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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Je suis de toute façon pas sûr qu'ils soient assez malins, aient assez de bons leaders et/ou têtes pensantes à ce stade, qu'ils aient assez de moyens, pour vraiment savoir ce qu'ils veulent en termes concrets, hors du but ultime de réunification. Ils en sont au stade de SouthPark, fondamentalement: - le business plan des gnomes: - celui d'Erik: Ils ne peuvent avoir de stratégie vraiment définie, n'ont pas vraiment de relais politiques ou de mentor voulant/pouvant mener la lutte comme autrefois (entre IRA et Sinn Fein) à la Gerry Adams, et n'ont ni les moyens, le soutien, l'ampleur, les structures ou la base populaire pour réellement concevoir une stratégie, prévoir des étapes menant graduellement à une situation où l'objectif ultime serait atteignable. Ils sont donc au stade de base de l'activisme politique et du terrorisme, soit mener la lutte pour mener la lutte, et la faire exister. En sont-ils conscients et procèdent-ils ainsi précisément pour ce faire, ce qui en fait des vrais convaincus jetant leurs espoirs dans la chose et espérant recréer les conditions d'une vraie lutte armée capable de grandir? Ou bien sont-ce des bas de plafond qui font ça parce qu'ils ne comprennent rien d'autre, et ne peuvent donc déboucher sur rien? Là est plus la question.
  2. C'est en fait aussi en grande partie limité par la géographie: les distances sont grandes aux USA. Même les grandes marches du Civil Rights Movement, qui sont toujours dans le top 10 des plus grandes marches de l'histoire US (non rapportées à la population, à l'état des médias, communications et transports d'une époque donnée), n'ont rassemblé "que" au maximum 300 000 personnes à Washington (sans doute plus une fourchette entre 200 et 300) pour la plus grande, celle de 1963. La grande manif pour la paix au Vietnam en 1969 en a rassemblé 500 000 au même endroit. Les deux se déroulaient dans un climat de bien plus grande tension, et de plus grands enjeux. Si l'on pouvait quantifier les critères que j'ai évoqué pour établir des comparaisons valables (taille de la population, niveau de mobilité, état des communications et capacités d'organisation à moindres frais....), de même que factoriser la couleur politique des comtés autour de la zone d'une manif (d'où viendront la majorité des manifestants) vu que la diversité politique d'une zone donnée a eu tendance à beaucoup baisser au cours des dernières décennies, je dirais que les rallyes des années 60 étaient bien plus importants étant donné la masse de manoeuvre disponible et atteignable, et bien plus difficiles à organiser et rassembler, tout en étant plus politiquement divers, donc au final, représentant et touchant une bien plus grande portion de la population (cad un plus grand capital politique). Mais assembler des centaines de milliers d'Américains à Washington, c'est pas une mince affaire: faut vraiment se rendre compte des distances et densités de population pour se le représenter. Surtout en plus, quand on parle d'une manif en janvier: Washington, c'est vraiment une météo de merde et des températures de gueux en cette saison. Et le National Mall, c'est bien exposé, et très humide et venteux. Comme chacun sait, les embruns et le froid sont contre-révolutionnaires, en tout cas anti-manifestants.
  3. Une grande banque, un tas de sièges sociaux et quelques technopoles ne font pas une économie pour 5,4 millions de personnes. J'avoue que j'étais sur le cul du niveau de transferts intra RU vers l'Ecosse; je pensais que ça s'était sacrément plus amélioré depuis 40 ans.
  4. L'Irlande sera un bordel, mais pour l'Ecosse, je me demande quelle est leur marge de manoeuvre: j'ai vu la semaine dernière un chiffrage sur la dépendance économique de l'Ecosse à l'Angleterre (au RU en général), et c'est assez terrifiant pour eux. Le pétrole et le gaz, même si en cas de séparation ils récupéraient tout (ce qui reste), ne les aideraient pas. Il n'y a pour ainsi dire pas grand-chose en termes d'économie, et le niveau de subvention par tête d'Ecossais est terriblement élevé (même par rapport au Pays de Galles qui s'en sort nettement mieux). Quelque chose comme 12 000 livres (ou euros.... Merde, je m'en rappelle plus)/tête de pioche/an. Y'a t-il un seul scénario où une scission, en supposant une immédiate intégration comme nation dans l'UE, puisse compenser cela? J'ai quelques doutes, et j'espère que ceux qui recommencent à jouer avec cette idée en Ecosse (N Sturgeon en tête) ne le font que pour le débat politicien et de l'influence dans le RU. Parce que sinon, c'est irresponsable sur ce plan. La seule excuse qui tient, autrement: un indépendantisme passionnel qui est prêt à accepter ce genre de coup économique massif.
