g4lly Posté(e) il y a 7 heures Share Posté(e) il y a 7 heures il y a 7 minutes, Ciders a dit : Je n'ai pas vu le même enthousiasme dans les sondages. Ni dans les commentaires, au-delà des MAGA les plus fanatiques (et encore, on a vu qu'une partie s'en dissociait). Passer de -15% de net approval à -20% de net approval c'est une baisse dans la sondage ... ie l'écart en le pourcentage de ceux qui approuve vs ceux qui désapprouve à augmenté de 5% en sa défaveur. Ma déduction c'est qu'il est bien possible que la menace d'une guerre contre un allié indéfectible a été très mal perçu par l'opinion y compris ses sympathisants. On doit être à 36% approuvent 57% désapprouvent, 5% "not sure", et les autre ne répondent pas. C'est son plus bas score des deux mandats ... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akilius G. Posté(e) il y a 3 heures Share Posté(e) il y a 3 heures Cette situation pourrait paradoxalement l inciter a une stratégie gros risques gros gains très court terme ... Plutôt qu a jouer un appartement aux gains potentiels plus lointains Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures Il y a 7 heures, Ciders a dit : Excuse mon sarcasme mais quand je vois ce qui peut gagner aux élections, permets moi de douter de mes contemporains voire au-delà. C'est un procès injuste fait aux "contemporains", j'entends par là les électeurs. C'est un procès injuste fait à la démocratie. Car ce ne sont pas les électeurs qui choisissent qui va être sur le bulletin de vote. C'est les donateurs. Parce que les dons sont dérégulés à la suite de décisions de la Cour Suprême comme Citizens vs. United, Jimmy Carter a qualifié le système politique américain « d'oligarchie » : https://en.wikipedia.org/wiki/Citizens_United_v._FEC#Opposition Dans une interview accordée à Thom Hartmann où il discutait de l'arrêt et de ses développements connexes, l'ancien président Jimmy Carter a qualifié les États-Unis d'« oligarchie où la corruption politique est illimitée » Faire le procès du régime politique américain actuel, ce n'est pas faire le procès de la démocratie. C'est faire le procès de l'oligarchie. William Dormhoff qui est un spécialiste des relations de pouvoir aux États-Unis actualise fréquemment son ouvrage de référence dont la 8e édition est parue en 2022 : Who Rules America ? The Corporate Rich, White Nationalist Republicans, and Inclusionary Democrats in the 2020s. Il conclut de façon peu étonnante que le vrai pouvoir est aux mains d’une élite de pouvoir qui ne compte que 0,5 % de la population. Un article de David Dayen publié en janvier 2024 dans The American Prospect dit clairement les choses : « America is not a Democracy ». En 2002 Emmanuel Todd a publié un ouvrage intitulé Après l’empire, Essai sur la décomposition du système américain. Aujourd’hui, la décomposition est plus avancée et la présidence Biden ne l’a pas enrayée. De façon étrange et fortuite, le déclin mental de Biden est une illustration analogique du déclin des États-Unis eux-mêmes. Le déclin des empires est un processus long et lent et, si sur de nombreux plans les États-Unis restent une grande puissance, le processus du déclin paraît bien enclenché et irréversible. Le 05/08/2025 à 23:32, Wallaby a dit : https://www.recherches-internationales.fr/RI130.html Les Etats-Unis que laisse Biden - Automne 2024 https://www.recherches-internationales.fr/RI130/RI130_Presentation.pdf Pierre Guerlain - Présentation William Dormhoff qui est un spécialiste des relations de pouvoir aux États-Unis actualise fréquemment son ouvrage de référence dont la 8e édition est parue en 2022 : Who Rules America ? The Corporate Rich, White Nationalist Republicans, and Inclusionary Democrats in the 2020s. Il conclut de façon peu étonnante que le vrai pouvoir est aux mains d’une élite de pouvoir qui ne compte que 0,5 % de la population. Ces conclusions sont semblables à celles auxquelles le sociologue C. Wright Mills arrivait dans les années 1950 dans son livre intitulé The Power Elite publié en 1956. La domination d’un petit groupe oligarchique s’est plutôt accentuée depuis les années 1950 lorsque les syndicats étaient encore forts et le taux d’imposition marginal élevé. Thomas Piketty a analysé cette évolution historique dans son ouvrage Le Capital aux xxie siècle. Sur le plan politique les discours sur la démocratie, qu’il s’agirait de défendre sur la scène internationale, sont en décalage avec la réalité interne des États-Unis comme le montrent deux politistes, Benjamin Page et Martin Gilens, dans un ouvrage intitulé : Democracy in America ? publié en 2020. Passer de C. Wright Mills à Page et Gilens permet de mesurer le creusement des inégalités et des barrières à la traduction politique des aspirations populaires. Gilens et Page montrent que les décisions politiques correspondent exactement aux souhaits des plus riches et des sociétés capitalistes. Le mot « oligarques » est réservé, dans le langage médiatique à ceux qui vivent en Russie mais les États-Unis ont bien évidemment leurs propres oligarques. Un article de David Dayen publié en janvier 2024 dans The American Prospect dit clairement les choses : « America is not a Democracy ». Dayen insiste sur le pouvoir de l’argent dans