Pol Posté(e) le 29 décembre 2025 Share Posté(e) le 29 décembre 2025 il y a 22 minutes, Polybe a dit : Hmm non. Y a une opposition, et elle s'active pour exister. Quand je dis que le pouvoir évite les urnes c'est justement pour mettre en avant l'opposition qu'il ne veut ni assumer ni voir exister (dissolution des partis politiques à venir), non? Les oppositions sont totalement écartées de la vie "politique" de ces pays. Elles n'ont aucun pouvoir parlementaire, aucun pouvoir médiatique (ils n'ont pas la parole dans les médias publics), aucun droit à manifester ou à critiquer le pouvoir ouvertement. Ceux qui le font disparaissent des écrans, finissent en prison ou assassiné et ça sert de rappel aux autres. Quand Dicko parle depuis Alger, c'est bien la preuve qu'il ne peut pas le faire depuis le Mali (car exilé) et que s'il revient, on sait très bien comment ça va se finir. Il va parler sur des médias qui sont interdits au Mali (RFI par exemple), il fait plus de bruit à l'étranger que dans le Mali, même si toutes les personnes qui peuvent avoir accès internet peut l'entendre, l'effet est marginal. Je reste convaincu que les plus gros opposants pour le régime en place ne se trouve pas dans une opposition politique ou populaire mais dans l'armée, c'est le risque d'avoir des chefs militaires qui cherchent à le renverser. Sauf une détérioration sécuritaire et économique radicale qui amènerait les Bamakois (le reste est sans importance pour les putschistes) à manifester un mécontentement, il ne faut pas espérer une alternative politique car tout est entièrement verrouillé. Si le peuple est dans la rue (et si en plus ça déborde), là encore le risque est de voir des militaires chercher une légitimité populaire pour faire un coup d'état. Ce n'est qu'ensuite qu'une opposition politique sortira de l'ombre si et seulement si les nouveaux putschistes ne feront pas de la transition un contre à durée indéterminé et en se réservant le pouvoir. On est dans une situation ou le changement se fera soit par un coup d'état militaire, soit par une intervention extérieure, soit par un effondrement du pays au profit des terroristes. Mais même ce dernier scénario serait sans doute précédé d'une confrontation entre militaires pour le pouvoir. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) le 29 décembre 2025 Share Posté(e) le 29 décembre 2025 il y a 10 minutes, Pol a dit : Quand je dis que le pouvoir évite les urnes c'est justement pour mettre en avant l'opposition qu'il ne veut ni assumer ni voir exister (dissolution des partis politiques à venir), non? Les oppositions sont totalement écartées de la vie "politique" de ces pays. Elles n'ont aucun pouvoir parlementaire, aucun pouvoir médiatique (ils n'ont pas la parole dans les médias publics), aucun droit à manifester ou à critiquer le pouvoir ouvertement. Ceux qui le font disparaissent des écrans, finissent en prison ou assassiné et ça sert de rappel aux autres. Quand Dicko parle depuis Alger, c'est bien la preuve qu'il ne peut pas le faire depuis le Mali (car exilé) et que s'il revient, on sait très bien comment ça va se finir. Il va parler sur des médias qui sont interdits au Mali (RFI par exemple), il fait plus de bruit à l'étranger que dans le Mali, même si toutes les personnes qui peuvent avoir accès internet peut l'entendre, l'effet est marginal. Je reste convaincu que les plus gros opposants pour le régime en place ne se trouve pas dans une opposition politique ou populaire mais dans l'armée, c'est le risque d'avoir des chefs militaires qui cherchent à le renverser. Sauf une détérioration sécuritaire et économique radicale qui amènerait les Bamakois (le reste est sans importance pour les putschistes) à manifester un mécontentement, il ne faut pas espérer une alternative politique car tout est entièrement verrouillé. Si le peuple est dans la rue (et si en plus ça déborde), là encore le risque est de voir des militaires chercher une légitimité populaire pour faire un coup d'état. Ce n'est qu'ensuite qu'une opposition politique sortira de l'ombre si et seulement si les nouveaux putschistes ne feront pas de la transition un contre à durée indéterminé et en se réservant le pouvoir. On est dans une situation ou le changement se fera soit par un coup d'état militaire, soit par une intervention extérieure, soit par un effondrement du pays au profit des terroristes. Mais même ce dernier scénario serait sans doute précédé d'une confrontation entre militaires pour le pouvoir. Cette opposition, Dicko entre autre, existait AVANT la junte. Ensuite en interne, je pense que c'est un poil plus subtil, car les reseaux eux existent encore, sont utiles et nécessaires, même à la junte. Ne serait-ce qu'au plan économique, ou intérieur (gestion d'un pays ou politique et ethnicité sont liés). Or ces réseaux, oui en effet ils s'étendent jusqu'à l'armée (ajoutons les liens familiaux aux précédents). Ensuite le "média" en Afrique, c'est désormais beaucoup les réseaux sociaux. Donc ce n'est pas parce que nous, nous ne la voyons pas sur nos tablettes qu'elle ne sait pas se faire entendre (et ça c'est valable dans tous l'AES). Autre sujet, mais toucher à Dicko c'est quand même chaud. Oui je suis d'accord que la junte ferait quelque chose sans trop hésiter, mais vraiment en conséquence c'est chaud. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Polybe Posté(e) le 9 janvier C’est un message populaire. Share Posté(e) le 9 janvier Notez que la condamnation par l'AES de l'action US au Venezuela est interessante, j'ai l'impression qu'ils viennent de se rendre compte qu'ils ne sont pas invulnérables, voir potentiellement des cibles. Bref... https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260105-mali-les-politiques-ne-croient-pas-aux-consultations-annoncées-par-assimi-goïta "Mali: les politiques ne croient pas dans les consultations annoncées par Assimi Goïta Lors de ses vœux, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a annoncé l'ouverture, dans le courant de l'année, de « consultations » sur l'avant projet de loi qui devra déterminer « les conditions de formation et d'exercice des activités des partis politiques ». La totalité des formations maliennes sont dissoutes depuis le mois de mai. Les dirigeants des organisations politiques maliennes estiment que les consultations annoncées ne sont pas crédibles et que les militaires, au pouvoir depuis plus de cinq ans et sans élections, ne cherchent qu'à s'y maintenir. « C'est une fuite en avant dans leur confiscation du pouvoir », estime un dirigeant de parti dissous qui, parce qu'il vit au Mali, s'exprime de manière anonyme. « On ne parle pas d'élections mais de processus d'élaboration d'une charte sur toute une année », pointe encore cette source désabusée avant d'ajouter : « Je ne crois plus en rien venant de ce régime ». « C'est de la poudre aux yeux, abonde un autre ex-dirigeant de parti. Depuis le début, ils ne font qu'organiser des consultations manipulées. Aucune crédibilité. » « Duperie inquiétante » Opposant en exil, Ismaël Sacko dénonce quant à lui « une ruse », « une duperie inquiétante ». « Assimi Goïta veut créer des partis politiques qui vont le suivre et l'accompagner », estime le président du PSDA qui précise qu'il ne participera pas à ces consultations et appelle plutôt « à continuer à croiser le fer et à éveiller les consciences des Maliens » pour créer les conditions de la paix et du retour à l'ordre constitutionnel. « Ces consultations sont un non-évènement », estime pour sa part Housseini Amion Guindo, président de la Codem et membre de la Coalition des forces pour la République (CFR) portée par l'imam Dicko. Rappelant les promesses passées et non tenues d'élections, ainsi que les cinq années renouvelables officiellement accordées aux autorités maliennes de transition, en juillet dernier, l'ancien ministre aujourd’hui « en clandestinité » juge que « la parole d'Assimi Goïta n'est plus crédible ». Prison Depuis le mois de mai dernier, toutes les organisations politiques maliennes sont officiellement dissoutes et leurs activités interdites. De nombreuses personnalités politiques ou de la société civile sont actuellement emprisonnées, certaines depuis parfois plusieurs années, pour avoir tenu des propos critiques des autorités de transition. Parmi les cas les plus connus, on peut citer ceux de l'ancien Premier ministre Moussa Mara, du chroniqueur radio Ras Bath ou du militant anticorruption Clément Dembélé. Un contexte qui limitera nécessairement la portée et la sincérité des futures consultations annoncées par le général Assimi Goïta. Plusieurs personnalités politiques maliennes qui soutiennent le régime de transition ont été sollicitées par RFI. Aucune n'a souhaité s'exprimer. «La priorité n'est pas d'écrire de nouvelles règles sous contrainte, mais de restaurer un cadre politique normal» Parmi les personnalités jointes par RFI figure également Étienne Fakaba Sissoko. Opposant en exil, il est le porte-parole de la Coalition des forces pour la République (CFR) portée par l'imam Dicko. « En théorie, des consultations sur une charte des partis politiques peuvent être utiles mais, au Mali, les partis politiques sont dissous, des responsables politiques sont arrêtés, réduits au silence ou contraints à l'exil, et les libertés publiques restent fortement restreintes. Dans ces conditions, une consultation risque de produire un texte sans légitimité réelle. Une charte ne peut pas refonder la vie politique si ceux qui doivent faire vivre la démocratie, la vie publique, ne sont pas libres de s'exprimer comme ils le souhaitent », affirme-t-il. « La priorité, ce n'est donc pas d'écrire de nouvelles règles sous contrainte, mais c'est de restaurer un cadre politique normal, des libertés fondamentales garanties, des acteurs politiques réhabilités et une transition civile crédible. Le gouvernement de transition, la junte militaire… preuve a été faite de leur volonté de se maintenir au pouvoir de façon indéfinie et toutes les actions qui sont aujourd'hui mises en oeuvre [par ces autorités de transition, NDLR] concourent justement à ce maintien au pouvoir », poursuit Étienne Fakaba Sissoko." 1 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) le 13 janvier Share Posté(e) le 13 janvier Le conflit a son centre de gravité qui bascule de plus en plus sur l'économie du pays : https://www.france24.com/fr/vidéo/20260113-mali-trois-usines-visées-à-kayes-par-des-jihadistes https://www.trtfrancais.com/article/adb13d4db526 Je lis par-ci par-là que des camions continuent de se faire taper à l'Ouest et au Sud de Bamako. Je me demande si les fameux groupes de recrutement locaux ne montent pas lentement en gamme d'un point de vu militaire. 