  5. On notera qu'une des raisons potentielles pour la polémique du WE, dont il semble, à mesure que les heures passent, qu'elle n'a pas lieu d'être et ressemble toujours plus à un pur "hit job" avec les écoliers comme victimes expiatoires passées par pertes et profits, pourrait avoir été lancée et alimentée par les médias pour éviter de parler des manifestations concurrentes de vendredi/samedi: la "March for Life", une manif contre l'avortement qui a lieu chaque année à la même date depuis plusieurs décennies, est sciemment évitée ou rétrogradée dans les newscycles des médias de gauche comme insignifiante (alors qu'on parle quand même, en temps normal, de foules d'au moins 50 000 personnes, allant jusqu'à 100 000, à Washington), a eu cette année un succès sans précédent ou presque dans son histoire, avec des foules pouvant avoir tourné autour de 200 à 300 000 personnes (estimations encore peu fiables à cette heure), voire 650 000 selon les organisateurs (hautement douteux), alors que dans le même temps, la "Women's march" tendait plutôt à faire piètre figure en comparaison (tant avec la March for Life qu'avec les Women's marches des 2 années précédentes, ou celle de cette année à LA), avec quelques milliers d'activistes (les organisateurs avaient du revoir leurs attentes à la baisse et estimaient que 10 000 allaient venir: ce ne fut même pas ça). Malgré cela, la couverture média de la WM fut conséquente, celle de la MfL inexistante, sauf pour deux incidents pour l'essentiel manufacturés: une allégorie maladroite par un commentateur conservateur intervenant dans la marche vendredi, et l'incident des gamins. Je ne m'étonne pas du tribalisme ambiant, mais je constate ses manifestations (pas de jeu de mots) et le déplore catégoriquement quand il s'agit de ce qui est censé encore s'appeler "les médias".... Du latin "medium", soit un truc censé faire l'interface horizontale et verticale dans une société. Pas jouer les rabatteurs pour une tribu, et les procureurs pour le reste. Sinon, on a juste des tribunaux d'inquisition et des marketeurs de clubs fermés, ou, pour paraphraser André Gide, "il ne restera plus que des bourreaux (ou des accusateurs, pour moi), des profiteurs et des victimes".
  6. Foutre le bochson et accroître la tension ambiante autour de la question frontalière? Profiter d'un climat de polarisation et l'alimenter, entre autres choses pour recruter et se bâtir du soutien dans la portion de population rendue inquiète, voire furieuse, par l'incertitude et le bochson? Faire ce qu'ils ont toujours fait parce qu'ils sont en mode "répétition" et ne savent pas vraiment quoi faire d'autre? Dire "zob" aux Angliches et/ou aux milices loyalistes encore actives? Faire monter les prix de l'immobilier à certains endroits parce que beaucoup d'entre eux ne sont plus tous jeunes et qu'ils voudraient bien valoriser certains investissements faits dans le passé (on estimait récemment que les mouvances post-Ira représentaient encore au moins 50 millions d'euros de CA/an via divers trafics -pas de came- et collectes de fonds)? "Montrer le drapeau" pour signaler que la lutte continue et que l'idée républicaine/unitariste est bien vivante et active? Forcer une bande de savants à prélever des restes conservés dans de l'ambre et ressusciter/cloner Michael Collins avec?
  7. Une voiture a explosé à Londonderry samedi soir, devant un palais de justice: il s'agit d'un attentat d'un genre pas vu depuis un bail, puisque les responsables, 5 en tout, qui ont été arrêté dans les heures suivant l'événement seraient membres de la "New IRA", une dissidence de la mouvance républicaine créée en 2012. Les "terroristes" (puisqu'il faut bien qualifier la chose de terrorisme) ont procédé selon la méthode "standard" (mais pas toujours, évidemment) de l'IRA en prévenant la police 10 minutes avant l'explosion, permettant l'évacuation des environs, même si le délai était très court. En l'état actuel des choses, ces dissidences de l'IRA sont groupusculaires, mais apparemment relativement nombreuses, bien que la plupart soient peu actives en terme d'action directe. La "New IRA" semble cependant la plus importante et la plus active, étant née d'un rassemblement de plus petits groupes dont certains étaient passés par une période de guerre intestine pour prendre le leadership de la "cause" républicaine dans l'état où elle était dans les années 2000-début des années 2010. La New IRA aurait quelques meurtres (notamment un policier et un directeur des prisons en Irlande du Nord) et actions à son actif (y compris dans la lutte contre des traficants de drogue, reprenant une ancienne tradition). C'est un peu loin de l'attention, mais il semble que l'activité terroriste en Irlande du Nord depuis 2012, même si c'est généralement de plus petite ampleur et portée, et moins spectaculaire que le terrorisme islamique. Des luttes entre factions (entre autre avec la "Continuity IRA") et une lourde activité de surveillance, prévention et répression en ont aussi beaucoup limité l'impact, de même qu'un bien moindre soutien et une moindre participation de la population qu'à une autre époque. On parle vraiment de groupes limités, là: les estimations pour la NIRA tournent entre 200 et 300 membres maxi, et la Continuity IRA ne doit pas en avoir plus d'une petite centaine, plus probablement autour d'une cinquantaine. Mais il est clair qu'un regain d'activité est à craindre, dans le moment de tension et de flottement absolu d'un RU en plein Brexit, avec une direction non majoritaire et la massive incertitude autour du thème de la frontière entre les deux Irlandes.
  8. Donc tu as la Légion, j'ai les Marsouins: quelqu'un a autre chose? C'est comme les cartes Pokémon ou Magic (en kaki): on va assigner des points aux unités et faire des battles (et ce qu'ils achètent donne des points en plus ou moins: les Pringles, ça enlève évidemment de la capacité combative, par exemple).... 'Chier! C'est encore mon gamin de 7 ans intérieur qui s'est échappé et a pris le contrôle du clavier. Donc vous aussi, ils évoluent en GC complets, plus en petits binômes ou par groupes de 4? Ca doit pas mal restreindre la capacité de couverture, mine de rien. Et parce que je suis dans le XVIème, donc un sale bourge snob, je veux un Leclerc Sentinelle (avec livrée spéciale adaptée) à chaque extrêmité de ma rue! Quoique, c'est un peu étroit.... Mais d'un autre côté, la vieille du 6ème, elle est vraiment louche.