les processus électoraux. Les États-Unis que Biden laisse sont en déclin sur la scène internationale où le basculement du monde s’affirme mais aussi en déclin interne avec des indicateurs démographiques et de santé eux-mêmes en déclin. Les « morts de désespoir » dues au suicide, à l’alcool et à la drogue sont un indicateur de déclin. Le livre de Anne Case et Angus Deaton, Deaths of Despair and the Future of Capitalism, est un catalogue des indicateurs de déclin que seule la classe politique semble déterminée à ne pas voir. En 2002 Emmanuel Todd a publié un ouvrage intitulé Après l’empire, Essai sur la décomposition du système américain. Aujourd’hui, la décomposition est plus avancée et la présidence Biden ne l’a pas enrayée. De façon étrange et fortuite, le déclin mental de Biden est une illustration analogique du déclin des États-Unis eux-mêmes. Le déclin des empires est un processus long et lent et, si sur de nombreux plans les États-Unis restent une grande puissance, le processus du déclin paraît bien enclenché et irréversible. Martin Gilens et Benjamin Page qui ont prouvé que : Plus l’élite économique soutenait une idée, plus elle avait de chances d’être adoptée. (...) Mais pour l’électeur moyen, le pourcentage de la population qui soutient une idée ne change en réalité rien aux chances de cette idée de devenir une loi ! Le 30/04/2017 à 13:10, Wallaby a dit : Interview de Lawrence Lessig (professeur de droit à Harvard, créateur des licences Creative Commons et éphémère candidat démocrate) : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/04/23/le-principal-probleme-de-la-democratie-actuellement-c-est-qu-elle-n-est-pas-representative_5115774_4408996.html (23 avril 2017) Ce que Facebook est en train de développer, un système très sophistiqué d’identifier et d’isoler les fake news, c’est effrayant. L’idée qu’une entité privée puisse se livrer à ce genre de censure est toujours inquiétante. Autres points intéressants dans cette interview : la référence à Martin Gilens et Benjamin Page qui ont prouvé que : Plus l’élite économique soutenait une idée, plus elle avait de chances d’être adoptée. (...) Mais pour l’électeur moyen, le pourcentage de la population qui soutient une idée ne change en réalité rien aux chances de cette idée de devenir une loi ! [Je crois me souvenir qu'on en avait parlé plus haut sur le forum]. Et son dialogue et sa sympathie pour Edward Snowden. Bref, ce n'est pas l'Ukraine qui s'américanise et se démocratise, c'est l'Amérique qui s'ukrainise et s'oligarchise. Michael Lind parlait en 1995 de "brésilianisation" des États-Unis : https://forum.air-defense.net/topic/11243-usa/page/585/#comment-1248026 La "brésilianisation", écrit Lind, se caractérise par le "retrait croissant de la surclasse blanche américaine dans son... monde de quartiers privés, d'écoles privées, de services de police privés, de soins de santé privés et même de routes privées, à l'écart de la misère qui s'étend au-delà. Comme une oligarchie latino-américaine, les membres riches et bien branchés de la classe surabondante peuvent prospérer dans une Amérique décadente avec des niveaux d'inégalité et de criminalité du tiers monde". Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures https://edition.cnn.com/2026/01/21/business/davos-two-problems-nightcap (21 janvier 2026) Il existe une autre force, bien plus complexe, qui menace de déstabiliser l'ordre mondial : l'économie en forme de K. Ce terme, popularisé par l'économiste Peter Atwater [1], fait référence à la fracture croissante, apparue en 2020, entre les nantis et les démunis. Si la pandémie a touché tout le monde en même temps, la reprise après ce choc s'est déroulée selon deux voies divergentes, les riches s'enrichissant et les pauvres s'appauvrissant. Près de six ans plus tard, l'écart entre le haut et le bas du K continue de se creuser. Le marché boursier, bien que volatil, se négocie à des niveaux proches de ses records historiques. Les réservations dans les hôtels de luxe restent solides, même si moins d'Américains prennent des vacances. Ce qui ressemble à une crise de l'accessibilité au logement à un bout de l'économie semble être une aubaine à l'autre bout, car la rareté a fait grimper la valeur des maisons. Si les participants au Forum de Davos semblaient déjà déconnectés de la réalité avant la pandémie, la crise de l'accessibilité au logement qui a contribué à la réélection de Trump n'a fait qu'accentuer le contraste entre les participants à Davos et le reste de la population. « Ceux qui se trouvent au bas de l'échelle sont bien conscients de l'abondance qui existe au-dessus d'eux », m'a confié Atwater, professeur adjoint d'économie à William & Mary. « Mais je pense que l'une des conséquences de la Covid a été de créer une cécité au sommet... À part le livreur qui se présente à la porte, les interactions entre ceux qui se trouvent au sommet et ceux qui se trouvent au bas de l'échelle ont vraiment diminué, voire disparu. » Il est certain que les participants au forum de Davos comprennent intellectuellement qu'ils ont un problème avec leurs « jets privés pour discuter du changement climatique ». Larry Fink, PDG de BlackRock et « maire » de facto du sommet, a