2 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) le 18 janvier Share Posté(e) le 18 janvier https://www.jeuneafrique.com/1757634/politique/le-mali-interdit-la-diffusion-de-jeune-afrique/ "Le Mali interdit la diffusion de Jeune Afrique Les autorités de Bamako ont annoncé l’interdiction dans le pays de la distribution du journal « sous toutes ses formes », l’accusant notamment d’« apologie du terrorisme », de « diffamation » et d’« incitation à la haine ». JA déplore cette décision et rejette les motifs d’accusation invoqués. « La circulation, la distribution et la vente du journal Jeune Afrique [JA] sont interdites sous toutes ses formes au Mali« , selon un communiqué du ministère de l’Administration territoriale du vendredi 17 janvier. Les autorités maliennes accusent JA notamment d’« apologie du terrorisme », de « diffamation » et d’« incitation à la haine ». Le gouvernement justifie cette décision par la « nécessité de préserver l’ordre public » dans le pays, dirigé par des militaires depuis deux coups d’État en 2020 et 2021. Il reproche notamment au journal des « accusations fallacieuses et subversives » en lien avec la perturbation de l’approvisionnement en hydrocarbures dans le pays, ainsi que de faire l’« apologie du terrorisme ». Les autorités de Bamako ont aussi évoqué des « allégations d’exactions contre une partie de la population » malienne, portées par JA, selon le gouvernement, contre les autorités de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Enfin, le gouvernement a accusé JA de « diffamation » et d’« incitation à la haine », sans plus de précision. La crise du carburant Le pays, dirigé par le général Assimi Goïta, est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire, alimentée notamment par les violences des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim, affilié à Al-Qaïda) et de l’organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires. Le Mali avait connu, en octobre et novembre 2025, une grave pénurie de carburant en raison d’un blocus imposé par le Jnim. Le 15 janvier, JA a publié sur son site un article titré « Crise du carburant au Mali : Pourquoi Assimi Goïta ne parvient à sortir de l’ornière« . L’article questionne les solutions mises en place par les militaires face à la crise du carburant. Il évoque également un « dispositif sécuritaire coûteux et difficilement soutenable » pour accompagner les convois de carburant. Depuis leur avènement, les militaires ont pris des mesures répressives contre la presse, suspendu l’accès ou la diffusion de plusieurs médias – notamment étrangers – et réduit au silence ou emprisonné des journalistes et autres voix critiques. Les correspondants d’un certain nombre de médias étrangers ont été contraints au départ, à l’exil ou au silence faute d’autorisation de travailler. L’armée malienne et ses alliés, les mercenaires russes d’Africa Corps, chargés notamment de traquer les jihadistes, sont régulièrement accusés de commettre des exactions contre des civils. La réponse de Jeune Afrique La direction et les rédactions de Jeune Afrique Media Group déplorent cette décision arbitraire et archaïque des autorités de Bamako, qui bafoue le droit de nos lecteurs maliens à une information pluraliste et s’inscrit dans une longue série de mesures répressives contre les médias indépendants. Les motifs d’« ordre public » invoqués pour tenter de justifier cet acte de censure liberticide sont parfaitement fallacieux. Nous y reviendrons." Voilà, on est pas étonné, mais ça dit quelque chose. https://www.bbc.com/afrique/articles/cp876ekd5rlo Heureusement qu'il reste une presse libre pour parler des vrais problèmes du pays... 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) le 23 janvier Share Posté(e) le 23 janvier Et c'est repartiiiiii ! https://www.jeuneafrique.com/1759209/economie-entreprises/crise-du-petrole-au-mali-vers-un-retour-du-rationnement-de-carburant/ ""Crise du pétrole au Mali : vers un retour du rationnement de carburant Le gouvernement annonce que chaque automobiliste et chaque motard aura désormais un accès limité aux stations-service. Une mesure qui montre que la crise du carburant perdure, et pourrait s’avérer contre-productive. Les autorités maliennes sont-elles en train d’avouer, en creux, la persistance d’une pénurie conséquente de carburant à Bamako, après presque six mois de crise ? Alors que le ministre de l’Industrie a affirmé, le 19 janvier, que la situation tendait « progressivement vers un retour à la normale », une vidéo annonçait, le lendemain, la mise en place d’un système de rationnement… Le gouvernement a expliqué, sur la télévision d’État malienne (ORTM), qu’il allait combiner ces restrictions commerciales à la stratégie déjà en vigueur de sécurisation des convois de camions-citernes menacés par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). Gestion pratique de la restriction Les automobilistes seront autorisés à faire un plein toutes les 72 heures, tandis que les motards auront le droit de s’approvisionner toutes les 48 heures. Ce premier détail technique implique un égalitarisme qui ne tient pas compte du fait que tout le monde n’a pas les mêmes distances à parcourir chaque jour. Les taxis, par exemple, auront-ils des dérogations ? Un « détail » pratique concerne la manière de contrôler, en temps réel, la consommation de chacun : chaque pompiste devra photographier les plaques d’immatriculation ou les vignettes des véhicules, avec son téléphone portable, avant d’enregistrer les données sur une application web permettant de suivre le réseau de distribution. Une technique qui laisse sceptique bien des