  9. Pffff, c'est du réchauffé: ça fait longtemps que c'est arrivé, et Vlady a dit "non", parce que Donald aurait trop tendance à faire ses besoins sur les lits d'hôtels. Vlady pensait que ça ferait mauvais genre avec l'image qu'il essaie de donner de Moscou, où l'on sait que le bon goût et la mesure règnent.
  10. Ah! On sort des vidéos de Metatron lui-même; c'est donc l'artillerie lourde, là.
  11. Important, non, sauf évidemment pour les gens qui seront victimes de cette fausse polémique. En revanche, c'est une très bonne illustration des mécanismes à l'oeuvre dans le système médiatique actuel (là, ils sont assez visibles), surtout tel qu'il s'est développé depuis 3 ans, de l'hystéricisation hyper-tribale en vogue aux USA et ailleurs, et du niveau d'imbrication entre "professionnels" et amateurs, de la façon dont nombre de gens se sont appropriés les méthodes pour créer du scandale et du buzz sur commande, au point qu'il n'y a plus vraiment de barrière entre les soi-disant "journalistes" et des gens en quête de notoriété online, et/ou des militants prêts à tout (et à démolir n'importe qui) pour attaquer le camp adverse (ou ce qu'ils voient comme tel parce qu'ils perçoivent toute la réalité via ce prisme déformant: quelque chose ne va pas dans votre sens, et ça devient du racisme/sexisme, de la "haine"....).
  12. La nouvelle polémique en date sur le sujet concerne un futur film sur Cléopâtre, dont l'incarnation ferait débat (peut-être n'est-ce pour l'instant que chez quelques activistes avec de l'audience), avec des demandes pour que le rôle soit interprété par une actrice noire.... On toucherait le fond... Enfin, un fond. Un récent article a fait une longue logorrhée selon quoi ce devrait être le cas, moins parce que ce serait historiquement vrai, que parce que ce serait "du" aux afro-américains (l'émoji facepalm me manque chaque jour un peu plus). Le même article essaie vaguement de dire que la dernière reine d'Egypte était en partie noire (en vertu de soi-disant analyses de l'ADN de sa soeur aînée Bérénice -dont je ne savais pas qu'on avait retrouvé les restes).... Etant donné que la famille Ptolémée était d'origine macédonienne et tristement célèbre pour une reproduction exclusivement consanguine (sous peine de dilution de la lignée et du capital politique d'un prétendant par rapport à l'autre), j'ai du mal à voir comment ça se pourrait. Au mieux, le doute sur la mère de Cléopâtre et de ses plus jeunes frères et de sa soeur a parfois laissé penser à une alliance avec une famille royale nabatéenne, ce qui pourrait donner un élément sémite (arabe) dans le mix ptolémaïque, mais rien d'autre. J'en reviens pas comme tout est racialisé et idéologisé en même temps, et le plus souvent au nom de "l'antiracisme".... Et dans le domaine des médias et de ce qui est rebattu sans cesse aujourd'hui sous le nom de "représentation", on en a la version la plus visible, et la plus ridicule. Ce monde est très con.
  13. Un petit éclaircissement culturel sur ceux que j'ai appelé le "groupe de zarbis": les "noirs israélites" ultra-militants qui ont aidé à polluer la situation. Ils appartiennent à une minorité ethno-religieuse (répartie en groupes différents dans certaines vues et pratiques) qui est au judaïsme ce que la "Nation of Islam" de Louis Farrakhan est à l'Islam. Essentiellement, il s'agit d'afro-américains persuadés qu'ils sont les descendants des anciens israélites/hébreux de la Bible. Pour l'essentiel, ils ne sont pas reconnus comme juifs (seuls quelques-uns se sont convertis dans les formes) et pratiquent divers cultes syncrétiques empruntant au judaïsme e/ou au christianisme, d'où le nom de "Black Israelites", ou "Black Hebrew Israelites", et le rejet du terme de juif (par opposition aux afro-américains juifs qui sont juste des convertis normaux, ou des Falashas). Une certaine portion est franchement dans la version hébraïque de l'ethnoreligiosité à la Farrakhan, croyant que les juifs sont des imposteurs ayant usurpé leur identité, et détestant les blancs de façon très similaire au black supremacism/nationalism de la Nation of Islam. C'est, il me semble, le genre d'échantillon qu'on voit dans les vidéos montrées plus haut. Et d'après ce qui sort de quelques publications qui commencent à essayer de faire sens de la situation, le vétéran indien semble plutôt avoir pointé du doigt les militants Black Israelites qui étaient lancés dans de grandes imprécations anti-américaines et homophobes (genre violemment homophobes), ce à quoi un des gamins MAGA peut être entendu en train de répondre "they're still humans" ("ils sont toujours humains"). Et le groupe militant a rajouté plusieurs couches d'insultes aux gamins, notamment aux afro-américains dans le groupe scolaire. Ces gamins étaient plantés là (sur les marches du Lincoln Memorial) depuis au moins une heure (il semble y avoir en tout autour de 2h de vidéos diverses centrées sur l'événement), apparemment à la demande de leur prof, attendant que leur car arrive: c'est pas forcément là que le car vient les prendre (c'est une esplanade, principalement piétonne, mais avec un anneau de circulation autour), mais c'est un bon point de rassemblement, bien visible de loin, et partiellement à l'écart de la