diagnostiqué ce problème fondamental dans son discours d'ouverture lundi. « La plupart des personnes les plus touchées par les sujets dont nous discutons ici ne viendront jamais à cette conférence », a déclaré M. Fink dans son discours d'ouverture lundi. « C'est là tout le paradoxe de ce forum. Davos est un rassemblement d'élites qui tentent de façonner un monde qui appartient à tous. » « Davos s'est systématiquement trompé sur la direction que prenait le monde », a écrit mardi Liz Hoffman, rédactrice en chef adjointe de Semafor. « Au milieu des années 2010, les participants ont ignoré le Brexit, le mouvement MAGA et la vague populiste qui a suivi. En 2020, les délégués ont plongé leurs fourchettes dans des fontaines à fondue communes alors que le COVID-19 circulait à quelques mètres de là, à la vue de tous. Davos s'est brièvement lancé à fond dans le métaverse. » Les inégalités importantes sont intrinsèquement déstabilisantes. L'histoire regorge d'exemples, mais il suffit de jeter un œil aux gros titres sur l'Iran ces dernières semaines pour voir les risques se concrétiser en temps réel. Des années d'inflation élevée et de mauvaise gestion financière ont érodé la richesse de la classe moyenne, tandis que la corruption à haut niveau a permis à une poignée d'hommes d'affaires de s'enrichir. La colère suscitée par cette disparité a éclaté fin décembre, lorsque la monnaie nationale a atteint son plus bas niveau historique, déclenchant des manifestations de masse et une répression violente de la part de Téhéran. « On ne peut pas maintenir un tel niveau de richesse ostentatoire sans en subir les conséquences », note Atwater. « Ce que les dirigeants ne semblent pas comprendre, c'est que toute vulnérabilité supplémentaire pourrait facilement faire pencher la balance... Nous sommes à deux doigts d'un déclenchement irréversible. » [1] https://finance.yahoo.com/news/economist-popularized-k-shaped-economy-174257576.html (Fortune, 13 novembre 2025) Peter Atwater, professeur adjoint d'économie à William & Mary [2] et président de Financial Insyghts « Ils passent à côté de l'aspect émotionnel », a déclaré M. Atwater à Fortune. « Ils ne comprennent pas que ce qui nous motive à agir, ce n'est pas l'économie, mais nos sentiments à l'égard de l'économie. Ce que nous avons aujourd'hui, c'est d'un côté un petit groupe d'individus qui éprouvent une certitude intense associée à un contrôle implacable du pouvoir, et de l'autre, un océan de désespoir », a-t-il poursuivi. « Et c'est cet aspect dont on ne parle jamais. » Les données de la Banque fédérale de réserve d'Atlanta montrent que la croissance des salaires des Américains appartenant au quartile inférieur des revenus a atteint son niveau le plus bas depuis environ dix ans, tandis que celle des Américains appartenant au quartile supérieur des revenus est la plus forte de tous les groupes de revenus. Ces personnes réagissent selon ce que l'économiste appelle les « cinq F » : « fight, flight, freeze, follow and f-ck it » (se battre, fuir, se figer, suivre et tout envoyer balader). Les cols bleus ou les cols blancs gratte-papier peuvent non seulement commencer à réduire leurs dépenses, comme le constatent les PDG du secteur de la vente au détail, mais ils peuvent également commencer à saboter leur lieu de travail, a déclaré M. Atwell [?] [Atwater]. Un marché du travail caractérisé par un faible taux d'embauche et de licenciement peut engendrer du ressentiment chez les employés qui se sentent coincés. Cela peut entraîner un désengagement, une perte de productivité et une reprise de la Grande Démission. Dans le même temps, la moitié supérieure du K est susceptible d'adopter des comportements tout aussi risqués, a averti M. Atwater : « Les gens sont aveugles au risque lorsqu'ils sont trop confiants et lorsqu'ils se sentent invulnérables. » Non seulement l'effet de richesse incite les Américains les plus fortunés à investir davantage dans le marché boursier, en particulier dans l'IA, alors même que les craintes d'une bulle s'intensifient, mais les personnes à hauts revenus ont aujourd'hui le sentiment que leur richesse est permanente, a déclaré M. Atwater. « Les économistes aiment dire, tout comme les professionnels du marketing, que le marché boursier n'est pas l'économie », a déclaré M. Atwater. « Mais je pense qu'on peut affirmer sans risque de se tromper qu'à l'heure actuelle, l'économie est le marché boursier. » Atwater a cité une étude réalisée en 2011 par le New England Complex Systems Institute établissant un lien entre les troubles sociaux en Afrique du Nord et au Moyen-Orient pendant le Printemps arabe et la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires. Il a suggéré que les Américains à faibles revenus continueraient à se montrer de plus en plus critiques envers les plus riches. « Il s'agit d'une crise de confiance », a déclaré Atwater. « Malheureusement, ceux qui sont les mieux placés pour y remédier semblent au mieux indifférents, ce qui ne passe pas inaperçu auprès des plus démunis. » [2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Collège_de_William_et_Mary 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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