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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Bien envoyé! Il fallait que quelqu'un se dévoue et rappelle élégamment à tous ces petits pervers et salopiauds que nous sommes un forum dédié uniquement aux fonctions les plus nobles du cerveau.... Heureusement, cette jeune et -sûrement- chaste messagère (Aaaah, nostalgie des dessins de Dany), est là pour les rappeler à l'ordre.
  2. Toi, tu vas te faire topoliser. Tout le monde sait très bien ce qu'il en est sur ce forum: nous avons des standards, môssieur! Les cochoncetés, c'est soit en MP, soit sur les topics dédiés.... Où les donzelles doivent impérativement être pourvues d'artefacts militaires, sinon on est HS, na! Et si elle demande à être frappée avec? Ou avec un glaïeul? Ou des orties.... Ah, non, ça, c'est pour moi quand j'ai des pensées honteuses. Honni sois-je quand mal y pense, c'est ce que me disait monsieur l'abbé.
  3. ???? Pourquoi? Tu aimes l'idée d'un élan de.... Passion qui fait craquer toutes ses coutures? Il aimerait bien.... Après tout le mal que feu son père (et/ou ses grands-parents) s'est donné dans les années 40 pour faire oublier que la famille était d'origine allemande. #makedonalddrumpfagain
  4. Ces artilleurs reconstitués n'ont certainement pas les cadences de tir de leurs ancêtres.... Et ils s'attachent un peu trop au cérémonial formel de la procédure: dans la réalité, ça devait être nettement moins léché (et en même temps plus pro), et beaucoup plus rapide. Après, je me demande d'où ces gens sortent le canon: y'a des artisans capables de faire des vraies repros fonctionnelles? Et des gens capables et désireux de payer pour ça (parce que ça doit coûter des pépètes)? Je vois mal un musée accepter de voir une pièce d'origine employée réellement.... Et je ne suis pas sûr que beaucoup en soient encore capables: mine de rien, ça vieillit, ces trucs là, ça devient cassant, et c'est franchement dangereux pour les utilisateurs. Par ailleurs, je me demande si le recul observé dans cette vidéo a quoique ce soit à voir avec celui qu'aurait produit un vrai: je ne sais pas s'il leur arrive de tirer de vrais boulets, ou quelles charges ils utilisent, mais là, ça me semble bien anémique et endormi, même pour un canon de 8. Quand on s'imagine que des canons de marine de 12 avaient un tel recul qu'il fallait des bragues triples (et chacune était un cordage TRES épais) ou quadruples pour limiter le bond en arrière de la pièce à chaque tir....
  5. En référence à l'appréciation technique: "tout à fait, Thierry, un geste d'un fort beau gabarit". Un pays où: - plus de 320 millions d'armes légales circulent, sans compter les illégales, ou les "grises" (fabriquées, "disparues" ou jamais enregistrées....) - les budgets affectés au traitement des troubles mentaux sont ridicules (hors le traitement pharmaceutique, évidemment). - l'école est souvent décrite comme "abrutissante" et, depuis 2-3 décennies, de plus en plus néfaste pour les garçons en particulier (ce qui renvoie à la formation des profs et aux idéologies qui président à leur formation, mais aussi au "discret" complexe pharmaceutico-professoral qui pathologise le comportement surtout masculin très tôt et résulte en une proportion hallucinante d'enfants et ados stigmatisés très tôt comme "à problèmes" et shootés parfois très jeunes avec des trucs comme la Ritaline ou l'Aderal). - le sous-financement des services publics fédéraux et locaux est dramatique, et s'accumule depuis 30-40 ans, allié à une très forte ségrégation sociale et raciale inscrite dans la géographie (qui concentre du coup les problèmes) - le paysage socio-économique est assez peu motivant pour beaucoup, et, allié à l'atomisation familiale (très prononcée), laisse une proportion inquiétante d'enfants (qui par ailleurs peuvent peu sortir, par contrainte familiale et/ou manque d'endroits où le faire) être éduqués par la télé, internet et les médias sociaux Mmmmmh. What could possibly go wrong? Quand on manque de capacités et moyens, on compense à l'américaine: par le blabla médiatique (surtout dans le cas des Shériffs, qui sont le plus souvent des élus toujours en campagne) et la militarisation des quelques moyens disponibles (qui seront d'autant plus agressifs et démonstratifs qu'ils sont peu et sous-équipés en trucs utiles). Ca permet de plastronner.