cohue des manifestations qui sont un peu en contrebas, sur le National Mall (la très longue perspective entre le Lincoln Memorial et Capitol Hill, avec le Washington Monument entre les deux, où les grandes manifs ont lieu). Ce qui semble certain, vu les vidéos disponibles: - on n'entend pas de gamins chanter "build the wall" pendant tout le temps où le groupe entourant le vétéran indien (qui semblent nettement plus militants que lui, étant donné qu'ils ont posté initialement avec apparemment volonté de nuire, ou de forts préjugés) est présent face aux écoliers. - on n'entend pas de moqueries, juste des gamins qui se sont excités tout seuls et qui étaient déjà en train de le faire avant que l'indien n'arrive. Un post ultérieur par l'un des dits écoliers l'affirme (ce n'est évidemment pas forcément vrai): leurs éclats étaient menés par leur groupe de cheerleaders (c'est une école 100% masculine, donc pas de jolies filles pour faire le boulot). - on entend en revanche très bien le groupe de militants afro-Hébreux balancer des injures homophobes aux gamins, en plus de volées anti-américaines. Les insultes faites aux écoliers afro-américains, j'arrive pas à les distinguer dans le brouhaha. - les écoliers n'ont pas fait de mouvement vers le groupe d'indiens, c'est l'inverse qui s'est produit. Et ils ne l'ont pas "encerclé", comme ça a pu être affirmé (la vidéo est claire là-dessus). La version d'un des écoliers, comme quoi ils étaient en train de sauter et de brailler sur place, et ont ensuite suivi le rythme du tambour (n'y voyant aucune intention politique/médiatique) quand le vétéran est arrivé, est assez crédible et rejoint la vidéo. - le vétéran était avec un groupe, et il est possible qu'il y ait eu intention de créer un incident: on voit les portables brandis dans son groupe, un peu en retrait de lui, et ils furent les premiers à poster, apparemment. Je ne sais vraiment pas ce qui est arrivé, et je ne prends pas la défense des écoliers, mais vu les vidéos, il semble qu'ils aient plus été les dindons d'une farce que l'inverse: leur immobilité sur l'esplanade semble en attester lourdement, de même que la quasi impossibilité pratique pour un large groupe d'ados avec un trop plein d'énergie d'avoir une quelconque forme de coordination. A l'inverse, de petits groupes militants avec des intentions, des méthodes un peu rôdées, et des portables, ont plus de chances de pouvoir produire quelque chose. Que certains d'entre eux n'aient pas été respectueux, et/ou juste été dans un trip collectif d'excitation, c'est très possible (il semble que certains des gamins dansaient/sautaient en réponse aux black Israelites et à leurs insultes), mais le fait qu'il y ait eu des vidéos bien centrées sur le point focal intentionnellement créé, et ensuite une volée de posts pour créer une polémique online, me semble plus puant, surtout avec des appels immédiats pour faire virer les gamins dans la vidéo (dont celui avec un sourire béat, parce qu'il faut le dire: il a une tête à claques).
  14. Et n'est-ce pas justement là une énorme partie du problème des médias actuels et de leur fonctionnement, pour ne pas dire de leur comportement? Imaginons un scénario plausible parmi d'autres, vu ce qu'on peut deviner de la situation: 2 des 3 parties disent la vérité, en l'occurrence le dit vétéran indien, et les gamins (la 3ème bande, les illuminés zarbis, me semble assez louche, voire potentiellement puante). Les gamins se sont mis où on leur a dit de se mettre et chantaient leurs trucs. C'est un jour de grande fréquentation vu la "March for Life" (peut-être aux alentours de 100 000 manifestants, peut-être même plus), la "Women's march" (en dégringolade vu les scandales qui l'ont frappée, la météo et l'érosion naturelle depuis 2 ans) et une myriade de petites manifs et contre-manifs, dont certaines purement parasites (telle celle des zarbis). C'est une cacophonie, difficile pour une chatte de trouver ses chatons, les paroles, invectives, déclarations viennent de tous les azimuths, on ne voit que des visages inconnus partout, on ne sait pas qui parle à qui. Là-dessus, le vétéran voit des casquettes MAGA et présume (sincèrement) un tas de trucs (il a aussi droit à ses préconceptions et préjugés), donc décide d'aller faire son petit laïus avec une méthode musicale: vu son âge, je ne le soupçonne pas d'une cascade médiatique visant à créer une embuscade sur mesure pour les médias sociaux (cette présomption d'innocence, je ne l'étends pas aux journalistes ou au groupe de zarbis, qui ont plus l'air d'être là pour ce genre de choses). On a donc à mon sens 2 groupes qui ne sont pas dans la même conversation. Un malentendu comme on aurait dit à une autre époque. Une "zone grise" où, si on pouvait se parler entre êtres humains, il n'y aurait peut-être qu'un gros tas de rien du tout, les protagonistes quittant la scène en se saluant. Mais l'époque, et surtout le système d'information qui l'anime, a balayé les zones grises et les malentendus: il n'y a que la certitude de l'instant. Les certitudes étant rares dans la vie, on comble le manque par la présomption de culpabilité, utiliement instrumentalisée par le biais cognitif et le biais politique/hyperpartisan. La technologie et le business