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Allemagne


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@Picdelamirand-oil Allez, par honnêteté intellectuelle (sur le fond, je suis plutôt sur la position que l'IA a produit suite à ton prompt, mais il faut toujours essayer de "penser contre soi-même", voici la production du même ChatGPT 5.2 en réponse à ce prompt bien différent

Écris maintenant un texte d’analyse stratégique avec le même style lucide, sobre et géopolitique, structuré avec des sous-parties argumentées, mais avec un objectif différent : explique pourquoi même si le mot "couple" pour désigner les relations franco-allemandes est surtout métaphorique, France et Allemagne ont des intérêts suffisamment convergents et surtout des dépendances concrètes suffisamment profondes pour que l'axe le plus important de la politique étrangère de l'une comme de l'autre soit cette relation. Ceci en dépit des nuances voire divergences réelles existant dans les conceptions et les objectifs des deux pays. Explique comment ils pourraient travailler ensemble en dépit de ces nuances et divergences, voire en les transformant en richesse

 

France–Allemagne : la centralité stratégique d’une interdépendance structurante

I. Dépasser la métaphore sans nier la réalité

Le terme de « couple » relève davantage du langage politique que de l’analyse stratégique. Il simplifie, personnalise, dramatise une relation d’États qui demeure d’abord structurée par des intérêts, des capacités et des contraintes.

Pour autant, écarter la métaphore ne revient pas à minorer la centralité de la relation. La France et l’Allemagne constituent le principal nœud de puissance du continent : démographique, industriel, financier, technologique et militaire. Aucune politique européenne d’ampleur ne peut émerger sans un minimum d’alignement entre Paris et Berlin.

La relation n’est donc pas fusionnelle ; elle est structurante. Elle relève moins de l’affinité que de la nécessité.

II. Convergences fondamentales d’intérêts

Malgré des cultures stratégiques différentes, plusieurs intérêts majeurs demeurent convergents :

1. Stabilité du continent
Les deux pays sont les premiers bénéficiaires systémiques de la stabilité européenne. Toute fragmentation de l’UE affaiblirait simultanément leur sécurité, leur prospérité et leur influence globale.

2. Préservation du marché intérieur
Leur puissance économique repose sur l’intégration européenne : chaînes de valeur imbriquées, normes communes, masse critique réglementaire. La désintégration ou même la stagnation du marché unique aurait un coût immédiat pour les deux économies.

3. Souveraineté technologique et industrielle
Face aux États-Unis et à la Chine, ni la France ni l’Allemagne ne disposent seules de la taille critique suffisante dans les semi-conducteurs, l’IA industrielle, l’énergie ou les technologies duales. La coopération devient multiplicateur de puissance.

Ces convergences ne reposent pas sur l’idéologie européenne, mais sur des intérêts matériels.

III. Des dépendances réciproques profondes

Au-delà des intérêts, la relation est structurée par des dépendances concrètes.

Dépendance industrielle
Les chaînes de valeur sont étroitement intégrées : automobile, aéronautique, chimie, équipements industriels. Les décisions industrielles majeures prises d’un côté du Rhin ont des effets immédiats de l’autre.

Dépendance énergétique croisée
La France exporte de l’électricité bas-carbone ; l’Allemagne fournit des capacités industrielles, des équipements et des débouchés. Les modèles divergent, mais s’équilibrent partiellement.

Dépendance financière et budgétaire
Les compromis franco-allemands structurent les politiques monétaires et budgétaires européennes. Sans accord minimal, la gouvernance économique de la zone euro se bloque.

Cette interdépendance crée une contrainte mutuelle : aucun des deux ne peut durablement contourner l’autre sans coût stratégique élevé.

IV. Divergences réelles, mais structurantes

Les désaccords sont connus :

rapport à l’OTAN et aux États-Unis,

place de la dissuasion nucléaire,

politiques énergétiques,

priorités industrielles et commerciales,

rapport à la dépense publique et à la dette.