  6. Alexis, arrête avec tes stéréotypes: tout le monde sait que l'homme rouge (cad le Russe) ne mange plus de couteau entre ses dents depuis bien longtemps. Il émince probablement les bébés avec... Avant de les servir avec des fèves au beurre et un excellent chianti.... Ah, non, ça c'est encore quelqu'un d'autre.
  7. C'est assez hallucinant, quand on imagine les forces US, avec leurs temps d'entraînements, leurs gigantesques bases où de nombreuses unités peuvent s'entraîner ensembles quotidiennement, leurs budgets, leur obsession des communications permanentes.... De voir ce manque de coordination, voire un si fort niveau de friction entre unités du même bord. Dans un tel contexte, j'imagine effectivement que le GC à 3 groupes de 4 doit être assez lourd à manier. Et un platoon un cauchemard à commander. Ce qui me ramène aux projets de réformes évoquées: outre mes interrogations précédentes sur ce fantassin supplémentaire spécialisé "techno", l'idée de remplacer la cadence par la précision dans les équipes semble assez pertinente, surtout avec le surcroît de tireurs de précision (scout snipers au niveau bataillon: c'est plutôt un équivalent TP que TE, non?) en appui et la "tradition" d'appuis lourds dans les platoons et compagnies dédiées. Je m'interroge en revanche plus sur le surcroît de formation des sous-offs: je n'ai aucun doute que dans le principe, ce soit une excellente idée de former autant que possible des sergents solides à tous les échelons possibles, du moins si le changement envisagé en fait réellement des décideurs plus autonomes (les Américains ont l'habitude des faux semblants de ce côté, étant assez technocratiques: ils s'émerveillent depuis longtemps de leur "grande" aptitude à déléguer la décision qui, en fait, reste très centralisée: les petits riens leurs semblent des faits gigantesques). Michel Goya a signalé à plusieurs reprises n'être pas très impressionné par les schémas tactiques américains, qu'il trouve assez limités, trop mécanistes. Dans cette optique, je me demande ce qui sera du coup réellement fait dans cette réforme pour les sous-offs: une multiplication d'entraînements/formations très élaborées sur PowerPoint, mais qui ne changent pas tant que ça la réalité? Plus encore, au niveau "macro", je me demande quelle est la faisabilité de la chose: les forces US ont un grand mal à recruter, les bassins où recruter se sont restreint, et plus encore, ils ont du mal à retenir leurs soldats (surtout, évidemment, les bons). Y'aura t-il assez de sergents ou potentiels sergents capable et désireux d'avoir ces formations, et surtout, y'en aura t-il suffisamment qui resteront assez longtemps (= nettement plus qu'un contrat) pour affecter un changement significatif? Vu le taux d'usure et de suremploi des forces, les départs que cela provoque, et la rareté de la matière première, ces ambitieuses réformes pourraient trouver là un goulot d'étranglement insurmontable. Un bon sergent, c'est long à former et à "fabriquer", et sur un contrat initial de 8 ans (dont au moins 2 dans la réserve, je crois, plus rares étant ceux qui font tout dans l'active), ça écrème vite: si le taux de ré-engagement reste bas, va y avoir problème.... Surtout qu'une fois qualifié, un bon sergent des Marines, ça devient très embauchable dans le privé. Très vite.
  8. D'un autre côté, on m'a toujours pas prouvé que les Russes mangeaient pas des enfants au petit déj: suffit de voir comme ils balançaient les fromages, fruits et légumes ou encore la viande venant d'Europe quand les sanctions ont commencé.... Faut bien qu'ils mangent quelque chose, non? CQFD. Ils doivent manger des enfants... Et Poutine a une tête à manger des petits bébés (mais pas trop parce que c'est pas bon pour la ligne).
