comment se rendre en gardant la tête haute? Se faire capturer de cette manière. Si dans les temps à venir on voit que Maduro est très coopérant (rendre son pouvoir etc...), une forme d'amnistie, on aura compris. Si dans le cas contraire il est traité comme de la merde, comme un terroriste, alors il y a des chances que tout cela soit à mettre au crédit des forces américaines.