model (des médias en particulier, d'internet et des médias sociaux en général) font le reste: il n'y a plus que des coupables, des méchants et des gentils dont l'image ira directement s'insérer dans une gamme limitée d'histoires standards, pré-écrites (dans la tête des posteurs, professionnels ou non, ou carrément déjà réellement pré-écrites), s'inscrivant dans la trame narrative du posteur et de son média s'il en a un. Rien d'autre: la majorité de la vie réelle est un entre-deux, une somme de malentendus, de légitimités concurrentes, de mensonges et vérités partiels, de gaffes et de cafouillages.... Mais ça n'existe pas dans ce climat médiatique où tout un chacun peut participer: là, il n'y a plus que des certitudes manichéennes, mélodramatiques (à opposer au tragique), servant la trame narrative d'un camp ou d'un autre, la notoriété d'un individu, d'un groupe ou d'un média. C'est un média a l'ère des médias sociaux: il délire régulièrement (du fait de l'activisme, et donc des perceptions biaisées de nombre de ses employés), mais surtout, il publie ce qui va le servir, surtout à court terme. Mon point plus haut: tout le monde devient chaque jour un peu plus parano, dans ce nouvel univers médiatique. L'hyper crainte de tous par tous: c'est à qui accusera le premier, ou à qui se couchera le premier, de peur de voir sa réputation, son image, traînées dans la boue par des gangs online mal intentionnés (buts partisans, trollesques ou intéressés -chantage), ou de simples effets de foule virtuelles, parce que les effets d'une telle guerre "réputationnelle" sont réels: perte d'un job, perte de financements, perte d'amis, perte d'attractivité, harcèlement et attaques virtuelles et réelles.... L'innocence et le doute n'existent plus, et personne n'en a le bénéfice. Qui est rassuré?
  15. En essence, il n'y a plus de journalisme: les seuls méritant encore le titre sont les "muckcrackers" (équivalent chez nous: les "fouilles-merde") et les reporters de guerre, ceux qui passent beaucoup de temps et prennent des risques (financiers, physiques....) pour dénicher une info valable, qu'ils essaient généralement de recouper. A part quelques/voix fiables ici et là, qu'on peut encore trouver au détour d'un chemin, qui arrivent Dieu sait comment, à se maintenir dans un grand média anciennement de référence, il n'y a plus rien du tout dans les parties analyses/commentaires, sauf peut-être pour les trucs les plus génériques/consensuels (pour ce qu'on trouve encore dans ce registre, puisque même beaucoup de ces choses tendent à être instrumentalisées). Et je ne parle pas d'un prisme personnel dans l'analyse, mais bien d'une déformation intentionnelle, instrumentalisée, ciblant un effet, et qui s'inscrit souvent dans une stratégie d'édition (anciennement une ligne éditoriale, soit un concept beaucoup plus modéré) visant à produire une certaine gamme d'effets. Et évidemment, tout cela reste secondaire par rapport à l'impératif absolu du putacliquage visant l'hystérie, le "rage baiting", seule planche de salut de médias sans business model solide, qui s'accrochent au fonctionnement des algorithmes en vigueur sur les principales plates-formes des médias sociaux par lesquels la majorité consulte aujourd'hui ses infos (Facebook en tête; problème pour nombre d'entre eux, FB est ignoré, et chaque jour un peu plus, par les moins de 35 ans). Et le rage-baiting, c'est juste un calcul marketing, visant majoritairement les femmes (plus sensibles aux émotions négatives et au besoin de consensus/d'appartenance) et certains groupes ciblés. Donc on oriente cette indignation dans une direction unique. Et au passage, plus aucune éthique: on brise des vies individuelles de gens normaux, anonymes, en faisant cela, qu'ils aient ou non fait quelque chose de "normalement" répréhensible (cad qu'on peut critiquer à un titre ou un autre, selon des critères moraux génériques/consensuels, mais plus souvent, selon des critères plus partisans) ou qu'on présente une situation (voire qu'on l'invente totalement) où ils ont l'air de l'avoir fait. Pas de respect pour les "petits", et un effacement de fait de la présomption d'innocence, rendue en partie invalide par cette surpuissance des procès par opinion publique (en fait de -relativement- petites bandes organisées online faisant du buzz et lançant le haro sur la victime désignée) qui court-circuitent le processus judiciaire (qui ne devrait rien avoir à y faire dans 99% des cas qui sortent dans la presse, où aucun délit n'est commis) et démolissent des vies professionnelles, personnelles, sociales, des réputations, des familles.... Instaurant graduellement une paranoïa permanente et une société du tous contre tous, sans confiance, où chacun peut être un délateur. Mais au lieu de la Stasi, on dénonce à cette espèce de miroir déformant, de caricature de réalité où ceux qui pèsent sont les pires activistes qui soient, ceux qui ont le temps quotidien (bref, des "journalistes", des activistes et toute une gamme de frustrés/ratés/enragés de toutes sortes) pour créer et organiser de tels gangs en ligne, étoffer leur capacité d'impact/d'influenceur. Le doxxing, sous une forme ou une autre, est la norme, et il ne semble pas qu'aucun dispositif juridique puisse