  9. En même temps, la plupart des villes et comtés américains n'ont pas des moyens pléthoriques, ont des ressources fiscales souvent compressées par les moyens d'évasion/d'exemptions, les politiques conservatrices (et la forte concurrence fiscale entre localités) et les déménagements ("white flight", souvent devenu un synonyme pour "les riches vont dans certaines banlieues privilégiées"), et en plus, le recrutement policier est plutôt limité (raison pour laquelle on voit plein de flics pris dans des scandales -notamment des fusillades parfois douteuses- qui sont "recyclés" dans la police d'un autre endroit). Ce dernier facteur est assez significatif, sans doute encore plus que pour l'armée: le bassin de recrutement est limité (état de santé et de forme, casier judiciaire, consommation d'opiacées: moins de 30% des hommes -et bien moins pour les femmes- remplissent les critères les plus basiques -avec souvent une barre rabaissée), et la profession n'attire pas des masses depuis des années, ce qui ne risque pas de s'améliorer vu l'état d'esprit antiflic qui règne désormais dans les médias. De fait, la plupart des Police Departments et Sheriff Departments ont le plus grand mal à recruter même des agents de base, et se livrent une concurrence féroce pour faire venir des gens à qualifications plus poussées (enquêteurs expérimentés, personnel médico-légal, analystes et criminologues, experts informatiques....); même avec des effectifs budgétés le plus souvent très insuffisants pour la mission, le cas le plus fréquent est celui de PD et SD très sous-staffés, mutipliant les heures sup et forçant de ce fait les départs. La police étant par ailleurs une affaire avant tout locale aux USA (contrairement à chez nous), il n'y a que les SD et PD de quelques villes/comtés grands et/ou riches qui ont les moyens qu'on voit souvent dans les séries télés. Un copain connaissant le sujet m'avait ainsi appris que la densité de labos médico-légaux (souvent des joint ventures entre de nombreux comtés/villes) était effroyablement faible aux USA (comparé à la France), et que ceux existant étaient du coup sur-sollicités, avec des délais de réponse lamentables. Alors pour le suivi informatique des gens "à risque" (un truc qui bouffe beaucoup d'attention et de temps, et ne fait que croître), je doute fortement qu'un poste local soit équipé pour faire quelque chose de sérieux; c'est juste pas humainement possible, quelles que soient les postures que les officiels veulent prendre dans leurs discours pré ou post événement, quelles que soient les certitudes des citoyens (surtout le genre qui se croit expert parce qu'ils matent CSI) sur ce que peut réellement faire la police. La réalité de la police locale américaine, c'est plus The Wire qu'autre chose. S'ils veulent une police pouvant faire ce que les officiels prétendent et que les citoyens croient qu'elle peut faire, les ricains vont devoir se mettre dans le crâne qu'il faut raquer (et limiter les possibilités des plus aisé de se défiler), maigrir, moins se gaver d'antidépresseurs, encourager le patriotisme et l'éducation civique, participer un peu (notamment pour informer les flics quand on observe des trucs).... Passé un certain stade, il y a un certain comportement de "consommateur" de service public qui devient l'attitude de base: on se plaint sans réellement contribuer, on blâme tout sur quelqu'un ou quelque chose d'autre. Ce n'est justifiable (et légitime, soulignons le) que jusqu'à un certain point, dépassé depuis longtemps.
  10. D'après ce que j'ai compris, dès le départ, le groupe à 13, cad 3 groupes de 4, est difficilement gérable pour le chef: 3 "moving parts" à coordonner dans l'espace-temps très serré de l'infanterie à ce niveau (en fait plus le temps que l'espace, qui peut être assez vaste, lui, de nos jours), ça semble être limite, si bien qu'il tendrait à y avoir un groupe moins commandé/plus laissé de côté, ou bien qui prend plus d'indépendance de facto. Si cela est bien une limite concrète, observée à l'usage, l'abandon du modèle se justifie d'autant plus qu'effectivement, l'attrition prévisible n'est plus celle du temps des assauts sur les îles du Pacifique. Autre truc que j'ai pas mal vu dans des discussions américaines, c'est la bataille idéologique/programmatique entre les "manoeuvriers" et les "attritionnistes", au sein de l'USMC: les premiers cherchent plus le mouvement, comme leur nom l'indique, et la responsabilisation/autonomisation des bas échelons, les seconds veulent la puissance de feu, le plus de technologie possible (qui tend à pousser à la centralisation des décisions) et l'avance méthodique avec un niveau de décision aussi centralisé (tendance micromanagement) que possible à l'échelon le plus élevé possible. Les choix qui seront fait dans le sujet évoqué résulteront-ils d'un compromis plus ou moins bancal? Il semble qu'avec la RMA, les attritionnistes ont renforcé leurs rangs dans le processus de décision, les "manoeuvriers" étant plus sur la défensive, même s'ils ont du être aidés par les RETEX récents.