observateurs. Quand et comment les pompistes seront-ils formés ? Comment garantir la continuité de la gestion en ligne, avec une connexion internet parfois aléatoire et avec des smartphones régulièrement déchargés, en cette période de fréquents délestages électriques ? Galère incessante Si les autorités n’ont pas encore dévoilé la date de mise en place du dispositif de rationnement, elles communiquent largement sur les causes de l’opération. Sans valider le spectre des pénuries incontrôlables, elles évoquent « des achats excessifs » à limiter et surtout une nécessaire lutte « contre les circuits de vente illicites ». Des observateurs qui ne nient pas le phénomène de stockage à vocation spéculative se demandent pourtant si la restriction ne poussera pas, justement, certains clients dans les bras des revendeurs clandestins. Celui dont l’activité nécessite bien plus de deux pleins d’essence par semaine aura-t-il le loisir de snober le marché noir ? L’annonce de rationnement n’est pas de nature à extraire le Malien lambda de son épuisement de « janviose ». Si celui-ci loue les efforts de lutte contre les pénuries, il devra mobiliser des sommes suffisantes pour faire ce qu’il fait rarement : le plein de son moyen de transport motorisé. Entre délestages électriques et crise des carburants, il sera dans de mauvaises dispositions pour aborder la période habituellement festive du jeûne musulman. Un mois béni qui devrait débuter le 17 février pour s’achever à la mi-mars, période à laquelle les Maliens souffrent déjà de la canicule annuelle… Damien Glez Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè." Tout ça tend à illustrer ce que je soupçonnais, c'est que la "livraison nigérienne" a été un effort pas négligeable (cf. les menaces nigériennes sur les transporteurs PL...). Et que donc, dans la durée, il n'y a en fait pas de solution. Et ce alors que les groupes armés endogènes à la région de Bamako eux ne feront que s'armer et s'aguerrir de plus en plus. Alors que les voies officielles, elles... https://fr.africanews.com/2026/01/23/mali-une-amelioration-de-la-distribution-de-carburant/ 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) le 1 février Share Posté(e) le 1 février Allez, un petit point sur la situation au Mali ! https://www.france24.com/fr/émissions/journal-de-l-afrique/20260131-des-dizaines-de-camions-citernes-détruits-dans-une-attaque-de-jihadistes-au-mali "Des dizaines de camions citernes détruits dans une attaque de jihadistes au Mali Un convoi de plusieurs dizaines de camions-citernes a été incendié jeudi au Mali... Une attaque attribuée aux djihadistes du JNIM, affiliés à al-Qaïda... Depuis le mois de septembre, ce groupe mène de nombreuses opérations de ce type, qui entraînent des pénuries de carburant dans la capitale Bamako." Je lis des bilans assez différents d'une source à l'autre. Y a une différence entre une douzaine et plusieurs dizaines. Bon c'est moins le volume ici qui m'importe plutôt que l'illustration que la menace (et donc l'objectif des groupes armés) persiste. https://www.jeuneafrique.com/1761484/economie-entreprises/sanctions-contre-le-mali-une-victoire-juridique-pour-bamako-qui-bouscule-lalignement-uemoa-cedeao/ "Sanctions contre le Mali : une victoire juridique pour Bamako qui bouscule l’alignement Uemoa-Cedeao En annulant les sanctions économiques prises contre le Mali en 2022, la Cour de Justice de l’Uemoa consacre une victoire juridique tardive mais lourde de sens pour Bamako. L’arrêt met surtout en lumière une inflexion silencieuse dans l’architecture politique et institutionnelle ouest-africaine. Il lui aura fallu quatre ans pour se prononcer. Le 28 janvier dernier, la Cour de Justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a annulé les sanctions économiques et financières décidées à l’encontre du Mali par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union, lors d’une session extraordinaire qui s’est déroulée le 9 janvier 2022 à Accra. Une décision juridique à forte portée [...]" Je n'ai pas accès au reste de l'article (si une bonne âme passe par là, tout ça...). Pour l'Etat, c'est un pas de plus dans la recherche de la respectabilité et du droit à exister en tant que junte. Les sanctions visaient à la base à imposer des éléctions. Pour le peuple, c'est une bouffée d'air économique, mais un recul en terme de liberté. https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260201-mali-le-tout-nouveau-patron-du-bureau-américain-des-affaires-africaines-attendu-à-bamako "Mali: le tout nouveau patron du bureau américain des affaires africaines attendu à Bamako Nommé à la tête du bureau des affaires africaines du département d’État américain le 6 janvier dernier, Nick Checker sera en visite officielle au Mali lundi 2 février. Un déplacement destiné à redynamiser les relations entre Washington et Bamako mais aussi Niamey et Ouagadougou, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Présenté comme le nouveau « Monsieur Sahel » des États-Unis, Nick Checker, qui a été nommé à la tête du bureau des affaires africaines du département d’État le 6 janvier, se rendra en visite officielle à Bamako lundi 2 février. Son objectif ? Établir de nouvelles relations avec les juntes militaires au pouvoir au Mali, mais aussi au Niger et au Burkina Faso. À Bamako, Nick Checker rencontrera plusieurs responsables du ministère des Affaires étrangères mais aussi de la hiérarchie militaire et sécuritaire. Et si celui-ci