Ces divergences ne sont pas des anomalies ; elles reflètent des histoires, des géographies et des modèles économiques distincts. Chercher à les effacer produit de la paralysie. Les reconnaître permet de les organiser.

V. Transformer les divergences en complémentarités

Une coopération efficace suppose de partir des asymétries plutôt que de les nier.

1. Division fonctionnelle de la puissance
La France apporte la profondeur stratégique : défense, nucléaire, projection, diplomatie de crise.
L’Allemagne apporte la masse économique : industrie, financement, capacité d’entraînement réglementaire.

2. Coopérations modulaires
Plutôt que des intégrations totales, développer des programmes ciblés : armement, hydrogène, réseaux électriques, cloud industriel. La granularité réduit les blocages politiques.

3. Compromis énergétiques structurants
Articuler nucléaire français et renouvelables allemands dans une architecture énergétique européenne complémentaire plutôt que concurrente.

4. Leadership partagé en Europe
Agir conjointement pour entraîner des coalitions élargies : Europe centrale sur l’industrie, Europe du Sud sur l’énergie, Nordiques sur la technologie.

VI. L’axe central malgré l’Europe différenciée

L’émergence d’une Europe à géométrie variable ne marginalise pas l’axe franco-allemand ; elle en renforce la nécessité. Dans une Union fragmentée, la capacité à produire des compromis structurants devient encore plus décisive.

Paris et Berlin demeurent les seuls capables de transformer des initiatives sectorielles en politiques européennes d’ampleur — qu’il s’agisse de dette commune, de régulation industrielle ou de capacités de défense.

Conclusion

La relation franco-allemande n’est ni idyllique ni symétrique. Elle est traversée de rivalités, de malentendus et de divergences stratégiques réelles.

Mais elle repose sur des convergences d’intérêts fondamentales et des dépendances matérielles profondes qui la rendent incontournable. Pour chacun des deux pays, aucun autre partenaire européen n’offre à la fois cette masse critique, cette proximité économique et cette capacité de codécision continentale.

L’enjeu n’est donc pas de préserver la mythologie du « couple », mais d’organiser lucidement une interdépendance de puissance. Là où les différences sont reconnues, elles cessent d’être des obstacles pour devenir des leviers.

Modifié par Alexis
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@Picdelamirand-oil

Ce petit exercice "Penser dans mon sens, et penser contre moi-même en utilisant l'IA" a donné des résultats encore plus différents que ce à quoi je m'attendais :blink: !

Ce qui va dans le sens de renforcer encore l'avertissement de Arthur Mensch - le fondateur français de Mistral la seule entreprise européenne d'IA qui concurrence les Américains et les Chinois

Pour le patron de Mistral, "le vrai risque de l'intelligence artificielle est l'influence sur la manière dont les gens pensent"

Arthur Mensch a notamment taclé les Américains, et en premier lieu Sam Altman d'Open AI, au micro de France Inter.

La régulation de l'intelligence artificielle (IA) demandée par les Américains est "un discours de distraction", estime Arthur Mensch, dirigeant de Mistral AI, au micro de France Inter(Nouvelle fenêtre), lors du sommet mondial dédié à l'IA réuni à New Delhi (Inde). "En réalité, le vrai risque de l'intelligence artificielle qui arrive, c'est l'influence massive sur la manière dont les gens pensent, sur la manière dont les gens votent", observe Arthur Mensch. "Et il se trouve que les outils qui vont avoir cette influence sont entre les mains des gens qui vont vous parler de risques extrêmes" de l'IA, pointe le fondateur de Mistral, seul Européen à tenter de concurrencer les grands modèles d'IA.

Il charge notamment les Américains et en premier lieu Sam Altman. La veille, le patron d'Open AI, célèbre pour son assistant conversationnel ChatGPT, a parlé d'un "besoin urgent" de réguler l'IA : "Nous en avons besoin et c'est *** comme nous en avons pour d'autres technologies aussi puissantes. Nous pensons notamment que le monde doit se doter d'un équivalent de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) pour être en capacité de réagir rapidement si les circonstances l'imposent", a-t-il plaidé, pointant le risque "si des dictateurs et des pays totalitaires mettent à profit les potentiels d'une super intelligence".