  11. Oui, tout d'un coup, je vois l'ambiguité de ma formulation..... Oups!
  12. Oui, c'est tout qu'est-ce que j'ai dit.... Qu'entends-tu avec cette remarque? Je disais juste qu'avoir des GC et des équipages organiquement séparés -et, typiquement, des gros véhicules moins contraignants en emport que chez l'Army qui doit penser ses GC en fonction des engins- va leur faciliter la transition.
  13. Et j'ose à peine imaginer ce que les 3 dernières années ont pu faire sur ces statistiques.... Mais j'apporterais quelques réserves, cependant: les "politically engaged "ne représentent pas la majorité, très loin de là, et ces sondages ont par ailleurs, de par leurs méthodes de quantification, une forte tendance à minimiser les "intermédiaires", indépendants à penchant prononcé ou "pur" indépendants, ainsi que les "chapelles" composant les grands ensembles, et qui sont plus compatibles entre elles: le phénomène libertarien, dans toutes ses (très nombreuses) itérations (de gauche et de droite), tout comme le phénomène autoritaire (de gauche et de droite), en expansion, sont ainsi "fondus dans la masse" et mésestimés. Enfin, et je crois que je l'avais signalé il y a très longtemps sur ce fil (l'année dernière, donc a long long time ago in a galaxy far far away), mais plusieurs personnes s'étaient fendues d'articles et de quelques études relativisant beaucoup la façon de présenter cette polarisation et le niveau d'extrêmisme tel que définis par ces catégories et "valeurs": - on voit un tout autre tableau quand on utilise une nomenclature de politiques spécifiques (couverture santé universelle, gun control....), où l'on voit notamment que sur les sujets économiques, une partie de la gauche n'est pas du tout à gauche, et une bonne partie de la droite n'est pas du tout anti-Etat - la quantification qui permet de définir les grands profils politiques d'électeurs dans ces définitions est souvent bancale et impropre à présenter les variantes régionales (suprêmement importantes pour les élections à la Chambre, à la présidence et, évidemment, aux parlements locaux), et plus encore la réalité des tempéraments et tropismes: ainsi, en essayant de "graduer" les valeurs et l'intensité avec laquelle des électeurs s'y rattachent, ces "comptabilités" foutraient un "gun nuts" (évalué à 3 -le maximum- sur l'échelle d'intensité) qui souhaite ardemment une couverture santé universelle (évaluée à 3 aussi.... De l'autre côté de la barrière) comme un modéré présent dans le centre des graphiques que tu montres.... Ce qui, dans la réalité, n'en fait pas un centriste du tout, et, suivant la situation (la petite dernière a un pépin de santé, ou une fusillade fait craindre que DraculObama vienne prendre les flingues), quelqu'un qui pourrait voter radicalement Sanders ou Trump. Je suis le premier à évoquer la polarisation aux USA, particulièrement sur quelques sujets culturels qui dominent les divisions et débats, et qui s'est avec le temps inscrite dans la géographie physique (zones d'habitation) et la société (milieux fréquentés, mariages....), voire, dans des temps de crispation comme aujourd'hui, s'insinue dans tous les aspects de la vie (sport, divertissement, consommation, marques....), mais quantifier sa réalité et définir les vraies incompatibilités politiques quand le fait de voter entre concrètement dans le champ de vision, est une autre paire de manche.... Les candidatures Sanders, Trump et, dans une moindre mesure, Johnson, ont montré cela en 2016: la nature de l'offre politique compte aussi beaucoup dans notre façon de voir ce paysage politico-culturel, et des candidatures (et plus encore des plates-formes et potentiellement des partis ou groupements) pouvant changer même un peu les lignes de batailles établies et incrustées entre les deux monolithes traditionnels, feraient éclater ces pseudo-chiffrages qui n'ont qu'une pertinence très partielle qui ne devrait pas obscurcir notre vision.