est annoncé au Mali drapé dans des habits de diplomates, Washington ne fait pas mystère de son passé de fonctionnaire de la CIA, l’agence de renseignement la plus connue des États-Unis. Redynamiser les relations avec le Mali, le Niger et le Burkina dans le cadre de la lutte antiterroriste À travers ce déplacement, l'administration Trump entend notamment redynamiser ses relations avec les trois pays qui composent l'Alliance des États du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Tel est, du moins, la lecture qui est faite à Bamako de la visite de Nick Checker, ce que confirme un diplomate américain qui précise que des échanges de renseignements et des opérations ponctuelles de lutte contre le terrorisme sont envisageables avec les trois pays. Mais au Mali, l’émissaire américain n'omettra pas non plus de mettre sur la table les intérêts économiques américains dans la région." Bref, diplomatie avec des pays qui sentent le souffrent, et l'AES qui monnaye l'anti-terrorisme. Rien de nouveau. Ce que cherche les US au plan économique en revanche m'interroge plus. Potentiellement, ça heurte les intérêts russes et surtout chinois. 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) le 2 février Share Posté(e) le 2 février Je signale les mouvements US en AES depuis un moment : https://www.bbc.com/afrique/articles/cqxyvppdp80o "Pourquoi les États-Unis veulent reconquérir les trois juntes du Sahel désormais tournées vers la Russie Les États-Unis ont annoncé un changement radical de politique à l'égard de trois pays d'Afrique de l'Ouest qui luttent contre des insurgés islamistes et dont les gouvernements militaires ont rompu leurs liens militaires avec la France pour se tourner vers la Russie. Le département d'État a annoncé que Nick Checker, chef de son Bureau des affaires africaines, se rendrait à Bamako, la capitale du Mali, afin de transmettre le « respect des États-Unis pour la souveraineté du Mali » et de tracer une « nouvelle voie » dans les relations entre les deux pays, en dépassant les « erreurs politiques passées ». Il ajoute que les États-Unis se réjouissent également de coopérer avec les alliés du Mali, le Burkina Faso et le Niger voisins, « sur des intérêts communs en matière de sécurité et d'économie ». L'agenda ne fait aucune mention de la préoccupation de longue date des États-Unis pour la démocratie et les droits de l'homme. L'administration Biden avait suspendu la coopération militaire après que des coups d'État aient renversé les présidents civils élus des trois pays entre 2020 et 2023, Mohamed Bazoum, président du Niger, étant toujours séquestré dans sa propre résidence. La déclaration américaine rend explicite un changement radical de politique qui était devenu de plus en plus évident au cours des 12 derniers mois depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le changement a commencé avec la fermeture de l'USAID, un acteur clé du développement soutien à la région – quelques jours après la prestation de serment du président pour un nouveau mandat. Cela a été suivi par des signaux répétés indiquant une concentration beaucoup plus étroite sur la sécurité et les ressources minérales, le développement et la gouvernance étant relégués au second plan. L'annonce de la visite de Checker va plus loin en déclarant ouvertement son respect pour la souveraineté du Mali. Ce message trouvera un écho à Bamako et dans les capitales alliées, où les chefs militaires ont bâti leur popularité en reprenant les thèmes panafricanistes et en rejetant l'ancienne puissance coloniale française. Le chef militaire du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, se présente comme le porte-drapeau de la résistance contre « l'impérialisme » et le « néocolonialisme ». Grâce à une promotion vigoureuse sur les réseaux sociaux, il a obtenu un soutien massif pour cette position et une grande popularité auprès des jeunes à travers le continent et au-delà. L'administration Trump a clairement indiqué qu'elle ne se souciait guère du rejet par ces régimes du modèle constitutionnel européen d'un gouvernement civil élu. Massad Boulos, conseiller principal pour l'Afrique au département d'État et proche de Trump, a déclaré l'année dernière au journal français Le Monde : « La démocratie est toujours appréciée, mais notre politique est de ne pas nous ingérer dans les affaires intérieures des autres pays. Les peuples sont libres de choisir le système qui leur convient. » Cette attitude marque un changement radical. L'activité djihadiste menace également les exportations de minerais précieux ou stratégiquement importants du Sahel : la région est un grand producteur d'or et le Mali produit également du lithium, un composant essentiel des batteries rechargeables et utilisé dans certains médicaments, tandis que le Niger dispose d'importantes réserves d'uranium. Le gouvernement militaire du Niger a pris le contrôle de la principale mine d'uranium du pays, jusqu'alors exploitée par l'opérateur français Orano, et envisage désormais de s'associer à la Russie dans ce secteur. L'administration Trump semble également soucieuse de ne pas laisser la Russie jouer le rôle de seul partenaire extérieur en matière de défense des trois pays. Contrairement au bloc régional ouest-africain de la CEDEAO, à la France, à l'UE et à l'administration Biden, la Maison Blanche actuelle ne considère pas la présence militaire russe comme une menace pour la stabilité régionale ou les droits humains. La Russie a déployé environ 1 000 agents de sécurité privés au Mali, ainsi que des contingents plus modestes de mercenaires ou de soldats réguliers au Burkina Faso et au Niger. De nombreuses allégations d'abus commis par les Russes ont été rapportées, en particulier au Mali." Les US ont tout compris aux attentes des Sahéliens et à comment faire du business là-bas. Accessoirement, ils ne vont pas laisser les places aux Russes et aux Chinois. Par contre nous, bonne chance pour remettre un pied là-bas, même économiquement. En revanche, le développement de la menace djihadiste va redevenir un sujet pour les US à ce rythme là. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. capmat Posté(e) jeudi à 04:33 C’est un message populaire. Share Posté(e) jeudi à 04:33 La logistique continue de se compliquer au Mali : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260205-mali-sénégal-vers-une-nouvelle-crise-des-conteneurs 4 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) jeudi à 08:43 Share Posté(e) jeudi à 08:43 A un moment donné, les gros opérateurs cesseront de fournir le Mali et vu que ça se dégrade aussi avec la Côte d'Ivoire et le Bénin, les Maliens risquent d'avoir beaucoup de mal à s'approvisionner ou à exporter. Et oui, il reste la solution du port de Conakry (par où transitent notamment les blindés vendus par la Chine) mais ce n'est pas une solution viable pour les transporteurs civils. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) jeudi à 13:41 Share Posté(e) jeudi à 13:41 Il y a 9 heures, capmat a dit : La logistique continue de se compliquer au Mali : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260205-mali-sénégal-vers-une-nouvelle-crise-des-conteneurs Qu'est-ce qu'ils vont faire de 4000 conteneurs vides? Remarquez ça ferait des FOB carrément balèzes s'ils les utilisaient en replacement des HESCO barriers. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
capmat Posté(e) jeudi à 14:15 Share Posté(e) jeudi à 14:15 il y a 20 minutes, Patrick a dit : Qu'est-ce qu'ils vont faire de 4000 conteneurs vides? Remarquez ça ferait des FOB carrément balèzes s'ils les utilisaient en replacement des HESCO barriers. La chaine logistique se désamorce progressivement, isolant de plus en plus les pays du Sahel.....et les protecteurs rémunérés , dont la maison mère roule de plus en plus sur la gente, n'y peuvent pas grand chose. L'échec et mat n'est plus très loin. 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) jeudi à 14:49 Share Posté(e) jeudi à 14:49 il y a 27 minutes, capmat a dit : La chaine logistique se désamorce progressivement, isolant de plus en plus les pays du Sahel.....et les protecteurs rémunérés , dont la maison mère roule de plus en plus sur la gente, n'y peuvent pas grand chose. L'échec et mat n'est plus très loin. Sauf si le protecteur change. La Chine pourrait s'impliquer davantage pour commencer. C'est ce que tout le monde attend en Afrique, et elle aurait bien des choses à y gagner: apprentissage, aguerrissement, tests en conditions réelles, poids diplomatique et médiatique, espionnage des moyens US dans la région, et bien sûr blanc-seing pour venir piller les ressources sans aucune considération pour l'environnement... Et pourtant la chine ne fait rien. Mais il y a d'autres charognards potentiels qui sont prêts à venir ramasser à la petite cuillère les morceaux qu'il restera à la fin. À commencer par l'algérie... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
capmat Posté(e) jeudi à 17:42 Share Posté(e) jeudi à 17:42 Il y a 2 heures, Patrick a dit : Sauf si le protecteur change. La Chine pourrait s'impliquer davantage pour commencer. C'est ce que tout le monde attend en Afrique, et elle aurait bien des choses à y gagner: apprentissage, aguerrissement, tests en conditions réelles, poids diplomatique et médiatique, espionnage des moyens US dans la région, et bien sûr blanc-seing pour venir piller les ressources sans aucune considération pour l'environnement... Et pourtant la chine ne fait rien. Mais il y a d'autres charognards potentiels qui sont prêts à venir ramasser à la petite cuillère les morceaux qu'il restera à la fin. À commencer par l'algérie... Quel que soit le protecteur, le charognard ou le bon samaritain qui se présentera, il faudra remonter le décrochage organisationnel qui s'est accumulé a force de propagande contre les réalités.....bon courage ! 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Shorr kan Posté(e) jeudi à 17:43 Share Posté(e) jeudi à 17:43 (modifié) Il y a 2 heures, Patrick a dit : Sauf si le protecteur change. La Chine pourrait s'impliquer davantage pour commencer. C'est ce que tout le monde attend en Afrique, et elle aurait bien des choses à y gagner: apprentissage, aguerrissement, tests en conditions réelles, poids diplomatique et médiatique, espionnage des moyens US dans la région, et bien sûr blanc-seing pour venir piller les ressources sans aucune considération pour l'environnement... Et pourtant la chine ne fait rien. Mais il y a d'autres charognards potentiels qui sont prêts à venir ramasser à la petite cuillère les morceaux qu'il restera à la fin. À commencer par l'algérie... La Chine prendrait le risque d'une contreperformance qui ternirait son aura, en plus de son manque de gout pour les aventures militaires, au surplus dans une région complexe. Bref, pas impossible mais rapport bénéfices/cout médiocre. L'Algérie elle, est paralysé par les