suivre ce changement. Et qui a la possibilité et le temps de sauvegarder tout ce qui sort au moment où ça sort, afin d'en garder la preuve, parce qu'un média, grand ou petit, MSM ou "nouveau", change une même publication X fois au gré des événements pour maquiller ses saletés (saletés qui ont cependant fait plus de clics qu'une autre info), et se rétracte assez facilement en faisant tout disparaître et en niant avoir commis un impair, voire même s'excuse en sachant fort bien qu'il y aura 10 fois moins d'audience pour l'excuse que pour la saleté initiale? C'est juste un sale cadre pour un business model vertueux. Ca ne peut pas marcher. Pour cette histoire particulière, je ne sais pas vraiment ce qu'il en est, mais même si les gamins en question ont fait tout ce que les pires gauchistes clament qu'ils ont fait (cad chanter, dire des conneries et méchancetés, et rien de plus), méritent-ils de voir leurs vies détruites, leurs familles menacées? Même chose pour l'autre camp: aussi choquants et cons que soient les militants illuminés, aussi insultants qu'ils soient, ont-ils commis un délit, fait mal à quelqu'un, fait autre chose que heurter des sentiments et emmerder le monde? Si c'est non, alors eux non plus ne méritent pas de voir leurs tronches foutues en ligne en tête de véritables avis de recherches pour trolls, doxxeurs et parasites virtuels en tous genres. Ce comportement détruit des vies, parfois tue des gens (rappelons le cas iconique d'un type d'origine indienne qui fut tué pendant la chasse aux sorcières qui suivit l'attentat du marathon de Boston), et il semble devenu la norme. Plus particulièrement, il semble s'être très disproportionnellement plus développé à gauche (une certaine gauche) ces dernières années, où un important zèle quasi religieux a pris racine, malgré tout ce que les médias hurlent sur "l'alt right" et ses trolls en ligne; il y en a certainement, mais c'est comparer l'artisanat à la grande industrie. Et "l'alt right", depuis 2 ans, je cherche toujours à en voir des signes d'une ampleur significative, au-delà du simple fait que c'est, avec "fascisme"/racisme.... Un terme générique devenu systématique pour qualifier quiconque est en désaccord avec l'orthodoxie régnante dans les médias et sur les grandes plates-formes des médias sociaux. Les "alt-right", si on se tient à ce qui semble être devenu la définition du terme (nationalisme plus ou moins poussé, anti-immigrationnisme avec une dimension ethnonationale plus ou moins prononcée, parfois jusqu'au racisme, populisme, rejet des élites, pas forcément "conservateur" au sens classique aux USA - pas pour moins d'Etat), c'est au mieux quelques bloggeurs/vloggeurs qui le sont authentiquement, avec des audiences réduites, et une ou deux semi-célébrités internet (dont un, dont le nom m'échappe, a été ridiculisé lors d'une vidéo où l'on a vu qu'il vivait VRAIMENT chez sa maman). J'aimerais tellement que tout cela soit plus ridicule et pittoresque que pitoyable et dangereux, mais....
  16. Tout le monde s'est évidemment bien moqué de la chose, sans que 99,9% des vannes aient été marrantes, mais le plus important dans cette histoire est que je n'ai pas eu de réponses aux questions qui me sont automatiquement venues à l'esprit: - que sont des "hamberders"? Ca sonne nouveau et ancien à la fois, ça sonne malsain et plein de calories. - où est-ce que je peux en avoir? - pourquoi aucun journaliste ne pose ces vraies questions importantes pour vraiment informer la société? Parce que maintenant, depuis ce tweet, les hamburgers, ça sonne banal et fadasse ..... Tu n'as décidément aucun sens des priorités: un potentiel nouveau type de junk food, et tu balaies ça d'un geste? Honte à toi! Va te repentir! En plus, qu'est-ce qui te dis qu'il y a pas de quoi en faire un fromage? Y'en a peut-être, du fromage, dans un hamberder.
  17. Re-croisé un GC au complet dans le Monoprix en bas de chez moi: décidément, il doit se passer des trucs pas catholiques dans mon quartier pour avoir des unités complètes de marsouins qui y patrouillent (Je suis sûr que c'est la vieille co...e du 6ème; elle m'a toujours semblée louche. Elle doit préparer des trucs dangereux. Ou alors c'est pour surveiller Sarkozy), avec 2 Kangoos les attendant à la sortie. J'ai découvert deux trucs, du coup: - je réitère l'urgence de rebaptiser un grand nombre de véhicules utilisés par l'armée, notamment les Berlingots et les Kangoos. On ne va pas à la guerre en Berlingot (à la limite, on y va AVEC son berlingot -et son couteau) ou en Kangoo. Donc des noms qui pètent la testostérone, l'ego surdimensionné, le blockbuster américain et les couilles poilues. - les militaires, ça semble consommer vraiment BEAUCOUP de chocolat et de Pringles.... Leur organisme y est-il dépendant? Est-ce une tentative d'infiltration de leurs fluides corporels qui a réussi et les asservit ainsi? Dur à dire, mais ils avaient vraiment les bras méchamment chargés avec des quantités invraisemblables de ces saletés..... Avec pour certains les FAMAS en bandoulière, le PAMAS pendant à la cuisse, sans possibilité d'empêcher des malfaisants d'essayer une connerie avec ces joujoux bien tentants. Des marsouins Porte d'Auteuil. Ca doit être le réchauffement climatique.