  14. Rien de bien nouveau: la politique américaine pour l'OTAN, c'est de partager le coût autant que possible, de faire augmenter les dépenses européennes autant que possible, et de ne rien partager du commandement, de la désignation des priorités générales et choix opérationnels, mais aussi de la fixation des normes militaires.... Et évidemment de ne rien partager (ou aussi peu que possible) du marché militaire européen. Simple, non? Dans une certaine mesure, c'est le jeu.... Mais évidemment, le déséquilibre naturel des puissances au sein de l'OTAN fait que les Etats européens, surtout les petits et moyens (à l'échelle de l'Europe), n'ont que peu d'intérêt à dépenser dans le militaire, puisque quoiqu'ils foutent dedans, ils seront toujours trop petits pour peser quoique ce soit et avoir gain de cause sur quoique ce soit. Et c'est pas tellement mieux pour les plus grands, pour qui l'écart avec les USA reste gigantesque. Mais si, pour une raison ou une autre, il y a un embryon de "réveil stratégique" dans une Europe réalisant que sa sécurité n'est plus assurée quoiqu'il arrive, et que c'est pas cool de voir du fric partir de chez soi pour des armes étrangères, surtout si on se met à acheter plus, alors des trucs commencent à bouger un peu.... Et là, la réaction otanienne pour une si petite décision et de si petits montants semble révélatrice.
  15. Tancrède

    USMC

    Intéressant. Et potentiellement énorme en terme de changement, non seulement de l'organisation et des programmes d'équipements (les équilibres changent), mais aussi en termes de culture. Cependant, le fait de séparer les équipes de fantassins des équipages de véhicules en unités distinctes va leur faciliter la vie, sur ce coup là, j'imagine: les équipages sont des chauffeurs de bus et les équipes leur cargaison. Je note cependant qu'ils gardent pour l'intant encore l'option d'un groupe à 3 équipes de 3 plus ce qui semble devenir la constante d'un chef avec un opérateur technique (drone/guerre électronique): je croyais que toutes les expériences menées dans ce registre avaient démontré la faible pertinence et la grande fragilité d'une équipe de 3, et que 4 semblait un minimum, voire un idéal, pour l'équipe essentielle (2 binômes au besoin, pouvant manoeuvrer/s'appuyer, et encaisser un peu). Je note aussi la passion pour le hardware, et me demande vraiment en quoi vont consister des équipements de "guerre électronique" à l'échelle du groupe de combat d'infanterie lambda: quels outils pourront être simplifiés suffisamment pour rester utiles à ce niveau (et je ne sais pas ce qui peut être utile à ce niveau) sans gêner la manoeuvre d'infanterie et sans devenir un poids pour un opérateur à pied (poids physique et "poids" de l'usage en situation de stress à cette échelle de combat)? Quels drones seront suffisamment sacrifiables, léger et aisés d'emploi pour qu'un fantassin puisse en emporter plusieurs (j'imagine qu'à ce niveau, beaucoup seront perdus, souvent)? Ont-ils fait de vrais essais, ou des essais pour plaire aux futurs fournisseurs? Quel niveau de formation peut-on espérer atteindre à des fantassins pour manier ces bouzins (parce que j'imagine qu'on ne peut pas qualifier suffisamment de petits génies comme fantassins)? Autant on voit peut-être là la première implémentation systématique dans des unités standards des joujoux modernes qui semblent devenir incontournables (dans quelle mesure le sont-ils réellement? Le prix global est-il suffisamment bas au jourd d'aujourd'hui?) même pour le combat des sous-unités de base, autant on peut se demander si la chose a été suffisamment pensée, et surtout de façon indépendante des fanas de techno en haut de la pyramide et de leurs amis fournisseurs (cf RMA il y a une quinzaine d'années).
