C'est là qu'est le problème.
Qu'une offre de toute évidence intenable et fausse pèse dans la décision comme si elle était crédible.
Elle aurait déjà dû passer au broyeur.
A l'achat peut-être.
A l'usage en revanche (à moins d'un miracle en matière de MCO), c'est certain.
Tout dépend ce que l'on entend par incompétence.
Techniquement les décideurs sont des gens bien formés (universités, expériences professionnelles) c'est incontestable.
Après, il y a généralement un manque de connaissance des dossiers dans leurs implications concrètes. On le voit en matière de politique scolaire, de circulation automobile ou d'affaires sociales ou des décrets ou réformes bien pensées sur le papier aboutissent à une pagaille sans nom. Aussi, la nécessité trancher sur des bases "idéologiques" et de compromis amène souvent à des décisions au mieux bancales, au pire ineptes.
La connaissance technique des dossiers est aussi parfois approximative. Il n'y a qu'à voir que l'argumentaire en faveur du F-35 reprend quasi tels quel les termes de la communication de Lockeed-Martin pour comprendre qu'il n'y a eu aucune évaluation concrète de l'avion.