Même discours chez son concurrent Anthropic, avec son PDG Dario Amodei, qui alerte sur des IA autonomes risquant de ne plus répondre aux ordres des humains.

"De la science-fiction"

"D'une certaine manière, ça reste de la science-fiction et donc, de mon point de vue, c'est de la diversion qui est faite de manière complètement réfléchie pour être de la diversion", accuse Arthur Mensch. Il reproche aux Américains de vouloir dicter leur façon de voir le monde, comme avec les réseaux sociaux, et d'éviter ainsi tout débat sur leur quasi-monopole actuel.

"Pour rester poli, c'est absolument du n'importe quoi et à mon avis, c'est un discours extrêmement dangereux", approuve le Français Yann LeCun, ancien responsable de la recherche IA de Meta, qui a quitté le groupe de Mark Zuckerberg pour lancer sa propre entreprise AMI Labs.

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il y a une heure, Alexis a dit :

@Picdelamirand-oil

 

Ce qui va dans le sens de renforcer encore l'avertissement de Arthur Mensch - 

Je n'utilise pas, je n'en ai pas l'utilité ( * )

Quand on en parle avec ceux qui sont "dedans", et plus proche de la conception / utilisation "pro" que de l'utilisateur lambda, il ressort systématiquement la même chose. Les utilisateurs ne connaissent pas l'outil, et ne savent pas forcément l'utiliser. Un marteau enfonce des clous, en toutes circonstances. Je parle des LLM et pas de l'IA en général qui en elle même est super vaste ( quoi que nettement plus annoncée que réellement utilisée mais c'est tendance ).

Sur certains sujets trés précis, la connaissance académique du LLM est vraiment super poussée, à une degré de maitrise trés avancé ( genre le codage info ).

Sur des sujets plus "mous" ( sciences sociales ) ou même des science expé, ou des sujets parfois controversés ( typiquement une approche géopo ) la question posée induit pas mal la réponse, et une formulation légèrement différente ( ou des questions successives par strates et approche "entonnoir" ) conduiront à un résultat autrement plus fin, plus crédible, ou possiblement différente voir opposé. Un outil ultra fin et / ou ultra puissant n'exclut pas le rôle de celui qui manipule l'outil.

 

Pour préciser le point ( * ).

Révélation

Sur un sujet précis et pointu que j'estime être un point d'expertise sur mes compétences ( un point d'expertise = qq centaines - grand grand max le vent dans le dos  - de "sachants" en France et sans doute bien moins ) j'ai testé ponctuellement, y compris y'a pas bien longtemps sur une version "upt to date" sur un poste "équipé" donc pas moi.

En fait, sur un sujet "pointu" comme expliqué, je dois successivement ramener le chat ou le vent du sud vers la "raison" pour recentrer et se corriger ( ce qu'il fait ou peut faire ). C'est un élève docile, appliqué et concentré, poli et peut perturbable. Mais ça reste un "élève".

Quand le sujet devient pointu ( ou même quand il ne l'est pas ), se pose la question du ranking des sources. Quand les sources deviennent peu nombreuses, la question du ranking des sources supposées "supérieures" ou non devient plus crucial.

Je vais prendre un autre exemple, sur le sujet "la terre est plate". Si 50% du contenu du net dit qu'elle l'est, alors la balance sera absolument portée par le ranking du sérieux et du pas sérieux. Et là il y a donc un choix "humain" en amont, qui est souhaité par les concepteurs ( et leurs obédiences ) ou parfois sans doute aussi un ranking "subi". 

En Géopo, j'imagine que le ranking du forum AD en "source" doit être inférieur à 10exp- 15 en % ( bon, voyez le genre ) que ce soit Mistral ou Chat, peu importe. Et pourtant il y a de la matière à extraire. Quel est le "ranking" d'importance / pondération des journaux US ( certainement un gros ranking depuis un moteur LLM des US ) ??????????