  16. Le niveau de cette menace russe a quand même étrangement été amplifié bien au-delà du crédible: les médias en redemandent à l'infini, et continuent de pousser cette trame narrative qui aurait bouleversé les élections précédentes, avec un refus entêté de réellement dimensionner le phénomène: des clips youtube (et autres) à peine regardés, des chiffres de flux sur des comptes facebook censés impressionner (ils se gardent bien de parler de la fréquentation effective, juste des flux de référencements parce que ça chiffre en millions et donc sonne fort), des scans de quelques listes électorales transformés dans le récit en "attaques" (sans réellement dire en quoi consisterait une "attaque"), et des artifices sans fin pour "démontrer" le soi-disant impact des révélations de Comey sur les choix des électeurs (et ça fait franchement peine à voir quand on réfléchit deux secondes à ces "raisonnements"). A côté de ça, les préoccupations dominantes des électeurs, leur haine des deux candidats, la rancoeur à l'égard du système politique, et le matraquage constant pendant près de deux ans de campagne et pré-campagne, à coups de plusieurs milliards de dollars dépensés (au moins 5 des deux campagnes, des candidats de primaires, et des organisations associées) et de milliards supplémentaires de couverture médiatique permanente et "gratuite" (façon de parler, mais disons qu'il n'y a pas eu achat d'espace en cash), non, ça ne compte pas par rapport aux quelques dizaines de millions que les Russes ont foutu dans une opération d'asticotage sans réel plan, improvisée au fur et à mesure, accompagnée de quelques centaines de milliers de dollars en achats de pubs inefficaces (pas/peu vues). Tout au plus le trollage des principaux médias sociaux (bots, fermes à trolls) a t-il pu jouer un rôle marginal en soufflant sur les braises d'une polarisation de toute façon déjà absolument dominante sur les plates-formes numériques. Mais cette idée d'une Russie pouvant influer significativement sur le vote des Américains semble désormais trop tentante pour l'élite washingtonienne: après tout, les Russes n'ont jamais cessé de sentir le souffre depuis 91 (c'est devenu trop pavlovien, et les Russes eux-mêmes ont trop besoin de se sentir "rivaux" de la superpuissance.... Et trop envie de se méfier des ricains), et c'est pas comme si Daesh constituait un épouvantail suffisamment impressionnant pour justifier les dépenses et lois qu'on veut voir passer.
  17. Honnêtement, c'est le seul que je trouve bon.... Ce qui le fait apparaître "parfait" par rapport à ce qui l'entoure.
  18. Je constate que je ne suis pas le seul à le penser: le meilleur personnage, de très loin, c'est un hôtel!
  19. Tancrède

    [VBMR light] 4x4

    Pourquoi pas changer de nomenclature? Je verrais bien des noms de prises et coups.... Le Direct, la Baffe, la Mandale.... Ca irait avec les futurs blindés lourds qu'on baptiserait alors le Pain, le Roundhouse, le Coudboule, ou encore le Combo. Simulation: - comment on s'est démerdé avec ces jihadistes? - pas de problème, chef, on leur a envoyé 3 Mandales et on les a fini avec un Coudboule. C'est clair, c'est net, pas d'acronymes foireux, et même pas besoin de décrire l'action: tout est dit avec le hardware.
  20. Tancrède

    [VBMR light] 4x4

    Griffon est déjà pris, donc..... Il reste Ravenclaw (Serdaigle), Hufflepuff (Poutsouffle) et Slytherin (Serpentard): vous préférez lequel?
  21. Le fait de cristalliser la chose dans une loi sur un tel sujet est un acte politicien plus encore que politique, sans doute en grande partie dans le registre du "coup de pub" pour l'essentiel, mais aussi, il faut le souligner (et là c'est plus politique que politicien), une manière de cogner du poing sur la table (sur un sujet dont je ne sais pas à quel point il est épidermique/psychologiquement important dans l'opinion publique/politique polonaise) et de montrer qu'un choix est fait et que le décideur va s'y tenir (éviter du chantage façon "shoah business" dont Israël a su moultement abuser?). Pour l'essentiel, cela reste néanmoins de la cascade cocardière, dans le registre du nationalisme et du montrage de couilles. L'Etat polonais a de fait cessé d'exister pendant la guerre, et c'est d'ailleurs une grande part de la cause des tragédies en Pologne et dans tout ce qui se trouve, en fait, entre l'Allemagne d'alors et les grandes zones marécageuses constituant le glacis physique de la Russie: tous les Etats de cette zone, toutes les formes d'organisations humaines de grande échelle (et souvent même d'échelon local) ont cessé d'exister, d'être opérantes, ce qui a renvoyé les groupes humains