  18. Peut-être qu'un jour ces cons fanatiques se rendront compte que la nation (supposant ce méchant patriotisme), avec l'individu comme unité de base (et non certains groupes mis en hiérarchie), a été le meilleur programme de solidarité et de protection sociale jamais inventé à ce jour (malgré tous ses défauts).... Sera t-il trop tard quand cette réalisation arrivera? C'est à craindre. Main dans la main avec les pires forces présentes dans le capitalisme moderne, ils nous pointent vers un nouveau Moyen Age de petites communautés repliées sur elles-mêmes, dans la dépendance de nouveaux seigneurs féodaux (individus ou groupes, territorialisés ou non), avec zéro capacité à la solidarité à grande échelle, sauf sur des abstractions sans grand effet sur le réel.
  19. Ca va assez bien avec plusieurs trucs que j'ai vu passer récemment (ou pas si récemment): - une étude récente a montré que les progressistes et "liberals" (entendez: la gauche) tendent lourdement à parler avec beaucoup de condescendance aux minorités et à tout membre d'un groupe perçu comme "opprimé", simplifiant leur vocabulaire et leurs phrases (comme s'ils parlaient à des demeurés), prenant mille et une précautions justifiées seulement dans leur imaginaire (marcher sur des oeufs en permanence), prenant leur parti en décidant ce qu'est leur parti, assumant ce qui est leur lot en fonction de ce nombre très limité de critères englobants qui leur sert de bréviaire (couleur de peau, religion, sexualité essentiellement). A l'inverse, les libertariens et conservateurs ne changent pas leur façon de parler et de s'adresser aux gens suivant le groupe perçu d'appartenance, ce qui, dans la culture ambiante, du moins dans certains lieux (universités, médias, secteurs culturels et caritatifs non religieux, centre-villes dans les métropoles en forte croissance), leur donne la réputation d'être "brutaux". En bref, comme je l'ai entendu dire, cette nouvelle religion qui domine les mentalités tendant à être au pouvoir dans la scène publique, est une sorte de "suprémacisme blanc interiorisé avec une mauvaise conscience", boosté par le niveau d'éducation (au sens de la longueurs des études et du renom du diplôme, pas de l'ouverture d'esprit ou de la capacité à l'auto-critique créée). Beaucoup de condescendance et de tendance à se voir comme le "chevalier blanc" sauveur des innocents.... Si et seulement si les "opprimés" restent dans leur rôle d'opprimés tel que le gentil chevalier le perçoit (cad: gare à ceux qui ne chantent pas les louanges du dogme, essaient d'avoir une opinion propre, refusent la main tendue, ne se vivent pas comme opprimés...). - dans les mouvements les plus activistes, surtout sur les sujets de l'écologie, de la race, de la sexualité ou du genre (cad les féministes, dans ce dernier cas), on constate une chose à toutes les manifs: c'est une mer de visages blancs. Les Antifa/Black Blocks et assimilés sont à 99% des gamins blancs, de classe moyenne ou moyenne sup (avec un contingent très minoritaire mais certain de plus ou moins marginaux -genre anars), qui se mettent à hurler les injures racistes et/ou sexistes les plus abominables à quiconque est en désaccord avec eux, si bien qu'on a des vidéos innombrables de manifs où ces vagues de visages blancs, cagoulées ou non, hurlent des trucs qu'aucun individu n'aurait le droit de dire sans perdre tout espoir d'une vie professionnelle, à des flics de couleur et/ou de sexe féminin, et, chose amusante, à des groupes de manifestants de droite toujours qualifiés de "fachos/nazis/suprémacistes blancs" où 20 à 30% des effectifs sont des minorités ethniques. - le sondage "hidden tribes" récemment paru (je crois que je l'avais posté) soulignait d'ailleurs ce phénomène en décrivant les grandes familles idéologiques composant la population américaine, et soulignant que les "progressives/activists" ne représentaient que 8% de la population (mais ils sont TRES représentés dans les médias et certains secteurs clés: marketing/com, GRH, arts/divertissement....). Mais si on regardait ces groupes sous l'angle de leur composition ethnique/sexuelle/religieuse/géographique.... On s'apercevait que ces "progressistes" (que je vois aujourd'hui comme l'équivalent de gauche de la "moral majority" de droite religieuse qui a sévi des années 80 aux années 2000 et semble aujourd'hui être une force de second ordre en politique) étaient à quelque chose comme 95% blancs, des grands centres urbains, surtout côtiers, et très au-dessus du revenu national médian. Bref, c'est une chose qu'on a déjà observé dans l'esprit très néocolonialiste/néopaternaliste des "humanitaires", surtout quand ils ont commencé à pouvoir influer sur la politique étrangère, et tels qu'on les voit encore dans les institutions internationales (telles les agences de l'ONU), gaspillant des sommes faramineuses pour un impact discutable (en tout cas avec un très mauvais retour sur investissement en terme de service rendu), principalement par arrogance et mauvaises préconceptions idéologiques (voir le rapport sur le gaspillage de plus de 400 millions de dollars d'aide en RDC, entre autres).
  20. Tancrède

    [British Army]

    En même temps, c'est pas pour recruter, ça.... C'est plus pour s'en payer une tranche. Et vu la quantité de lard sur ce gars, y'a de quoi tailler.