Si on pose une question sur un sujet Franco Allemand, dans quelle mesure un LLM serait plus influencé ( ou pareillement ? ) par un journal Allemand qu'il soit Zeit ou Spiegel et Welt ou Freitag ? Le LLM lit'il pareillement Libé ou le Canard Déchainé ou l'imMonde ou le Fig ou VA ou les Echos ? Quel LLM d'ailleurs, puisqu'on peut imaginer que leurs ranking seront potentiellement différents ??

 

Modifié par ksimodo
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Il y a 2 heures, Picdelamirand-oil a dit :

Il n'y a aucune chance pour vous d'arriver à faire sortir à ChatGPT ce que moi je lui fait sortir, parce que vous n'êtes pas moi. 

Sur le fond, on en effet, c'est un point assez vrai. Encore faut il, à ce stade, préciser que l'outil LLM peut aide un raccourci rédactionnel quand "bien" utilisé ( ce qui est minoritaire ) mais qu'il ne constitue en rien sur un sujet "mou" une bible de quelque obédience sur les arguments ( ni vrai ni faux ni centraux ni hors sols, ni clivant ni consensuel car en effet pour 1/1000 des utilisateurs ce n'est qu'un outil rédactionnel...ce qu'il ne sera pas simplement pour 999/1000 ).

 

Sur la forme, la sémantique, la construction argumentaire et les paragraphes, , ça reste d'un ennui profond, et surtout sans émergence d'une quelconque personnalité. C'est de la pseudo neutralité qui ne l'est pas forcément. Aucun vice, aucune vertu. Certes c'est le modèle "dans le moule" du monde entrepreneurial depuis peu, un modèle qui ne conduit à rien sauf à une convergence vers la moyenne de la médiane de la moyenne avec un écart type ultra réduit ( alors pour la différenciation il faudra repasser plus tard merci bonsoir ) sauf que le monde ne "penses" PAS comme celà. Simplement car il existe des ancrages culturels ( nationaux ou continentaux, par la nation ou par le culte, par la CSP, par l'environnement du présent, par l'environnement précoce éducationnel, etc...). Il y a eu Cortana, puis Alexa puis Alexa+ ( je ne sais pas si elle est plus sexy, je ne la pratique pas ), et puis les chatbot, et d'autres alternatives. Et puis maintenant Mistral et GPT. Je suppose ( peut être je suis le seul, ou pas vraiment, ou pas du tout, je ne sais ), je ne viendrais pas participer dans un fofo de faible audience ( no offense ) comme AD Forum pour discuter avec des bots.

Pour renifler l'odeur, ressentir l'atmosphère et "voir" le visuel de certains courants, les medias sont bien assez nombreux ( papier ou net ou écran en image à 24 ou 25 ou 30 fps ou +  ), pas besoin d'un chatbot, pas besoin d'un fofo.

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Il y a 4 heures, Picdelamirand-oil a dit :

Il n'y a aucune chance pour vous d'arriver à faire sortir à ChatGPT ce que moi je lui fait sortir, parce que vous n'êtes pas moi. 

@Alexis je suis content que ça t'ait plu.

Un humaniste très connu, disait qu'il fallait extraire la "substantifique moelle" cachée à l'intérieur de l'os, c'est à dire l'essence des choses. De ce je comprends de ton emploi de ChatGPT, le processus est inversé. Tu fournis la moelle nourrissante et l'IA te rend un bel os, sous la forme d'un texte analytique presque parfait, souvent reconnaissable à cette perfection d'ailleurs, mais l'essence des choses vient bien de toi !

Modifié par CANDIDE
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Il y a 8 heures, Alexis a dit :

 

L’enjeu n’est donc pas de préserver la mythologie du « couple », mais d’organiser lucidement une interdépendance de puissance. Là où les différences sont reconnues, elles cessent d’être des obstacles pour devenir des leviers.

Pour cela il faut des objectifs communs qui restent largement à préciser mais surtout des stratégies communes et là  sur beaucoup de sujet y a comme une c... dans le potage (pour parler élégamment).

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