occupés par l'Allemagne et pris entre deux feux à un état de fait tribal, pour l'essentiel: chacun pour soi et pour son groupe de "pairs" avec lequel une solidarité est concrètement ressentie, le reste est passé par pertes et profits, même si on n'a rien de personnel contre eux. Et les Allemands ont joué là-dessus. Mais de fait, l'absence d'Etat et de toute forme d'organisation de grande échelle fait de tout ce qui se passe dans ces territoires des réalités avant tout locales, et même plutôt micro-locales (et à cette échelle, des faits d'individus ou de petits groupes, coordonnés ou non), donc un fait qui élimine toute possibilité de pointer des doigts sur une population en général, ou même des pans très significatifs de cette population (région, ville, organisation). Dans l'ensemble, ce qui me dérange le plus dans les deux positions qui s'affrontent sur cette loi débile (mais pas injustifiée dans l'indignation qui suscite l'intention, c'est là l'ironie) et liberticide (comme toute loi mémorielle), c'est que le débat est fondamentalement mal posé dès l'abord: les Polonais se mettent sous la bannière du ras-le-bol face au caractère insultant d'une expression ("camps de la mort polonais") et de l'enseignement superficiel et faux devenu monnaie courante qui va derrière (qui se résume à dire que "Les" Polonais ont aidé les Allemands, une généralisation quasi criminelle, et certainement hautement stupide), et les Israéliens sous celle de l'indignation face au whitewashing de l'histoire de la période. Les deux ont une grande part de mauvaise foi dans leurs intentions et surtout dans l'expression de leur position politique (et les empoignades médiatiques -surtout sur les médias sociaux- vont monter aux extrêmes pour "résoudre" le débat, ce qui n'arrivera évidemment pas), et personne n'a au fond l'intention de présenter une opinion fondée sur une réalité historique complexe. Plus de 6 millions de Polonais sont morts aux bons soins des Allemands (un chiffre qui en évoque un autre, très similaire.... Mais signalons que la moitié des Polonais ainsi tués étaient juifs) et des Russes (une petite portion), et la violence antisémite post-nazie (quelques milliers de gens) dans le pays n'est pas vraiment le fait d'une volonté collective quelconque, ou d'actions ciblées ou voulues par des organisations, mais du fait de l'anarchie totale qui règne dans un territoire sans Etat, sans autorités, et où en plus se déroule une quasi-guerre civile de 2 ans (entre pro et anti-communistes) qui fait son lot de victimes dont celles qui sont juives ne sont qu'une toute petite partie (d'ailleurs les historiens sont généralement d'accord pour dire que l'essentiel des victimes juives de cette période sont tuées pour des raisons politiques -participation au conflit- ou crapuleuses -anarchie ambiante-, comme les autres victimes). Des violences spécifiquement antisémites ont lieu, mais à très petite échelle. La Pologne d'avant-guerre était tout sauf blanc-bleu sur le sujet, et l'antisémitisme n'y était pas rare, mais de là à présenter la chose comme ce contre quoi s'indigne le gouvernement polonais actuel (et qui lui sert de justification pour son nationalisme aigri: vraiment dommage de lui offrir ce prétexte), c'est vraiment plus qu'exagérer (et Israël a l'habitude d'abuser dans ce domaine). Nier la complexité (sauf évidemment dans les discussions d'académiques.... Que personne n'écoute ou ne connaît, mais que les gouvernants ressortent quand la tension est forte, pour dire hypocritement "on sait que c'est compliqué et on ne pointe pas de doigts" tout en utilisant et abusant des versions grand public complètement fausses et simplistes le reste du temps) ne sert au final personne, sauf des politiques, idéologues et profiteurs en tous genres pour qui ce genre de sujets est, d'ordinaire, du pain béni pour de petits profits (politiciens, matériels, moraux, de vanité, de carrière....). En ce sens, je me dis que c'est pas si mal que ces cons agressifs au gouvernement polonais tapent du poing sur la table: peut-être que ça remuera un peu ce cocotier malsain et imposera un peu de tenue aux débats ultérieurs, et surtout à la façon dont les glandus lambda évoqueront le sujet ou recourront à des expressions toutes faites pour en parler.
  22. Ca va casser tout le système d'incitations: la CIA n'a rien compris, puisqu'on sait que Trump vous paie 130 000 dollars pour NE PAS dire quoique ce soit. La preuve avec une (plus si jeune) donzelle dont, par pudeur, nous n'évoquerons pas la profession. 100 000 dollars pour faire parler quelqu'un? Quels radins!
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