  21. Oui, il a été n°1 ce WE, d'une courte tête devant Aquaman (dans son 4ème WE).
  22. Très vrai, mais j'avoue être toujours dans l'esprit "c'est de bonne guerre", après des années de vie adulte à voir des politiques, "experts", journalistes et polémistes balancer des énormités à répétition en parfaite connaissance de cause (ou ignorance totale du sujet), sans être repris, parce qu'ils savaient que ça allait faire du buzz et que le principe reste toujours le même: on lance n'importe quoi, on persuade une partie du public en le faisant, on en énerve une autre partie, et si jamais on est mis le nez dans sa propre merde quelques jours ou semaines plus tard, on s'excuse (en noyant l'excuse dans une dithyrambe auto-glorifiante), on conteste ou on rétracte.... En sachant très bien que ce geste n'aura quasiment aucun écho. Tout comme les journaux ont toujours pu publier n'importe quoi et au besoin se rétracter, parce qu'ils savaient très bien que l'important était de publier le gros truc choquant, vrai ou non, déformé ou non: l'excuse/rétraction ne leur enlèvera que peu de crédit, et aura une audience infiniment moindre. Cette faculté est maintenant disponible pour tous, et quelque part, pour les médias et les politiques, j'ai une méchante petite voix dans la tête qui dit "bien fait". Pour les algorithmes, je dirais qu'ils sont l'un des coeurs principaux du problème, moins dans ce qu'ils servent un condensé "à la carte" à l'utilisateur qu'en ce qu'ils incitent et exacerbent tous les mauvais comportements actuels de ce qui reste des "professionnels" de l'info et de la parole publique, désormais uniquement à la recherche du clic. Ceci dit, merci pour le truc de l'utilisation de Google, je m'étais jamais penché sur la chose.... Pour une recherche aussi neutre que possible, je me contente.... De ne pas utiliser Gogol; je suis sur DuckDuckGo, dont les recherches ne changent pas avec l'utilisateur, et ne sont pas trop orientées. Pour l'effet de foule, je pense que c'est inévitable, et je ne suis pas sûr que, au-delà de l'aspect choquant quand on se focalise sur le phénomène, cela change tant de choses que ça aux logiques de fond en cours. Au pire, ça accélère des choses inévitables.
  23. Tancrède

    [British Army]

    Je suis d'accord, mais vu la façon dont certains sujets de ce type sont d'ordinaire traités dans la presse et la politique, la différence entre ce que tant de militaires en disent vs ce que la classe parlante en dit, les histoires qu'on voit depuis plus de 20 ans.... J'ai un peu perdu ma propension à accorder le bénéfice du doute.
  24. Les "all right"? C'est quoi? Pour la sortie de ce film, qui n'a pas l'air très bon, le buzz médiatique n'a cependant rien à voir avec l'oeuvre: c'est juste la presse, ou ce qu'il en reste, qui essaie de faire du bruit online pour attirer du clic, faire de la polémique en jouant sur les émotions négatives des gens, essentiellement en en refoutant 10 couches de plus sur la seule chose qui les obsède, quel que soit le sujet traité, la politique, sous l'angle des questions raciales/de sexe/d'orientation sexuelle/de classe (parfois)/d'opinions politiques. Point. C'est comme ça qu'ils font leur (peu de) fric, en jouant avec les algorithmes des grands opérateurs internet, et c'est comme ça que la très forte proportion d'hyper-activistes sous-payés qui oeuvrent dans ce secteur en bonne partie sinistré assouvit sa rage quotidienne. Donc Bryan Cranston doit être puni parce qu'il est un homme blanc, riche, valide et sans doute (un crime de nos jours) hétéro. Quand des journalistes disent des trucs comme "internet s'indigne", ou "de nombreux spectateurs s'indignent/protestent", ça ne veut absolument rien dire: ils n'ont pas fait de relevés quantitatifs (et seraient bien en peine de les faire) ou de sondages, ils sortent juste leur opinion et se bardent d'une audience imaginaire pour essayer de donner du poids à leur propos. Au mieux, ils ont consulté leur compte twitter et le petit village de gens de même opinion dans lequel ils gravitent et au travers duquel ils perçoivent le monde. Résultat? Le film était pronostiqué pour un démarrage à 10 millions sur le WE (de vendredi soir à dimanche soir aux USA).... Et il a fait le double. Avec un bouche à oreille qui a l'air de bien commencer avec les premières audiences et leurs reports sur divers médias (scores "public" de RT ou Metacritic, recommandations....). Je doute que ce film s'exporte bien: il est bien plus aseptisé et "hollywoodisé" que l'oeuvre initiale dont le succès fut inattendu et tint essentiellement au charme particulier du couple Cluzet/Sy (personnellement, le film m'a fait bailler), à ces petits riens qui font d'un film somme toute banal un moment unique, ou jugé tel par le grand public. Je ne pense pas que le remake puisse convenir à autre chose qu'un public US, entre autre parce qu'il a l'air de reposer en bonne partie sur Kevin Hart faisant son numéro de.... Kevin Hart, soit un comique US pour le public US. Et un qui a un bon petit coup de pouce du public en ce moment, après sa mésaventure autour de la présentation des Oscars, dont il a été viré pour de vieux tweets douteux, se mettant à dos la twittosphère des perpétuellement outragés et des "critiques" des médias.... Que pas grand-monde ne peut blairer. Et il était encore au coeur de ce bouzin médiatique quand le film est sorti. Soit peut-être un bon coup de pub.
  25. Tancrède

    [British Army]

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-6585341/Woman-failed-infant-test-given-pass-Army-furious-male-soldiers-staged-rebellion.html
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