guerres de clans en internes en plus d'avoir une posture officiellement anti-interventionniste . Je ne vois guère que les EAU en profiter, et encore. En conséquence de quoi, ils faut s'attendre à plus ou moins brève échéance à un effondrement partiel ou total de la région, avec les effets qu'on imagine... Modifié jeudi à 17:44 par Shorr kan 1 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) jeudi à 17:54 Share Posté(e) jeudi à 17:54 Il y a 13 heures, capmat a dit : La logistique continue de se compliquer au Mali : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260205-mali-sénégal-vers-une-nouvelle-crise-des-conteneurs Bon le carburant c'était chiant, mais les conteneurs ça peut devenir très inquiétant. Là on commence à toucher à des choses plus sensibles, je pense au secteur de la santé par exemple. Il y a 9 heures, Ciders a dit : A un moment donné, les gros opérateurs cesseront de fournir le Mali et vu que ça se dégrade aussi avec la Côte d'Ivoire et le Bénin, les Maliens risquent d'avoir beaucoup de mal à s'approvisionner ou à exporter. Et oui, il reste la solution du port de Conakry (par où transitent notamment les blindés vendus par la Chine) mais ce n'est pas une solution viable pour les transporteurs civils. La question je pense que c'est moins l'origine plutôt que la capacité des FAMA à escorter. Ils peuvent le faire, mais pas tout, tout le temps et partout. Je ne suis pas étonné que le carburant soit prioritaire pour les militaires sur un conteneur vide. Mais pour la population ça annonce potentiellement de mauvaises choses. Il y a 3 heures, Patrick a dit : Sauf si le protecteur change. La Chine pourrait s'impliquer davantage pour commencer. C'est ce que tout le monde attend en Afrique, et elle aurait bien des choses à y gagner: apprentissage, aguerrissement, tests en conditions réelles, poids diplomatique et médiatique, espionnage des moyens US dans la région, et bien sûr blanc-seing pour venir piller les ressources sans aucune considération pour l'environnement... Et pourtant la chine ne fait rien. Mais il y a d'autres charognards potentiels qui sont prêts à venir ramasser à la petite cuillère les morceaux qu'il restera à la fin. À commencer par l'algérie... Ils y sont déjà, je ne pense pas que ça soit ça le facteur qui apportera une solution. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Claudio Lopez Posté(e) vendredi à 08:55 C’est un message populaire. Share Posté(e) vendredi à 08:55 (modifié) Il y a 18 heures, Patrick a dit : Sauf si le protecteur change. La Chine pourrait s'impliquer davantage pour commencer. C'est ce que tout le monde attend en Afrique, et elle aurait bien des choses à y gagner: apprentissage, aguerrissement, tests en conditions réelles, poids diplomatique et médiatique, espionnage des moyens US dans la région, et bien sûr blanc-seing pour venir piller les ressources sans aucune considération pour l'environnement... Et pourtant la chine ne fait rien. Mais il y a d'autres charognards potentiels qui sont prêts à venir ramasser à la petite cuillère les morceaux qu'il restera à la fin. À commencer par l'algérie... Même pas en rêve ! Les chinois ont toujours procédé à leur tactique de colonisation économique de l'afrique sans envoyer un seul soldat . Ils ont toujours su y placer leurs intérêts sans se faire passer pour des prédateurs et surtout sans se faire passer pour des donneurs de leçon droitdelhommiste et il faut leur reconnaitre que leur stratégie africaine a été jusqu'à présent une magnifique réussite ! Que ce soit les gouvernements africains corrompus jusqu'à l'os ou leur population intoxiqués au panafricanisme à haute dose, ils ne sont pas vu comme des prédateurs alors qu'ils sont les plus grands PREDATEURS d'accaparation des richesses en afrique. Le grand atout des chinois, c'est qu'ils ne sont pas vu comme des envahisseurs avec une attitude paternaliste qui horripilent toute la jeunesse africaine contrairement aux occidentaux et la France en particulier. De plus, ils ont eu l'intelligence de faire construire beaucoup d'infrastructure de biens public en afrique : centrales éléctriques, barrages, chemin de fer, batiment administratif et donc du coup, ils donnent aux africains, cette image de rapport gagnant/gagnant . Donc pourquoi se casseraient-ils la tête à faire de l'influence politique en envoyant des armées en afrique alors que leur stratégie de prédateurs "discrets" leur a réussi parfaitement jusqu'à présent. Biensur, ils n'ont pas réussi partout en Afrique, des entreprises chinoises se sont fait expulser en Angola et dans d'autres pays et il ya même des coopérants chinois qui ont été assassinés au Congo Modifié vendredi à 09:44 par Claudio Lopez 2 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Claudio Lopez Posté(e) vendredi à 09:09 Share Posté(e) vendredi à 09:09 (modifié) Il y a 15 heures, capmat a dit : Quel que soit le protecteur, le charognard ou le bon samaritain qui se présentera, il faudra remonter le décrochage organisationnel qui s'est accumulé a force de propagande contre les réalités.....bon courage ! Le dernier bon samaritain au sahel qui est intervenu, c'est nous la France et quelques supplétifs européens de la force TAKUBA et on s'est fait dégager et pour une fois, on a tous été heureux discrètement que ce soit eux qu'ils mettent fin à notre intervention car BARKHANE nous coutait 1,5 millards d'euros par an à notre économie. Après on a eu les charognards russes de Wagner qui ont pris la relève et malgré les gisements d'or qu'ils exploitent... ils sont en train de s'apercevoir qu'ils ne pourront pas rester longtemps et que les moyens militaires qu'ils disposent suffisent à peine pour leur propre protection. Là aussi les russes ont été rattrapé par la réalité du Sahel, ils ont pensé que leurs capacités militaires allaient suffire contre des va nu pieds enturbannés en sandales et depuis l'hécatombe qu'ils ont subi dans le nord face aux Touareg, ils ne sortent plus de leur base . Ne pas oublier qu'il s'agit d'un UZBEEN *10 ! Même si pour eux la vie humaine n'a pas la même importance que chez nous, cela les a fortement marqué. Du coup, je ne vois pas d'autres charognards chinois, turques ou emiratis venir se bruler les ailes dans ce sac de noeud inextricable ou les états n'existent que dans la capitale et quelques grande villes .. Modifié vendredi à 09:12 par Claudio Lopez 1 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) vendredi à 13:22 Share Posté(e) vendredi à 13:22 Il y a 4 heures, Claudio Lopez a dit : Même pas en rêve ! Les chinois ont toujours procédé à leur tactique de colonisation économique de l'afrique sans envoyer un seul soldat . Ils ont toujours su y placer leurs intérêts sans se faire passer pour des prédateurs et surtout sans se faire passer pour des donneurs de leçon droitdelhommiste et il faut leur reconnaitre que leur stratégie africaine a été jusqu'à présent une magnifique réussite ! Que ce soit les gouvernements africains corrompus jusqu'à l'os ou leur population intoxiqués au panafricanisme à haute dose, ils ne sont pas vu comme des prédateurs alors qu'ils sont les plus grands PREDATEURS d'accaparation des richesses en afrique. Le grand atout des chinois, c'est qu'ils ne sont pas vu comme des envahisseurs avec une attitude paternaliste qui horripilent toute la jeunesse africaine contrairement aux occidentaux et la France en particulier. De plus, ils ont eu l'intelligence de faire construire beaucoup d'infrastructure de biens public en afrique : centrales éléctriques, barrages, chemin de fer, batiment administratif et donc du coup, ils donnent aux africains, cette image de rapport gagnant/gagnant . Donc pourquoi se casseraient-ils la tête à faire de l'influence politique en envoyant des armées en afrique alors que leur stratégie de prédateurs "discrets" leur a réussi parfaitement jusqu'à présent. Biensur, ils n'ont pas réussi partout en Afrique, des entreprises chinoises se sont fait expulser en Angola et dans d'autres pays et il ya même des coopérants chinois qui ont été assassinés au Congo Sans envoyer un seul soldat, c'est faut, particulièrement au Mali. Ils y ont envoyé des Casques Bleus, et y ont conduit des opérations via des SMP assez pointus. J'ajoute que leur experience au Soudan a du les inciter à pas chercher à trop jouer côté cinétique. Mais je te rejoins qu'entre nos déconvenus et les succès de leurs méthodes, ça fait méditer sur la pertinence d'envoyer l'armée ou pas. Par contre à l'avenir, voir de plus en plus de SMP, ça je serais surpris que ça ne devienne pas le cas. Ceci dit, là où il ne faut pas non plus se faire avoir par le softpower chinois, c'est que les populations africaines ont conscience du péril chinois, le dénonce voir le combatte (et parfois de manière violente). Leur politique de don foncier, ils en reviennent petit à petit. Méthode de riche, et ils ne le sont plus autant. Il y a 4 heures, Claudio Lopez a dit : Le dernier bon samaritain au sahel qui est intervenu, c'est nous la France et quelques supplétifs européens de la force TAKUBA et on s'est fait dégager et pour une fois, on a tous été heureux discrètement que ce soit eux qu'ils mettent fin à notre intervention car BARKHANE nous coutait 1,5 millards d'euros par an à notre économie. Après on a eu les charognards russes de Wagner qui ont pris la relève et malgré les gisements d'or qu'ils exploitent... ils sont en train de s'apercevoir qu'ils ne pourront pas rester longtemps et que les moyens militaires qu'ils disposent suffisent à peine pour leur propre protection. Là aussi les russes ont été rattrapé par la réalité du Sahel, ils ont pensé que leurs capacités militaires allaient suffire contre des va nu pieds enturbannés en sandales et depuis l'hécatombe qu'ils ont subi dans le nord face aux Touareg, ils ne sortent plus de leur base . Ne pas oublier qu'il s'agit d'un UZBEEN *10 ! Même si pour eux la vie humaine n'a pas la même importance que chez nous, cela les a fortement marqué. Du coup, je ne vois pas d'autres charognards chinois, turques ou emiratis venir se bruler les ailes dans ce sac de noeud inextricable ou les états n'existent que dans la capitale et quelques grande villes .. En fait le concept de bon samaritain, il est propre à l'Occident. Personne n'en veut là-bas. Là-bas, on veut faire gagner son groupe, c'est tout. Et s'il faut aller au génocide, ça n'est pas forcément un souci. Les Russes en fait sacrifie quelques fortes têtes mi-cassos/mi-délinquants en verrouillant ce qui compte. Le reste, ils s'en foutent. Et en ça, ce qu'ils font marche plutôt bien. Les Chinois eux sacrifient des travailleurs (avec le rôle des maffias dont il y aurait beaucoup à dire...) et là aussi, s'en foutent. 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Messages recommandés
Veuillez vous connecter pour commenter
Vous pourrez laisser un commentaire après vous êtes connecté.
Connectez-vous maintenant